Bienvenue dans ce deuxième chapitre.

La famille Ivanov m'appartiennent. Les personnages de One Piece ne sont pas de moi. Ca se serait su sinon, Ace ne serait pas mort et jouerait le gigolo dans un bordel exclusivement rempli de fans ! Tout comme Thatch, Marco et Law.

/!\ Rating M pour le langage et les scènes crues ! Je vous aurais prévenus ! Scènes de boules gratuites !

Bonne lecture !


Ouah !

C'était la troisième fois que je baillais ce matin.

On était vendredi et j'étais sur le chemin pour aller au lycée. Il n'était pas très loin à pieds, à peine un kilomètre. J'étais bien vêtue mais le froid mordait mes joues et mes cuisses. Quelle idée d'instaurer des chaussettes longues et des jupes également pour l'hiver.

Hier soir, j'avais dit à mes parents que je sortais samedi soir avec un garçon. Contrairement à mes attentes, c'était mon père qui l'avait mal prit. Les études avant tout, qu'il disait, ensuite le travail et après le mariage avec les enfants ! Ouais la vie typique d'une japonaise, quoi ! Heureusement ma mère avait su le calmer. Je pouvais avoir un petit ami seulement si je restais sérieuse dans mes études et qu'il venait se présenter à la maison. Vitali avait éclaté de rire depuis la cuisine. Bien sûr mon père avait insisté pour que ce fameux garçon vienne les saluer samedi soir. Ah bah ils seront pas déçu vu qu'ils l'ont déjà rencontré. Je leur avais pas dit que c'était Ace. Je n'avais pas osé. J'avais peur de me faire engueuler ou qu'ils changeaient d'avis.

Le soir même, j'avais averti Ace par téléphone. Cela ne l'avait pas étonné à ma grande surprise. Puis on avait parlé une bonne partie de la nuit. Il m'avait demandée en ami sur Facebook. J'avais accepté et là je m'étais rendue compte que c'était un putain de geek. Quand on avait parlé de nos centres d'intérêts, il n'avait fait que parler de bouffe et d'informatique. Il s'y connaissait très bien en informatique. Moi bien sûr, à part le copier-coller, je ne savais pas grand chose. Ca l'avait bien fait rire d'ailleurs. On avait raccroché puis continuer à discuter par sms à cause de l'heure tardive. Je n'avais pas envie de voir ma mère défoncer la porte à coup de pied de biche pour me passer un savon en russe. La honte ! Nos messages étaient devenus de plus en plus chaud au fur et à mesure. Il m'avait avouée que depuis mercredi soir, il ne cessait de penser à moi surtout à mon beau petit cul, d'après lui. Ace m'envoyait des sextos. Je n'osais pas au début y répondre, je restais vague dans mes réponses, puis j'avais fini par me prêter au jeu. C'était très excitant. On ne parlait pas de baiser mais plutôt de se tripoter mutuellement comme mercredi soir. Il s'était risqué à me dire qu'il se masturbait en même temps. Par contre, je n'avais pas osé lui dire que moi aussi. J'avais jouis en silence pour ne pas réveiller ma famille. On avait fini notre conversation sur une déclaration : Mercredi soir quand il m'avait vu pour la première fois descendre les escaliers, je lui avais tout de suite plût. J'avais pu lui avouer que c'était la même chose pour moi.

Je m'étais endormie vers 2h du matin pour me réveiller à 7h. Voilà pourquoi je n'arrêtais pas de bailler depuis ce matin. J'étais pas fraîche aujourd'hui. Heureusement j'étais presque arrivée au lycée.

J'étais tellement dans mes pensées que je ne vis même pas que j'allais foncer dans quelqu'un.

Wouah ça faisait mal. J'étais tombée sur le cul. Putain mais qu'est-ce qu'il faisait là ce con à être planté en plein milieu du trottoir ?

- ... Ah désolé Marco, je vais devoir te laisser. J'ai devant moi une demoiselle en détresse...

Je vis une main se tendre devant moi. Je la pris timidement. Putain j'avais mal au cul ! Quelle force ! Le type m'avait remise sur pieds d'un coup.

Oh la vache c'était quoi cette coupe de cheveux ? Encore un fan d'Elvis Presley...

- Tout va bien mademoiselle ? me demanda-t-il avec un sourire tout en rangeant son portable dans sa poche.

- ...Oui, je crois...

Pourquoi j'avais bégueillé ? Il allait me prendre pour une timide. Merde !

Je remis mon sac sur mon épaule et commençai à repartir mais le type m'agrippa le bras.

- Euh excusez-moi mademoiselle ? Je cherche une adresse. Savez-vous où...

Je me dégageai de son emprise qui ne se voulait pas violente.

- Lâchez-moi Monsieur ! fis-je un peu trop brusquement.

Il avait l'air désolé. C'était tout de même pas une raison de me toucher comme ça. C'était très gênant. Et cela me faisait peur. Mon gars, je faisais du karaté alors gare à tes couilles !

- Ah pardon... dit-il en s'inclinant.

Il me faisait de la peine et un peu pitié. De ce que j'avais compris, il cherchait une adresse.

- Bon voyons votre adresse.

Autant l'aider, le pauvre. J'étais un peu en avance. Il sembla ravi que je souhaitais lui venir en aide.

- Merci mademoiselle. Je cherche la rue du Mont Corvo. Je dois rejoindre un ami chez lui.

La rue du Mont Corvo ? Ce n'était vraiment pas loin. C'était là où il y avait mon lycée.

- C'est la rue de mon lycée. Marchons ensemble ! proposais-je avec un sourire.

Il était très content vu son grand sourire. Nous commençâmes à marcher. Je t'avais à l'oeil, mon gars !

- Je m'appelle Thatch. se présenta-t-il.

Il voulait engager la conversation. Oh merde !

- Anastasia...

Il avait l'air sympa mais avec mon peu d'heures de sommeil, j'étais pas trop d'humeur à bavarder.

- Quel beau prénom ! me sourit-il.

Hey mon gars, tu savais que tu draguais une mineure là ?! Mais merci c'était flatteur.

- C'est très sympa de votre part de m'aider. Je demandais de l'aide à un ami au téléphone mais un ange m'est tombé dessus.

Un ange ? Sérieusement ? C'était très cliché. Mais je ne devais pas me laisser draguer j'avais un petit ami maintenant. Et ce Thatch devait bien avoir la trentaine voir même proche de la quarantaine.

- Vous savez que je suis mineure au moins ? demandai-je suspicieuse.

Il sembla surpris puis finit par me sourire.

- Il n'y a rien de mal à complimenter une personne.

Cette fois-ci, c'était moi qu'il avait surpris. Il avait pas tord d'un côté. Mais j'allais pas le complimenter. Je n'accordais pas mes compliments à n'importe qui.

On arrivait dans la rue du Mont Corvo. Je voyais déjà le lycée. Des élèves rentraient dans la cours.

- Nous y sommes. Où votre ami habite-t-il ? questionnai-je.

- Il m'a dit dans un immeuble gris au deuxième étage. La résidence Fushia de la rue du Mont Corvo. expliqua Thatch, l'air pensif.

Autours du lycée, c'était pas les immeubles qui manquaient. Et maintenant que j'avais commencé à l'aider, j'allais pas le laisser en plan comme ça.

- On va bien trouver ! dis-je, plus pour me motiver que pour lui.

- Bien sûr !

Lui, il était bien motivé. Nous cherchâmes la résidence de son ami. Des élèves sortaient de certains immeubles. Quand enfin nous trouvâmes la résidence Fushia, je l'entendis soupirer de soulagement.

- J'ai bien cru que j'allais être en retard. Merci beaucoup mademoiselle Anastasia. Si le destin le veut bien, je vous redevrais ce service. Bonne journée à vous ! s'exclama Thatch, en se courbant.

Ce type était vraiment très poli.

- Ravie d'avoir pu vous aider. Bonne journée à vous aussi ! répondis-je en m'inclinant également.

J'entendis la porte de l'immeuble s'ouvrir rapidement. On avait failli se la prendre en pleine gueule. Quel était le con qui regardait pas où il allait ? Sur ce coup, non, je ne me sentais pas visée !

- Pardon ! hurla un jeune homme avant d'éclater de rire.

Quoi ? Luffy ? J'hallucinais. C'était la résidence de Luffy. Ca voulait dire que Ace habitait là lui aussi ! Mes joues s'empourprèrent. Il habitait vraiment pas loin de chez moi.

- Ah salut Aspasie. Qu'est-ce que tu fais là ? parla Luffy, confus.

Imbécile, écorchais pas mon prénom !

- C'est Anastasia ! Et j'aide quelqu'un à trouver son chemin !

La journée commençait bien. Surtout que je l'avais en binôme en début de matinée. Comment faisait Ace pour ne pas devenir dingue ?

- Et bien je vais vous laisser. Encore merci beaucoup Mademoiselle. sourit Thatch d'une voix amusée.

- Au revoir Monsieur. dis-je avec le sourire.

Thatch chercha rapidement un nom à l'interphone et sonna. Je pris la route suivi de Luffy.

- C'était qui ce type avec la banane sur la tête ? me demanda-t-il, les mains dans les poches.

Il n'avait rien écouté de ce que je lui avais dit.

- Le gars que j'aidais à trouver son chemin.

- Ah ! Dis tu as fait tes devoirs en Sciences ? questionna-t-il avec un grand sourire.

J'étais sûre qu'il ne les avait pas fait. Nous passâmes dans l'entrée de la cours.

- Oui et je suppose que tu ne les as pas fait ?

- Comment tu le sais ? dit-il surpris.

Bingo !

- Juste une intuition féminine.

C'était chaque fois pareil, oui. Ca allait qu'il n'y avait pas grand chose à faire juste un exercice banal, enfin peut-être pas banal pour lui. Il ne s'intéressait pas vraiment à ce cours. À tous les cours d'ailleurs.

- Cool ! Tu me passeras les réponses ? Allez !

Toujours aussi poli, celui-là !

Chaque fois, il ne les faisait pas et chaque fois, je l'aidais. J'étais trop gentille ! Je lui enverrais un copier du devoir par email sur son ordinateur portable.

Au Japon, nous n'utilisions pas de cahier, juste un ordinateur portable.

- Comme d'habitude ! soupirai-je avec un petit sourire.

Et dire que c'était le frère de Ace.

Nous arrivâmes dans notre classe et nous installâmes à notre place. On était pas les derniers.

J'attendais le début du cours. Lettres modernes. Notre professeur, Madame Nico Robin, arriva enfin. Deux heures à l'écouter parler puis à rédiger des textes. J'aimais pas vraiment cette matière même si Nico-sensei expliquait bien.

Luffy s'était encore endormi, pour pas changer. Mais il faisait quoi de ses nuits, celui-là ? L'idée qu'il avait pu entendre notre conversation téléphonique entre Ace et moi me traversa l'esprit. J'espérais que non.

Le cours terminé, nous fîmes une pause. Je m'étirais les bras. Nami, la rouquine de la classe et ami de Luffy, réveilla ce dernier si violemment qu'il en tomba de sa chaise.

Cette fille était d'une violence !

Certains élèves quittèrent la salle pour se dégourdir les jambes ou pour aller aux chiottes. Je vis du coin de l'oeil, Cavendish me fixer. Je lui fis un petit fuck. Il tourna la tête. Bien fait pour ta gueule, le travelo !

Le cours suivant reprit. Monsieur Trafalgar Law, notre prof de Sciences entra suivi des autres élèves. La pause avait été très courte.

- Bonjour, veuillez préparer la classe. Nous allons disséquer un cœur aujourd'hui.

- Bonjour Sensei ! fis-je en même temps que les autres.

Je collais mon bureau à celui de Luffy.

- Envoyez-moi votre devoir à faire pour aujourd'hui sur mon email, que je les corrige. finit par dire Trafalgar-sensei.

Je vis le visage de Luffy pâlir. Je lui envoyais vite le devoir par email et lui fis signe de changer le nom avant de l'envoyer au prof. J'espérais qu'il avait bien compris.

Il me remercia d'un grand sourire. Le même que Ace. Mes joues devinrent rouges. Pour me changer les idées, j'envoyais vite mon devoir.

Trafalgar-sensei nous déposa le matériel sur nos bureaux.

Luffy lorgnait sur le cœur. J'espérais que ça ne soit pas un cœur humain. Avec Trafalgar, on pouvait s'attendre à tout. C'était un vrai sadique !

J'enfilais ma blouse tout comme mon binôme et mis mes gants de protection. Luffy s'amusa avec l'organe. Il faisait le con en le bougeant dans tous les sens faisant gigoter les artères avant de se prendre un feutre de tableau sur le front. Toute la classe riait.

- Monsieur Monkey, on ne joue pas avec le cœur. Si vous l'abîmer, je serais obligé de prendre le vôtre.

Ce prof avait le don de faire flipper. Un vrai sadique, je disais !

Nous continuâmes le cours et dissequâmes le cœur en suivant l'énoncé que nous avait envoyés Trafalgar-sensei.

Enfin je fis tout le boulot. Fallait pas trop en demander à Luffy. Je le laissais jouer avec l'organe une fois finis. Je lui passais ensuite mes notes qu'il recopia avant de les envoyer au prof, comme moi, à la fin du cours.

Je rangeais mes affaires et replaçais mon bureau à sa place initiale.

Du temps libre jusqu'à 14h ensuite club de Karaté jusqu'à 15h30. Il était 11h10 sur mon portable. J'en profitais pour aller sur le toit du lycée manger mon bento en toute tranquillité. Vu qu'on était en hiver, personne ne venait. Sauf une conne telle que moi ! Je montais les escaliers pour atteindre la porte du toit. Un couple se bécotait dans un coin et ne fit même pas attention à moi. Ca m'arrangeait !

Ouah ! Le froid me piquait la peau. Comme convenu, personne ! Mine de rien, on avait une belle vue ! Je m'installais sur un des bancs mis à disposition et déballais mon bento. En regardant bien le paysage, je voyais parfaitement les immeubles d'en face. Quelqu'un en sortit. Ah putain c'était le type de tout à l'heure ! C'était donc la résidence de Ace ? Je me demandais ce qu'il faisait en ce moment et tentait de voir quelque chose à chaque fenêtre. Non non non ! Fallait pas commencer à jouer les espionnes, Anastasia ! Tiens Luffy rentrait chez lui. La chance, lui il le pouvait ! Être bien au chaud chez soi... Je l'enviais !

Je finissais mon repas. Quand je le rangeais dans mon sac, je vis que j'avais reçu un sms. En cours, je le mettais en silencieux alors je ne l'avais pas entendu.

C'était Ace ! Mon cœur battait la chamade et je sentais mon visage se réchauffer. Je vis l'heure de réception, il venait de me l'envoyer.

" Salut ma belle. Luffy m'a dit que vous avez fini les cours. Tu veux qu'on se voit ?"

