Salut tout le monde ! Je suis en retard :( . Je sais. Mais c'est pas de ma faute. J'ai vraiment beaucoup de travail en ce moment et mon rythme d'écriture en pâti. En plus, j'ai eu trois autres idées de fic et je réfléchis donc dessus, ce qui n'arrange rien. La créativité, que voulez-vous... Du coup, c'est avec plaisir que je vous présente un nouveau chapitre de L' amour est une émeraude.

Anonymous : Je crois qu'on dit "Hansy"... Mais je trouve ça hideux. Sinon, j'en prend bonne note !

Stormtrooper2 : Oui, ils sont insupportables. J'aime beaucoup les bashing Weasley et Hermione et en écrire un était un de mes objectifs :)

Brigitte26 : J'ai vu cette relation dans une fic et je l'ai aussi trouvé géniale ! Du coup, bah, j'en écris une :)

Disclaimer : l'univers d'Harry Potter ne m'appartient pas. Je sais, ça surprend toujours.


- QUOI ?

Pansy hésitait entre la surpris et la colère. Elle opta pour cette dernière et déchira la lettre qu'elle venait de recevoir de Draco. Sérieusement ?! Il voulait qu'elle héberge le binoclard dans un de ses splendides hôtels ?! C'était hors de question ! Lui qui, il y a encore quelques mois, s'habillait n'importe comment et vivait comme un banlieusard ! Heureusement, il était devenu un peu moins nul grâce à Daphné et Tracey. Mais quand même ! Potter ! Jamais ! Et gratuitement en plus ! Ce n'était pas ça qui risquerait de la couler mais quand même ! Par principe ! On parlait de Potter, le Gryffondor, le vantard, le binoclard, le défiguré ! Jamais !

À ce moment, le hiboux de Draco qu'elle n'avait même pas vu repartir reparru à la fenêtre, portant une nouvelle lettre. Elle alla la chercher avec un soupir mi-évervé mi-éxaspéré

C'est bon t'as fini de l'insulter ?

"non"

Écoute Pans' il a besoin de vacances.

"m'en fous"

Weasmoche l'a trompé et il déprime depuis.

"salope. Mais m'en fous quand même"

Je sens que je t'ai pas convaincu.

"tout juste Auguste"

Je vais donc être obligé de te menacer.

"mon dieu que j'ai peur"

T' acceptes sinon je balance à la Gazette que t'as...

"connard. Ma seule faille. J'ai pas le choix."

J'ai même pas terminé ma phrase mais je sens que t'as accepté.

"salaud"

Et là tu viens de m'insulter. Je te connais trop bien.

Elle déchira également cette lettre et regarda le hiboux qui n'était toujours pas parti.

- Ton maître est un sale type.

Avec un hululement, il s'envola. Cette journée commençait mal. Elle se voyait contrainte d'héberger Potter. Gratuitement. Sale Malefoy. Soudain, l'illumination se fit. Ce n'est pas parce qu'elle était obligée de lui donner une chambre qu'elle devait lui en donner une bonne ! Joyeuse à cette idée, elle se précipita sur les plans de ses hôtels à Pékin. Elle ne possédait que des hôtels de luxe mais il y avait bien dans l'un d'eux un placard libre où elle pourrait ranger le binoclard. Après quelques minutes, elle trouva. Une magnifique pièce inutilisée depuis plus de dix ans près des cuisines. Un sourire sadique étira ses lèvres. Cette pièce était située dans son plus bel hôtel sur place. Son sourire s'élargit. Le binoclard n'en verrait que la façade. Elle alla ramasser les morceaux éparpillés de la première lettre de Draco. Le défiguré arrivait dans une semaine. Elle avait largement le temps de ne rien préparer. Potter avait besoin de vacances ? Il allait être servi. Retenant un rire démoniaque qui aurait fait trop cliché, elle enfila un peignoir et commanda un petit-déjeuner.


