Bonsoir à vous...
Venez... approchez... « Tremblez d'effrois ! Tremblez de joie ! Il approche... Il est là... Tremblez de joie ! Tremblez d'effrois ! Car voici l'chapitr'trois! ».
Remerciements aux reviews :
Nona Nevaeh : Je te remercie de me suivre, ta review me donne bien du courage !
Minimiste : Merci ! Contente que ça t'ait fais rire ! Personnellement c'est mon passage préféré en attendant ! Merci pour ton encouragement et voici la suite !
Comme d'habitude, je vous remercie d'avoir dérivé inconsciemment (ou volontairement qui sait ! Ça me ferait très plaisir!) vers ce... truc... Si vous voyez une faute ou avez un p'tit soucis quelconque, n'hésitait pas à m'en informer !
Sur ce, laissez-moi vous présenter le chapitre 3 !(Position de la victoire, le bras levé, les doigts en V. YEAH !)
« Les pirates de Barbe Blanche... Tout le monde connaît l'équipage de l'Homme le plus proche du One Piece... De l'Homme le plus fort du monde... Mais cela n'a pourtant pas toujours était le cas... »
Boniface
Chapitre 3 : « Comment se débarrasser d'un gêneur ?: - a) L'envoyer « seul » en mission suicide chez l'ennemi »
- DE TOUTE FAÇON DEPUIS QUE TU ES ARRIVÉE TOUT VA MAL ! Cria un pirate.
- C'EST TOI QUI NOUS CAUSE TOUS CES PROBLÈMES ! Gronda un autre.
Les cinq hors-la-loi enfermés dans deux cellules bien distinctes, s'envoyaient des insultes à tout va.
- MA FAUTE ?! C'EST À CAUSE DE VOUS QU'ON EST ENFERMÉ DANS CETTE PRISON, CRÉTINS ! SI VOTRE FICHU CAPITAINE N'AVAIT PAS ESSAYÉ DE SE DÉBARRASSER DE MOI, RIEN DE TOUT ÇA NE SERAIT ARRIVÉ ! Hurla lola, toutes dents dehors. ET VOUS N'AVIEZ QU'À ME LAISSER CE PUTAIN DE PAPIER!
- MAINTENANT C'EST À CAUSE DE NOUS ?! ON ACCOMPLISSAIT SEULEMENT LA MISSION QUE PÈRE NOUS AVAIT CONFIÉE ! DE TOUTE FAÇON ON N'AURAIT JAMAIS LAISSÉ ENTRE TES MAINS UN OBJET D'UNE TELLE VALEUR ! PÈRE NOUS AVAIT MÊME MIS EN GARDE CONTRE TOI ! Beugla le dénommé Stan.
Profondément offusquée, Lola s'apprêtait à répliquer quand un marine énervé débarqua et frappa contre les barreaux des cellules.
- MAIS VOUS ALLEZ ENFIN LA FERMER OUI !?
Un silence de mort résonnait désormais dans prison. Il repartit comme il était venu.
Agrippée aux barreaux, Lola grogna. Quelques dizaines de minutes plus tôt, les cinq criminels avaient dû être séparés de force.
- j'te jure, j'sors d'ici, j't'étrangle ! Chuchota Stan assez fort pour qu'elle puisse l'entendre.
Quelques heures avant :
- Toi, la fille au balaie, appela Barbe Blanche assis sur son énorme siège avec un verre d'alcool à la main.
Lola releva la tête. Une poigne glacée lui écrasa soudainement les boyaux. Avait-il remarqué qu'elle balayait depuis plus de deux heures toujours le même coin, au parfait opposé de là où il se trouvait, à l'abri de son aura écrasante et de la portée de son arme? Peut-être qu'il savait pour le tonneau d'alcool qu'elle avait renversée dans sa réserve personnelle? Ou bien pour la verrerie brisée dans la cuisine même si elle avait vite planquée le désastre sous un meuble? Ou il avait compris qu'elle était responsable de la destruction du robinet qui avait malencontreusement fait péter toutes les canalisations des douches ?!
Prise d'une appréhension soudaine, son cœur dans sa poitrine s'accéléra. Pas tout en même temps quand même !
