/!\ Portgas D. Ace ne m'appartient pas, juste Ivanov Anastasia, Madame et Monsieur Ivanov et Ivanov Vitali ainsi que le petit Masha sont à moi.
C'est une fanfiction dans un univers alternatif. J'espère qu'elle vous plaira.
/!\ Rating M pour le langage et les scènes crues. Je vous aurais prévenus ! Scènes de touche-pipi à foison !
Bonne lecture !
19h45.
Bordel ! Ma vie était une merde. J'avais 17 ans putain ! Dans 15 minutes, j'en aurais moins. Mes parents sortaient pour leur anniversaire de mariage et ils nous ont collés, à mon frère et moi, une baby-sitter. Une putain de baby-sitter. Encore une vieille peau comme à l'époque de mon enfance ?!
Je jetais des coups d'oeil frénétiques à la fenêtre du salon, tentant d'apercevoir la vieille peau qui allait nous "garder". Etant en hiver, la nuit ne m'aidait pas. Pourvu que cet enfoiré de Cavendish ne soit pas en train de mater à la fenêtre de sa chambre, sinon bonjour les commérages demain au lycée. On allait se foutre de ma gueule. Oui, ce face de pet de Cavendish était dans ma classe. Un travelo à la langue de vipère. J'ai rien contre les garçons aux cheveux de gonzesse mais lui je lui fouterais bien mon poing dans la gueule.
Mon père vint me sortir de mes pensées noires en me mettant sa large main sur ma tête blonde, tout comme la sienne d'ailleurs. Oui, on est des blonds dans la famille.
Son sourire chassa toute noirceur en moi.
- Tu devrais aller prendre ta douche et te mettre en pyjama, ma fille.
Son accent russe lui valut le coup de mal prononcer "pyjama", mais étant sa fille et vivant avec lui H24 je le comprenais très bien. C'était la même chose pour ma mère. Mes parents se sont installés dans ce coin paumé du Japon à cause du travail de mon père. Il travaillait au QG de la Marine japonaise et ma mère était femme-au-foyer.
Cela faisait 14 ans que nous vivions ici. Ce fût plus simple d'apprendre le japonais pour mon frère et moi que pour eux. Ma mère avait encore du mal avec certains mots.
- Sérieux, Papa ? Je ne suis plus un bébé ! dis-je, dans un soupir.
Je ne retins pas mon sourire quand il m'ébouriffa les cheveux.
-Tu deviens grande, ma fille.
- Alors pourquoi engager une baby-sitter ? Je peux très bien garder Vitali seule.
Pour ce qu'il y a à garder en plus...
-Non Anastasia, tu n'es pas encore majeure. Nous ne voulons pas de soucis. Tu connais les lois de ce pays.
Je soupirai de lassitude et dégageai sa main.
- Tu comprendras quand tu seras adulte.
Je levais les yeux et fut surprise de constater le regard sévère de mon père. Je ne pipais mot et montais à l'étage me changer. Je croisais mon petit frère qui sortait de la salle de bain, ses cheveux blond encore mouillés.
Il avait seulement deux ans de moins que moi. C'était sa première année au lycée et il avait déjà presque tous les numéros des filles de son âge dans son portable. Un vrai tombeur.
Il plissa des yeux en me voyant.
-Ce soir, c'est toi qui t'occupe de la baby-sitter, la pucelle ! J'ai des donjons en HM à faire avec la guilde. On se fait un live sur Twitch.
Lui et ses jeux... Mais comment il m'a appelée là ?!
-Toi aussi tu es puceau, le gnome !
-Si tu le dis. fit-il avec un petit sourire en coin.
Nan, ce crétin de Vitali a trempé son biscuit ? Qui l'aurait cru ?
Mon expression perplexe le fit rire puis il partit dans sa chambre sans avoir hausser plusieurs fois des sourcils d'un air sous-entendu.
Mon petit frère de 15 ans s'était dépucelé. Pas que ça me dérangeait mais... Si en fait ça me dérangeait. Oh non ! Une image de lui en train de baiser me donna des nausées. Je tirais la langue de dégoût et entrais dans ma chambre prendre mon pyjama. Je pris une douche rapide et me changeais. Je n'avais pas lavé mes cheveux étant encore propres.
Je retournais dans ma chambre et rangeais soigneusement mon uniforme sur un cintre. Fallait en prendre soin de ces trucs-là, ça valait cher mine de rien.
Je jetais un coup d'oeil à mon portable.
20h20.
Tiens une heure mirroir. Les anges veillaient sur moi. Et la baby-sitter n'était pas encore là. Ca commençait bien, elle était en retard.
Jetant un regard par la fenêtre de ma chambre, j'avais une belle vue sur la rue. Mes yeux se posèrent sur la maison d'en face. Cavendish en train de mater depuis sa chambre. Je lui fis un gros fuck et fermais sèchement les rideaux.
Quel connard !
Le bruit d'une moto s'arrêtant sur notre allée attira mon attention. Je regardais à travers mon rideau blanc mais ne put rien voir à cause du fard. Quand la lumière s'éteignit, la nuit ne m'aidait pas.
La baby-sitter venait sûrement d'arriver. Mais une vieille croûte sur une moto c'était pas commun.
La sonnette se mit à brailler comme jamais et me fit sursauter.
Putain de vieille de merde ! Pas besoin d'appuyer pendant 3h.
Masha, notre Pomeranian rouquin aboyait. J'entendais ma mère gueuler après lui en russe. Elle avait une voix qui portait et la baby-sitter devait pas faire la maline derrière la porte.
J'allais me faire chier. Mes devoirs étaient fait, ordre de mon père et j'allais pas m'isoler comme mon geek de frère toute la soirée dans ma chambre. Je devais surveiller la vieille, il manquerait plus qu'elle nous vole.
Si tu nous volais mamie, sache que j'étais au club de karaté du lycée. J'étais sûre que tu ne t'étais jamais prit un high kick dans la gueule !
Ma mère nous demanda, que dis-je, nous gueula de descendre à Vitali et moi en russe -pour pas changer- pour saluer la baby-sitter et nous présenter.
Je soupirais puis eus un sourire mesquin. La vieille croûte devait se chier dessus. Elle devait rien comprendre et ma mère avait le don de gueuler soudainement sans prévenir.
En ouvrant la porte, j'aperçus Vitali descendre les escaliers avec son air blasé habituel lorsqu'on le dérangeait.
J'entendais mon père lui parler et parler sûrement aussi à la baby-sitter.
Je me fis discrète et descendis quelque marche. L'angle du mur me permettait de voir l'entrée sans être vue.
Ma mère à coté de Vitali, portant Masha dans ses bras. Elle était belle dans sa robe rouge. Mon père dans son costard et ... Oh putain !
Un beau gosse ! Un putain de fucking beau gosse !
Putain de putain de putain de merde !
Si j'avais su que c'était un beau mec j'aurais pas mit ce pyjama. Faut dire qu'un sweat avec un short large et des chaussons pattes de monstre, c'était pas super sexy.
-Anastasia !
Ma mère qui gueulait mon nom. Super ! Ca me foutait encore plus la honte. Merci Mama !
Trop tard pour aller me changer. Je n'aurais pas été discrète de toute manière à retourner dans ma chambre en courant.
Je me décidais donc à descendre les escaliers. Les fesses serrées bien sûr. Faut pas que je me foute la honte encore plus en lâchant un pet nerveux.
Ma mère lâcha Masha qui vint, bien sûr, me mordiller, en grognant, mes chaussons.
Putain sale clébard, pourquoi tu m'infligeais ça. J'avais assez la honte comme ça. Ma mère qui en rajoutait une couche en gueulant après lui.
Je n'osais pas relever la tête. Le beau gosse devait bien se foutre de ma gueule.
J'entendis cependant Vitali pouffer de rire.
Face de crotte !
-Anastasia et Vitali, voici Ace votre baby-sitter ! déclara mon père.
Oh la vache, en plus il avait un nom cool.
-Euh enchantée...
Ah on aurait dit une pucelle en chaleur. Mais quelle conne !
Je forçais un sourire ne voulant pas montrer ma gêne. C'était le mieux à faire.
À mes risques et périls, j'osais le regarder dans les yeux. Oh lala ils étaient magnifiques. Noirs onyx. Et ses petites tâches de rousseur sur ses pommettes. Trop craquant ! Et ses cheveux bruns qui devaient être si doux. Je voulais passer mes doigts dedans. Et son sourire si... Son sourire ? Oh non il me sourit.
Ne rougit pas Anastasia ! Et merde...
- Ma femme a laissé du Bortsch et des Chalchik encore chauds dans la cuisine. Et il y a du Vatrouchka dans le frigo.
Mon père ne se rendit même pas compte du regard perdu de Ace.
Ace, ah ce beau prénom.
Ressaisis toi Anastasia. C'était pas le moment d'avoir le béguin.
-Merci beaucoup Madame et Monsieur Ivanov. Et encore désolé du retard. J'ai eu un soucis avec mon petit frère.
Il avait une voix sensuelle et virile. Tout ce qu'il fallait pour plaire.
- Ressaisis toi, ta culotte est déjà trempée ! me chuchota mon frère avec un sourire espiègle.
- La ferme le gnome ! grinçai-je des dents.
Bien sûr Ace avait entendu ce que j'avais dit. Malheur à moi ! Il me fixait. Dieu aidez-moi ! Je ne savais plus où me mettre. Il eut un sourire en coin. M'était-il adressé ?
-Bon et bien nous y allons. Soyez sages les enfants. Nous tenterons de rentrer avant minuit.
Au moins ma mère nous l'avait pas gueulés et ne nous avait pas menacés. Et pour une fois elle l'avait dit en japonais.
Il allait falloir faire une croix sur le calendrier.
Mes parents se placèrent devant la porte et mon père aidait ma mère à mettre ses talons. Quel romantique !
-Très bien Madame Ivanov. Passez une excellente bonne soirée.
Il courba l'échine et j'avais du coup une belle vue sur son... Oh putain quel cul !
-Vous avez mon numéro de portable si besoin. Je vous enverrais un message quand nous rentrons, Ace. Bonne soirée à vous !
Mon père toujours aussi formel.
Vitali salua nos parents et j'en fis de même en tentant de rester la plus sérieuse possible.
Une fois que mes parents fussent partis, Ace se tourna vers nous avec un grand sourire.
-Je sais pas vous mais moi j'ai la dalle.
Je lui souris nerveusement. Je savais vraiment pas où me mettre. Vitali ne se fit pas prier, lui, et accompagna Ace dans la cuisine. Me sentant un peu conne de rester planter dans l'entrée, j'entrais dans la cuisine. Je mis la table avec l'aide de mon frère. Mes mains étaient en coton, je devais crisper mes doigts sur les bols et les cuillères pour ne pas les faire tomber. Il manquerait plus que ça. Je déposais le potage dans les bols et plaçais les brochettes au centre de la table. Vitali nous servit ensuite de l'eau dans les verres.
Ace nous souhaita bonne appétit en japonais et se mit à manger.
Mon Dieu, il mangeait comme un goinfre.
Profitant de son inattention, je lui jetais un regard plus détaillé.
Il était chaudement vêtu, parfait pour l'hiver : un pull gris bien chaud, un jeans bleu délavé. Il avait même un collier en perles rouges au cou. C'était assez spécial en fait. Il avait l'air jeune. Je lui aurais donné 20 ans tout au plus.
-Oui ?
La vache, il m'a fait peur. Ace me regardait avec un air curieux. Que devais-je faire ? Il devait croire que je le matais. Ben oui en quelque sorte.
-Euh rien...
La honte...
Vitali se mit à pouffer de rire. Je lui lançais un regard haineux pour lui faire fermer son claque merde. Il but vite son bol et prit deux chalchiks avant de sortir de table.
-Tu vas où ? lui demanda Ace.
-Dans ma chambre, j'ai des choses à faire.
Puis il monta à l'étage.
Putain tu t'es barré, trou du cul. Tu m'as laissée seule avec lui.
-Bon il ne reste plus que nous deux alors.
Je lui souris timidement.
-Tu restes jusqu'à quand ? demandai-je nerveusement.
-Jusqu'au retour de vos parents.
Question conne, réponse conne. Bravo Anastasia. Il devait te prendre pour une débile. Je me mis une baffe mentale.
-Tu as prévu quelque chose comme ton frère pour ce soir ?
-Non heureusement. répondis-je avec un sourire.
Heureusement ? Mais pourquoi j'avais dit ça ? Il allait se faire des films. Vite je devais trouver quelque chose à dire...
-Sinon tu aurais été tout seul...
Il me sourit.
- C'est gentil de t'inquiéter pour moi.
Je rougis bien malgré moi, saleté de sang !
Ma soupe terminée, je pris une brochette. Ma mère était douée en cuisine. Quel délice !
- Ce sont de drôles de nom alors qu'au final ce sont juste des brochettes et une soupe. ria-t-il.
Il s'était cru drôle. Je ris nerveusement avec lui. Je n'allais pas le laisser rire seul non. Bonjour le malaise sinon.
- Ca te dis de regarder un film ? proposai-je.
