Hello ! Voici le nouveau chapitre tout bô tout chô !

J'ai eu un peu de mal à le pondre celui-là... Surtout que j'étais harcelée toutes les cinq minutes vu que je passe mes vacances chez mes parents (et en plus j'ai été refourguée à l'autre bout du jardin où il n'y a pas de courant et où internet marche quand ça veut bien... avec une batterie d'ordi à moitié morte évidemment, ce n'est pas drôle sinon...;) ) donc je poste mon chapitre de ma petite tente qui pue le renfermé en colocation avec une faramineuse quantité d'araignées bien jaunes et de moustiques tigre sous une bonne grosse pluie d'été qui goutte à l'intérieur, accompagnée de quelques flashs de lumières (je prends la flotte mayday ! Mayday!)... et de grosses boules de poils qui grattent et se promènent derrière mon « super » abris... j'ai peur...

Bien ! J'espère que vous êtes actuellement mieux lotis que moi !

Réponses aux reviews :

Rustal D Amandine : merci d'avoir participé ! Je me demandais si j'allai recevoir quelques petites questions... heureusement que tu étais là... je vais les noter et les transmettre sur-le-champs :D ! Merci pour ton com super beta ! Et j'espère que tu passes de bonnes vacances :)

Angelis-of-night : merci pour tous ces compliments ça me fait très plaisir ! Et... euh... pour la durée d'attente j'en suis profondément désolé... je suis trééés lente à écrire... mais quand je dis lente c'est tréééés trééééééés lente... dans tout ce que je fais en fait... et en plus je fais tout au dernier moment... désolé...
En tout cas j'aime bien les spéculations ! Une princesse dis-tu ? Mystère... En tout cas je ne connais pas Magi et je vais en profiter pour zyeuter tout ça ! :D Merci pour ta review !

Minimiste : Merci ! Moi aussi, je commençais à la trouver un peu longue cette petite aventure ! Et pour savoir qui les a trouvés... il va te falloir lire ! :p
Bientôt, bientôt... tout dépend du point de vue ! Par rapport au chapitre précédent ? À l'année complète ? Au temps de toute une vie ? (pardon... j'ai été trop longue...)
En tout cas merci de me suivre et de me soutenir depuis le tout premier chapitre ! J'attends toujours avec impatience tes petits commentaires qui me font vraiment mais vraiment très plaisir !

… bien... sur ce, voit-ci le chapitre 14 ! bonne lecture ! BANZAÏ !


« Les pirates de Barbe Blanche... Tout le monde connaît l'équipage de l'Homme le plus proche du One Piece... De l'Homme le plus fort du monde... Mais cela n'a pourtant pas toujours était le cas... »

Boniface

Chapitre 14 : «Mise à prix»

Au bout d'une bonne heure, une faible lumière apparut au loin entre la mer et le ciel, se différenciant des étoiles par sa petite teinte orangée. La surveillant attentivement, le phénix eut la satisfaction de la voir grossir et se rapprocher de leur position.

Lola se réveilla soudainement, secouée fermement par le jeune cuisinier. Une immense coque en bois se tenait parallèlement à leur petite embarcation de fortune. Sans attendre une échelle en corde se déroula jusqu'au sol de la petite barque et trois hommes plutôt baraqués descendirent le long du cordage et atterrirent dans la petite embarcation sans quitter des yeux les quatre rescapés.


La jeune femme bondit sur ses pieds face aux trois nouveaux arrivants. Elle était tendue, les poings serrés et prête à se défendre en cas de problème.

- Hey, tout doux Lola ! L'appela une voix cachée derrière une des montagnes de muscles.

- Tony ?! Vista ?! S'écria-t-elle ensuite en reconnaissant une des armoires à glaces qui lui faisait face dans l'obscurité.

La jeune femme se jeta sur l'ancien Noble et le serrait fermement entre ses maigres bras. Gêné, Vista se contenta de lui tapoter le haut de la tête en ignorant les moqueries du petit pirate blond qui s'était faufilé jusqu'à eux.

- Comment vous nous avez retrouvés ? Finit par demander la jeune fille en relâchant son ami encore embarrassé.

- Père avait une Vivre Card de Marco, lui répondit Tony avec un grand sourire. Elle nous indiquait où vous vous trouviez. Mais on a vraiment eu du mal à vous rejoindre sans véritable navigateur. J'ai bien cru qu'on allait chavirer au moins trois ou quatre fois !

- Il va falloir corriger ce problème, répondit sérieusement le phœnix en les rejoignant.

