Hey ! Beaucoup de review pour ce premier chapitre ! Merci énormément ! Vous gérez !

Alors, Kara, Morte où vivante ? Mouhahahahahahahha à voir :p

Bonne lecture !


Réponse à l'Incroyable Super Guest J :

Hey ! Mais elle était complètement folle cette review ! ma page web ne peut même pas l'afficher en un seul morceau tellement elle est longue ! Alors là c'est sur, t'as level up dans le domaine du laissage de review et oui, comme tu peux le constater, je parle super bien la france !

Ravie que tu sois addict ! Mouhahaha et oui, mon sadisme s'élève de plus en plus et cette histoire va peut-être finir par vous faire péter un cable xD

Ce rêve était là uniquement pour ça figure toi xD Oui oui, pour briser vos petits coeurs, quel intérêt d'un deuxième tome, si tout est tout beau tout rose ? :p

Tu vas avoir quelques réponses sur les relations entre les personnages dans ce chapitre ! Pour le père de mini arias, pour ma part, c'est juste un type lambda, pour le moment en tout cas, ça à le temps de changer avec le temps xD

Keira en flic, je le savais depuis la création du tome I et je pense que vous allez vite comprendre pourquoi je l'ai fait flic ! Comme je t'ai dis plus haut, quelques réponses sur les liens entre les personnages, certains pourraient peut-être même vous surprendre un peu où vous faire râler à voir xD En tout cas, voir un vrai sourire de Keira en se début d'histoire voir être un événement rare je le crains.

Franchement, je sais pas ce qu'il à l'auteur de cette histoire, mais de toute évidence, il a quelque chose qui tourne pas rond pour défoncer ainsi ses personnages... xD

Oui je ne dirais pas le contraire sur Alex en uniforme xD mais même sans elle le reste xD Que de question tu as... patience j'espère que tu as aussi :p

Les flashbacks seront nombreux dans cette histoire et je pense que c'est pour le mieux, tu devrais comprendre au fil de l'histoire pourquoi je dis ça xD

Alex en couple ? Maybe :p Avec qui ? je sais pas :p

Que de questions auxquelles bien évidement, je ne peux répondre, ce serait nettement moins drôle sinon xD

Kara, le grand mystère de ce début de tome II... alors, aura tu une réponse dans ce chapitre ? Maybe :p

Évidemment que je te réponds ! Je réponds à chacun d'entre vous et avec le temps que tu dois passer à écrire des reviews pareilles, il est hors de question que je ne le fasse pas !

Oui, en fait, Sam est là pour vous éviter de vous pendre xD

Ah non c'est sur le ils vécurent heureux alors qu'il y a une suite, c'était vraiment pas mon truc xD

Bien, voyons voir qui tu vas détester dans ce tome là alors :p

oui je m'en souviens, mais j'aime le chantage autant que le sadisme :p

va-t-elle être aussi apprécié et aussi longue, j'en sais rien, je ne peux que l'espérer, Madoka me dit qu'elle préfère le tome II de ce que je lui ai dit, mais... c'est une sadique aussi alors ...

Et je vais en profiter pour te répondre à ton autre review sur le général de mon tome I !

Déjà, un très grand merci d'avoir pris le temps de le faire, t'as été vite en plus ! La réécriture ne va pas changer l'histoire, juste rajouter certains détails/scènes passés à la trappe au fil de l'écriture et oui, je prévois de faire plus de moment entre sœurs notamment.

Pour les fautes d'orthographes, ça n'a jamais été mon fort xD Mais je corrigerais tout ça pour la réécriture ! D'autant que Erec c'est proposé comme beta !

Pour la Maggie du tome 6, oui, c'était bien elle et c'était voulu ! Juste un petit caméo comme ça de ses débuts à la police :p

Encore un GRANNNNNNNND MERCI à toi et bonne lecture !


CHAPITRE II

•••

? ? ? :

L'ambiance était au beau fixe sur ce marché de Noël couplé à une immense fête foraine. La neige était au rendez-vous, laissant l'ambiance encore plus magique. De nombreux enfants et adolescents jouaient avec la poudre blanche, des couples déambulaient entre les stands en se tenant la main et des familles entières s'étaient réunies pour passer un moment inoubliable en cet après-midi du 24 décembre. Parmi toutes ces personnages, se tenait une blonde incroyablement énergique, tenant par la main une brune qui avait clairement du mal à suivre le rythme enthousiaste de la pile électrique. Néanmoins, un sourire était perceptible sous son immense écharpe noire, la jeune femme étant attendrie par le comportement plus que lumineux de sa camarade à lunettes.

Kara, est-ce que tu comptes nous traîner avec une vitesse aussi folle encore longtemps ? S'amusa la plus petite. Les autres vont finir par nous attendre.

Eh bien ils attendront, sourit son interlocutrice, juste un pas devant elle, marchant à reculons pour pouvoir faire face à la brune, alors que leurs mains étaient toujours liées.

Bien, alors j'imagine que ton estomac aussi attendra dans ce cas-là. Parce que je te signale, que l'on doit tous se retrouver pour aller manger un morceau, taquina Lena.

La soeur de Supergirl perdit son sourire, ouvrant la bouche et la refermant plusieurs fois, alors que son cerveau était vraisemblablement en grand dilemme. La jeune Luthor ricana à ce constat. Elle savait très bien comment parler à sa petite amie, celle-ci ne pourrait jamais résister à l'appel de la nourriture et pour cette fois, c'était tant mieux ! Les deux amoureuses avaient passé leur journée ici et avec une pile d'énergie comme Kara, Lena n'en pouvait plus !

Eh bien ils attendront ! Reprit enfin la blonde à lunettes, reprenant sa marche, entraînant sa copine à sa suite, alors que celle-ci avait subitement les yeux grands ouverts.

Euh quoi ? Kara, t'es sûre que tu te sens bien ? On parle de nourriture là ! Fit de nouveau la milliardaire, complètement abasourdie.

Tout ce qu'elle eut comme réponse, fut un rire sonore et un petit regard en arrière pétillant. Lena fronça les sourcils. Ok, alors là, ce n'était pas normal. Jamais Kara ne faisait attendre la nourriture. JAMAIS.

Où est-ce que tu m'emmènes ? Questionna la brune, de plus en plus interrogative sur le comportement de sa petite amie.

Tu ne reconnais pas ? Lança Kara avec un sourire, se retournant de nouveau toute en entraînant Lena à sa suite.

La jeune Luthor examina les alentours et se rendit compte qu'elles s'étaient enfoncées dans la partie fête foraine du marché, plus précisément dans les attractions à pinces.

Tu sais, j'ai un pouvoir magique, sourit de nouveau la Danvers, ses mots faisant étrangement écho au passé, à l'époque où elles étaient encore de simples lycéennes.

Le coeur de Lena bondit immédiatement dans sa poitrine, alors qu'elle fixait intensément la blonde, qui la regardait avec tout l'amour du monde. Qu'est-ce qu'elles faisaient là ? Pourquoi Kara l'emmenait-elle ici ? Maintenant ?

Tu- Je- La jeune Luthor se racla la gorge, les joues soudainement rouges, le froid n'étant pas en cause. Vraiment ? Se reprit-elle, répondant exactement la même chose qu'elle avait répondue aux paroles de Kara, il y a maintenant 3 ans jour pour jour.

Un grand sourire se répandit sur le visage du soleil personnifié, clairement ravi que la milliardaire est répondue ceci.