Harry arpenta le manoir Potter une dernière fois. Tout était prêt pour son départ. Dobby avait été prévenu et n'avait accepté de ne pas l'accompagner qu'en n'échange de ne plus avoir de jours de congés pendant un mois. Harry avait été contraint d'accepter.

Il prit sa valise et sortit sur le perron. Là, il se retourna et jeta un regard à son manoir. Il fut prit d'une dernière hésitation. Un hôtel de Parkinson ? Pas très attirant. Mais gratuitement. Il sourit. Il se ferait plaisir sur les massages coûteux et autres, ne serait-ce que pour admirer la figure rageuse qu'elle ferait en voyant une montagne de gallions lui filer entre les doigts. Il faudra qu'il pense à remercier Malefoy. Il descendit l'allée menant de la grille fermant la propriété à la porte du manoir en sifflotant. Ce n'était pas si mal, finalement. Arrivé à la grille, il l'ouvrit, sortit de la propriété et transplanna.


Harry regarda autour de lui. La magnifique place Tian'anmen s'étendait tout autour de lui. Il repéra un salon de thé ne servant que des thés traditionnels et le nota dans un coin de son esprit. Il s'y rendrait lorsqu'il sera installé. C'était pratique, l'hôtel se trouvait juste à côté. C'était une magnifique bâtisse dans le style traditionnel, richement décoré et coloré. Il était assez petit, ne semblant comporter qu'une petite vingtaine de chambres au maximum, mais le prix qu'elles devaient coûter suffisait probablement à rentabiliser l'affaire. Il se dirigea vers la porte. Un groom habillé de rouge et d'or lui ouvrit la porte avec un sourire poli et lui prit sa valise. Il arborait sur le pectoral gauche une petite plaquette portant l'inscription "L'Impérial". Harry sourit également et entra. Il remarqua qu'un autre groom allait immédiatement remplacer l'autre à la porte.

Il porta alors ses yeux sur l'entrée. Une magnifique moquette pourpre recouvrait le sol et au plafond d'un blanc crème, de superbes arabesques dorées dessinaient des formes à interpréter. Les murs étaient de parquet verni disposé en chevron, et la salle était éclairée par de multiples plafonniers. De nombreux fauteuils en cuire noire ou rouge meublaient la pièce. Harry se dirigea vers le comptoir, également en parquet.

- Vous pouvez la poser là, dit-il au groom, je la monterai moi-même.

Ce dernier déposa la valise sur le sol aux côtés d'Harry et retourna à son poste. Harry se tourna alors vers la jeune femme derrière le comptoir et lui demanda Mlle Parkinson.

- Elle n'est pas encore arrivée, lui répondit-elle en souriant. Elle devrait être là dans vingt minutes environ. Puis-je vous conseiller une bonne adresse pour l'attendre ?

- Je vous en prie.

- Le salon de thé à notre droite est excellent.

- Il vous appartient, n'est-ce pas ? demanda Harry avec un sourire narquois.

- Euh, je... Oui, avoua-t-elle en baissant la tête.

- Ce n'est pas grave, je vais m'y rendre quand même. Il lui fit un clin d'œil. Peut-être voulez-vous m'accompagner ?

- Heu, je, enfin, euh... bafouilla-t-elle en rougissant.

Il sourit.

- Très bien, j'irai seul dans ce cas. Il la salua d'un hochement de tête. Mademoiselle...

Et il partit. Il arriva même pas deux minutes plus tard au salon de thé et commanda en terrasse. À sa grande satisfaction, son thé vert menthe et pomme lui fit servi assez rapidement. Il le but doucement en admirant le soleil descendre sur la place, l'éclairant de sa lumière crépusculaire. Il regarda sa montre : dix-huit heures. Cela faisait quinze minutes que Pansy avait dû arriver. Il se leva alors de sa chaise et alla payer l'addition au comptoir ; elle était d'ailleurs assez élevée pour un simple thé, mais comme il était vraiment excellent Harry ne se plaignit pas. Et puis, ce n'était pas comme si l'argent lui manquait.

