Hey ! Un peu en retard dans l'écriture de ce chapitre, mais j'ai eu énormément de mal à me concentrer dessus, je m'excuse donc si vous le trouvez médiocre, j'espère que ça ira mieux pour le prochain !

Sur ce, Bonne Lecture !


Réponse à L'Incroyable Super Guest J :

Keira laissera-t-elle une chance à Sam ? Pourquoi elle veut arranger les affaires de sa soeur ? Eh bien... va savoir :p Oui en effet, c'est un peu triste, mais si elle était moins têtue et grincheuse aussi xD

Et oui, Sam l'infaillible ça lui va plutôt bien xD

Crise coeur, oui, c'est un peu ma spécialité en ce moment j'ai l'impression xD

Et oui, je complique encore plus l'histoire, je suis vraiment sadique et j'aime me compliquer la vie, que veux-tu on se refait pas...

Oui, merci Kate \o/

et oui, 800 mots xD

Eh bien, figure toi que j'en ai pas eu tant que ça, c'est que vous êtes tous devenu maso c'est tout xD Vous adorez que je vous fasse souffrir :p

Merci à toi et bonne lecture !


CHAPITRE IV

•••

Samedi 12 Février, L-Corp, National City :

Lena se tenait debout dans la pénombre, devant la baie vitrée de son bureau qui n'était qu'éclairé par les lumières de la ville, qui lui donnait une vue splendide de National City. Son regard était vide, son expression froide, alors qu'elle tournait distraitement le contenu de son verre de bourbon. Il était trois heures du matin, le gala s'était fini il n'y a même pas une heure et des images de celui-ci tournaient toujours dans sa tête, comme si elle y était toujours. Elle serra la mâchoire avant de porter le verre à ses lèvres et d'en prendre une gorgée.

Une fois la "fête" terminée, elle avait dit à Jack qu'elle devait faire un détour au boulot, prétextant un quelconque rendez-vous téléphonique à l'étranger. Mensonge. Elle avait dit à Jack, après que celui-ci lui ait demandé à de nombreuses reprises si elle allait bien durant le gala, que oui, elle allait bien. Mensonge. Elle avait assuré à Sam, que ses retrouvailles avec Kara lui avaient fait ni chaud ni froid. Mensonge. Elle s'était convaincue que voir Kane et Kara aussi proche durant leur danse, leurs conversations, leurs embrassades ne lui avait rien fait. Mensonge. Elle s'était dit, que voir le visage de Kara se décomposer quand elle avait appris leurs fiançailles, l'avait laissé de marbre. Mensonge. Elle s'était promis de ne plus jamais penser à Kara, à son sourire, à sa voix, à ses yeux, sa bouche, son corps… Échec. Échec cuisant.

La brune resserra son emprise sur son verre, buvant une nouvelle gorgée alors que sa mâchoire semblait vouloir fusionner. Elle était faible, voilà ce qu'elle était. Faible, lâche, menteuse, égoïste… Faible pour ne pas avoir réussi à oublier la blonde qui l'avait brisé. Lâche pour avoir fui pendant tant d'années, brisant leur famille qu'ils s'étaient construite depuis la dernière année de lycée. Menteuse pour cacher autant ses émotions, son ressenti, ses pensées et ce à tout le monde : Sa meilleure amie, son fiancé, elle-même. Égoïste pour oser épouser un homme, qu'elle appréciait vraiment, mais qu'elle n'aimerait jamais autant qu'elle avait aimé, aimait et aimerait toujours une certaine journaliste aux yeux bleus et au sourire ravageur.

Elle prit encore une nouvelle gorgée, fermant les yeux, alors que la scène de l'annonce de leurs fiançailles devant Kara lui revenait en mémoire. Choc. C'était le premier mot qui lui était venu à l'esprit quand elle avait vu le visage de la blonde face à cette nouvelle, qu'elle avait sans doute loupé en étant perdue loin de tout pendant 8 mois. Incompréhension. Le choc passé, la Danvers avait semble-t-il du mal à comprendre comment c'était possible. Puis… Anéantissement. Oui. Oui c'était le mot qui convenait le mieux pour décrire l'expression de Kara, lorsqu'elle avait vraiment finie par assimiler l'information. Cette expression… Elle la hantait encore… Garder son masque de neutralité parfaite avait été tellement éprouvant à ce moment-là… Ce regard si déchiré, détruit, brisé….

Lena resserra encore son emprise sur le verre, alors qu'il était sur le bord de ses lèvres. Ses émotions la submergeaient complètement, suivis d'une tonne de flashbacks différents. Flashback qui ne mettait en scène que cette maudite blonde qu'elle ne parvenait pas à OUBLIER !

Hurlant subitement de rage, Lena se retourna à la vitesse de l'éclair et balança son verre à l'autre bout du bureau, celui-ci s'éclatant sur la table basse en verre, qui se brisa au contact, créant un vacarme ignoble, qui n'atteignit même pas les oreilles de la milliardaire, qui ne percevait que les battements frénétiques de son coeur résonner dans son crâne.

KARA N'AVAIT PAS LE DROIT D'AGIR AINSI ! ELLE N'AVAIT PAS LE DROIT DE SE MONTRER SI VULNÉRABLE DEVANT LA NOUVELLE ! ELLE N'AVAIT PAS LE DROIT DE SE FAIRE PASSER POUR LA VICTIME DANS CETTE AFFAIRE ! TOUT ÇA ÉTAIT DE SA FAUTE ! À ELLE ! ELLE ÉTAIT CELLE QUI LUI AVAIT BRISÉ LE COEUR ! PAS L'INVERSE !

