Salut tout le monde ! J'aimerai commencer cette nda pour vous dire un truc : Waoh. Quelle éloquence n'est-ce pas :) N'empêche que vous avez été 6 à mettre cette fic en fav et 19 en follow. C'est un véritable petit succès =) ! Je suis super content ! En UN SEUL chapitre elle est aussi populaire que the fatherless child, à 6 follow près =) Je considère donc ne pas être le seul à aimer les Harry-Pansy :) . C'est cool ! Maintenant les réponses aux reviews.

Brigitte26 : merci, toi aussi =) elle l'a attendu au manoir car elle pensait qu'Harry rentrerai plus tard, vers 22h environ ;)

Caliste : déjà merci pour ta review qui me sera très utile pour mes écrits futurs ;) alors, non, je ne compte pas réécrire ce passage pour 2 raisons : la première est la meilleure : flemme de réécrire (oui, je sais, c'est mal), et ensuite comme ça je peux voir mes erreurs et éviter de les refaire. Aussi, le fait qu'il soit blessé physiquement a son importance et je le réutiliserai. Mais je suis content que tu aies aimé le reste :)

Stormtrooper2 : je n'ai pas envie d'abandonner Ginny de sitôt, tu pourras donc voir avec délectation ce qui va lui arriver parce que... Karma's a bitch ;) En même temps, avec une telle mauvaise foi...

Disclaimer : l'univers d'Harry Potter ne m'appartient pas. Je sais, ça surprend toujours.


Harry se réveilla sur son lit avec un mal de tête horrible et la langue pâteuse. Se redressant lentement, il récupéra ses lunettes sur la table de nuit et avisa à côté d'elles une fiole de potion violette. Souriant en reconnaissant la potion anti-gueule de bois, il l'avala d'un traît et commença tout de suite à se sentir mieux. Il se leva donc et se prépara.

Une douche et de nouveaux vêtements plus tard, il descendit dans son salon, la soirée d'hier lui semblant incroyablement irréelle. Soudain, il se revit torturer cet homme. Le dégoût de lui-même lui vint, et il dû s'accrocher à la rampe d'escalier pour ne pas tomber. Il avait... Rien que d'y penser il avait envie de vomir. Tout pâle, il fini de descendre les escaliers et se rendit dans son salon. Quelle ne fut pas sa surprise d'y découvrir Neville et Draco.

- Qu'est-ce que vous faîtes là ?

- Simple, Potter, comme tu ne venais pas on est allé te chercher et on t'a trouvé saoûl comme c'est pas possible.

- On est alors allé voir dans la chambre de Ginny pour voir si elle y était. Ce n'était pas le cas. Et là, il est midi et elle n'est toujours rentrée. Harry, qu'est-ce qui s'est passé ?

Harry soupira et s'assit dans un fauteuil.

- Elle me trompait.

- Quoi ?? s'exclamèrent Neville et Draco en même temps.

- Quand je suis rentré hier vers dix-huit heures, je l'ai trouvé... la douleur était trop forte et il ne put continuer.

- Mais comment c'est possible ? Je veux dire, vous vous aimiez comme des fous, s'interrogea Neville.

- Visiblement pas elle, reprit Draco d'un ton sarcastique.

- Merci mec, j'ai bien besoin qu'on se moque de moi.

- Tout de suite les grands mots... Je me suis pas moqué de toi, je t'ai taquiné.

- Ne joues pas sur la sémantique, Malefoy !

- Parce que tu connais ce mot, Potter ?

- Gryffondor ne veut pas dire idiot !

- Tu me l'apprends.

Neville observa l'échange en silence. Rien n'avait vraiment changé depuis Poudlard, se dit-il. Puis il comprit. En entraînant Harry dans une dispute inutile, Draco le distrayait et l'empêchait de penser à sa rupture avec Ginny. Neville sourit. Même si ça n'apparaissait pas à première vue, Draco était un véritable ami sur lequel Harry pouvait compter.