Pourquoi j'ai demandé ça ? Il allait penser que je lui proposais un rencard. J'avais envie de me claquer la gueule contre la table.
- Oui pourquoi pas.
Encore son sourire. Il était à tomber...
Le crevard, il avait bouffé toutes les brochettes.
Je me levais pour débarrasser, Ace en fit de même et il vint également m'aider pour la vaisselle. Il l'essuyait pendant que je lavais dans un silence de mort. Gros malaise. Vite je devais trouver quelque chose à dire pour casser l'ambiance de funérarium.
-Tu fais ça souvent, baby-sitter ?
-Non c'est la première fois. J'ai besoin d'argent pour me payer mon matos.
Hein ?
-Ton matos ? demandai-je, confuse, en lui tendant un verre qu'il prit.
Ses doigts rencontrèrent les miens humides. Le contact fut comme un choc électrique et je me dégageais vite pour laver un autre verre. Ace sembla ne pas s'en soucier car il me répondit ensuite.
-Oui, pour mon setup. Il me faut une nouvelle carte graphique.
Encore un geek...
Je ne continuai pas la conversation, bien trop occupée par le touché de ses doigts. D'ailleurs, ses mains étaient plus grandes que les miennes. Il essuyait avec énergie le verre. Je lui en passais un autre en évitant, cette fois-ci de le toucher. Quand je lui passais le lot de cuillère, je vidais l'eau de l'évier. Mon regard fut attiré par la manière dont il séchait les couverts un par un : il faisait glisser le torchon de haut en bas le long de chaque cuillère. Mon esprit tordu ne put s'empêcher de se dire qu'il devait se masturber de la même manière. Oh putain Anastasia, ressaisis toi enfin !
- Où les range-t-on ?
Il eut le don de me sortir de ma rêverie.
-Laisse je vais le faire !
Dos à lui en train de ranger la vaisselle, je me mordais la lèvre inférieure. Je sentais son regard sur mon dos. Merde ! J'avais pas mit de culotte et je sentais mon entre-jambe s'humidifier. Ca allait se voir sur mon short. J'avais pas de soutifs d'ailleurs. Bah quoi qui oserait mettre des sous-vêtements le soir en sortant de la douche sous un pyjama ?
Anastasia, tu étais une perverse obsédée du cul ! Honte à toi !
-Anastasia, c'est ça ?
Merde, il l'a remarqué ou quoi ?
-Oui ? fis-je, hésitante.
-Tu préfères mater le dernier volet du Hobbit ou un épisode de Game of thrones ?
Ouf, il a pas remarqué. Mais attendez quoi ?
Je me tournais vers lui et constatais qu'il était sur son portable.
- Euh j'aime bien Game of thrones.
- Moi aussi. Ca passe sur la 17 dans un quart d'heure.
On avait un point commun. J'étais euphorique intérieurement.
Il avait dû regarder le programme TV sur son portable le temps que je rangeais la vaisselle.
- D'accord, je vais aux toilettes. Attends moi dans le salon dans ce cas.
-Ouais ok. me fit-il nonchalant.
Il sortit de la cuisine pour se rendre sur le canapé. J'allais vite aux chiottes pour pisser un coup et surtout m'essuyer l'entre-jambe. Ca commençait à être désagréable. C'était devenue presque froid. Merde, ça avait bien mouillé mon short. Je pourrais pas le faire sécher ni encore moins me changer. Ca ferait suspect. Il pourrait le deviner ou bien croire que je m'étais pisser dessus comme une gamine. Oh non la honte ! Je ne savais pas quoi faire. Tant pis ! Je remis mon short -ouh c'était froid ! - Et me lavais les mains dans le petit lavabo.
En arrivant dans le salon, je serrais les jambes le plus possible pour ne pas le faire remarquer. Je me plaçais sur le canapé à côté de lui. Pas trop près ni trop loin. Juste la bonne distance.
Ace mit la chaîne et en zappant je pus constater qu'il allait être 21h.
Ca allait commencer.
Une pub pour des nouilles. Encore une pub de nouilles. Ca n'arrêtait pas. Les japonais avaient une grande variété de marque de nouilles.
Ah le générique, que je l'aimais ce générique. Je l'avais dans la tête maintenant.
Et merde ! Gros malaise en vue ! Alerte, alerte ! Ca devait commencer sur une scène de cul, bien sûr. Daenerys qui se faisait culbuter par Khal Drogo. Je jetais un coup d'oeil furtif à Ace. Oh merde ! Grillée ! Il m'esquissa un petit sourire en coin suivi d'un clin d'oeil. Comment j'étais sensée le prendre ? Bien malgré moi je rougis comme une vierge effarouchée.
Je serrais encore plus mes jambes entre elles et cachais mes mains dans mes manches tout en fixant l'écran de la télévision. Heureusement, Daenerys avait fini de se faire déglinguer. Je repensais à son sourire et son clin d'oeil. Il me faisait du gringue ou quoi ?
Je sursautais quand Ace étala ses bras le long du dossier du canapé. Il écarta ses jambes et s'enfonça un peu plus dans le canapé. Monsieur se mettait à l'aise.
Et moi j'étais aussi raide qu'un cadavre. Bonjour la comparaison.
Enfin la pub. Ca va durer 3h. Ace se leva en me disant qu'il allait aux toilettes.
Me voilà seule. Je soufflais un bon coup. Putain, ce type me faisait grave de l'effet. Ca faisait un moment que je ne mettais pas touché, enfin quand même je mouillais pour que dalle.
Je pris un des plaids rangés sur les accoudoirs et me recouvrait avec. Au moins je pouvais m'installer comme je voulais sans montrer mon excitation.
Me voilà allongée contre l'accoudoir bien couvée par le plaid tout doux. Quel bonheur !
Oh lala je l'entendais pisser depuis le salon. Ca voulait dire qu'il m'avait entendu lui aussi ? Malaise malaise malaise ! Pourvu que non. Heureusement je n'avais pas lâché de pet, sinon la honte.
L'épisode recommençait. Devais-je le lui faire savoir ? Non non non...Je n'allais pas bouger de mon cocon.
De toute manière le voilà qui revenait.
- Ah ça a reprit, j'ai loupé quelque chose ? me demanda-t-il en se vautrant sur le canapé, reprenant sa position d'avant.
Toutefois il était plus près. Mes pieds touchaient sa cuisse. Bien sûr j'avais enlevé mes chaussons pattes de monstre.
- Non ça vient de reprendre.
J'osais le regarder un instant. Il matait la TV. Qu'il était beau, mon Dieu. Tiens, je venais de comprendre qu'il avait un tic en regardant la télé : il se mangeait la peau de la lèvre inférieure. Quel dommage une si jolie bouche. Elle devait être si douce à embrasser. J'avais envie de la goûter. Et même carrément de la mordiller.
Oh putain, j'allais craquer. Il venait de passer une main à l'arrière de son crâne.
Mon regard descendit sur son torse. On voyait pas grand chose à cause de son pull, dommage. Par contre, en dessous de la ceinture on voyait bien qu'il y avait du monde dans son jeans. Oh la vache. Je sentais encore mon entre-jambe mouiller. Vive le plaid protecteur. Mais malheur si je devais me lever.
N'empêche quelle bosse !
- Tu aimes ce que tu vois ?
La frayeur que j'avais eu. J'ai sursauté et mon regard honteux se posa sur lui. Il avait un sourire espiègle et bourré de sous-entendus. Oh putain de merde. Il venait de me griller en train de le mater et pas n'importe quoi. Mon Dieu aidez-moi à me sortir de ce pétrin.
Je détournais vivement le regard vers la TV. La robe de Cercei était devenue très intéressante tout à coup.
J'entendis Ace rire faiblement. Je rougis de plus belle. Néanmoins, mettre faite surprendre m'avais excitée.
- Oui.
Pourquoi j'avais répondu ? En plus, avec un "oui. Mais quelle conne. Tu aurais pu fermer ta gueule, Anastasia. Ca allait me hanter toute ma vie. Ace eut un rire guttural. Putain que c'était sexy.
Je serrais mes jambes. Mon bas-ventre était en feu.
- Tu es encore vierge ?
Mes yeux s'écarquillèrent de surprise. Quel culot il avait de demander ça !
- Ca...Ca ne te regarde pas ! répondis-je totalement rouge.
Fallait que ma voix se soit cassée. La honte !
- J'ai touché juste. ria-t-il.
Je n'osais même plus le regarder.
Il m'agrippa la main si soudainement que j'avais hoqueté de surprise, pour la placer sur la bosse de son pantalon. Je retirais ma main aussi vite que je pus, choquée par ce qu'il venait de faire.
- Ca va pas non ?! m'écriai-je, ma main contre ma poitrine.
En y repensant, ça m'avait plût, mais il allait penser que j'étais une fille facile voir même une salope si je me laissais emporter par mon excitation.
- Fais pas ta prude. Tu as jamais touché une queue de ta vie, c'est le moment. Tu es pas désagréable à voir, ça ne me dérange pas moi.
- Bah moi ça me dérange. Je suis pas une pute !
- Tu n'es pas une pute. Et je suis sûr que ça t'a excitée, je me trompe ?
Putain il était fort. Je baissais la tête, très gênée par ce qu'il venait de dire. Je n'osais rien formuler pour me défendre. De toute manière, je ne savais pas quoi dire.
- Allez donne ta main.
Je notais un amusement dans sa voix. Je risquais une vue sur lui. Il me tendait sa main. J'hésitais à lui donner la mienne. J'avais envie de le toucher c'était vrai mais et si ça se savait ensuite ? Je voulais pas devenir une salope aux yeux de tous. Et si il voulait plus après et si il allait me violer ? Je faisais du karaté mon gars ! Dans ce genre de situation, mon karaté ne me servirait à rien, j'aurais trop peur et je chialerais comme un bébé. Aucune fierté !
- Tu pourrais... tenter plus. Alors je veux pas prendre de risque...
J'étais pas crédible à bégueiller comme ça.
- Seulement si tu le veux. me sourit-il.
Mouais j'étais pas très convaincue mais bordel j'ai jamais touché une bite et j'en avais trop envie. J'allais pas le cacher, mon cul humide parlait pour moi.
A mort mon mental et vive le moment présent !
Je lui donnais ma main qu'il vint placer sur son entre-jambe. Je la laissais, enfin j'avais pas le choix il me la calait fermement sur sa bosse. La vache, il était pas en érection. Ca serait dur sinon, non ?
- Tu vois, ça t'a pas tuée ! s'esclaffa-t-il.
Il se croyait drôle. Je fis "non" de la tête, mon visage aussi rouge que l'intérieur d'une pastèque. Je fixais ma main comme une idiote.
De son autre main il vint se couvrir tant bien que mal du plaid qui me couvrait. Mon plaid ! Nous étions ensemble en-dessous. Il enleva sa main de sur la mienne. Par réflexe, j'enlevais la mienne.
Ouah il faisait quoi là ? Ace était en train de déboutonner son jeans. J'entendais la fermeture éclair se baisser. Il mit sa main dans son pantalon, enfin je devinais, je ne voyais rien avec la couverture.
Il me prit de nouveau ma main et la passa sous le plaid. Oh merde, j'avais peur de ce qu'il allait faire. Ace déposa ma paume contre son... son sexe. Putain de merde !
Première chose qu'il me vint à l'esprit, c'était tout doux. Et ça bougeait. Ca pouvait bouger ? Il était mou. Je pouvais sentir au bout de mes doigts ses testicules. Il avait des poils dessus. C'était pas désagréable à toucher. Je n'osais pas bouger.
Il changea de main contre la mienne pour permettre à ses doigts libres de venir me mettre une mèche de cheveux derrière l'oreille.
- Approche ! me souffla-t-il, ses doigts sur le bord de mon visage.
Comme une idiote, je lui obéissais sans poser de question et me mis plus proche à genoux sur le canapé. Oh merde, il allait m'embrasser. Ca allait être mon premier baiser. Nos lèvres se touchaient. Je fermais instinctivement les yeux. Ses lèvres sont douces. Je sentais sa langue entrer dans ma bouche. Ca chatouillait presque mais c'était pas désagréable. A la surprise générale, je lâchais un gémissement. Sa langue jouait avec la mienne. Je ne savais pas trop quoi faire. C'était la première fois que j'embrassais un garçon.
Je sentais ses doigts descendre le long de mon cou. Pourvu qu'il ne descende pas plus bas, quoique peut-être que si. Ah je ne savais pas ce que je voulais.
Mon mental me fit savoir que j'avais toujours ma main sur son sexe. D'ailleurs ça bougeait toujours et c'était moins mou qu'au départ. Oh putain il commençait à avoir la trique.
Ses doigts me ramenaient à la réalité en arrivant jusqu'à ma poitrine. Il allait pas...? Si, il posa sa main sur un de mes seins. Je sentais qu'il me le serrait légèrement sans me faire mal. C'était assez agréable. L'idée de lui toucher le torse me vint en tête mais je ne fis rien, ma main sur son érection était largement suffisant. Hein érection ? La vache il était tout dur. Il me força à la prendre fermement. Je pouvais sentir les pulsations de son cœur à travers sa peau. Ma main emprisonnée dans la sienne, je suivais les mouvements de bas en haut qu'il m'ordonnait silencieusement de faire.