- J... Je m'appelle Lo... Lo-
- Peu importe, trancha le géant. Tu devrais faire tes valises. On ne va pas tarder à arriver à la prochaine île.
La fille se redressa soudainement. Ils allaient accoster ? Cela faisait effectivement deux semaines qu'elle avait embarquées clandestinement sur ce navire et qu'elle avait supplié pour sa vie. Elle jeta un rapide coup d'œil à l'horizon. Mais rien. Aucune île n'était en vue.
- Euh... Mais il n'y a rien...
Ils allaient la jeter à l'eau ! Lola se raidit puis se tassa légèrement sur elle même quand le regard doré de Barbe Blanche se mit à la dévisager. Elle essaya de ne pas céder à la panique.
- Il y en a une un peu plus loin, mais nous ne pouvons pas nous approcher davantage sans mettre les marines en alerte. Il y en a pleins dans cette zone. Marco t'emmènera dans dix minutes.
- Des... des marines ?
- L'île est sous le Gouvernement Mondiale, répondit le Phénix en se plaçant à côté de son capitaine. Il s'agit de New Zircon, une des principales îles de l'Archipel de Tiara Diamond. Des personnages plutôt importants se trouvent actuellement là-bas et on ne peut pas se permettre d'exposer le navire.
- Le Gouvernement Mondial ?!
C'était une véritable catastrophe ! Elle se dirigeait actuellement dans la gueule du loup ! Elle ne pouvait pas risquer d'être vu là-bas ! Si elle se faisait attraper elle était archi-foutue ! Heureusement qu'elle n'avait pas d'avis de recherche avec sa photo imprimée en gros, cela lui permettait d'être plus discrète, mais pas de passer inaperçue ! Les îles du Gouvernement Mondiale étaient riches et vu sa dégaine elle risquait d'être repérée illico ! Le seul moyen de faire pire ce serait de se peindre une cible dans son dos et d'écrire en gros son nom! Il ne manque plus qu'un joli ruban, un paquet cadeau, un timbre et l'adresse de son commanditaire ! Un flot de sueur glacée coula dans son dos.
- Vous... vous allez m'abandonner là-bas ?
- On devait te laisser à la prochaine île. C'était ce que nous avions convenue n'est-ce pas ? Lui rappela Barbe Blanche.
- Je ne savais pas que ça allait être une île sous le joug du Gouvernement Mondial !
Lola réfléchit à toute vitesse. Elle ne pouvait pas débarquer là-bas !
- Je ne pourrais pas rester encore un peu ?
- On avait fait un marché.
- Je vous en prie ! Je ferais des efforts ! Laissez-moi rester jusqu'à l'île suivante !
Barbe Blanche restait silencieux.
- Je suis prête à travailler deux fois plus ! Je ferais n'importe quoi, je vous le jure ! Mais s'il vous plaît, ne m'abandonnez pas ! Ne me laissez pas là-bas, supplia-elle.
- Très bien, si tu insistes, Barbe Blanche soupira. Mais si tu veux rester il va falloir que tu fasses quelque chose pour nous. J'aurais une mission à te confier si tu l'acceptes.
Une mission? Elle se redressa soulagée, mais un peu méfiante. Il lui avait clairement fait comprendre il y avait quelques jours qu'elle n'était plus autorisée à toucher autre chose que son seau, son balais et sa serpillière.
- Aucun problème ! Je ferais n'importe quoi !
Marco se tourna vers son capitaine, inquiet. Il n'allait quand même pas confier une telle mission à ce bras cassé ! Le phénix s'apprêtait à intervenir quand un regard confiant du capitaine dans sa direction l'arrêta. Après un échange silencieux, le visage de Marco s'illumina de compréhension. Il sourit et dit d'un air satisfait :
- Il va quand même falloir que tu débarques. On a un truc important à récupérer sur l'île.
- Mais je croyais que vous ne vouliez pas vous approcher des marines ! Je ne veux pas y aller moi non plus ! Ripota-t-elle.
- Tu n'as pourtant pas le choix si tu veux rester avec nous. Soit tu nous ramènes de tes mains ce que nous recherchons sur cette île soit tu restes là-bas, lui rappela le Capitaine.
- Et qu'est-ce qui me garantis que vous viendrez me chercher si je le fais ?! Et qu'est-ce que c'est que ce truc d'ailleurs ?
