Bonjour à tous !
Me revoilà avec le chapitre 10 ! Et je n'ai pas mis si longtemps que ça à l'écrire (c'est ti pas bô mh?) !
Qui a fait du porte à porte hier soir ? Moi je peux pas... Voir une pseudo adulte d'un 1m74 toquer chez les gens pour avoir des bonbons, ça peut être un peu gênant pour eux... Mais j'ai trouvée la technique ! J'envoie ma p'tite sœur ! Elle, elle toque et menace et moi je mange le butin ! Héhéhé ! Une pierre deux coups !
Une dame a même donné des bonbons sans sucre achetés en pharmacie... On m'explique ?! Des bonbons sans sucre ce n'est pas des bonbons ! On aurait dit des pastilles parfumées pour les WC ! C'est comme les barres au chocolat à 0% ! WTF ! C'est pas bon, c'est immangeable et c'est dégueulasse... J'ai qu'une chose à dire... Vive le sucre ! Vive le gras ! Vive le cholestér-
Réponses aux rev... 4 reviews ! :
Rustal D Amandine : Pardon... Je n'avais pas compris... Et heureusement qu'il y a plus de positif cette fois-ci ! Et moi aussi je stressais quand j'écrivais... Je suis trop émotive. Instinctivement je prends les émotions des personnages quand je dessine ou quand j'écris (surtout quand le perso baille, pleure ou s'énerve...) Il faudrait vraiment que je me film ! (Je te laisse m'imaginer pendant ce chapitre...)
Celmon : Néhéhé ! J'aime couper ma fic là où c'est le plus énervant !Contente que ce soit prenant ! Merci pour tes encouragements, ça redonne un p'tit coup d'boost ! Là je suis trop trop prête pour écrire la suite ! YEAAAAAH !
Minimiste : Merci ! Je l'espère moi aussi... Disons que mon idée principale reste la même, mais je suis toujours en train de lui changer sa forme... c'est encore un peu floue, mais on arrivera à quelque chose ;) Promis !
Warlii : Ravie moi aussi ! J'aime bien être caressée dans le sens du poil X) ! Et je ne sais pas moi même s'il y en aura un ou pas... on verra bien. En tout cas je suis contente que Lola plaise. J'avais toujours peur qu'elle énerve un peu, vu qu'elle n'est pas très utile à l'équipage... genre un boulet... Et pour la fic elle est bien partie ! Je m'amuse comme une p'tite folle à l'écrire (*se frotte les mains*), l'abandonner n'est pas dans mon intention. Mais si ça m'arrive un de ces jours je me débrouillerai pour que la fin vienne plus rapidement. Ça m'énerve de ne pas avoir les fins des fics abandonnées que j'aime bien. Je ne ferai pas subir ça. ( Donc si un jour ça arrive c'est que je suis morte et séchée dans un coin! )
Encore merci pour ces encouragements ! Vraiment mais vraiment merci ! Les petits commentaires postés en quelques secondes sont comme de petits rayons de soleil éparpillés autour de moi. Je vous souhaite un bon Halloween J+1 !
Bien, inutile de vous faire attendre plus longtemps, voici la suite !
« Les pirates de Barbe Blanche... Tout le monde connaît l'équipage de l'Homme le plus proche du One Piece... De l'Homme le plus fort du monde... Mais cela n'a pourtant pas toujours était le cas... »
Boniface
Chapitre 10 : « Les pirates du vautour ou comment crouler sous les ennuis »
Marco ! Aide-moi ! Supplia-t-elle entre deux sanglots en essayant en vain de se libérer.
Le phénix tira sur les menottes de ses poignets. Les chaînes étaient beaucoup trop serrées. Bon Sang ! Détachez-vous ! Il tira encore et encore. Le granit marin s'enfonçait dans la chair de ses mains.
LOLAAA ! Crièrent à l'unisson les deux prisonniers quand la fille disparut derrière la grosse porte en bois avec les yeux remplis de peur et de larmes.