C'était très satisfaisant à faire, je devais l'admettre.
Il interrompit notre baiser. Sa langue descendait le long de ma mâchoire pour se nicher dans mon cou brûlant. J'entendais dans sa respiration son excitation.
Oh putain de merde ! J'étais en train de branler la queue d'un mec.
Un liquide sur mon index attira mon attention. Il avait joui ? Non pas déjà ? Si ? Il était toujours dur pourtant. Sur le coup je ne m'en étais pas rendu compte mais son gland était la seule chose molle. On aurait dit comme une gélatine. Bizarre comme comparaison mais c'était tout ce qu'il m'était venu en tête.
Sa langue remonta jusqu'à mon oreille. Oh putain c'était bon ! Cela me donnait des frissons le long du corps. J'en gémissais de bien-être.
Ace accéléra le rythme de ma main lui lâchant un râle guttural.
C'était moi qui lui faisait cet effet là ? J'étais gênée mais fière de moi.
Il retira sa main de mon sein et de la mienne tout en arrêtant le plaisir avec sa langue, pour ainsi enlever son pull.
Oh lala il était musclé et... il avait un tatouage sur le haut du bras : ASCE. Son nom s'écrivait comme ça ? Pourtant le S était barré.
Sur le coup j'avais arrêté tout mouvement. D'une pression sur ma main il m'invitait à continuer. J'accélèrais le rythme le faisant gémir. Je sentais son souffle chaud revenir sur mon oreille. Il avait l'air d'avoir comprit que j'étais très sensible ici.
Ace souleva mon sweat pour passer sa main en-dessous et agripper mon sein. Dans ses gestes brusques et sa respiration saccadée, je m'aperçus de sa grande excitation. De temps en temps, il râlait de plaisir.
- Plus vite ! m'ordonna-t-il contre mon oreille.
Sa demande m'avait encore plus excitée. Je gémissais avec lui. J'obéissais et sa tête tomba contre mon épaule où il étouffa un râle.
C'était très excitant de lui donner du plaisir. Mon égo en prenait un coup violent.
- J'ai envi de toucher ton minou.
Sa voix était rauque. Je ne disais rien. J'osais même pas lui dire qu'il en avait le droit.
- Anastasia, s'il-te-plaît ?
C'était carrément une supplication. Il attendait une réponse. Je décidais de prendre sur moi ma gêne et de lui dire qu'il pouvait y aller.
- D'accord. articulais-je difficilement.
- Assis-toi et enlève ton short.
Quoi ? Me déshabiller ? Me mettre nue devant lui ? Avec le plaid, je serais cachée, non ? Sur le moment, j'avais arrêté de le masturber. Il attendait que je m'exécute. Je me mis correctement et enlevais mon short sous la couverture. C'était pas simple et je sentais des filaments de ma cyprine me coller aux jambes. Oh non la honte, il allait savoir que j'avais mouillé comme une dépravée. Je laissais mon short au sol, les pans du plaid au sol le cachait. Heureusement, car il devait être trempé.
Assise à coté de lui, Ace me prit la main pour la remettre sur son sexe. Cette fois ci il ne laissa pas sa main sur la mienne. Je recommençais à le toucher avec un peu d'hésitation vu qu'il ne me guidait plus. Et surtout car j'appréhendais ce qu'il allait me faire.
Il passa une de ses mains sous le plaid, me caressant la jambe.
J'osais le regarder. C'était la première fois que je voyais un tel regard. Il était rempli de désir. Jusqu'alors je n'avais regardé que l'endroit où se trouvait ma main sous le plaid. Ace me fixait de ses yeux onyx. Il les ancrait dans les miens. Plus rien n'existait pour moi. Mon cœur battait terriblement fort et je ressentais les vives pulsations dans mes tempes et ma poitrine.
- Tu es prête ? me demanda-t-il dans un murmure de plaisir.
Je continuais de le masturber et fis un léger hochement de la tête pour lui signifier qu'il pouvait y aller.
Sa main se dirigea vers mon entre-jambe, m'arrachant des frissons. Elle était très chaude.
- Écarte tes jambes. m'ordonna Ace, la voix rauque.
Je m'exécutais timidement.
Ses doigts touchèrent mon clitoris. Oh putain, quel frisson !
Je détournais les yeux n'osant plus le regarder. Sauf que je sentis ses lèvres se poser sur les miennes. Je fermais les paupières savourant ce doux contact. Il fit entrer sa langue au même moment qu'il faisait des mouvements circulaires sur ma zone de plaisir.
La vache, la vache, la vache ! C'était super bon ! Notre baiser étouffait mes gémissements de plaisir. Sentir sa queue dans ma main m'excitait encore plus. J'augmentais la cadence. Notre bécotage devenait plus intense. Ses caresses sur mon clitoris se faisaient plus rapide.
D'un mouvement vif, Ace dégagea la couverture, nous mettant à découvert. La température du salon me fit légèrement frissonner. Pris dans le plaisir, je me fichais bien d'être vu nue maintenant.
Je savais que j'allais bientôt jouir. Je bougeais mes hanches tellement le plaisir était si fort. Nous interrompions notre baiser. Je ne pouvais retenir mes gémissements. Tout comme lui.
Je jetais un coup d'oeil sur sa bite. Je voyais ses testicules peu poilues bouger au rythme de mes mouvements. Son gland sécrétait un liquide transparent. C'était donc ça le liquide que j'avais senti ? Il y avait des veines le long de sa verge. C'était la première fois que je voyais le sexe d'un homme en vrai. C'était très excitant à vrai dire.
Oh lala c'était ma main qui le branlait !
Putain de merde c'était trop bon ! Si je n'étais pas vierge j'aurais bien voulu qu'il me démonte. Qu'il me fasse crier avec sa queue. Oh merde j'allais jouir !
Oui !
Je soulevais mon bassin et j'étais prise de spasmes dû à mon orgasme, les yeux clos. Je ne pouvais contenir mon petit cri de plaisir, j'en avais même lâché son sexe.
A mon grand regret, Ace retira vivement sa main. J'ouvrais les yeux pour m'apercevoir qu'il jouissait dans la sienne en poussant des gémissements gutturaux. C'était jouissif de regarder.
Ma tête était contre le dossier du canapé. J'avais une belle vue sur son orgasme. Son sperme sortait en plusieurs jets dans la paume de sa main, tandis que l'autre le masturbait lentement. Il y en avait assez pour que ça tienne dans le creux de sa main.
Nos respirations étaient saccadées après de tels efforts.
Ace posa un regard sur moi avec un sourire en coin. Je lui rendis son sourire et fus prise d'un petit rougissement. L'excitation était partie et je commençais à reprendre contact avec la réalité.
Ace se leva tant bien que mal et quitta le salon, sûrement pour aller se nettoyer. J'avais eu le temps de voir un énorme tatouage sur son dos : une grande croix avec une sorte de lune ou bien un sourire au milieu. C'était pas un yakuza, j'espère ?!
Une fois seule, ce n'était plus la même chose. Mon Dieu, qu'avais-je fait ? J'avais masturbé un garçon que je venais à peine de rencontrer et il m'avait touchée lui aussi. J'y avais prit du plaisir, putain.
Tout à coup, je me sentais honteuse.
Je remis vite fait mon short.
Ouah, c'était glacé ! Ma cyprine avait mouillée tout l'entre-jambe de mon vêtement, il y en avait même au niveau des fesses. Je devais vite me changer.
C'était à pas de loup et pieds nus que je montais au premier étage. Quand j'étais passé devant les toilettes j'avais entendu l'eau du petit lavabo couler. Ace devait y être. Heureusement, comme ça il n'aura pas vu l'état de mon pyjama.
Je passais sans faire de bruit devant la chambre de Vitali. Pourvu qu'il n'ait rien entendu. Si il avait son casque tout allait bien, sinon j'en aurais entendu parlé pendant des mois et il aurait tout cafter aux parents, ce face de pet.
Masha dormait devant la porte de la chambre des parents. Je lui ouvris pour qu'il puisse aller dans son panier de chambre. Au moins comme ça j'aurais la paix.
Enfin dans ma chambre. Je me débarrassai de la preuve de ma souillure et enfilai un autre short, plus jolie et moins garçonnet. Mes parents ne verraient pas la différence de toute manière. En me rhabillant, je repensais à ce que j'avais fait avec le baby-sitter. Rien que de songer à ce pourquoi il était là à la base me rendait plus honteuse de moi-même. J'avais l'impression d'avoir profité de la situation et d'avoir joué ma salope. J'avais envie de chialer.
Honte à toi, Anastasia !
Perverse obsédée du cul !
Toutefois, j'avais l'impression de toujours sentir le contact de sa queue dans ma main. C'était marquant. Je pouvais ressentir encore sa dureté, ses veines, sa chaleur et son gland humidifié par son liquide transparent. Mes doigts avaient gardé la douceur de sa peau et le chatouillement de ses poils. J'en avais peut-être gardé l'odeur sur ma main aussi ?! Pour vérifier, je reniflai légèrement. Je ne sentais rien mais javais encore son liquide collé au doigt et le goûtai. Pouah la vache c'était hyper salé ! Le sexe d'un homme avait ce goût là ? L'image de sucer Ace, à genoux avec une de ses mains me tenant les cheveux me vint à l'esprit. Je me sentais gênée d'en être excitée.
Je laissais la preuve de mon délit dans ma chambre, me lavais vite fait les mains dans la salle de bain et descendit dans le salon. Ace était installé sur le canapé. Game of throne devait être terminé car il zappait différentes chaînes.
D'un pas hésitant, je m'asseyais à côté de lui. Il avait ramassé le plaid pour le ranger sur l'accoudoir. D'ailleurs il avait aussi remit son pull. Je lui jetais un coup d'oeil timide. Oh la vache il me regardait avec un sourire. Sans prévenir, il me chopa le bras pour m'attirer à lui me faisant lâcher un hoquet de surprise. Ma tête était contre son torse maintenant. Il plaça son bras dans mon dos me maintenant contre lui.
- Je ne te laisserai pas t'échapper. s'exclama-t-il joyeusement.
Je ne me risquais même pas à le regarder. J'avais trop honte, mon Dieu aidez-moi ! Il était possible que ce soit un gros salaud. Il ira le raconter à tout le monde. Merde ! Je suis une salope !
Mes yeux s'humidifiaient.
- Anastasia ?
Ace m'interpellait. Je ne voulais pas relever la tête. Il pourrait voir que j'allais chouiner.
- Anastasia, regarde moi s'il-te-plaît !
Dans sa voix, je notais une pointe d'agacement. Cela me donna un frisson. Je levais la tête et vu son regard surpris.
- Je suis désolé. Je n'aurais pas dû te forcer.
Et merde. Ses mots firent couler mes larmes.
- Arrête de pleurer, Anastasia. Ca me fait de la peine.
- Je me sens sale. fis-je difficilement.
- Tu n'as pas à te sentir sale. C'est normal de céder à ses envies. Il ne faut pas regretter, ce serait comme regretter de vivre. Vis au jour le jour. Ca en vaut la peine, crois-moi.
J'écoutais attentivement ses mots. Cependant ça ne changeait rien au fait que rien ne me garantissait qu'il n'irait pas s'en vanter à tout le monde et me faire passer pour une salope. Je ne le connaissais pas après tout.
- Sache que j'ai aimé faire ça avec toi. C'est la première fois que je fais ca d'ailleurs. Et je n'en parlerais à personne si tu n'en parles pas toi aussi. Tu n'es pas une pute si ça peut te rassurer. Alors arrête de pleurer, ça me fait culpabiliser.
J'espérais qu'il soit sincère. Je séchais mes larmes d'un revers de manche et lui fis un sourire. Il sembla soulagé et me sourit à son tour.
- Tu penses vraiment ce que tu dis ? Tu ne diras rien à personne ? questionnai-je, le nez bouché à mon grand regret.
Je devais pas être belle à voir. Mon visage était bouffi et rouge, la honte mon Dieu la honte. Faites qu'il ne fasse pas de remarque !
Il se mit à rire.
Et merde...
- Je te le promets si tu me le promets.
- Promis dans ce cas.
- Promis !
Je lui souris. Si il me mentait je lui fouterais un low kick dans les couilles ! Mais c'était pas dit que je le revois... Et merde.
- N'empêche pour une prude, tu te débrouilles bien ! ria-t-il.
Je savais pas comment le prendre... Surtout que c'était lui qui m'avait aidée.
- Bon aller il va être 22h et pas de nouvelle de tes parents. Tu veux faire autre chose ?
Mon visage vira au rouge pivoine. Il ne pensait pas à faire plus, genre... baiser ou sucer, j'espère ? Oh lala mon esprit pervers refaisait surface. Anastasia, tu étais vraiment une obsédée du cul !
Ace éclata de rire me faisant sursauter.
- Je sais pas à quoi tu pensais mais j'étais plutôt dans l'optique de voir s'il y avait un truc intéressant à la télé à mater.
