Bonjour (ou bonsoir),
Je tiens vraiment à m'excuser pour ce long temps d'attente. Ce n'est pas vraiment une excuse mais l'école et mon déménagement ont pris tout mon temps... je suis désolée... (j'ai aussi eu du mal à l'écrire... c'est difficile de faire une liaison entre deux événements importants !) Le prochain chapitre sera mieux ! Avec plus d'actions ! YEAH ! (...là il ne se passe pas grands choses...) J'ai ma p'tite idée pour après ! Héhéhéhé ! (se frotte les mains)
J'espère pouvoir la publier rapidement par contre...
Sinon je vous remercie de continuer à lire, ou même tous simplement de commencer à lire cette fanfic... Merci...
Mais avant le chapitre...
Réponses aux reviews :
Rustal D Amandine : il faut savoir que j'aime embêter les gens ! Les animaux aussi... surtout les chats et les chevaux ! Les chiens aussi ! (il faut attraper la langue ! Leurs regards outrés valent toutes les morsures du monde ! Mouahahaha !) Au début je voulais vraiment le marier et qu'elle le rencontre en tant que vrai Dragon Céleste. Mais il devait absolument rejoindre l'équipage avant le nouveau monde, j'ai donc du laisser tomber cette idée ( et non je ne l'ai pas rajouté!;) ). Et pour LolaxVista... disons que je ne suis pas trop motivée pour les couples... du moins pas pour l'instant... Plus tard peut-être ) (sûrement même mais c'est pas la priorité actuelle)
Minimiste : Il fallait bien que quelqu'un vienne un peu l'aider la pauvre ! Sinon Lola est bélonéphobe (la peur des aiguilles) et pour les mises à prix patience ! ;) Ils sont en train de les imprimer je pense, j'entends les presses d'ici ! Sinon merci pour tes encouragements, ça me fait toujours très très très plaisir et me redonne des coups de fouets ! Super motivée pour la suite !
Merci encore aux lecteurs de tous les pays du monde ! Voici sans plus tarder la suite !
« Les pirates de Barbe Blanche... Tout le monde connaît l'équipage de l'Homme le plus proche du One Piece... De l'Homme le plus fort du monde... Mais cela n'a pourtant pas toujours était le cas... »
Boniface
Chapitre 7 : « Texas Primes »
Lola était tranquillement allongée dans ses couvertures. Pensive, elle regardait l'intérieur de ses mains abîmées par le travail. De nombreuses ampoules et coupures sillonnaient et déformaient légèrement ses doigts. Cela faisait bientôt une dizaine de jours qu'elle et Vista étaient officiellement à bords, donc plus de trois semaines qu'elle voguait en leur compagnie. Après son passage à l'infirmerie, elle s'était directement remise à travailler. Son boulot était de nettoyer le navire. Elle devait s'appliquer rudement à la tâche et si c'était mal fait, tant pis pour sa pomme elle devait recommencer encore et encore. Le second prenait un malin plaisir à critiquer ou à se plaindre de son boulot.
Vista s'était plutôt bien intégré. Il venait discuter de temps en temps avec elle. Ses qualités de bretteur en avaient impressionner plus d'un. Il passait son temps à enseigner quelques techniques aux demandeurs avides d'en apprendre davantage, ou à s'entraîner avec Stan qui était heureux d'avoir enfin trouvé un rival à sa valeur.
La fille détourna les yeux, avant de se mettre à fixer les lattes du plafond. Elle contemplait les formes abstraites qui se dessinaient, esquissées par les nœuds du bois. Elle bailla. Le navire montait et descendait comme s'il flottait sur les poumons du monde. En suivant cette même cadence, la seule et faible source lumière de la cale se balançait en rythme en faisant onduler les murs, animant ainsi les chimères oniriques incrustées dans le bois sombre. Ces créatures semblaient l'épier.
Quand Lola avait été embauchée par l'équipage la première fois, elle s'était construit un petit nid avec les couvertures qu'elle avait pu dénicher aux quatre coins du navire et avait entassées les plus épaisses pour faire un matelas. Elle s'était installée dans une des cales avec le moins de circulation où elle avait trouvé un petit renfoncement sympathique. Son petit abri de fortune la protégeait un peu de la lumière mais guère du bruit du passage. Il faisait un peu frais et humide, mais au moins elle avait de la place.