- Ta mission serait de récupérer un document confidentiel, expliqua Marco. On pense que le Gouvernement Mondial s'est associé avec un des quatre empereurs, Hector Moore. Ils auraient collaboré ensembles dans le transport de pierres précieuses, mais aussi dans un « autre genre de commerce ». On veut cet accord signé. Ce papier sera la preuve de leur trahison. Exposé aux journaux à la vue de tous, le Gouvernement n'aura plus le choix, il ne pourra plus que couper les ponts avec cet homme yoï.
- Vous... vous voulez intervenir dans les affaires de Moore ?!
Le Visage de Lola venait de perdre les dernières couleurs qui lui restaient. Marco haussa un sourcil. S'il avait apprécié la jeune femme il se serait inquiété pour elle. Lola semblait être sur le point de vomir.
Ces pirates étaient complètement fous ! Ils allaient vers une mort certaine ! S'il y avait une personne à ne pas contrarier dans ce monde c'était bien Moore ! Il faisait parti des quatre Empereurs Pirates et il était l'un des pires. Il n'était pas du genre à laisser passer un affront et était capable d'éradiquer toute une île et même tout un peuple pour moins que ça !
Si ces idiots avaient décidé de s'en prendre à plus fort qu'eux il valait mieux s'éloigner d'ici avant qu'ils ne puisse l'entraîner dans leur chute ! Lola ne pouvait pas rester plus longtemps sur l'Intrépide. Elle n'avait pas l'intention de suivre cet équipage de fou dans la mort ! Il était hors de question qu'elle participe à leur pan ! Moore tuerait tous ceux qui les auraient aidé de près ou de loin.
Pour résumer : soit elle quittait l'équipage de Barbe Blanche tout de suite et elle se retrouverait coincée en plein territoire des Dragons Célestes, mais elle aurait une petite chance de s'en sortir si sa bonne étoile décidait enfin de pointer le bout de son nez, soit elle acceptait la proposition des pirates et elle serait classée comme ennemi à abattre par le plus grand Yonko du siècle et elle mourait... Mais quelles jolies perspectives !
- Tu partiras dans dix minutes. Tu as quarante-huit heures pour accomplir ton travail. Si tu n'es pas sur la plage à l'Est de l'île avec la preuve dans les temps, je considérerais ta mission comme un échec, expliqua Barbe Blanche.
- Et si ta mission est un échec-
- Je ne le ferai pas ! Trancha la jeune femme. Je refuse de participer à votre petite rébellion ! Bon sang ne faites pas les idiots ! Vous n'avez aucune chance contre lui ! Cet homme est un assassin ! Un tyran ! Moore est un monstre !
Lola se retourna pour chercher un appui parmi les quelques membres de l'équipage qui s'étaient rassemblés autour de leur capitaine, mais aucun ne semblait sourciller après avoir entendu le nom du Yonko.
- Vous êtes tous fous !
- Donc, tu refuses ? Demanda Barbe Blanche.
- ÉVIDEMMENT ! Je tiens à ma vie !
- Très bien, les dix minutes sont pratiquement écoulées, coupa Barbe Blanche
- HEIN ?!
Marco s'enflamma. Ses bras en croix et le nez au ciel, son aspect humain laissait place au fur et à mesure à une forme animale. Son cou et ses jambes s'affinèrent doucement en s'allongeant. Un plumage soyeux le recouvrit. D'un saut, il se projeta dans le ciel et battit l'air de ses bras maintenant sous l'apparence de longues et puissantes ailes. Les flammes d'un bleu azur l'entouraient, lui donnant l'aspect d'un feu follet volant. Marco le Phénix. Il portait très bien son surnom. Il était encore plus impressionnant et somptueux que sur son avis de recherche qui ne lui rendait pas hommage.
Le grand oiseau incandescent fit une figure acrobatique. Soudain, il plongea en piqué vers la jeune fille l'attrapant rapidement et sans ménagement dans ses serres avant de remonter à toute vitesse vers le ciel d'un azur moins bleu que ses grandes ailes.
- AAAAAHHHHH !
Prise au dépourvu, Lola se mit à hurler, à se débattre et à insulter le magnifique oiseau. Ils s'éloignaient de plus en plus de L'Intrépide.