Mon malaise s'amplifiait. La honte ! Dieu aidez-moi à me sortir de là ! Mes pensées me quittèrent quand Ace me souleva le menton avec ses doigts, me forçant à le regarder dans les yeux. Ses yeux onyx, mon Dieu qu'ils étaient beaux.
- J'ai envi de t'embrasser. Je peux ? me souffla-t-il.
Je fus prise au dépourvu. Je ne m'attendais pas à ça. Qu'il m'embrasse tout à l'heure, je pouvais comprendre que c'était dû à l'excitation mais là... Je lui plaisais ?
- Tu ne m'as pas demandé tout à l'heure. dis-je en voulant plaisanter.
Cela le fit sourire.
- C'était dans des circonstances différentes. Tu... me plais en fait.
Il avait l'air mal à l'aise de le dire. Mais quoi ? Il avait dit quoi là ? Oh putain de merde de fucking merde ! Un gars comme lui qui s'intéressait à une fille comme moi ? Dieu, était-ce un cadeau de votre part ?
Je rougissais en pensant que je pourrais être plus qu'une inconnue pour lui.
- Toi aussi tu me plais beaucoup.
Putain pourquoi j'ai rajouté "beaucoup" ? Il allait croire que je le kiffais grave. Je fus surprise par son grand sourire heureux. Il me caressa la joue du pouce puis m'embrassa tendrement. Ses lèvres étaient vraiment douces. Sa langue chatouillait la mienne. Oh la vache, j'étais en train de mouiller encore et j'avais pas mit de culotte comme une conne. Malgré moi, je poussai un gémissement de bien-être étouffé par nos bouches. C'était tellement bon. Putain Anastasia, il t'en fallait peu pour être excitée.
Ace mit fin au baiser. Je compris pourquoi en entendant du bruit venant des escaliers. Vitali descendait les marches pour aller dans la cuisine. Je me dégageai de Ace et m'asseyais correctement.
Ce face de pet devait se goinfrer. Un gourgouillement à ma droite attira mon intention.
- J'ai la dalle, pas toi ? me chuchota Ace avec un clin d'oeil.
Ce morfale ! Il s'était empifré presque toutes les chalchiks et il avait encore faim.
- On pourrait se prendre un dessert, si tu veux ? proposai-je, avec un sourire.
Je vis ses yeux briller comme jamais. C'était pas bon signe pour le frigo, ça non ? Il se leva d'un bond décidé puis se dirigea vers la cuisine. Je le suivis en priant pour qu'il ne dévore pas tout le frigo. Nous trouvâmes Vitali en train de se faire une part de Vatrouchka dans une assiette.
- Tiens ! Tu faisais quoi tout à l'heure ? Je t'ai entendu crier. me demanda Vitali en prenant une petite cuillère dans le tiroir à couverts.
Oh merde ! Alerte, alerte ! Je devais trouver quelque chose à dire de cohérent et vite. Je regardais Ace et vis qu'il avait l'air aussi paniqué que moi.
- J'ai trébuché en allant aux toilettes. répondis-je, mal à l'aise.
- Mouais... fit mon frère, peu convaincu en sortant de la cuisine avec son assiette.
Allez houst du vent !
Je soupirais de soulagement. Vitali n'avait pas l'air de vouloir batailler. Ace me regardait avec un sourcil levé et un sourire en coin.
- Tu es meilleure menteuse que mon petit frère ! me dit-il.
Hein ? Il avait un petit frère ? Ah oui, il me semblait qu'il était arrivé en retard à cause de lui.
- Ton petit frère ? demandai-je en voulant en savoir plus.
Le temps qu'il réponde, je préparais deux assiettes de gâteau.
- Oui, il s'appelle Luffy.
Luffy ? What ? Il y avait un Luffy dans ma classe. Ce n'était peut-être pas lui, quoique c'était pas commun comme nom. Je voulais en avoir le cœur net.
- Est-ce que par hasard, ton frère est dans la 1ère B au lycée East Blue ?
- Oui, pourquoi ? demanda-t-il, surpris par ma question en se plaçant à table.
Je lui déposais son assiette sous le nez avec une petite cuillère. Je m'installais à côté de lui.
Putain de merde, son frère était dans ma classe. Si Ace lui racontait ce qu'on avait fait, toute la classe et ensuite tout le lycée seraient au courant. Oh non... Je me mordis la lèvre inférieure avant de répondre.
- Il est dans ma classe et il est mon binôme en Sciences.
Ace parut s'affoler. Il me prit par les épaules me faisant lâcher ma cuillère dans mon assiette.
- Tu lui diras rien, hein ? Tu as promis ! paniqua-t-il.
Je fus surprise par sa réaction.
- C'est toi qui ne lui diras rien, tu as promis aussi ! Je n'en parlerais à personne. Je ne veux pas qu'on pense que je suis une salope qui couche avec le premier venu. rétorquai-je en haussant un peu la voix, le faisant me lâcher.
- Shhhh !
Merde, je m'étais emportée. J'espérais que Vitali n'ait rien entendu.
- On a pas couché ensemble. On s'est juste... tripoté ! chuchota-t-il comme si on était sur écoute et que ça vie était en danger.
- Oui bah c'est presque pareil ! chuchotai-je également.
Mais je venais de penser : pourquoi s'inquiétait-il que ça se sache ? Avait-il honte d'avoir fait ça avec moi ? Le regrettait-il ? Un pincement au cœur et l'envie de pleurer me prenaient.
- Anastasia ?
Le regard inquiet de Ace me bouleversa.
- Tu regrettes ce qu'on a fait ? Et tu en as honte ? questionnai-je, apeurée par la réponse.
Il sembla très surpris.
- Je... Non pas du tout. Mon dicton est de toujours profiter de la vie et de ne rien regretter. J'ai vraiment très apprécié faire ça avec toi et je recommencerais si c'était à refaire. Qu'est-ce qui te fait croire une telle chose ?
Il avait l'air attristé sur la fin. Sur le coup, je m'en voulais un peu. Hein que quoi ? Il avait dit quoi là ? Il recommencerait si c'était à refaire ? Oh mon Dieu ! STOP Anastasia, il était pas en kiff sur toi ! Enfin, il me semblait...
- Ca t'inquiètait que j'en parle à ton frère, alors je me suis dit que tu en avais honte. répondis-je, peu fière de moi.
Il me sourit et ébouriffa ma tignasse blonde.
- Débile ! J'ai pas honte, je suis même fier que ma queue soit la première que tu ais touché. J'ai eu ton tripotaginité.
Il se mit à rire.
Les mecs et leur fierté ! Il y avait aucune raison d'être fier de ça. Et puis c'était quoi ce mot d'abord ? Tripotaginité ? Ca existait pas !
Oh putain il avait déjà bouffé son gâteau. J'en avais mangé qu'une bouchée. Quel goinfre !
- Et puis je m'inquiétais pour toi. Mon frère peut garder un secret mais il ment très mal.
Ses mots arrivèrent droit dans mon cœur. Il était très gentil. Tout compte fait, c'était pas un connard. Je lui fis mon plus beau sourire et il me le rendit.
- Anastasia ?
- Oui ?
- Tu comptes finir ton gâteau ?
Mais quel crevard !
- Si tu en reveux, tu peux t'en resservir une part, tu sais.
Il ne se fit pas prier et se leva pour se prendre une énorme part... Oh mon Dieu, ce type était un gouffre à lui tout seul !
- Fe gâteau est krès bon ! dit-il la bouche pleine.
- Oui c'est ma mère qu'il l'a fait rien que pour nous ce soir.
Il avait englouti son énorme part en quelques bouchées. Mais où m'était-il tout ça ? Je finissais la mienne tranquillement sous ses yeux. C'était très malaisant d'ailleurs. Mais bordel, il allait arrêter de suivre les mouvements de ma cuillère ?!
Je le vis baisser les yeux et se mordiller la lèvre inférieure. Bon sang qu'il était craquant !
- Dis-moi Anastasia, ça te dit d'aller samedi soir au Shackey escroquerie's Bar ensemble ? proposa-t-il en se passant une main derrière le crâne avec un sourire timide.
Quoi ? Il me proposait un rencard ou quoi ? Je savais pas quoi répondre. J'en avais envie mais c'était un bar, non ?! J'étais encore mineure.
- Je ne pense pas que je pourrais rentrer. Je ne suis pas majeure.
Ca avait l'air d'avoir fait un choc dans la tête de Ace. L'information lui parut évidente.
- C'est vrai... Mais ça veut dire que tu n'as pas dit "non" ! fit-il avec un petit sourire en coin.
Je lui fis un sourire vaincu pour lui montrer qu'il disait vrai. J'avais très envie de le revoir et le connaître plus. Il me plaisait beaucoup et lui aussi, il semblerait. Je ne devais pas laisser passer cette chance d'avoir un petit ami. Oh la vache rien que ce mot me fit rougir comme une pivoine.
Ace se mit à rire.
Bravo il se foutait de ma gueule.
Mon gâteau terminé, je pris ma vaisselle et vins la laver dans l'évier. c'était trop gênant. Mon geste eut le don de le couper dans son rire. Il vint faire la même chose pendant que j'essuyais mon assiette et ma cuillère.
- Sinon, peut-être au parc d'attractions Shabondy ? La vue depuis la grande roue est très belle. envisagea-t-il, d'un air peu sûr de lui.
Oh il était trop mignon avec cette moue. Il devait penser que ça ne pourrait peut-être pas me plaire. Il avait peur d'un refus, ça se trouvait.
Un énorme sourire se dessinait sur mon visage.
- Oh oui alors, j'adorerais y aller !
L'expression de son visage était à couper le souffle. Il était totalement ravi.
- Je passerais te prendre samedi vers 18h30. On mangera là-bas.
Je lui pris des mains sa vaisselle mouillée et y passer un coup de torchon. Le temps que je rangeais tout ca, Ace s'éclipsa. Il revint vite et me glissa un petit bout de papier dans la poche arrière de mon short. Je remarquais qu'il s'y était beaucoup attardé avec sa main. Oh merde il m'en fallait vraiment peu pour me faire couler si vous voyez ce que je voulais dire.
- Mon numéro de portable. Tu m'enverras un message pour que j'ai le tien.
Je fus prise au dépourvu et acquiescai de la tête. Je rangeais le restant de gâteau dans le frigo. Il n'en restait pas beaucoup.
Oh la vache samedi j'avais un rencard avec un beau mec ! Et j'avais son numéro.
Soudainement, Ace me prit la main et m'entraîna dans le salon. Il me lâcha et s'allongea sur le canapé, le plaid dans les bras.
- Approche. parla-t-il d'une voix amusée.
Il me tendit sa main que je pris timidement. Je ne savais pas ce qu'il avait en tête. Mon esprit tordu pensait à ce qu'il me demandait de le branler encore ou même de le sucer. J'en rougissais.
Il me souriait, j'espérais qu'il ne lisait pas dans les pensées.
Je sortais un hoquet de surprise quand il me tira contre lui. Ma tête reposait contre son torse et j'étais entre ses jambes. Je pouvais sentir la bosse de son jeans contre mon short. Il nous recouvrit du plaid comme il le pouvait. J'étais rouge tomate n'osant pas relever mon visage de son pull.
- Tu vas étouffer, idiote ! s'amusa-t-il en dégageant mes cheveux de mon visage.
Je le vis du coin de l'oeil prendre la télécommande posée, derrière sa tête, sur l'accoudoir et zapper la chaîne. Il laissa une émission sur la piraterie du XVIème siècle du Nouveau Monde.
Je pouvais sentir son odeur. Il sentait bon le musc. J'ancrai dans mon crâne son goût très mâle, me positionnai un peu plus confortablement entre ses jambes et plaçai mes mains sur son torse, la tête tournée vers la TV. J'avais ressenti sa bosse de pantalon contre mon pubis. Ça me plaisait de me dire qu'il y avait cette verge que j'avais touché sous ce bout de jeans.
Sa main se posa sur ma fesse. Sous la surprise, je relevais la tête devant son visage, il arborait un sourire en coin.
- Tu me cherches ? demanda-t-il, les yeux taquins.
Je ne comprenais pas ce qu'il voulait dire sur le coup. Sa main malaxait ma fesse, c'était très agréable. Oh putain, ça m'excitait et je me sentais mouiller mon short. J'y étais, il devait penser que je l'avais allumé en me frottant à lui. Oh lala, que devais-je faire maintenant ?
Oh non, il descendit sa main vers mon entre-cuisse. Il allait toucher ma cyprine. La honte, il pourrait savoir que j'avais mouillé encore. Et merde, trop tard !
Il émit un petit ricanement guttural. J'en rougis de gêne.
Mon visage de honte caché contre son torse, je pouvais entendre les battements de son coeur. Ils étaient plaisant à écouter.
Cette fois-ci, il plaça ses deux mains sur mes fesses après avoir posé la télécommande sur le parquet près du canapé. Il les serra et les malaxa tendrement. Ses mouvements faisaient bouger mon bassin contre le sien. Oh la vache, je n'en revenais pas que ça puisse me procurer du plaisir. Mon cœur battait la chamade. Malgré moi, je laissais passer des gémissements entre mes lèvres rougies par l'excitation.