Neville les laissa se chamailler pendant encore quelques minutes puis intervint.

- Bon, on se calme.

Personne ne l'écouta.

- WOH VOS GUEULES !!!

Les deux autres le regardèrent, ébahis.

- C'est bon vous vous êtes bien défoulés ?

- Neville...

- Longdubat...

- Est-ce que tu viens réellement...

- De crier ?

- Pourquoi vous me regardez comme si c'était un truc incroyable ?

- Bah ça l'est ! On se connaît depuis plus de dix ans et je ne t'ai j'amais vu crier, commença Harry.

- Ouais, de fou, continua Draco.

- Merci pour ton commentaire, Malefoy. Rappelle-moi de t'appeler la prochaine fois que j'ai besoin d'un commentaire inutile, répliqua Neville.

- Et il est ironique à présent ! s'exclama Draco en applaudissant. J'ai enfin réussi à changer ta personnalité incroyablement ennuyeuse en une autre bien plus intéressante.

- C'est Hannah qui va être contente, bougonna le Gryffondor.

Harry ouvrit la bouche pour lui répondre lorsqu'une voix féminine l'interrompit.

- Je vais être contente de quoi ?

Les trois hommes se tournèrent d'un coup vers la voix et découvrirent Hannah, Susan, Tracey et Daphné dans l'entrée du manoir, visible depuis le salon.

- Mais qu'est-ce que vous faîtes toutes là ? s'enquit un Harry ébahis.

- Draco nous a envoyé un hiboux et... commença Daphné.

- On est arrivées le plus vite possible, termina Susan.

Là-dessus, elles défilèrent toute devant eux pour leur faire la bise.

- On a apporté des choses pour le déjeuner, commença Hannah en s'asseyant face à son fiancé.

- Ah, j'aurai bien aimé mais... commença Harry.

- Mais rien, Potter, le coupa Draco. Tu est riche comme c'est pas possible, j'ai même des doutes sur lequel est le plus thuné de nous deux ! Alors pour une fois, tu vas te comporter en vrai lord anglais et rester à ne rien faire chez toi !

- Draco... commença Tracey totalement abasourdie, est-ce que tu viens d'admettre...

- Que tu n'es pas le plus riche ? termina Daphné.

- J'ai dis ça uniquement pour lui faire plaisir.

- Bien sûr, bien sûr, répondirent ironiquement les deux femmes.

- Dobby ! appela Susan.

L'elfe apparu dans un craquement sonore.

- Oui madame Susan Bones madame ? Que peut faire Dobby pour servir madame Susan Bones madame ?

- Tu peux nous préparer le déjeuner, s'il-te-plaît ? On a apporté des aliments, aussi, ajouta-t-elle en désignant le sac de nourriture laissé dans l'entrée. Attends je vais le chercher.

- Non madame Susan Bones madame, Dobby va s'en occuper ! Que madame Susan Bones madame ne se dérange pas !

Dobby se précipita vers le sac et transplanna immédiatement vers les cuisines du manoir.


Avec un soupir, Harry alla se coucher. Cette dernière semaine avait été fatiguante : ses amis étaient venus tout les jours pour lui rendre visite. Il n'était pas idiot et savait bien qu'ils essayaient de le faire penser à autre chose que la trahison de Ginny. Mais cela ne marchait qu'à moitié, et s'il parvenait de temps à autre à l'oublier, il ne cessait de faire des rêves où il la revoyait avec son amant. Son amant... qu'il avait torturé. Délibérément. Violemment. Horriblement. À ce moment, la nausé le prenait et il allait vomir dans les toilettes.

"Je suis une merde, se disait- il, ma copine me trompe sans que je m'en aperçoive, je le découvre et je réagit comme le dernier des cons."

Il tentait alors de se recoucher, mais le sommeil le boudait généralement jusqu'à l'aube où il arrivait enfin à s'endormir, épuisé par sa tristesse et sa culpabilité.