Il voulait qu'on se voit ? Genre devant tout le monde devant le lycée ou chez lui ? Mais chez lui il y avait Luffy normalement et à 14h j'avais le club de karaté. Mais bordel je pouvais voir Ace !

" Salut Ace. Oui, j'ai fini les cours mais je suis encore au lycée, à 14h j'ai le club de karaté jusqu'à 15h30. On peut se voir maintenant ou après si tu veux. "

Je jetais un œil à l'heure sur mon portable . 11h36. J'avais mangé tôt mais j'avais eu la dalle ! Ace n'avait peut-être pas encore mangé. Sa réponse arriva vite.

" Pas de problème, ma belle. Je termine de manger avec Luffy et je viens te chercher devant le lycée. On ira chez moi. On sera tranquille, Luffy sort avec des potes cette aprèm ! Je te tiens au courant, à tout à l'heure, ma belle ! "

Quoi ? Chez lui ? Juste tous les deux ? Mon visage rougissait fortement. Je repensais à la soirée de mercredi et à ses sms très chaud d'hier soir. Oh mon Dieu !

Je poussais un petit cri hystérique. Heureusement que j'étais seule sur le toit sinon la honte. Merde je devais peut-être lui répondre ?!

" Ok, ça marche ! A tout à l'heure !"

J'allais revoir Ace. J'étais tellement contente que j'en sautais de joie. Mais il commençait à vraiment faire froid et j'avais envie de chier. Je pris mon sac et rentrais à l'intérieur. Il faisait meilleur. Je descendis, passais devant le couple et allais aux chiottes. J'allais pas chier chez Ace, tout de même ! Personne dans les toilettes du troisième étage. Ouf ! Je fis vite fait ma petite crotte, me lavais les mains et me regardais dans le miroir pour me refaire une beauté et surtout me laver les dents. Manquerait plus que je puais de la gueule ou que j'avais un bout de salade entre les dents. Ce serait la honte et Ace pourrait annuler pour samedi soir. Oh non !

J'avais l'air bien avec mon nez rougi par le froid. Je recoiffais mon carré blond et ma frange avec mes doigts tant bien que mal avant de remettre mon bonnet blanc. Je dénouais mon écharpe pour me laver les dents avec ma petite brosse à dents et me les rinçais. Je remis mon écharpe correctement, replissais ma jupe rouge à plis et remontais mes chaussettes blanches jusqu'au genoux. Je ne me maquillais pas habituellement. Peut-être samedi, oserais-je le faire ?

Bon j'étais prête. Je regardais l'heure sur mon téléphone et vis qu'il était 11h51 et J'avais un message. C'était Ace ! Pourvu qu'il n'annulais pas !

" Luffy vient de partir, j'arrive devant le lycée "

Je regardais l'heure de réception : 11h45. Putain il devait m'attendre. Sans plus tarder, je courais comme une tarée dans les couloirs et les escaliers pour sortir du lycée. Je croisais des élèves dans ma courses mais je m'en foutais. Ace était devant le lycée à m'attendre putain ! Dégagez tous, bande de cons !

Une fois dehors, je le vis adossé contre un poteau. Merde ! Il regardait son portable une main dans la poche de son jeans. Il avait pas mit sa veste de moto mais juste un manteau chaud à capuche. Même de loin, il était beau. Je repris ma course de dingue et arrivais juste à côté de lui, essoufflée comme un bœuf.

Il sembla surpris puis éclata de rire. Il se foutait de ma gueule.

- Bah alors tu es pressée de me voir on dirait ?! s'exclama-t-il en rangeant son portable dans sa poche de manteau.

Je reprenais mon souffle, les mains sur les genoux.

- Je viens de voir ton message, désolée ! Tu attends depuis longtemps ? haletai-je.

- Non ça va, t'inquiète pas ! Allez, il fait froid dehors, rentrons chez moi !

Je remis correctement mon sac sur mon épaule et le suivis. Nous traversâmes la rue et devant la résidence, il ouvrit la porte de l'immeuble avec sa clé. Il me laissa passer. A l'intérieur, il faisait froid mais moins que dehors. Nous montâmes les escaliers jusqu'à son appartement. Il ouvrit la porte et m'invita à entrer.

Wouah ! C'était bien moins grand que chez moi. Nous débouchâmes direct sur le salon qui était relié à une cuisine ouverte. Une arche donnait accès à un couloir. De là où j'étais je pouvais voir une porte dans ce couloir. Dans le salon il y avait la fenêtre avec le rideau blanc et le volet ouvert que l'on pouvait voir depuis l'extérieur.

Ace défit son manteau, son écharpe et ses chaussures et les rangea dans le placard à côté de la porte. Je fis de même et il déposa mes affaires avec les siennes. Cependant, j'avais gardé mon portable avec moi.

Il faisait bon chez lui. Mes gambettes pouvaient se réchauffer.

- Tu veux boire quelque chose ? J'ai des bières, du cola et... des bières. dit-il en regardant dans le frigo.

- Je veux bien du cola, s'il-te-plait. répondis-je timidement.

Je n'osais pas bouger. J'étais planté au beau milieu de la pièce entre le salon et la cuisine.

- Tu veux un verre ou tu bois à la bouteille ?

- Je bois à la bouteille.

C'était intimidant d'être chez lui. Pourvu que je ne fasse pas une connerie, genre casser un truc ou lâcher un pet.

Ace arriva prêt de moi et m'invita à m'assoir sur le canapé du salon. Il me donna ma bouteille de cola ouverte - elle était fraîche - et bu à grandes gorgées dans sa bière.

- Ca fait du bien de te revoir. Tu m'as manqué, ma belle !

A ses mots, je rougissais.

- Tu m'as manquée aussi !

Je bus un peu de mon cola. Ace posa sa bière sur la table basse en verre et me prit ma boisson des mains pour la poser également. Mon cola, putain !

Il se rapprocha de moi et me caressa la cuisse. Sa main était chaude.

- Tu sais j'ai pas oublié notre conversation d'hier soir. Alors comme ça, tu aimes me sucer la queue ? me susurra-t-il à l'oreille.

Le fourbe ! Il savait que ça me donnait des frissons. Mon visage tourna au rouge pivoine. Comment il me sortait ca ! C'était très gênant.

Je me pinçais les lèvres quand il m'embrassa la lobe d'oreille. Sa main me caressait toujours la cuisse. C'était doux et agréable. J'étouffais un gémissement quand je sentis sa langue contre mon oreille. Ace ricanna faiblement. Putain, ça l'amusait de me faire frémir.

- Viens avec moi ! dit-il en me prenant la main.

Il se leva et me tira du canapé. Nous traversâmes le couloir, passâmes devant la porte que j'avais vu et entrâmes par une autre un peu plus loin. De ce que je pouvais voir, c'était une chambre. Assez grande pour contenir un grand lit, une armoire, un petit buffet avec une TV et oh putain ! Un grand bureau en verre avec trois écrans d'ordinateur dessus, une tour en verre et en led, un clavier à led multicolore, une souris sans fil du même genre, une imprimante scanner, un casque audio qui devait coûter cher, et un putain de micro sur perche amovible. C'était ça, son fameux setup. Un vrai geek ce type ! Ses écrans étaient allumés et je pus voir que les fonds d'écrans étaient le même symbole qu'il avait en tatouage dans le dos.

Cela devait être sa chambre. Elle était trop bien pour être celle de Luffy.

Ace me tira de ma contemplation en me prenant dans ses bras pour m'embrasser. Je sentais le goût de la bière sur sa langue. C'était pas désagréable. Ses mains passèrent sous ma jupe pour agripper mes fesses. J'entourais son cou de mes bras. J'hoquetais de surprise quand il me souleva. Par réflexe, je m'accrochais fortement à son cou. Il se déplaça et je poussais un petit cri quand il m'allongea sur son lit. Mais il faisait quoi là ? Il était sérieux ? J'interrompis le baiser pour le regarder avec mon air ahuri. Il me sourit malicieusement. Il allait pas me violer, non ?

- T'inquiète pas c'est seulement si tu le veux, ma belle. Tu le sais. Je ne te ferais jamais rien contre ta volonté !

Il lisait dans les pensées ou quoi ? Je lui souris pour lui montrer ma confiance. Il me rendit mon sourire en retour puis il m'embrassa de nouveau. Il colla son bassin au mien lui lâchant un râle guttural. Ca me plaisait de l'entendre. Oh merde, contre ma culotte, je pouvais sentir la bosse de son jeans qui était anormalement dure. Il avait déjà la trique ?

Je serrais encore plus mes bras autour de son cou quand il commença à se frotter contre ma minette. Putain, ça me stimulait le clitoris ! C'était bon et je ne pouvais me retenir de lâcher des gémissements étouffés par notre bécotage. J'avais l'impression qu'on mimait un rapport sexuel. Ace laissa notre baiser pour venir plutôt embrasser mon cou. Je sentais sa langue humide sur ma peau chaude. Cela me donnait des frissons. Je l'enlaçais de mes jambes ainsi il put accélérer un peu plus la cadence sur ma culotte.

- Putain attends ! râla-t-il en se relevant.

J'enlevais mes bras et mes jambes de son corps en le regardant sans rien comprendre. Ace défit son T-shirt blanc me laissant voir ses abdominaux bien dessinés. Il déboutonna ensuite son jeans et l'enleva à la va-vite avant de l'éjecter en dehors du lit avec son maillot. Il restait en caleçon et en chaussettes. J'étais sur le cul. Je n'osais pas bouger.

- C'est mieux comme ça. Fais pareil ! m'ordonna-t-il d'une voix suave.

Quoi ? Me foutre en sous-vêtements ? J'allais pas dire non, sinon vive l'ambiance ! Je me dévêtis de mon pull beige, puis de ma chemise blanche, enfin de ma jupe. Contrairement à lui, j'avais tout laissé sur le bord du lit. Je me cachais la poitrine avec mes bras. Même si j'avais mon soutien-gorge rose assorti à ma culotte, c'était gênant d'être aussi découverte devant lui. Putain, il pouvait arrêter de me mater comme ça ? C'était embarrassant ! Je virais au rouge et détournais les yeux. J'avais vu son érection pointée vers sa cuisse droite à travers son caleçon rouge.

- Tu es très belle comme ça ! chuchota-t-il.

Je le regardais un instant. Il louchait sur mes seins camouflés tant bien que mal par mes mains tout en se caressant la queue par-dessus son sous-vêtement.

- Arrête de me regarder comme ça ! bégueillais-je.

- Oh pardon... Mais tu as vraiment un beau corps ! dit-il en avalant sa salive ensuite.

Ce compliment me gênait plus qu'autre chose, j'avais l'impression d'être un bout de viande.

- Donne-moi ta main ! parla-t-il.

Je la lui donnais en me cachant toujours la poitrine avec mon autre main. Il la prit avec un sourire malicieux et la posa sur son érection. Mes yeux s'écarquillèrent mais je ne retirais pas ma main. Cela me faisait penser à la soirée de mercredi. Je me mordis la lèvre inférieure à cause de l'excitation.

- Anastasia ?

Je relevais la tête vers lui.

- Hum ? fis-je sans enlever ma main de son caleçon.

Je le vis se mordiller la lèvre inférieure. Il avait l'air d'hésiter sur quelque chose. Lui, il allait me demander un truc osé.

- Tu veux bien me sucer ? finit-il par dire.

Il me regarda, attendant ma réponse. J'avais vu juste, c'était bien un truc osé. Je me souvenais que je lui avais dit que je le ferais si un jour il me le demandait. J'allais pas me débiner, ça non !

Rouge pivoine, je hochais positivement de la tête. Au vu de son grand sourire, il avait l'air très content. Qu'il était beau ! Mon Dieu, ce type me faisait fondre.

Ace s'assit confortablement sur le lit, le dos contre le mur. Il enleva entièrement son caleçon. Putain de merde, il était à poils sans gêne devant moi. Enfin, il lui restait ses chaussettes, mais bon... Quel beau corps ! Il était si sexy !

Il se masturbait lentement en me regardant.

- Allez viens ! ordonna-t-il.

Oh putain j'allais lui sucer la queue ! Comment étais-je sensée m'y prendre ? J'espérais ne pas faire une grosse connerie, du genre lui faire mal ou être trop brusque.

Je me penchais en avant et lui pris d'une main sa verge. Je commençais à le masturber. Je pouvais sentir les battements de son cœur à travers mes doigts. Son gland sécrétait le fameux liquide transparent. Ca allait être très salé ! J'approchais mon visage et fourrais son gland dans ma bouche lui tirant un râle rauque. L'odeur était moins forte que la dernière fois. Ses mains agrippèrent mes cheveux. Ma salive devenait pâteuse à cause du liquide. Ma langue caressait la zone reliant son prépuce au gland. Je savais qu'il aimait ça. Ses gémissements me le prouvaient encore. Que c'était bon de l'entendre prendre du plaisir et c'était moi qui lui faisait ça. Je le masturbais en même temps. La vache, je mouillais comme une folle ! C'était super excitant ! Le plaisir que je prenais à le sucer me permettait d'oser faire plus. Je commençais des va-et-vient le long de sa queue avec ma bouche au même rythme que ma main.

Son emprise sur mes cheveux se fit plus forte.

- Anastasia ?... haleta-t-il.

Je le regardais sans m'arrêter. Il allait déjà jouir ? Il grimaçait de plaisir. Sa respiration était rapide.

- Ma belle... Arrête-toi... sinon je vais déjà venir !

Je me stoppais d'un coup et me redressais. Sérieusement ? C'était flatteur ! Je lui souriais timidement. Ace déposa un tendre baiser sur ma bouche et sortit du lit. Confuse je le regardais sans bouger, assise sur le lit.

- Allez, lève-toi et enlève ta culotte.

Quoi ? Il était sérieux là ? Mon air choqué l'amusa.

- Il n'y a pas que moi qui doit prendre du plaisir. La dernière fois, on avait pas pu finir. dit-il en se masturbant lentement, debout face à moi.

Je ne pouvais décrocher mon regard de sa queue. Mais où voulait-il en venir ? Je ne comprenais pas.

- Je ne comprends pas. Que veux-tu faire ? demandai-je en me levant du lit.

Il parut surpris.

- Enlève ta culotte et mets toi face au mur. Tu comprendras. Ne t'inquiète pas, je ne vais pas te rentrer dedans ! Ca se passera mieux que la dernière fois. Promis !

Là je voyais où il voulait en venir. Mais il allait me voir nue. Bordel, il faisait plein jour dans la chambre et j'avais rien pour me cacher.

- Tu vas me voir nue !... fis-je, les joues colorées.

Il se mit à rire. Il y avait rien de drôle !

- Je ne regarderais pas, promis ! s'exclama-t-il avec un sourire en coin.

