Bonjour à tous !

- Je tiens d'abord à m'excuser pour tout ce retard... avec l'école je n'ai pratiquement pas eu de temps à moi, donc pour écrire n'en parlons pas ! Donc voici finalem-

BOUM !

- Mais qu'est ce qu-

- TOI ! L'auteure de merde ! Rugit une jeune femme

Lola sort des décombres en époussetant la poussière de ses vêtements. Un immense canon miroite derrière le mur complètement défoncé.

- Comment tu-as réussi à venir ici ?!

- Facile j'ai tout cassé... mais là n'est pas la question ! Comment as-tu osé nous laisser de côté pendant tout ce temps ! Hein ? Pas le temps ?! Tu parles ! Menteuse ! C'est la deuxième fois que tu nous as totalement délaissé ! Tu avais des vacances en avril, mais tu n'en as pas branlée une ! Combien de week-end tu as passé à manger des glaces devant une flopée de films en glandouillant hein ?! Ça fait quatre mois que les lecteurs attendent ! Quatre mois qu'on était censé en finir avec l'équipage du vautour et tu nous à tous lâchement abandonné !

- Mai-

- C'est eux qui m'ont prêté le canon, ils en ont ras le cul eux aussi ! À la limite de la grève ! Alors, la prochaine fois que tu te roules tranquillement les pouces ! J'te jure qu'on te fera la peau !

- Désolé... Pardon... Je m'excuse encore et toujours... pardon... (...mais voilà quoi... )

réponses aux reviews :

Rustal D Amandine : et oui il ne peut pas y avoir des bonus à chaque fois ! Ça ne serait plus des bonus sinon ! :p Encore merci pour tout ce que tu fais pour cette fic, je ne te remercierai jamais assez et j'espère que mon histoire continua de te plaire ! (et non ! Je ne céderais pas ! Non mais!)

Minimiste : oui j'avais un peu tardé à publier le précédent et celui-là aussi d'ailleurs... pardon... en tout cas je suis contente que le précédent chapitre t'aies plus et j'espère que ça sera de même avec celui-là :) merci pour tous tes encouragements !

Angel-Aniime : Merci ça fait plaisir de voir que ma fiction continue à plaire ! Je suis contente de savoir que Lola plaît toujours malgré son inutilité et qu'elle n'arrête pas de pleurnicher (HEY!) mais bon... Je suis vraiment désolé de l'attente que j'ai provoquée... et merci de me dire merci ! XD ton commentaire m'a fait très plaisir !

Et maintenant faites place au chapitre sûrement plus du tout attendu par les lecteurs ! :D


« Les pirates de Barbe Blanche... Tout le monde connaît l'équipage de l'Homme le plus proche du One Piece... De l'Homme le plus fort du monde... Mais cela n'a pourtant pas toujours était le cas... »

Boniface

Chapitre 13 : «BOOM ?»

- EH ! Lâche-le tout de suite ! Ordonna Lola qui se tenait vaillamment debout.

Le chiot attaché sur le ventre de la fille comme un bébé kangourous dans la poche de sa mère jappa furieusement en direction de l'ennemi. Mocha se tourna lentement vers eux très contrarié par le raffut. La jeune femme pointait son fusil sur le pirate aveugle. Il l'ignora et se reconcentra sur Dihn entre ses mains. Lola sentait sa rage augmenter et les tremblements de son fusil s'accentuèrent. Elle n'était pas prise au sérieux. Elle n'était jamais prise au sérieux. Lola sentait ses mains devenir de plus en plus moites... Du coin de l'œil, elle voyait Marco qui tentait de se relever, la main sur son épaule blessée... il n'aurait pas le temps d'intervenir...

Au moment où le bras du pirate aveugle allait transpercer le corps du Mâche-fer, Lola se mit à crier.

- JE T'AI DIT D'ARRÊTER !

BANG ! Une détonation résonna dans la pièce...


Sous la puissance de l'arme à feu, la jeune femme bascula en arrière et tomba en lâchant son arme qui rebondit avec fracas sur le plancher un peu plus loin. En une fraction de seconde elle se redressa. Le chiot aboyait comme un fou. Mocha se tenait toujours droit dans la pièce et le Mâche-Fer était encore entre ses mains. Affolée, elle chercha du regard où la balle avait fini sa course. Elle avait plus que lamentablement ratée sa cible. Un petit trou sur le mur au fond de la salle laissait échapper une légère fumée qui disparut pratiquement immédiatement.

Un puissant hurlement la ramena à elle en la faisant sursauter. Mocha s'effondra au sol la tête entre ses mains et se tordait de douleur. Il entraîna dans sa chute l'homme-hyène qui retomba lourdement. Le pirate du Vautour gémissait.

Lola regarda à nouveau l'impact de son tir sur le mur. Elle l'avait loupé, non ? Méfiante, elle observait le pirate qui se tordait de douleur. Elle jeta un rapide coup d'œil au Phénix qui tenait son épaule blessée un peu plus loin à moitié couché sur un des canons. Il semblait lui aussi totalement abasourdit. Dihn profita de cette diversion pour s'éloigner et tentait de se relever. Mocha finit par se mettre à genoux, le front collé au sol les mains sur ses oreilles. Il bouillonnait de rage et hurla :

- JE VAIS TE BUTER, SALOPE !