Avec le temps, les visites de ses amis se firent plus rares et ils ne vinrent plus que trois jours par semaine. Harry comprenait parfaitement, ils avaient une vie et c'était tout à fait normal. Ainsi, quand ils venaient, il leur répétait qu'il allait bien, qu'ils n'avaient pas à s'en faire et les priait même de le laisser seul.

Mais ils n'étaient pas dupes et voyaient bien les cernes qui ornaient ses yeux, sa peau pâle et son sourire forcé. Ainsi, un mois après la séparation d'Harry et Ginny, Daphné et Tracey se retrouvèrent dans un café.

- Bon, commença Daphné lorsque Tracey fut arrivée à l'heure, chose prouvant le caractère urgent de cette réunion puisqu'elle était toujours en retard, parlons d'Harry.

- Il n'est plus que l'ombre de lui-même, dit gravement Tracey. Je suis allée l'espionner hier soir et...

- Tu as quoi ??

- Bah oui. Il faut bien voir comment il va en dehors du masque - assez nul d'ailleurs - qu'il revêt quand on est là.

- Je ne ferais pas de commentaires sur tes procédés pour obtenir des informations.

- Tant mieux. Donc, il ne mange plus, ne dors plus et quand il bois ce n'est qu'exclusivement du Wisky Pur Feu pour se saoûler, énuméra-t-elle en comptant sur ses doigts.

- C'est bien ce que je pensais, soupira l'héritière Greengrass. Il ne va pas bien du tout.

- Il déprime carrément, tu veux dire ! Daphné, il faut faire quelque chose.

- Oui, bien sûr, mais quoi ?

- Il faut lui changer les idées... Je sais ! Allons faire du shopping !

- Tu veux profiter d'Harry pour refaire ta garde-robe ?

- Allez, avoues que t'es ravie ! Notre dernière sortie shopping avec lui remonte à si longtemps !

Un sourire se dessina sur les lèvres de Daphné.

- Super t'es d'accord ! On y va !

- Maintenant ?

- Oui !

Tracey l'attrapa par le bras et la tira hors du café en courant.

- Tracey attends ! On a pas payé !

- Raison de plus s'enfuir, rigola-t-elle, et elle transplanna devant le manoir Potter.


Harry était assit dans un fauteuil et regardait d'un air triste le fond de Wisky Pur Feu qui restait dans son verre. Il soupira. Il se sentait nul de boire autant, mais il en avait besoin pour tenir. Oui, il en avait besoin. Sans ça, il dépérir ait complètement. Enfin, encore plus qu'il ne le faisait déjà. Il entendit la porte du manoir s'ouvrir et colla sur son visage un sourire de façade, non sans avoir soupiré encore une fois. Daphné et Tracey pénétrèrent dans le salon.

- Salut les filles, ça va ?

- On vient t'emmener faire du shopping, dit Tracey d'un ton éxité en tapant des mains.

- On a toutes les deux besoins de renouveler notre garde-robe, continua Daphné, et on a pensé que tu pourrais nous accompagner. D'autant que ça ne te ferait pas de mal de renouveler tes vêtements.

- Qu'est-ce qu'ils ont mes vêtements ? se vexa Harry.

- Ils sont pas assez nombreux, voilà tout ! s'exclama Tracey toujours aussi éxitée. Alors tu viens !

- D'accord, d'accord, j'arrive, et il porta son verre à ses lèvres pour le terminer.

- Accio verre ! Tu ne boiras plus de la journée, Harry, sauf de l'eau.

- Mais Daphné...

- Pas de discussion, jeune homme, fit-elle d'un ton faussement autoritaire.

- Bien madame Greengrass, répondit Harry, et, depuis plus d'un mois, son visage s'orna d'un sourire franc.

Les deux filles sourirent également, heureusent de voir un véritable sourire sur les lèvres de leur ami.

- Alors, on y va ?


- Tu en penses quoi, Harry ?

Le concerné s'arracha à l'examen des chaussures de Tracey pour observer la sixième robe qu'essayait Daphné.

- Alors...