Bizarrement je ne le croyais pas. Alors je défis ma culotte en le regardant bien dans les yeux pour accrocher son regard. Il ne le baissa pas mais je vis que ça le démangeait. Il se mordait l'intérieur de la joue. Je me tournais rapidement et me plaçais face au mur, les bras en appuis contre.

- Ton cul est bien mieux sans vêtements ! chuchota-t-il en me caressant une fesse.

Le contact de sa main chaude sur mon cul me donna des frissons. Je rougissais à sa remarque. Je sentis qu'il se collait à mon dos. Il était si chaud. Était-ce normal d'être autant chaud sans avoir de fièvre ? Il glissa sa queue sous ma minette. C'était brûlant mais pas désagréable. Ace déposa des baisers sur mon cou.

- Serres-les jambes, ma Belle ! susurra-t-il à mon oreille.

Dieu, que j'adorais quand il le faisait. J'obéissais et emprisonnais sa bite entre mes cuisses. C'était si satisfaisant ! Ace agrippa mes hanches et commença un lent mouvement de va-et-vient avec son bassin. Sa queue glissait facilement contre ma vulve. Son gland se frottait à mon clitoris. C'était tellement bon ! Je mouillais tellement que de la cyprine coulait le long de mes jambes et cela faisait un bruit de frottement humide à chaque mouvement. C'était gênant mais excitant.

Ace me mordilla l'oreille et augmenta la cadence. Son bassin claquait contre mes fesses. Je sentais son souffle rapide et chaud sur mon oreille. J'en fermais les yeux de plaisir. Je laissais passer des gémissements entre mes lèvres. Dieu, que c'était bon ! Sa main abaissant un bonnet de mon soutien-gorge pour libérer un de mes seins attira mon attention. Il pinça mon téton à l'air libre puis malaxa mon sein brusquement. C'était brutal mais j'adorais ça.

- Oh ma belle... chuchota-t-il faiblement.

La manière dont il avait de me nommer à chaque fois me plaisait. Sa prise sur mon sein se fit plus forte et ses coups de bassin plus rapides. Il lâchait des râles gutturaux. J'aimais l'entendre. Peut-être que lui aussi aimait m'entendre prendre du plaisir.

Dans un cri aigu, je baissais la tête en avant sous le plaisir. Oh putain, je pouvais voir son gland sortir et se cacher entre mes cuisses à chacun de ses mouvements. Cela m'excitait d'imaginer qu'il était en train de me baiser, que sa queue glissait à l'intérieur de ma minette. Je serrais encore plus mes jambes. La pression exercée devait lui donner plus de plaisir car il lâcha un râle rauque et sa tête tomba sur mon épaule.

- C'est bon... soupira-t-il.

Je ne pouvais contenir mes râles aigus de plaisir. Mon clitoris était en feu. Mon vagin avait des spasmes d'émoi. A ce rythme, j'allais jouir.

- Oh Ace... Ace... C'est bon... m'exclamais-je sans m'en rendre compte.

J'en fus surprise mais je voulais qu'il me baise, qu'il me fasse crier avec sa queue. Je pouvais sentir ses couilles frôler l'arrière de mes cuisses. Sa langue léchait mon cou puis ses dents mordillaient mon lobe d'oreille. Oh il savait très bien comment me rendre dingue. Mon Dieu, j'allais jouir ! Mes cris pouvaient faire chier les voisins que je m'en foutais. C'était si bon que je ne contrôlais plus rien. Ma voix partait tellement dans les aigus que je devais péter les oreilles de Ace. Je jouissais tellement fort que je ne compris pas ce qu'il me disait.

J'étais encore dans le plaisir de ma jouissance mais je remarquais qu'il accélérait soudainement le rythme. Son bassin claquait si fort contre mes fesse que j'en avais mal. Sa main serrait encore plus mon sein et il lâchait des râles rauques incontrôlés. Il allait jouir ?

- Anastasia... Ma belle... Je viens, putain ! s'écria-t-il, la tête enfouie dans mes cheveux.

Je sentais un liquide chaud fouetter mes cuisses et je vis son sperme peindre le mur en plusieurs giclées. Il avait beaucoup ralenti la cadence et à chaque mouvement en avant, il poussait de fort et long râles gutturaux. Sa queue devint molle entre mes cuisses. Je les déserrais pour lui permettre de se dégager.

Ace s'effondra sur le dos sur le lit, exténué et les bras écartés. Je remis mon soutien-gorge correctement et me tournais vers lui. Il me souriait.

- Tu m'as niquée les oreilles à hurler comme ça ! sourit-il puis il se mit à rire.

C'était gênant maintenant qu'il le disait. Je rougissais comme une gamine. Ace se releva et vint déposer un tendre baiser sur mes lèvres.

- Tu es mignonne quand tu rougis. dit-il en me caressant la joue du pouce.

Je lui souris timidement. Ace regarda le mur et tira une grimace.

- Merde, la gueule du mur ! Tu en as sur toi ?

Je hochais positivement de la tête avec un petit sourire gêné.

- Pardon, j'ai pas fait exprès ! s'excusa-t-il en se courbant légèrement.

- Ce n'est rien. Ne t'inquiète pas ! dis-je faiblement.

Il me sourit. Il prit ses affaires et m'invita à faire de même.

- Je vais te guider dans la salle de bain pour que tu te nettoies. dit-il en mettant son caleçon.

Il me fit passer devant en m'ouvrant la porte. Je sursautais quand il me claqua une fesse. Cela ne m'avait pas fait mal mais juste surprise. Je lui jetais un coup d'oeil. Il me fit un clin d'oeil avec un sourire en coin.

- J'aime vraiment ton beau petit cul ! La prochaine fois, je te le bouffe ! sourit-il.

Cannibale ! Comment j'étais sensée réagir à ça ? Je suivis Ace dans le couloir jusqu'à la salle de bain. C'était la fameuse porte en face du salon. Nous entrâmes et il me sortit un gant avec une petite serviette propre avant de me laisser pour s'habiller dans le salon.

Une fois la porte close, je m'aperçus que la salle de bain était petite. Elle comportait une baignoire, un lavabo avec un miroir, et un grand meuble de rangement. Je pris le gant de toilette blanc et le mouillais d'eau chaude. J'écartais mes jambes et me rendis compte que j'avais quelques filaments de spermes et beaucoup de cyprine. Je passais le gant sur mes cuisses, le rinçais et me nettoyais la minette. Je me séchais avec la serviette. Je rinçais encore le gant, l'essorais bien et le laissais sur le bord du lavabo. Idem pour la serviette, bien pliée sur le bord. Je m'habillais. Oh lala ma culotte était glacée. J'avais bien mouillé pendant que je lui taillais une pipe.

Oh mon Dieu, j'en revenais pas de ce qu'il s'était passé. J'avais l'impression que pour le moment, on se fréquentait seulement pour le cul. On se parlait mais sans plus et ça se terminait par du sexe sous n'importe quelle forme. Pas que ça me dérangeait, mais je voulais plus. Peut-être que c'était normal dans un couple au début ? Je ne savais même pas si j'étais amoureuse de lui ou si c'était juste un kiffe. Je savais juste qu'il me plaisait, que j'aimais être avec lui et quand il était pas là, je ressentais un manque. Quand était-il pour lui ?

Je remis ma chemise blanche puis ma jupe par-dessus ma chemise. Je remontais un peu mes chaussettes hautes et me vêtis de mon pull beige. Je terminais par me recoiffer avec les doigts. Tout était en ordre. Je sortis timidement de la salle de bain.

Ace n'était pas dans le salon, ni dans la cuisine. Peut-être dans sa chambre ou alors... aux chiottes ? Je m'assis sur le canapé et bu mon cola. Peu de temps après, Ace arriva du couloir avec une éponge et un torchon. Il avait dû laver le sperme sur le mur. Rien que d'y songer, j'en rougissais.

Je regardais l'heure sur mon portable. Fallait pas que je sois en retard pour le club. Mes parents le sauraient et adieu le parc d'attractions samedi. Ouf, 12h37 ! Quoi ? c'était tout ? Juste une demi-heure ? J'avais eu l'impression qu'il s'était passé une heure. Je perdais la notion du temps avec lui.

- Tu veux grailler un truc, ma belle ? proposa Ace, la tête dans le frigo.

Lui, il avait la dalle !

- Non, merci. répondis-je, puis je bus encore un peu mon cola.

- Tant pis, il y en aura plus pour moi !

Il se ramena avec une assiette de morceau de rôti froid. La quantité était énorme. C'était carrément le porc entier la dedans ! Il m'étonnais encore. Comment faisait-il pour bouffer tout ça ? Et juste de la viande en plus !

Il but à grandes gorgées dans sa bière.

- Mon frère a pas trop fait l'imbécile ce matin en cours ? demanda-t-il en piquant dans sa viande avec sa fourchette.

- Il a dormi en cours de lettres modernes et s'est amusé avec un des cœurs à disséquer en Sciences. Rien d'inhabituel, en fait !

Il se mit à rire.

- On est bien pareil, tous les deux !

Difficile à croire que lui et Luffy était semblable.

- Vraiment ? demandai-je, confuse.

- Oui, j'aimais pas les cours non plus. Soit je venais pas, soit je dormais. J'ai quitté l'école à 17 ans. Maintenant je suis dans l'informatique, on va dire.

- Tu es technicien informatique, un truc comme ça ?

Il me sourit malicieusement puis me fis un clin d'oeil.

- On va dire ça comme ça...

Bizarre. Il cachait un truc. J'espérais qu'il ne soit pas dans l'illégalité. Je sortais avec un criminel, si ça se trouvait ? Oh merde !

Ace avait terminé son assiette. Déjà putain ? Il finit sa bière avant de la poser sur la table basse.

Soudainement, le portable de Ace sonna me faisant sursauter. Putain j'avais failli lâcher mon cola !

Ace regarda son téléphone puis il se mit à paniquer.

- Ah merde ! Thatch ! s'écria-t-il, puis il me fit signe de me taire.

Il décrocha. Thatch ? Ca me disait un truc.

- Ouais ?... En bas ?...Quand ?... Maintenant ?... Euh ok... Je t'ouvre !

Puis il raccrocha. Il me regarda sans rien dire avant de se lever d'un bond, de me filer mon portable et de me tirer vers le couloir. Mais il foutait quoi là ? Oh !

- Qu'est-ce que tu fais ? dis-je, perdue.

- Un pote arrive pour récupérer un truc et je veux pas qu'il te vois !

Il m'enferma dans une autre chambre, sûrement celle de Luffy vu le bordel.

- Ne bouge pas de là et ne fais pas de bruit ! s'écria-t-il derrière la porte.

Je l'entendis courir dans l'appartement. Il était sérieux, là ? Il avait honte de moi ou quoi ?

Je m'assis sur le lit défait de Luffy, mon portable et ma bouteille presque vide de cola dans les mains. Mon esprit était tourmenté.

La chambre de Luffy était un vrai bordel. Un lit double dont les draps étaient en boule dessus, un meuble avec une TV qui avait l'air d'avoir subi une guerre vu le nombre de linge sale ou propre dessus, une console avec des jeux éparpillés sur le sol, un bureau avec du linge, des livres -sérieusement des livres ?-, un pc portable fermé et des babioles dessus, une armoire ouverte. Je pouvais voir que ses affaires étaient même pas pliées et placées en pagaille dedans. Il y avait aussi plein de vêtements sur le sol dont des caleçons et je ne voulais même pas savoir si ils étaient propres.

J'entendais du bruit dans l'appartement. Ace qui discutait avec un homme. Le fameux Thatch. Ce nom me disait vraiment quelque chose. Ah mais putain ! Le type de tout à l'heure ! C'était chez Ace qui allait ce matin. La coïncidence de malade !

Ils arrivèrent dans le couloir. Je me mis contre la porte discrètement pour écouter.

- Je suis désolé, Poing Ardent ! J'ai pas fait gaffe en partant. Je pense que j'ai dû laisser ma clé USB sur ton pc. Je dois vite la récupérer sinon, tu connais Père, s'il a pas le programme qu'il attend, il va péter son câble. fit le fameux Thatch, mal à l'aise.

Clé USB ? Père ? Programme ? Péter son câble ? C'était des yakuzas ? Et il avait appelé Ace, Point Ardent. C'était son nom de code ? Il va me tuer ou me vendre en tant que pute ? Oh merde, tu devrais te calmer Anastasia ! Tu te faisais des films, là ! Ce se trouvait que ce n'était pas grand chose mais juste des geeks otakus dans un jeu de rôle à la manière Donjon et Dragon. Oh non la honte !

- Ne t'en fais pas ! Tiens voilà ta clé et déguerpis vite avant que mon frère ne rentre ! fis Ace, un peu agacé.

- Tiens en parlant de lui, je l'ai croisé ce matin lorsqu'une belle créature m'a aidé à trouver ton appartement.

C'était de moi qu'il parlait là !

- Ah oui, la fille avec le beau cul que tu me racontais ce matin ?!

Non mais... Quel goujat ! J'avais vraiment un si beau cul que ça ?

- Dommage qu'elle soit mineure. Je lui aurais bien bouffer son petit minou... Elle était vraiment charmante !

Ce Thatch était un gros pervers ! Hein quoi ? Me bouffer la minette ? Oh putain de merde ! J'avais envie de chialer. Quel gros dégueulasse de penser faire ça sur une mineure. J'avais envie de lui mettre un coup de pied dans les burnes.

Mais l'image de Ace en train de me lécher le clitoris me traversa l'esprit. Oh ça, c'était excitant, mon Dieu !

- Tu n'as pas assez de femme dans ta vie ? demanda Ace.

Il avait l'air amusé mais on pouvait entendre qu'il était un peu énervé.

- Toutes les femmes méritent mon attention... Et celle-là avait un magnifique prénom : Anastasia, je crois bien. Tout comme son cul...

- Tu devrais avoir honte de fantasmer sur une mineure ! Allez Père doit t'attendre !

Mais qu'est-ce qu'ils avaient tous avec mon cul ? Je comprenais mieux pourquoi Ace ne voulait pas qu'il me voit. Il m'aurait violée, enfin peut-être pas mais il aurait tenté des trucs dégueulasses. Ce type se cachait bien derrière son air de gentleman. C'était un vrai pervers !

Ils se déplaçaient dans l'appartement. J'entendais qu'ils discutaient encore mais je ne comprenais pas, puis plus rien. Quelqu'un venait. Oh merde, ça devait être Ace ! Je me relevais et m'asseyais sur le lit de Luffy, comme si de rien n'était. Je bus la fin de ma bouteille quand il ouvrit la porte. Il avait l'air contrarié.

- Ma belle ? Tu as entendu notre conversation ?... demanda-t-il, peiné.

Je ne répondis pas, ma sale gueule parlait pour moi.

- Je suis désolé pour lui. C'est pour ça que je ne voulais pas qu'il te voit... continua-t-il en s'approchant de moi.