Pansy fulminait. Un quart d'heure qu'elle attendait Potter et il n'était toujours là. Comme si elle n'avait que ça à faire, de l'attendre. Elle regarda sa montre pour la vingtième fois. Seize minutes. L'employée lui avait bien dit qu'il était au salon de thé, mais elle n'allait quand même pas l'y chercher. Elle avait un minimum de fierté, et ça passait notamment par ne pas faire le jeu de l'autre défiguré.

Elle regarda encore une fois la porte. Et là, miracle. Potter la passa. Il la vit et se dirigea vers elle, visiblement ravi de l'avoir fait attendre. Elle se contenta de le regarder approcher en claquant du pied sur le sol, tel une maîtresse attendant impatiemment son chien. Lorsqu'il fut arrivé à sa hauteur - sans s'être départi de son sourire qui lui donnait juste envie de le baffer - elle fut surprise. D'immenses cernes violacée ornaient ses yeux, et s'il semblait rasé de prêt et bien préparé, il se dégageait de lui une impression de tristesse et de désespoir profond. Peut-être que Draco avait dit la vérité en déclarant qu'il avait besoin de vacances. Elle se reprit. Pansy Parkinson n'avait pas pitié des gens qu'elle détestait. Et Potter était l'un d'eux. D'ailleurs, elle n'avait pas pitié des gens en général.

- Dis-moi, Potter, tu sais ce que "ponctualité" veut dire ?

- Avec toi, non, répondit-il sans se départir de son sourire.

Pansy leva les yeux au ciel. Autant insupportable qu'à Poudlard. Non, plus. Si tant est que ce soit possible.

- Suis-moi.

Elle lui tourna le dos et parti, sans vérifier qu'il la suivait. Elle traversa le magnifique hall vers les ascenseurs. Une fois là, elle obliqua sur la droite et suivit un étroit couloir dont le bout était une simple porte. Elle jeta un rapide coup d'œil à Potter histoire de vérifier qu'il la suivait toujours. Comme c'était le cas, elle ouvrit la porte et commença à descendre l'escalier en béton sur lequel elle donnait.

- Tu m'emmène à la cave, Parkinson ? lui demanda-t-il ironiquement.

Elle ne répondit pas. S'il savait. Ils eurent vite fait de descendre l'escalier qui débouchant sur un autre couloir, dont le bout était muré. Ils le parcourèrent jusqu'à la moitié environ, et s'arrêtèrent devant l'unique porte, située sur le mur de droite.

- Voilà ta chambre, Potter.

Il ouvrit la porte. Se dévoila une pièce poussiéreuse au possible et sentant le renfermé. Harry se retourna vers Pansy et haussa un sourcil.

- L'hôtel est complet, mentit-elle.

Et elle parti en claquant des talons, le laissant seul et pensif. Il avait trois options : transformer magiquement cette... pièce, en occuper une autre ou partir. La dernière était hors de question. Ce serait reconnaître la victoire de Parkinson. Il hésita longuement entre les deux premiers choix. Il finit par choisir le deuxième, étant donné que c'était celui qui énerverait probablement son hôtesse. Il récupéra sa valise et fit le chemin en sens inverse. Il arriva bientôt dans le hall et se dirigea vers le comptoir.

- Rebonjour, dit-il à la même employée que tout à l'heure. J'aimerai savoir s'il vous reste une chambre de libre.

Celle-ci regarda rapidement son registre.

- Il nous en reste deux, monsieur. La première est au deuxième et la seconde au troisième étage.

- Quelle est la plus belle - ou la plus chère ?

- La seconde, monsieur.

- Très bien. Je prends celle-là.

Elle lui tendit la clef. Le numéro 302 était gravé dessus. Il la prit avec un sourire et parti vers les ascenseurs. Parkinson avait voulu le cloîtrer à la cave comme un vieux meuble encombrant ? Elle allait en être pour ses frais. Et tant pis s'il devait payer la chambre : encore une fois, ce n'était pas l'argent qui lui manquait.