Lola continuait de se débattre avec toute la grâce d'un thon hors de l'eau, se tordant dans tous les sens pour se dégager de la poigne de fer du phénix.
Elle réussit.
La fille tombait droit vers l'océan qui devait abriter au-moins des milliers de monstres marins.
Accompagnant sa haute chute d'un puissant cris strident, elle ne vit pas Marco la rattraper de justesse par la jambe. Pendue la tête en bas, elle ne pouvait que se comparer à un vers de terre se dandinant au bout d'un hameçon. Elle hurla et suppliait le phénix :
- Pitié Marco repose-moi !... Arrête toi ! Je t'en prie ! Je t'en supplie !
Marco la regarda. Ses yeux remplis de terreur valaient tout l'or du monde. Il avait sa vengeance, offerte sur un plateau d'argent. Il n'avait plus qu'à s'en saisir.
Un énorme sourire au bec, Marco replia ses ailes et piqua vers la mer ne remontant que lorsque ses plumes frôlèrent les vagues en plongeant allègrement son fardeau trop bruyant dans l'eau de la mer glacée. Cette baignade eut visiblement le don de la faire taire. Puis remonta en verticale vers les nuages avant de réaliser un parfait début de looping.
Lola était trempée jusqu'à l'os. Cet homme était horrible ! Sa baignade improvisée l'avait complètement gelée. Elle recracha l'eau de mer qu'elle avait avalé et qui lui avait laissé un abominable goût de sel. La tête en bas, elle eut un profond haut les cœurs et plissa les yeux de terreur. Elle se sentait mal... Très mal...
- Ma... Marco... essaya-t-elle d'articuler.
Marco enchaîna son sixième loopings. Elle était devenue trop silencieuse. Il décida de sortir le grand jeu. Il remonta brutalement en enchaînant des virages très serrés dans tous les sens, il replia à nouveau ses ailes avant d'entamer une vrille. Qu'est ce qui adorait voler dans le ciel, faire des acrobaties, sentir le vent. Être véritablement libre !
Ventre face au soleil il se laissa tomber, obéissant à la loi de la gravité en fixant les nuages. Un jour il irait au-dessus, juste pour voir. Il se l'était promis.
Un liquide d'une couleur, d'une texture et d'une odeur pas très agréable se rependit sur son aile droite. Mais qu'est-ce que...
Il eut soudainement un flash. Les yeux s'écarquillèrent. D'un coup il accéléra, battant des ailes à un rythme dément. Il fonça à toute vitesse vers la terre qui commençait à apparaître et qui grossissait au fur et à mesure. Il soufflait comme un forcené.
Avant d'avoir mis pied-à-terre il se retransforma. Ses pieds s'enfoncèrent dans le sable. Il enleva brutalement sa chemise souillée et la jeta violemment au sol avant de se précipiter vers l'eau salée. Accroupi dans la mer qui lui arrivait jusqu'aux genoux, il frotta énergiquement son bras droit en jetant des « c'est dégueulasse ! » et des « je vais la tuer » à-tout-va.
Lola avait roulé un peu plus loin sur la plage après son atterrissage. Elle s'était vite relevée et continuait de vomir bruyamment tout son estomac derrière un buisson (tien ? Quand avait-elle mangé des carottes?).
- J'ai... j'ai jamais sub...subborté les bontagnes russes... BEURP...
Marco continuait de nettoyer son bras dans l'eau. Elle avait osée ! C'était la dernière fois !
Le coup de la carte lui restait toujours en travers de la gorge. Ses autres conneries n'avaient fait qu'attiser sa colère, surtout celui de la furieuse mouette borgne. Elle avait le talent pour faire sortir tout le monde de ses gonds. Heureusement qu'elle quittait définitivement le navire ! Il n'aurait plus à la supporter vu qu'elle avait refusé le deal du capitaine. Père ne l'aurait de toute façon pas laissé faire cette mission. Elle aurait mis en danger toute l'expédition et il était hors de question de lui laisser quelque chose d'aussi précieux entre les mains.