- J'avais compris Ace, ne t'inquiète pas. Ainsi va le monde entre homme et femme. Ce sera pas la dernière fois que j'entendrais ce genre de chose. voulus-je le rassurer, même si au fond de moi cela m'avait blessée.

Je m'étais sentie comme un bout de viande. C'était malaisant. Ace me prit ma bouteille vide des mains et m'entraîna dans le salon. Ma main dans la sienne. Elle était si chaude.

Ace posa la bouteille sur le comptoir de la cuisine et me prit dans ses bras. Je respirais son odeur. Cela me réconfortait.

- Ma belle ?... Je ne laisserais personne te toucher ou mal te parler. Tu es à moi. Ça ne m'a pas plût ce qu'il disait sur toi. J'avais envie de lui mettre mon poing dans la gueule à ce crétin !

Il me faisait quoi là ?

- Ace, serais-tu en train d'avouer que tu tiens à moi ? souris-je avec espièglerie.

Je le regardais. Il était surpris et ses pommettes étaient rouges. Il avait l'air embarrassé.

- On va dire...

Oui, il ne savait plus où se mettre. Il était marrant à rougir comme ça. Je me mis à rire timidement.

- Arrête de te foutre de ma gueule, toi !

Dans sa voix, je sentis de l'agacement. Son sourcils droit tressautait et il avait un sourire crispé. Oh merde, c'était pas bon pour moi ça ! Je me dégageai de son étreinte et me mis à courir dans l'appartement. Oh la vache, il me pourchassait en hurlant. Il faisait flipper, putain ! Je criais quand je le vis arriver dans le couloir. Je pris la porte du fond et refermais derrière moi. J'étais dans sa chambre. Je me cachais de l'autre coté du lit, allongée sur le sol. Ace ouvrit lentement la porte et la referma.

- Anastasia ?... Ma belle ?

Putain, il avait prit une voix flippante ! Je mis mes mains sur ma bouche pour me retenir de rire. Sur le coup en me cachant, j'avais balancé mon portable sur le lit. J'étais grillée !

Je le vis s'approcher doucement du lit. Je hurlais comme une conne quand il m'agrippa les chevilles pour me les tirer. Il me souleva et me porta sur son épaule comme un sac à patate. J'avais la tête en bas avec une belle vue sur son cul. Je riais comme une folle. Ace se déplaça jusqu'au salon.

- Arrête de rire ! s'amusa-t-il, puis il me mit une tape sur les fesses.

Bien sûr, cela ne m'arrêta pas. Du coup, il me balança sur le canapé. Je me retrouvais sur le dos.

- Alors comme ça tu veux toujours rire ? On va voir si tu veux continuer après ça ! dit-il malicieusement.

Il se cala sur moi et se mit à me chatouiller les côtes. Non ! Pas ça ! Je me tordais dans tous les sens et riais comme une dingue.

- Non... Non... Ace... Arrête !... J'en peux plus... suppliais-je à bout de souffle.

- Supplis-moi d'arrêter ! ordonna-t-il en continuant ses chatouilles.

Le démon !

- Je... Je t'en supplie... Arrête... J'en peux plus !

Il arrêta et je pus reprendre mon souffle, mais je gardais toujours mon grand sourire.

- J'aime ton rire. Tu es magnifique quand tu ris !

Cela eut le don de me faire perdre mon sourire et de rougir. Il m'embrassa et sa langue caressait la mienne. C'était bon. Dieu, qu'il embrassait bien ! Je glissais mes mains dans ses cheveux bruns. Ils étaient doux. Sa bouche descendait le long de mon cou. Sa langue goûtait ma peau. J'en fermais les yeux de plaisir.

- Il n'y a que moi qui est le droit de te toucher, ma belle ! susurra-t-il à mon oreille.

J'adorais ça ! Il était possessif, ça voulait dire qu'il m'accordait de l'intérêt. J'espérais que ça ne soit pas un gros jaloux maladif.

Ace m'embrassa l'oreille me tirant un gémissement. Puis il se leva et me fit savoir qu'il allait aux toilettes. L'enfoiré, il me laissait comme ça.

Une fois seule, je m'asseyais correctement sur le canapé, le bras sur l'accoudoir. Je ne savais même pas quelle heure il était maintenant. Je ne voulais pas être en retard au club. Je cherchais mon portable. Merde, il était dans sa chambre sur son lit. Je me levais et allais le chercher. Je le pris et vis sur son écran qu'il avait reçu un mail de... Barbe Blanche ? C'était qui ça, Barbe Blanche ? Je ne l'ouvris pas. Fallait pas déconner à jouer les espionnes, Anastasia ! Je sortis de la chambre et me rassis sur le canapé du salon, le bras encore sur l'accoudoir. Je regardais l'heure. 13h01. Ca allait, je n'étais pas en retard. Le temps donnait encore l'impression de passer vite avec Ace. Je repensais à la conversation qu'il avait eu avec ce Thatch. Ace se faisait appeler Poing Ardent. Il y avait un programme assez important dans une clé USB que ce type a récupéré et maintenant il recevait un mail d'un certains Barbe Blanche. C'était peut-être un yakuza en fin de compte ?

Ace revint dans le salon, me tirant de mes réflexions. Il regarda son portable et s'installa sur le canapé. Mais il faisait quoi là ? Il s'allongea et posa sa tête sur mes cuisses. La vache, on dirait pas mais c'était lourd une tête ! Il prit ma main et la posa sur ses cheveux. Sérieusement ? Il voulait des papouilles ? Il ferma les yeux et sourit quand je glissais mes doigts dans sa tignasse.

- Anastasia, ma belle ? Ca te dit qu'on officialise notre relation ? J'y ai pensé aux chiottes et je veux que tout le monde sache que tu es à moi ! soupira-t-il les yeux clos.

Je m'arrêtais. Il ne pouvait pas voir ma tête du coup. J'étais hystérique intérieurement et ça devait sûrement se voir sur mon visage. Il me demandait indirectement d'être sa petite amie officielle. Il tenait à moi et il voulait que tout le monde le sache. Oh putain !

- T'arrêtes pas ! râla-t-il en ouvrant les yeux.

Merde ! Il voyait ma gueule. Il me sourit, oh putain !

- A ce que je vois, c'est un "oui" ! s'exclama-t-il avec le sourire.

Je hochais positivement de la tête, les joues rouges. Ensuite je continuais mes caresses sur son crâne et il ferma les yeux en soupirant de bien-être.

Son visage se détendait. Sa respiration devint plus lente et régulière. Quoi ? Il dormait déjà ? Il était sérieux ? Mais il était beau quand il dormait. Mouais, vite parlé. Sa bouche s'ouvrait et se refermait à chaque respiration, et il ronflait. Ca le rendait moins sexy. Et il commençait à baver, putain !

Je jouais avec ses mèches brunes et lui massais doucement le cuir chevelu. C'était satisfaisant de le faire. Je souris en me disant que je pouvais tomber amoureuse de lui à force de le côtoyer. Il était possessif, morfale, dormeur et peut-être bien d'autres encore, mais je m'attachais à lui. Il était mon premier petit ami et je ne savais pas comment m'y prendre. Je ne savais même si j'étais sa première copine. Un type comme lui devait bien avoir eu une dizaine de fille avant moi. Cela me pinçait le cœur d'y penser. Non, je n'étais pas jalouse mais de savoir que d'autres filles l'avaient embrassé, sucé ou même baisé me faisait du mal. Sauf que maintenant, il était à moi et j'étais à lui ! Sans m'en rendre compte je m'endormis un court moment. Quand je me réveillais, je regardais vite l'heure sur mon portable. 13h16. Juste un quart d'heure.

Une caresse sur ma joue me ramena à la réalité. Ace était réveillé. Il me souriait tendrement. Oh la vache, mes joues s'empourprèrent ! Il se redressa et déposa un doux baiser sur mes lèvres.

- Pour notre relation, j'en parlerais à Luffy. Comme ça tu pourras venir à la maison quand tu voudras. me sourit-il en se recouchant sur mes cuisses.

Je caressais encore ses cheveux d'une main.

- Je n'ai pas dit à mes parents que c'est avec toi que j'entretiens une relation. Mais mon frère le sait. Pour tout te dire, il nous avait entendu mercredi soir. expliquais-je sans oser le regarder.

- Pas grave. Faut dire qu'on était pas discret ! rit-il faiblement.

Je le regardais soulagée qu'il le prenne bien. Il avait les yeux clos avec un sourire.

- Au fait, pour demain soir, ça ne te dérange pas d'y aller en moto ? demanda-t-il toujours les yeux fermés.

Je ne m'étais pas posée la question. Je n'avais jamais monté une moto.

- Non, même si je ne suis jamais montée dessus.

- T'inquiète pas, je gère. Je roulerais tranquille ! Habille-toi juste bien chaudement avec des vêtements épais. Je te passerais un casque.

Il ouvrit les yeux et se redressa pour s'asseoir correctement sur le canapé. Il regarda son téléphone et grimaça.

- C'est à quelle heure déjà ton club ? demanda-t-il en posant son portable sur la table basse.

- De 14h à 15h30. répondis-je.

- Il te reste pas beaucoup de temps avec moi. Dommage !

Je jetais un œil à l'heure et constatais qu'il me restait une demi-heure avant 14h.

- Il me reste encore un peu de temps. Encore un quart d'heure et je devrais y aller pour ne pas être en retard.

Il me sourit malicieusement.

- En un quart d'heure, on peut en faire des choses !

Je rougis à sa remarque. Il ne pensait pas au cul tout de même. D'un côté, j'espérais. Anastasia tu étais une obsédée du cul !

- Viens sur moi à califourchon ! dit-il en tapotant sur sa cuisse.

Je me risquais à obéir. Qu'avait-il en tête ? Je m'installais sur lui, les genoux de chaque côté de ses hanches. Ses mains de chaque côté de mon bassin.

- Embrasse-moi ! souffla-t-il entre ses lèvres.

Ce regard rempli d'envie. Je l'aimais sur moi. Je ne l'avais jamais embrassé de ma propre initiative. C'était toujours lui qui faisait le premier pas. Je me penchais en avant et scellais mes lèvres sur les siennes. Je ne sentais pas sa langue tenter d'entrée. Il voulait vraiment que ça soit moi qui fasse tout ? C'était ça embrasser quelqu'un ? Un qui dominait l'autre ? J'osais toucher ses lèvres avec la pointe de ma langue. Il ouvrit la bouche me laissant entrer. Je ne savais pas trop quoi faire maintenant. C'était toujours lui qui faisait le boulot, je ne faisais que suivre son rythme. Du coup, je me souvins de ce que lui faisait. Je caressais sa langue avec la mienne. Je la mêlais à la sienne.

Ses mains m'agrippèrent les fesses sous ma jupe et les malaxèrent. Il devait aimer mon baiser. Les miennes qui étaient sur ses épaules, se logèrent dans ses cheveux.

Je sentais sa salive dans ma bouche. Nos langues dansaient un ballet doux et sensuel. Je laissais échapper un gémissement de plaisir étouffé par notre bécotage. C'était si bon ! Je mis fin au baiser pour l'embrasser sur la mâchoire. Je goûtais sa peau avec ma langue et descendais sur son cou.

- Attends ! me dit Ace.

Je m'arrêtais et le regardais enlever son T-shirt blanc. Dieu, qu'il était beau torse nu ! Il remit ses mains sur mes fesses, m'invitant à continuer.

Je recommençais mes baisers sur son cou descendant petit à petit vers le creux. Mes lèvres humides atteignaient sa clavicule. Il gémissa quand ma langue caressa sa peau à cet endroit. Il en avait des frissons, je pouvais les voir sur sa peau. C'était son point faible. Je l'avais trouvé. Monsieur était sensible des clavicules. Je me descendis un peu du canapé pour me retrouver sur le sol entre ses jambes écartées. Ses mains étaient maintenant dans mes cheveux. Je caressais en même temps son torse de mes mains. Il était chaud et sa peau était douce. Je léchais le contours de ses abdominaux pendant que mes mains arrivaient à son jeans. J'avais envie de lui faire du bien, de sucer sa queue et de l'entendre gémir de plaisir.

- Ma belle ? Tu en as vraiment envie ? demanda-t-il avec un sourire.

Putain oui, bien sûr que j'avais envie de te sucer la queue, beau gosse ! Je n'allais pas lui sortir ça comme ça. Question de timidité ! Alors je hochais de la tête avec un petit sourire timide. Ace me caressa la joue du pouce et déboutonna son jeans pour ensuite sortir son érection de son caleçon. Il se masturba lentement décalottant son gland. Je pris l'initiative de sortir ses testicules à l'air libre et de les caresser. C'était doux et je sentais ses bourses rouler sous sa peau. Je me mordis la lèvre inférieure. C'était satisfaisant et excitant de les toucher. Je les embrassais doucement. Ses poils chatouillaient mes lèvres. Je maintenais sa queue droite de ma main et la léchais de toute sa longueur. En passant sur la zone reliant le prépuce au gland, Ace avait lâché un râle guttural. Je déposais un baiser à ce même endroit et le titillait avec le bout de ma langue. Il inspira fortement entre les dents et agrippa mes cheveux blonds.

- Oh ma belle... expira-t-il dans un soupir de plaisir.

Je commençais à le masturber d'une main lentement. Ma langue fit le contours de la couronne de son gland. Ace gémissait dans de long soupirs. J'humidifiais mes lèvres puis les fit glisser sur son gland.

Je n'avais jamais fait ça et pourtant je voulais être tendre avec lui et lui donner du plaisir. J'étais novice en la matière et j'y allais au feeling. J'écoutais ses gémissements, les réactions de son corps, et la manière qu'il avait de tenir mes cheveux.

Ma langue caressait son frein comme il aimait.

- Anastasia, ma belle... C'est bon... haleta-t-il.

Je lui jetais un regard. Il avait la tête en arrière contre le dossier du canapé. Son visage grimaçait montrant le plaisir que je lui donnais. Sa respiration était plus rapide. Mon Dieu, le voir comme ça me plaisait.

Je débutais des mouvements de va-et-vient avec ma bouche sur sa queue tout en le masturbant. Ses râles rauques prouvaient qu'il appréciait.

- Plus vite !

J'obéissais et la pression sur ma tête se faisait plus forte. Je commençais à fatiguer et ma mâchoire me faisait mal. C'était un vrai sport, ce truc putain ! J'augmentais le rythme de ma main.

- Oh ma belle... Continue...

Sa voix était rauque et sa respiration bien plus forte qu'avant. Il allait bientôt jouir ? Devais-je le garder dans ma bouche à ce moment-là ? J'avais peur mais j'en avais envie. Je voulais goûter son sperme. Bon j'avouais, j'étais curieuse de connaître le goût. Peut-être était-ce amer ou salé comme le fameux liquide ?