Mon super-pouvoir, c'est que je suis capable de retrouver les choses disparues, envoya mystérieusement Kara, alors qu'elle s'arrêtait finalement devant une machine.

Devant la machine ! Leur machine. Celle qui trois ans plus tôt, avait donné cet écrin noir, avec deux alliances en plastique. Alliances que Kara s'était empressée de mettre au doigt de Lena, avant de mettre la seconde à son annulaire gauche. L'héritière de LuthorCorp laissa s'échapper un souffle tremblant. Que faisait Kara là ? Elle ne pouvait pas…. elle ne pouvait pas…. si elle pouvait ?

Kara… je… je ne veux pas d'une autre bague, lâcha la brune. Je te promets que je vais retrouver la mienne ! Je n'en veux pas une autre, je veux la MIENNE, insista-t-elle.

Elle avait tellement paniqué en se rendant compte pas plus tard que la semaine dernière, qu'elle avait perdue son alliance. Elle était peut-être en plastique, mais elle représentait tellement à ses yeux. Elle avait fouillé partout, de fond en comble, énervant sans doute tout le monde autour d'elle, qui devait être devenus fous à force de l'entendre parler de cette stupide bague qu'elle avait perdue, parce qu'elle était stupide !

Il ne te reste pas une petite pièce ? Je n'ai plus de monnaie, continua Kara, ne s'occupant pas de ce qu'avait pu dire la Luthor juste avant, continuant d'utiliser les phrases de leur passé commun.

Lena voulait protester, mais elle abdiqua au regard insistant et merveilleux de sa blonde adorée. Aussitôt, la soeur de Supergirl activa la machine et la pince saisit une des boules opaques qui se trouvaient à l'intérieur, réussissant du premier coup, à gagner son prix. La brune soufflait malgré-elle avec amusement. Ok, peut-être que Kara avait réellement un don pour savoir quand une machine allait se montrer gagnante.

La blonde à lunettes entreprit d'ouvrir la boule en plastique, Lena ne pouvant s'empêcher d'agiter sa jambe avec nervosité, alors qu'elle se mordait la lèvre inférieure, fixant sa petite amie avec intensité. Son coeur rata un battement, avisant l'écrin noir que sa copine venait de sortir de la boule. Cependant, un détail attira sa curiosité. L'écrin ne semblait pas neuf. Il était abîmé par endroits, une usure qui laissait présager de nombreuses manipulations.

Kara souffla soudainement avec une certaine nervosité, fixant la petite boîte noire dans ses mains, rendant encore plus fébrile la jeune Luthor, qui ne pouvait vraiment plus détacher son regard de la femme merveilleuse qui se tenait devant elle. Finalement, après un temps qui sembla infiniment long aux deux jeunes femmes, la blonde remonta son attention vers le visage de sa petite amie, leur regard se connectant pour ne plus se lâcher. Ce que Kara put alors lire dans les iris vertes de la femme qu'elle aimait, lui donna le courage d'aller jusqu'au bout de ce qu'elle voulait entreprendre, se baissant soudainement, mettant un genou dans la neige, alors que Lena écarquillait les yeux, ceux-ci devenant immédiatement pétillants d'émotions.

La soeur de Supergirl envoya un sourire magnifique, son coeur se mettant à rebondir intensément dans sa poitrine. Trop intensément…. Sa vue se brouilla soudainement, les sons devenant de plus en plus lointains. Sa respiration était rapide, douloureuse, sifflante. Elle se mit à paniquer, ses mains se resserrant sur l'écrin qu'elle tenait. Que se passait-il ? Elle ne comprenait pas… Elle sentit soudainement une vive douleur à la poitrine, juste à la position du coeur, l'obligeant à crier pour libérer sa souffrance. Son regard descendit alors en direction de celui-ci et c'est avec effroi qu'elle constata une tache de sang se former à une vitesse effrayante sur son manteau. Pourquoi ? Elle avait froid. Mal. Sa tête tournait. La nausée s'emparait d'elle. Elle redressa de nouveau les yeux et elle s'immobilisa autant que le put, son corps malade de souffrance, alors qu'elle tombait nez-à-nez avec le canon d'un pistolet. Pistolet tenu par…. Lena, qui la regardait avec un air froid et détaché.

P- P- Pour- Pourquoi ? Réussi difficilement à articuler Kara, alors qu'elle crachait soudainement du sang.

La milliardaire leva alors son sourcil gauche et répondit d'un air tout aussi glacial que le reste de son expression :

Je suis une Luthor. À quoi t'attendais-tu ?

•••

Jeudi 3 Février, Chalet, Laponie Finlandaise :

La jeune femme sursauta soudainement alors qu'elle se réveillait avec un léger vent de panique. Sa respiration était sifflante, douloureuse et sa main se positionna instinctivement sur sa poitrine sur le côté gauche, à l'endroit même où était visible une cicatrice maintenant vieille de 10 ans. Elle resta allongée dans l'immense lit où elle se tenait sur le dos, effectuant lentement un exercice de respiration pour calmer sa panique passagère et tenter d'évacuer la souffrance qui depuis, était devenue quotidienne.

Un grognement sur sa droite se fit soudainement entendre et la prise qu'avait le bras qui s'enroulait autour de son ventre augmenta légèrement, tandis que des pieds froids se faisaient sentir sur ses jambes, la faisant frissonner désagréablement. L'éveillée poussa alors un soupir d'exaspération, alors que sa respiration s'était de nouveau calmée, son esprit chassant son précédent cauchemar, dont le genre était trop récurrent pour son bien-être mental.

Kate… Bouge-toi. T'es plus froide qu'un glaçon, maugréa la blonde.

Un autre grognement se fit entendre de la brune aux mèches blondes, qui était accrochée à sa voisine, tel un koala à sa branche. Roulant des yeux, la jeune femme agrippa le bras qui s'enroulait autour d'elle et tenta de le décrocher elle-même.

Laisse-moi dormir Kara, pesta Kate, les yeux encore fermés, sa tête sur l'épaule de la blonde.

Très bien, mais fait le loin de moi ! C'est pas possible d'avoir les pieds aussi froids ! Enlève-les tout de suite !

Non. T'es ma bouillotte géante. Tu n'avais qu'à pas nous perdre en plein milieu de l'Antarctique...

On est en Laponie, pas en Antarctique, soupira Kara.

C'est pareil, fait au moins -8000 dehors. Franchement, je préfère qu'on retourne en Afrique. Il faisait bien meilleur.

La blonde se mit à rire, grimaçant légèrement alors que la douleur n'était toujours pas passée.

Tu veux rire ? On a passé 6 mois là-bas et tu as passé ton temps à te plaindre de la chaleur.

Me plaindre est une seconde nature, ça prouve que je vais bien.

Bien, alors c'est 8 derniers mois, t'étais au top ! S'amusa Kara.

Kate eut un ricanement mais n'ajouta rien, se contentant de resserrer son emprise, alors que la blonde soupirait encore une fois.

Sérieusement Kate, enlève-toi s'il te plait. J'ai super mal, lâcha-t-elle d'une voix nettement moins enjouée qu'à son habitude.

À ces mots, la brune aux mèches blondes se retira immédiatement, laissant enfin Kara souffler correctement, avant qu'elle ne se mette à se lever et à se diriger vers la commode de la chambre, où se trouvait un récipient de comprimés contre la douleur. Sa bouillotte partie, la jeune Kane frissonna immédiatement de froid, maugréant contre ce pays alors qu'elle s'enroulait dans la couverture.