Se laissant bercer par la danse hypnotique de la lanterne, Lola sentait le sommeil la gagner de plus en plus. Dans un soupire d'aise, elle ferma les yeux et se retourna sur le côté après s'être consciencieusement emmitouflée dans les couvertures à la manière d'un ver à soie. Elle était sur le point de s'endormir quand la porte de la cale s'ouvrit dans un petit grincement. Les yeux toujours fermées, elle décida d'attendre que les individus s'en aillent d'eux-même. Enroulée dans sa chrysalide de tissus, elle essaya de se rendormir.
Se sentant observée, la fille se retourna et se retrouva face à une silhouette familière. Remontant la lumière qu'il avait dans la main au niveau de son visage et saluant de l'autre, il la salua d'une voix vive :
- Yo !
Lola clignait des yeux, éblouie. S'en rendant enfin compte, il abaissa sa lampe.
- Tu sais qu'on a mis un temps fou pour trouver ta petite cachette ?
Elle le regardait médusée. Thatch se tenait à son niveau, en équilibre sur des gros tonneaux proches de son lit improvisé. Encore à moitié ensuquée, elle se posa encore et encore la même question. Sa cervelle tournait en boucle. Qu'est ce qu'il lui voulait ? Ne voyant pas la jeune femme répondre ou esquisser le moindre mouvement, il continua :
- On voulait t'en parler depuis un petit moment, mais dès qu'on voulait en discuter avec toi, tu filais en vitesse.
On ? Lola s'appuya sur ses coudes et passa la tête au-dessus des tonneaux. Thatch était accompagné par trois infirmières. Les filles en contre bas lui firent des petits saluts de leurs mains. Osis l'apprenti et Marie-Charlotte lui offraient de grands sourires alors que la dernière, appuyée sur un mur dans l'ombre, l'air sombre se contenta d'un simple hochement de tête et d'un air indifférent.
Lola, curieuse, regarda le garçon, l'interrogeant silencieusement.
- On peut pratiquement dire que tu fais partie de l'équipage non ? On se disait donc que ça serait bien que tu dormes dans un endroit un peu plus... un peu mieux quoi...
- On voulait te proposer de venir t'installer dans notre cabine, avec nous les infirmières. On a un lit disponible, dit Marie-Charlotte.
- Dans votre cabine ? Demanda Lola étonnée.
- Ou... Oui... Avec nous... répondit Osis timidement.
Lola les regardaient abasourdit. C'était vrai ? Sans demander son avis, Thatch commença à lancer les couvertures du lit de fortune aux filles en bas. Après qu'elles furent toutes réceptionnées, Lola descendit à son tour.
- Aller viens ! Tu vas voir on va bien s'amuser ! Gloussa Marie-Charlotte en la prenant par un bras, les couvertures dans l'autre.
Tirée par la trentenaire rousse, Lola les suivait. Rody les mains dans les poches de sa tunique, était en tête et les conduisaient à travers le navire. À l'arrière, Thatch n'arrêtait pas de harceler de questions l'apprentie mal alaise qui essayait de l'ignorer en cachant son visage dans les autres tissus en rougissant.
- Oh ! Tes mains ! S'exclama la rousse.
Lola regarda ses doigts à nouveau avant de les glisser furtivement derrière elle. Thatch lui prit un poignet et le monta au niveau de ses yeux. Il le regarda puis lui lâcha en poussant un soupir d'exaspération.
- Franchement, Marco exagère, soupira-t-il. Mais qu'est-ce que tu as fait pour qu'il soit comme ça avec toi ? C'est la première fois que je le vois détester autant quelqu'un ! Je ne pensais même pas que c'était possible !
- Je pensais qu'il n'aimait pas les nouveaux...
- Non pas du tout, il est même moins exigent avec eux au début. Il dit toujours que le boulot ça s'apprenait... mais avec toi... Tu as tué quelqu'un de sa famille ? Plaisanta-t-il.
Lola garda le silence. C'est vrai que l'emplumé n'était pas très sympa avec elle, il lui en voulait toujours pour l'histoire du briquet mais principalement pour son entrée provisoire dans l'équipage, elle l'avait bien compris. Il voulait lui faire regretter et en attendant ça marchait plutôt bien. Mais elle ne voulait pas le lui montrer, céder n'était pas dans son vocabulaire. Elle restera jusqu'au bout !