Du sang éclate coulait de ses oreilles. La détonation de l'arme à feu lui avait perforé les tympans. Son fruit du démon avait multiplié son audition, il avait une ouïe beaucoup plus sensible aux bruits forts qu'un homme normal !

Mocha récupéra rapidement son poignard qui traînait non loin de lui et se leva d'un bond avant de s'élancer vers la fille, prêt à la trancher. La perte de son audition dû au coup de feu avait aussi affecter son équilibre. Lola bondit sur son fusil et l'ouvrit pour le recharger. L'aveugle s'approchait dangereusement et maladroitement d'elle en criant. Elle récupéra en tremblant deux cartouches de la poche de sa chemise. Elle essaya de les mettre dans son arme, mais sa main tremblotante l'en empêchait. Merde ! L'assassin n'était plus qu'à quelques mètres. Le chien blanc autour de son ventre grognait furieusement sur le pirate... Les deux recharges s'échappèrent soudainement de ses mains tremblantes de la fille et tombèrent au sol dans des chuintements métalliques... Putain ! Le pirate était au-dessus d'elle, prêt à abattre son arme... Par réflexe elle ferma les yeux et dans un dernier mouvement. Elle se jeta au sol dans l'espoir d'éviter l'attaque.

L'aveugle heurta le mur qui était derrière elle. Sans ses oreilles il avait complètement perdu son sens de l'orientation.

Prise d'une poussée d'adrénaline, Lola empoigna une des lames du vieil homme qui traînait à ses pieds et dans un puissant cri de rage elle la planta dans la jambe du pirate. L'arme pointue transperça sa cuisse gauche. L'aveugle hurla de douleur et tenta de reculer, mais il s'effondra. Sa jambe n'était plus capable de le porter.

La jeune femme se releva. La respiration sifflante, la fille fixait haineusement le pirate dont le visage se tordait de douleur. Mocha finit par rouler sur le côté et il essaya à nouveau de se lever tant bien que de mal. Malgré son échec, il attrapa la fille au niveau des genoux et l'emporta dans sa chute. Écrasée par le poids de son ennemi, elle sentit sa respiration se couper. Mocha se redressa au-dessus d'elle.

- T'ES MORTE, SALE PÉTASSE !

Il s'apprêtait à la transpercer de son bras quand deux couteaux se plantèrent dans son dos. Avant qu'il n'eut le temps de se relever, Thatch lui sauta dessus et l'immobilisa de tout son poids. Sans attendre, il lui planta une autre lame entre les omoplates. Dans un dernier mouvement inouï, l'aveugle blessé réussit à le désarçonner. Il empoigna la jeune fille par le col de sa chemise. Lola essayait de lui faire lâcher prise en le mordant. Étouffée par le col de son haut, elle continuait de se débattre.

Deux puissants bras finirent par saisir le pirate aveugle et l'envoyer valser en arrière lui faisant lâcher prise. Projeté un peu plus loin, le pirate roula jusqu'au centre de la pièce en laissant des traces ensanglantées sur le plancher. Il tenta à nouveau de se relever, mais sa jambe blessée ne pouvait plus le soutenir. Il fut violemment ramené et immobilisé au sol par l'homme-hyène. Sans lui laisser le temps de parler, Dihn lui saisit la tête. Dans un hurlement de rage, il la tordit brutalement. Un puissant et horrible craquement retentit et le corps immobile du pirate aveugle retomba mollement sans vie.

Le mâche-fer s'effondra à son tour sur le plancher en mauvais état. Dans un soupir de soulagement, Lola glissa elle aussi au sol. Assise en tailleur avec le poignard ensanglanté toujours entre les mains, elle continuait de fixer silencieusement le corps sans vie de leur ennemi.

- Nous ne sommes pas encore sauvés, dit sérieusement le vieux pirate en s'approchant de la fille.

Il la releva en inspectant ses potentielles blessures. Elle n'avait rien. Le petit chien blanc s'était calmé.

- Nous devons nous dépêcher. Les autres risquent d'arriver d'une minute à l'autre et je n'ai pas envie de me retrouver face à Geier. Surtout dans notre état actuel ! On doit encore saboter les canons avant de rejoindre les canots !

- Mais comment veux-tu détruire tout ça ? Répondit la jeune femme en montrant la grosse quinzaine de canon en acier parfaitement positionnés devant leurs sabords.

Le vieux pirate tournait la tête dans tous les sens à la recherche d'une réponse.

- Récupérez les clous du plancher ! Répliqua-t-il avant de rejoindre Marco qui tenait toujours son épaule blessée. Il faut remettre ça en place.