Tu sais, tu devrais vraiment penser à consulter un médecin. Un bon médecin, insista la femme aux cheveux courts. C'est pas normal que t'es toujours aussi mal après autant de temps, ajouta-t-elle sérieusement, quand elle avisa la blonde avaler deux pilules.

Ce n'est rien, affirma Kara en récupérant des affaires propres prête à partir sous la douche, tournant ainsi le dos à l'autre femme dans la pièce. Ce ne sont que des douleurs chroniques.

Que tu devrais essayer de traiter autrement qu'avec des comprimés. Sérieusement, tu manges ça comme si c'étaient des bonbons.

Je n'ai pas le temps pour autre chose, ajouta la Danvers, l'expression soudainement fermée.

Non, tu n'as juste pas envie d'avoir le temps…

Je-

Kara s'arrêta dans sa phrase, les sourcils haussés de surprise, alors qu'elle tournait enfin son regard bleu en direction de Kate, la trouvant enrouler dans la couverture tel un sushi, avec juste la tête qui dépassait. Leur regard se croisa et après quelques secondes de flottement, la blonde se mit à rire.

Non mais est-ce que tu t'es vu ? Éclata la jeune femme complètement hilare.

Quoi ? J'ai froid, ajouta simplement Kate d'un air boudeur.

T'as cas te couvrir un peu plus ! Se moqua Kara.

Je n'aime pas dormir avec un pantalon ! J'ai déjà fait l'effort de mettre un haut pour toi, alors ne m'en demande pas trop, râla la femme sushi.

Mais heureusement que tu l'as fait ! Je ne dors pas avec toi si t'es toute nue ! S'outra la Danvers.

M'est d'avis que tu ne dirais pas ça si j'étais une autre milliardaire, lança sarcastiquement son amie.

Tu racontes n'importe quoi, grogna Kara en se retournant, fouillant de nouveau dans ses affaires pour s'occuper les mains et surtout l'esprit.

On va dire, ricana Kane, n'appréciant guère que la simple mention de "l'autre milliardaire", puisse autant braquer la jeune Danvers.

Saisissant son téléphone portable, Kara se retourna finalement, un sourire sadique aux lèvres, prenant immédiatement une photo de la femme sushi.

Attends, attends tu fais quoi là ? Lâcha la brune aux cheveux courts, l'expression presque horrifiée.

Vengeance, sourit mesquinement son amie. Voyons voir ce que mes 7 millions d'abonnés diront, en avisant l'une des milliardaires les plus en vogue, en femme sushi.

Tu ne vas pas faire ça ? Lâcha Kate.

#SushiWoman, commenta la blonde en pianotant sur son téléphone, se dirigeant vers la salle de bain.

Quoi ?! Non attend ! Mille excuses, je parlerais plus d'elle promis ! Se hâta la brune en se débattant avec la couette pour sortir et ce, sans grande réussite.

Finalement, Kara referma la porte derrière elle, un sourire fier sur le visage et elle éclata de rire quand elle entendit un bruit sourd, sa meilleure amie étant sans aucun doute tombée du lit, lançant des gros mots à tout va. Publier.

•••

Vendredi 4 Février, Appartement Luthor, National City :

Lena se tenait debout, devant le comptoir de sa cuisine ouverte, lisant le journal en toute tranquillité, en ce début de journée. Hier soir, elle avait passé une superbe soirée en compagnie de Sam et Ruby, le genre de soirée qu'elle affectionnait particulièrement et qui lui laissait toujours le coeur léger.

Soudainement, son téléphone sonna, perturbant le silence reposant de son grand penthouse. Elle soupira en avisant le correspondant, se demandant pendant quelques instants, si elle ne pouvait pas simplement ignorer l'appel. Cependant, malgré son envie, elle décrocha, prenant immédiatement un ton professionnel, alors que l'un de ses cadres venait encore se plaindre pour une raison futile. N'était-elle entourée que d'incapables ? Heureusement que Sam travaillait avec elle et relevait le niveau avec brio, sinon, elle aurait vraiment fini en dépression avec des abrutis pareils comme employés.

Son agacement montait de plus en plus, au fur et à mesure des jérémiades et des excuses insupportables que son interlocuteur lui servait à la pelle. Elle aurait vraiment dû ignorer l'appel… La pression montait, elle allait vraiment finir par être mordante dans ses réponses. Elle ouvrit la bouche, prête à faire taire l'homme à l'autre bout du fil, avec une remarque bien cinglante, mais son haut fut soudainement légèrement tiré, attirant l'attention de la femme d'affaires, qui sourit immédiatement en apercevant sa nièce adorée la regarder avec un sourire. Perdant légèrement le fil, Lena se pencha légèrement, Ruby déposant immédiatement un baiser sur la joue de sa tante, avant de partir s'asseoir sur l'un des hauts tabourets du bar.

Faites parvenir le dossier à mon assistante, je m'en occuperais plus tard, lâcha finalement la brune, son employé pouvant vraiment remercier la fille de sa meilleure amie, qui lui avait redonné de la bonne humeur avec sa simple présence.

La conversation terminée, Lena s'empara du petit déjeuner qu'elle avait préparé et déposa le tout sur le bar, Ruby la remerciant avec joie, alors qu'elle commençait à manger.

Alors, bien dormis ? Demanda la milliardaire avec un sourire, reprenant sa tasse de café et son journal.

Oh non ! Ma mère n'a pas arrêté de ronfler ! C'était horrible ! Se plaignit la fille.

Lena rit doucement.

Je suis désolé. Promis, je vais vite faire aménager la deuxième chambre d'amis. Tu auras une chambre, rien qu'à toi, lui assura sa tante.

Vraiment ?! S'enthousiasma immédiatement la fille de Sam.

Vraiment, sourit Lena, trouvant la joie et l'excitation de la fille tout simplement adorable.

Ce comportement la fit immédiatement penser à quelqu'un d'autre, mais elle effaça immédiatement cette pensée de sa tête. Il fallait vraiment qu'elle arrête de faire ça…

Et je pourrais la décorer comme je veux ? Reprit Ruby avec de grands yeux pétillants.

Si tu veux, affirma la PDG de L-Corp. Demain nous pourrions aller faire les magasins et acheter tout ce que tu voudras.

TOUT ?! S'excita la petite fille en sautillant sur son tabouret.

T-

Redescends sur terre minimoys, intervint soudainement sa mère, posant une main sur la tête de la petite pile électrique, afin de l'empêcher de sauter comme elle le faisait. Il est hors de question que je laisse faire ça.

Mais mamaaaaan, râla aussitôt Ruby.

Inutile de me faire tes yeux de merlan frit, ricana l'ex-pompom girl en se servant du café. Je suis totalement immunisée à ça.

Oui, mais pas tante Lena, elle voudra bien faire tout ce que je lui demande, sourit fièrement sa fille.

La tasse sur le bord des lèvres, Sam haussa un sourcil en observant la plus jeune, qui lui lançait un grand sourire hautain, alors que la milliardaire peinait à ne pas éclater de rire.

Mon dieu, j'ai créé un monstre, murmura l'associé de Lena.

N'en pouvant plus, la brune se mit à rire, alors que Ruby était déjà passée à autre chose, s'extasiant de nouveau sur sa rentrée d'hier. Visiblement, la gamine, en digne fille de Sam, n'avait pas mi longtemps à se faire des copines et elle était déjà excitée d'y retourner.