- Voilà on est arrivé, reprit Marie-Charlotte.
Rody ouvrit la porte. Deux lits superposés étaient visibles depuis le seuil. En haut du premier, Fanfan, ses longs cheveux pastels remontés en un rapide chignon, lisait tranquillement un magasine de mode à moitié couchée sur sa couette.
Marie-Charlotte tira leur nouvelle colocataire dans la pièce. La salle était très sobre et tout en longueurs. Contre les murs trois lits superposés étaient plaqués et visés au sol et au fond six casiers étaient collés les uns aux autres pas très loin d'une porte qui menait sur une autre pièce. Quelques posters était placardés en guise de décoration. L'infirmière l'amena aux lits du fond.
- Tu n'as qu'à prendre celui-là ! Dit elle en montrant la couchette du bas. On sera juste en face !
Obtempérant, Lola commença à poser ses affaires dessus. Et vida son vieux sac à dos.
- Tu... Tu n'as que ça ? Demanda d'une toute petite voix Osis.
Lola la fixa avant de regarder ses biens : son sac rapiécé, deux chemises volées à un pirate lambda de l'équipage, un pantalon cent fois trop grand, une ceinture en tissu de couleur indéfinissable et complètement décolorée par le sel, son vieux carnet, une brosse à dent, deux élastiques et un escargophone gris. Il faillait se rendre à l'évidence, même elle trouvait cela un peu pitoyable.
- C'est quoi ça ? Il est bizarre ton escargophone ! Il n'a pas l'air très récent !
Thatch s'était glissé derrière elle et avait attrapé l'animal-machine. Il commençait à le retourner sous tous les angles. L'escargot avait l'air d'avoir pas mal vécu et il était plutôt étrange. Contrairement aux autres il ne semblait pas posséder de machine de communication mais seulement un appareil photographique qui devait être à la pointe de la technologie vingt ans auparavant. Lola le lui arracha brutalement des mains et le serra contre elle. Elle regarda le garçon avec les yeux effrayés en protégeant son bien.
- NE TOUCHE PAS À ÇA !
Thatch leva les mains en signe de paix.
- C'est bon ! Je n'y touche plus ! Promis !
Un silence mortel parcourait la pièce. Thatch ne pouvait s'empêcher de jeter un regard curieux au petit appareil. Lola le rangea rapidement dans sont vieux sac élimé pour le garder hors de portée et loin des yeux intrigués du jeune cuisinier.
- Tiens... Je peux te prêter des vêtements si tu veux... proposa Osis en coupant le malaise qui persistait.
La petite apprentie lui avait tendu une petite pile de vêtements à elle après avoir fouillé dans son grand casier personnel en métal. Marie-Charlotte vint elle aussi avec quelques vêtements. Surprise, Lola prit les pris délicatement.
- Si tu as besoin de quelque chose n'hésite pas, sourit elle. Et appelle-moi Marie ou Charlotte, je préfère .
- Merci Osis, merci Marie-Cha !
La rousse surprise, se mit à glousser doucement à l'entente de son nouveau surnom.
- Hé... hé...
Les trois filles se retournèrent. Rody qui était la plus grande des infirmières était penchée au-dessus de Thatch qui était mal-alaise.
- Je voulais juste... M'assurer qu'elle était bien installée ! Essaya-t-il de se justifier.
- Tu sais très bien que cette zone est interdite aux hommes, expliqua-t-elle un sourire pas très rassurant sur les lèvres. Mais si tu tiens temps que ça à rester... ça peut s'arranger !
Toujours au-dessus du garçon, elle faisait tournoyer un petit scalpel directement sortit de son uniforme entre ses doigts. Le garçon n'hésita pas une seconde et recula brusquement.
- Je vous la confie ! Dit-il précipitamment en disparaissant en vitesse dans le couloir, la sueur au front.
- Ici c'est notre sanctuaire. Aucun homme n'a le droit devenir nous déranger. À part dans certain cas bien évidemment, informa une des infirmières.