- Mais notre super navigateur est de retour ! Plus de quoi s'en faire, continua fièrement le jeune pirate en donnant une accolade dans de dos du second en le faisant involontairement grimacer de douleur à cause de ses blessures.

- Quoi qu'il en soit, il faudrait d'abord occuper du chien fou... Il est vraiment mal en point.

Le second montra d'un coup de tête l'ancien membre de l'équipage du Vautour totalement inconscient et plus que blême au fond du canot. Reprenant son sérieux, Tony s'agenouilla au niveau du blessé avant de prendre son pouls.

- Il est brûlant ! Appelez un médecin ! Hurla-t-il à ses compagnons toujours à bord qui s'exécutèrent immédiatement.

Sans attendre un des colosses prit le blessé sur une de ses épaules et commença à remonter de long de l'échelle en corde. Ballotté dans tous les sens, Dihn sembla entrouvrir un œil vitreux, mais beaucoup trop faible pour bouger, il fut contraint de se laisser porter jusqu'à la balustrade avant d'être récupéré par de nombreux bras et emporté hors de la vue de ceux restés dans la barque.

Incitée à suivre le Mâche-fer, Lola commença à grimper à son tour le long de la coque en tenant sous un bras le petit chien blanc qui apprécia la promenade. Elle finit par atteindre le pont du bateau avant de s'étaler sur le plancher affamée, assoiffée et épuisée. Un éclair rose l'étouffa soudainement en la redressant.

- Je suis tellement heureuse de te revoir en vie! Ne nous fais plus jamais peur comme ça ! Renifla Marie-Charlotte les larmes aux yeux en continuant de l'enlacer devant les autres infirmières qui s'attroupaient autour d'elle.

Émue par cet accueil, Lola sentait son cœur se gonfler et elle rendit leurs étreintes amicales. Entouré et harcelé de questions, Marco finit par arriver sur le pont. Il commença à répondre aux incessantes interrogations des membres de l'équipage qui se pressèrent autour de lui. À quelques pas du groupe de filles rose bonbon, le jeune cuisinier atterrit à son tour sur le pont.

Le navire de Barbe Blanche fut soudain survolé par un profond silence. Thatch releva la tête. Pourquoi tout le monde le regardait d'un coup ?

- Tha-Thatch ! Quel plaisir de te revoir !

L'apprenti cuisinier fronça les sourcils et dévisagea les membres de l'équipage qui se trouvait proche de lui. Soudain il eut un flash de compréhension et les pointa d'un index accusateur.

- Vous m'aviez oublié ! Vous ne vous étiez même pas rendu compte de mon absence !

- Mais-Mais non voyons ! Répondit un des pirates.

- SI ! Je le vois dans vos yeux ! Bandes de faux-frères !

Stan s'approcha de Lola qui se plaisait à raconter le début de leur aventure et qui était souvent coupée par de nombreux auditeurs qui cherchaient à obtenir toujours plus de détails. Il passa à côté du jeune cuisinier.

- Ah tiens ! Tu étais là toi ?

- Je vous déteste tous !

Du coin de l'œil, Lola aperçût quelques personnes se précipiter à l'intérieur du vaisseau. Suivant le regard de la fille, une des infirmières la relâcha avant de continuer :

- Il va plutôt mal, Héléna et les docteurs l'ont directement emmené au bloc opératoire...

Avant que la jeune femme de ménage eut le temps de lui répondre, tous les pirates rassemblés s'écartèrent pour laisser la place au capitaine gigantesque qui s'avançait jusqu'aux trois rescapés.

- Voyons les enfants, laissez-les respirer, s'amusa Barbe Blanche visiblement rassuré de les revoir entiers.

Sans attendre l'autorisation des concernés, les quelques infirmières présentes sur le pont commencèrent à inspecter et à tâter les blessures des naufragés quand Osis revint très gênée vers l'ancienne captive. Elle lui tendit quelques vêtements plus convenables que l'unique chemise qui l'habillait. Prenant soudainement conscience des conditions vestimentaires dans lesquelles elle se trouvait au milieu de tout un équipage masculin, Lola saisit rapidement les habits proposés par l'apprentie infirmière et jeta un rapide coup d'œil aux pirates qui les encerclaient. Pratiquement au centre de tous les regards, elle bondit sur ses pieds en rougissant avant de s'élancer la chemise virevoltante dans les couloirs du vaisseau sous une cinquantaine de regards très intéressés et de plaisanteries qui la suivaient assidûment.