Lena s'était accrochée. Oh mon Dieu ce qu'elle s'était accrochée. De toutes ses forces, de toute son âme, mais ça n'avait pas suffi ! Ça n'avait pas suffi et Kara avait fini par la briser. Lena lui avait donné son coeur et la journaliste l'avait juste balancé, blessé piétinée, poignardé, brisé… Elle s'était sentie tellement mal durant les nombreuses trahisons qu'elle avait vécue dans sa vie… mais aucune, aucune n'était comparable en terme de douleur, à celle qu'elle vivait encore actuellement à cause de Kara Danvers. Cette femme avait eu la possibilité de la sauver, mais elle avait préféré la détruire. Car oui. C'est ainsi qu'elle se ressentait. Détruite. Brisée. Anéantie. Sam avait beau faire tout ce qu'elle pouvait pour la faire sourire et rire, jamais elle ne le ferait comme Kara l'avait fait. Ruby pouvait l'attendrir par son caractère énergique et sa passion pour l'espace, mais jamais elle ne le ferait comme Kara l'avait fait. Jack pouvait l'aimer, l'embrasser, la toucher… Jamais il ne pourrait lui faire ressentir, ce que Kara lui faisait ressentir.

Elle baissa piteusement la tête. Ses épaules se mettant à trembler, alors qu'elle se mordait la lèvre jusqu'au sang pour ne pas permettre au sanglot de s'échapper comme il le voulait. Ses yeux étaient férocement fermés. Elle ne voulait pas pleurer, elle ne l'avait que trop fait, Kara ne le méritait pas, pas après tout ça… Pourquoi ne pouvait elle pas simplement la détester ? L'ignorer ? L'oublier ? Elle était tellement lasse de se battre contre elle-même. Contre ses émotions, ses pensées, ses envies…

Le sanglot finit finalement par sortir, résonnant dans le bureau silencieux et plongé dans la pénombre. Après un instant de calme, quelques secondes à peine, il fut suivi par un autre sanglot et un autre et encore un autre… Les barrières de Lena tombèrent toutes en même temps, noyant ses joues de larmes alors qu'elle se laissait lentement glisser contre sa baie vitrée, se retrouvant prostrée derrière son bureau, les genoux contre sa poitrine au souffle erratique, ses bras tremblants les enserrant faiblement.

Pourquoi avait-il fallu que Kara la brise ainsi ? Pourquoi avait-il fallu qu'elle emménage ici ? Pourquoi avait-il fallu qu'elle croise Kara ? Pourquoi avait-il fallu que Kara semble si dévastée en apprenant ses fiançailles ? Pourquoi avait-il fallu qu'elle tombe amoureuse d'elle ? Pourquoi avait-il fallu qu'elles se rencontrent ? Juste… POURQUOI ?!

•••

Dimanche 13 Février, L-Corp, National City :

Sam soupira en enlevant pour la énième fois son téléphone de son oreille. Cela faisait des heures qu'elle essayait de joindre Lena et ce en vain. Elle avait bien vu que la rencontre avec Kara lors du gala ne l'avait pas laissé aussi indifférente qu'elle l'avait dit et surtout qu'elle l'aurait voulu. Sa meilleure amie était tellement têtue et décider à faire comme si rien ne pouvait l'atteindre… La vérité, c'est que la brune était une personne sensible, sans doute même plus que la normale, seulement, elle le cachait avec un certain talent, trop de talent. Cependant Sam n'était pas dupe et le silence de Lena était aussi clair que si elle lui avait craché tout ce qu'elle avait sur le coeur. Ce qu'elle aurait préféré en fait.

Elle déposa son portable sur le comptoir de sa cuisine, posant aussi ses mains à plat, alors qu'elle fixait un point dans le vide. Toute cette merde était bien plus compliquée qu'elle ne l'avait cru et pourtant, elle savait déjà que tenter de reconstruire leur petite famille allait être difficile, très difficile. Cet objectif, elle l'avait en tête depuis un bon moment. En fait, elle l'avait toujours eu, mais n'avait pu le mettre en place qu'à partir du moment où la situation de tout le monde s'était à peu près stabilisée. C'est là que son plan avait véritablement commencé à voir le jour. Les soeurs Danvers, ainsi que Barry, Iris et Winn, habitaient tous à National City, c'était là-bas qu'il y avait la plus grosse concentration de leur ancienne famille, Sam c'était donc dit que c'était là-bas, qu'ils se retrouveraient tous et pour ça, elle avait fait des pieds et des mains.

Cela avait commencé par Cisco et Caitlin. Ces deux-là étaient toujours fourrés ensemble et c'était sans surprise qu'elle les avait trouvés à travailler dans la même boîte : StarLabs à Central City. Comment elle avait fait pour les faire emménager à National City ? Oh trois fois rien, elle leur avait simplement offert un job et des avantages monstrueux à L-Corp qui ne pouvaient décemment pas refuser. Leur seule contrainte avait été de s'installer dans cette ville et au vu de la présence des autres, ils n'avaient pas été très durs à convaincre.

Son objectif suivant et non le moins compliqué, fut de convaincre Lena de s'y installer. Cela avait duré des mois, avait demandé beaucoup de finesse, de persévérance, de cris et un tantinet de mélodrame, mais elle y était parvenue et de ce fait, elle avait su qu'elle pourrait amener Mike à venir ici au moins pour quelque temps, car le brun s'était toujours fait un devoir de passer voir Ruby et Sam autant de fois qu'il le pouvait. Le faire rester serait cependant, un peu plus compliqué, tout comme Kara, qui semblait incapable de rester à un même endroit plus de quelques mois.