Quelques heures plus tôt :
Le grand capitaine referma la porte de sa cabine. Le jour avait bien pointé le bout de son nez et le soleil avait déjà commencé son ascension. Barbe Blanche descendait les quelques marches qui menaient au pont du vaisseau. Une bonne quantité de ses fils étaient attroupés autour du grand mat principal et semblaient attendre quelque chose... Au moment où il allait s'asseoir dans son fauteuil, la petite foule l'aperçut et une bonne partie de l'équipage se précipita à ses côtés en le saluant. Il les regardait interrogatif. L'échange silencieux dura quelques secondes avant qu'un des pirates ne demande où se trouvait le second.
Le capitaine balaya rapidement le pont de son regard à la recherche de la dite touffe blonde avant de se réintéresser à ses fils agglutinés autour de lui.
- Il nous avait dit de nous réunir sur le pont à huit heures. Il devait nous donner les consignes de la journée, expliqua un des pirates.
- Il n'est jamais en retard d'habitude ! Dit un autre.
- Ça va faire plus d'une heure qu'on l'attend !
- Et personne ne l'a vu ce matin et il n'est pas dans sa cabine. On est allé voir...
Le capitaine réfléchissait. Le phénix était habituellement un lève-tôt sûrement à cause de son fruit du démon. S'il avait passé la nuit sur l'île en bonne compagnie, il serait forcément revenu pour superviser les ravitaillements. Il prenait son rôle de second très au sérieux. Même parfois trop au sérieux. Le grand pirate s'adossa à son vieux fauteuil qui grinçait un peu sous son poids. Ses fils continuaient de le regarder et d'attendre ses ordres.
Les infirmières se pressèrent à leur tour autour de lui.
- Lola n'est pas rentrée cette nuit... son lit n'est pas défait..., informa Marie-Charlotte, inquiète. Elle avait promis qu'elle nous aiderait à réorganiser l'infirmerie aujourd'hui.
- Marco et Lola seraient ensemble ? Demanda Barbe Blanche confus.
Un long silence lui répondit.
- Non, impossible..., nièrent en cœur tous les pirates présents sur le pont.
- Elle avait semblé très intéressée par le casino avant hier quand elle nous avait accompagnée dans la Haute-Ville. Elle a dû y retourner seule. Il lui est sûrement arrivée quelque chose sur le chemin du retour, dit naturellement Rody en arrangeant son uniforme.
Le capitaine réfléchissait encore quelques secondes avant de déclarer :
- Très bien. Nous attendrons encore un peu. S'ils ne sont pas revenus dans une heure, nous partirons à leurs recherches.
…
L'équipage était assis en tailleur sur le pont. Ils attendaient le retour des équipes de recherches dispersées sur toute l'île, les bras croisés. Cela faisait plus de deux heures et demie qu'ils attendaient leurs deux camarades, en vain.
Soudain l'escargophone que tenait un des pirates sonna. L'homme se précipita aux pieds de son capitaine qui décrocha. Tous les autres pirates suivirent à l'affût de la moindre information :
- Père, nous avons cherché dans toute la Sous-Ville et personne ne les a vu..., dit le den den mushi.
Continuez vos cherches, ils sont forcément quelque part, répondit gravement le capitaine avant de raccrocher.
Le géant soupira. Si la gamine était avec Marco, elle ne risquait rien. Si elle ne le provoquait pas (ce dont elle avait la fâcheuse habitude de faire!). Le Phénix était fort, il saurait la protéger... Il avait cependant un mauvais pressentiment...
- Peut-être qu'ils ne sont plus sur l'île..., risqua un des pirates assit au sol.
- Ne dis pas n'importe quoi, idiot ! Rétorqua un autre en lui donnant un coup sur le haut du crâne. Pour quelle raison ils auraient quitté l'île sans nous prévenir, hein ?
- Mais aïe ! Ne me frappe pas !
Barbe Blanche se redressa soudainement de son siège en attirant tous les regards de l'équipage présent.
De retour au présent sur le vaisseau des Vautours :
Lola agrippait fortement la main de l'homme qui la tirait par les cheveux dans l'espoir d'atténuer un peu la douleur. Elle ne pouvait pas empêcher quelques larmes de frustration, de douleur et de colère dévaler le long de ses joues. Le gros homme la traînait dans ce qu'il semblait être des kilomètres de couloirs. Lola se débattait en criant et en gémissant. Sa jolie robe ne ressemblait désormais plus à grand-chose. En grande partie froissée et déchirée, ce n'était maintenant plus qu'un haillon de tissu bleu marine. Elle était pied-nu et ses jambes étaient couvertes de saletés.