Il arriva peu après au troisième étage. L'ascenseur s'ouvrait sur un couloir décoré de vert et bleu, et partant à gauche comme à droite. Il prit au hasard sur la gauche. Coup de chance, la deuxième porte était la bonne. Il introduisit la clef dans la serrure et la tourna. La porte s'ouvrit silencieusement. Et là, Harry découvrit la plus belle chambre d'hôtel qu'il n'ai jamais vu. Il entrait entre une armoire et la salle de bain. La première était très grande, pouvant sans aucune exagération contenir bien deux mois de vêtements, tous différents. La seconde était très agréable : le sol était carrelé en gris foncé strié de blanc, et la douche était à l'italienne. Les seuls murs étaient ceux de la chambre ; la salle de bain étant sinon complètement ouverte, ce qui permettait d'admirer la vue tout en se lavant. La dépassant, il put admirer la vaste chambre qui serait désormais sienne pour les temps à venir. Il fut surpris de voir que la chambre continuait sur la droite derrière l'armoire, formant un L. C'est là que se trouvait le lit - double, évidemment. Le mur côté intérieur était caché par une jolie bibliothèque, comportant suffisamment de livres pour au moins trois mois de lecture. Avec un sourire amer, Harry pensa qu'Hermionne se serait bien plu ici. Le mur côté extérieur n'en était en fait pas un : ce n'était qu'une grande baie vitrée coulissante, permettant ainsi de se rendre sur un très agréable balcon, lui-même muni d'une petite table ronde et deux chaises en bois, ainsi que d'un transat. Face au lit se trouvait un minibar. Harry posa sa valise et se laissa tomber sur le lit.

- Je vais être bien ici, murmura-t-il pour lui-même en admirant le plafond blanc crème.


Pansy mit un marque-page et posa son livre. Elle éprouvait une pointe de remord à avoir cloîtré Potter dans cette vieille pièce. S'il allait mal, ce n'était pas ça qui allait le faire se sentir mieux. Elle soupira. Elle devrait aller le chercher et lui donner une des deux chambres qui lui restait. Mais ce serait admettre sa défaite et son tord. Elle décida alors d'attendre qu'il vienne lui demander une autre chambre. Là, elle le ferait la supplier - il s'éxécuterait, étant donné que les Gryffondors n'ont pas d'honneur - puis elle accepterait. Elle descendit donc dans le hall pour faire mettre la clef de la 302 de côté - il y serait bien. Une fois arrivée au rez-de-chaussée, elle se dirigea vers le comptoir

- Rebonjour, Alex. Donnez-moi la clef de la 302.

- Ah, euh, je suis désolée Mlle Parkinson mais on l'a prise il y trois quarts d'heure environ

- Qui ?

Alexandra regarda son registre.

- Harry Potter, Mlle Parkinson.

- Quoi ?!

Elle allait le tuer. Il se permettait de réquisitionner une chambre de SON hôtel, et sans lui demander ?! Il aurait une mort lente et douloureuse. Elle tourna les talons et reparti vers les ascenseurs sans dire merci. La montée lui sembla prendre une éternité, mais cela lui permit de réfléchir à un plan de torture. Elle allait commencer par l'ébouillanter, puis elle...

ting*

Ah, enfin arrivé. Elle se précipita aussi vite que ses talons le lui permettait vers la porte de la fameuse chambre et l'ouvrit en coup de vent, pénétrant dans la pièce comme une furie. Potter était assis sur une chaise sur le balcon, lui tournant le dos. Il avait un verre de cocktail à la main.

- POTTER !!

Il se retourna, surpris. Il avait vraiment l'air abattu, et ses yeux rouges témoignaient qu'il avait pleuré. Elle sentit sa colère fondre. Elle se reprit. Elle n'allait quand même pas le laisser s'en tirer sans lui avoir hurlé dessus, ne serait-ce que par principe.