Elle regarda sa montre et un sourire victorieux s'afficha sur son visage, à l'heure actuelle toute leur petite famille (en ne comptant pas Joe et Eliza), devait se trouver dans la même ville. Oui, toute. La seconde phase de son plan commençait alors et cela lui donnait la migraine rien que d'y penser. Les problèmes qui l'éloignaient de son objectif, se comptaient au nombre de trois. Trois noms. Trois femmes compliquées et incroyablement têtues : Lena, Kara et Keira. Pour résoudre une partie du dernier problème, il fallait d'abord qu'elle s'occupe des deux premiers et cela lui semblait de plus en plus impossible...

Comment allait-elle pouvoir réconcilier Kara et Lena, quand la brune avait toujours refusé de parler de la blonde et ce, depuis leur rupture catastrophique ? Sam ne comprenait pas. Qu'est-ce qui avait poussé Kara à agir de la sorte il y a sept ans ? Elle savait qu'il y avait une raison. Oui elle le savait, comme sans doute toute leur petite famille. Même Lena, Sam était persuadée qu'elle le savait, mais l'insistance de la blonde sur le sujet, avait simplement fini par briser leur couple et ainsi, leur famille.

Des coups à la porte la firent soudainement sortir de ses pensées et elle avisa encore une fois sa montre, son sourire s'étirant :

Ruby ! Cria-t-elle depuis l'escalier. Je crois que quelqu'un t'attend à la porte.

Elle attendit quelques instants, la personne à la porte semblant attendre patiemment puisque aucun notre coup ne la rappela à l'ordre. Des bruits de pas lourds résonnèrent à l'étage, suivi d'un soupire de sa fille, sans doute mécontente d'être dérangée dans ses jeux.

Quoi ? Râla sa fille depuis le palier, passant sa tête par-dessus la rambarde pour avoir un contact visuel avec sa mère.

On ne dit pas "Quoi ?", commença Sam en imitant la râlerie de sa fille avec exagération. Mais : Oui maman chérie ?

La plus jeune roula des yeux, faisant doucement ricaner Sam, quand elle se rendit compte qu'elle ressemblait étrangement à Lena en faisant ça.

Il y a quelqu'un à la porte, tu devrais aller ouvrir.

Mais t'es juste à côté ! S'exaspéra Ruby. Tu peux le faire toi-même !

Bon, puisque c'est comme ça… Je vais dire à notre invité que tu n'as pas été sage et que la montagne de cadeaux, qu'il t'a sans doute ramené, pourra être envoyé à des enfants qui en ont vraiment besoin, ricana Sam, quelque peu exaspérée que sa fille semble déjà entrée en phase de pré-adolescence.

Non mais c'est qui ton invité, le père noël ? Ronchonna la mini Sam en descendant les escaliers d'un air boudeur.

Oh non…. il est bien plus sexy, murmura-t-elle avec un sourire en coin, sa fille n'entendant pas ce qu'elle avait dit, trainant des pieds jusqu'à la porte, alors que Sam se mettait à énoncer un compte à rebours. 3…. 2…..1…..

TONTON MIKE !

•••

Lundi 14 Février, Agence du FBI, National City :

Alex fronça les sourcils en fixant intensément son téléphone, attendant qu'il se mette à sonner, mais celui-ci restait désespérément muet… Elle avait essayé plusieurs fois de contacter Kara depuis dimanche matin, voulant lui demander comment c'était passé le gala et surtout comment elle se sentait suite à sa rencontre avec Lena… Oui elle savait qu'elles s'étaient vues et même parlé, parce que s'il y avait bien une Danvers qui était restée en contact avec Sam, c'était bien Alex.

L'ex pompom girl, lui avait fait part de ses retrouvailles avec Kara, comment elle avait été contente de la voir. Elle avait aussi pesté un moment contre la meilleure amie de sa soeur, Kate, qu'elle trouvait affreusement insupportable ! Puis, elle avait fini par la rencontre de Lena et Kara, ainsi que la découverte de leurs fiançailles et à partir de ce moment-là, Alex avait freezé et s'était immédiatement inquiétée pour sa cadette, qu'elle savait toujours follement amoureuse de la milliardaire malgré les années passées. Sam lui avait expliqué qu'elle n'avait pas réussi à joindre Lena depuis le gala et que, comme l'agente du FBI, elle attendait désespérément un appel de sa part.

Alex était alors partie à l'appartement de la blonde à lunettes, mais celui-ci était étonnement fermé à clé et personne ne répondait à l'intérieur. Elle avait ensuite fait un crochet à Catco, mais toujours rien. Son dernier recours, avait été d'appeler Kate et celle-ci lui avait alors demandé de lui faire confiance et de la laisser gérer. Alex n'avait évidemment, pas du tout apprécié l'idée, en particulier quand la milliardaire lui avait expliqué dans les grandes lignes ce qui s'était passé et dans quel état elle avait récupéré Kara. Cependant, la Kane s'était montrée convaincante et surtout, elle lui avait dit qu'il n'y avait que deux personnes capables de l'aider en ce moment : Lena, ce qui était bien évident hors de question au vu de la situation, ou Keira. Kate lui avait alors bien précisé, qu'elle allait botter le cul de cette grincheuse et la forcer à aller voir sa soeur s'il le fallait !

L'agente fédérale soupira. Ses soeurs étaient beaucoup trop difficiles… et plus les années passaient, plus elle avait l'impression que ça empirait.