Marco se retourna pour voir où en était le poids mort, mais elle avait disparut. Il la chercha du regard. Rien. Il activa son haki de l'observation. Il n'y avait aucune présence humaine dans les environs. Personne. Elle s'était volatilisée. Encore une fois. Comment pouvait-elle disparaître aussi facilement ?!
Mon dieu qu'elle avait eu très peur ! S'il y avait bien une chose qu'elle aimait chez elle, c'était son instinct de survie (qui avait l'air de s'être auto-réparé). Pas la peine de faire un dessin, si quelqu'un avait une mauvaise intention à ses côtés, elle pouvait le sentir à l'avance à des kilomètres à la ronde. C'était comme son talent à disparaître, quelque chose qui lui avait sauvé la vie plus d'une fois. Voir le soudain changement d'humeur du phénix avait mis tous ses sens en alerte. Son intuition lui avait ordonné de fuir et elle l'avait écouté sans perdre une seule seconde.
Lola observait le Phénix. Elle était cachée derrière un buisson à une vingtaine de mètres de lui. Elle le vit la chercher quelques secondes avant de se résoudre à repartir sous sa forme d'oiseau légendaire. Il avait abandonné sa chemise sale dans la mer. Le phénix s'éloignait dans le ciel qui commençait à laisser sa place aux étoiles. Il était sûrement parti rejoindre L'Intrépide qui n'était pas en vue à l'horizon.
Bon. Que faire maintenant ?
Toujours trempée, elle frissonnait et la nuit commençait à tomber. Elle maudissait le piaf bleu légendaire. Il était vraiment méchant et désagréable avec elle. C'est vrai qu'elle n'avait pas fait d'efforts pour se faire apprécier, mais lui il avait été horrible dès le premier regard. Lola vérifia que son sac et ses affaires à l'intérieur étaient toujours présents. Rien ne manquait. Soulagée elle avança d'un pas résolu et se dirigea vers le centre de l'île. La forêt devenait de plus en plus sombre. La jeune femme était pratiquement dans le noir et trébuchait sur les racines qui lui faisaient des croches-en-jambes. Il devait bien y avoir une ville quelque part non? Elle savait qu'elle était sur une île habitée après tout. Dès qu'elle la trouverait, elle rejoindrait un port. Elle se trouverait un nouveau bateau bien sympathique et elle embarquerait incognito comme elle le faisait d'habitude. Le navire quitterai l'île sans la remarquer encore comme d'habitude et elle finirait par rejoindre une nouvelle île et sans se faire attraper cette fois-ci, toujours comme d'habitude. Elle ne verrait plus jamais cette désagréable tronche d'ananas volante et elle continuerait son petit bonhomme de chemin dans son coin. Tout était parfait ! Il suffirait juste de ne pas se faire trop remarquer sur cette île et tout irait pour le mieux ! Et si les pirates de Barbe Blanche voulaient raccourcir leur propre vie en défiant plus menaçant qu'eux et bien qu'ils y aillent et grand bien leur fasse ! Il était hors de question pour elle de faire leur « mission » à la con. Elle n'avait jamais été courageuse et cela lui allait très bien. Elle avait conservé sa vie par miracle jusqu'ici donc ce n'était pas pour la perdre juste après !
Elle savait ce que c'était de s'en prendre à plus forts que soit et ça ne finit jamais bien. La seule fois de sa vie où elle avait tenté de faire quelque chose pour les autres ça s'était affreusement mal terminé.
Après de nombreuses heures de marche qui avaient au-moins eu l'avantage de faire sécher ses vêtements, elle quitta enfin la forêt au petit matin. Elle aperçut au bord des champs de blés de petites maisonnettes blanches. Plus loin, encadrée par de hauts remparts, une grande ville s'étendait jusqu'à la mer.
Une fois arrivée aux portes de la cité on pouvait lire le nom de la ville gravée sur une arche en pierre blanche : « Zultanie City »... Drôle de nom...
Lola pénétra dans la citadelle en traversant une immense porte en marbre clair qui transperçait la colossale muraille.
À l'intérieur, tout était grand, blanc et propre. Les étals des magasins présentaient de colossales variétés de produits qui devaient venir de toutes les îles alentours. Des denrées comestibles, des meubles de maison en passant par des parfums envoûtants ainsi que des choix astronomiques de babioles étaient proposées aux clients qui devaient principalement être des touristes vu leur accoutrement.