J'entendais son cœur battre plus fort. Cela l'excitait-il de m'entendre gémir ? C'était flatteur ! J'avais envie de l'exciter plus. Mais je n'osais pas prendre les devants.
- Relève-toi! me chuchota Ace en enlevant ses mains.
J'obéissais confuse et me plaçais sur les genoux. Je compris vite quand il déboutonna son jeans et le baissa difficilement jusqu'à ses chevilles. Oh la vache il avait la trique. Je pouvais apercevoir sa queue à travers son caleçon orange. Il replaça sa bite correctement car elle était sur le côté. Il se la caressait par-dessus son sous-vêtement.
Mon Dieu, que c'était satisfaisant de regarder.
- Viens t'assoir sur moi !
Je m'exécutais et me mit à califourchon sur lui. Je sentais son érection contre mon clitoris à travers mon short. Son sexe était brûlant. Incroyable ! Ace positionna ses mains sur mes hanches et m'ordonna silencieusement de bouger. Dieu que c'était bon ! Je gémissais faiblement d'efforts et de plaisir.
Ace grimaçait de satisfaction, les yeux clos et la tête reposant contre l'accoudoir. De temps en temps il laissait échapper des soupirs de bien-être.
Mon sexe contre le sien. Même si c'était avec nos vêtements c'était bon. J'accélérais le rythme lui tirant un râle rauque. Il ouvrit soudainement les yeux. Ce fameux regard, celui rempli de désirs, le même que tout à l'heure. Ses mains quittèrent mes hanches et vinrent se mettre sur mes seins. Il était brusque dans ses gestes mais c'était très excitant.
Je me frottais contre lui un peu plus lentement. Ca commençait à me brûler l'entre-jambe à cause de la friction des tissus.
- Anastasia, plus vite ! gémit Ace, légèrement agacé.
- Non ça me fait mal. me plaignis-je dans une grimace.
Il lâcha mes seins et je m'interrompis.
- Désolé. dit-il en me caressant les cuisses.
Il avait l'air peiné. Se sentait-il coupable ou bien déçu peut-être ? Je n'espérais pas. Cela jeta un froid entre nous.
- Tu as vraiment très mal ?
Je fus surprise par sa question. C'était pas une grosse douleur, juste une sensation de brûlure désagréable.
- Non, ça va juste une douleur désagréable. le rassurai-je avec un petit sourire.
- Tu en as toujours envie ?
- Oui bien sûr mais... j'ai peur d'avoir encore mal. Avec les vêtements, c'est douloureux...
Je baissais les yeux. J'avais peur qu'il se vexait et m'envoyait paître.
Mon short glissant sur mes fesses me ramena à la réalité. Ace tentait d'enlever mon vêtement. Je le retins rapidement sous la surprise.
- Qu'est-ce que tu fais ? demandai-je, les yeux écarquillés.
- Et bien tu as dit que ça faisait mal avec les vêtements, alors enlevons-les !
Il avait dit ça avec un sourire enjôleur.
Enlever les vêtements ? Genre à poils ? Ma minette contre sa queue ? Oh putain, j'étais pas prête même si... Oh non non non ! Quoique ça avait l'air bien excitant...Mon visage tourna au rouge cramoisi, ce qui fit rire Ace.
- Mais... Mais... Mais tu vas me voir nue ! osais-je dire.
Super j'ai bégayé ! Pourquoi ce genre de chose ne se contrôlait pas ? Anastasia tu étais une prude !
- Ca avait pas l'air de te déranger tout à l'heure. se moqua-t-il, un sourire aux lèvres.
C'était vrai mais c'était dans le feu de l'action et j'étais très excitée.
Je ne répondis pas n'osant pas me défendre.
Et puis si j'acceptais de me mettre à wape, rien ne me disait qu'il n'allait pas en profiter pour me violer ! Il était plus costaud que moi. Je ne pourrais jamais faire le poids.
- Qui me dit que tu ne vas pas tenter plus ? accusais-je timidement.
Il soupira et leva les yeux au ciel.
- Je te l'ai déjà dit : C'est seulement si tu le veux. Allez décide toi je commence à devenir mou !
En effet, sous mon cul ce n'était plus aussi dur qu'avant.
Tout à l'heure, il avait été sincère avec moi. J'espérais qu'il le soit encore.
Peu sûre de moi, je me sortais du canapé pour enlever mon short. Je me cachais le cul avec le plaid. Ace m'esquissa un petit sourire et fit glisser son caleçon jusqu'à ses chevilles là où était encore son pantalon. Son sexe bougeait au rythme de ses mouvements. Mes yeux en étaient hypnotisés.
Il se masturbait lentement devant moi. J'étais clouée sur place, ne pouvant me détacher de ses mains caressant sa queue et ses testicules. A chaque fois qu'il descendait sa main, son gland carmin se découvrait et quand il remontait, son prépuce le cachait. Mon Dieu que c'était bon à voir ! Putain j'avais envie de le lécher, de le suçoter et de l'aspirer entre mes lèvres. Je passais ma langue sur ma lèvre inférieure et avalais ma salive. La vache, j'étais en train de pisser de la cyprine. Ca coulait le long de ma cuisse.
- Je vois que je te fais de l'effet vu la tête que tu tires.
Tu savais pas à quel point, beau gosse ! Oh putain ! C'était stimulant. Je n'en pouvais plus. Mon clitoris était en feu et mon vagin avait des spasmes d'émoi.
- Allez viens ! m'invita Ace dans un chuchotement.
Je me soumettais à son ordre et me logeais à quatre pattes au-dessus de lui. Mes genoux de chaque côté de ses hanches, une main sur l'accoudoir près de sa tête et l'autre maintenant le plaid autours ma taille. Toutefois, Ace écarta la couverture me dévoilant un peu. Ma minette était à une dizaine de centimètres de sa bite qu'il continuait de caresser. Son autre main vint se placer sous mon sweat et trouver mon sein. Il pinça mon téton et le stimula avec son pouce. Dieu que c'était jouissif !
Je n'osais pas me rassoir sur lui, plus par timidité que par innocence.
Par contre, Ace frottait sa queue le long de ma vulve. Son gland glissait entre mes petites lèvres pour titiller ensuite mon clitoris. Oh putain c'était très stimulant. Je ne pouvais contenir mes gémissements. A cause de ma mouille, la friction faisait des bruits humides. C'était assez gênant mais plaisant à entendre. Ace devait aimer car il gémissait bruyamment depuis. C'était exaltant de l'entendre prendre du plaisir. J'ondulais du bassin sous le plaisir.
Soudainement j'émis un petit cri de douleur. Son sexe avait à peine rentré à l'intérieur de mon vagin. Ace avait stoppé tout mouvement.
- Merde tu as bougé alors... Euh ça va ?
Il avait l'air désolé et inquiet. La douleur m'avait coupée dans mon excitation. Ma tête était baissée et ma mâchoire serrée. Putain la vache, ça faisait mal ! Ma première fois allait-elle être aussi douloureuse ? Je commençais à avoir peur maintenant.
Ses grandes mains soulevèrent ma tête me faisant le regarder dans les yeux.
- Je suis désolé. J'ai pas fait exprès. Tu veux qu'on arrête ?
Je fis un "oui" muet avec mes lèvres. Je le vis fermer les yeux d'un air las, cela me serra le cœur. Je me sentais coupable de le décevoir.
- Mais si toi, tu veux toujours, on continue sinon... affirmai-je en détournant mon regard du sien.
- Idiote ! Te force pas pour me faire plaisir. Je veux pas te violer. Et puis je bande plus ! râla-t-il en me pinçant les joues.
- Ah aïe aïe aïe...
Il faisait mal le con !
- Allez rhabille-toi ! m'ordonna-t-il en me lâchant le visage.
Je me dégageai et remis mon short humide. Ouah c'était froid ! J'en frissonnais. Mes joues étaient douloureuses, je me les massais lentement. Il y avait pas été de main morte !
Ace se releva et se rhabilla rapidement. Son pénis avait gigoté quand il avait revêtu son caleçon. Mon Dieu !
- Tu crois que je te vois pas me mater ?! me taquina-t-il en boutonnant son jeans.
Et merde ! Je devins rouge de gêne.
- T'inquiète, je t'en veux pas et... tu es pas mal à regarder toi aussi. Tu as un beau cul !
Oh putain ! Il me faisais carrément de la drague là ! J'avais pas l'habitude... Comment j'étais sensée réagir, moi ? Dieu aidez-moi !
Ace s'approcha de moi, plaça ses mains sur mes hanches et planta son regard dans le mien. Ses yeux étaient si beaux ! Je n'osais pas bouger, ne sachant pas quoi faire. Il me souriait d'un air mesquin. Je sursautais quand une de ses mains m'agrippa une fesse.
- Oui, vraiment un beau petit cul ! s'exclama Ace avant d'éclater de rire.
Et ça le faisait rire ! Sa prise me rappela que j'avais toujours la sensation de brûlure au vagin. Et s'il m'avait dépucelée ? Oh non, j'espérais que non... Je ne disais rien. J'avais peur et des larmes humidifiaient mes yeux.
- Anastasia ? Je déconne, le prend pas mal ! voulu me rassurer Ace, l'air inquiet.
Ses mots me bouleversèrent. Il ne comprenait pas. Et je n'osais pas lui dire qu'il se méprenait. Mes larmes coulaient. Et merde, Anastasia tu faisais chier à toujours chialer ! Il allait te prendre pour une pisseuse.
Ace sembla paniquer. Il gigotait sur place affolé.
- Non non ne pleure pas. Je suis désolé, ok ? Je ferais plus de commentaire sur ton cul. Allez arrête de chouiner ! Tu me fais culpabiliser.
J'agitais ma tête pour lui signifier un "non".
- Je ne pleure pas pour ça... sanglotai-je.
- Bah alors pourquoi tu chiales ? questionna-t-il, perdu.
Je me mordis la lèvre inférieure, retenant mes sanglots. Devais-je me risquer à lui dire ma peur ? Peut-être qu'il n'y avait pas à s'inquiéter et que du coup il me prendrait pour une conne.
- Je pense que peut-être tu... tu m'as dépucelée par accident quand j'ai eu mal et ça me fait peur... osai-je enfin dire.
L'expression surpris et horrifié de Ace m'étonna. Il se mit à s'affoler. Ses mains étaient sur son crâne et il se dandinait sur place l'air épouvanté.
Soudainement, il courba l'échine.
- Je suis vraiment sincèrement désolé si j'ai prit ta virginité sacrée sans ton consentement. J'espère que tu pourras me pardonner.
Ma virginité sacrée ? Ca faisait très cliché. Mais ses paroles me mettaient du baume au cœur et puis rien ne nous garantissait que je n'étais plus vierge.
- Merci beaucoup Ace mais ce n'est juste qu'une crainte. Rien n'est sûr et j'espère que ce n'est pas le cas... réussis-je à dire sans hoqueter.
Mes larmes avaient cessé de couler et faisaient place au sourire.
- Je préfère quand tu souris, tu es bien plus belle. déclara-t-il en souriant également.
Mes joues rougis par mes pleurs devinrent plus rouges encore. Il avait dit qu'il me trouvait belle. Oh Dieu merci !
- Toi aussi tu es très beau !
Oh merde ! Pourquoi j'avais dit ça ? J'avais envie de me cacher sous le canapé et de ne plus jamais en sortir. J'avais pas l'habitude de draguer, moi.
Oh putain qu'il était craquant quand il rougissait !
D'un geste hésitant, il déposa sa main dans mes cheveux blonds et m'embrassa. C'était encore si doux. Sa langue caressa mes lèvres m'invitant à les ouvrir. Elle s'engouffra dans ma bouche pour venir danser avec la mienne dans un ballet à la fois sensuel et tendre. Je laissais passer des gémissements incontrôlés étouffés par notre baiser. Dieu qu'il embrassait bien ! Un baiser me faisait beaucoup d'effet.
Timidement, j'entourais son cou de mes bras, me rapprochant un peu plus de lui. Ace retira sa main de mes cheveux pour écourter la distance entre nous en maintenant ses mains sur mon bassin pour le coller contre le sien. Je pouvais ressentir sa chaleur contre mon corps. Il était chaud.
La vache, je ne m'en étais pas rendu compte avant mais Ace était bien plus grand que moi. Il devait bien faire vingt centimètres de plus que moi. Avec mon 1m65 je faisais pas la maline à côté de lui. D'ailleurs il devait pencher sa tête pour réussir à me bécoter.
Il me serra plus fort contre lui en m'enlaçant de ses bras. Cependant, une de ses mains vint se poser sur ma fesse et la malaxer. Puis il la glissa sous mon short pour continuer à même la peau. Sa main était très chaude, c'était très agréable.
A regret, je mis fin au baiser et Ace me regarda indécis. J'avais entendu Vitali dans les escaliers.
- Mon frère arrive. lui chuchotai-je à l'oreille.
Il acquiesça de la tête avec un sourire et me lâcha avant de s'assoir sur le canapé.