Ayant visiblement une illumination subite, Sam s'en alla dans la chambre qu'elle avait partagée avec sa fille pour la soirée, attirant le regard curieux des deux autres. Quelques instants après, l'ex-cheerleader revint une lettre en main, la tendant à sa fille. Ruby s'en saisit immédiatement, curieuse, avant de s'exciter comme une folle, quand elle se rendit compte qui était l'expéditeur :

C'est tonton Mike !

Ni une, ni deux, la fillette arracha l'enveloppe avec empressement, se levant pour se diriger vers le salon, s'asseyant sur le canapé pour lire la lettre en paix. Les deux adultes la regardèrent faire avec le sourire.

Il va bientôt passer à National City pour nous voir ! C'est trop COOOOOL !

Sam et Lena rigolèrent devant la petite danse de la victoire, appréciant elles aussi de revoir le brun qu'elles n'avaient pas eu depuis maintenant plusieurs mois.

Allez petite terreur, va donc te préparer avec les affaires qu'on a emmenées, sinon tu vas finir par être en retard.

J'y vais ! Je termine juste de lire !

Une fois fait, comme elle l'avait dit, Ruby partit se préparer, laissant les deux amies dans un silence calme, Lena terminant son journal, alors que Sam surfer vite fait sur les réseaux sociaux en buvant son café. Soudainement, la voisine de la milliardaire se mit à ricaner, attirant l'attention de Lena.

Ça casse le mythe de la badgirl là.

De quoi tu parles ?

La mère de Ruby tourna son attention vers sa voisine et se rendant compte qu'elle avait parlé à voix haute, elle se reprit :

Oh non rien, laisse tomber ! C'est juste une photo stupide sur Insta, rien d'important.

Oui alors là, c'est carrément suspect ta façon de détourna ça, montre.

Non je t'assure c'est rien, rit nerveusement l'ex-pompom girl.

Sam, insista Lena.

Un petit duel de regard s'installa et la châtain fini par rouler des yeux.

Bien, tu te débrouilles, c'est toi qui as insisté, râla-t-elle en lui tendant son téléphone.

Est-ce que c'est…. Kate Kane ? Lâcha la brune, incrédule, en avisant la femme sushi, avec un petit rictus.

Sa meilleure amie confirma en riant, tandis que Lena perdit immédiatement son sourire en avisant qui avait posté cette photo, qui avait déjà été aimé par plusieurs milliers de personnes. Kara Danvers. Sa mâchoire se contracta soudainement, alors qu'un sentiment intense et familier lui brûlait la poitrine. Tout de suite, elle rendit le téléphone à sa meilleure amie, déposa sa tasse dans l'évier et se prépara à partir, s'étant déjà préparée depuis plus d'une heure :

Il Faut que j'y aille, j'ai une tonne de dossiers à traiter aujourd'hui. Les clés sont derrière la porte, n'oublie pas de fermer en partant, lâcha-t-elle neutrement, soudainement complètement refermée sur elle-même.

Lulu tu-

BAM !

Sam n'eut pas le temps de terminer sa phrase, que la porte d'entrée claqua, indiquant à l'ex-cheerleader qu'elle venait de quitter l'appartement. Elle souffla, se maudissant d'avoir gaffé comme ça. Quand est-ce que sa meilleure amie allait-elle finir par passer à autre chose ?

•••

Vendredi 4 Février, Commissariat, National City :

Le dos appuyé contre le dossier de son fauteuil, les jambes tendues croisées sur son bureau, Keira lisait attentivement le dossier qu'elle avait dans les mains, ne remarquant même pas sa coéquipière qui entrait dans le bureau qu'elles partageaient depuis maintenant deux mois.

Je me suis toujours considérée comme quelqu'un d'assez spartiate, mais toi alors, t'es au-dessus du lot, y'a pas à dire, intervint Maggie, s'asseyant dans son fauteuil, faisant face ainsi à sa collègue au vu de leurs bureaux collés face à face, alors qu'elle remarquait le manque total de décoration dans la partie réservée à Keira.

La blonde n'avait pas un seul effet personnel. Pas un. La seule chose présente à elle, était sa veste en cuir pendant sur le dossier de sa chaise, tout le reste était fourni par le commissariat. Maggie n'était pas non plus du genre à envahir son espace de travail avec une multitude de photos en tout genre et autres babioles inutiles, mais son bureau semblait complètement envahi, quand on le comparait avec celui vide de sa voisine.

La blonde releva quelques secondes ses yeux du dossier qu'elle avait fini par apprendre par coeur tellement elle l'avait parcourue, croisant le regard brun de sa binôme, puis elle les redescendit aussitôt, n'ajoutant pas un seul mot, son expression étant toujours aussi neutre. L'Hispanique soupira :

Juste comme ça, pour être sûr, est-ce que tu as des dents ? Non parce qu'en deux mois, je ne suis pas sûr de t'avoir vu sourire une seule fois. Le faire ne va pas te les faire tomber si tu en as, tu es courant j'espère ? Lâcha-t-elle sarcastiquement.

Pour toute réponse, l'ancienne footballeuse se contenta de faire un doigt à sa collègue, avec sa main qui tenait toujours la chemise en carton du dossier qu'elle lisait, ne relevant même pas son attention vers sa voisine. Celle-ci ricana. C'était quoi le problème de cette fille sérieusement ? Une huître aurait plus d'expression qu'elle ! Et plus de conversation en passant.

C'est quoi ce dossier ? Retenta Maggie.

Dans leur métier, la relation que l'on maintenait avec son partenaire était primordiale. Il fallait vraiment qu'elle arrive à briser ce mur gigantesque derrière lequel s'était terrée sa collègue. C'était pour leur bien à toutes les deux.

Rien qui te concerne.

Deuxième soupir, nouvel échec. Enfin, au moins elle lui avait répondu avec des mots cette fois-ci.

Ça fait deux mois que je te vois le lire, le relire et le relire encore. Qu'est-ce que tu cherches exactement ? Je suis sûr que tu serais capable de le réécrire entièrement sans aucun modèle sous le nez.

— ….

Troisième soupir… Ok, maintenant elle commençait sérieusement à en avoir marre. Elle n'était pas la fille la plus patiente du monde et cette femme avait un don pour lui ronger le peu qu'elle avait étonnamment vite.

Bon, j'ai été voir le légiste tout à l'heure. D'après lui, le cadavre que l'on a trouvé hier : Ivan Malik, est mort d'une overdose d'héroïne, comme pouvait l'indiquer la seringue qu'on a retrouvée sur lui. Nous n'avons donc officiellement plus d'enquête.

Pour la première fois depuis qu'elle était entrée dans la pièce, Supergirl posa réellement son regard sur Maggie, délaissant son dossier, alors qu'un léger froncement de sourcils se dessinait sur son visage, seule expression que l'Hispanique connaissait vraiment de sa partenaire.

Bien sûr que si nous avons une enquête, c'était un meurtre. Peut-être pas prémédité, mais ça l'était, affirma la Danvers.

Et qu'est-ce qui te fait dire ça ? Demanda Maggie, curieuse.

Il avait des traces d'encre sur sa main gauche, le genre de tache typique des gauchers. Je me suis donc renseigné vite fais sur lui hier et l'un de ses collègues me la confirmer. Or, cette seringue a été piquée dans son bras gauche. Ce n'est donc pas lui qui se l'ait injectée. Donc officiellement, nous avons toujours une enquête.

La plus âgée regarda la blonde d'un air étrange, à la fois impressionnée qu'elle ait eue ce raisonnement et qu'elle ait enchaîné autant de mots d'un seul coup et exaspérée que sa binôme est enquêtée sans elle.