Il bougeait du bassin enfonçant sa queue plus loin dans ma bouche. Putain, il voulait que je dégueule ou quoi ? Je retins un haut-de-cœur quand il allait un peu trop loin.

Il devenait brusque dans ses gestes. Il m'appuyait sur la tête. Je ne bougeais plus et me laissais faire. C'était lui qui menait la danse tellement il était épris par le plaisir.

- Ah... Anastasia... Je viens, putain ! s'écria Ace dans un long râle guttural.

Il retira ses mains pensant que j'allais m'enlever rapidement mais je ne bougeais pas. Au contraire, je reprenais la masturbation et mes coups de langue sur son gland. Il remit ses mains sur ma tête et les crispa fortement dans mes cheveux.

- Putain... Ah putain... Anastasia ! s'écria-t-il en arcquant le bassin et le dos voûté.

Je sentis un liquide chaud giclé sur ma langue et mon palet. Putain, la vache, c'était gluant et hyper salé. Je retins un haut-le-cœur. Son sperme se mélangeait à ma salive. Je bougeais ma langue tendrement sous son gland faisant durer son plaisir. J'aimais entendre ses gémissements d'extase. Ace se retira de ma bouche. Son souffle était saccadé. Putain, je ne voulais pas avaler ni encore moins recracher ce que j'avais dans la bouche. C'était dégueulasse ! C'était comme boire la tasse dans l'océan ou carrément avoir un verre de sel dans la bouche. Je me levais et couru dans la salle de bain pour cracher sa semence dans le lavabo. Il n'y avait pas beaucoup de sperme mais la salive donnait l'impression du contraire. J'ouvris le robinet pour me rincer la bouche et faire couler la semence dans le siphon. Une fois terminé, je me séchais le visage avec la serviette de tout à l'heure et repartis dans le salon.

Ace était en train de remettre son T-shirt puis il me fit un sourire rempli de sous-entendus avant de regarder l'heure sur son portable.

- Tu vois, je t'avais dit qu'en un quart d'heure on pouvait en faire des choses. Alors c'était bon ?

Putain, il savait comment me mettre mal à l'aise. Je souris timidement sans le regarder. La vache, je l'avais sucer de ma propre initiative et il avait joui dans ma bouche. Je ne me pensais pas capable de faire une telle chose.

- C'était très salé ! rétorquai-je.

Cela le fit rire. Il s'approcha de moi et me prit dans ses bras. Il renifla mes cheveux et déposa un baiser sur ma tête.

- Ca m'a foutu la flemme mais je vais te raccompagner devant le lycée, ma belle.

J'avais pas envie de partir. Il me manquais déjà. Je m'accrochais un peu plus fort à lui.

- Je veux pas te laisser. soufflais-je contre son torse.

Je sentis son cœur accélérer. Peut-être que mes mots l'avaient touché ?

- Ca ne me dérange pas de te garder chez moi mais... tu as ton club, non ? Tes parents ne vont rien dire que tu le sèches ?

Il avait pas tord. Mes parents allaient me tuer et adieu la soirée de demain.

- Oui. Si je n'y vais pas, ma mère serait capable de se ramener avec un tank. riais-je faiblement.

- Un tank vraiment ? ria-t-il également.

- On voit que tu ne connais pas ma mère. Elle avait loué une mini pelleteuse pour dégager tout le bordel du garage car mon père voulait pas trier et jeter ses vieilleries. Du coup, il s'était barricadé dedans et ma mère a défoncé la porte avec la machine. Résultat, on a dû faire venir des ouvriers pour refaire le garage mais le point positif, on peut y rentrer la voiture maintenant.

Ace éclata de rire.

- Je devrais faire la même pour que Luffy range sa chambre !

- Tu ne pourras pas faire monter une mini pelleteuse jusqu'ici. remarquais-je, avec un sourire.

- Je prendrais une grue avec un boulet !

J'éclatais de rire aussi. Nous riâmes comme des fous. Je pouvais très bien imaginer Ace dans une grue menaçant Luffy de démolir sa chambre s'il ne la rangeait pas.

- Allez habillons-nous sinon tu seras en retard. affirma-t-il en se dégageant de notre étreinte.

C'était à contre cœur que j'acquiesçai. Je pris mon portable sur le canapé et suivi Ace jusqu'au placard près de la porte d'entrée. Il me donna mes affaires et je m'habillais. Il fit de même. Vêtus tous les deux chaudement, Ace ouvrit la porte et nous sortîmes. Il la verrouilla derrière lui puis me prit la main. Elle était chaude. Je pouvais le sentir à travers mon gant. Mon sac sur l'épaule, nous descendîmes les escaliers et sortîmes de la résidence. Ouah il faisait froid ! Mes gambettes gelaient sur place. Main dans la main, nous traversâmes la rue et atteignîmes l'entrée du lycée. Il y avait peu d'élèves. Certains étaient en cours d'autres quittaient l'établissement. Personne ne fit attention à nous. Quel soulagement !

Ace se tourna vers moi et m'embrassa. Son nez et ses lèvres étaient glacés. Ca devait être la même pour moi. C'était un doux mais bref baiser. Il me regarda dans les yeux. Mon Dieu, qu'ils étaient beaux !

- Tu vas me manquer, ma belle ! souffla-t-il avec un sourire en coin.

Je rougis à son appellation.

- Toi aussi, tu vas me manquer. dis-je avec un petit sourire timide.

Il déposa un baiser sur ma bouche et me salua. Sa main quitta la mienne et j'avais l'impression de perdre une partie de moi-même. Du calme, Anastasia ! Tu allais le revoir demain soir ! Nous nous séparâmes chacun de notre côté. Lui, chez lui et moi, dans le lycée.

Je jetais un oeil à mon portable. Merde j'allais être en retard. Je courais comme une gogole dans les couloirs pour arriver aux vestiaires du dojo. Je me changeais et commençai le cours avec d'autres élèves. Bien sûr, j'étais la dernière. L'heure du club passa rapidement. On avait pas fait grand chose. Les dernières années avaient été laxistes avec nous comme tous les vendredi. On était en fin de semaine et ils terminaient tôt. Ils voulaient pas se faire chier avec des premières et des secondes années avant leur week-end. Ca m'arrangeait pour une fois. Ace avait occupé toutes mes pensées pendant le cours. Alors je n'avais pas été spécialement très attentive.

Dans les vestiaires, je me changeais et rentrais chez moi à pieds.

La vache, il faisait encore plus froid que tout à l'heure. Oh il neigeait ! J'adorais la neige, on en avait pas eu pour Noël ni le premier de l'an. On était fin Janvier et il ne neigeait que maintenant. J'avais les jambes qui tremblaient. Manquerait plus que je sois malade pour demain. Je me mis à courir jusqu'à chez moi ! Pourvu que je ne me pétais pas la gueule.

Enfin à la maison. Je me déshabillais et fis part de ma présence à ma mère. Elle était dans le salon devant son émission en train de faire du repassage. Elle commença à me parler de sa journée. J'étais pas d'humeur à l'écouter. Je voulais me poser et flâner sur le net.

- Mama, je vais faire mes devoirs ! dis-je, voulant être tranquille.

- Oublies pas ton linge, Anastasia ! railla-t-elle en me désignant la corbeille de vêtements.

Bien sûr elle avait dit ça en russe. J'acquiesçai et prit ma corbeille pour monter à l'étage. Dans ma chambre, je pris des affaires de rechange et partis me doucher dans la salle de bain puis je me changeais pour une tenue plus décontractée : pantalon élastique et chaud avec un sweat à capuche. J'avais même laissé de côté mon soutien-gorge et ma culotte. Adieu objet de torture ! De retour dans ma chambre, je rangeais mes affaires dans mon armoire et plaçais la corbeille dans le couloir, comme d'habitude. Une bonne douche par ce froid, ça faisait du bien.

J'avais fait mes devoirs de la semaine prochaine d'avance mercredi après-midi avant l'arrivée de Ace. Rien que de penser son nom me donnait chaud au cœur. Étais-je amoureuse de lui ou j'étais dans un béguin total ? C'était trop tôt pour le dire.

J'ouvrais et allumais mon ordinateur portable. Enfin un moment de détente ! Je flânais sur Facebook. Toujours et encore de la merde. Oh Ace était connecté ! M'avait-il vu ? Je n'osais pas engager une conversation. Moi et ma timidité ! Anastasia, ça te dérangeait pas de le sucer mais lui parler sur internet ça te trouait le cul ?

Une notification ? De Ace ! C'était une demande d'actualisation de relation avec lui. Oh putain ! J'acceptais et me voilà en couple avec lui sur Facebook. Encore une notification ? Putain des gens avaient commenté ! C'était des amis à lui.

Marco : " Félicitations, mon pote !"

E.Newgate : "Bravo gamin ! Tu nous la présenteras ?"

Izou : "Oh elle est très belle ! Comment une aussi jolie demoiselle peut s'intéresser à toi ? Aha."

Vista : " Ah mais c'est la fille au beau p'tit cul que nous avait parlés Thatch ! Bravo, p'tit gars ! Elle est mignonne. "

Thatch : " Nan c'est pas vrai ! C'est la fille de ce matin. Tu pouvais pas me le dire, Ducon ? Je vais passer pour quoi, moi, maintenant ?"

Izou : " Pour le gros pervers que tu es !"

Curiel : "Ace va peut-être enfin tremper son petit biscuit ?! "

Vista : " Il serait peut-être temps ! "

Ace : " Mais vous allez la fermer ! Je vous signale qu'elle peut vous lire, bande de cons ! "

Je me sentais gênée. Heureusement que c'était derrière un écran. Je ne participais pas à la conversation c'était bien trop embarrassant ! Je reçus un message privé de Ace. La petite fenêtre clignotait. Je cliquais dessus pour la lire.

" Fait pas gaffe à ce qu'ils disent. Ce sont des imbéciles ! Je suis désolé pour eux."

Ace était trop gentil. Mais j'ai lu qu'ils parlaient de sa virginité. Était-il encore puceau ou ils se foutaient de sa gueule ?

" Ne t'inquiète pas. C'est juste très malaisant ! Au fait, c'est vrai que tu es toujours vierge ?" demandais-je pour l'embêter.

Je vis qu'il commençait à écrire puis il effaça. Il ne répondit pas. L'avais-je blessé ?

Je reçus un message privé de Thatch. Ce pervers ! Je ne voulais même pas le lire mais de nature curieuse, je cliquais dessus.

" Salut mademoiselle, si tu as entendu quoi que ce soit de déplacé venant soit disant de moi, sache que je suis sincèrement désolé. Pardon si je t'ai blessée ou embarrassée. Maintenant tu peux confirmer à Ace que je me suis bien excusé. Je veux pas crever comme une merde. "

Je ne répondis pas. J'avais vu que la fenêtre de discussion de Ace clignotait.

" N'écoute pas ces crétins ! Thatch s'est excusé ? "

Il n'avait pas répondu à ma question.

" Oui, il s'est excusé plusieurs fois. Il a dit qu'il voulait pas crever comme une merde. Je suppose que tu y es pour quelque chose. Merci, c'est très gentil ! "

Je ne voulais pas insister sur sa virginité. Je n'avais aucun jugement à faire. Je le vis écrire.

" De rien, ma belle. Personne ne parlera en mal de toi. Tu es à moi et je te protégerai !"

Un vrai chevalier possessif ! Cela me fit rougir et me réchauffa le cœur. Oh un message d'un certain Vista.

" Bonjour, tu es bien la copine de Ace ? Je veux dire tu es bien réelle et pas un faux compte ? "

Il était sérieux ? A force, j'allais croire que Ace n'avait jamais connu de fille et était bien puceau.

" Oui, je suis réelle et je ne sais pas ce qui te fait croire le contraire. "

Vista était en train d'écrire.

" Excuse-moi ! C'est juste qu'on a jamais vu Ace avec une fille depuis qu'on le connaît. "

Sérieusement ?... Je ne savais pas si je devais raconter à Ace ma conversation avec ce Vista. Peut-être que ça allait foutre la merde ? Je ne voulais pas d'embrouilles entre eux.

Ace m'envoya une demande d'appel vidéo. Oh merde, j'avais une sale dégaine ! J'acceptais en priant qu'il ne voit pas trop ma tenue de clocharde.

Je le vis à l'écran. Je reconnus sa chambre avec son lit derrière lui. Il avait son casque sur les oreilles. Je mis mes écouteurs pour être la seule à l'entendre. Il me souriait. Dieu, qu'il était mignon !

- Re-salut ma belle !

- Re-salut. fis-je avec un petit sourire.

- Personne t'a emmerdée, j'espère ?

Mon regard parlait pour moi. Je ne pouvais pas lui mentir.

- Juste un certain Vista qui me demandait si j'étais bien réelle et pas un faux compte. Il l'a fait gentiment. D'après lui, ils t'ont jamais vu avec une fille depuis qu'ils te connaissent.

Il avait pas l'air content.

- Cet emmerdeur ! Ca fait seulement trois ans que je les connais. Je mène ma vie comme je veux !

Je lui souris.

- Alors ton club de karaté, ça a été ? demanda-t-il.

- Oui, la routine. J'étais plutôt distraite à vrai dire.

Pourquoi je lui avais dit ?

- Ah oui ? Tu étais distraite à cause de quoi ? sourit-il espièglement.

Je rougis à son regard plein de sous-entendus. Cela le fit rire.

- Tu pensais à moi, avoue ma belle !

Je hochais de la tête montrant qu'il m'avait grillée. Il me regarda tendrement et passa sa langue sur sa lèvre inférieure.

- J'ai envie de t'embrasser, ma belle. Si on avait eu plus de temps, je t'aurais bouffer le minou et tu aurais crié comme tout à l'heure.

Oh la vache comment il me sortait ça, lui ? C'était excitant mais gênant à la fois.

- Tu aimerais que je te le fasse ? demanda-t-il avec un sourire.

La question qui tuait. Oui, je voulais que tu me lèches le clitoris ! Je hochais timidement de la tête, les joues rouges. Je le vis se mordre la lèvre.

- Oh ma belle... Tu voudrais savoir comment je m'y prendrais ?

Là, il commençait à vraiment m'intéresser.

- ... Oui... fis-je, rouge pivoine.

- Je t'embrasserais puis te mordrais l'oreille. Je sais que tu aimes ça ! Ma langue descendrait jusqu'à tes seins et te lècherait les tétons. Je descendrais encore jusqu'à ton petit minou et l'embrasserais. Je lècherais ton clito et goûterais à ta mouille. Je te ferais jouir avec mes lèvres et ma langue. Tu criras mon nom et le monde entier saura que tu es à moi !

Oh putain ! Je mouillais ma minette. La voix sensuelle qu'il avait prit me faisait frémir. J'avalais difficilement ma salive et me mordais la lèvre. J'avais envie qu'il me le fasse, là, tout de suite ! C'était tellement excitant ! Il me sourit en coin. Ce regard ! Il jouait avec moi et ça me plaisait.