Je fis de même et me plaçais à une certaine distance de lui. Si on était trop collé, Vitali aurait eu des soupçons et du coup bonjour le caftage aux parents.
Ace mit le plaid sur nos jambes.
On entendait l'eau de la cuisine couler. Mon geek de frère devait faire sa vaisselle. Pourquoi fallait-il qu'il descende quand on se léchait la pomme ? Sale crotte ! J'étais bien et il avait tout gâché ! Vite dégage !
C'était la pub. Ace changeait de chaîne et je pus voir qu'il était 22h34. Il s'arrêta sur une émission d'anime. Il passait Boruto. J'aimais bien.
- Tu aimes ? demanda-t-il en me désignant la TV d'un mouvement de tête.
- Oui et toi ?
- Oui mais je préfère Naruto. Son histoire me fait penser à la mienne. répondit-il avec un air triste.
Son histoire ? Vu sa tête ça devait pas être la vie des bisounours.
- Ton histoire ? Tu veux en parler ? proposai-je, intriguée.
Il sembla perdu dans ses pensées.
- Non, ça ruinerait l'ambiance et c'est du passé maintenant. N'en parlons plus ! sourit-il après un moment.
Mais dans son regard, je vis de la tristesse.
On entendit Vitali pisser. La honte ! Bien fait pour toi, face de prout ! Fallait pas nous déranger.
Le générique de fin de Boruto. Inazuma Eleven allait suivre. J'espérais vraiment que Ace n'adorait pas ce genre de truc. Ah bah heureusement, il changea de chaîne.
- Il y a vraiment rien à cette heure-ci ! râla-t-il en zappant encore.
Vitali remontait à l'étage. Enfin débarrassé ! Allez va geeker dans ta chambre et laisse nous entre adulte ! Tu n'étais pas une adulte, Anastasia !
Ace zappait encore les chaînes. Qu'il était beau, mon Dieu ! Et j'avais un rencard avec ce beau gosse ! Oh putain, c'était ma soirée ! Et j'avais envie de pisser. Heureusement que j'avais fait ma crotte ce matin. Sinon bonjour la honte, il m'aurait entendu chier...
Je lui fis savoir que j'allais aux toilettes. Il ne dit rien, continuant de chercher une émission à mater.
Pieds nus, je tentais de pisser lentement pour ne pas faire de bruit. C'était pas facile. Ma brûlure n'était plus présente. Ouf ! Je jetais un œil à l'intérieur de mon short. Pas de sang en vue juste là cyprine. C'était rassurant. Je me nettoyais la minette -vive les toilettes électriques !- et me lavais les main dans le petit lavabo. Mais pas de sang ne voulait pas dire pas dépucelée !
A pas de loup, je montais en direction de la salle de bain. Il fallait que je vois de mes propres yeux.
Je verrouillais la porte, manquerait plus que quelqu'un se pointe quand j'avais le cul à l'air. Je cherchais le miroir portatif de ma mère dans les placards. Trouvé ! Je défis mon short, m'accroupis et le passais en-dessous.
Oh la vache, je voyais mon clitoris. Les doigts et le gland de Ace l'avaient touché. Je visualisais très bien ces moments. Cela m'excitait et mon vagin eut un spasme. En parlant de lui, il avait l'air normal. Pas de trou en vu. Quel soulagement !
Je me revêtis. Un bout de papier tomba. Le numéro de portable de Ace. Je le ramassais et rangeais le miroir. je déposais le bout de papier dans ma chambre et descendis au salon sans faire de bruit.
- Tu étais longue aux chiottes ! se moqua Ace quand je vins me placer à côté de lui.
- Oui j'étais tombée dans le trou ! amusai-je.
J'allais pas lui raconter que je matais ma chatte dans la salle de bain. Dit comme ça on pouvait mal le comprendre...
- Ah c'était ça les hurlements que j'entendais ?!
J'émis un rire timide.
- Au secours, au secours ! Aidez-moi ! Je suis coincée ! jouait Ace, les jambes relevées jusqu'au ventre, l'air faussement paniqué.
J'explosais de rire. Quel comique ! Je l'imaginais bien coincé dans le trou des chiottes. Il se mit à crier d'un faux désespoir puis me suivit dans mon fou rire.
Nous riâmes comme des fous. Il avait un rire communicatif. Je me metais à rire de plus belle. Que c'était bon de s'amuser. A ce rythme j'allais finir par tomber amoureuse de lui. Rien que l'idée d'y penser me coupa dans mon euphorie. Il m'avait donné un rendez-vous samedi soir mais cela voulait-il dire qu'il aimerait plus, du genre que je sois sa petite amie ? Je rougissais à cette pensée.
Mon silence arrêta Ace dans son fou rire.
- J'aime ton rire. Il est craquant.
Oh putain, il me faisait du rentre dedans là ?! Dieu, que devais-je faire ? Deuxième fois qu'il me draguait. Devais-je le flatter aussi pour lui montrer mon intérêt envers lui ?
- Je te trouve très beau. dis-je avec un sourire mal à l'aise.
Merde, je lui avais déjà dit ! Anastasia, tu n'avais pas d'imagination ! Je le vis prendre de la couleur et se mordiller la lèvre inférieure.
Brusquement, Ace me tira vers lui tout en nous allongeant sur le canapé. Le plaid était tombé sur le sol. Il le ramassa et nous couvrit tant bien que mal.
Mon Dieu je n'osais plus bouger. Mon visage était en feu. Ace posa une main sur ma fesse en-dessous de la couverture. Elle était chaude. C'était très agréable. La chaleur de son corps et les battements de son cœur me réconfortaient. D'ailleurs, ils devenaient plus lents et réguliers. Sa respiration était bruyante. Non, il dormait ? Je relevais la tête. Oui, monsieur pionçait. Il avait la bouche grande ouverte. Elle s'ouvrait et se fermait au rythme de sa respiration.
Il devait être très fatigué pour s'endormir aussi vite. Même endormi, il restait beau.
Je pris la télécommande de sa main et vérifiais l'heure à télé.
23h16
Mes parents allaient sûrement bientôt donner un signe de vie et Ace allait partir. Cela m'attristait. J'allais le revoir samedi mais bon... Oh merde mes parents ne voudront peut-être pas que je fréquente un gars ?! Merde merde merde... Soit je leur mentais ou soit je leur disais la vérité en priant pour qu'ils soient d'accord. On était mercredi soir. Il me restait encore trois jours. Je regardais Ace, il était tellement mignon. J'allais pas lui poser un plan, ça non !
Oh merde, et si mon rencard avec lui se savait ? Mais ferme ta gueule, Anastasia ! Qu'est- ce que ça pouvait faire que tout le monde sache que t'avais un petit ami ? Sauf que c'était pas mon petit ami. Ah putain, je stressais tellement que je pensais n'importe quoi ! Qu'allaient dire mes parents s'ils savaient que c'était avec le baby-sitter que je sortais samedi soir ? Il était peut-être préférable de leur dire seulement qu'une partie de la vérité. Oui, je ferais ça !
Mama, Papa, je sortirais samedi soir avec un garçon ! Voilà, comme ça c'était préparé. Pourvu que ma mère ne me séquestre pas dans ma chambre...
Tout à coup, une pression sur mon cul me tira de mes pensées. Ace me pelotait la fesse dans son sommeil. Quel pervers ! Et c'était toi qui disait ça Anastasia ?!
- ... hum... beau cul...
Il parlait dans son sommeil. Fallait qu'il rêve de mon cul. C'était plutôt flatteur en fait mais ça me gênait beaucoup. Il fantasmait sur mon corps. Ok ok, j'étais là première à le faire ! C'était tout de même malaisant.
- Anastasia ?... marmonna-t-il, endormi.
Devais-je répondre ?
- Anastasia ?... réitéra-t-il, la bave lui coulant sur le coin de la bouche.
Super sexy !
- Oui ? fis-je, peu sûre de moi.
- ... Suce-moi !...
Quoi ?
Il souriait dans son sommeil. Putain, il faisait un rêve érotique sur moi ! Sous la surprise, je m'étais redressée en prenant appuis sur le canapé. La vache, il avait la trique. Je pouvais voir la forme de sa queue en érection dans son pantalon. Ca me faisait de l'effet. Je sentais ma mouille humidifier ma minette. J'avais envie de le toucher mais ça allait être sans son consentement vu qu'il dormait. Devais-je le réveiller ? C'était trop gênant et excitant. Mon regard ne pouvait se décrocher de sa bite.
Je me mis à genoux entre ses jambes. Sa main tomba doucement sur sa cuisse. Ouf pas réveillé ! Je me mordillais les lèvres, n'arrivant pas à me décider. Oh et puis merde, c'était juste un petit coup d'oeil. Je déboutonnais lentement son jeans et fis glisser la fermeture éclair tout en surveillant du regard le moindre signe de réveil précoce. J'écartais l'ouverture du pantalon pour atteindre son caleçon orange. Je le soulevais d'une main et de l'autre cherchais délicatement à tâtons sa verge. Ses poils pubiens chatouillèrent ma main avant de la trouver. Je baissais un peu son sous-vêtement pour me permettre de la voir. Je la plaçais droite contre son bas-ventre. Mon Dieu, son gland décalotté sécrétait du liquide transparent. Le fameux liquide super salé. Mon palet s'en souvenait encore. De ce point de vu, on aurait dit que sa bite avait un chapeau à la place du gland. C'était très mignon. Je me risquais à toucher du doigt la zone reliant le prépuce au gland. Ace gémit. Merde ! Non, tout va bien. Il dormait toujours. Je bougeais légèrement mon doigt sur la zone faisant gémir un peu plus Ace. Ca lui donnait du plaisir. Sa bite eut un soubresaut me surprenant. J'en avait retiré mon doigt. Mais c'était plaisant. M'assurant qu'il pionçait encore, je recommençais cette fois-ci en accélérant un peu la cadence. Ses gémissements rauques me chauffaient le clitoris. J'avais envie de me doigter. Du liquide sortait de plus en plus de son gland, salissant son pull. Mince ! C'était bon à voir. J'humidifiais mes lèvres sèches avec ma langue et passais ma main dans mon short. Ma minette était en feu. Je retins un cri quand je touchais mon clitoris. Dieu, c'était si bon.
Ace dormait toujours. Je fixais sa verge en me masturbant. J'étais une dépravée mais je m'en foutais. Le plaisir prônait sur tout. L'idée de le sucer me vint en tête. Si j'essayais personne ne le saurait. Alors je me penchais en avant et passa le bout de ma langue sur la zone de tout à l'heure. Ca n'avait pas de goût, pas le moindre sel. Par contre, ça avait une odeur assez spéciale. C'était fort mais pas écœurant. Je continuais de me toucher. C'était tellement bandant. Ma langue le caressait de plus en plus. Dans l'élan, je pris son gland dans ma bouche. Ouah, il était hyper salé. Le liquide transparent rendait ma salive épaisse et gluante. Je n'osais pas l'avaler. Ace respirait fortement. Je faillis m'étouffer quand une main empoigna mes cheveux me stoppant tout mouvement.
- Continue... murmura Ace entre deux souffles.
Oh non la honte ! J'étais grillée.
Je me redressais, rouge de gêne et retirais ma main de mon vêtement.
- Pardon, je suis désolée. Je... J'ai juste voulu... enfin tu... paniquai-je en détournant les yeux.
Oh lala, je savais plus où me mettre. Dieu, sauvez-moi !
- Continue, Anastasia ! Tout va bien ! chuchota-t-il en tendant la main vers moi.
Il se masturbait rapidement en respirant bruyamment. C'était très affriolant. Je le regardais se branler. Dieu, ses couilles gigotaient comme un pudding.
- Tu m'en veux ? demandai-je, hésitante.
- Oh non au contraire. Allez continue ! insista-t-il, avec une pointe d'agacement.
Le voir se toucher en me regardant avec désir m'incita à reprendre où j'en étais. Ses yeux m'avaient dissipée toute gêne. Cependant je ne me touchais plus.
Lorsque je pris dans ma bouche son gland décalotté, Ace lâcha sa verge pour me maintenir les cheveux relevés. Je posais mes mains sur ses hanches. Je ne savais pas quoi faire maintenant. C'était ma première fois. Et si je m'y prenais mal ou si je lui faisais mal ? Tant pis, je décidais de bouger ma langue un peu n'importe comment. Il râlait de manière gutturale. Au moins j'arrivais à lui faire du bien. Ma salive épaissie par le liquide dégoulinait le long de sa queue. Mon Dieu, j'étais en train de le sucer. Je lui faisais une pipe, putain de merde ! C'était agréable et plaisant. Je débutais des mouvements de va-et-vient avec ma tête. Sa prise sur ma tignasse se faisait plus forte.
- Oh Anastasia...
La façon qu'il avait de murmurer mon prénom me plaisait.
Il donnait des coups de rein enfonçant sa queue plus loin dans ma bouche. Putain, il allait m'étouffer, ce con ! Je lui jetais un regard. Il grimaçait de plaisir et poussait des râles rauques.
- Anastasia, je viens... Je viens !