Marco acquiesça stoïquement. Laissant le second entre les mains du vieux pirate, Lola et Thatch s'acharnèrent à récupérer les clous sur les débris de planches qui traînaient au sol. Ce n'était pas très difficile. Le pirate aveugle et Dihn avait laminé une bonne partie du sol. Il n'y avait qu'à se pencher pour en trouver.

Toujours assis au sol, Dihn se fit un garrot à la jambe avec le foulard brun qu'il portait autour du cou. Il se mit à fouiller sans aucun respect le cadavre de leur ancien adversaire étalé sur le sol. Il trouva seulement une cigarette à moitié brûlée qu'il s'empressa de mettre entre ses lèvres.

- T'as du feu ? Demanda-t-il au vieux pirate près de Marco.

D'un geste sec, le vieil homme remit rapidement l'épaule démit du Phénix qui gardait son air impassible malgré la douleur qu'il devait ressentir. Le soixantenaire mit une main dans sa poche et retira un briquet qu'il lança à la hyène toujours au sol.

- Tu me le rends illico, je vais sûrement en avoir besoin, soupira le vieux pirate quand l'allume feu atterrit entre les mains de Dihn.

Le Mâche-fer le lui renvoya ensuite. Au même moment Thatch et Lola revinrent les mains remplies de clous de la taille d'un pouce et les lui tendirent.

- C'est pourquoi ? Demanda l'apprenti cuisinier.

- On va enclouer les canons, répondit le vieux pirate en inspectant les morceaux de métal que lui tendait l'adolescent.

Il chercha du regard un marteau ou une masse. Malheureusement, aucun de ces objets ne se trouvaient dans la salle. Comprenant ce qu'il cherchait, le phénix lui montra les boulets de canons.

- On peut utiliser ça. Si on le positionne bien, il pourra nous servir de masse yoï.

Septiques, les deux plus jeunes regardaient le second revenir avec un boulet dans son unique main valide. Le vieil homme coinça le clou dans la mise à feu d'un des canons avant de se reculer en éloignant les deux adolescents. Le phénix grimpa sur le cylindre en acier de l'artillerie. Il tendit le boulet au-dessus du clou positionné. Une fois bien aligné, il lâcha la boule de métal qui tomba précisément sur la lumière du canon en enfonçant le clou avant de finir de rouler sur le bois du plancher dans un bruit sourd. Impressionnée, la jeune femme s'approcha de l'arme. Le clou était parfaitement encastré et bloquait l'accès à la mèche.

- Et ça suffit ?

- S'ils veulent utiliser à nouveau ce canon ils devront le reforger, yoï, déclara Marco.

Lola laissa échapper un sifflement admiratif.

- C'est comme jouer aux billes ! S'écria-t-elle les yeux pétillants.

- Euh... si on veut..., soupira le zoan mythique en descendant de l'arme en acier.

Les quatre pirates se séparèrent et imitèrent le phénix pendant que Dihn toujours au sol tirait sur sa demi-cigarette en râlant à chacun de leurs échecs. Finalement, après quelques essais infructueux, les canons finirent tous par être obstrués.

Dihn jeta son mégot sur le plancher avant de tendre les bras en direction de Marco et de Thatch. Il leur dit d'un air sardonique :

- Je ne peux pas marcher tout seul. Il va falloir m'aider.

- Tu sais ce qu'on fait aux bêtes blessées ? Le questionna le phénix. On les abat.

Il eut pour réponse qu'un regard noir qu'il rendit sans attendre. Il n'allait pas se laisser faire par ce chien galeux ! Ignorant l'échange bilieux, Thatch prit l'homme-hyène par le bras pour l'aider à se relever. Qu'est-ce qu'il était lourd ! S'appuyant de tout son poids sur le jeune cuisinier, Dihn finit par se redresser et tenir maladroitement sur son unique jambe valide. Marco finit tout de même par le soutenir nonchalamment. Le Mâche-Fer les dépassait allègrement.

Le petit groupe traversa la porte et le couloir clopin-clopant. Les corps des nombreuses victimes de l'aveugle traînaient au milieu du passage. Ils n'avaient pas réussi à fuir très loin. Le vieux pirate en tête de la petite équipe de fortune s'arrêta au niveau d'un croisement avant de se retourner doucement vers les membres de l'équipage de Barbe Blanche.

- Cette porte mène sur le pont, dit-il sérieusement en montrant le couloir et un escalier. Dès qu'ils nous verront, tout l'équipage nous attaquera et je doute qu'ils nous veulent encore en vie. Les canots se trouvent à l'arrière, nous allons devoir traverser une petite partie du pont pour pouvoir les atteindre.

Les quatre pirates présents l'écoutaient avec attention et Dihn approuva ses dires d'un hochement de tête.

- Aasfresser se trouve probablement là-haut, enchérit le Mâche-fer toujours soutenu par les deux pirates de Barbe Blanche. Il va falloir les prendre de vitesse, s'ils arrivent à nous coincer avant qu'on atteigne les barques on est foutu.