- Je ne vois pas pourquoi moi, je devrais rester enfermer ici, alors que le fichu Phénix aurait le droit de se balader tranquillement sur le bateau ! Bouda Lola en croisant les bras, assise sur un des lits de l'infirmerie. En plus, je dors dans votre cabine, vous pourriez tout simplement me surveiller là-bas ! Ça arrangerait tout le monde et en plus j'aurais mon lit !

Cherchant à mettre la plus mauvaise volonté possible, Lola continuait de grommeler à tout va en veillant à bien montrer son mécontentement. À côté d'elle, Thatch se montrait beaucoup plus coopératif. Allongé sur son lit, il acceptait toutes les petites attentions en souriant niaisement, bien heureux d'être pour une fois chouchouté par les femmes de l'équipage.

- C'est grâce à son fruit du démon. Une fois son bracelet en pierre marine coupé, il s'est entièrement régénéré, lui expliqua Héléna en poussant dans la petite allée entre les deux alités un grand chariot en métal où était disposé deux gros bols de soupe, une carafe d'eau avec des verres et quelques morceaux de pain frais.

- C'est injuste, siffla la jeune femme alitée qui attrapa violemment son bol fumant et une cuillère en bois en continuant de bougonner et d'engouffrer allègrement son repas. Et en plus on a que de la soupe pour dîner...

Fatiguée par la jeune femme de ménage, Héléna leva les yeux au ciel avant de récupérer le bol vide du cuisinier occupé à lécher les dernières traces de son repas imité par le chiot blanc qui venait de terminer ses morceaux de poulet. Au départ, Les infirmières avaient été contrariées par la présence de la petite bête en affirmant qu'il n'était pas hygiénique d'avoir un chien dans une infirmerie, mais le chiot avait une bouille tellement adorable qu'il avait finalement été accepté. De toute façon elles n'avaient pas eu le choix, car il se mettait à pleurer, à gémir et à gratter à la porte quand il ne se trouvait pas dans la même pièce que Lola. Marie-Charlotte termina d'étaler la pâte transparente et grumeleuse sur les multiples bleus de la fille pendant que Rody s'occupait du bandage de l'adolescent. Lola ne pouvait s'empêcher de grimacer quand l'infirmière brune massait les nombreuses ecchymoses violacées qui lui zébraient le corps et le cou avec de la crème.

La porte de l'infirmerie finit par s'ouvrir et laisser passer un brancard poussé par deux autres infirmières suivies par un docteur que Lola avait déjà entraperçu lors de sa première visite. Dihn, toujours inconscient était allongé et entièrement recouvert de pansements. Il était branché à une perfusion pour le tenir hydraté et un gros bandage couvrait l'intégralité de sa jambe blessée. Le docteur gribouilla deux-trois trucs dans son carnet avant de le ranger dans une des poches de sa blouse blanche. Voyant les deux adolescents l'observer attentivement en attendant sûrement des nouvelles sur la santé de leur compagnon d'une journée, le médecin les informa :

- Il est sauvé, mais je ne sais pas comment se soignera sa jambe. Elle est restée trop longtemps sans soin, il faudra peut-être envisager une amputation. Tout va dépendre de sa façon de guérir. En tout cas il ne faudra pas s'attendre à ce qu'il remarche de ci-tôt, expliqua le médecin en sortant de la pièce sans oublier de chiper au passage un morceau de pain qui traînait encore sur le chariot.

À l'entente du mot amputé, les deux blessés se regardèrent très mal à l'aise. Marie-Charlotte finit par retourner voir son amie et la rassurer.

- Joao exagère, on ne va pas l'amputer... du moins on va éviter... de toute façon on va attendre qu'il se réveille avant de prendre ce genre de décision sauf si son état empire évidemment...

Au bout de quelques minutes de silence, Lola sortit de ses pensées et reposa son bol impeccablement nettoyé sur le chariot. Les quelques infirmières restantes s'appliquaient à laver ou à remettre en place le matériel utilisé lors de l'opération et se préparèrent pour leur futur nuit de garde tout en racontant les mésaventures de l'équipage lors de leurs recherches avant d'enchaîner sur la manière la plus efficace pour amputer un membre le plus proprement possible. Inutile de dire que la nuit fut plutôt longue...


- Bon sang j'ai cru qu'elles n'allaient jamais te laisser sortir ! Ricana Tony en apercevant la jeune femme de ménage qui baillait comme une carpe en sortant sur le pont.

