Bienvenue dans ce troisième chapitre.

Disclaimer : Anastasia et sa famille m'appartiennent. Les personnages de One Piece ne sont pas à moi. Sinon, Thatch, Marco et Ace seraient des esclaves sexuels bénévoles.

/!\ Rating M pour le langage et les scènes crues. Je vous aurais prévenus ! Scènes de cul à volonté !

Bonne lecture !


Putain de réveil à la con !

- Ace ! fis-je les yeux clos.

Aucune réaction pour éteindre cette merde. Je lui jetais un œil. C'etait une blague ? Comment faisait-il pour encore dormir avec ce vacarme ? Bien sûr, je devais l'escalader pour atteindre son portable. Mes seins frôlèrent son torse -Monsieur dormait en étoile- et je pus choper son téléphone. Il avait mit le réveil pour 19h. Je l'éteignis et vit qu'il avait un sms d'un certain Marco.

" Merci pour la dépanne. La Marine..."

Je ne pouvais pas lire la suite sans l'ouvrir. La Marine ? Ca devait faire référence à tout à l'heure sur le pc, peut-être. Oh lala, j'en étais sûre, c'était un yakuza !

Je reposais lentement le téléphone sur la table de chevet. Ace dormait toujours. Je me levais et me rhabillais de mes sous-vêtements. Ouah j'avais oublié que ma culotte était trempée ! Tant pis...

Devais-je le réveiller ?

- Ace, réveille-toi ! chuchotai-je à son oreille.

Rien. Juste un grognement. Je retentais mais en vain. Je commençais à le secouer gentiment. Rien de rien. Je soufflais exaspérée. Il allait falloir user de la manière forte.

Je pris mon élan, sautais et atterris assise sur lui. Il ouvrit les yeux en ayant le souffle coupé. Au moins, il était réveillé maintenant.

- Mais qu'est-ce que tu fous, bordel ? s'écria Ace en se mettant sur les coudes.

Oh merde... Il était en colère. Ca s'annonçait mal pour moi. Je sortis du lit à toute vitesse.

- J'avais tenté de te réveiller mais tu dormais toujours... m'exclamais-je en reculant du bord du lit.

Ace enleva d'un geste la couette et s'assit sur le bord du lit. Il ramassa son caleçon et me regarda d'un air sérieux. Je commençais à m'en vouloir. Je n'aurais peut-être pas dû. Je baissais la tête honteuse. Aucun amour propre ! Je l'entendis soupirer puis se lever et mettre son vêtement.

- Je vais devoir te punir ! railla-t-il d'une voix monotone.

Hein ? Une punition ? Il était pas sérieux là ? Je n'étais plus une gamine. Rester au coin, ce n'était plus pour moi.

- Quoi ? Non... fis-je inquiète, les poings serrés contre ma poitrine.

Ace arborait un grand sourire carnassier. Il s'approcha lentement de moi. Je reculais automatiquement puis m'enfuyais dans le couloir. J'adorais nos jeux de poursuite. Cela me plaisait beaucoup.

- Reviens ici ! hurla-t-il en me coursant.

Cette fois, je n'eus pas le temps de me cacher. Ace avait réussi à m'attraper. Je me débattais en vain en criant.

- Tu n'échapperas pas à ta punition ! ria-t-il en me posant sur le bord du canapé.

Sur le ventre, la tête dans les coussins du canapé et les pieds à plat sur le sol, Ace avait une belle vu sur mon cul. J'allais me relever mais il appuya sur mon dos pour me maintenir dans cette position.

- Non non non ! Tu restes là, ma belle !

Il abaissa ma culotte. Quoi ? C'était gênant mais d'un côté ça m'excitait ! Je couinais quand il me donna une fessée. Il n'y avait pas été doucement ni même fort. Le rouge aux joues, je tournais la tête vers lui. Il esquissait un sourire fier. Putain, il était content de lui, en plus. Il m'en redonna une autre. Un peu plus forte cette fois. Je grimaçais à cause de la douleur. Il me caressa le cul avec tendresse et remit ma culotte en place.

- Allez c'est tout pour cette fois. La prochaine fois, je ne serais pas aussi gentil !

Je me relevais et il me balança mon pull et mon jeans que je rattrapais par réflexe. Je m'habillais tout comme lui. Cette punition m'avait quelque peu humiliée mais j'admettais qu'elle m'avait tout de même plus. Je n'osais pas lui dire.