- Ma belle... Tu me rends dingue à chaque fois que je te vois et encore plus quand je ne te vois pas...

Était-ce une déclaration d'amour ? Il était sérieux ? Je ressentais presque la même chose. Quand il était loin de moi, je ressentais un gros manque et quand il était près de moi, j'avais l'impression que plus rien n'existait à part lui.

Je lui souris tendrement.

- Ace... Je... C'est la même chose pour moi...

Je n'avais pas osé le regarder. C'était trop embarrassant de déballer ses sentiments. Était-ce de l'amour ? Je ne saurais le dire.

Il ne disait rien. Je me risquais à lui jeter un regard. Il me fixait avec de grands yeux et les pommettes rosies. Quoi ? Il le prenait mal ? Il me fit un petit sourire en coin.

- Anastasia... Par hasard, tu... tiens à moi ? demanda-t-il avec un air joueur.

- Oui, bien sûr. Ce serait hypocrite de ma part de ne pas tenir à toi. Tu es entré dans ma vie, maintenant je vais devoir te garder !

J'avais dit ça d'une traite. Et maintenant je ne savais plus où me mettre. Je reprenais mon souffle le plus discrètement possible.

- Merci !

Hein ?

- Pourquoi ? questionnai-je, confuse.

- Pour m'aimer !

Je virais rouge pivoine. C'était pas une déclaration d'amour, idiot !

- C'est pas ce que tu crois ! bégueillai-je.

Il se mit à rire. Putain, bravo Anastasia, il se foutait de ta gueule !

- Idiote ! Il y a différentes sortes d'amour. Sauf si tu en ressens un en particulier ? me taquina-t-il.

Ah putain ! Comment j'allais me sortir de là ? Dieu, aidez-moi !

- Mais... Il est trop tôt pour parler de ça ! souffla-t-il avec un doux sourire.

Ouf ! Merci Dieu ! Je soupirais de soulagement. Merde Ace émit un rire ! Je n'avais pas été discrète. Il sembla regarder quelque chose sur son bureau puis réfléchir.

- Ma belle ? m'interpella Ace.

- Oui ?

- Luffy rentrera tard le soir. Il va au resto avec ses potes après le lazer game. Ca te dis de venir passer le reste de l'après-midi chez moi ? Enfin si tu en as envie.

Ouah ! Sérieusement ? J'avais tellement envie de le voir mais ma mère ne voudrait peut-être pas que je sorte.

- J'ai très envie de te voir. Je vais en parler à ma mère. Je reviens.

Il acquiesça de la tête puis je descendis au rez-de-chaussée. Ma mère avait finit le linge et nettoyait le four de la cuisine.

- Mama ? interpellai-je, peu sûr de moi.

Elle se tourna vers moi.

- J'aimerais sortir voir mon petit ami. C'est possible ?

Elle me fixa. Putain, j'avais les chocottes !

- Tu te souviens de ce qu'on t'avait dit avec ton père ?

Oh oui, je m'en souvenais... Je hochais positivement de la tête et me mordillais les lèvres anxieuse.

- Tu as fait tes devoirs ?

- Oui...

- Bien, tu peux sortir mais je veux voir ton petit copain avant.

Oh non la honte ! Bonjour le malaise.

- Merci Mama ! fis-je avec un grand sourire.

J'allais partir mais elle me retint.

- Et on ne sait toujours pas son nom !

Moment fatidique ! Je me pinçais les lèvres et osais enfin lui dire.

- C'est Ace...

- Le baby-sitter ? dit-elle, surprise.

J'acquiesçai de la tête et attendais sa réaction.

- C'est vrai qu'il est mignon ! s'exclama-t-elle avec un sourire rempli de sous-entendus.

Oh putain ! Je m'y attendais pas à celle-là !

- Vous allez vous embrasser ? demanda-t-elle malicieusement.

Malaise malaise malaise !

- Oh Mama !... fis-je avant de m'éclipser dans ma chambre.

Je l'entendais encore rire en fermant ma porte. Je revins m'assoir sur la chaise de mon bureau. Ace était toujours là et avait l'air d'être occupé sur son pc. J'entendais ses doigts taper à grande vitesse sur son clavier. Il ne semblait pas s'être aperçu de mon retour.

- Re ! fis-je.

Il s'arrêta et me regarda enfin.

- Re, ma belle ! me sourit-il.

- Bon, je peux sortir mais à une condition.

- Un condition ? Laquelle ? demanda-t-il confus.

- Ma mère veut te voir et que tu te présentes à la maison...

C'était gênant de lui dire. Mes parents et leurs règles de bienséance.

- Ah dommage, moi qui croyais que la condition était que tu me suces la bite ! Tant pis ! s'exclama-t-il d'un ton faussement déçu.

Mon air sur le cul le fit rire.

- Je viens te chercher alors, ma belle ! Je me prépare et j'arrive dans un quart d'heure. A tout de suite !

- D'accord, à tout de suite !

Puis nous coupâmes la conversation. Putain, il arrivait dans un quart d'heure et j'étais habillée en clocharde ! Je me dépêchais de trouver un truc décent à mettre. J'allais pas mettre une jupe ni une robe. Il faisait trop froid dehors. Je pris un jeans bleu délavé, des chaussettes chaudes, une belle culotte assortie à un soutien-gorge en dentelles blanc -autant être bien foutue- et un pull rose pastel avec un col en V. Le décolleté pas trop décolleté ! Je me changeais et allais dans la salle de bain me recoiffer. Ma tignasse démêlée, je pris mon portable dans ma chambre et descendis en bas. Je prévins ma mère que Ace arrivait bientôt.

- Ton père ne rentre pas ce soir. Il a une réunion à 20h avec l'amiral en chef Sengoku . Je devrais lui apporter des affaires de rechange dans la soirée. Dis-moi, ça ne dérangera pas Ace de manger avec nous à la maison ? Ca me permettra de mieux le connaître.

Je ne m'attendais pas à ça. Ca allait être un vrai interrogatoire pendant le repas si Ace acceptait. Mais aussi les obsèques du frigo...

- Je ne sais pas. répondis-je avec un haussement d'épaule.

- Dis-moi, vous vous êtes connu mercredi soir ?

Ma mère avec sa curiosité. Je savais de qui tenir.

- Oui... Et depuis on se parle beaucoup par téléphone et internet. Il est le grand frère d'un camarade de classe d'ailleurs.

Ma mère me sourit. Elle me fixa un moment sans rien dire, le regard amusé.

- Et tu es amoureuse de lui ?

Je rougissais à sa question.

- Je sais pas... C'est peut-être trop tôt pour parler d'amour... Je me sens bien avec lui... et on rigole bien...

- Tu sais ma chérie, en amour il y a des signes qui ne trompent pas mais c'est vrai, c'est un peu tôt pour parler d'amour ! Attendez de voir dans quelques mois ce que ça donne !

J'acquiesçai. Elle avait raison. Ma mère pouvait faire peur quand elle gueulait mais au fond c'était une femme remplie de sagesse et d'amour.

Ace n'allait pas tarder. Je préparais d'avance mes bottines en cuir et en fausse fourrure près de la porte d'entrée et attendis Ace dans le salon. Je surveillais mon portable au cas où et vis qu'il était déjà 16h45.

J'entendis le moteur d'une moto dans la rue. C'était Ace. Je regardais par la fenêtre du salon et l'aperçu s'arrêtant sur notre allée. Il descendit et j'allais lui ouvrir.

- Mama, Ace est arrivé ! dis-je pour l'avertir.

Elle ne dit rien. J'ouvris la porte au moment où il allait sonner. Nos regards se croisèrent et je lui fis un grand sourire. J'étais heureuse de le revoir. Ace entra. il tenait deux casques, un dans chaque main. Il m'en passa un que je gardais sur moi.

Ma mère arriva dans l'entrée et tous deux se saluèrent poliment.

- Comment allez-vous aujourd'hui ? demanda par courtoisie ma mère.

- Très bien et vous, Madame Ivanov ?

- Oh très bien. Nous feriez-vous part de votre présence à notre table ce soir ?

Ace était bouche bée.

- Euh bien sûr... J'en serais honoré, Madame Ivanov. Ce serait un plaisir de partager votre repas ce soir !

Il était ravi.

- Allez vous balader maintenant. Le dîner est à 20h. Ne soyez pas en retard ! Et les bébés sont après le mariage !

Malaise général ! Merci Mama ! Je me disais bien qu'elle ne nous avait pas encore sortis une couillonnade embarrassante. Après sa connerie, elle disparut dans la cuisine.

Ace me glissa un regard amusé. Je me pinçais les lèvres, retenant un sourire. Je mis mon manteau et mon écharpe pour finir par mettre mes bottines et mes gants . Mon portable dans la poche de ma doudoune, je pris mes clés et ouvrit la porte. Nous sortîmes dehors. Le froid me glaçait le visage. Je verrouillais la porte d'entrée derrière nous. La neige avait déjà fondu, dommage !

Ace déposa un petit et doux baiser sur ma joue. J'avais adoré. Ensuite il mit son casque sur sa tête et m'aida à mettre correctement le mien. Il démarra sa moto, monta dessus et sortit sur la route. Je montais dessus à mon tour. Je calais mes pieds sur les cales-pieds et m'accrochais fermement autours de sa taille. Ace accéléra et la moto prit la route. C'était impressionnant et effrayant. Il roula tranquillement et en à peine quelques minutes, nous arrivâmes à sa résidence et passâmes par l'arrière du bâtiment. Il y avait des garages. Ace s'arrêta et m'ordonna de descendre en me tapotant sur la cuisse. Ce que je fis. Il descendit également et releva son casque sur son front. J'enlevais le mien et le tenais d'une main. Ace ouvrit un des garages et y rentra sa moto avant de déposer son casque sur une étagère et de faire la même avec le mien. Il ferma à clé la porte et me prit la main pour m'emmener dans la résidence. Nous montâmes jusqu'à son appartement.

Il faisait bien meilleur ici. Nous nous déshabillâmes puis déchaussâmes et Ace rangea nos affaires dans le placard. Merde, j'avais laissé mon portable dans mon manteau ! Tant pis...

- Tu n'as pas eu trop froid sur la moto ? me demanda-t-il en s'asseyant sur le canapé.

- Non ça va. répondis-je en faisant de même.

- Ta mère est très gentille de m'inviter à manger ce soir. dit-il en me caressant la cuisse.

C'était très agréable !

- Oui, mais c'est surtout pour te connaître un peu plus. Et tu as de la chance, mon père ne sera pas là. Il ne rentrera que demain à cause d'une réunion. Sinon tu aurais eu droit à un grand interrogatoire ! m'exclamais-je en riant faiblement à la fin.

Ace grimaça.

- Je n'aime pas les interrogatoires !

- Personne n'aime ça ! T'inquiète pas, ma mère parlera bien plus d'elle que de toi. Et c'est possible qu'elle dise des choses embarrassantes...

- Et les bébés sont après le mariage !... rit-il.

Je ris avec lui.

- Elle va en sortir d'autres des comme ça ? demanda-t-il, amusé.

- C'est fort probable ! dis-je sur le même ton.

- Tant qu'il y a de quoi manger, je pourrais tout supporter !

Lui et la bouffe ! C'était un grand amour ! Je n'osais pas imaginer quel choix il ferait s'il devait choisir entre moi et la nourriture... C'était la bouffe, assurément !

- Au fait, je suis encore désolé pour mes potes ! Ils ne te feront plus chier, ne t'inquiète pas.

- Oh, ce n'était pas grave, Ace. C'était très embarrassant mais c'est tout. voulus-je le rassurer avec un doux sourire.

Oh la vache, il était trop craquant quand il rougissait ! Soudainement, il esquissa un sourire carnassier.

- Je viens de repenser à quelque chose. dit-il malicieusement.

Il était bizarre. Ca foutait presque les pétoches.

- A quoi ? demandais-je, confuse et intimidée.

Il se mit à ricaner. Je commençais à m'inquiéter pour moi, là.

- Je vais devenir fou dans pas longtemps et devenir ingérable.

Hein ? Quoi ? C'était flippant la voix qu'il avait.

- Tu devrais courir. Je ne vais plus pouvoir me contrôler, ma belle !

Oh putain ! Je commençais à grave avoir les chocottes là ! Je me levais lentement, les yeux écarquillés à le fixer apeurée. D'un coup, il hurla me faisant sursauter et lâcher un petit cri aigu. Ca avait eu le don de me sortir rapidement du canapé. Ace se leva à brides abattues. Effrayée, je ne cherchais à rien comprendre et me mit à courir en criant dans le couloir. Ace me pourchassait en hurlant.

Ce type était un taré ! Je me refugiais dans sa chambre -c'était la plus éloignée du salon- et me faufilais dans son armoire. Accroupie dans sa penderie et camouflée sous son linge, je l'entendis entrer lentement.

Il était sérieux ou il jouait ? Si il s'amusait, il était bon acteur dans ce cas.

- Ma belle ?

Sa voix était effrayante mais j'avais senti une pointe d'amusement. Soit il jouait vraiment soit c'était un vrai psychopathe ! Je mis mes mains sur ma bouche pour ne pas me faire entendre. D'un côté s'il s'amusait, ça m'excitait. Je sentais que ma culotte était un peu mouillée. Mon cœur s'accéléra quand ses pas s'arrêtèrent devant l'armoire. Je poussais un cri quand il ouvrit les portes à la volée.

Je levais la tête vers lui -il souriait- et voulus m'échapper mais deux bras me retinrent et me soulevèrent. Je criais comme une folle.

- Je te tiens ! ria-t-il.

Il jouait depuis le début, l'enfoiré ! Je tentais de me dégager de son étreinte en riant mais en vain.

- Ma belle ? me susurra-t-il à l'oreille.

Je m'arrêtais et le regardais, le sourire aux lèvres.

- Oui ?

Il se mordit la bouche en souriant.

- Tu aimes quand je te poursuis comme ça ?

Je le fixais puis hochais positivement de la tête.

- C'est excitant, tu ne trouves pas ?!

Je rougissais à sa remarque. Il me lâcha et caressa mon menton du pouce.

- Oui, je trouve aussi... soufflais-je.

Ses yeux s'ancraient dans les miens. Ce type, avec juste un regard, me faisait fondre. Plus rien n'existait autours de nous. On disait que les yeux étaient le reflet de l'âme. J'avais l'impression de fusionner la mienne avec la sienne. Ses pupilles étaient dilatées. Je posais mes mains sur son torse et pouvais sentir les battements rapides de son cœur. Le mien était affolé également. Je me mis sur la pointe des pieds et déposais un tendre baiser sur ses lèvres. Elles étaient douces.

Ce n'était qu'un simple bisou mais rempli de douceur.

Ace me prit la main et m'asseya sur son lit.

- Tu te souviens de notre conversation tout à l'heure par webcam ? me dit-il avec un petit sourire en coin.