Marie-Cha tira à nouveau le bras de Lola en l'amenant devant deux petites portes dans le fond de la pièce. Lola attrapa au passage son sac qu'elle refusait dorénavant de quitter une seule seconde des yeux.
- A gauche c'est les toilettes et à droite, les douches, lui indiqua-t-elle en ouvrant la dernière porte.
Quatre douches étaient alignées côte à côte, face à trois grands lavabos surmontés d'un long miroir continu. Une grande étagère longeait le fond du mur qui exposait une quantité colossale de maquillages et de vernis à ongles capable de relooker entièrement tout l'équipage, capitaine compris.
- Je pense qu'une bonne douche ne te fera pas de mal !
L'infirmière lui donna une serviette avec un grand sourire. Lola la remercia et rentra dans une cabine avant de se déshabiller. L'eau chaude lui coula dans le dos en trempant ses cheveux. D'un geste habile elle prit le savon posait juste à côté et se savonna énergiquement avant de se rincer rapidement. Une douche dans un bateau, pirate ou marine, ne devait pas durer plus de cinq minutes. C'était une question d'économie. On ne savait jamais comment se dérouler la suite du voyage et quand ils amarreraient de nouveau pour refaire les stocks.
Une fois sortie de la cabine et en partie séchée, elle retourna dans la chambre enroulée dans la serviette. Tenant sous son coude ses vêtements, elle les rangea dans son casier personnel qui était le plus à droite. Lola enfila un des larges t-shirt qu'Osis lui avait prêtée pour la nuit et se glissa sous l'épaisse couette en soupirant de contentement. C'était largement mieux que son pauvre « lit » de couvertures empilées !
Bercée par les bavardages incessant des infirmières sur les biens faits de leur shampoing à l'huile de Neem, Lola s'endormit.
- D'après nos informations et mes calculs, on ne devrait plus tarder à apercevoir la prochaine île.
La carte de la destination suivante était posée sur le grand bureau en chêne du capitaine. Assis dans un fauteuil devant le parchemin déroulée, Barbe Blanche écoutait attentivement les commentaires de son second et navigateur debout à côté de lui. Même assis, il dominait largement le phénix par sa très grande taille.
- Nous arriverons par le sud-est et vu la disposition de l'île, le mieux serait d'amarrer le navire au nord-ouest, dans le troisième port, il est plus loin, mais plus profond, yoï... Nous devrons faire le tour par le sud, il vaut mieux éviter l'est. Vu le relief de l'île, les courants risques d'êtres un peu puissant. Il suffirait que le vent ne soit pas avec nous pour nous faire perdre dix fois plus de temps, yoï, expliqua posément Marco en faisant glisser son index sur le papier.
Lola balayait le plus silencieusement la pièce pour déranger le moins possible les deux hommes. Elle n'était encore jamais venue dans cette pièce. Le capitaine lui avait demandé de venir la nettoyer. Elle avait passé un bon bout de temps à ramasser et à mettre dans un sac poubelle tous les cadavres de bouteilles d'alcool vides planquées sous le lit. Barbe Blanche allait finir par se péter le foie s'il continuait à boire autant ! La jeune femme tendait le cou dans l'espoir d'apercevoir elle aussi la carte marine. Elle était plutôt curieuse sur leur nouvelle destination. Malheureusement la carrure imposante du capitaine lui obstruait la vue... impossible de voir la de là où elle était. Elle se décala et contourna en silence l'immense lit du chef, elle se mit sur la pointe des pieds en s'appuyant sur le balaie pour entrevoir la carte. Trop loin... Elle s'approcha sur la pointe des pieds...
- Je peux savoir ce que tu veux ? Demanda le grand capitaine en se retournant, la fixant de ses iris dorés.
- M-Moi ? Mais r-rien du tout ! Je balaye comme d'habitude ! Hahaha ! Répond elle en se remettant à nettoyer à toute vitesse, le nez vers le sol.
Le grand pirate la fixa pensif. Lola sentait son regard sur elle et s'éloigna distraitement. Au bout de quelques minutes, elle se risqua à jeter un coup d'oeil au géant. Il n'avait toujours pas cessé de la regarder. Il finit par lui demander :
- Où as-tu appris le Haki ?
Lola s'arrêta de balayer. Marco qui n'avait pas apprécié que la fille l'eu interrompu dans son explication sembla lui aussi soudainement très intéressé.