- QUI T'AS PERMIS DE SQUATTER UNE CHAMBRE DE MON MAGNIFIQUE HÔTEL ?

- Toi, répondit-il tranquillement.

- Pardon ?

Elle s'étrangla. Il osait lui remettre son impolitesse sur le dos !

- Oui, toi, continua-t-il en buvant une gorgé de son cocktail.

Elle prit une voix dangereuse.

- J'ai mal entendu, j'espère...

- Si tu m'as entendu dire que c'est toi qui m'as permis de prendre cette chambre, ça va. Sinon je te conseille de consulter un ORL.

Et il osait se moquer d'elle ?

- Doucement, le binoclard, ou je te fais expulser de cet hôtel.

Il se rapprocha d'elle jusqu'à n'avoir son visage qu'à cinq centimètres du sien. Même avec ses talons de sept centimètres, elle était légèrement plus petite que lui.

- J'aimerai bien voir ça, souffla-t-il.

Elle reffréna son envie de reculer. Hors de question qu'elle lui cède du terrain.

- Retourne à la cave.

- Non.

- L'occupant de cette chambre va bientôt revenir, et je ne veux pas qu'il y voit un parasite.

- Ah, oui, parce que l'hôtel est plein, c'est ça ?

- Bravo Potter, tu as une mémoire. Maintenant dégage.

- Oui, l'hôtel est plein. Il se frotta le menton. Alors pourquoi la fille à l'accueil m'a dit qu'il lui restait deux chambres de libre - une, maintenant que j'occupe celle-ci ?

Pansy se mordit la lèvre. Découverte. Mais elle n'allait pas renoncer pour autant.

- Elle se serait trompé. Je vais la virer de ce pas.

Mais elle ne bougea pas.

- Et bah vas-y, Parkinson, vires ton employée juste parce tu n'es pas contente que je me sois installé confortablement.

Il était évident qu'il ne la croyait pas. Et il avait raison. Elle capitula.

- Cette chambre coûte trois cents gallions par jours.

Et elle sortit en claquant la porte. Elle écouta pendant un moment en espérant que le prix le ferait partir, mais elle n'entendit rien. Elle soupira et remonta dans sa suite royale. Satané Défiguré. Il l'avait vraiment énervé et elle avait besoin de se détendre. Elle passa donc son peignoir et descendit au jacuzzi.


Harry quitta sa table avec un soupir de satiété. Le restaurant de l'hôtel était vraiment délicieux, bien plus que les quelques restaurants chinois où il s'était déjà rendu à Londres, même étoilés. Il prit l'ascenseur pour remonter dans sa chambre en se demandant ce qu'il allait bien pouvoir faire. L'idée de se rendre à la piscine de l'hôtel lui vint alors qu'il tournait la clef dans la serrure. Il n'avait vu aucun panneau ou écriteau indicateur, mais l'hôtel en possédait forcément une : c'était un hôtel cinq étoiles - et tout les cinq étoiles ont au moins une piscine - et dans son armoire se trouvait un peignoir. Et qui dit "peignoir" dit "piscine". Il s'en empara donc et se dirigea vers les ascenseurs pour descendre à l'accueil afin de demander la localisation de la piscine. Il n'en eu cependant pas besoin, car il croisa par un coup de chance un couple en peignoir à qui il pu demander son chemin. Ils le lui indiquèrent et cinq minutes plus tard, il se trouvait devant la double porte sur laquelle était posé un écriteau "piscine jacuzzi". Il poussa les deux battants avec force et pénétra dans la pièce. Quoique "salle" aurait été plus approprié. Une immense piscine hexagonale était au centre de la pièce, et tout autour étaient disposés des transats. Les murs étaient des baies vitrées, donnant soit sur le jardin soit sur la place, permettant ainsi d'admirer la vue, surtout en cette soirée où la place Tian'anmen brillait de mille feux. Et derrière la piscine se trouvait le jacuzzi, simplement rond. Une tête en dépassait, lui tournant le dos. S'il en jugeait par le chignon qu'il pouvait ainsi voir, c'était une femme. Harry déposa son peignoir sur un des transats et s'approcha. Il pourrait la draguer et coucher avec elle. Peut-être qu'ainsi, il oublierait enfin Ginny. Ginny. .. La tristesse revint d'un coup et il chancela. Soupirant de sa faiblesse, il descendit dans le jacuzzi. Et là, horreur ! La femme n'était nulle autre que Parkinson en personne. Elle semblait endormie, mais ce fut suffisant pour passer à Harry l'envie de se baigner. Alors qu'il allait sortir, elle se réveilla doucement. Harry retint un juron. Maintenant, il était coincé : s'il partait, elle ne cesserait de se moquer de lui, disant qu'elle l'effrayait. Elle ouvrit les yeux