J'acquiesçai de la tête. Il était debout face à moi.

- J'ai toujours envie de te lécher le minou, tu sais. Mais toi, en as-tu envie ?

Mon Dieu, il savait me faire rougir ! Je repensais à la manière dont il m'avait décrit ce qu'il me ferait en vidéo et cela me chauffa l'entre-jambe. Le rouge aux joues et le regard fuyard, je hochais timidement de la tête.

- Déshabille-toi alors, ma belle ! ordonna-t-il.

Tout ? Genre à poils ? Bon, j'enlevais mon pull et mon jeans et les mis sur le côté du lit. Debout face à lui, je cachais tant bien que mal ma poitrine vêtue de mon soutien-gorge. Ace enleva son T-shirt et le jeta sur le sol. Puis il déboutonna son pantalon pour qu'il rejoigne son vêtement précédent.

Ses mains chaudes caressaient mes hanches et il vint m'embrasser. Nos langues se mêlaient. Je goûtais sa salive. Quel doux baiser ! Je gémissais et entourais son cou de mes bras. Sa langue quitta ma bouche et vint sur mon oreille. Oh Dieu, que c'était bon ! J'en avais des frissons. Les yeux clos et le soupir au bout des lèvres, j'enfouissais ma main dans ses cheveux. Il descendit dans mon cou rendant ma peau humide. Ses mains longèrent mon dos et dégrafèrent mon soutien-gorge. Je ne protestais pas quand ses doigts firent glisser mes bretelles de mes épaules. Je le fis tomber sur le sol. Je sentais mes tétons en pointe frôler sa peau. Cela me les stimulait. Ses mains touchaient la peau de mon dos me donnant des frissons sur tout le corps. Sa langue remonta jusqu'à mon lobe d'oreille quand il agrippa mes fesses pour me coller à lui. Son érection appuyait sur ma culotte. Oh la vache, j'étais excitée ! J'ondulais mon bassin contre le sien lui tirant un gémissement. Ace m'allongea au bord du lit. Il était au dessus de moi et plongeait ses yeux dans les miens. Je pouvais y lire toute l'envie qu'il avait de moi. J'éprouvais du désir pour lui. Il déposa des baisers humides sur mon épaule puis léchait ma peau jusqu'à mon sein. Il titilla de la pointe de sa langue mon téton puis le suçota. J'en prenais du plaisir. C'était bon ! Je gémissais fortement et arcquais mon dos vers l'avant lui offrant encore plus mon corps. Ace passa sa main sur mon autre sein et descendit jusqu'à ma hanche. J'aimais le contact chaud de sa chair contre la mienne. Je serrais mon emprise dans ses cheveux bruns. Ace conduisais ses lèvres sur mon ventre et s'attarda autours de mon nombril.

- Ma belle...

Son souffle brûlant contre mon épiderme me fit frissonner. Ses doigts abaissèrent ma culotte et je soulevais mon bassin pour lui permettre de la retirer plus facilement. De la cyprine était collé en filaments mais Ace ne sembla pas s'en soucier.

- Ne regarde pas... fis-je gênée.

- Pourtant tu es magnifique, ma belle !

Il déposa des baisers sur mon mont de Vénus et me caressa les cuisses. Il se mit à genoux sur le sol et souleva mes jambes pour les mettre sur ses épaules.

Oh putain, c'était gênant ! Et si ma mouille le dérangeait ? Ca pouvait être sale. Heureusement j'avais prit ma douche tout à l'heure. N'empêche si ça le rebutait ? Et si j'avais envie de faire pipi ou pire... si je pétais ? Oh non, la honte ! Dieu, s'il-vous-plaît, faites en sorte que ça n'arrivait pas !

- Détends-toi ! Tout va bien. me chuchota-t-il avec un doux sourire.

Voir sa tête entre mes jambes était encore plus embarrassant. Je rougissais et me cachais le visage avec les mains. J'hoquetais de surprise quand son souffle brûlant frôlait ma minette. Il embrassait le tour de ma vulve. Je risquais un oeil vers lui. Sa tête était logée entre mes cuisses. Merde, grillée ! Ace avait levé les yeux vers moi tout en déposant encore un baiser. Je remis aussitôt mes mains pour me cacher de nouveau. Je l'entendis sourire. Sa langue chaude lécha mon clitoris me faisant lâcher un petit cri de surprise. Putain de merde ! Il aspira mon bouton de chair et sa langue lui mit de petit coup rapide. Bien malgré moi, je gémissais. Le plaisir qu'il me procurait était doux et agréable. De temps en temps, il l'embrassait et glissait sa langue jusqu'à l'entrée de mon vagin pour revenir sur mon clitoris.

Je retirais mes mains de mon visage pour les glisser le long de mon corps dans le but d'atteindre sa tête. Mes doigts nichés dans ses cheveux, j'ondulais du corps tel un serpent sous le plaisir. C'était tellement bon ! Ma respiration était forte et lente. Je commençais à avoir chaud. J'entendais le bruit humide de sa langue sur mon sexe à cause de ma cyprine et cela m'excitait encore plus. Le rythme de mes gémissements se faisait plus rapide au fur à mesure que le plaisir montait. Néanmoins, je fus surprise d'entendre Ace y prendre du plaisir. Il poussait des râles gutturaux de temps en temps. Sa prise sur mes cuisses était plus forte tout comme la mienne sur sa tête. Cela devint une vraie extase.

- ... Oui... Ace... soufflais-je, les yeux clos.

Mes gémissements devinrent des râles presque aigus. Mon bassin gesticulait. J'allais bientôt jouir. Ma respiration était forte et rapide.

- ... Ace...

Son nom se perdit dans un cri de jouissance. Je contractais le ventre et soulevais le bassin. Je lâchais plusieurs cris dû à mon orgasme. Mes jambes tremblèrent. Ace était plus doux. Il m'embrassait la vulve et léchait lentement mon clitoris. Mon vagin avait des spasmes d'émoi incontrôlables. La cadence de ma respiration ralentissait à force que mon orgasme diminuait. Je câlinais tendrement ses cheveux. Je gardais les yeux clos savourant encore cet effet de bien-être. Ace remonta avec des baisers et des caresses pour se placer au-dessus de moi. Sans le voir, je frôlais la musculature de ses bras puis son dos. Il déposa un baiser sur ma joue et j'ouvris les yeux. Il me regardait avec un petit sourire en coin.

- Tu es belle ! chuchota-t-il.

Je rougissais et lui fis un doux sourire. Lui aussi, il était beau et c'était ce même magnifique visage qui était entre mes cuisses, il y avait à peine quelques secondes. Oh la vache ! Je sentais sa queue bouger dans son sous-vêtement contre ma cuisse. Le fixant dans les yeux, je glissais mes mains dans son caleçon et sortis son érection à l'air libre. Je vis dans son regard une légère surprise puis il eut un petit sourire coquin. Toujours au-dessus de moi, il se redressa un peu pour me permettre de le masturber. Nous nous fixâmes et j'aperçus l'éclat de plaisir dans ses yeux. Il avait les pupilles dilatées et sa bouche entrouverte laissait passer des gémissements rauques. J'accélérais le mouvement et sa respiration devint saccadée. Il grimaça dans un râle guttural et je sentis son sperme chaud giclé sur mon ventre. Mon regard dans le sien, je pouvais voir tout le plaisir de son orgasme dans ses yeux. C'était satisfaisant et j'en tirais du plaisir. Je le branlais plus doucement. Il ferma les yeux et colla son front contre le mien.

- Tu en as plein sur toi, désolé ! s'exclama-t-il en reprenant son souffle.

- Oui mais pas grave... dis-je les yeux clos également.

- Tu as aimé ? demanda-t-il.

J'ouvris mes paupières. Il me regardait.

- Oui... soufflais-je, lui tirant un grand sourire.

Ace se releva me faisant lâcher sa queue et remit son caleçon.

- Bouge pas ! Je vais te chercher de quoi te nettoyer.

Il sortit de la chambre et je couvrais mes seins de mes mains tout en serrant les jambes. J'étais à poils et je commençais à avoir froid. Ace ne traîna pas et revint avec un gant de toilette et une serviette. Il posa cette dernière à côté de moi sur le lit et me donna le gant. Il était mouillé et chaud. Je me redressais assise et me nettoyais d'une main tandis que l'autre me cachais la poitrine. Il n'y avait pas beaucoup de sperme et il avait commencé à sécher. Je m'essuyais avec la serviette pendant que Ace finissait de se rhabiller. Une fois terminé, j'en fis de même.

- Tu as faim ? questionna-t-il en me prenant le gant et la serviette des mains.

Je secouais négativement de la tête. Lui par contre, j'étais sûre que oui. Nous sortîmes de la chambre. Ace passa dans la salle de bain déposer ce qu'il gardait en main pendant que j'allais m'asseoir sur le canapé. En arrivant, il se dirigea direct dans la cuisine et ouvrit le frigo.

- Tu veux boire quelque chose ? Une bière ou du cola ?

- Oui, je veux bien du cola, s'il te plaît.

Il m'apporta ma bouteille de cola ouverte et repartit dans la cuisine.

- Merci ! fis-je.

Non, il était en train de se faire un gros sandwich ! Mais il avait combien d'étages son machin ? Il vint s'assoir à côté de moi avec son assiette et sa bière. Il prit une grosse bouchée de son repas et bu de grandes gorgées de sa bouteille. Comment faisait-il pour manger comme ça ? Je bus de mon cola en le fixant. Je repensais à ce qu'il m'avait fait tout à l'heure et me demandais s'il était toujours vierge comme le disaient ses amis. L'assurance qu'il avait avec le sexe ne pouvait pas venir d'un puceau. Quoique s'il était aidé par ce pervers de Thatch ?

- Quoi ? dit-il la bouche pleine.

- ... Je me demandais... Non, rien... répondis-je prise au dépourvu.

Il avala difficilement ce qu'il avait dans la bouche.

- Vas-y accouche ! railla-t-il avant de boire dans sa bouteille.

- Tu es toujours vierge ? hésitais-je à dire.

Il s'étouffa avec sa bière.

- Non non ! Ne réponds pas ! Oublie ce que j'ai dit ! paniquais-je en m'agitant sur le canapé.

Putain, j'aurais dû fermer ma gueule ! C'était trop embarrassant ! Et si il était toujours puceau ? Oh non, la conne !

Ace se racla la gorge, mal à l'aise.

- Qu'est-ce qui te fait croire ça ?

- Je... C'est parti des commentaires de tes amis sur Facebook mais... le fait que tu sois aussi avenant avec le sexe me rend sceptique sur... ta virginité.

- C'est pas important de le savoir, tu sais ! Et surtout ne crois pas ces imbéciles ! Ils veulent juste m'emmerder !

Il termina son sandwich d'une traite et ramena son assiette à la cuisine. J'avais un peu près ma réponse mais c'était vrai. Ce n'étais pas important de le savoir. Je bus mon cola et Ace vint s'assoir à côté de moi. Il alluma la TV et mit une chaîne musicale avant de regarder son portable. Il pianota dessus et le posa sur la table basse.

Je baissais la tête. J'avais l'impression d'avoir jeté un froid entre nous. J'étais une pauvre conne !

Je sursautais quand je sentis un doigt s'enfoncer dans mes côtes flottantes.

- Fais pas cette tête ! sourit-il.

Je le regardais surprise et eus un sourire puis posais ma bouteille presque vide sur la table. Ace recommença et je lâchais un petit cri aigu. Il avait un air carnassier et se jeta sur moi pour me chatouiller les côtes et le ventre. Non, l'enfoiré ! Pas ça ! Je riais et me tortillais comme une hystérique. Je me degageais tant bien que mal du canapé en rampant et me mit à courir d'abord à quatre pattes puis sur mes deux jambes dans le couloir en criant comme une tarée. Ace me poursuiva. Je m'enfermais dans sa chambre et me plaquais contre le mur près de la porte, de sorte à ce qu'elle me cache quand il rentrera. Je mis mes mains sur ma bouche pour me retenir de rire et cessais de respirer. Ace entra en ouvrant lentement. Il ne me voyait pas et allait directement regarder dans l'armoire. Et ben non, beau gosse ! Je me faufilais discrètement par la sortie et m'enfuyais dans le couloir en courant le rire aux lèvres.

- Anastasia ! hurla-t-il en me courant après.

Je m'accroupis derrière le comptoir de la cuisine pour me cacher. Je n'entendais que la musique mais pas Ace arriver. Merde, avait-il laissé tombé ? J'attendis un moment avant de regarder discrètement par-dessus le comptoir. R.A.S. Pas de Ace en vue ! Bizarre ! Sortant de ma cachette, je me dirigeais doucement vers le couloir, curieuse. Putain de merde ! Je sursautais en poussant un cri apeuré quand Ace me hurla dessus. Il s'était caché dans le couloir à m'attendre. Le rusé ! Je m'enfuyais dans la direction de sa chambre mais il m'attrapa et me porta. Je tentais de me dégager en vain de son étreinte en rigolant comme une folle.

- Tu ne m'échapperas pas, ma belle ! Tu es à moi ! ria-t-il en m'emportant dans la chambre.

Il me déposa sur le lit. A califourchon sur moi, il enleva son maillot blanc. Je cessais de rire et matais ses abdominaux bien dessinés la bouche entrouverte.

- Je sais comment te faire taire maintenant ! se moqua-t-il en balançant son vêtement sur le sol.

Je rougissais. Et merde !

Il déboutonna juste son jeans puis fit la même avec le mien. Il voulait qu'on se foutent à poils ou quoi ? Il se pencha en avant et me lécha le creux du cou jusqu'à mon oreille. Sa bouche suçotait mon lobe me donnant des frissons. Je gémissais et lui caressais le dos. Une de mes mains se logeait dans ses cheveux.

- Ma belle... J'ai envie de toi ! me susurra-t-il à l'oreille.

Son souffle chaud m'excitait mais, quoi ? Envie de moi du genre baiser ? Oh putain, j'étais pas prête pour ça ! Oh non non... Il dût sentir ma panique car il me regarda dans les yeux tendrement. Qu'il était beau !

- Tout va bien. Je vais pas te rentrer dedans ! Sauf si tu le demandes... s'amusa-t-il en souriant.

Bonjour le soulagement ! Avec un doux sourire, je lui caressais les cheveux. Il était vraiment mignon à rougir comme ça. Je me perdais dans ses yeux onyx. Mon cœur battait la chamade.

Nous sursautâmes quand un son aigu émanait de son pc allumé. Ace se tourna à la va-vite. Il avait reçu un email. Il sortit du lit et l'ouvrit. Je me redressais sur les coudes. Pourquoi j'avais l'impression que c'était important ? Ace me jeta un coup d'oeil. Il avait l'air contrarié. Il ferma son email.