Et je peux savoir quand est-ce que tu t'es renseignée autant ?

Je te l'ai dit. Hier.

Je ne sais pas si tu es au courant, mais on est censé travailler ensemble toi et moi. Tu ne devrais pas travailler seule de ton côté.

Je n'avais pas besoin de toi.

Que quelqu'un la retienne, elle allait faire un carnage !

Écoute-moi blondie, commença Maggie, tentant difficilement de contenir son irritation devant le caractère de sa collègue. Tu-

Une sonnerie la coupa brusquement dans sa phrase, celui-ci provenant du téléphone de la blonde. Supergirl regarda le correspondant, une lueur dansant dans son regard que Maggie ne réussit pas à interpréter et sans plus de manière, elle sortit de la pièce répondant au téléphone, plantant l'Hispanique en plein milieu de la "conversation". La brune souffla aussitôt d'exaspération. Ce n'était vraiment pas gagné…

•••

Salut Dany, lança une voix amusée dès qu'elle décrocha.

Salut, répondit Keira, sortant par l'issue de secours non loin de là, l'emmenant rapidement dehors dans une petite ruelle isolée.

Eh bien, quel enthousiasme, ça fait plaisir, ricana Sam.

Qu'est-ce que tu veux ?

Quoi qu'est-ce que je veux ? Ça me paraît évident, s'exaspéra son amie. Ça fait une semaine qu'on a emménagé ici avec Lena et Ruby et ça fait une semaine que je te harcèle pour qu'on se voie, mais soit tu m'ignores, soit tu me dit que t'es occupée ! D'ailleurs, merci de l'infime honneur que tu me fais de me répondre, se moqua l'ex-pompom girl.

C'était ça ou écoutait Sawyer me faire la morale, lâcha Supergirl.

Alors comme ça je suis un deuxième choix en plus ?! S'outra Sam. Et c'est qui Sawyer ? Je te promets que si on se voit pas avant lundi, je débarque au commissariat et je te botte les fesses devant tous tes collègues compris !

La blonde soupira.

Et on ne soupire pas ! Gronda la meilleure amie de Lena, comme si elle réprimandait sa fille.

Je ne suis pas ta fille.

Oui bah en parlant de ma fille, elle aimerait bien rencontrer sa marraine figure-toi. La dernière fois qu'elle t'a vu, elle avait trois ans. Elle se souvient même pas de toi.

Et c'est de ma faute peut-être ? S'irrita Supergirl. C'est vous qui êtes partis il y a sept ans. Pas moi.

Un silence tendu s'installa entre les deux amies. Enfin, si elles pouvaient toujours se qualifier de la sorte…

Tu sais très bien pourquoi je suis partie Dany, lâcha tristement Sam.

Ouais, lâcha-t-elle amèrement. Et tu sais très bien pourquoi je suis pas venu vous rendre visite. Alors je t'interdis de me le reprocher.

Ce n'était pas-

Eh bien ça sonnait comme-t-elle, coupa Supergirl, tranchante. Maintenant, retourne voir ta MEILLEURE AMIE. Lena a sans doute besoin de toi pour je ne sais quelle raison. Moi, j'en ai pas besoin. Alors salut.

At-

Keira ne laissa pas à Sam le temps de finir. Elle raccrocha avec énervement, enfilant son portable dans la poche arrière de son jean, alors qu'elle se passait une main fébrile dans sa chevelure blonde. Elle s'adossa au mur de brique, se tenant la tête entre les mains alors qu'elle fermait férocement les yeux, sa mâchoire douloureusement contractée. Qu'ils aillent tous ce faire voir…. Elle n'avait besoin de personne.

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Vendredi 4 Février, Agence du FBI, National City :

Alex se tenait droite devant le tableau qui lui faisait face. Un tableau bien trop vide de son avis. Il était parsemé de quelques photos, quelques indices, quelques fils de laine, mais rien de bien concluant, rien qui puisse être réellement exploitable, ou alors était-elle trop bête pour comprendre…

Elle poussa un soupir, se laissant tomber en arrière pour s'appuyer sur son bureau. Elle en avait assez que ça n'avance pas. Malgré tous leurs efforts, malgré le temps qu'ils y consacraient chaque jour, malgré le nombre d'années à chercher, ils semblaient toujours au même point. Un point proche du rien et cela mettait vraiment à mal sa patience et ses espérances.

Vous sembliez plus motivée hier, quand nous avons coupé les communications, intervint soudainement J'onn, le dos droit, les mains dans le dos, se postant au côté de sa meilleure agente, alors qu'il observait lui aussi le tableau.

Entre-temps, j'ai passé plusieurs heures enfermé dans un véhicule avec Demos qui chantait comme une casserole, ironisa Alex.

J'onn sourit légèrement, content que malgré toutes ses déceptions, la jeune femme restait fidèle à elle-même et garder son humour sarcastique.

L'équipe scientifique n'a rien trouvé sur place, reprit le patron. Je suis désolé Alex, je sais à quel point vous comptiez beaucoup sur l'exploration de ce site.

La Danvers se pinça l'arête du nez. Encore une fausse piste. Elle devrait être habituée maintenant, mais elle avait tellement cru à cette information qu'ils avaient obtenue de manière fortuite. Sans doute trop fortuite, elle aurait dû se douter que ça ne mènerait à rien, les indices ne tombaient pas du ciel.

J'onn rejoignit Alex sur le bureau, s'installant à ses côtés. Un long silence se fit, seulement perturbé par les bruits environnants de l'agence. L'homme avait beaucoup d'affection pour son agente, qui au fil des années, était devenue comme une fille pour lui. La voir ainsi bouffée par cette enquête interminable le rongeait plus, que l'enquête même, qu'il avait pourtant commencée bien avant la jeune femme.

Nous trouverons Alex. L'information qui nous est parvenue n'est pas sortie de nulle part. Je pense qu'une personne nous aide indirectement et j'ai bon espoir que ça soit votre père.

L'agente baissa piteusement la tête, la secouant faiblement de gauche à droite.

Mon père est mort.

Nous n'en sommes pas sûrs Alex.

Ça fait 10 ans maintenant, lâcha-t-elle hargneusement, pas vraiment en direction de son patron et ami, mais plus dans un cas général. 10 ans, que l'on n'a eut aucune nouvelle. 10 ans, qu'on cherche désespérément vous et moi. 10 ans de rien. Vous savez, au début, je pensais que ne pas savoir, était mieux. Cela donnait l'espoir que peut-être, un jour il reviendrait. Et c'était le cas, cet espoir m'a aidé à rester debout. Au début. Maintenant, c'est juste horrible. C'est juste horrible parce que… si il est vraiment mort…. la chute sera encore plus terrible, avoua la Danvers, reniflant péniblement, alors qu'elle retenait ses larmes.

Elle ne les laisserait pas tomber. Elle l'avait que trop fait. Le directeur plaça une main amicale sur son épaule, la soutenant silencieusement dans son combat. Il se sentait tellement impuissant de ne pas pouvoir aider plus cette femme merveilleuse.

Alors, d'après ce que j'ai compris, votre soeur rentre aujourd'hui, sourit J'onn, préférant changer de conversation.

Alex leva un regard interrogateur sur lui.

Comment le savez-vous ? Vous savez, je vais vraiment finir par croire que vous lisez dans les pensées des gens, ajouta la Danvers.

L'homme à la peau noire se mit à rire.

Je commande une agence dont l'une des principales fonctions est le renseignement, sourit-il.