En parlant de vêtements, sur la gauche, de nombreuses filles gloussaient en tripotant et caressant des étoffes de tissus et des foulards de soies multicolores. Le propriétaire de la boutique ventait les qualités de ses produits d'une voix hypocrite en se frottant les mains.
Continuant son chemin, des quantités étonnantes de magasins différents défilaient. Il y avait de tout et du n'importe quoi.
« loukoums ! Qui veut des loukoums ? Ils sont bons ils sont doux! »,« Venez acheter mes chaussures ! Elles vous conduiront jusqu'au bout du monde ! », « Ici c'est moins cher qu'ailleurs ! Mammouth écrase les prix! »...
Les boutiques de parfums, de chaussures, de vêtements, de tableaux, d'armes ou bien de souvenirs, coloraient la ville avec leurs stores bannes.
Les marchandises proposées étaient pratiquement toutes incrustées de pierres semi-précieuses qui miroitaient. Sous une des vitrines, des escargophones étaient garnis de rubis couleur sang et de turquoises. Lola s'arrêta pour les admirer. Elle ne put s'attarder trop longtemps, car le vendeur commençait à la guetter à distance. Une jeune fille en presque haillon qui admirait des pierres précieuses attirait souvent la méfiance. En reprenant son chemin, elle continuait à s'extasier devant les stands. Plus elle se rapprochait du centre-ville plus les pierres étaient grosses, précieuses et variées. Des opales violettes, des lapis-lazuli ou tout simplement de gros diamants roses étaient fièrement exposés et scintillaient à la lumière du jour en se reflétant dans les yeux des nombreux admirateurs impressionnés.
L'Archipel de Tiara Diamond était composée de plusieurs îles environnantes : Opale Island, Tourmaline Country, Ruby Town, New Zircon, Iolite Kingdom, Péridotnie, l'Île de l'Œil de Tigre et Amber State. Toutes ces îles faisaient la renommée de la célèbre archipel. En effet chaque île avait sa propre spécialité. Par exemple Péridotnie était reconnue pour son incroyable taillage de pierre, New Zircon pour ses immenses enchères de bijoux et Ruby Town pour ses designers hors du commun.
L'Archipel en plus d'être Mondialement connus pour ses énormes mines de pierres précieuses, était célèbre pour ses conceptions de bijoux. Les plus beaux chefs d'œuvres du monde entier étaient créés ici. Toutes les îles et les grandes exportations de diamants étaient dirigées par une seule et même personne : le président de la Royale-Blaise-Company Activity ( RBC Activity), Sir Artis De-la-Hoche-Blaise. Il était reconnu comme faisant partie des hommes les plus riches et des plus influenceurs du monde.
Grâce à son commerce et à sa richesse, ses îles étaient toutes sous la protection du Gouvernement Mondial. L'archipel se développait dans son commerce sans craindre aucune attaque criminelle. La présence des dix casernes marines aux alentours dissuadaient automatiquement les pirates d'accoster et d'accomplir leurs sombres desseins.
Le centre de la ville était décorée par une multitude de guirlandes de fanions bleus et blancs à l'effigie du Gouvernement Mondial. Des drapeaux aux couleurs des différentes îles environnantes ornaient les façades des bâtisses crayeuses. Une fête allait se dérouler prochainement, c'était plus qu'explicite.
Une escouade d'une dizaine de marines habillés de capes blanches patrouillaient au coin d'une rue. Lola n'avait aucune connaissance en hiérarchie chez les marines, mais elle savait que leurs manteaux prouvaient qu'aucun d'eux n'étaient de simples soldats. La jeune femme se glissa distraitement dans une ruelle opposée. Elle attendit que le groupe armé soit passé avant de retourner dans l'allée animée. Après avoir réussi à s'être faufilée entre les passants, elle descendit un long escalier dallé et arriva directement sur les ports.
En marchant sur les pontons, elle observait la quantité astronomique de bateaux qui était amarrée. Elle avait plus que l'embarra du choix. Entre les caravelles, les bricks, les goélettes ou les flûtes, elle ne savait plus où donner de la tête. Des centaines et des centaines (peut être même un millier) de navires mouillaient au port. C'était vraiment un spectacle à voir !