Tranquillement assis sur un tonneau entouré par quelques amis dont Stan et Vista, le jeune pirate blond regardait la jeune femme venir vers eux en shootant dans des cailloux imaginaires tout en continuant de bailler à s'en décrocher la mâchoire. Le soleil du matin était déjà haut dans le ciel.

- Avec les bleus que tu as sur le visage tu ressembles à un zèbre ! Ça pourrait être un nouveau style.

Lola fusilla des yeux le petit pirate et décida d'ignorer sa remarque.

- Tu parles je me suis faite virer de l'infirmerie, râla la jeune fille en essuyant les petites larmes de fatigue qui perlaient de ses yeux.

Elle s'assit en tailleur à côté de Vista avant de s'avachir, la tête appuyée sur sa paume en pestant.

- J'ai demandé à avoir moi aussi un arrêt de travail aux infirmières puisque Thatch en a eu un à cause de ses cotes « félées », mais elles ont refusé, continua la jeune fille. J'ai même essayé de soudoyer les médecins, mais rien n'y fait. Je me suis faite violemment jetée.

La jeune fille se plaignit encore de nombreuses fois en grommelant sur les mauvais traitements qu'elle avait subie dans l'infirmerie et sur le vaisseau des Vautours en insistant allègrement sur un soi-disant « état de choc », avant d'enchaîner à nouveau sous les regards et les oreilles attentives de ses auditeurs les dites « Grandes Mésaventures » de la nuit dernière. Ils étaient devenus célèbres mine de rien. Elle leur re-raconta l'épopée du Casino et de la mallette remplie à craquer d'argent jusqu'à leur sauvetage en plein océan, sans oublier le sacrifice du vieil homme qui l'avait sauvé et de l'état dans lequel se trouvait actuellement le nouveau blessé à bord.

- Je ne l'aime pas, dit Stan debout appuyé contre la rambarde attirant l'attention de ses compagnons assis sur le plancher à ses côtés. On ne peut pas lui faire confiance.

- C'est vrai, il a changé de bord un peu trop rapidement..., réfléchit Vista en caressant son début de moustache les yeux plissés.

- Il nous a sauvés. Sans lui, Marco, Thatch et moi serions toujours prisonniers ! S'indigna Lola.

- Et sans lui, vous ne vous seriez ni retrouvé sur ce rafiot de timbrés ni perdu en pleine mer, répliqua Tony

- D'après ce que tu nous as raconté, j'ai plus l'impression qu'il a profité de vous, continua sérieusement le bretteur à la queue de cheval en ignorant les protestations de la jeune femme. Il a juste suivit le mouvement et je ne pense pas qu'il serait venu vous aider de lui-même si vous ne lui aviez pas rapporté quelque chose. Il n'a pas hésité à sacrifier son propre compagnon et n'oublie pas qu'il a bien amoché Thatch et Marco. Si le combat n'avait pas été interrompu, ils se serraient sûrement entre-tué et il n'avait pas l'air contre, d'après ce que j'ai entendu.

- Comme n'importe quel autre pirate. Toi, Tu n'as pas hésité à blesser Vista sur Tiara Diamond que je sache. Et Marco aussi ne semblait pas contre l'idée de lui taper dessus, lui répondit sèchement la jeune femme. Et qu'est-ce qu'on lui a apporté à part des problèmes ? Rien du tout. Si on n'avait pas été là il serait encore tranquille dans son équipage ! Il a fait ça pour nous sauver !

Stan leva les yeux au ciel en soupirant. Il savait qu'il était pratiquement impossible de raisonner une tête de mule pareille, autant donner des briques à manger à un âne.

- Il ne se serait pas mouillé s'il n'avait rien à gagner. Il s'est servi de vous pour se barrer dès que l'occasion s'est pointée. Il devait attendre ça depuis un bon moment puis quand il a vu une sortie se profiler, paf ! Il en a profité pour se carapater en se remplissant les poches le plus possible. Tu as dit que le capitaine cherchait une carte qui lui avait été volée non ? Tu paries combien qu'il l'a récupérée en cherchant à te faire porter le chapeau et qu'il la garde toujours précieusement sur lui ?

Surprise Lola se redressa. Elle avait complètement oublié cette histoire de carte ! Le capitaine des Vautour avait carrément disjoncté quand il s'était aperçut qu'elle avait disparu la nuit précédente.

La voyant se redresser soudainement et réfléchir intensément, Stan se permit de continuer :

- Il est pratiquement le seul responsable de tout ce qui vous est arrivé sur le bateau. Une fois qu'il avait récupéré la mallette il n'était sûrement plus obligé de vous livrer à son chef puisqu'il avait récupéré ce qu'il était venu chercher, il l'a fait délibérément. Ce n'est qu'une supposition, mais je pense que vous avez dû contrecarrer quelque chose.