Donnnnnc, vous stalker ma soeur. Maintenant c'est flippant, plaisanta Alex.

Un autre rire sortit de la gorge de son voisin.

Inutile de le faire. Votre soeur est un personnage public maintenant. Il est difficile de cacher son retour quand beaucoup de monde l'attend.

Pourtant elle m'a assuré qu'elle n'avait rien laissé filtrer de son retour, soupira la soeur des jumelles, n'appréciant guère d'imaginer les groupies de Kara, ruiner leurs retrouvailles à l'aéroport.

Je pense que l'info a fuité du côté de la demi-soeur de mademoiselle Kane.

Évidemment. J'aurais dû m'en douter…

Nouveau silence.

Vous devez être contente de la retrouver. Combien de temps cela fait-il déjà ? Reprit J'onn.

8 mois, informa Alex. Ça fait 8 mois qu'elle est partie. Et avant ça, elle était déjà partie 1 an en Asie. Puis 1 an en Europe… Alors oui, je suis très contente de la retrouver. En fait, sa présence quotidienne me manque beaucoup et je sais que je ne suis pas la seule…

Keira ?

Oui… Je- Elle est de plus en plus renfermée sur elle-même et… je ne sais plus quoi faire pour l'aider.

Parfois, être là suffi. Je ne doute pas que vous êtes son roc. Alors n'en doutait pas non plus, la rassura J'onn.

Alex lui envoya un petit sourire de remerciement et regarda sa montre. Cela faisait plus d'une heure qu'elle aurait dû quitter le boulot, mais elle n'était vraiment pas femme à compter ses heures supplémentaires.

Bien, je pense que je vais y aller. Il y a de fortes chances, pour que je sois obligée de traîner ma taciturne de soeur jusqu'à l'aéroport, ça ne s'avance pas de tout repos. Merci pour cette conversation. Ça m'aide beaucoup

J'onn sourit et ils se levèrent tous les deux, se saluant chaleureusement, avant qu'Alex ne prenne la direction de la sortie. Il était temps de convaincre la femme la plus butée de la terre, à faire quelque chose qu'elle ne voulait pas… Génial, elle avait hâte. Vraiment…

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Vendredi 4 Février, Appartement Keira Danvers, National City :

Te fatigues pas Alex. J'ai autre chose à faire que d'aller chercher une fille qui repartira d'ici les jours qui suivent, lâcha Supergirl sans même un bonjour, en laissant entrer sa soeur dans son appartement, qui à l'image de son bureau au commissariat, était lugubrement vide.

La femme aux reflets rouges soupira. Bien, ça commençait bien, sa soeur semblait incroyablement de bonne humeur…

Tu n'en sais rien Keira. Après tous ses voyages, il doit sans doute avoir envie de se reposer un peu, tenta Alex.

La blonde eut un ricanement ironique, alors qu'elle sortait deux bières de son frigo quasiment aussi vide que son appartement. Elle tendit une bouteille à son aînée, celle-ci préférant refuser poliment. Supergirl haussa les épaules, déposant la bière sur la table, alors qu'elle décapsulait l'autre à l'aide du coin de son comptoir de cuisine, complètement abîmé par cette méthode d'ouverture somme toute récurrente.

Tu sais, le propriétaire ne va vraiment pas apprécier ça, ajouta l'ancienne étudiante de médecine, en désignant le bois complètement défoncé.

Autre haussement d'épaules, alors que Keira se laissait tomber sur le vieux canapé. C'était vraiment de pire en pire…

C'est ta jumelle Keira, tu-

Très bien, alors rappelle le lui quand elle aura fini de fuir, coupa immédiatement la détective, son ton tranchant. Parce que qu'est-ce que tu crois qu'elle va faire, quand elle va apprendre que Luthor c'est installer en ville hein ? Moi je vais te le dire. Elle va prendre le premier avion pour n'importe quel endroit paumé, où elle va passer son temps à sauver le tiers-monde, afin d'éviter de se rappeler qu'elle s'est comportée comme la pire des connasses et qu'elle a foutu la merde avec tout le monde ! Cracha-t-elle.

Tu- Tu exagères là. Tu sais très bien que ça ne peut pas être aussi simple, défendit Alex, presque choquée que Keira soit aussi cassante avec Kara.

J'en ai rien à foutre que ça soit compliqué ou pas. Je lui ai laissé 7 ans pour s'expliquer. Elle n'a jamais voulu le faire. Parfait, qu'elle ne le fasse pas dans ce cas-là, mais qu'elle ne se fasse pas passer pour la victime. En fait, t'as raison, j'irais la voir. J'irai la voir quand elle apprendre tout ce qu'i savoir sur Luthor, juste pour voir sa tête. Maintenant fais-moi plaisir et fait comme tout le monde. Dégage le plancher, lâcha la blonde, reniflant en fixant un point dans le vague avec amertume et contrariété.

Je ne te laisserais pas tomber Keira, lança Alex avec détermination, s'asseyant aux côtés de sa soeur, qui cachait sa douleur derrière un masque de rancoeur.

Ouais. C'est qu'ils disent tous…

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Vendredi 4 Février, Avion, National City :

Kara regardait par le hublot, pensive, alors que l'avion allait atterrir après plus de 18 heures de vol, à l'aéroport de National City. 8 mois. 8 mois qu'elle était partie, passant d'abord 6 mois en Afrique dans des villages défavorisés, aidant à la construction d'abri, de puits et toutes autres choses qui pouvaient aider la population.

Elle avait monté plusieurs vidéos, créant un véritable reportage au nom de Catco, qu'elle avait postées sur les réseaux sociaux où elle était de plus en plus suivie, cherchant à sensibiliser l'être humain sur les conditions de vie de ses peuples d'Afrique. Elle avait organisé de nombreuses cagnottes pour financer, les coûts structurels importants et cela avait étonnamment bien marché. Elle avait énormément apprécié passer son temps là-bas, se sentant utile, se déconnectant du monde moderne pour revenir aux choses essentielles, le contact humain.

Évidemment, cela pouvait paraître ironique de la part d'une personne qui passait autant de temps avec la technologie et en particulier sur les réseaux sociaux, mais elle se servait de ça uniquement pour toucher le plus de gens possible. La technologie avait bien évidemment de nombreux avantages, mais Kara était quelqu'un qui aimait le contact. Elle avait besoin de voir, toucher, sentir.

Puis, après ces 6 mois quasiment loin de toutes grandes villes modernes, elle avait passé deux mois en Laponie, découvrant des paysages merveilleux et des gens d'une chaleur humaine incroyable sur cette terre de glace et de neige. Aujourd'hui elle rentrait donc et honnêtement, elle ne savait pas vraiment comment se sentir.

D'un côté, elle était extrêmement impatience de revoir ses soeurs, qui lui avaient incroyablement manqué au cours de ces derniers mois. Puis d'un autre, plus elle s'approchait des États-Unis, plus son coeur s'alourdissait. La vérité, c'est qu'elle avait de plus en plus de mal à se sentir chez elle à National City. Non. En fait, la véritable vérité, c'est qu'elle ne s'était jamais sentie chez elle à National City, ni nulle part ailleurs depuis près de 7 ans.