Lola griffa, tordit et tira sur la main de l'homme pour lui faire lâcher prise, mais rien n'y faisait. Au bout de quelques minutes le gros homme ouvrit une large porte en bois où était gravée un grand oiseau de proie et la lança à l'intérieur. Elle s'écrasa lamentablement au sol en essayant d'amortir le choc avec ses deux mains menottées. Elle se releva difficilement. Méfiante, elle se mit à détailler la pièce dans laquelle elle se trouvait. La salle était dans la pénombre et les murs étaient sombres comme tout le reste du navire. Au fond, trois fenêtres étaient collées et parfaitement alignées les unes aux autres et créaient un immense contre-jour dans la pièce. Le ciel avait l'air d'être d'un blanc laiteux. Un bric-à-brac traînait le long des murs et sur le grand bureau sculpté à quatre à cinq mètres d'elle. À droite une porte entrouverte menait à une autre pièce. Sur la gauche, une vieille pendule qui avait dû être magnifique il fut un temps, se tenait contre le mur penchée sur le côté. Le balancier peinait à basculer. Le cadrant était très fissuré. La grande aiguille avait complètement disparut seule celle qui donnait l'heure semblait être intacte. La petite aiguille se trouvait entre le douze et le un qui était entièrement effacé.
Lola sursauta quand une grande masse se dressa derrière le bureau. Une longue et très fine silhouette se tenait devant la fenêtre. D'un geste sec, l'homme tira les rideaux bruns qui glissèrent dans raclement métallisé le long de la tringle. La salle était maintenant en partie privée de sa seule source de lumière.
Le lourd silence qui pesait était seulement interrompu par quelques grincements de la coque et les tic-tacs erratiques de l'horloge.
Lola s'éloigna du centre de la pièce et s'adossa contre la porte. L'homme grimpa sur son bureau et s'assit en tailleur sur des documents étalés dans tous les sens. Il fixait la jeune fille devant lui. Seuls ses yeux semblaient briller dans l'ombre de la pièce. Le capitaine du vaisseau se contentait de la dévisager sans broncher. Lola soutenait son regard. Une sueur froide coulait dans le dos. L'échange silencieux dura longtemps... Très longtemps...
- Café ? Demanda-t-il au bout d'un moment en sortant une cafetière et deux tasses d'on ne sait d'où.
- Euh... vo-volontiers, balbutia la jeune fille prise par surprise.
Le pirate à la chevelure grise versa le liquide noir dans un des tasses avant de la tendre à la jeune femme. Lola se leva hésitante, s'approcha de lui et attrapa la tasse fumante avec ses deux mains liées. Elle attendit que le capitaine se serve à son tour. Le pirate ingurgita son café bouillant sans attendre la jeune fille qui soufflait sur la boisson pour la refroidir. Il se resservit une deuxième tasse qu'il vida aussitôt. Puis une troisième, de même... une quatrième... une cinquième... jusqu'à ce que la cafetière soit entièrement vidée...
Lola tenait toujours sa petite tasse pleine, très mal à l'aise. Il ne l'avait pas quitté une seule fois des yeux. L'homme descendit de son bureau et se planta devant la jeune femme et chuchota à son oreille :
- Il me manque 2 846 Berrys...
Quoi ? Lola aperçut la mallette ouverte et vidée dans un coin de la pièce. L'extérieur était complètement cabossé et le molleton en tissu était entièrement déchiré et éparpillé tout autour. Son cœur rata un battement et lâcha la tasse qui se brisa en tombant.
- ... Il faut rembourser..., continua-t-il en faisant glisser sa main le long de la hanche de la fille.
Lola repoussa violemment le capitaine qui recula en clopinant, surpris. Elle se tenait droite devant l'homme abasourdi et lui dit d'un air menaçant :
- Ce sont MES 200 millions ! C'est VOUS qui me les avez volés ! VOLEUR ! JE les ai gagnés ils sont à moi !
En reprenant pied, le « vautour » poussa un puissant cri de rage et lui sauta dessus.
- JE NE SUIS PAS UN VOLEUR ! Rugit-il.