Les cinq pirates se tenaient silencieusement devant la porte, prêt à se lancer dès le signal donné. Une petite agitation se manifestait sur le pont et de nombreuses courses résonnaient au-dessus d'eux. La porte s'ouvrit subitement et sans attendre les cinq fugitifs s'élancèrent sur le pont en renversant trois pirates déconcertés qui se tenaient dans l'encadrement. Pratiquement porté par ses deux appuis, Dihn montrait le chemin en grimaçant de douleur à chaque pas, suivi de près par la jeune fille et le vieillard qui fermait la marche en boitillant légèrement. Immédiatement, tous les pirates du Vautour se ruèrent à leur poursuite les armes à la main. De nombreux projectiles sifflaient à leurs oreilles. Une véritable horde les talonnait, prêt à les massacrer.

Soudain, la jeune femme chuta sur le plancher du pont attrapée par un poids qui s'effondra sur elle. Lola ne cessait de se débattre. Sans attendre, le vieux pirate trancha brutalement l'agresseur qui s'affaissa sur la fille. Le vieil homme attrapa brusquement la jeune femme par un des pans de sa chemise et la tira brutalement pour la dégager de la dépouille avant de la jeter en direction des trois autres fugitifs qui venaient tout juste d'atteindre les canots. Lola se releva instantanément et jeta un dernier regard en arrière. Elle ralentit sa course quand elle vit que le vieillard s'était arrêté et avait fait demi-tour. Il se retrouva face à une véritable horde de pirates furieux.

- Mais ! qu'est-ce que tu fais ?! Demanda la fille d'une voix blanche en s'arrêtant à son tour.

- Ils sont trop nombreux ! Vous n'aurez pas le temps de filer ! CHANGEMENT DE PLAN ! DIHN ! JE COMPTE SUR TOI ! TU SAIS QUOI FAIRE !

Une main se referma sur le poignet de la fille et la tirait sans ménagement en arrière vers la barque.

- Dépêche-toi ! On n'a pas le temps de traînailler, yoï !

Le phénix essayait de la tirer à sa suite, mais elle continuait de se débattre et tentait de lui faire lâcher prise. Elle refusait d'abandonner le vieil homme. Les deux derniers fugitifs se tenaient aux aguets dans la barque, prêts à lâcher les cordages qui retenaient l'embarcation et à la mettre à l'eau. Emportée contre son gré, Lola regarda impuissante les pirates se rapprocher de son vieux sauveur et qui s'apprêtaient à le mettre en pièce.

Soudainement, tous les pirates ennemis s'arrêtèrent brusquement et se bousculèrent devant le vieil homme. Ceux du premier rang cherchaient à fuir quand ceux de derrière tentaient d'atteindre le vieux traître. Fendant la troupe de pirate le capitaine des Vautours s'avança et se figea brutalement en apercevant la jeune femme fermement tenue et embarquée de force par le second de Barbe Blanche.

- TOI ! Lâche-la tout de suite ! Rugit furieusement le capitaine au manteau noir. Elle a quelque chose qui m'appartient !

- GEIER ! S'époumona le vieux pirate.

Dans un bond le capitaine ennemi se retourna face au vieil homme et en une fraction de seconde il se figea et son visage se décomposa. Le vieil homme se retourna rapidement vers ses deux derniers compagnons à la traîne.

- MAIS CASSEZ-VOUS PUTAIN !

Sa chemise ouverte laissait voir une bonne quantité de dynamites et de sacs de poudre. Au moment où son briquet tomba à ses pieds, le capitaine du vaisseau fit demi-tour et bondit entre les pirates de son équipage pour s'éloigner du vieux traître. Au même moment, Lola et Marco furent aveuglés par une lumière éblouissante et furent projetés contre les rambardes du navire par un puissant souffle. De nombreux morceaux de bois furent emportés par la bourrasque assourdissante. Un des mâts du navire s'abattit sur le pont en écrasant tout sur son passage et quelques cordages et une des voiles prirent feu.

L'explosion avait envoyé la barque où Dihn et Thatch se trouvaient à la mer. Un sifflement strident retentissait dans les oreilles des deux pirates de Barbe Blanche restés sur le bateau des Vautours. La jeune fille toussait. La détonation avait laissé un immense cratère noircit sur le pont. De nombreuses masses calcinées et disloquées non identifiables étaient éparpillées au sol. Des respirations bruyantes et sifflantes s'échappaient de certains corps qui tentaient de se redresser quand de petites flammes continuaient à lécher langoureusement tout ce qui se trouvait à leurs portées.

Les pirates ennemis en partie étourdis commencèrent à se relever en titubant. Un amas de cadavres carbonisés se souleva laissant apparaître le capitaine un peu amoché. Il jeta furieusement un des corps qui lui avait servi de bouclier et se leva maladroitement.

Les flammes dues à l'explosion se décuplèrent et se propagèrent sur le navire en bois et commencèrent à dévorer le dernier mat. Le capitaine Aasfresser s'élança haineusement en direction des fuyards restant avant de s'écrouler à mi-chemin. Il était encore désorienté par l'explosion.