- Hey ! Harry me donnait son avis sur ces chaussures, d'abord !

- Ça fait dix minutes qu'il te complimente dessus, à mon tour d'avoir un avis !

- Les filles, calmez-vous. Tracey, tes chaussures sont très bien. Daphné, ta robe est superbe.

Avec un sourire ravi, elle retourna dans la cabine d'essayage tandis que Tracey essayait une nouvelle paire de chaussures.

- Ces demoiselles ont fait leur choix ? demanda poliment le vendeur de la boutique de vêtements de luxe sorcier située sur le Chemin de Traverse.

- Oui... Non ! répondit Daphné en sortant de sa cabine. Harry n'a pas essayé ses vêtements !

- Oh, ce n'est pas très grave.

- Si si ! continua Tracey. Il te faut au moins un nouveau costume !

- Bon, bon, très bien, caputula ce dernier.

Ils montèrent donc à l'étage, là où se trouvait la collection Homme. Harry hésita longuement entre un costume gris, un costume bleu roi et un costume violet, et finit par prendre les trois. Il choisit également une écharpe jaune et les filles lui trouvèrent une paire de gants en cuire. Ils descendirent à la caisse et le vendeur fut ravi de les voir acheter autant. Harry paya galamment les achats de ses amies.

- Merci, Harry, dit Daphné en l'embrassant sur la joue gauche.

- Oui, merci beaucoup Harry, enchaîna Tracey qui, pour ne pas être en reste, l'embrassa sur la joue droite.

Harry aperçu alors le caissier lui faire un clin d'œil d'un air entendu. Il se retint de rougir et ils sortirent du magasin. Sur la proposition de Daphné, ils allèrent se poser au café huppé faisant face à Gringotts. Lorsque le serveur arriva, Daphné et Tracey prirent un mojito et Harry voulut les imiter, mais elles lui rappelèrent qu'il avait interdiction de prendre de l'alcool et il dut se rabattre sur un simple cappucino à contre cœur. Ils commencèrent à discuter de la création prochaine d'une chaîne de télévision sorcière lorsqu'ils virent Ron et Hermione sortirent de Gringotts.

Ceux-ci l'aperçurent également avec ses deux amies. Ces Serpentards... Harry avait commencé à se rapprocher de Malefoy, puis de Greengrass et Davis, au grand désespoir des deux Gryffondors. Ils avaient longtemps compté sur Ginny pour le ramener à la raison, mais rien n'avait marché. Et aujourd'hui, il était assis aux côtés des deux Serpentards à la terrasse d'un des plus chers cafés du Chemin de Traverse. C'est aussi un changement qui s'était opéré chez Harry quand il avait commencé à fréquenter les Serpentards... Avant, il se fichait de la richesse et maintenant, il n'allait quasiment plus que dans les cafés, restaurants, magasins... étoilés. Alors que Ron s'était franchement énervé en voyant ça (notamment par jalousie), Hermione était simplement attristée du changement qui s'était opéré en quelques mois seulement chez son meilleur ami. Son meilleur ami... Elle avait tenté à plusieurs reprises de lui parler. Il avait accepté la première fois et s'était énervé quand il avait compris le motif de la visite d'Hermione et était devenu sourd à ses paroles. Elle avait rééssayé depuis, mais Harry refusait à chaque fois de la voir. Pourtant, elle était certaine de lui manquer. Elle avait tenté de passer par Ginny, qui approuva fermement lorsqu'elle parla des fréquentations d'Harry, mais quand elle aborda le sujet de son train de vie, elle se calma d'un coup et répondit évasivement.

"Forcément, pensa-t-elle, comment ais-je pu penser que le train de vie d'Harry la gênerai ? Elle en profite."

Un coup de coude de la part de Ron la sortie de ses rêveries.

- Il est encore avec ces sales serpents... et après ce qu'il a fait à Ginny ! Viens, on va essayer de le récupérer encore une fois.

- Ron, je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée...

Elle n'avait pas envie de provoquer une nouvelle dispute.