Ace retourna dans sa chambre. Je pris mon portable sur le comptoir et regardais l'heure : 19h14. Il restait du temps avant de rentrer chez moi. Ace revint en pianotant sur son portable puis il se mit à grogner en regardant son écran.

- Ce crétin... railla-t-il.

Je le regardais d'un œil interrogateur. Quelque chose l'avait fâché.

- Que se passe-t-il ? demandai-je, sans trop oser.

Ace tourna la tête vers moi.

- Rien d'important. Juste un imbécile qui devrait se mêler de son cul ! grogna-t-il.

J'acquiesçai d'un hochement de tête. Il posa son téléphone sur le comptoir et il soupira puis me fit un sourire. Je le lui rendis sincèrement. Il se rapprocha de moi et plaça une de mes mèches de cheveux derrière mon oreille. Je rougissais à son geste tendre. Ensuite il m'embrassa le front et me prit dans ses bras. Je glissais mes mains dans son dos.

- Ace ?...

- Chut... Ne dis rien ! J'aime ce moment avec toi... chuchota-t-il en posant sa tête sur la mienne.

Là, la différence de taille était très flagrante. Je posais mon front contre son torse et humais son odeur. Je fermais les yeux. C'était vrai que c'était agréable. Je me sentais en sécurité dans ses bras.

Toutefois, ce fût de courte durée. Le portable de Ace sonna. J'ouvris les yeux et il me serra un peu plus contre lui.

- Si c'est important, ça laissera un message ! grogna-t-il.

La sonnerie retentit encore un moment avant de se couper. Nous fûmes tranquille un court instant. Son téléphone sonnait une nouvelle fois. Ace rumina et se dégagea de notre étreinte pour attraper violemment son pauvre cellulaire. Il regarda le correspondant et décrocha.

- Quoi, Thatch ? hurla-t-il me faisant sursauter.

C'était donc Thatch qui lui téléphonait ? Que voulait-il ? Était-ce important ?

- Je... Non... Ca ne te regarde pas !... Mêle-toi de ton cul !... Non je ne lui dirais pas !... La ferme, je veux pas de vos conseils !... Je m'en sors très bien tout seul... C'est Vista que j'entends derrière ?...

Vista ? C'était pas le type qui m'avait parlée sur Facebook ?

-... Passe le moi !... Vista ?... Arrêtez de vous mêler de ma vie privée !... Trouvez-vous une gonzesse et après on en reparle de vos conseils !... Foutez-moi la paix !

Puis il raccrocha et claqua son portable sur le comptoir. Il soupira de lassitude et se tourna vers moi. Ma tête d'idiote croisée sur-le-cul le fit rire.

- Désolé pour ça ! Ils sont collants ! sourit-il.

- On dirait des grands frères qui s'inquiètent pour leur petit frère ! souris-je.

Ace pouffa de rire.

- Ouais on peut dire, mais il y a des limites. Moi je n'espionne pas Luffy quand il est avec une fille et je ne vais pas lui donner des conseils sur comment bouffer un minou et baiser ! railla-t-il avec un sourire en coin.

J'ouvrais la bouche hébétée. Ce Thatch et ce Vista étaient de vrais pervers !

- Ah oui quand même ! Ils sont tous comme ça tes amis ? demandai-je avec un sourire.

- Non, heureusement... Tu auras la chance d'en rencontrer certains, les plus proches. Marco est le plus sérieux et je te présenterai un grand homme. Il en impose au premier regard mais il ne mange pas, t'inquiète !

Il voulait me présenter sa famille de Yakuza ? Oh merde ! Je lui souris timidement. Il vint déposer un baiser sur ma bouche puis regarda l'heure sur son portable.

- Bon on va pas tarder à y aller sinon ta mère va se ramener avec un tank ! dit-il avec un sourire amusé.

Il avait pas oublié ce que je lui avais dit cette après-midi. Je ris à sa remarque.

- Mais avant ça... continua-t-il en s'approchant de moi.

Il me souleva et m'assis sur le comptoir. J'émis un petit cri de surprise. Il se plaça entre mes cuisses et m'embrassa à pleine bouche. Sa langue s'engouffrait dans ma cavité buccale pour chatouiller la mienne. Je logeais mes bras autours de son cou. Une de ses mains était sur le côté de ma cuisse tandis que l'autre caressa mon sein. Je gémissais de bien-être. Son baiser et ses caresses m'excitait. Foutues hormones ! Mon cœur battait la chamade.