Elle soupira, le coeur soudainement serré, alors qu'elle avalait de nouveaux comprimés contre la douleur. Soudainement, elle sentit sa voisine se pencher sur elle, Kate ayant une grimace sur son visage, alors qu'elle tentait d'échapper à la gamine sur sa droite, qui s'endormait sur son épaule en bavant. Automatiquement, Kara sourit, amusée. Kate Kane, milliardaire depuis maintenant deux ans suite à l'héritage de la famille Wayne, suivait Kara à chacun de ses déplacements. Cela faisait maintenant 5 ans qu'elles se connaissaient, la blonde avait rencontré la jeune Kane alors qu'elle était encore à l'armée et depuis, elles ne s'étaient plus lâchées.

Tu peux me redire pourquoi nous n'avons pas pris mon jet privé déjà ? Râla la femme aux cheveux courts, qui était maintenant presque sur les genoux de sa meilleure amie, alors que la gamine continuait de s'effondrer de son côté.

Parce que je lutte activement contre le réchauffement climatique et prendre un jet privé va à l'encontre de touteS mes convictions.

Pourquoi il a fallu que je devienne amie avec une fille plus sainte que Jésus sérieusement, pesta Kate.

Kara rit doucement. Kate ne s'en rendait peut-être pas compte, mais elle aidait vraiment énormément la soeur de Supergirl à rester, ou du moins essayer de rester le soleil que tout le monde avait toujours vu en elle. Cependant, depuis quelqueS années, ses rayons faiblissaient et elle se demandait bien si sa meilleure amie parviendrait à l'éviter de s'éteindre complètement.

Eh puis merde on échange de place ! Sérieusement, elle est à qui cette gamine ?! Je hais les gosses ! Non mais regarde moi ça comment elle bave, on dirait un escargot !

Mais arrête de crier comme ça, rit Kara, alors que certaines personnes se retournaiENt. Et on est arrivé alors tient toi tranquille !

J'aimerais bien t'y voir moi, c'est pas toi qui vas te faire inonder !

La journaliste roula des yeux, amusée et exaspérée à la fois, alors qu'elle finissait par échanger de place avec sa meilleure amie, leur avion annonçant bientôt la descente.

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Vendredi 4 Février, Aéroport, National City :

Regardez ! Ce sont elles ! Lança une jeune fille avec excitation, alors qu'elle avait repéré Kate et Kara s'approcher de la sortie de l'aéroport.

Kara s'immobilisa immédiatement, avisant les dizaines de fans qui s'approchaient par ici. Comment était-ce possible ? Elle avait fait de son mieux pour rendre son arrivée ici complètement secrète. Elle coula un regard en direction de l'ex militaire qui lui envoya un sourire pincé.

My fault, lança-t-elle. J'ai demandé à Mary si un resto la tentait ce soir. Elle a dû cracher le morceau.

Sérieusement, j'adore ta soeur Kate, soupira dramatiquement Kara. Mais je voulais que les retrouvailles avec mes soeurs se fassent dans l'intimité.

La milliardaire eut à peine le temps de s'excuser, que les filles s'étaient déjà attroupées près des deux femmes épuisées par leur voyage, leur parlant et leur demandant un autographe. Kara, bien que déçue de ne pas pouvoir être tranquille pour le moment, leur sourit avec joie, discutant avec elles, prenant des photos et faisant des autographes à chacune d'entre elles. Heureusement, elles n'étaient pas beaucoup et savaient se montrer respectueuses, pas comme certaines groupies ou paparazzies. Eux, ayant sans doute été refoulé à l'entrée.

Oh, est-ce que vous pouvez signer #SushiWoman ? demanda l'une des gamines, attirant un hoquet de rire de la part de Kara, alors que Kate lui lançait un regard assassin.

Bien sûr, lança la brune aux mèches blondes avec un sourire crispé.

Elle aurait sa vengeance contre Kara, elle se le promettait...

Mary, la demi-soeur de Kate ne tarda pas à arriver, enlaçant fortement l'ex-militaire en dépit des fans autour d'elles. Mary salua ensuite Kara, avant de se tourner vers les groupies et de discuter follement avec elles.

La blonde à lunettes soupira de soulagement en constatant que la soeur de Kate attirait les fans comme les abeilles sur le miel et elle se sentit assez libre pour se décaler et essayer de repérer ses propres soeurs dans la foule. Elle fronça les sourcils, ne les croissant nulle part et elle s'empressa d'envoyer un message à Alex, avant de repérer un garçon timide, qui la regardait, en retrait du groupe de fangirls.

Celui-ci ne semblait pas bien vieux, au collège sans doute, avec de longs cheveux et des yeux bruns, qui la fixaient presque avec adoration. Cela fit sourire Kara, qui décida finalement de l'approcher en attendant le message de sa soeur.

Bonsoir, lança la blonde avec le sourire.

Le garçon, a l'air légèrement efféminé, tourna sa tête de droite à gauche, les joues complètement rouges, alors qu'il devait se demander si c'était à lui que Kara s'adressait.

Oui, c'est bien à toi que je parle, s'amusa gentiment Kara, trouvant l'attitude du gamin adorable et lui faisant étrangement penser à elle à son âge.

Euh- euh- euh- Bon- Bonsoir ! Bégaya-t-il nerveusement, n'osant regarder l'adulte dans les yeux, alors qu'ils étaient tous les deux en retrait.

Kara sourit de nouveau et avisa la photo que tenait le garçon dans sa main. Une photo d'elle, tirée de l'un de ses nombreux voyages.

Tu veux un autographe ? Demande-t-elle amicalement.

Le garçon ouvrit et ferma la bouche plusieurs fois, se demandant si tout cela était vraiment réel. Il devait rêver non ? Il lui tendit la photo d'un geste tremblant et la blonde s'en empara avec un sourire lumineux.

Comment tu t'appelles ?

Euh….. le garçon sembla hésiter longuement et fébrilement, son regard se baissant, comme honteux. Je-

Kara fronça les sourcils, mais attendit patiemment qu'il s'exprime, laissant son portable dans sa poche, malgré la vibration qu'elle avait senti.

N- Nathan ?

Tu n'es pas sûr ?

Je….

Il détourna la tête, encore plus honteux quand il remarqua certaines des groupies qui discutaient avec Mary et Kate, le regarder avec moquerie. Le repérant aussitôt, Kara fronça les sourcils et se plaça de façon à ce que le garçon ne puisse plus voir les jeunes filles et inversement.

Je peux mettre le nom que tu veux là-dessus, sourit de manière réconfortante la journaliste, semblant repérer de plus en plus le problème.

Celui que je veux ? Reprit le collégien avec un certain espoir.

La jeune femme hocha la tête.

Alors je… je voudrais…. N….. Nia.

Pardon ? Demanda Kara, n'ayant pas entendu.

Nia, répéta le garçon après une grande hésitation.

Enchanté Nia, sourit largement la blonde, signant enfin la photo avec une dédicace. C'est une vieille photo que tu as là, indiqua Kara en se remémorant quand elle l'avait prise. Ça date d'au moins trois ans. Ça fait longtemps que tu me suis ?

Oui ! Depuis le début ! J'ai adoré toutes les vidéos que vous avez faites sur l'Afrique, c'était vraiment grandiose ! Et sur la Laponie mon dieu ! Je rêve d'y aller maintenant ! Vous allez où la prochaine fois ? Vous organisez toujours des concours pour faire gagner des voyages ? Est-ce que vous allez organiser un nouveau voyage humanitaire avec plein de bénévoles comme vous l'avez fait y'a deux ans ?! Je rêverais de faire un truc comme ça ! Ça serait tellement cool et-

Hola doucement, rit Kara, complètement étonnée du brusque changement de comportement, arrêtant le collégien qui hyperventilait tellement il parlait vite.