- Potter ? demanda-t-elle surprise

- Bravo, Parkinson, tu sais voir.

- Hein ? Elle se redressa d'un coup. Qu'est-ce que tu fais là le Défiguré ?

- Je regarde un film d'horreur, ironisa Harry.

- Pardon ? s'étrangla-t-elle. Une horreur ? Un canon comme moi ?

Elle n'en croyait pas ses oreilles. On osait remettre en cause sa beauté ? La perfection de son corps ? Elle, plus belle que les Vénus grecques ? Elle, qui avait les trois quarts des hommes de cette planète à ses pieds - le dernier quarts c'était les homosexuels ?

- Tu sais, tu te fais du mal en te mentant à toi-même ainsi, ricana Harry.

- Je me mens à moi-même, explosa-t-elle ? Elle se leva et désigna son corps d'un mouvement de la main. Ça, c'est hideux ? Ça, c'est moche ?

- Parfaitement, répliqua calmement le concerné.

- Ah oui ? En même temps, c'est normal que tu aies des goûts bizarres : t'a baisé Weasmoche.

C'était petit et cruel de sa part, et elle le savait. Mais il n'avait qu'a pas la traiter d'horreur. À peine eut-elle finit sa tirade qu'elle la regretta, en voyant les yeux du Gryffondor s'écarquiller sous le choc. La riposte du Survivant ne se fit pas attendre.

- Elle est bien plus sexy que toi.

Là, c'était le comble. Weasmoche plus sexy qu'elle ? Cette fille pauvre et rousse, plus sexy qu'elle ? Elle vit rouge. Hors d'elle, elle arracha son maillot une pièce.

- AH OUI ? PLUS BONNE QUE ÇA ?

Harry s'arrêta de respirer, sous le choc. Ça l'avait amusé de se moquer d'elle, mais il ne s'attendait pas à ce qu'elle se dénude devant lui. Il ne l'avait jamais vraiment regardé, mais maintenant qu'il la voyait nue, il était forcé d'admirer son corps, ses sublimes courbes... En transe, il se leva et s'approcha d'elle.

Pansy sourit victorieusement. Vu comment Potter la regardait, c'était évident qu'il la trouvait superbe et désirable. Elle le vit se lever et s'approcher d'elle.

- Alors, Potter, on reconnais sa défaite, hein ! On veut voir de plus près !

Harry ne répondit pas et continua de s'approcher d'elle.

- Potter ?

Mince, elle l'avait rendu muet avec ses charmes. C'est alors qu'il se jeta sur elle et pressa durement ses lèvres contre les siennes. D'abord surprise, elle finit par répondre au baiser. Rapidement, sentant la température monter de plus en plus, elle anticipa et les fit transplanner dans sa chambre.


Alors ? Vous avez aimé ce chapitre ? J'avoue que j'ai bien aimé l'écrire, même s'il m'a donné un peu de mal, le bougre. Plus qu'un chapitre et l'épilogue (qui sera plutôt court) , et c'est fini ! Comme les vacances arrivent, je pourrais sûrement écrire les deux chapitres restant en avanceet rattraper mon retard =)

N'hésitez pas à mettre une petite review, ça fait toujours plaisir.

See ya !