Un immense quatre-mâts attira son regard. Il possédait un grand dragon doré avec une haute couronne en guise de proue. Il semblait gouverner tous les autres par sa prestance. L'immense vaisseau était amarré au centre de toutes les attentions. En haut de ses mâts, un drapeau blanc voletait dans la brise marine. On pouvait voir une sphère bordeaux surmontée de trois triangles et d'un autre qui pointait vers le bas. La marque ressemblait à une empreinte d'animal stylisée.
On ne pouvait pas ne pas reconnaître ce symbole qui était aussi présent dans toute la cité : la marque des tenryuubito. Un descendant des vingts rois fondateurs devait être actuellement sur cette île.
- Bien l'bonjour ma 'tite dame, salua un marin. Vous cherchez quelqu' chose ?
Le pêcheur qui devait être dans la cinquantaine s'occupait à resserrer les nœuds d'un filet de pêche tout en la gardant à l'œil.
- Bonjour ! Pourquoi il y a autant de navire ici ? Il n'y en a aucun sur le départ, ni sur la mer, remarqua Lola en fixant l'horizon.
L'homme aux cheveux gris la regardait étonné avec un peu de méfiance. Il lui répondit :
- Vous n'êtes pas au courant ? On en parle depuis des mois pourtant !
À la vue de la mine curieuse et visiblement non informée de la demoiselle, il pointa du doigt un journal posé un peu plus loin sur une des caisses. Lola le prit et s'assit sur une des boites en bois avant de commencer à lire silencieusement :
.
« HEUREUX ÉVENEMENT À VENIR SUR L'ARCHIPEL DE TIARA DIAMOND ! »
« Ce mariage est un événement planétaire ! Deux cents mille personnes mobilisés à New Zircon pour assister à cet événement plus qu'historique ! »
Plus de deux cents milles personnalités sont attendues pour ce mariage princier. Il sera diffusé par escaméra sur la grande place du marché
de la capitale de New Zircon : Zultanie city !
C'est l'un des événements phare de ce siècle : le mariage du futur gouverneur de l'archipel, Sir Viscentzo De-la-Hoche-Blaise et du tenryuubito
Sainte Marie-Jeanne Sophie-Victoire De-Saint-Hubert-Lablanche-Hase, aura lieu le 24 juillet 764 à la Chapelle Jordan du palais familial De-la-Hoche-Blaise.
Cette union conduira l'illustre famille au rang de Dragon Céleste ! Sir Viscentzo, 22 ans et la belle Sainte Marie-Jeanne-Sophie-Victoire, 26 ans, vont se dire
un oui enflammé devant près de cinq mille convives et plus deux milliards d'escargophoneurs de soixante-quatorze pays ! Retrouvez sur DEN DEN L'ACTU
toutes les informations, au jour le jour, de ce mariage princier qui va émouvoir la planète entière. Les invités, la robe de mariée tenue secrète autour de laquelle
plane un grand enjeu, les gâteaux, la liste de mariage, le carrosse, le bal, la soirée, la musique, le futur baiser sur le balcon du Topaze Palace... tout sera détaillé
dans le moindre détail! Des préparatifs au jour J, suivez pas à pas l'organisation du mariage de Sir Viscentzo et de sa bien aimée Sainte
Marie-Jeanne Sophie-Victoire, les futurs époux de la famille Saint-Hubert-De-la-Hoche-Blaise.
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L'article devait faire bien plus d'une triple double-pages. Il était accompagné d'une ravissante photo de la future mariée. La tenryuubito, assise comme une Joconde, souriait de toutes ses dents au journal. Ses pommettes saillantes encadraient vaillamment sa mâchoire en faisant ressortir ses énormes dents de lapin qui partaient étrangement en avant. Elle ressemblait plus à un immonde rongeur anorexique monté sur un cou de cheval qu'à l'idée utopique de la jolie princesse dans l'imaginaire collectif.
La consanguinité devait y être pour quelque chose.
Lola s'empêcha de ricaner. Se moquer d'un dragon céleste sur une île du gouvernement mondial n'était pas une très bonne idée.
- Tous ces bateaux appartiennent donc aux invités du mariage ?