- Le Haki ?
Décidément, ce mot revenait très souvent. Voyant l'incompréhension sur le visage de la jeune femme, il précisa :
- Je pense que ta capacité à effacer ta présence est une variante du Haki de l'Observation. Qui t'a appris à faire cela ?
Lola ne comprenait pas ce qu'était le Haki de l'Observation, mais cela semblait bien parler aux deux hommes de la pièce.
- J'ai toujours su le faire. Mon père aussi d'ailleurs, même si sa capacité était moins performante que la mienne. Il me disait toujours qu'il n'avait jamais vu quelqu'un capable de disparaître entièrement aussi facilement.
Barbe Blanche continuait de la regarder sans un mot. Si cela était vrai, il avait devant les yeux un véritable talent à l'état pur. Depuis qu'elle était rentée dans sa cabine, il n'avait pas arrêté d'essayer de la localiser avec son Haki mais sa présence était restée imperceptible. Jusqu'où pouvait-elle pousser ses capacités ? Il était pensif. Marco réfléchissait lui aussi. En entendant les questions de son Père, le second se promit de se renseigner sur le sujet. S'il existait des variantes aussi intéressantes du Haki, il pourrait il y avoir d'autres déviances très intéressantes. Les deux hommes finirent tout de même par retourner sur leur ancienne conversation.
Lola se remit à balayer le plancher en gardant une oreille sur la discussion. Les deux pirates s'étaient de nouveau penchés au-dessus de la carte.
- Le vent ne va pas tarder à souffler. Il ne sera pas très fort, mais suffisant pour éloigner le bateau de la trajectoire. Je pense que le mieux ce serait de faire bifurquer par l'ouest et le vent nous ramènera pile au bon endroit.
Lola s'était arrête de nettoyer le sol et fixa le phénix avec de grands yeux. L'absence du bruit du balais attira l'attention du vice-capitaine.
- Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? Demanda-t-il.
- Tu es vraiment impressionnant ! Tu arrives à prédire la météo sur Grand Line ! Je pensais que tu étais seulement le perroquet du capitaine et que tu te contentais de répéter tout ce qu'il disait, mais je me suis totalement trompée ! En fait tu es un pigeon !
- Pigeon ?! Marco fronça les sourcils avant de lui jeter un regard très méprisant. Ne comprenant pas sa réaction, elle précisa:
- Mais c'était un compliment ! Tu peux te retrouver en pleine mer ! Tu as un immense sens de l'orientation ! C'est un super instinct aviaire !
- D'où traiter quelqu'un de pigeon est un compliment ? Répliqua le second irrité.
- De toute façon quoi que je dise et quoi que je fasse, rien ne te conviens ! crâne de piaf... Riposta-t-elle en baissant la voix.
- Crâne de... ?! Toi je te jure je vais te... !
- Vous êtes trop bruyant... leur informa le grand pirate en soupirant. Si vous voulez encore vous disputer faites le dehors.
Tout bonnement ignoré, le capitaine se trouvait entre les deux adversaires qui s'insultaient et se répondaient copieusement avec des répliques de plus en plus piquantes.
- Et tu vas faire quoi ? Hein ? Me faire travailler plus ?! Ou me faire recommencer mon travail encore et encore ?! Tu le fais déjà ! Cracha la fille en commençant à agiter le balaie en direction du phénix.
- C'est normal tout ce que tu fais, c'est mal fait ! Je suis toujours obligé de repasser derrière toi, yoï !
- Tu sais ce que tu es ?! Un crétin ! Tu n'es qu'un crétin ! Un gros crétin égoïste ! Un macho mégalomane, pervers et perfectionniste ! Rugit-elle. Un sale emplumé tortionnaire et méchant !
Fortement remontée, elle sortit de la chambre en chargeant comme un sanglier furieux. Elle tapait furieusement des pieds et avec une violence inouïe, elle claqua la porte en faisant trembler les cloisons du navire. Et ils l'entendirent s'éloigner comme une furie dans les couloirs.
Barbe blanche soupira en regardant son fils ranger ses fiches de calculs et enrouler sèchement sa carte marine en grommelant dans sa barbe des insultes incompréhensibles. Marco attacha solidement le parchemin avec une petite cordelette.