Marco ramassa la jeune femme toujours vaporeuse et s'élança sans attendre dans la mer. Le contact glacé de l'eau réanima subitement la jeune femme. Elle nagea le plus rapidement possible vers la surface. Elle finit par l'atteindre. Elle recracha une bonne quantité d'eau salée imitée par le chien qui grelottait toujours attachée à elle. Ballottée par les vagues, Lola ne put empêcher un frisson d'horreur la parcourir en voyant Aasfresser la fixer du haut du navire ardent et qui s'énervait tout seul en aboyant des ordres de manœuvres.

Lola se retourna et finit par apercevoir la barque de ses compagnons à une trentaine de mètres d'elle. Elle commença à nager dans leur direction en ignorant les grandes vagues qui essayaient de l'immerger et l'eau salée qui brûlait ses blessures.

Voyant la jeune femme nager dans leur direction, Thatch se pencha au-dessus de l'eau et l'appela avec de grands gestes.

- Où est Marco ?! Cria-t-il à la fille pour qu'elle puisse l'entendre.

Lola s'arrêta subitement. Merde, Marco ! Il avait consommé un fruit du démon il ne pouvait pas nager ! Affolée elle le chercha brièvement du regard. Elle plongea immédiatement. Retenant sa respiration le plus longtemps possible, elle inspecta rapidement du regard la zone autour d'elle avant de retourner d'où elle venait. Là ! Lola plongea plus profondément et réussit à attraper Marco par sa chemise. Emportée par le poids du commandant, ils continuaient de descendre dans les profondeurs de la mer. Lola chercha une meilleure prise. Elle battit furieusement des jambes en essayant de le remonter et elle effraya au passage quelques curieux poissons attirés par l'étrange divertissement.

Au bout de quelques secondes, elle vit le jeune cuisiner les rejoindre et attraper à son tour le fardeau. À deux, ils tirèrent le Phénix avec force. Les trois pirates finirent par atteindre la surface et respirer à nouveau l'air frais. Marco toussa et se laissa conduire par les deux adolescents qui l'encadraient de chaque côté.

Arrivé au niveau de la barque, Dihn attrapa le phénix et le hissa dans l'embarcation. Il fit de même aux deux plus jeunes en essayant d'ignorer les blessures qui le tiraillaient. Affalés au fond du canot, Marco et Lola cherchaient à reprendre leurs souffles.

- COUCHEZ-VOUS ! hurla soudainement l'homme-hyène.

Dihn et Thatch eurent juste le temps de s'aplatir sur les deux autres quand une immense détonation et une puissante vague de chaleur manqua de les faire chavirer et projeta le canot plusieurs mètres plus loin. Une pluie de morceaux de bois enflammés tombait du ciel et atterrissaient dans les hautes vagues bouleversées par l'explosion. La barque s'agitait violemment au même rythme que la mer erratique.

Les quatre rescapés se redressèrent dans leur embarcation chancelante face au navire ennemi anéantit.

- Le feu a dû atteindre les stocks de poudre, dit gravement l'homme-hyène.

De très hautes flammes dansaient sur la carcasse de l'ancien navire. Rongé par l'incendie et brisé par la puissance de la déflagration, il se consumait lentement tout en commençant à s'enfoncer doucement dans les profondeurs de la mer. Une lourde et sombre fumée noire s'élevait vers le soleil brûlant après s'être échappée et propagée en épais nuage de la scène ardente.

Les quatre fugitifs se retrouvaient dorénavant seul sur la mer. Quelques planches et cordages noircis flottaient autour de leur embarcation. Maintenant ils n'avaient plus qu'à attendre le passage d'un navire qui les repêcherait tout en espérant de ne pas tomber sur un vaisseau de la marine.


Tout était bleu à perte de vue. À gauche, à droite, devant et derrière, seule la petite barque brisait le paysage monotone, calme et ensoleillé de l'après-midi. Une torride chaleur régnait sur toute l'étendue salée qui n'avait pas laissés apercevoir une seule fois l'ombre d'une voile à l'horizon. L'humidité qui s'évaporait de la mer rendait malheureusement l'air encore plus étouffant, sûrement le signe d'un orage prochain. Quoique, sur Grand Line la météo n'avait aucune logique.

Le soleil brûlant continuait de taper inlassablement les quatre naufragés en bien mauvais état. Thatch et Lola s'étaient réfugiés tous les deux sous un abri bricolé à la va-vite principalement constitué de morceaux d'épave repêchés et recyclés en pilier qui soutenaient la chemise du cuisinier pour créer une petite protection factice contre le soleil. Le petit chiot était lui aussi allongé dans la petite zone d'ombre. Ils étaient tous assoiffés et affamés. À maintes reprises, Lola avait dû à empêcher le petit animal de se jeter à la mer pour se désaltérer. Ils avaient la gorge encore plus sèche que le désert d'Alabasta. Maintenant accroupie avec le cuisinier, Lola et Thatch ne cessaient de déplacer des petits morceaux de bois calcinés qui avaient atterri dans la barque après l'explosion. Ils avaient créé un jeu ennuyant totalement incompréhensible pour les deux autres. Dihn, lui, s'était allongé de tout son long sur un des côtés de la barque. Il était plaqué contre une paroi en bois à la recherche d'une malheureuse zone d'ombre inexistante qui pourrait être épargnée par le soleil assassin. Du sang continuait de suinter de sa blessure qui badigeonnait une partie du sol du canot. Sa respiration était saccadée, son teint était de plus en plus inquiétant et une fièvre commença à se pointer.