- Tu dis n'importe quoi, soupira la fille en essayant de faire abstractions des doutes que le pirate avait commencé à implanter.

- Stan a raison ! Je suis sûr qu'il manigance un mauvais coup ! Siffla Tony. Ce serait trop risqué de le laisser vagabonder sur le navire sans surveillance, il a quand même une prime supérieure à celle de Marco !

- Vu dans l'état où se trouve sa jambe, tu n'as pas de soucis à te faire de ce côté-là, le rassura un pirate aux cheveux bruns en prenant la parole pour la première fois.

- Il a quand même trahi et tué des membres de son ancien équipage, rajouta le plus petit du groupe. Sa fierté de pirate ne trône pas bien haut, tout ça pour une carte et il n'y a pas pire pour faire mauvaise impression. Qui dit qu'il ne va pas monter une mutinerie ici ? Nous vendre à la marine ou chercher à nous livrer à un des yonko vu que Moore risque d'avoir une dent contre nous après ce qu'on a fait sur « Zultanie » machin !

- Ce n'est pas parce que nous l'avons sauvé qu'on le laissera vagabonder tranquillement sur le vaisseau, lui rappela Stan les bras croisés, très attentif à la discussion. Toutes les décisions viendront de Père et on devra s'y plier, ne l'oublies pas.

Le groupe de pirate continuait de débattre plus ou moins sympathiquement sur l'hypothétique devenir du Mâche-Fer et les garçons du groupe s'étaient évidemment tous mis d'accord sur le même point : ils ne pouvaient pas faire confiance à l'ancien membre du Vautour.

Lola continuait à regarder silencieusement les échanges de ses compagnons en gardant pour elle ses commentaires pour éviter de subir à nouveau les foudres de ses compagnons, alors qu'elle avait enfin réussi à se faire accepter. Ça serait stupide d'être à nouveau la bête noire du navire pour quelqu'un qu'elle ne connaissait à peine, même si cela concernait un de ses sauveurs... Mais elle savait ce que c'était d'être une nouvelle recrue et être rejetée rejetée par le groupe. Mais elle, elle n'avait pas attenté à la vie de l'un d'eux. Cela allait être très difficile pour Dihn de se faire accepter ici.

Le mâche-fer n'aurait effectivement pas agit sur le navire des Vautours si cela ne lui avait rien rapporté, c'était évident. Quel aurait été l'utilité de se retrouver avec des bras cassés, blessés ou inutiles et de se mettre à dos tout l'équipage de zizins avec un capitaine psychopathe ? Cela aurait été parfaitement crétin et sans intérêt et s'engagerait plus sur la voie du héros idiot, suicidaire et masochiste qui ne fait pas long feu en voulant épater toute la galerie que du malin prédateur qu'elle le soupçonnait d'être. De plus, elle était très mal positionnée pour parler de lui en tant qu' « opportuniste ». En embarquant clandestinement sur le vaisseau des pirates de Barbe Blanche elle avait quand même cherché elle aussi à profiter d'eux. Bien que l'équipage se soit en quelque sorte vengé en l'envoyant « seule » sur une île du Gouvernement Mondiale quelques semaines auparavant. De ce point de vue-là, Dihn semblait avoir plus de mérite qu'elle : au moins il avait fait quelque chose pour l'équipage qui l'avait sauvé et ne risquait pas d'avoir une dette à combler à leur égard, alors que celle de la fille ne cessait de s'agrandir continuellement.

Mais pourquoi il les avait aidés au juste ? Il aurait peut-être dû faire profil bas quelques temps avant de disparaître... Peut-être qu'il n'était pas si mauvais au final... évidemment qu'elle avait elle aussi des doutes sur les agissements de Dihn, surtout que Stan semblait avoir raison (ce qui ne la surprenait pas vraiment d'ailleurs même si elle ne voulait pas l'avouer), l'homme-hyène était le principal responsable du mauvais traitement qu'elle avait subi chez les mabouls...