- Tu ne devrais pas t'acharner autant sur elle Marco.
Le phénix s'arrêta dans son rangement et soupira.
- Elle est impossible à vivre Oyaji.
- Peut-être que tu devrais t'asseoir et mettre les choses au point avec elle. C'est vrai qu'on a tous plus ou moins des affinités avec certaines personnes, mais c'est ton rôle de vice-capitaine de veiller à ce que tout le monde se sente bien sur ce navire. Tu ne peux pas la rejeter comme tu le fais constamment.
Le second acquiesça et sortit de la pièce sans oublier de saluer son père qui lui répondit d'un simple hochement de tête.
Décidément jamais ils ne réussiront à s'entendre ces deux-là... Après avoir sorti de la bibliothèque un gros manuscrit couvert de cuir sombre, Barbe Blanche se rassit à son bureau. Il ouvrit le livre à la première page blanche et attrapa une plume posée sur le bois. Il la trempa dans un pot d'encre avant de regarder l'heure sur la pendule et le calendrier accrochés au mur à sa gauche. D'une écriture très lisible, il commença à écrire :
.
2 Août 764, En direction de Texas Primes, onzième jours de voyage après avoir quitté New Zircon.
vitesse : 6,5 nœuds
14h38, temps ensoleillé et dégagé, vent de près à 2h, amarrage prévu initialement en fin d'après-midi.
Aucun incident. Le navire, les voiles et l'équipage sont opérationnels...
L'équipage patientait sur le pont. Ils s'étaient tous rangés en file indienne. En attendant leur tour, ils blablataient les uns avec les autres. Lola se penchait sur le côté dans l'espoir apercevoir le début de la queue et vue le monde, elle n'était pas près d'arriver au bout. À l'arrière, les pirates étaient attroupés et se bousculaient derrière les deux files d'attentes. Quelques instants auparavant, le second du navire avait annoncé leur prochaine destination qui s'avérait être une île de vacances extrêmement réputée pour ses Casinos et autres jeux de hasards : Texas Primes.
Cette île était autre fois un port de réparation de navires marchants et marines. Mais sa petite taille, son climat désertique ainsi que sa position trop à l'écart des grandes routes maritimes avaient provoqué le déménagement des docks de constructions et celui d'une bonne partie des habitants. Pratiquement abandonné, les derniers résidents avaient décidé de la transformer en terre de repos et de divertissements qui très souvent visitée par les pirates et les aventuriers de passage.
De ce fait, il fut décidé que le jour de paie du mois soit avancé au jour même. L'équipage pourrait ainsi profiter librement de cette nouvelle île en dépensant leur salaire à leur guise. Les pirates s'étaient alors tous précipités aux comptoirs de distribution. Les 114 membres en même temps bien évidemment ! Le phénix avait dû intervenir en menaçant et secouant quelques personnes avant de réussir à obtenir le calme au début le la queue, mais pour la fin de la file c'était sans espoir.
La queue avançait doucement. Au milieu de l'une d'elle, Lola regardait celle d'à côté... Elle était plus rapide l'autre, non ?
Après un bon temps d'attente, ce fut pratiquement son tour. Derrière un des bureaux sorti sur le pont pour l'occasion, un homme qui faisait pratiquement la taille du capitaine et à première vu plus large que grand était assit et griffonnait quelques mots sur une feuille. Le bureau et sa chaise étaient trop petits pour qu'il soit correctement installé. Ses genoux dépassaient de chaque côté derrière la table et le faisait imiter contre son grès la position de la grenouille. Le comptable leurs faisait signer des papiers avant de leur donner leur paie. Avec sa grande carrure et son aura calme et posé, le trésorier imposait naturellement le respect, même si ses bras qui faisaient l'épaisseur d'un immense tronc d'arbre y étaient sûrement pour quelque chose.
Lola avait déjà croisé cet homme sur le pont. Il n'était pas très bavard et ne souriait pas beaucoup, mais Joz était un des seuls avec qui elle avait rapidement sympathisé en dehors de Vista et de la petite équipe de Tiara Diamond. Ces quatre derniers venaient de temps en temps discuter (sauf Souris vu qu'il ne parlait pas, mais il restait à l'écouter et maintenant il l'a regardait) et plaisanter avec elle en lui donnant un petit coup de main quand le phénix n'était pas dans le coin.