- Ma belle ? Ca ne te dérangerait pas de m'attendre un petit moment dans le salon ? demanda-t-il en se tournant vers moi l'air désolé.

Ca avait l'air d'une demande mais je sentais que c'était plus une obligation qu'autre chose. Je me levais et reboutonnais mon pantalon.

- C'est important, c'est ça ?

- Oui... dit-il sérieusement.

Son visage si stoïque me convainquit de ne pas protester. Je vins lui donner un chaste baiser sur la joue et sortis sans un mot. Ace ferma derrière moi.

Dans le salon, assise sur le canapé je regardais la télé enfin vite dit. Mon cerveau était en effusion à force de réfléchir. Je savais au plus profond de moi que cet email avait à voir avec la clé USB et l'email de ce Barbe Blanche de ce matin. Mais qui était ce type ? Ace travaillait pour lui ? C'était un yakuza ? Oh putain, j'espérais pas ! Et ce pervers de Thatch aussi ? Et peut-être ses amis sur Facebook ? Oh lala, ça me donnait mal à la tête tout ça ! J'allais pas demander à Ace, il pourrait me buter et peut-être me violer avant ! Oh putain de merde ! Dans quoi je mettais fourrée, moi ? Devais-je prendre la fuite ? La survie avant tout, Anastasia !

Je me dirigeais rapidement vers le placard à l'entrée et l'ouvris. Je pris mon manteau.

- Tu fais quoi ?

Bien sûr c'était le moment qu'avait choisi Ace pour revenir. La poisse ! Je me figeais sur place. Il avait remit son maillot et arborait une mine confuse.

- Je... Je prends mon portable ! Je l'avais laissé dans mon manteau... répondis-je en prenant mon téléphone dans ma poche.

Bravo Anastasia ! Pour une fois que je faisais preuve d'intelligence ! Je rangeais ma doudoune et fermais le placard. Je regardais l'heure sur mon portable. 17h34. Ca passait vite !

- Je pensais sur le coup que tu voulais te barrer sans prévenir ! ria-t-il.

Je riais jaune avec lui. Tu étais pas loin de la vérité...

- Je suis désolé de t'avoir laissée. Il y a eu un problème et je devais vite le résoudre.

Il avait le sourire mais j'entendais qu'il était peiné. Je posais mon téléphone sur le comptoir de la cuisine. Ace vint dans mon dos me prendre dans ses bras. Sa tête enfouie dans mes cheveux, il renifla mon odeur. Je fermais les yeux. C'était bon d'être dans ses bras même si c'était peut-être un yakuza. Il m'avait dit qu'il ne me ferait jamais de mal ou laisserait quelqu'un m'en faire. Qu'il me protégerait ! Pouvais-je le croire et arrêter de me faire des films ? C'était peut-être rien ?

- Ace ?... fis-je hésitante.

- Hum ? dit-il le visage dans ma tignasse.

Je me mordis les lèvres.

- Pourquoi Thatch, t'as appelé Poing Ardent en début d'après-midi ?

Il releva subitement la tête.

- C'est juste un pseudonyme !

Il avait l'air mal à l'aise et n'en rajoutait pas plus.

- Tout ce que tu dois savoir, c'est que je ne te ferais rien de mal et t'obligerais à rien contre ta volonté.

C'était pas vraiment rassurant ce qu'il disait et ça pouvait confirmer ma théorie du yakuza.

- Et le plus important dans tout ça, c'est qu'on a pas finit ce qu'on avait commencé ! s'exclama-t-il taquin.

Il souleva mon pull et glissa ses mains en-dessous pour caresser ma poitrine. Elles étaient chaudes. C'était très agréable ! Il mordilla mon oreille. Ça, c'était de la triche ! Je gémissais.

J'avais perdu mon excitation tout à l'heure mais il connaissait mon point faible. Le fourbe ! Son souffle chaud me donnait des frissons. Ma culotte devenait humide. Ses doigts titillaient mes tétons par-dessus mon soutien-gorge. C'était satisfaisant ! Je frottais mon cul contre la bosse de son jeans.

- Oh ma belle... Déshabille-toi ! susurra-t-il dans mon cou.

Ace se dégagea de son emprise. Il enleva rapidement son T-shirt et son pantalon. Je fis de même. Nos vêtements étaient sur le sol et nous nous retrouvâmes en sous-vêtements. Il m'embrassa brusquement. Ses mains glissèrent sous mes fesses et me soulevèrent. J'avais eu le temps de m'accrocher à son cou pour ne pas me péter la gueule. Son érection touchait mon haine. Je serrais mes cuisses autour de ses hanches quand il me portait jusqu'à sa chambre. Il interrompit notre baiser pour m'allonger sur le lit.

Ace se pencha sur moi et abaissa d'une main un bonnet de mon soutien-gorge. Il aspira mon téton entre sa bouche et le titilla avec la pointe de sa langue. Mes doigts se logèrent dans ses cheveux. C'était bon ! Ace se redressa et enleva son caleçon. Je fis la même avec mon soutien-gorge.

A genoux sur le lit, Ace louchait sur mes seins. C'était gênant mais j'aimais ça ! Sa queue avait des sursauts et pointait vers le haut. Le gland était décalotté et commençait à perler du liquide transparent. C'était excitant de me dire que Ace pouvait être un criminel. Je fantasmais sur cette idée à cause de mon excitation. Je retirais ma culotte et me mis à quatre pattes face à sa bite. J'avais envie de lui donner du plaisir avec ma bouche. J'approchais ma langue de son gland et le caressais de la pointe lui tirant un râle. Sa verge eut un soubresaut. Je gobais sa queue d'un coup.

- Oh putain !

Sa voix rauque m'excitait encore plus. Je creusais mon dos faisant soulever mon cul lui offrant ainsi une vue sur ma croupe. Il me touchait les fesses pendant que je le suçais. Sa respiration était forte et saccadée.

- Arrête-toi, ma belle !... Tu m'excites trop !

Merde, ça voulait dire qu'il allait jouir sinon ? Je m'arrêtais et enlevais sa queue de ma bouche. Je voulus me redresser mais Ace me plaça brusquement sur le dos.

- J'aime te bouffer le minou, ma belle.

Oh putain, oui !

Je lâchais un cri quand sa langue s'activa rapidement sur mon clitoris. Je gémissais et ondulais du bassin. Mes mains agrippèrent ses cheveux. Je sentis sa langue descendre à l'entrée de mon vagin et tenter d'y rentrer. Cela ne me faisait pas mal. Son pouce caressait mon clitoris.

- ... Ace... C'est bon ! haletai-je.

- Tu n'as pas mal ? demanda-t-il, me surprenant.

Il me regardait inquiet. Je rougissais au fait de voir sa tête entre mes cuisses.

- Non pourquoi ? bégueillais-je.

- J'ai pu mettre presque entièrement ma langue dans ton minou. Attends !

Ace baissa le regard et je sentis un de ses doigts à l'entrée de mon vagin et entrer tout doucement dedans. Cela me brûlait un peu à l'entrée mais sans plus. Instinctivement, je me contractais.

- Ca va ? s'inquiéta-t-il en me regardant de nouveau.

C'était si embarrassant ! Je hochais timidement de la tête, rouge pivoine.

Il bougea doucement son doigt me tirant une grimace. C'était désagréable mais pas douloureux.

- Ah pardon... C'était pour voir ! s'exclama-t-il, désolé.

- Ca va... C'est pas douloureux. J'ai pas l'habitude... bégueillai-je.

Je le vis regarder sur le côté et se mordre la lèvre inférieure. Il était hésitant.

- Tu crois que je t'ai vraiment dépucelée l'autre jour ?

Oh non ! Pourvu que non ! Je m'étais imaginé tout un scénario romantique et sensuel avec l'homme de ma vie comme on voyait dans les dramas à la télé.

- Je... Il n'y avait pas de sang !

J'avais les larmes aux yeux et j'avais peur. Ace retira lentement son doigt de mon vagin en me caressant la cuisse. Il remonta au-dessus de moi et déposa un doux baiser sur mon front.

- Je suis désolé ! Ne pleure pas, s'il-te-plaît !

Je fermais les yeux savourant ses caresses sur mon visage.

- Ace... Je ne sais pas si je suis encore vierge...

Je gardais les yeux clos, n'osant pas le regarder.

- Il n'y a qu'un moyen de le savoir, ma belle. Et c'est seulement si tu le veux ! chuchota-t-il en m'embrassant la joue.

Hein ? Il voulait dire quoi, par là ?

Il se redressa et s'assit face à moi. A genoux et les jambes écartées, il se masturbait en me regardant.

-Je peux tenter de rentrer si tu veux bien, bien sûr...

Je voulais en avoir le coeur net mais j'avais peur.

- C'est juste pour voir, hein ? Peu importe ce qu'il se passe tu continueras pas, hein ? demandai-je peu sûre de moi.

- Je te l'ai déjà dit. Je ne te ferais jamais rien contre ta volonté ni de mal.

J'avalais difficilement ma salive et hochais de la tête pour lui dire qu'il pouvait y aller.

Je fermais les yeux en priant de ne pas trop souffrir. Ace bougea sur le lit et je sentis son gland passer sur mon clitoris puis glisser jusqu'à l'entrée de mon vagin. Il fit des mouvements circulaires dessus, sûrement pour écarter mes lèvres. Cela faisait des bruits humides à cause de ma cyprine. C'était pas désagréable d'un côté.

- Je tente d'entrer ! Détends-toi ! m'avertit-il.

Merci de me prévenir ! Je me pinçais les lèvres quand il appuyait son gland sur mon vagin. Je ressentais une tension comme un étirement à l'ouverture. Je le sentais s'avancer lentement un peu plus en moi. Puis une vive douleur me tira un couinement aigu. Ace s'arrêta et s'écarta de moi. Automatiquement, je serrais les cuisses et grimaçais de douleur.

- Ça va ? demanda-t-il.

- Ca fait mal comme l'autre fois...

- J'ai pas pu rentrer, au moins on est fixé ! Tu es toujours vierge. s'exclama-t-il, se voulant rassurant.

C'était un soulagement ! Mais merde, il était même pas rentrer et ça faisait mal. Pourtant je me souvenais l'avoir senti se faufiler lentement en moi.

- Mais je t'ai senti rentrer ! rétorquai-je en le regardant.

- J'ai pu passer que ça avant d'être bloqué et que tu ais mal ! dit-il en me montrant à peine deux centimètres du bout de gland.

C'était tout ? Mon hymen devait se trouver donc à deux centimètres de l'entrée.

- Mais comment ça se fait que tu avais pu mettre un doigt ? questionnai-je, incrédule.

- Me demande pas ! J'en sais rien ! Je ne suis pas un doc'.

Je détournais le regard. Il n'avait pas tord.

- Tu veux continuer en faisant autre chose ? demanda Ace, sûr d'avoir un refus.

La dernière fois, j'avais dit non car j'avais peur, mais maintenant mon esprit était plus clair et en paix.

- Oui... fis-je timidement.

Ace fut surpris et esquissa un beau sourire ravi. J'écartais de nouveau mes cuisses et il vint s'y loger pour venir m'embrasser. Sa langue jouait avec la mienne. Son érection frôlait mes petites lèvres. J'entourais son cou de mes bras. Avec sa main, Ace frotta sa verge contre mon clitoris. Le bruit humide m'excitait encore plus que le frottement. Il interrompit le baiser.

- Attends ! dit-il en se redressant.

Je retirais mes bras et le fixais. Ace prit un oreiller et le plia en deux sous mes fesses que j'avais soulevé sur sa demande. Mon bassin relevé, il posa sa queue sur ma minette et ferma mes cuisses pour placer mes mollets sur une de ses épaules. Heureusement que j'étais épilée sinon coucou les poils dégueulasses ! Sa bite emprisonnée entre mes jambes, on ne voyait que le gland dépasser. Il déposa un baiser sur mon mollet et débuta un rythme lent de va-et-vient. Sa respiration était forte et lente. Sa verge était brûlante. Je sentais ses testicules toucher mes fesses au rythme de ses coups de reins. Le frottement aguichait mon clitoris et je laissais passer des gémissements entre mes lèvres. Ace caressa un de mes seins un instant puis augmenta la cadence. Il écarta mes jambes pour les mettre sur chaque épaule et continuait son rythme. Il appuyait sur la base de la couronne de son gland avec son pouce pour maintenir sa queue en place. Il gémissait en grimaçant tout en regardant ma minette. C'était excitant de me dire que c'était mon corps qui lui faisait du bien. A cause du plaisir, je n'avais pas honte d'être exposée nue devant lui. J'aimais me montrer et de savoir qu'il regardait mon corps m'excitait énormément. Ma mouille rendait plus facile le glissement de sa bite sur ma minette. Ace prit sa verge et frotta horizontalement son gland sur mon clitoris. C'était bon !La stimulation rapide faisait monter mon plaisir et je commençais à couiner aigu tout en me mordant la lèvre inférieure. J'ondulais du bassin et me caressais la poitrine.

- Ace... Oui ! m'exclamais-je en fixant sa queue en mouvement.

Je sentais la jouissance monter. Je contractais mon ventre pour atteindre l'orgasme. Mes petits cris avaient l'air de lui plaire car il lâcha plusieurs râles gutturaux et me fixait la bouche entrouverte.

- Oh ma belle ! Putain... Putain, oui ! Je viens ! s'écria-t-il en fixant un point imaginaire au plafond.

Son gland giclait du sperme sur mon clitoris en le frottant lentement dessus. Son corps était parcouru de tremblement, ses yeux étaient clos et sa bouche ouverte haletait fortement. Il se laissa tomber sur le lit à côté de moi. Sa respiration était saccadée.

Nous nous regardâmes et Ace me prit la main avec un petit sourire en coin.

- Bouge pas, je reviens ! souffla-t-il en se levant difficilement.

Son sperme refroidissait et je le sentais couler sur mes petites lèvres. Je commençais à avoir froid donc je croisais mes bras sur ma poitrine.

Ace revint nu avec un gant de toilette, une petite serviette et son portable. Je me nettoyais l'entrejambe et me le séchais. J'allais remettre mes sous-vêtements mais Ace me retint sur le lit.

- Viens par ici ! s'exclama-t-il en me tirant vers lui.

Je lâchais un cri de surprise et il nous recouvrit de la couette. Nous étions en tenue d'Adam et Ève l'un contre l'autre. Moi dans ses bras. Ma tête sur son torse. Son corps réchauffait le mien.

Ace pianota sur son portable et le posa sur sa table de chevet.

- Je suis crevé ! On se fait une sieste... déclara-t-il en fermant les yeux.

Sérieusement ? J'étais pas contre mais on était toujours à poils !

- Ace... commençai-je.

...Il dormait déjà ! La bouche grande ouverte ! Comment faisait-il pour toujours baver ?

Je me calais confortablement contre lui et m'endormis en écoutant les battements réguliers de son cœur.


Fin du deuxième chapitre !