- Putain ! souffla-t-il en arrêtant soudainement notre bécotage.

Il nicha sa tête dans le creux de mon cou et se dandina un peu sur place.

- Je bande ! murmura-t-il.

Il me regarda avec un petit sourire en coin embarrassé.

- Je dois penser à autre chose !... Mais j'arrête pas de penser à ton beau petit cul ! ria-t-il, en se dégageant de mes cuisses.

Il avait le don de me faire rougir. Je regardais son entrejambe. Oui, effectivement, il avait la trique. Sa queue faisait une énorme bosse dans son pantalon.

- Allez ! Le froid va me faire débander ! On y va avant de nous faire pulvériser par la mini-pelleteuse de ta mère. s'exclama-t-il en ricanant.

Je ris de sa blague et descendis du comptoir. Nous nous habillâmes et Ace éteignit la TV et les lumières avant de quitter ensemble l'appartement. Il ferma à clé et nous prîmes les escaliers main dans la main. Ensuite nous nous dirigeâmes derrière le bâtiment dans son garage. Ace me mit le casque sur la tête et me l'attacha. Je sortis du garage alors qu'il mit dehors sa moto et la démarra après l'avoir mise sur béquille. Ace enfila son casque et ses gants.

Il faisait nuit et la rue était seulement éclairée par les lampadaires. Nous montâmes sur la moto et il enleva la béquille. Il roula et je serrais fortement mes bras autours de son torse. Bien qu'il conduisait tranquille, je trouvais ça encore impressionnant. Il faisait plus froid que tout à l'heure. Je sentais le froid sur mon jeans. Nous arrivâmes rapidement devant chez moi et Ace se gara sur l'allée. Il mit la béquille et arrêta le moteur. Puis il me tapota la cuisse pour que je descende. Je m'exécutais et enlevais mon casque ensuite. Ace fit de même. Il retira ses gants et se recoiffa d'un geste rapide. Il me sourit et défit ses gants, son casque pendu à son avant-bras.

- Ca a été ? me demanda-t-il.

- Oui, ne t'inquiète pas ! répondis-je avec un sourire.

Le froid me crispait les muscles du visage. Ace me recoiffa en ricanant.

- Tu es bien plus belle comme ça. dit-il.

Je rougis malgré le froid mais je sortis mes clés de ma poche de manteau et ouvris la porte d'entrée. Masha vint vers nous en aboyant.

- Mama, nous sommes là ! m'écriai-je en enlevant mon manteau.

Nous nous déshabillâmes et nous déchaussâmes avant que ma mère n'arrive dans l'entrée. Elle sortait du salon et prit le chien dans ses bras.

- Vous avez passé une bonne fin d'après-midi ? nous demanda-t-elle.

Je hochais positivement de la tête tandis que Ace répondit poliment. Ma mère hurla à Vitali de descendre en russe faisant sursauter Ace. Merci pour nos tympans, Mama ! Puis nous allâmes nous installer dans la cuisine. Ma mère avait mit la table avec la vaisselle que l'on sortait pour les grands événements. Ce n'était pas nécessaire d'en faire autant, Mama ! Vitali arriva dans la cuisine avec son air blasé du cul. Il fut surpris de voir Ace et encore plus en voyant la vaisselle sur la table.

- Bonsoir... dit-il, d'une voix monotone.

Vitali s'assit en face de moi. Ace était à mes côtés. Ma mère nous servit du saumon en croûte avec des boulettes de riz garnies à la pâte de haricots. Ca sentait bon ! Mama s'était surpassée. Ace avait les yeux qui pétillaient et la bave au coin de la bouche. Ma mère s'installa en face de Ace et nous commençâmes à manger. Je voyais bien que Ace se retenait de tout dévorer d'un coup. Il mangeait lentement avec un sourire. Je sentis un coup dans le tibia et pulvérisais du regard Vitali. Je lu sur ses lèvres qu'il me demandait si Mama savait pour Ace et moi. Je lui répondis "oui" d'un mouvement lent de la tête. Puis il me demanda si elle savait pour mercredi soir. Bien sûr que non, face de pet ! Je le regardais outrée et hochais négativement de la tête. Il me souria malicieusement et je lui mis un coup de pieds dans le tibia. Il grimaça. Bien fait pour ta gueule, face de merde !