- Il doit comprendre que nous le faisons pour lui ! Viens !

Et sans attendre, il se dirigea vers la table de son ancien meilleur ami. Avec un soupir, Hermione le suivit.

- Ça peut être intéressant, commença Tracey, s'ils proposent une émission historique.

- Et géographique ! continua Daphné. C'est toujours intéressant de découvrir de nouvelles contrées, et ça nous donnera des idées de voyage.

- Et un journal télévisé ! enchaîna Harry.

- Ne crois-tu pas que ça risquerai de pénaliser la Gazette ?

- Et bien il faudrait que...

- Salut Harry.

Zut. Ron et Hermione n'avaient pas été rebutés par la discussion qu'ils avaient entamé. Il les examina. Ron semblait passablement énervé alors qu'Hermione avait plutôt l'air attristée.

- Ron, Hermione, répondit-il poliment. Vous connaissez mes amies Daphné et Tracey ?

Celles-ci se contentèrent de les saluer d'un hochement de tête. Elles étaient tendues : l'énervement apparent de Ron et la tête que faisait Hermione ne leur disait rien qui vaille. D'autant plus qu'Harry avait besoin de tout sauf de voir ses anciens amis, si proches de celle qui lui avait brisé le cœur.

- Alors elle avait raison ! explosa Ron. Tu t'es tapé ces deux serpents et maintenant que tu es débarrassé d'elle tu parade tranquillement avec ces deux salopes !

Les yeux de Tracey et Daphné s'écarquillèrent devant l'accusation puis se rétrécirent sous l'insulte et leur mains atttrapèrent leurs baguettes. Quant à Harry, il regardait Ron totalement abasourdis.

- Quoi ? finit-il par articuler.

- Harry, commença Hermione, il y a un mois, Ginny est arrivée en pleurs au Terrier. On a essayé de lui demander ce qu'il se passait mais elle n'a pas pu nous répondre avant le lendemain tant elle était abattue. Elle nous a alors raconté que lorsqu'elle était rentrée du Chemin de Traverse, elle t'avais surpris au lit avec... et bien, Daphné et Tracey.

Les trois concernés restèrent un moment la bouche ouverte sans savoir quoi répondre devant l'absurdité de la situation décrite par Ginny et sa mauvaise foi. Puis Harry explosa.

- Mais c'est n'importe quoi ! Pourquoi elle a pas rajouté Rogue et Dumbledore dans le lot ! C'est possible d'être constitué de mauvaise foi à ce point ?! Écoutes-moi bien, Ron, je ne me suis jamais "tapé", comme tu le dis si élégamment, Daphné et Tracey. Si tu veux tout savoir, c'est Ginny qui a baisé un autre gars ! Et ouais ! Ta mignonne petite sœur est en fait une grosse salope n'hésitant pas à pécho un autre mec, et dans ma propre maison ! Alors maintenant soit t'acceptes la vérité soit tu te tires !

- Je te laisserais pas parler d'elle comme ça ! hurla Ron en sortant sa baguette.

- Tu veux te battre ? le provoqua Harry en dégainant lui aussi.

- Ron arrêtes ! supplia Hermione en lui attrapant le bras. Viens on s'en va.

- Non ! Je vais pas le laisser insulter Ginny ! Surtout après ce qu'il lui a fait !

Voyant que Ron dérapait totalement, Hermione, qui lui tenait toujours le bras, décida de transplanner. Surpris de les voir disparaître, Harry ne bougea pas pendant quelques secondes puis finir par ranger sa baguette et se rassoir.

- Harry, ça va ? s'inquiéta Daphné.

- On ne peut mieux, répondit-il en soufflant bruyamment.

Les deux filles se jetèrent un regard entendu. Aucune d'elles n'étaient dupes, elles savaient très bien que cette rencontre lui avait fait mal même s'il essayait de le cacher.

- Tu veux y aller ? demanda Tracey doucement.

- Si ça ne vous dérange pas.

- Non, le rassura-t-elle.