Oh mais c'est pas vrai ! Râla soudainement une voix derrière elle.

Winn, je peux savoir pourquoi tu cries comme ça ? S'exaspéra Alex, qui détourna enfin son regard de son fichu téléphone.

Elle n'aurait pas de nouvelle pour le moment, elle devait se faire une raison.

J'essaye d'attraper la personne qui nous file toutes ces infos sur l'enquête, mais rien à faire ! J'ai comme l'impression qu'elle se joue bien de moi ! Pesta-t-il en pianotant sur son ordinateur.

Alex fronça les sourcils. Winn était une pointure en informatique, si la personne qui leur filait ces informations parvenait à le mener en bateau, alors c'est qu'elle était vraiment, vraiment très forte, qui qu'elle soit.

Des indices sur qui pourrait être notre informateur, intervint J'onn, qui débarquait dans la salle des commandes.

Non, aucun. Chaque fois que je crois pouvoir l'attraper, il me file entre les doigts ! Mais je vais l'avoir ! Parole de Schott je vais l'avoir ! Lança le brun. Quoi mais qu'est-ce que…

Un problème Winn ? Demanda Alex en fronçant les sourcils, alors que le teint de l'informaticien devait livide au fur et à mesure qu'il tapait nerveusement sur son clavier.

Monsieur Schott ? Interrogea à son tour J'onn, les mains sur les hanches, alors Winn devenait de plus en plus agité.

Mais c'est pas vrai ! Maudit le geek, se levant dans coup, écrivant des lignes de code de plus en plus rapidement, les yeux écarquillés.

Mais quoi à la fin ?! S'agaça Alex. Qu'est-ce qui se passe Winn ?

Il est en train de nous pirater !

QUOI ?! S'écrièrent en coeur les deux agents, se postant immédiatement de chaque côté de l'informaticien.

Vous m'aidez vraiment pas là, oh non, vraiment pas ! S'agita le brun, encore plus nerveux en ayant deux personnes qui scrutaient attentivement son écran. Oh, oh, oh ! Je vais l'avoir, je vais l'avoir, je vais l'avoi-

Winn n'eut pas le temps de terminer, que tous les écrans de l'agence s'éteignirent d'un seul coup, plongeant soudainement la salle dans le silence complet. Une toute petite lumière commença soudainement à clignoter sur l'immense écran fixé au mur. Un curseur vert, comme ceux présents dans un traitement de texte. Tous les agents le fixaient intensément, le corps tendu, se demandant bien ce qui était en train de se passer. Puis, brusquement, des lettres commencèrent à apparaître dans une police au style rétro, laissant tout le monde bouche bée.

Bien essayé monsieur Winslow Schott Jr. mais….. —

Le texte s'effaça lentement, laissant planer un certain suspense et une cinématique fut soudainement lancée sur tous les appareils électroniques, même les téléphones. Une cinématique de jeu vidéo dévoilant un immense : YOU LOSE ! qui s'effaça après quelques secondes, remplacé par un gif de banane qui danse, lançant tout le monde complètement abasourdi. On venait de les pirater...

Je sais pas c'est qui ce type, mais je vais lui faire mal quand je vais lui mettre la main dessus, lâcha durement Alex, n'appréciant guère comment une seule personne venait de démanteler tout un groupe d'informaticiens et de pirater le FBI. Le FBI ! Vous pensez toujours qu'il s'agit de mon père maintenant ? Je ne pense pas qu'il serait vraiment du genre à nous faire ce genre de "blague" stupide ! Lança-t-elle en direction de J'onn, qui restait stoïque malgré la situation. Je ne pense même pas qu'on puisse qualifier ce type d'allié maintenant.

C'est alors d'un pas rageur, qu'Alex sortit de la salle, elle avait besoin de se défouler sur quelque chose...

•••

- Flashback -

Jeudi 14 Février, Appartement Luthor-Danvers, Midvale - 8 ans plus tôt - :

Les jeunes rayons solaires venaient réchauffer doucement la peau de son dos nu, la plongeant dans une bulle de bien-être intense. Un sourire était étalé sur son visage serein, ses yeux fermés, étalée dans son lit, un drap fin dissimulant la partie inférieure de son corps. Des doigts fins vinrent soudain frôler doucement la peau de son dos, dessinant des formes invisibles et abstraites du bout des doigts, la faisant frissonner alors qu'elle tentait vainement de retenir l'agrandissement de son sourire.

Je sais que tu es réveillée Kara, souffla une voix au creux de l'oreille de l'endormi, un corps nu et chaud soudainement plaqué au sien, lui envoyant toujours plus de frisson.

Je ne vois pas de quoi tu parles… marmonna-t-elle les yeux fermés, se sentant paresseuse en ce début de samedi matin.

Leur nuit avait été quelque peu… mouvementée, laissant les deux jeunes femmes veiller jusqu'à tard. La blonde n'était donc pas contre encore quelques heures de sommeil supplémentaire. Après tout, elles n'avaient rien de prévu aujourd'hui, alors autant dormir se disait mentalement Kara.

Lena sourit doucement, continuant ses tracés sur la peau du dos de sa petite amie, frôlant par moments, le tatouage qui s'étalait le long de la colonne vertébrale de la blonde. Quatre noms. Quatre noms à jamais gravés sur son corps : Alura Zor-el, sa mère. Zack Zor-el, son père. Kenny Li, son meilleur ami d'enfance et Astra Zor-el. La brune retraça chacune des lettres stylisées, faisant toujours plus frissonner la Danvers, qui savourait simplement ce moment tranquille, sentant le sommeil se rapprocher de plus en plus, au fur et à mesure des tendres caresses de sa petite amie.