Mais elle n'arrivait pas à voir l'homme-hyène comme une véritable menace pour l'équipage à l'inverse de ses cinq compagnons, même si elle devait avoir plus de raisons qu'eux de se méfier. Dihn l'avait attaqué lors de son retour du Casino et lui avait flanqué la peur de sa vie. Il avait aussi bien massacré Marco sous ses yeux en obéissant à un capitaine qui contenait à lui tout seul tous les adjectifs du champ lexical du mot « foldingue », et pour finir il se transformait en espèce de gros chien super flippant... Non pardon, c'était une hyène super flippante, c'était pire. Et il aurait fait tout ça pour une carte ? (En plus, vu que c'était elle qui l'avait gagnée, elle lui revenait évidemment de droit) Il y avait vraiment de quoi avoir des doutes sur le personnage... Et cela méritait quelques explications en bonne et due forme dès son réveil ! Elle ne le lâcherait pas !

- C'est hors de question de le garder avec nous ! Je propose de le laisser sur la prochaine île, blessé ou pas !

Le soudain haussement de ton de Tony, la fit sortir de ses pensées.

- Où est-ce qu'on va au fait ? Finit-elle par demander. On retourne à Texas Primes ?

- Non, on doit continuer le voyage, yoï. Le logue pose était chargé quand Père avait donné l'ordre de partir et il n'avait pas pensé à prendre un Éternel Pose, l'informa le second du navire en passant derrière les six pirates groupés.

- Ha! Hello Marco ! L'apostropha-t-elle joyeusement avec un grand sourire et d'un geste de main amical.

Le phœnix s'arrêta à son niveau et prit son air nonchalant une main appuyée contre sa hanche, l'autre tenant quelques papiers jaunis. Il semblait détailler la jeune femme pendant quelques secondes avant de prendre la parole.

- Je te cherchais. Tu as l'air en forme, yoï.

- Carrément ! On ne m'abat pas comme ça, hé hé ! Répondit-elle en se tapant violemment et bombant fièrement le torse. Mais si on ne retourne pas sur l'île, comment on va faire pour la nourriture ?

- Ne t'inquiète pas. C'est pour cela qu'on s'occupe toujours de refaire en premier le plein de vivres quand on accoste. En cas de problème majeur, comme celui qu'on a eu, on a la possibilité de reprendre la route rapidement sans manquer de rien, expliqua le phœnix.

Vista, Stan, Tony et les autres pirates autour regardaient Lola et Marco échanger un dialogue civil et naturel avec des yeux ronds. Il n'y avait aucune insulte, aucun cris et aucune menace. Ils avaient été échangés ou avaient subi un lavage de cerveaux chez les méchants ! Ce n'était pas possible !

Marco eut un petit sourire en coin

- J'ai trouvé quelque chose de très intéressant dans le journal ce matin.

Il tendit à la jeune femme les quelques feuilles qu'il tenait en main. Très intriguée, Lola les prit avant d'écarquiller les yeux.

- Des avis de recherches ?!

- En effet, il y a toute votre petite équipe de votre aventure de chez le Gouvernement Mondial, précisa le second.

Oh merde ! Lola fit défiler plusieurs fois la petite pile de papiers avant que Tony très pressé, ne les lui arrache brusquement des mains. Il les fit rapidement défiler à son tour avant de s'arrêter sur celle qui affichait son portrait.

- 15 000 000 Berrys ! Pourquoi c'est le mien le plus bas !? Se plaignit le jeune pirate en passant les avis de recherches aux quatre autres qui attrapèrent chacun le leur.

Attiré par le bruit, une horde de pirate visiblement très joyeux se déploya autour des nouveaux recherchés en déversant une multitude de félicitations et de compliments sur leurs nouvelles primes.

- On va fêter ça ! Proposa l'un d'eux.

- Sortons le rhum ! Brailla un autre.

- Et la bouffe !

- Ouaaai ! Répondit en cœur tout le reste de l'équipage.

L'énorme horde de pirates poussèrent les nouvelles têtes à prix jusqu'au centre du pont du vaisseau juste qu'aux pieds de leur capitaine sans oublier de leur distribuer de nombreuses accolades viriles. Une chope déjà en main, Barbe Blanche regardait en souriant ses fils s'attrouper devant lui en roulant de nombreux barils d'alcool.

- QUOI ?! MAIS C'EST QUOI C'TE MERDE ?!Rugit soudainement une voix en coupant le début des festivités.

Les yeux exorbités, Lola transperçait du regard une malheureuse affiche incroyablement tendue entre ses mains et qui était pratiquement sur le point de se déchirer.

- Marco... C'est une blague hein ? Tu me fais une face ! Dis-moi que je rêve et que ce n'est pas vrai !

La fille avait tenté d'attraper le second par sa chemise ouverte, mais il s'était dérobé d'un geste de main plutôt dédaigneux. Très intéressé, un des pirates passa la tête au-dessus une des épaules de la jeune femme de ménage qui s'était effondrée de désespoir. Le pirate écarquilla les yeux de surprise.