- Garçon ! appela Daphné.


À plusieurs centaines de kilomètres de là, dans une chambre d'un grand appartement parisien, Pansy Parkinson se rhabillait. Elle avait réussi à négocier le rachat d'une chaîne d'hôtels de luxe à un prix extrêmement avantageux. Et tout cela grâce à son corps de rêve... Grâce à lui, elle avait complètement manipulé le PDG de la chaîne qu'elle rachetait : il n'avait exigé qu'une nuit avec elle en échange de ce rachat avantageux. Les hommes étaient si faibles et prévisibles... Elle enfila son manteau et jeta un dernier regard à l'homme encore endormi qu'elle ne reverrai jamais.

Elle sorti sur le pallier et transplanna dans la suite qui lui était réservée dans un de ses hôtels londoniens. Elle possédait bien des propriétés aux quatre coins du monde mais préférait dormir dans ses hôtels : en tant que propriétaire, c'était gratuit pour elle. Au sortir de Poudlard, elle avait reprit les affaires de ses parents, morts pendant la bataille de Londres, qui s'était déroulée en même temps que la bataille de Poudlard pour occuper les aurores. Elle s'était donc retrouvée en possession de dizaines d'hôtels, restaurants et compagnies vacancières un peu partout dans le monde. Elle avait donc décidé de faire fructifier son héritage en rachetant encore plus de chaînes et compagnies. À seulement vingt ans, elle était devenue une femme d'affaire hors paire n'hésitant pas à utiliser son corps de déesse pour s'aider à conclure des affaires. Et c'est ce qui s'était passé ce soir.

Elle se déshabilla, se doucha et s'admira dans un miroir assez grand pour lui permettre de se voir de la tête aux pieds. Elle était vraiment magnifique. Après avoir envoyé un baiser à son propre reflet, elle alla écrire une courte lettre à Draco.

Je suis au Splendor, tu me rejoins ?

La réponse ne tarda pas.

Dans tes rêves grognasse.

Elle sourit. Elle adorait Draco.

Susan est là ?

Non.

Cool ! J'arrive

Pourquoi, tu veux visiter mes cachots ?

Elle éclata de rire. Vraiment, elle adorait son meilleur ami. Elle donna une tranche de bacon à son hiboux, passablement énervé de faire sans cesse l'aller-retour entre son hôtel et le manoir Malefoy et se coucha.


Harry tournait en rond. Deux mois qu'il avait découvert la trahison de Ginny et il y pensait toujours. Pour éviter ça au maximum, il passait ses journées à la SEM.

Il avait créé ce concept avec Neville après Poudlard en s'inspirant des salles de sport moldues. On pouvait prendre un abonnement dans une de ces Salle d'Entraînement Magique pour la somme maximum de 30 gallions, mais c'était là la formule la plus chère et d'autres existaient. Ces salles étaient découpées en plusieurs sections : physique - car une étude avait montré qu'il était plus facile de lancer des sorts quand on était en forme physiquement, et cette partie était clairement un copier-coller des salles moldues - entraînement - où on pouvait donc apprendre à jeter de nouveaux sorts ou tout simplement faire un rappel de ceux qu'on connaissait déjà, et c'était là la plus grande salle des SEM - et une partie arène, où on pouvait donc faire de des matchs amicaux ; et chaque SEM en comptait cinq.

C'était donc là qu'Harry passait l'entièreté de ses journées, se faisant subir un entraînement magique encore plus dur que pour la guerre, et il rentrait totalement épuisé.

Ce violent entraînement inquiétait ses amis, et c'est sur une décision commune que Draco et Neville se rendirent chez lui. Ils transplannèrent donc dans son salon à dix-huit heures et le trouvèrent vide. Ils fouillèrent le manoir, vide aussi. Dobby n'était même pas là puisque c'était son jour de congé. Ils décidèrent alors d'attendre et se posèrent dans son salon. Harry arriva une demi-heure plus tard.