Je ne crois pas que tu m'ai déjà parlé d'Astra, chuchota Lena, parlant à voix basse, comme si elle ne voulait pas perturber la quiétude de la pièce.

Hummmm, non, je ne l'ai pas fait, répondit Kara d'un ton ensommeillé, ses yeux résolument fermés, savourant simplement le toucher de la milliardaire.

Est-ce que je peux te demander qui c'est ?

Un silence lui répondit et elle n'insista pas, se doutant que cela était sans doute un sujet sensible. Elle continua alors simplement ses dessins invisibles, en parsemant parfois la peau de sa belle de baiser.

C'était la soeur jumelle de ma mère, avoua finalement Kara après plusieurs minutes de flottement. Oui, ma mère aussi avait une jumelle, sourit-elle, alors que Lena l'écoutait attentivement, ce doutant bien que cela devait être difficile pour la Danvers, car si son nom était inscrit sur sa peau, c'est que elle aussi, ne devait plus être de ce monde. Elle était très proche de Keira et moi. On ne l'a voyait pas souvent, elle était très occupée, mais chaque fois qu'elle était là… on passait des moment magiques toutes les trois. Malheureusement, un peu près un an avant la mort de nos parents, ma mère et elle s'étaient disputées et résultat, Astra avait fini par partir à l'autre bout du pays pour une mission. Elle était haut gradée à l'armée et… elle n'en est jamais revenue. Je ne sais pas pourquoi elles s'étaient disputées et je ne le serais probablement jamais, mais… elle me manque beaucoup.

Kara avait fini par ouvrir les yeux durant son histoire, son regard se perdant sur l'épaule de Lena, sans vraiment la voir. Elle avait perdu son sourire et ses yeux pétillaient, mais elle ne pleurait pas. Lena finit par s'allonger correctement sur le côté, gardant son corps près de celui de sa petite amie et plongeant son regard vert dans celui bleu de Kara. La brune glissa ensuite une mèche de cheveux derrière son oreille, avant de laisser sa main glisser sur sa nuque et d'approcher leur visage pour embrasser doucement sa petite amie.

Je suis désolé que tu aies perdu autant de gens, souffla Lena en laissant son front contre celui de Kara.

Elles restèrent plongées dans le silence pendant un long moment, Lena regardant simplement Kara qui jouait distraitement avec l'une de ses mèches brunes. Les deux jeunes femmes profitèrent simplement de la présence de l'autre, appréciant ce silence tranquille, qui permettait à Kara de reprendre un peu de bonne humeur après cet aparté sur sa tante. Lena finit par se positionner sur le dos, des fourmis apparaissant dans son bras qui maintenait sa tête. Kara en profita et se colla immédiatement à sa petite amie, plaçant son visage dans le creux du cou de la brune, où été visible un suçon assez imposant, satisfaisant grandement la blonde, qui enroula ensuite un bras sur le ventre dénudé de Lena.

J'ai faim, finit par grogner Kara, la brune levant immédiatement un sourcil à cet aveu, alors que ses yeux étaient fermés, un sourire en coin se dessinant soudainement sur son visage.

J'ai bien une idée de ce que je mangerai, ricana Lena d'un air plein de sous-entendu.

Oui, une montagne de pancakes !

Kara se redressa précipitamment prête à se diriger vers la cuisine, mais elle fut immédiatement stoppée par la brune et sans même qu'elle se rende compte de quoi que ce soit, elle se trouvait plaquer dos au matelas, une Lena nue à califourchon sur elle.

Je pense que tu n'as pas très bien saisi ce que je voulais dire, taquina l'héritière de LuthorCorp.

J'ai encore manqué une allusion n'est-ce pas ? Lâcha Kara, penaude, les joues rouges, détournant le regard de sa petite amie qui la regardait actuellement comme elle regardait des donuts.

Cette allusion m'avait semblé très clair pourtant, sourit sournoisement Lena, se penchant sur la blonde, collant leurs deux corps, donnant subitement très chaud à la Danvers.

Kara se mit à rire nerveusement alors que la brune parsemait déjà des baisers sur la peau de son cou.

Écoute Lee, ce n'est pas que je ne veux pas hein… ça m'a l'air très prometteur tout ça, mais j'ai vraiment très faim !

Moi aussi… ronronna la milliardaire, mordillant l'oreille de sa petite amie, qui se mordit immédiatement la lèvre pour retenir un gémissement.

Lena se faisait de plus aventureuse, Kara craquant de plus en plus. La brune connaissait parfaitement les points sensibles de sa belle et elle n'hésitait pas à les utiliser à son avantage. "Oh et puis merde, au diable les pancakes !" Se dit Kara. Elle avait bien plus appétissant sous la main pour le moment ! Elle commença alors à retourner les faveurs à Lena, leur corps se frottant toujours plus, la chaleur devenant presque étouffant et alors que Kara commençait vraiment à perdre la tête, la brune s'arrêta étrangement, faisant papillonner la Danvers des yeux, alors que Lena finissait par s'enlever du dessus de la blonde et de se lever du lit. Il se passait quoi là ? Se dit Kara, abasourdie.

Alors, que veux-tu faire aujourd'hui "ma valentine", lança la Luthor, utilisant une voix moqueuse sur la fin, pour montrer son aversion pour la Saint Valentin, tandis qu'elle se dirigeait vers sa robe de chambre en soie.

Tu fais quoi là ? Lança Kara, ébahie, encore perdue par le brusque changement de situation.