- 9... 90... 900 millions de Berrys ! S'étrangla-t-il.

Un gros silence parcouru soudainement le pont. Sans attendre une multitude de pirates se jetèrent sur le morceau de papier encore entre les mains tremblantes de la jeune femme.

- Fais-voir ça !

- Ce n'est pas possible ! Ta prime est pratiquement deux fois plus haute que celle du paternel ! Hallucina un des pirate en l'arrachant des mains de la fille.

- … Mais pourquoi ton affiche est rose ?! Interrogea au bout d'un moment un autre.

- Je suis finie... morte..., chouina Lola à quatre pattes sur le pont. Je n'ai jamais rien fait de mal dans ma vie ! Ah ! J'ai peut-être piqué deux-trois bonbons dans une épicerie quand j'étais gamine... Je vais être traquée le restant de mes jours !

- Gurararara ! Vu l'image qu'ils ont mis, tu n'as aucun soucis à te faire de ce côté-là petite, s'amusa Barbe Blanche en portant sa choppe d'alcool à ses lèvres.

Lola lui envoya un regard noir.

- Ce n'est pas drôle ! Et d'ailleurs ! Pourquoi moi j'ai cette connerie comme image ?! Ce truc horrible ne me ressemble même pas ! Aboya-t-elle. On dirait un dessin d'un gamin de cinq ans ! C'est un croisement entre un Haring et un Dubuffet* ! Tant qu'à avoir un avis de recherche autant en faire un qui ressemble à quelque chose !

- Et en plus il est rose...

- C'est très contemporain, commenta Joz en se joignant au groupe.

- Je vais mourir..., se lamenta-t-elle.

- Je ne pense pas, rectifia le phœnix en pointant du doigt une petite différence avec une affiche classique.

- « Only alive » et c'est encadré et doublement souligné, lu finalement un des hommes autour.

- Oui, mais en rose...

- C'est quoi cette odeur ? Demanda soudainement un des hommes en reniflant l'air puis le papier coloré. Du parfum ?

Intrigués les pirates autour sentirent à leurs tours l'affiche.

- Ça sent bon...

- Ça sent les fleurs..., répondit un des pirates.

- C'est du jasmin, trancha un autre.

- Mais qu'est-ce qu'on a foutre que ce soit du jasmin ?! Rugit la jeune femme au sol. Je suis dans la merde jusqu'au cou ! Je suis condamnée, ok ?! Que ce soit du jasmin où du romarin, je suis morte !

Les pirates autour soupirèrent consternés. Lola s'était réfugiée contre la rambarde du navire, les bras autour de ses genoux et psalmodiait des lamentations et des supplications dans son coin avec son avis de recherche étendu à ses pieds. Sans se soucier de la jeune femme, l'équipage reprit leur début de fête improvisée comme si de rien n'était.

- Je ne pense pas que cette affiche soit authentique, réfléchit Marco en attrapant et en observant à nouveau un bon moment la dite feuille posée sur le sol. On dirait qu'elle a été modifiée après son impression. Regarde le montant, yoï.

- Lola se redressa et tira sur la feuille de mise à prix pour observer à son tour ce que le phénix pointait de son doigt.

- Qu'est-ce que ça veut dire ?! On dirait que des zéros ont été rajoutés au stylo bic ! Hallucina la fille.

- Ça veut dire que quelqu'un a vraiment une dent contre toi...

- Mais qui ? Lui demanda-t-elle.


* Keith Haring et Jean Dubuffet sont deux artistes de l'Art moderne et Contemporain plutôt uniques ;)


Bonus :

Au même moment, une île lambda sur Grand Line... comme dans de nombreuses autres sur les différents océans:

- OYEZ ! MESDAMES, MESSIEURS ! APPARITION D'UN NOUVEAU DÉMON DES MERS ! DEMANDEZ UN JOURNAL ! Hurla un crieur de journaux avec une immense sacoche en cuir entièrement remplie de gazettes du jour. UN NOUVEAU MONSTRE DES MERS A-T-IL FAIT SON APPARITION ? COMMENT RÉAGIT LE GOUVENEMENT MONDIAL ? SERAIT-CE LA VENUE D'UN NOUVEL EMPEREUR PIRATE ? DEMANDEZ UN JOURNAL !

Complètement bousculé par la population qui s'arrachait les gazettes, le vendeur continuait de vendre ses nouvelles qui partaient comme des petits pains.