Sous la panique qu'il jouisse dans ma bouche, je me dégageai rapidement de lui. Heureusement, car il éjacula dans sa main comme tout à l'heure. Un des jets atterris sur ma main et un autre sur le canapé. Merde ! Comme l'autre fois pendant son orgasme, il se masturbait lentement en poussant des gémissements, plus fort cette fois. Sa semence était plus transparente et moins abondante. Il devait être très excité pour avoir aussi vite atteint la jouissance. Son sexe ramolli retomba sur son ventre.
- Tu en veux un peu ? Hum une bonne crème hydratante. haleta-t-il avec un sourire en me présentant sa main contenant son sperme.
Il était sérieux ? Avec un air à la fois choqué et amusé, je lui fis "non" de la tête. Cela le fit rire.
- Allez bouge, que je me lave !
Je m'exécutais sans discuter en me levant du canapé. Ace fit de même. Il se dirigea sûrement encore dans les toilettes avec la bite à l'air.
Une fois seule, je me rendais compte que j'avais sucé mon baby-sitter. Mais que ça se passait aussi facilement entre nous comme deux amants, voulait-il dire que nous étions ensemble, genre en couple ? Peut-être qu'il profitait juste de moi et voulait me mariner pour me baiser et me jeter comme une vieille merde pour me faire passer pour une pute ?! J'espérais que non. Mais rien que d'y penser mes yeux me piquaient. Oh non tu allais pas encore chialer, Anastasia !
Une sensation de froid sur ma main me réveilla à la réalité. C'était vrai, j'avais du sperme dessus. C'était gluant ! Et il y en avait sur le canapé...
J'allais dans la cuisine me laver la main et prendre l'éponge de l'évier pour nettoyer la tâche. Tout allait bien, ça partait bien. Lorsque je rangeais l'éponge, une sonnerie de téléphone retentit dans le salon. C'était une musique banale de portable. C'était pas le mien, ça c'était sûr. Inquiète, je regardais d'où ça provenait. Oh la vache, c'était le portable de Ace. Il était posé sur la table basse. Je jetais un œil à l'émetteur en espérant que ça ne soit pas mes parents : Luffy. Ouf, ce n'était que son petit frère. Mais pourquoi l'appelait-il ? La sonnerie retentit encore un peu avant de cesser. Et bien sûr, Ace arrivait à ce moment-là. Un double bip se fit entendre et il se jeta sur son portable. Il souffla exaspéré.
- Mon frère m'a appelé. Qu'est-ce qu'il veut ? parla-t-il plus à lui-même qu'à moi.
Il pianota sur son téléphone et le mit à l'oreille. Luffy avait dû laisser un message vocal. Le prénom de mon baby-sitter fut hurlé à travers l'appareil ce qui le fit grimacer. Après un laps de temps, il raccrocha sa messagerie et soupira contrarié. Il sembla envoyer un message.
- Quel crétin ! Il peut pas passer une soirée seul sans faire de connerie... râla Ace en posant son portable sur la table basse.
- Il a fait quelque chose de grave ? m'inquiétais-je en m'asseyant sur le canapé.
J'avais peur qu'il dusse partir pour une urgence.
- Non, ne t'inquiète pas. C'est juste un crétin. Il a perdu ses clefs et s'est enfermé à l'extérieur de l'appartement. Je lui ai dit d'aller voir la concierge. dit-il en se plaçant à mes côtés.
Alors Ace vivait dans un appartement ?!
- Vos parents ne sont pas chez vous ?
- Nous n'avons pas de parents. Je m'occupe de Luffy depuis mes 10 ans.
Malaise total ! Que tu pouvais être conne, Anastasia. Ace était orphelin. Oh putain !
- Félicitations ! 10 ans à t'occuper de Luffy sans être devenu dingue. voulus-je blaguer pour détendre l'atmosphère.
Ace me regarda puis se mit à éclater de rire. Je le suivis dans son euphorie.
Étant dans la classe de son petit frère et son binôme, je savais qu'il était parfois difficile de ne pas craquer.
- Qui te dit que je ne le suis pas ?
Ace était devenu très sérieux d'un coup me coupant dans mon rire.
- Tu es vraiment devenu dingue ? demandai-je hésitante mais avec le sourire.
- Oui... dingue de toi !
Quoi ? Encore de la drague. Mais je m'y attendais pas, je pensais qu'il allait vraiment me sortir une connerie. Mais attendez, il venait pas de me faire une déclaration là ?
- Tu penses sincèrement ce que tu dis ? demandai-je, craignant que ça ne soit une blague.
Oh qu'il était mignon à rougir. Il me faisait craquer avec ses petites tâches de rousseur sur les pommettes.
- ... Oui... murmura-t-il en détournant le regard.
Oh merde ! Était-il amoureux de moi ? Ou bien c'était juste un kiff ? Je rougissais comme lui mais je voulais vraiment savoir ce qu'il y avait entre nous.
- Ace ?
Il me regarda lentement. Était-il apeuré par ce que je me préparais à lui demander ?
- Oui ?
- Tu... Je...
Allez Anastasia, tu pouvais le faire. Jouais pas ta timide !
- Entre nous, il a quoi ? Je veux dire, nous sommes quoi l'un pour l'autre à part que tu sois mon baby-sitter pour un soir ? continuais-je enfin.
J'avais dit cela d'un seul souffle et je reprenais maintenant mon oxygène en attendant avec appréhension sa réponse.
Ace se gratta derrière la tête. Oh non il avait l'air mal à l'aise. Ca allait mal se passer !
- Tu voudrais que je sois plus qu'un baby-sitter pour toi ? questionna-t-il avec un sourire.
Putain, je m'y étais pas préparée à celle-la ! Oui, bien sûr que je voulais. Ah je savais pas en fait, je ne le connaissais pas. On s'est tripoté, je l'ai sucé, on s'est embrassé plusieurs fois, il m'a draguée à maintes reprises et il m'a proposée un rendez-vous que j'ai accepté. Il y avait de quoi être perdue.
- Je sais pas. Je suis un peu perdue. Il s'est passé beaucoup de chose entre nous en une soirée alors que c'est la première fois que l'on se rencontre.
- Je comprends. Je ressens la même chose que toi.
Il avait paru soulagé. Comment le prendre ? Il se mit debout et m'invita à faire de même en me prenant la main.
- Bien dans ce cas, reprenons au début. Salut je m'appelle Portgas D. Ace. me salua-t-il en courbant l'échine.
Portgas ? Bizarre, le nom de Luffy était Monkey. Peut-être une famille recomposée ?
- Bonsoir Ace, je suis Ivanov Anastasia. Enchantée de te connaître. fis-je en courbant également l'échine.
- Enchanté de te connaître aussi Anastasia. Tu es très belle, ça te dirait de m'accompagner au parc d'attractions Shabondy samedi soir ?
Je souris à sa demande. Il voulait vraiment un rencard avec moi. Et le compliment n'était pas de trop. Fallait qu'il me drague encore. C'était flatteur !
- Oh oui avec joie. Et tu es très beau aussi.
Oh non Anastasia, draguer ne t'allait pas !
- Super je viendrais te chercher vers 18h30 ! s'exclama-t-il puis il se mit à rire.
Je ris avec lui.
Ace se rassit sur le canapé. Je fis de même à ses côtés. C'était l'heure morte sur la chaine à la TV. Ace plaça son bras sur mes épaules me collant à lui.
- C'est bien beau de recommencer à zéro mais j'ai encore l'image de toi en train de me lécher la queue en te doigtant en tête. susurra-t-il à mon oreille m'arrachant un rougissement.
Merde il était réveillé depuis un peu plus longtemps alors. Il m'avait grillée bien avant.
- Ca t'a plus au moins ?
Que répondre à part "oui beau gosse c'était hyper bandant !" mais je n'oserais jamais lui dire ça. Fallait se la jouer plus soft.
Je lui souris en hochant timidement de la tête.
- Si je te le demande tu serais prête à le refaire ?
Sa voix était grave et sensuelle à mon oreille. Cela me fit frémir. Les oreilles étaient vraiment mon point faible. Et lui, quel était le sien ? Mais là n'était pas la question. Il voulait que je lui taille une pipe genre là maintenant ?
- Tout de suite ? demandai-je, surprise.
- Non idiote, il va me falloir un moment pour rebander. Je parle pour une autre fois. Tu serais prête à le refaire ?
- Je pense oui... murmurai-je doucement.
Mon Dieu, cette conversation était trop intense pour moi. Je revoyais la scène où je le suçais. C'était bon rien que d'y repenser. Le goût salé et la texture de son gland, ma langue léchant rapidement la zone reliant son prépuce au gland et sa forte odeur. Putain ! Ma minette suintait et je me mordais la lèvre inférieure.
- Et j'y pense, tu n'as pas joui, tout à l'heure.
Son autre main se glissa brusquement dans mon short et caressa mon clitoris m'arrachant un petit cri de surprise. Sa langue jouait avec mon oreille en même temps. Dieu que c'était bon. Il savait y faire avec mon corps. J'écartais un peu plus les jambes lui donnant plus d'accès. Son doigt s'activait sur ma zone sensible. Je gémissais de plaisir et respirais fortement. Mon orgasme allait venir.
- Pas si fort ! Mais je veux t'entendre dire mon nom pendant que tu jouis.
Dire son nom pendant mon orgasme, oserais-je le faire ?
L'orgasme arrivait déjà, je soulevais mon bassin et projetais ma tête en arrière, les yeux clos, haletant fortement.
- Dis mon nom !
- Ace, oui... Ace...
Ca y était. J'avais atteint la jouissance. J'ondulais mes hanches et clouais ma bouche pour étouffer mon cri. Ace me masturba plus lentement pour faire durer le plaisir. C'était si bon. Plus rien n'existait, il n'y avait plus que mon plaisir et le souffle chaud de Ace contre mon oreille.
- Tu es si belle quand tu jouis ! me chuchota-t-il à l'oreille.
Il me trouvait belle ? Sérieusement ? Pourtant je devais tirer une sale gueule.
Je gardais les yeux fermés profitant de ce bien-être.
- Tu pense vraiment ce que tu dis ? Tu me trouves belle ? haletai-je sans le voir.
Ace enleva sa main de mon short et la posa sur ma cuisse.
- Oui... Je te trouve très belle !
J'ouvris les yeux et croisai son regard. Nous nous fixâmes un moment. Ses yeux onyx plongés dans les miens bleus topaze. Il n'y avait plus que nous. Je vis apparaître une nuance rose sur ses tâches de rousseur.
- Anastasia ?
Sa voix était hésitante mais il ne décrocha pas son regard du mien.
- Oui ?
Il s'humecta les lèvres.
- J'ai envie de... D'être plus qu'un baby-sitter pour toi...
Putain, quoi ? Je rêvais là non ? Venait-il de se déclarer à moi ?
Il attendait que je parle. Mais c'était pas une question. J'étais sensée répondre quoi, moi ? Sauf qu'il pouvait aussi bien vouloir être un pote. Oh non, pas ça ! Putain de merde, il détournais les yeux. Vite je devais répondre avant qu'il croît que je lui foutais un gros vent !
- Ace...
Ses yeux de nouveau dans les miens. Qu'ils étaient beaux, mon Dieu !
- Que veux-tu dire par-là ?
Il sembla surpris. Bravo Anastasia, il allait te prendre pour une cruche.
- Je... Tu me plais beaucoup et... Je voudrais être plus qu'un inconnu ou un pote !
- Tu voudrais qu'on sorte ensemble genre comme un couple ?
Je voulais bien savoir pour ne pas me faire de film. Il manquerait plus qu'il y ait un malentendu.
- Oui... C'est ça ! sourit-il timidement.
Fallait que je réponde sinon il allait penser que je lui foutais un gros râteau.
- moi aussi !
J'avais rougi en le lui disant. Il était soulagé. Son grand sourire me réchauffait l'âme. Oh merde oui, j'avais un petit ami maintenant. Dieu, était-ce la réponse à toutes mes prières de fille célibataire désespérée ? Merci du fond du cœur ! Ce gars sortait avec une fille comme moi ! Oh lala... Je ne pouvais retenir un large sourire.
- Quel soulagement que ce soit réciproque ! Avec tes silences, je pensais que tu ne ressentais rien pour moi et que tu te servais juste de moi pour te satisfaire... déclara-t-il en riant.
Quoi ? Mais moi aussi. pendant toute la soirée, il s'est posé les mêmes questions que moi. Enfin peut-être pas les mêmes à 100%.
- Tu vas trouver ça dingue, mais je pensais en quelque sorte la même chose de toi. dis-je avec un sourire.
Vu sa tête, il était plus que surpris.
- Sérieux ?
Je hochais de la tête d'un air désolé. Il allait dire quelque chose mais son portable émit un double bip.
- J'espère que c'est pas encore mon crétin de frère. Ah non, ton père. Ils arrivent dans 20 minutes. dit-il en jetant un œil à son téléphone.
Il pianota un instant dessus et le mit dans sa poche avant de son jeans. Ensuite, il se leva.
- Je vais pisser. dit-il en allant aux chiottes.