Marco gardait un œil sur l'horizon et guettait attentivement un potentiel changement de climat qui leur permettraient de ne pas cuire définitivement sur place comme des grenouilles dans un bain-marie. Royalement ignoré par l'astre brillant, le soleil continuait de chauffer la mer en assommant les rescapés d'une chaleur étouffante.

Le soleil continuait toujours de brûler sans relâche... Au bout de plusieurs heures qui leur semblèrent durer une éternité, une petite brise balaya le canot. Elle fut suivie par de nombreux soupirs de soulagement en cœur avant que le dur climat ne recommence à chauffer assidûment les carcasses des quatre passagers sans que personne ne se pointe à l'horizon.

Ce fut seulement quand l'astre incandescent commença à entamer sa descente du crépuscule qu'une voile blanche apparut au loin dans leur vision. Une grande bouffée d'espoir asservit la petite barque. Le cuisinier agitait vaillamment sa chemise et bondissaient dans tous les sens en réveillant Dihn fiévreux et le petit chien blanc à moitié dans les vapes. Les deux adolescents faisaient grands gestes désespérés avec leurs bras. Marco se contenta d'observer le navire lointain disparaître totalement de leur vision. Les deux plus jeunes abattus regagnèrent leur place la tête basse et le menton sur les genoux en attendant le passage d'un nouveau vaisseau en enchaînant de nouveau un concert de soupirs.

La nuit finit par tomber en emmenant avec elle un peu de fraîcheur très appréciée malgré les puissants grondements d'estomac qui retentissaient dans la barque en se répondant. Avachi sur la rambarde du canot, Thatch regardait avec envie les petits poissons argentés qui se promenaient tranquillement sous leur embarcation en ignorant le regard affamé du jeune cuistot qui les suivait avidement. Il avait passé pratiquement tout le reste de l'après-midi à tenter d'en attraper, mais ils étaient bien trop rapides. Ils s'échappaient à chaque fois mystérieusement. Dans un coin de la barque Lola et Dihn avaient réussi à trouver le sommeil, même si pour l'homme-hyène c'était plutôt inquiétant. Du sang s'écoulait toujours de sa jambe meurtrie. Il n'avait plus bougé depuis un bon moment et seuls quelques soubresauts d'un de ses sourcils ou du coin de sa bouche prouvaient qu'il était encore en vie malgré son air cadavérique. Mais il ne le serait plus pour très longtemps s'il ne recevait pas de soins très rapidement. Lola avait passé une partie de la soirée à essayer de lui parler et à éponger la sueur qui lui coulait de son front. Maintenant épuisée, elle restait à ses côtés en dormant assise contre le bois de la barque. Marco lui, continuait à s'acharner sur son bracelet en granit marin dans l'espoir de pouvoir enfin s'en débarrasser.

Au bout d'une bonne heure, une faible lumière apparut au loin entre la mer et le ciel en se différenciant des étoiles par sa petite teinte orangée. La surveillant attentivement, le phénix eut la satisfaction de la voir grossir et de se rapprocher de leur position.

Lola se réveilla soudainement alerté par les grognements du chiot. Une immense coque en bois se tenait parallèlement à leur petite embarcation de fortune. Sans attendre une échelle en corde se déroula jusqu'au sol du canot et trois hommes plutôt baraqués descendirent le long du cordage. Ils atterrirent dans la petite embarcation sans quitter des yeux les quatre rescapés.


FeF (1#) :

Une grosse masse de deux cents-trois cents personnes était attroupée dans une salle en formant une demi-lune autour d'une large estrade en bois. Sur la scène, deux fauteuils se tenaient côte à côte, face aux spectateurs agglutinés les uns sur les autres. Certains se tenaient debout sur des tables et tendaient le cou pour avoir une meilleure vue du plateau.

Dans un des coins de la salle se tenait l'équipage complet du Vautour. Le capitaine au centre de tous ses compagnons grignotait patiemment quelques biscuits secs pendant que son second appuyé contre le mur observait la salle en s'attardant sur l'équipage de Barbe Blanche qui se trouvait à côté du sien. À l'autre bout de la pièce, quelques marines en uniforme surveillaient les mouvements suspects des pirates qui buvaient et discutaient jovialement en trinquant avec leurs chopes de bière ou de rhum. Au milieu de l'amas de soldats de la mer et entourée de chevaliers en armure sombre, une créature habillée tout de blanc et casquée d'une sorte d'aquarium, braillait son mécontentement à tue tête.