Lola tomba au sol et se coupa légèrement les avant-bras sur les morceaux de tasses tranchants éparpillés par terre. Le capitaine se tenait debout devant elle. Il la saisit par les cheveux et la souleva. Lola couina.
- LA CARTE ! OÙ EST LA CARTE ?! ELLE DEVRAIT ÊTRE À L'INTÉRIEUR ! Hurla-t-il.
- Je ne vois pas de quoi vous parlez !
Dans un autre hurlement il la jeta à travers la pièce. Elle dérapa sur le bureau et s'écrasa contres les fenêtres qui tremblèrent sous le coup, en arrachant au passage un rideaux dans sa chute. Le souffle coupé, elle était étendue sur le sol. Geier frappait furieusement tout ce qui se trouvait à sa portée. Le mur de l'entrée vola en éclat. Soudain, il bondit sur le bureau et se jeta sur la fille. Lola se releva en vitesse et évita de justesse le pirate qui fondait sur elle. Au moment où elle allait s'enfuir en courant, il lui attrapa la cheville. Elle retomba lourdement sur le sol. Ses dents claquèrent quand son menton heurta le plancher. Le capitaine la tira par la jambe. Clouée au sol par la force du vautour, Lola l'entendait répéter en hurlant sans cesse de sa voix éraillée des « OÙ EST MA CARTE ? ».
- ÇA FAIT DES ANNÉES QUE JE LA CHERCHE ! JE NE LA LAISSERAIS À PERSONNE ! OÙ EST-ELLE ?!
Il souleva la fille en la prenant par la peau de la nuque et plaqua sa tête contre les fenêtres de la salle. Elle se débattait. La joue droite collée contre la vitre froide, elle sentait la poigne du pirate se resserrer de plus en plus.
- OÙ EST-ELLE ?!
Des larmes coulaient sur le visage de la jeune femme.
- Le ch-chien ! J'ai vu l'homme-chien ouvrir la ma-mallette et récupérer quelque chose ! Gémit-elle.
Le capitaine lâcha sa prise sur la jeune femme. Elle s'effondra à genoux. Lola se précipita loin du pirate dans un des coins de la pièce en soufflant, les mains sur sa gorge. Elle se colla contre l'horloge.
L'homme avança doucement vers elle. Il s'accroupit calmement à son niveau. Il lui replaça une mèche folle derrière son oreille. Le cœur de la fille tambourinait et résonnait dans sa poitrine. Elle était terrifiée. L'homme finit par coller son front au sien. Son regard anthracite brillait d'une lueur malsaine.
- Quel homme-chien ? Demanda-t-il doucement en fermant les yeux.
Lola tremblait comme une feuille. Le capitaine tenait son visage entre des mains et caressait doucement sa mâchoire bleuit.
- Celui qui nous a pourchassé sur l'île..., renifla-t-elle.
Le capitaine se redressa subitement en fronçant les sourcils.
- Dihn ? Ce n'est pas un chien, c'est un chat, dit-il en penchant sa tête exagérément sur le côté.
- Hein ?
- C'est un chat..., répéta-t-il en serrant les poings et retroussant le nez.
Voyant le pirate se tendre brutalement, Lola se jeta instinctivement à terre.
CRAC !
Le capitaine venait de défoncer le mur là où quelques secondes auparavant se trouvait sa tête. Couchée de tout son long sur le sol, Lola fixait avec effroi le bras du pirate enfoncé dans le mur. Une quantité de poussière vola sous la puissance de l'impact. Il avait littéralement transpercé le bois de la cloison avec sa main ! Si elle n'avait pas suivi son instinct, elle se serait retrouvée avec un gros trou en plein milieu du visage !
Se déplaçant le plus rapidement possible à quatre pattes, Lola se réfugia sous le bureau. Hors de lui, Geier venait de balancer en l'air la vieille horloge complètement brisée en deux. Elle s'éclata en mille morceaux en rebondissant violemment sur le bureau avant de rouler jusqu'au mur du fond. Lola tenait sa tête entre ses mains menottées.
- L'ENFOIRÉ ! Rugit le capitaine en détruisant une autre partie du mur. IL A REJOINT MON ÉQUIPAGE POUR ME VOLER ?! MOI ?! JE VAIS LE TUER ! JE SAVAIS QU'IL NE FALLAIT PAS LUI FAIRE CONFIANCE !