Oh non, mes parents rentraient. J'étais triste que Ace devait partir. Non non, tu n'allais pas chialer, Anastasia ! Vitali était encore dans sa chambre. Je montais à l'étage pour le prévenir.
Je toquais à la porte. J'allais pas ouvrir sans prévenir, manquerait plus que je le surprenne en train de s'astiquer le poireau. J'attendis un moment avant qu'il ouvre la porte.
- Quoi ? râla-t-il.
- Mama et papa arrivent dans 20 minutes.
- Putain déjà ?!
J'acquiesçai de la tête et voulus partir mais la poigne de Vitali sur mon bras me retint. Je le regardais surpris. Il avait un visage sérieux.
- Tu crois que je ne vous entendais pas tous les deux en bas ?!
Sa révélation m'apeura. Merde, il avait tout entendu ? J'étais sans voix pour me défendre.
- Mais je ne dirais rien aux darons si tu ne leurs dis pas que j'ai joué toute la soirée dans ma chambre. Marché conclu ?
Le chantage de la mort qui tue. Il voulait pas se faire engueuler, le geek.
- Marché conclu !
- Ok, allez va retrouver ton amoureux ! Je termine et j'arrive !
Puis il me claqua la porte au nez. J'étais encore trop sous le choc pour défoncer la dite-porte et lui faire une prise de karaté. Quel manque de respect envers son aînée !
Ne voulant pas batailler, je fis demi-tour et descendis au rez-de-chaussée. Je ne trouvais pas Ace dans le salon mais dans la cuisine. Il s'empiffrait le restant de Vatrouchka. Sérieusement ? Il le mangeait à même le plat avec une grosse cuillère. En me voyant arriver, il me fit un sourire les joues pleines.
- Grillé ! fis-je avec le sourire.
- Mince, tu en voulais peut-être ? demanda-t-il après avoir avalé une grosse bouchée.
- Non, ça va aller.
Oh Dieu qu'il était à croquer avec la crème autours de la bouche. Je pris une serviette d'un tiroir et la lui tendis. Il l'a pris et nos doigts se touchèrent. J'en avais frissonné.
- Merci !
Quel sourire charmant ! Par contre la façon dont il s'essuyait n'avait rien de charmant. Il termina son gâteau et lava sa vaisselle. Je la séchais et la rangeais ensuite.
Deux mains vinrent agripper mes hanches par-derrière mattirerant contre un torse chaud. Ace m'enlaçait contre lui. Je sentais ses mains chaudes se glisser sous mon sweat et remonter jusqu'à mon ventre. La chaleur de ses paumes m'apaisait. Il plongea son visage dans le creu de mon cou goûtant à l'odeur de ma peau. Cela me fit frissonner. C'était la première fois qu'un garçon me faisait ça. C'était embarrassant et plaisant. Heureusement que j'avais prit ma douche !
- J'ai pas envie que tu partes. chuchotai-je, les yeux clos.
Il déposa un petit baiser sur ma peau.
- Moi aussi mais je dois quand même rentrer. Je m'inquiète pour mon petit frère. Ce crétin pourrait s'endormir dans les escaliers de l'immeuble ! chuchota-t-il également avant de rire faiblement.
Je ris avec lui.
- Et puis on se revoit samedi. Tu survivras jusque-là ? continua-t-il.
Je hochais de la tête pour lui faire comprendre que oui j'allais pas en crever.
- Au fait, j'ai prévenu Vitali que nos parents arrivent. Il va descendre bientôt et il ne veut pas qu'ils sachent qu'il a passé la soirée à geeker dans sa chambre. déclarai-je.
J'allais pas lui dire que mon frère me faisait du chantage car il nous avait entendu. Il l'aurait peut-être mal prit.
Ace acquiesça d'un son étouffer. Puis il me tourna face à lui. Je plongeais mon regard bleu dans le sien noir. Nous nous fixâmes jusqu'à ce que nos bouches se rencontrèrent. Sa langue jouait avec la mienne. C'était si bon et tendre. Cela m'excitait. J'entourais son cou de mes bras. Ce type était doué pour m'effaroucher. Par automatisme, je collais mon pubis contre la bosse de son pantalon. Ses mains se posèrent sur mes fesses et il frotta son bassin contre le mien. Oh putain, on se faisait du frotti-frotta. C'était différent de tout à l'heure. C'était bon mais seulement pour émoustiller mon clitoris à travers mon short. Je me sentais mouiller. Notre baiser étouffait mes faibles gémissements. Sa prise sur mes fesses se fit plus forte. Cependant, nous nous stoppâmes en vitesse car Vitali descendait les escaliers. Nous nous séparâmes à regret. Ace me fit un sourire rempli de sous-entendus pervers. Il se mit dos à l'entrée de la cuisine et je vis qu'il trifouillait dans son pantalon.
- Putain j'ai la gaule ! murmura-t-il d'une voix morte.
Je lui fis un petit sourire désolé.
Vitali passa devant la cuisine sans nous regarder et entra dans le salon. Il avait l'air exaspéré.
On entendit la porte d'entrée s'ouvrir. Je sortis de la cuisine avec Ace pour accueillir mes parents. Mon frère n'avait pas bougé son cul. Il allait s'en prendre plein la gueule, ce face de pet !
- Alors tout s'est bien passé, Ace ? demanda mon père en enlevant ses chaussures.
- Oui, à merveille ! Avez-vous passé une bonne soirée ?
- Excellente ! Le repas vous a convenu ?
- Oh oui, c'était très bon. Merci pour ce délicieux repas ! dit Ace en courbant l'échine.
- De rien. Tout le plaisir est pour moi ! fit ma mère en courbant également l'échine.
Quelle formalité !
- Où est Vitali ? demanda mon père en retirant les chaussures de ma mère .
Ma mère défit son manteau ensuite.
- Dans le salon ! hurla la voix de mon geek de frère.
Ma mère lui hurla en russe qu'il aurait pu venir les voir. Je regardais Ace du coin de l'oeil pour voir sa réaction. Il avait l'air mal à l'aise. Merde, grillée ! Il me fit un petit sourire en coin. Oh qu'il était mignon ! Et ce beau mec était à moi. Enfin je crois, peut-être que c'était juste une idylles. Je ne savais même pas si on était amoureux. Mais fuck le mental ! Ce mec était à moi !
Vitali arriva, blasé, dans l'entrée lorsque mon père rangeait les manteaux. Ma mère le choppa par l'oreille et l'entraîna dans la cuisine en lui passant un savon en russe. Bien fait, sale prout !
- Bien, vous pouvez y aller, Ace. Voici votre salaire.
Mon père lui tendit une grosse liasse de billet que Ace prit poliment en courbant l'échine. Putain ça faisait un paquet de pognon !
Mon père et sa grande générosité !
- Merci beaucoup Monsieur Ivanov ! fit-il en courbant encore l'échine.
- Je vais raccompagner Ace, Papa. Va te reposer. déclarai-je avec un petit sourire.
Mon père sembla surpris mais acquiesça avec bonne volonté. J'allais profiter encore de mon baby-sitter jusqu'à la fin.
- Bonne nuit Ace. Merci beaucoup d'être venu ! fit mon père en le saluant poliment.
- Merci à vous, Monsieur Ivanov. Passez une bonne nuit également. répondit Ace aussi poliment que lui.
Mon paternel s'éclipsa à l'étage. Ma mère sortit de la cuisine avec Vitali et ils saluèrent Ace avec gentillesse - surtout ma mère ! - et politesse avant de monter les escaliers.
Ace s'assit sur la marche du genkan et mit ses chaussures. Des bottes de motard en cuir noir. Putain qu'elles étaient classes avec toutes ses lanières. Ils les mit par-dessus son pantalon. Je mis les miennes. Des petites baskets roses. Bon j'avais pas autant la classe que lui mais j'allais pas sortir pieds nus. Ace ouvrit le placard à manteaux et s'habilla de son écharpe blanche et de sa veste en cuir noir avant de mettre son portable dans une poche interne. Il mit ses gants doublés de protection et choppa son casque d'une main en bas du placard. Je me vêtis de ma doudoune à capuche en moumoute et ouvris la porte d'entrée après avoir allumé la lumière extérieure.
Je n'avais osé rien dire de peur que ma famille entende notre conversation et surtout je ne voulais pas lui dire au revoir.
Ace me laissa passer la première dehors. Ouah quel froid ! Mon souffle se transformait en buée à chaque respiration. Je frissonnais et croisais les bras pour me réchauffer un peu plus. Je faisais pas la maline avec mes gambettes à l'air.
- Tu vas te transformer en glaçon habillée comme ça ! se moqua Ace en fermant la porte derrière lui pour ne pas laisser le froid rentrer dans la maison.
Je ris à sa remarque. Je piétinais sur place pour tenter de me réchauffer. Je mis ma capuche à moumoute. Mon visage commençait à être paralysé par le froid. C'était désagréable !
Ace mit en route sa moto pour faire chauffer le moteur. Quel bruit ! Je n'avais pas l'habitude. C'était impressionnant quand même. Il posa son casque sur le siège et me prit dans ses bras. Sa veste était fraîche. Il me serra fortement contre lui. C'était bon ! Je me sentais en sécurité et apaisée.
- Tu ressembles à un clown avec ton nez rouge ! se moqua-t-il.
Il pouvait rire ! Son nez était également rouge.
- Tu t'es pas vu ! rétorquai-je en souriant.
Il se mit à rire faiblement. Que j'aimais son rire.
Nous nous regardâmes dans les yeux puis il se pencha pour m'embrasser. Nos nez et nos lèvres glacés se touchaient. Sa langue chaude se fraya un chemin dans ma bouche. Dieu, ce que ça réchauffait ! Les yeux clos, je savourais ce dernier moment avec lui. Je laissais passer un soupir de bien-être étouffé par notre baiser. Sa langue chatouillait la mienne. Elles dansaient ensemble. Je pouvais goûter sa salive. A mon regret, Ace interrompit notre bécotage. Il me sourit grandement. Son visage était rouge mais je ne savais pas si c'était dû au froid ou à autre chose.
- Samedi, je viendrais te chercher en moto, couvre-toi mieux que ça. s'amusa-t-il.
- Je suis en pyjama ! râlais-je avec une petite moue boudeuse.
Il se croyait drôle en plus.
- J'aime te taquiner. Je serais là vers 18h30 et oublie pas de m'envoyer un message pour que j'ai ton numéro de portable. dit-il avec un sourire.
Merde j'avais oublié le bout de papier dans ma chambre.
Ace déposa un doux baiser sur mes lèvres fraîches et enfourcha sa moto après avoir prit son casque.
- Allez rentre maintenant sinon tu vas tomber malade et ce serait enmerdant pour ce week-end ! fit-il en mettant son casque.
Je ne pouvais voir que ses magnifiques yeux onyx grâce à la visière relevée. Il défit la béquille et sortit du trottoir pour se mettre sur la route.
Il me fit un signe de la main dont je lui répondis d'un même geste et partit rapidement. Le bruit de sa moto résonnait dans la rue. Il devint de plus en plus faible à mesure que Ace s'éloignait.
Je rentrais rapidement à l'intérieur me réchauffer. Quel froid dehors ! Je me dévêtis du manteau et des chaussures et les rangeais. Tout était calme dans la maison mise-à-part la TV. En passant dans le salon pour éteindre la télé, mon regard chuta sur le canapé. Le rouge me monta au visage quand les souvenirs de la soirée me revinrent. Putain de merde, il s'en était passé des choses sur ce canapé. Des choses honteuses mais agréables !
J'éteignis la télé et la lumière pour enfin monter dans ma chambre à pas de loup. Pieds nus bien sûr, comme une conne j'avais oublié mes chaussons dans le salon.
Une fois dans ma chambre, j'envoyais vite un message à Ace après avoir enregistré son numéro. Putain je savais pas quoi dire !
" Re, c'est Anastasia. J'espère que tu es bien rentré. J'ai hâte d'être à samedi ! Bonne nuit. "
Voilà, c'était simple sans l'être. Je programmais le réveil sur le téléphone pour demain matin et me rendis compte de l'heure.
00h45. Putain, j'allais être belle demain, moi !
Je me fourrais sous ma couette et me calais pour dormir quand mon portable vibra deux fois.
Un message de Ace.
Il avait vite répondu !
" Re ma belle, je suis bien rentré. Merci de t'inquiéter. Je n'habite pas très loin de chez toi. Moi aussi j'attends samedi avec impatience ! Bonne nuit ma belle, fais de beaux rêves ! "
Je rougissais au nom qu'il m'avait donnée. Ma belle. Et ce beau gosse n'habitait pas loin de chez moi !
Je devrais peut-être lui répondre ? J'oserais jamais et pour dire quoi en plus ? Tant pis, je posais mon portable sur la table de chevet et m'endormais.
Mais putain, comment pourrai-je dormir avec cette soirée ? Dès que je fermais les yeux je voyais la queue de Ace. J'entendais encore quand il jouissait. Ses râles rauques et ses gémissements. Son sperme sortir en jet de son gland humide.
Oh merde ! J'étais excitée.
Putain d'obsédé du cul, Anastasia !
Fin du premier chapitre.