- Tiens, salut les gars, ça va ? on voyait bien à sa voix qu'il tenait à peine debout tant il était fatigué.

- Nous oui mais toi, Harry ? répondit Neville d'un ton inquiet.

- Super, je suis juste un peu fatigué.

- Vraiment, Potter ? Juste un peu ? Tu sais très bien que tu te tues à l'entraînement. Alors arrête de nous prendre pour des idiots et dis-nous la vérité.

- Très bien, vous la voulez la vérité ? explosa-t-il. Je vais mal ! Très mal ! Ma copine m'a trompé et j'ai torturé son mec ! Voilà ! J'ai mal d'accord ! Toutes les nuits je les vois ensemble et j'ai mal ! Toutes les nuits je voix le corps de ce type que j'ai mutilé moi-même et j'ai mal ! Alors oui je me tue à la SEM et je bois le reste du temps parce que j'ai mal !

Il s'effondra au sol et se prit la tête dans ses mains.

- J'ai mal, répéta-t-il ma voix brisée. J'ai mal depuis deux mois et trois jours sans discontinuer. J'ai mal...

- Harry... commença Neville, mais il ne put continuer. Ça lui brisait le cœur de voir son meilleur ami ainsi.

Quelques minutes s'écoulèrent ainsi.

- Tu as besoin de vacances, Potter, dit soudain Draco d'une voix douce qui ne lui ressemblait pas.

- Ça fait deux mois que je suis en vacances, répondit Harry toujours au sol.

- De vraies vacances, je veux dire. Pourquoi ne pas partir ? En plus, Pansy possède des hôtels partout, si je lui dit de te faire un prix elle te le fera.

- Parkinson ? Harry se redressa d'un coup. Hors de question !

- Harry, intervint Neville, je ne la porte pas non plus dans mon cœur mais tu as vraiment besoin de vacances. Réfléchis-y au moins.

- Bon, d'accord, soupira-t-il, j'y réfléchirai.

- Bien, fit Draco en se levant. Longdubat, je compte sur toi pour qu'il accepte.

Et il sortit. Neville le suivit peu après, quand il eu fait promettre Harry d'y réfléchir sérieusement. Resté seul, Harry pensa à la proposition de Draco. Parkinson... Une fille superficielle à souhait et qui couchait n'importe où, sans compter son caractère de véritable peste. Harry se reprit. Elle avait parfaitement le droit multiplier les aventures. Oui, elle faisait ce qu'elle voulait, et restait simplement... une garce superficielle. En même temps, c'était vrai que des vacances ne seraient pas du luxe. Soudain, l'illumination de fit dans son cerveau. Ce n'est pas parce qu'il allait dans un de ses hôtels qu'il devait la voir ! Tout content, il se coucha.


Le lendemain, Draco reçu un hiboux

C'est d'accord Malefoy. J'irais la semaine prochaine à Pékin jusqu'à je ne sais quand. Préviens Parkinson.

Il sourit. Potter savait-il réellement dans quoi il s'embarquait ? Certainement pas. Mais au moins, il ne penserai plus à Weasley. Et au gars qu'il avait torturé. C'était d'ailleurs un mystère pour Draco. Ce mec l'avait bien mérité. Alors pourquoi culpabiliser ? Stupide Gryffondor. Il prit sa plume et commença écrire à Pansy, un sourire sadique étirant ses lèvres.


Et voilà ! J'espère que vous avez apprécié ce chapitre un peu plus long (de 1k mots environ) que le 1er. Vous avez de la chance de pouvoir le lire aujourd'hui, il a failli ne pas pouvoir paraître à temps. Applaudissez-moi ! Quoi, je ne suis pas modeste ? Pfff. Enfin bref. N'oubliez pas de mettre une petite review pour me dire ce que vous avez aimé ou non, ça m'encourage pour écrire la suite et m'aide à m'améliorer.

Have a nice day ! (je sais, c'est pas logique de dire ça quand je poste le soir, mais je suis pas sûr que "have a nice evening" se dise)