Profitant de l'inattention du vautour sur sa personne, Lola sortit soudainement de sa cachette et sprinta jusqu'au mur de l'entrée complètement défoncé. Pieds nus, elle sauta sur la porte en bois effondrée sur le sol puis s'élança souplement et disparut dans le couloir sombre.
Le pirate enragé continuait de détruire tout ce qui lui tombait sous la main. Il abattit son poing sur le bureau qui se brisa net dans sa largeur. Tous les documents volèrent dans tous les sens. Le capitaine prit une partie de l'ancien meuble en bois et le jeta contre les fenêtres. Elles explosèrent à leur tour en dégringolant dans une tempête de verres brillants et tranchants. L'homme hurlait à en perdre la voix, il criait sans cesse des « TRAHISON ! MUTINERIE ! FÉLONIE ! MENSONGE ! TRAITRE » en défonçant tous les objets de la pièce. Des cadres brisés s'écrasèrent sur les murs après avoir traversé la pièce en volant. Le plancher était désossé de ses lattes en bois qui traînaient plus loin, fendus en deux.
Le pirate s'arrêta soudainement, essoufflé. Il surplombait de son regard gris le chaos de la pièce. Tous les meubles étaient détruits. Les papiers autrefois entassés sur le bureau se posèrent finalement au sol en virevoltant comme des feuilles mortes. Éparpillés dans toute la salle, ils recouvraient la scène apocalyptique sous une fine couche de notes écrites.
Le pirate tournait sur lui-même en cherchant du regard la captive qu'il interrogeait quelques instants auparavant. Il souleva une partie des gros meubles fracassés en l'appelant doucement. Personne... Il se tenait au centre de la salle, penaud... Au bout d'un moment, ne la voyant nulle part, il poussa à nouveau un cri strident qui résonna dans tout le navire et se précipita à son tour dans le couloir.
Un énorme craquement résonna. Le bureau avait dû à son tour subir le courroux du capitaine fou. Lola continuait à courir dans les couloirs sans s'arrêter. Elle cherchait à mettre le plus de distance possible avec le pirate. Elle courait à en perdre haleine. Arrivée à un croisement, elle s'arrêta. Après s'être assurée que la voie était libre, elle s'élança à nouveau. Il fallait absolument qu'elle trouve les cellules. Une fois libéré du granit marin, Marco pourrait se soigner et les emporter loin d'ici !
Un hurlement à glacer le sang retentit dans tout le vaisseau. Lola accéléra. Il avait dû se rendre compte de sa disparition.
Soudain, quelque chose attrapa une des bretelles de sa « robe » stoppant brutalement sa course. Prise dans son élan, la lanière de tissu bleue céda. Au moment où la jeune femme allait tomber en avant, une puissante main la rattrapa et la tira en arrière. Lola se retrouva ensuite plaquée contre un torse large et chaud. Surprise, elle se débattit pour se libérer.
- Holà ! Tout doux ma minette ! S'amusa l'homme qui la retenait.
On dirait que c'est notre jour de chance, ricana un deuxième qui sortait de l'ombre.
- LÂCHEZ-M…
Une grosse main étouffa sa protestation. En essayant de se dérober, Lola envoyait les coudes dans le ventre de son agresseur. Elle se tordait dans tous les sens. Le pirate dut resserrer sa prise. Il l'emporta plus loin dans le couloir et s'arrêta devant une porte. Le deuxième homme l'ouvrit doucement et le pirate y entra en traînant sa proie qui essayait toujours de s'enfuir et de le mordre.
Maintenue fermement au sol, Lola frappait avec ses jambes l'homme qui la surplombait et tentait de le repousser en vain. Il caressa sa taille et le haut de ses cuisses avant de commencer à tirer sur son haillon bleu nuit. Lola voulut protester et crier, mais la main qui la bâillonnait l'en empêchait. Furieuse, elle continuait à marteler le torse avec ses poings liés.