Quand ce fut enfin son tour, Joz lui tendit la feuille. La fille la parcourait rapidement des yeux avant de la signer. Quand il l'eut récupéré, le pirate lui tendit deux liasses de billets qu'il récupérait d'un profond sac en jute. Lola le remercia et s'en alla en comptant son argent et en laissant la place au suivant.
40 000... 55 000... 65 000... 85 000 Berrys ! Ce n'était pas si mal pour un début ! C'était même plus que ce qu'elle n'avait jamais eu !
Plutôt satisfaite, elle rangea son argent dans une de ses poches et s'accouda à la rambarde du bateau. Elle rêvassait en regardant l'océan et en ignorant les pirates qui se chamaillaient toujours derrière elle. Quelques minutes plus tard, elle fut rejointe par Vista et par Tony (le pirate à face d'ange lui avait enfin dit son nom) qui comptait sa paie.
Vista restait silencieux. Il réfléchissait.
- Il y a un problème ? Demanda Lola.
- … 45 000 Berrys... Lui répondit Vista. Qu'est ce qu'on peut faire avec 45 000 Berrys ?
- Tu n'as eu que ça ? Tu as eu largement moins que moi !
- Tu es arrivé deux semaines avant Lola, mais vous n'avez pas fait un mois complet tous les deux. La moyenne c'est environ 120 000 Berrys par personne. Mais ça varie en fonction des trésors qu'on récupère bien sûr. Mais c'est rare qu'on descende en dessous de 80 000, leur expliqua Tony en rangeant ses sous.
Vista restais dubitatif. 120 000 Berrys pour lui ce n'était rien, vu le milieu dans lequel il avait grandi. Cela ne correspondait même pas au quart de l'argent de poche que son père lui donnait quand il avait dix ans... Par jour évidemment. Mais il préférait garder ses commentaires pour lui. Vu son entourage, ce serait sûrement déplacé.
- Mais tu n'as rien pris de chez toi ? Tu devais avoir pas mal de trucs non ? Le questionna Lola.
- Je n'avais pas prévu de partir aussi rapidement. De partir tout simplement d'ailleurs. J'ai seulement pris quelques vêtements. C'était une chance énorme de t'avoir croisé ce jour-là. Si tu n'avais pas été là je serais actuellement euh... là où tu sais... je n'avais rien prévu.
Tony les regardait intéressé. De quoi parlaient-ils ? Vista avait voulu rester discret sur sa condition. Il avait faillit être un Dragon Céleste tout de même. Il savait que les pirates ne les appréciaient pas tellement, voire même les haïssaient. Après être entré dans l'équipage, il avait pris Lola à part pour lui demander de rester discrète sur cette affaire. Les quatre qui les avaient rejoint sur l'île ne connaissaient pas exactement les détails. Ils pensaient seulement que Vista avait été un simple Noble et ça devait rester tel quel. Lola avait bien évidemment accepté et avait passé sous silence tout ce qui concernait sa famille.
- TERRE EN VUUUUUE ! cria un homme de la vigie.
Coupés dans leur conversation, le trio traversa rapidement le pont en jouant des coudes et en faufilant entre les marins agglutinés au bastingage pour apercevoir eux aussi l'île de leur nouvelle destination.
Elle n'était encore qu'un tout petit point à l'horizon et elle grossissait très lentement. Marco rappela l'équipage à l'ordre et leur informa de la démarche à suivre et leur donna les consignes. Retournant tous à leur poste, Lola se retrouva seule accoudée à la rampe. Elle était exemptée de manœuvres. Et elle laissait volontiers sa place aux gros bras de l'équipage, de toute façon vu sa force de mollusque, elle ne servirait pas à grand chose.
La petite tâche noire sur l'océan laissait sa place à une île assez impressionnante... Elle s'était développée de manière plutôt originale : toute l'île se tenait dans la hauteur. Elle ne semblait contenir qu'une seule et immense ville qui s'étendait sur quelques kilomètres au-dessus de la mer en lui donnant une forme d'un énorme champignon. Des bâtiments ocres clairs étaient empilés les uns sur les autres et semblaient s'entasser tout au long du « pied » pour servir de socle à la grande cité lumineuse posée à son sommet.