- Comment ça on ne peut pas la capturer maintenant ?! Elle va se donner en spectacle juste ici, devant toute la salle et sous les yeux de mon époux ! Aboya-t-elle en se tournant distraitement le rouge aux joues vers un grand homme habillé élégamment dans la salle surpeuplée. Cette sorcière lui a jetée un mauvais sort, j'en suis sûre ! Il n'a d'yeux que pour elle !

- Je vous en prie, essayez de garder votre calme ! S'affola un jeune officier qui assurait la sécurité du Dragon Céleste.

- Je vous ordonne de l'appréhender dès qu'elle apparaîtra ! Siffla la Tenryubito.

- Mais c'est impossible ! Nous devons suivre l'histoire ! Nous risquons de détraquer le scénario de l'auteur ! S'horrifia le gradé.

- MAIS JE LA VEUX ! JE LA VEUX ! JE LA VEUX ! S'égosilla-t-elle en balançant ses poings boudinés dans tous les sens et tapant du pied.

Une quinzaine de mètre plus loin, un pirate se pencha et chuchota à l'oreille de son compagnon d'arme assis en face de lui:

- C'est quoi cette horreur ? Tu la connais ? Elle n'arrête pas de te regarder... ça fait froid dans le dos...

- Non, du tout ! Trancha nettement le pirate élégamment costumé.

Il replaça son chapeau haut-de-forme bleu marine sur ses cheveux noirs et tenta d'ignorer les cris hystériques de son ancienne ex-future épouse. Il fit mine de s'intéresser à la scène pour couper les questions indiscrètes et incessantes de son camarade de bord sous le regard amusé de Barbe Blanche qui sirotait tranquillement son verre d'alcool. Tout l'équipage se tenait au côté de leur capitaine et se chamaillait pour les quelques boissons éparpillées dans la salle.

Le silence retomba soudainement dans la pièce quand l'intensité des lumières diminua. Une fois le silence total obtenue et la salle pratiquement plongée dans l'obscurité, trois-quatre projecteurs inondèrent la scène de lumière.

Une dizaine de jolies filles habillées uniquement de bikinis aux couleurs saturées s'élançaient sur le plateau en agitant entre leurs mains des foulards multicolores. Après quelques pas de danse aguicheurs, une jeune femme sortit en trombe devant les danseuses qui remuaient habillement leur postérieur sous les yeux éblouis des hommes de la salle. Un concert de sifflements retentit quand les filles laissaient leur place à la nouvelle arrivée.

- Bonjour à tous ! Bienvenue à toutes et à tous pour la première édition et publication du FRUIT EN FOLIE ou la vie intime des Utilisateurs de Fruits du Démon ! Je me présente même si tout le monde me connait déjà, je suis Lola, membre maintenant en CDI de l'équipage de Barbe Blanche à titre provisoire et-

- JE T'AIME LOLAAAAAA ! Hurla le capitaine des Vautours.

- Euh... hum, je serai donc la présentatrice de cette toute nouvelle chronique qui servira à éclaircir les lecteurs sur les particularités des fruits du démons et sur leurs utilisateurs présents dans cette histoire ! bien, je vous demande donc d'accueillir silencieusement notre tout premier invité !

- La lumière des projecteurs se concentra sur le petit escalier en bois sur un des côtés de la scène. Prudemment, un homme habillé et coiffé tout de blanc monta les cinq marches et s'assit sur un des fauteuils de l'estrade.

- C'est ridicule, grommela un pirate du public en se réintéressant à sa boisson.

Lola se posa sur le siège libre en tendant un escargoparleur au pirate aveugle à ses côtés.

- Bonjour ! Heureux d'être parmi nous ? Demanda doucement, mais gaiement la jeune fille.

- Pas vraiment, ce n'est pas comme si j'avais eu le choix, grogna Mocha. Surtout que je suis mort dans l'histoire.

- Vous avez quelque chose à dire avant de commencer à répondre aux questions ?

- Oui, effectivement. Mon nom s'écrit Mocha, mais se lit MOTCHA ! Comme le thé matcha sauf que c'est un O ! « MoCHa » est comme ce mot l'indique, tout bonnement moche. L'abrutie d'auteure a tout simplement oublié de le mentionner dans le chapitre précédent.

- Merci pour cette éclaircissement... bien, nous allons donc commencer. Tout d'abord, une très bonne question, que se pose sûrement pas mal de monde, formulée par Rustal D Amandine, la béta de l'histoire que nous remercions énormément vu l'état de la fic AVANT son passage: « Pourquoi mettre un cache-oreille si ton fruit du démon te permet d'avoir une ouïe très fine ? Tu ne dois pas en porter, sinon quel intérêt d'avoir bouffer un fruit du démon si tu n'entends rien ? » C'est vrai ça, pourquoi ?

- Effectivement cela peut porter à confusion, réfléchit le pirate aveugle. Il faut savoir Amandine, que mon fruit du démon est un Paramecia, il a donc modifié ma capacité auditive. J'entends largement mieux que tous les mortels du monde entier. Cependant, mes oreilles sont beaucoup trop sensibles maintenant. Je peux entendre une mouche voler à une cinquantaine de mètres et entendre une conversation jusqu'à plusieurs kilomètres. Mes caches oreilles me permettent d'atténuer les sons, pas de les couper. C'est beaucoup plus supportable. Je ne les enlève que contre des ennemis qui en valent vraiment la peine et avec lesquels je dois être très concentré.