Elle se vit immédiatement dans le regard de ce gamin, la faisant sourire encore plus.

Dis-moi quel âge as-tu Nia ? Lui demanda gentiment Kara.

14 ans ! J'aimerais tellement pouvoir faire ce que vous faites plus tard ! Toutes vos vidéos, vos articles, vos reportages, vos photos sont tellement magiques !

Je te remercie beaucoup, dit la blonde, touchée par la sincérité de l'adolescent. Tu écris toi-même ? Ou fait des photos, des vidéos où quoi que ce soit ?

Oh oui ! J'écris beaucoup !

Kara sourit d'une façon lumineuse, excitant encore plus le gamin qui semblait littéralement l'idolâtrer, balançant sa timidité d'avant par la fenêtre.

Écoutes, ce que je te propose, c'est que tu m'envoies ce que tu fais à cette adresse, fit la journaliste en écrivant une adresse mail à l'arrière de la photo que Nia lui avait donné pour la dédicacer. Et je te donnerais mon avis dessus. Et si t'es toujours aussi motivé, peut-être que je pourrais prendre un stagiaire un de ces jours, lança joyeusement la Danvers.

Oh c'est pas vrai ?! Oh c'est pas vrai ?! C'est vrai ?! Je rêve pas ?!

La blonde à lunettes rit fortement.

Non tu ne rêves pas. Cela dit, elle se pencha en direction du brun pour lui murmurer. Ne le dis à personne, je n'aimerais pas que mon mail perso sois trop envahi de demande de stage.

Le collégien s'arrêta presque de respirer.

Mail…. mail perso ?

Kara hocha la tête avec un grand sourire.

Tu as ton téléphone sur toi ?

Le garçon hocha la tête et le tendit à la journaliste sans une explication et immédiatement, Kara se pencha, passant un bras autour de ses épaules, alors qu'elle faisait un selfi avec Nia, qui rougissait encore plus qu'une tomate.

Voilà, tu en as une plus récente maintenant, sourire la soeur de Supergirl de toutes ses dents.

Elle rendit le téléphone au gamin, s'emparant du sien, avisant un message d'Alex. Cependant, avant de le lire, elle se tourna de nouveau vers Nia et reprit :

Une dernière chose. N'ais pas peur de croire en tes rêves. Tout peut arriver. Et…. elle jeta un regard vers les groupies qui entouraient toujours Mary, celle-ci parlait comme un moulin à paroles, alors que Kate donnait l'impression de vouloir retourner en Laponie plutôt que de rester là. Ne te soucies pas de ce que pensent les autres. Deviens qui tu as envie de devenir. Le plus important, ce n'est pas que tout le monde t'apprécie, mais que TOI tu t'apprécies. À partir de là, ça ira beaucoup mieux tu verras.

Le garçon la regardait avec de grands yeux pétillants. Cette femme était son idole depuis qu'il la suivait sur internet et aujourd'hui, il la rencontrait en chair et en os. Elle lui parlait. Il entendait souvent qu'il ne fallait pas rencontrer ses idoles, que l'on finissait toujours par être déçu, mais ce n'était pas son cas. Très loin de là. Cette femme venait simplement de lui dire les mots qu'il avait rêvé d'entendre depuis si longtemps...

Elle finit par lui dire au revoir, et lui faire promettre qu'il lui enverrait ses textes et Kara réussit enfin à sortir de l'aéroport après encore quelques autographes par-ci par-là. Elle déverrouilla alors son téléphone, son coeur étrangement léger depuis sa conversation avec ce garçon qui semblait si mal dans sa peau. Elle ouvrit le message de sa soeur et ses sourcils se froncèrent d'un seul coup, son coeur se serrant douloureusement en lisant son message :

Alex : Désolé, je ne peux pas passer te chercher…

Kara : Ok pas de soucis, on se retrouve à ton appart ou celui de K ?

Alex : Non, en fait je crois que ça serait préférable qu'on ne se voit pas ce soir… Keira n'est pas vraiment en forme pour ça… Je suis vraiment désolé.

Le souffle de Kara s'emballa brusquement en avisant le sms, alors que ses yeux pétillaient. Alors elle en était vraiment arrivée là avec sa jumelle ? Keira avait-elle tellement de rancoeur contre elle, qu'elle ne voulait même plus la voir, même après 8 mois d'absence ? La blonde renifla, gardant la face alors qu'elle pouvait voir quelques paparazzies roder encore dans le coin. La légèreté que lui avait donnée Nia était bien vite partie maintenant. Sa vie professionnelle était une réussite, elle en était plus que fière. Sa vie privée en revanche, c'était autre chose…

Hey ! Alors, elles sont pas là les frangines ? Lança Kate qui l'avait rejointe à l'extérieur, enfin soulagée d'avoir pu se débarrasser de tout le monde.

Kara se contenta de secouer la tête, la mâchoire serrée. Kate comprit immédiatement, un silence s'installant entre elles.

Tu préfères qu'on plaque tout et qu'on parte élever des caribous en Laponie ? Tenta la jeune Kane avec le sourire, alors que Mary attendait sa soeur plus loin.

La soeur de Supergirl eut un sourire triste.

C'est des rennes, pas des caribous. Et oui, pourquoi pas… Ça serait moins compliqué..

La femme aux cheveux courts soupira légèrement, peu ravie de voir sa meilleure amie semblant si vulnérable, alors qu'il n'y a pas deux minutes, elle l'avait vu rayonner en parlant à un gamin. Elle enroula son bras autour des épaules de Kara et lui déposa un baiser sur la tempe. L'ex-militaire n'était pas du genre tactile, mais elle savait que le contact humain aidait toujours un peu la journaliste.

On va au resto avec Mary, tu viens.

Non, je ne veux pas vous déranger… lâcha piteusement la Danvers, alors qu'elle se collait inconsciemment au corps de sa voisine, cherchant juste la chaleur rassurante de son corps.

Hola, tu me déranges pas, tu me sauves même, lança sérieusement Kate en se dirigeant vers sa demi-soeur, emmenant Kara avec elle, alors qu'elle avait toujours son bras autour de ses épaules. Si tu n'étais pas là, j'aurais été obligé d'écouter tout ce qu'elle allait me dire. Là, vous vous parlerez entre vous, pendant que je finirais ma nuit sur la banquette moelleuse du resto.

Kara sourit encore légèrement, extrêmement reconnaissante à Kate d'être encore une fois présente, sans poser de question. La suite s'annonçait compliquée, elle avait intérêt à se blinder, ou son coeur déjà bien ébréché ne survivrait pas…


KARA EST EN VIE ! Cela veut-il dire que j'ai le droit à un sursis .Calzona ? :p

Bon, alors je suis sadique, mais je ne pouvais décemment pas tuer Kara alors que c'est que le début du tome II ! Je vais attendre un peu avant quand même... Mouahahahahahhahahah

Bien alors, comme vous l'aurez compris, cette histoire s'annonce loin d'être rose et encore une fois, je vais vous faire ramer pour apprendre le fin mot de l'histoire. Évidemment, entre Alex au FBI et Keira Flic, le tome II s'annonce pas mal orienté enquête, j'espère que ça ne vous gênera pas trop parce que ça sera une part importante de l'histoire !

Alors, des théories sur tout ce qui a put se passer ? Parce qu'en dix ans, il a pu s'en passer des choses x)

Je vous laisse là et j'espère avoir au moins autant de review ! Elles m'ont vraiment motivé dans ce tome qui me semble encore plus compliqué que le premier !

Bye !