Un hurlement les fit tous sursauter. Lola se trouva brusquement écrasée sous la masse musculaire de l'homme qui lui coupa le souffle. Le deuxième pirate qui guettait le couloir se fonda discrètement dans l'ombre de l'entrebâillement de la porte. Le bruit de course et les cris se rapprochèrent d'eux. Du coin de l'œil, Lola entraperçut la silhouette du capitaine du vaisseau pirate passer en sprintant devant la porte entrouverte. Il beuglait des « Femme ! Femme, où es-tu ? » à tout va. Il s'éloigna rapidement en grandes enjambées avant de disparaître complètement dans un tournant.
Les deux pirates soufflèrent. Maintenant la jeune femme au sol, le pirate recommença à l'enlacer. Lola réussit à dégager sa tête de son emprise et se mit à l'insulter et à le griffer. Le pirate la maîtrisa facilement.
- Reste tranquille, lui ordonna-t-il en attrapant ses chaînes d'une main avant de les plaquer au-dessus de sa tête. Tu vas voir, tu vas aimer...
Il fondit sur sa gorge et lui mordit brutalement le cou. Lola glapit de douleur. Non... Effrayée, elle essayait de le repousser... Non. Sa robe se déchira... Non ! Elle tenta de le désarçonner... NON !
- AIDEZ-MOI ! Pleura-t-elle. PITIÉ !
Elle suppliait l'autre pirate... Il allait faire quelque chose !... C'était obligé !... Il regardait son camarade en souriant. Des larmes de détresse montèrent aux yeux de la fille et coulèrent en se perdant dans ses cheveux. Elle sanglotait. Le pirate qui la chevauchait jeta dans un coin la boule de tissus bleue marine qui était autrefois une jolie petite robe de soirée. La main calleuse de l'homme remonta le long de ses cuisses nues et commença à tirer sur sa culotte.
Une masse sombre passa soudainement à côté d'elle en la frôlant. Soudain l'homme qui la dominait s'effondra sur elle. Un autre bruit sourd de chute se fit entendre. Lola arrêta de respirer... Plus un bruit... Attentive au moindre son, elle tendait l'oreille. Ses larmes lui brouillaient la vue et une nausée commença à prendre sa gorge. Elle se tordit dans tous les sens dans l'espoir de se dégager du poids qui l'écrasait...
- Tout va bien, demoiselle ?
Lola tourna rapidement la tête cherchant l'origine de la voix. Elle sentit le poids qui la comprimait s'amenuiser de plus en plus. Le corps de son agresseur roula. Il était mort. Une fois dégagée, elle se redressa en reniflant. La jeune femme essuya d'un revers de main les larmes qui n'arrêtaient pas de couler contre son gré. Elle attrapa en tremblant le reste de la robe déchirée et elle essaya de cacher son corps à moitié nu.
Un homme s'accroupit à son niveau. Lola eut un mouvement de recul. Il devait avoir dans la soixantaine. Son épaisse chevelure reliée à une barbe mal rasée encadraient sa mâchoire comme une crinière de fauve poivre et sel... Son regard inquiet et désolé valait toutes les excuses du monde...
Soudain, Lola se jeta contre le buste du vieil homme en lâchant au passage son morceau de tissu inutile. Elle l'entoura de ses maigres bras et plongea sa tête dans le creux de son cou avant de crier pour évacuer toute sa frustration, toute sa colère et toute sa peur accumulées. Ses mains agrippèrent la chemise claire de son sauveur. Le visage enfouit dans le tissu écru, elle pleura et pleura...
Le soixantenaire abasourdit tomba assit sur le sol. La fille se blottit contre lui comme un animal effrayé. Ses sanglots étouffés par le tissu résonnèrent dans la pièce. Hésitant, le vieil homme tapota doucement le haut de son crâne en essayant maladroitement de la réconforter. La jeune femme entre ses bras tremblait. De nombreuses blessures parcouraient son corps : des hématomes zébraient son visage, de multiples coupures entaillaient ses bras et ses mollets et d'autres ecchymoses menaçaient d'apparaître sur son ventre et ses jambes.
Lola resta collée à son sauveur de longues, très longues minutes. Sa respiration s'était calmée. Les yeux fermés, elle restait assise contre le vieil homme, bercée par les battements de son cœur.
Et non toujours pas de Bonus... J'ai vraiment eu mal au cœur en écrivant une certaine scène...
Sur ce je vous remercie et vous dis à la prochaine ! Bye Bye !