Quoi ? Demanda faussement Lena en levant son sourcil et enfilant sensuellement son vêtement. Tu n'as pas arrêté de me rabâcher les oreilles toute la semaine pour qu'on fasse quelque chose aujourd'hui, alors que veux-tu faire ?

Que tu reviennes ici, râla Kara, frustrée que la Luthor l'ai échaudé ainsi, juste pour se retirer juste après. Et toi tu n'as pas arrêté de me dire, que tu trouvais la Saint Valentin ridicule !

C'est simplement une fête commerciale, je n'ai pas besoin d'un jour spécial pour te dire que je t'aime, sourit la brune de façon toujours plus séductrice. Bon, eh bien je vais faire des pancakes ! Pendant ce temps, tu devrais peut-être prendre une douche froide, tu as l'air d'en avoir besoin, ricana la milliardaire, appréciant particulièrement l'air outrée sur le visage de sa blonde.

Sur ce, Lena s'avança en direction de la porte qui menait au salon et à peine eut-elle la main sur la poignée, qu'elle se retrouva tirée en arrière par le bras, attirant un grand sourire sur ses lèvres. Elle fut vite de nouveau sur le lit, une Kara à califourchon sur elle, qui la regardait avec désir.

Je vous déteste mademoiselle Luthor, grogna la blonde en commençant de nouveau à déshabiller sa petite amie. Vous faites attendre mon petit déjeuner.

Non, je sais que c'est faux, ricana Lena, finissant par soupirer de plaisir alors que Kara se lançait à la conquête de son cou.

Cette Saint-Valentin commençait plutôt bien de son avis…

- Fin Flashback -

•••

Lundi 14 Février, Appartement Kara Danvers, National City :

Kara fixait mornement la vidéo qui se déroulait sur son écran. C'était l'une des vidéos qu'elle avait prise il y a maintenant 8 ans, jour pour jour. Lena et elle avaient passé leur journée au lit quasiment, parlant, rigolant, regardant des films, prenant des photos et des vidéos plus stupides les unes que les autres et bien évidemment, s'adonner à quelques activités plus… physiques.

Des éclats de rire résonnèrent depuis son mobile, des rires qui lui appartenaient, mais surtout qui appartenaient à ELLE, Lena… Elle aimait tellement son rire, elle l'aimait tellement et depuis sept ans, la seule façon qu'elle avait de l'écouter étaient ces stupides vidéos, qui soignait son coeur meurtri autant qui le poignardait.

Elle ferma les yeux alors que la énième vidéo s'arrêta. Un souffle tremblant s'échappa de ses lèvres entrouvertes, alors que son cerveau était submergé par une tonne de pensées plus sombres les unes que les autres… Que faisait Lena à ce moment présent ? Était-elle en train de passer sa journée avec son prince charmant ? Sans doute, après tout, c'était le but de cette journée non ? Même si Lena n'avait cessé de lui répéter qu'elle détestait cette fête commerciale, elle savait qu'au fond, c'était faux. La milliardaire, derrière ses airs de femme des glaces, était en réalité une guimauve au moins si niaise et romantique qu'elle-même et ça, elle l'avait bien vite découvert au fil de leurs trois années de relation. Trois années idylliques effacées en un seul instant…

Elle bascula la tête en arrière, l'arrière de son crâne cognant contre le dossier du canapé où elle était étalée, enroulée dans son plaid fétiche depuis qu'elle était revenue du gala avec Kate. Mon dieu, pauvre Kate, qui avait dû la gérer alors qu'elle était complètement bourrée… Elle avait dû supporter ses pleurs, ses plaintes complètement incompréhensibles tellement elle parlait vite et sans articuler, ses sautes d'humeur, passant de l'euphorie à la colère en un quart de seconde. Elle avait dû aussi tempérer ses ardeurs, l'empêcher d'aller refaire le portrait de monsieur parfait qui touchait SA Lena, mais aussi et tous simplement l'empêcher de lui sauter dessus sur elle ! Car oui elle se rappelait assez vaguement avoir tenté d'embrasser cette pauvre Kane et de lui faire du rentre dedans.

Évidemment, Kate avait pris ça à la rigolade et s'était contentée de la repousser gentiment, mais elle n'avait pas besoin de lire les journaux pour savoir ce qu'ils continuaient de dire sur leur supposée relation. Elle se souvenait même de ce que sa meilleure amie lui avait dit le lendemain de soirée, qui avait été complètement catastrophique pour la journaliste, ayant passé son dimanche la tête dans la cuvette :

Oh c'est trois fois rien, tu as juste tenté de me violer deux ou trois fois, avait-elle rit avec un ton sarcastique.

Elle avait honte, mon dieu qu'elle avait honte… Honte et tellement mal. L'alcool ne faisait plus effet. Sa gueule de bois était passée et son coeur plus brisé que jamais. Lena allait se marier. Son regard tomba immédiatement sur l'alliance en plastique qui trônait toujours à son doigt, alors qu'elle avait recommencé à jouer avec. Elle était tellement abîmée par endroits, à se demander comment ce bout de plastique avait tenu autant de temps. Il y a pas si longtemps, la regarder lui donnait espoir. Espoir qu'un jour, cette bague à la valeur sentimentale exceptionnelle, servirait vraiment à montrer leur union. Aujourd'hui, elle n'était plus que le symbole de son échec, de leur rupture et de ses regrets et pourtant, elle n'arrivait pas à se décider de l'enlever.