- Ho ! C'est donc pour ça que tu tuais tous ceux qui parlaient à côté de toi et que tu t'es effondré en pleurant ta maman quand il y a eu le coup de feu ! Tu entends tout dix fois plus forts ! Ton fruit du démon n'est finalement pas si bien que ça. Mais comment tu fais pour... ne pas me tuer ici vu que je parle juste à côté de toi ? Demanda la fille méfiante en s'éloignant du pirate.

- Je ne pleurais pas ! Cracha furieusement l'aveugle. Mais oui... C'est la raison... Je reconnaîs que ce fruit est souvent contraignant. J'ai mis spécialement des bouchons à oreilles sous mon casque antibruit pour l'occasion, il suffit juste de ne pas parler trop fort...

- Très bien ! Question suivante ! C'est la mienne ! « Dans l'histoire, Dillinger va te réveiller pour faire appel à tes services pour nous débusquer, mais pourquoi tu n'es pas dans le dortoir de l'équipage ? Comment as-tu fais pour avoir une cabine à toi ? J'aimerais bien en avoir une moi aussi ! »

- Haha ! Au départ j'étais effectivement dans le même dortoir que mes compagnons, sourit l'interrogé. Je pense que Dillinger n'a pas supporté de devoir recruter de nouveaux membres à chaque nouvelle escale. Je tuais mes compagnons de chambre les uns après les autres pendant leur sommeil. Que veux-tu ? Ils étaient insupportables, ils respiraient beaucoup trop fort. Après, il m'a fait aménager une petite pièce dans le vaisseau. Plus de ronflements, mais elle se trouvait près des toilettes du navire... C'était horrible... Entendre distinctement les déjections, ce n'est pas très agréable... les autres bruits suspects non plus d'ailleurs...

- Des bruits suspects ? S'étonna Lola. De quels genres ?

- Voyons, soixante-dix mecs qui ne voient pas terre pendant quelques semaines et qui n'ont pas de cabine à eux, ils font quoi à ton avis dans les toilettes ? Tu ne crois quand même pas qu'ils vont se vernir les ongles de pied, répondit sournoisement Mocha.

- MAIS ! MAIS C'EST DÉGUEULASSE ! DANS MON ÉQUIPAGE AUSSI ?! C'ÉTAIT ÇA LES TRUCS BIZARRES QUI COLLAIENT DERRIÈRE LES PORTES DES TOILETTES ?! ET C'EST MOI QUI NETTOIE ?!

- C'EST PAS GRAVE ! JE T'AIIIME QUAND MÊME ! beugla la voix éraillée du capitaine des Vautours.

- TOI, TA GUEULE ! S'égosilla-t-elle. MAIS C'EST HORRIBLE ! Je vais directement y mettre un écriteau d'interdiction dès que j'y retourne !

Un tonnerre de hurlements retentit dans la salle. Tous les pirates de Barbe Blanche huaient la jeune présentatrice.

- VOS GUEULES BANDE DE PORCS ! Rugit-elle, toutes les dents dehors. C'EST PAS VOUS QUI NETTOYEZ VOS SALOPERIES APRES ! BANDE DE GROS DÉGUEULASSES !

Le silence finit par revenir dans la salle. Fulminant, le pirate aveugle se repositionna dans son siège, sans oublier de lancer une menace visuelle de ses yeux blancs à la jeune fille qui l'interviewait après avoir replacé ses caches-oreilles. Lola déglutit et lui demanda de continuer son récit.

- Donc j'ai tué tous ceux qui se rendaient aux WC et causé de nombreuses cystites chez les survivants. L'infirmerie était surchargée. Et j'ai fini par déménager à l'autre bout du vaisseau. Tu sais quoi faire maintenant, sourit hypocritement le pirate.

- Euh... oui. Et bien merci pour tous ces éclaircissements. Il n'y a plus de questions ! Je remercie tous nos lecteurs ! Cette fiction ne serait rien sans vous ! Et n'oubliez pas ! Si vous avez des questions à poser à nos utilisateurs de fruit du démon préférés ou un message à leur faire passer n'hésitez pas ! Laissez votre question dans l'espace reviews juste en dessous ou par MP pour les plus timides ! Et vous pouvez aussi laisser des menaces de mort à l'intention de l'auteure pour qu'elle écrive plus vite ! Nous nous ferons une joie de les lui transmettre ! Retrouvez-nous une prochaine fois pour le deuxième numéro de Fruits en Folie ou la vie intime des Utilisateurs de Fruits du Démon ! Tcho bye bye !


NON ! PAS D'INSUUUUUULTES !

Le prochain FeF concernera probablement Marco ou peut- être Dihn s'il survit, qui sait ! Je vous invite donc à poser les questions qui vous porte à cœur et il sera obligé de répondre ! Promis !

À la prochaine les petits gens ! :D