Avec sa gigantesque forme de bolet, la ville recouvrait le minuscule morceau de terre qui servait uniquement de port énormément bondé.
L'intrépide se rapprochait de plus en plus de l'île, les voiles complètement remontées. Accueilli par une très grande arche en pierre qui portait le nom de l'île gravée sur la face, le bateau pirate passait doucement dans le port en défilant devant les autres navires amarrés.
Après avoir accosté au ponton et solidement attaché le vaisseau aux taquets, le second réunit tout l'équipage avant de les informer sur les consignes à suivre tout au long du séjour.
- Il faudra deux jours pour recharger le Log Pose, mais on compte rester une semaine à quais, yoï. Pendant les trois premiers jours nous allons nous occuper à tour de rôle du ravitaillement complet de toutes les réserves, que ce soit eau, nourritures ou bois pour les réparations. J'ai ici la liste de ceux qui resteront de garde sur le navire pour chaque jour où nous serons à terre. Vous avez carte blanche jusqu'à demain matin ! Pour ceux de garde aujourd'hui...
Il énonça plus d'une dizaine de noms et continua de dicter des consignes, encore et encore... Lola jetait quelques coups d'œil par-dessus les rambardes. Elle était impatiente de faire quelques achats, dont principalement des vêtements. Ceux des infirmières lui allaient très bien, mais elle se sentait quand même un peu gênée. Ce n'était pas très agréable de dépendre de quelqu'un. Mais vu que maintenant elle avait sa paie, elle pourrait en profiter un peu et avoir enfin quelque chose de vraiment à elle à se mettre. Elle n'aurait plus à piquer et en plus ce seront des vêtements neufs et enfin à sa taille !
Après le long et assommant monologue de l'oiseau chanteur, Lola descendit du navire, épaulée par les infirmières du vaisseau. Une sortie shopping entre fille... Elles allaient rendre cette île plus que riche !
Bonus :
Assise devant un grand bureau en bois de rose, /une créature/ une femme habillée d'un costume blanc, les bras croisés, fusillait du regard le pauvre sergent de la marine debout devant elle. La voyant ainsi contrariée, le pauvre marine ne pouvait s'empêcher de trembler comme une feuille en s'imaginant les pires supplices qu'elle pourrait lui faire subir d'une simple parole.
Deux grands gardes en armures encadraient la porte de sortie. Depuis l'incident du mariage, l'ex-mariée était d'une humeur massacrante. Elle ne se déplaçait plus qu'accompagnée de ses chevaliers personnels.
- Mes demandes doivent être exécutées immédiatement ! Ma parole est ABSOLUE ! Tu n'es qu'un vulgaire roturier, tu ne peux que satisfaire mes ordres !
Le soldat gardait les yeux fixés au sol. Une sueur froide coulait le long de son dos.
- Ma-Malheureusement... J-je ne peux pas... m-mettre une telle somme sur un avis de recherche !
La Dragon Céleste piqua une crise sur sa chaise en velours et s'agita et tapant des poings sur la table en faisant tomber les stylos du bureau, tout en menaçant.
- Elle a gâché mon mariage ! Elle m'a volé mon époux ! Cette sorcière a détruit ma vie ! Mugit-elle. Elle va le regretter ! 10 000 000 000 Berrys!
- Mais c'est beaucoup trop !
- 100 000 000 000 ! Je veux qu'on la retrouve ! Qu'on la chasse ! Qu'on la pourchasse ! JE VEUX SA TÊTE ! SA TÊTE ! SA TÊTE ! SA TÊTE !
- On ne peut pas faire ça ! S'écria-t-il apeuré. La marine ne peut pas s'endetter d'une telle somme ! On n-ne peut même pas publier une affiche avec une t-telle image...
La tenryuubito le fixait avec un regard dément.
- Tu oses critiquer mon art divin ?!
- Je vais voir ce-ce que je peux faire ! Cria-t-il en partant en courant dans le couloir, hors de portée de la fureur de la Noble Mondiale.
La Dragon Céleste se leva et se plaça devant la fenêtre, un sourire vicieux et malsain aux lèvres.
- Tu feras moins ta maligne une fois entre mes mains, sorcière !