Kara soupira. Elle ne devrait pas penser à tout ça. Elle avait un objectif. Un objectif clair et rien ne devait l'en détourner, mais il n'avait fallu que d'un seul contact avec Lena, pour que tout le courage et l'espoir qu'elle avait réussi à engranger ces 7 dernières années, s'effondrent comme un château de cartes. Elle regarda l'heure sur l'horloge murale, se demandant si Kate reviendrait bientôt. La brune aux mèches blondes était partie leur chercher de quoi manger depuis maintenant vingt minutes et ses vingt minutes s'étaient transformées en véritable cauchemar. Chaque fois qu'elle était seule ou qu'elle n'arrivait pas à s'occuper, ses pensées s'orientaient toujours sur le même sujet… Lena et aujourd'hui, avec l'annonce de son futur mariage avec l'homme parfait, ses pensées devenaient extrêmement douloureuses...

Son téléphone sonna soudainement, brisant le calme étouffant de ce début de soirée. Kara l'attrapa sans aucune motivation, pensant d'abord à un message de Kate, ou un énième message d'Alex, mais ce n'était pas le cas et elle se redressa immédiatement quand elle lut le sms. Aussitôt, la blonde sentit sa nostalgie, sa souffrance et sa tristesse se transformer en une colère sourde et elle se leva prestement, pour se diriger vers la sortie, oubliant complètement que sa meilleure amie devait revenir ici. Elle les ferait tomber. Oh oui elle les ferait tomber se promit-elle la mâchoire serrée. Ils lui avaient volé sa vie, elle leur pourrirait la leur.

•••

Lundi 14 Février, Bas-Quartier, National City :

Bon, c'est ici ? Lança Maggie, se penchant vers son volant pour observer le haut de l'immeuble délavé depuis son pare-brise, la lumière pâle des vieux réverbères n'aidant pas à rendre le bâtiment plus accueillant.

D'après mon contact, oui, répondit Keira, rentrant son téléphone dans sa poche avant de sortir du véhicule, vite suivi par sa partenaire.

Elles inspectèrent rapidement les environs de l'hôtel miteux où Ivan Malik avait semble-t-il séjourné depuis son arrivée ici.

Ce type n'était pas à plaindre financièrement, pourquoi s'est-il perdu dans ce taudis ? Reprit l'Hispanique en fronçant les sourcils.

Il voulait passer inaperçu peut-être, lâcha discrètement la blonde, en regardant étrangement l'escalier de secours sur le côté du bâtiment.

Un peu raté pour ça, ricana sans joie sa binôme. T'as trouvé quelque chose ? S'enquit-elle devant le regard fixe de Keira.

Supergirl ne réagit pas tout de suite, mais finit par secouer la tête de gauche à droite avant de se diriger vers l'entrée de l'hôtel. Maggie n'ajouta rien et la suivit sans un autre mot, les deux flics restant attentives aux moindres détails qui pourraient faire avancer leur enquête.

Mesdames, puis-je vous aidez ? Salua une petite rouquine avec un sourire pétillant, qui contrastait énormément avec l'ambiance sombre qui régnait dans la salle de réception.

Bonsoir, détective Sawyer, commença Maggie en montrant sa plaque. Et voici le détective Danvers. Nous aimerions vous poser quelques questions si possible.

Bien sûr, sourit la rousse. Cela dit, si vous êtes ici pour le tapage nocturne, sachez que c'est le bâtiment d'à côté.

Non, nous ne sommes pas là pour le tapage nocturne.

Dommage, soupira la jeune femme en faisant une moue discrète.

Keira sortit une photo de la poche intérieure de sa veste en cuir et la tendit à l'hôtesse.

Est-ce que vous avez déjà vu cet homme ? Demanda-t-elle d'un ton monocorde.

La rouquine lança un grand sourire à la blonde en saisissant la photo, qui n'y répondit absolument pas, faisant rouler des yeux sa coéquipière. Si ce mini rayon de soleil n'arrivait pas à la faire sourire, alors qui ? Cependant, Maggie connaissait très peu la blonde, sinon elle aurait parfaitement su que Keira n'avait qu'un soleil dans sa vie et que ce n'était absolument pas cette rouquine, au sourire bien pâle comparé à celui de sa jumelle.

Oh oui, c'est monsieur Malik. Un homme très discret. Il est arrivé ici le 31 janvier au soir, si mes souvenirs sont bons. Il a payé une chambre pour le mois complet. Mais, ça fait un moment que je ne l'ai pas vu, ajouta la rousse en fronçant les sourcils.

Les deux flics se lancèrent un regard en coin et d'un coup d'oeil, Keira comprit et hocha la tête? partant dehors passer un coup de fil à la scientifique pour leur affirmer que l'hôtel était bien celui de la victime. Maggie fut satisfaite. Finalement, elles n'avaient pas vraiment besoin de communiquer pour se comprendre, ce qui était assez rare quand on savait qu'elles se côtoyaient depuis seulement quelques semaines.

En vérité, monsieur Malik ne reviendra pas, informa Maggie. Il a été retrouvé mort il y a quelques jours.

L'hôtesse eut une moue horrifiée.

Oh mon dieu… est- est-ce qu'on l'a tué ? Je veux dire, vous êtes de la criminelle non ?

Désolé, je ne peux rien dévoiler d'une enquête en cours. Cependant, j'aimerais aller jeter un oeil à sa chambre s'il vous plaît.

La rouquine opina du chef et s'empara de la clé de la chambre de Ivan Malik, tandis que Keira revenait auprès de sa partenaire. Les trois femmes parcoururent les couloirs étroits et lugubres, montant six étages sans ascenseur, avant d'arriver devant la porte de la chambre recherchée.