- Ouaip. Malheureus'ment pour une soit disante raison d'sécurité, aucun rafiot n'est autorisé à accoster ou à mettre les voiles pendant plus de trois'maines.
- Quoi ?! trois semaines ! Mais c'est pas possible !
- Et bien ! Vous'tes bien la première à réagir! Moi aussi j'suis contre ! Gouvernement d'mes deux ! Comment nous allons faire nous les pêcheurs pendant trois'maines pour vivre?! Hein ?! COMMENT?! Tout ça à cause de c'tte truie dégueulasse ! Tenryuubito, tenryuubito j'leur en foutrais moi du tenryuubito ! ça va être la ruine ! La ruine cett'affaire j'vous l'jure ! Et il continua à se plaindre pendant encore pratiquement un bon quart d'heure.
Finalement, ce bonhomme ne se semblait pas vraiment réjouit de ce « mariage princier planétaire ».
Mais sérieusement... Merde ! Comment elle allait pouvoir faire ? Son plan était tombé à l'eau. Elle ne pouvait pas se permettre d'attendre aussi longtemps sur une même île ! Surtout si elle était surveillée par le gouvernement ! De plus, elle n'avait pas un sous en poche et elle ne pouvait pas voler de la nourriture avec tous les marines qui patrouillaient dans le coin ! Elle pourrait essayer de travailler un moment pour gagner quelques sous, mais personne n'embaucherait un sdf, surtout dans ce genre de ville où tout est dans le paraître ! Comment pourrait-elle s'en sortir ?
Une troupe de marine circulait sur la voie au-dessus du port. Lola se précipita derrière des caisses empilées à l'abri de la surveillance des agents. Au bout de quelques minutes, elle risqua un regard sur le chemin de la ronde. Ils étaient partis. La demoiselle soupira. Elle finirait forcément par se faire attraper si elle restait plantée là.
Sur le point le plus haut de la ville, un immense palais s'imposait majestueusement. D'après les quelques photographies du journal il devait s'agir du Topaze Palace.
Lola déglutit. Une goutte de sueur coula le long de son visage. Au final, si elle voulait quitter cette ville le plus rapidement possible elle allait devoir trouver ce foutu accord. S'il existait, évidemment et elle devra le ramener à Barbe Blanche... Elle allait se mettre à dos le Gouvernement Mondial en plus du Yonko. Et avec sa chance, elle allait devoir infiltrer le palais, car c'est là-bas qu'il devait se trouver. Elle allait pénétrer dans un palais fortifié et gardé par la crème de la marine à cause d'un mariage d'un Dragon Céleste. Elle risquait de se faire abattre à vue si on la voyait. C'était trop risqué, mais il semblait que c'était sa seule solution pour partir d'ici.
Chouette ! Elle allait mourir...
Bonus :
- Très bien, les dix minutes sont pratiquement écoulées, coupa Barbe Blanche.
- HEIN ?!
Marco s'enflamma. Ses bras en croix et le nez au ciel, son aspect humain laissait place au fur et à mesure à une forme plus animale : un phénix.
D'un saut il s'envola et fit une figure acrobatique avant de plonger en piquer. Il attrapa violemment la jeune fille, avant de l'emporter avec lui dans le ciel.
- AAAAAHHHHH ! Mais lâche-moi putain d'oiseau de merdeeeuh ! AU SECOURS ! Cria la fille.
Le phénix s'éloigna avec son fardeau qui se débattait et l'insultait. Vu de L'Intrépide, le duo ressemblait étrangement à une chasse d'épervier, tenant dans ses griffes un pauvre petit lapin qui allait lui servir de déjeuner ou à un ver de terre au but d'un hameçon.
L'oiseau n'était désormais qu'un simple point dans le ciel.
Tous les membres de l'équipage étaient tournés vers l'horizon. Ils retenaient leur souffle en attendant un signal de leur chef.
- Nous en voilà enfin débarrassé, sourit de toutes ses dents Newgate.
Les pirates pleuraient de joie et criaient de bonheur, réjouis par ce départ. Des barils d'alcools furent ouverts et distribués. Les pirates trinquèrent et la fête commença aux sons de chants libérateurs.
Ils venaient de se débarrasser d'une des dix plaies de Grand Line.