- 900 millions de berrys ?! C'est un démon ! Paniqua un homme en récupérant une des affiches de recherches glissées entre deux pages du journal.

- Je n'avais jamais entendu parlait d'elle auparavant ! Elle a eu ce montant en une seule fois ?! Quelle horrible crime a-t-elle pu commettre ?! S'affola une jeune maman en tenant sous son coude son lardon qui se mit subitement à hurler.

Alerté par tout le raffut, les habitants des immeubles alentours se penchèrent sur les rambardes de leurs balcons pour en apprendre davantage.

- Comment a-t-elle pu échapper aussi longtemps au gouvernement ?!

- C'est la venue d'un cinquième yonko ?!

- Mais pourquoi l'affiche est-elle rose ?!


Sur une île du nouveau monde, devant une caserne de la marine :

- S'il vous plaît, messieurs ! Veuillez rester derrière la grille ! Ordonna un officier en formant une barrière humaine avec de nombreux hommes en interdisant l'accès à la foule.

Essayant d'empêcher le blocus de rentrer dans la caserne, les marines repoussèrent les flots d'êtres humains qui cherchaient à passer en force.

- C'est moi qui l'ai attrapée ! Elle est là ! Cria un homme habillé d'une cape noire parmi le flot d'être humains.

- Mais non elle est ici ! répondit brutalement un autre individu en montrant un sac en toile de jute qui semblait enfermer une forme humaine qui se débattait.

- Qu'est-ce que vous racontez ? C'est moi qui ai attrapé le nouveau Yonko ! L'argent est à moi !

Les trois hommes se toisèrent haineusement avant de se jeter les uns sur les autres et de s'envoyer de gros coups de poing dans la figure.

- Les 900 millions sont pour moi ! Cracha l'homme en noir en envoyant un crocher qui s'écrasa sur la mâchoire de son rival après avoir essuyé un filet de sang qui coulait de sa bouche.

- Bâtard ! Ce n'est pas la vraie, connard ! La mienne est authentique ! Frappa un quatrième.

- Menteur ! J'ai la vraie avec moi ! Hurla un autre.

La foule finit par se taper entièrement dessus. Les marines totalement submergés furent projetés loin de la cohue.

- Ici, le lieutenant-colonel Stanford ! Je demande un soutien immédiat ! Envoyez des renforts à l'entrée de la caserne ! Réclama l'officier à travers un petit Den den mushi accroché en montre à son poignet.

- Lâche-la ! C'est ma proie ! Va t'en trouver une autre ! Aboya un chasseur de prime dans la lutte en enfonçant sa botte dans le ventre d'un de ses rivaux.

- Colonel ! Nous ne pouvons pas accéder à votre requête ! Paniqua son interlocuteur à travers le petit mollusque affolé. La salle d'attente des chasseurs de primes subit elle aussi un véritable carnage ! Ils affirment tous qu'ils possèdent la vraie Lola ! Ils de battent entre eux ! La majorité des troupes a pratiquement été décimée en cherchant à les séparer !

Au même moment une fenêtre du deuxième étage explosa en déversant une bonne quantité de débris de verre dans la cour de la caserne. De nombreux cris de rage et de coups de feux résonnèrent dans le bâtiment. Abrité derrière un muret, le colonel surveillait les combats archaïques qui faisaient rage à quelques pas de lui.

- Appelez les casernes voisines ! Demandez l'envoi de nouvelles troupes ! Ordonna le plus haut gradé.

- Déjà fait monsieur ! Malheureusement, elles subissent toutes elles aussi un véritable carnage ! C'est l'anarchie totale !

- MAIS C'EST QUOI CE PUTAIN D'BORDEL ! Rugit l'officier. TROUVEZ-MOI UN RESPONSABLE !


Sur le navire de Barbe blanche :

- ATCHOOOOUM !

Lola renifla en essuyant son nez d'un geste de main, entièrement recroquevillée sur elle-même. Une forte odeur d'alcool flottait dans son abri. Elle était décidée à ne plus jamais sortir de sa cachette.

- Hey ! Mais ne fais pas l'idiote ! Sors de ce tonneau ! Dit un des pirates le secouant. Et viens faire la fête avec nous !

- PAS MOYEN ! Laissez-moi crever dans mon coin ! Ça ne devrait plus tarder de toute façon !

(À suivre...)


Ben ça c'était du gros bonus !
Je vous dis maintenant bonne nuit à tous et je vais me pieuter de ce pas ! TCHO TCHO! ;)