A-t-il déjà eut de la visite ? De la compagnie ? Demanda Maggie alors que la rousse enfilait la clé dans la serrure.

Non pas à ma connais-

L'hôtesse n'eut pas le temps de terminer sa phrase, qu'un grand fracas résonna derrière la porte de la chambre d'Ivan, mettant immédiatement en alerte les deux lieutenants de police. Maggie saisit prestement la main de la rousse, l'éloignant de la porte en sortant son pistolet, alors que Keira sortait aussi son arme et s'approchait de la porte, tournant la clé. Les deux flics échangèrent encore un regard et après un hochement de tête, la blonde pénétra avec vitesse dans la pièce, arme au poing, tandis que Maggie restait en arrière pour la couvrir et garder un oeil sur la civile.

Police ! Restez où vous êtes ! Gronda la Danvers, alors qu'une silhouette féminine était en train de s'échapper par la fenêtre, qui menait directement aux escaliers de secours.

La femme aux cheveux mi-long et brun, tourna alors son attention vers la flic qui pointait son arme vers elle. Son visage était dans la pénombre et Keira ne put distinguer ses traits et après un instant de flottement d'à peine quelques secondes, l'inconnue s'élança à vive allure dans les escaliers, faisant grogner Keira.

Elle rangea son arme et partit immédiatement à la suite de la brune, débutant une course-poursuite, alors que Maggie était mécontente qu'elle parte seule, sans aucun renfort, ni même sans vérifier quoi que ce soit, la blonde avait juste foncé tête baissée, sans même se demander si la brune n'était pas armée et dangereuse.

Keira sauta par-dessus la barrière du dernier palier, gagnant quelques mètres qui la rapprochaient de la fugueuse qui courait étonnamment vite. Leur course les mena dans un dédale de ruelles encombrées de poubelles et de détritus en tout genre, l'inconnu jetant toujours plus d'obstacle sur le passage de la lieutenant de police qui peinait de plus en plus à la poursuivre. La dernière ruelle les fit débarquer dans une rue bien plus grande et fréquentée, les nombreux passants qui rentraient de leur boulot, gênant encore davantage la Danvers qui grognait encore plus. Cependant, la brune semblait commencer à perdre de la vitesse, sans doute épuisée par un sprint aussi intense.

C'était la chance de Keira. La blonde n'avait pas perdu ses aptitudes sportives du lycée, bien au contraire même, c'était donc avec une certaine satisfaction qu'elle se voyait rattraper de plus en plus la fuyarde. Celle-ci sentant bien qu'elle était en train de perdre son avance, changea subitement de direction, s'élançant sur la route malgré les nombreuses voitures, manquant de se faire tamponner à tout moment. Heureusement que Maggie ne l'avait pas suivie, sinon elle aurait fait un arrêt cardiaque en voyant Supergirl agir se dit Keira, alors qu'elle traversait elle-même, sans faire plus attention que cela, son attention uniquement focalisée sur la femme devant elle, qui s'engouffrait de nouveau dans un dédale de ruelles.

La flic aperçut la brune tourner soudainement à l'angle d'une ruelle et la Danvers l'a suivit sans hésiter, se doutant que l'inconnue était maintenant au bout de ses capacités déjà assez remarquables il fallait l'avouer. Cependant, Keira se stoppa brusquement, sentant un violent coup s'abattre dans son estomac, la pliant en deux et la faisant tomber à terre dans un grognement sourd. La brune resta planter devant elle pendant peut-être quelques secondes, reprenant peut-être sans doute son souffle, alors qu'elle lâchait la petite planche de bois qu'elle avait utilisé pour attaquer la détective. L'inconnu lui souffla un mot dans une langue inconnu de Keira, une langue d'Europe de l'Est semblait-il, puis, elle partit de nouveau à toute allure, alors que Supergirl roulait sur le dos, le souffle court, une main sur les côtes. Elle grimaça sous la tension dans sa cage thoracique et saisit difficilement son téléphone qui ne cessait de vibrer dans sa poche.

PUTAIN MAIS T'ES OU DANVERS ?! Cria sa partenaire à l'autre bout du fil, faisant grimacer Keira qui l'éloigna vite fait son téléphone de son oreille. Je te préviens, dès que je t'ai sous la main je te botte le cul !

Supergirl eut un rictus amer. Ce n'était pas la peine, elle venait déjà de se faire défoncer… pensa-t-elle, ses côtes la tiraillant de plus en plus.

La blonde grogna un instant de douleur, essayant de se redresser avec difficulté, le souffle court. Mais le coup qu'elle avait reçu était semble-t-il plus puissant qu'elle ne l'avait cru et elle arrêta sa tentative pour se relever, n'écoutant absolument l'Hispanique qui l'incendiait au téléphone. Elle bascula sa tête en arrière, fermant les yeux, alors qu'elle se remémorait ce qui venait de se passer. C'était qui cette fille ? La tueuse ? Pourquoi était-elle dans la chambre d'Ivan Malik ? Ils en savaient très peu sur cette histoire, mais Supergirl avait le sentiment que c'était une histoire bien plus complexe qu'un simple meurtre ou accident. Elle ne savait pas qui elle était, mais une chose était sûre maintenant, c'est qu'elle allait l'attraper et lui faire regretter de l'avoir défoncé comme ça avec une planche en bois miteuse...


Voilà pour le chapitre 4 qui apporte encore plus de questions... promis, dans le suivant je commencerai à semer des réponses x)

À bientôt !