- Alors Ace, quel âge avez-vous ? demanda ma mère.

Ca commençait ! Pauvre Ace ! Vitali et moi le regardâmes compatissant. Il releva les yeux de son assiette et fixait ma mère. Je ne savais même pas son âge, je ne savais pas grand chose de lui d'ailleurs.

- J'ai 21 ans, Madame Ivanov. répondit-il simplement avant de repiocher dans son assiette.

Lui et la bouffe... 21 ans ? On avait quatre ans de différence. C'était pas grand chose mais pour moi c'était énorme. Mes parents avaient huit ans de d'écart. J'espérais que ça passerait.

- Oh et vous avez fait quel genre d'études ? continua-t-elle avec un sourire.

Oh merde ! Ca n'allait pas passer qu'il avait abandonné l'école. Mes parents étaient carrés sur ça, surtout mon père.

- Les études, c'est pas pour moi. J'ai arrêté l'école à 17 ans et je travaille à mon compte dans l'informatique maintenant.

Heureusement qu'il a direct enchaîné avec le boulot car vu la tête déconfite de ma mère, ça se serait mal passé. Vitali regardait attentivement Ace.

- Tu saurais réparer un pc portable ? questionna mon frère.

Ace lui jeta un regard et acquiesça la bouche pleine.

- Oui, qu'est-ce qu'il a ?

- Je ne peux plus me connecter en wifi. expliqua Vitali.

- Le routeur doit être mort. Je regarderais après si tu veux.

Vitali était ravi. Il mangea ses boulettes de riz avec le sourire.

- Vous réparez des ordinateurs ? demanda ma mère.

- Pas exactement. Je développe et créé des programmes informatiques.

- Oh c'est intéressant. En ce moment, à la Marine, ils ont des soucis avec leurs ordinateurs. Des attaques de pirates, d'après mon mari... Je n'en sais pas de plus mais vous dites que vous êtes à votre compte, vous pourriez aider la Marine à régler ce problème d'attaque ?

Mon cœur ratait un battement. La Marine subissait des attaques de pirates ? Mon cerveau fit le lien avec les emails et le sms de Ace. Non, ça ne pouvait pas être lui. C'était sûrement une coïncidence.

Ace regardait ma mère, hébété. Nous attendions tous une réponse de sa part. Il finit par sourire.

- Madame, je pense que la Marine peut très bien s'en sortir seule. Leurs grandes compétences extraordinaires nous permettent d'être bien en sécurité chez nous. Faites leur confiance, Madame !

Pourquoi je sentais dans sa voix, de l'hypocrisie et de l'ironie ? Putain, il n'en pensait pas un mot ! Ma mère était contente de ce qu'elle avait entendu de sa part. Elle lui souriait.

- Oui, c'est vrai. Mon mari s'en occupe très bien. Il est colonel sous les ordres de l'amiral Aokiji. Mais un peu d'aide n'aurait pas été de refus.

Vitali regardait un peu trop sérieusement Ace puis il me regarda et fronça les sourcils. Lui aussi avait fait attention au ton qu'il avait prit. Il n'y avait que ma mère qui n'y avait vu que du feu.

- Du coup, Anastasia m'a dit que votre petit frère est dans sa classe. changea de sujet ma mère.

Ace sembla soulagé.

- Oui, Luffy. ria-t-il joyeusement.

Nous continuâmes le repas dans la bonne humeur. Ace parlait gaiement de son frère. Ma mère riait avec lui quand il lui racontait des anecdotes sur Luffy. Puis ce fût au tour de Mama de lui raconter des histoires sur notre famille. Je ne savais plus où me mettre quand elle parlait de mon enfance. Vitali riait avec eux mais il fit vite la gueule quand ce fût son tour. Bien fait, face de prout ! Fallait pas te foutre de ma gueule !

Ma mère débarrassa la table et mit la vaisselle à dessert. Elle sortit une charlotte aux poires et chocolat et la posa au milieu de la table. Ace bavait devant. Mama coupa les parts et nous les servit. Ace sauta vite dessus et ferma les yeux de plaisir.

- Ch'est kro bon ! s'exclama-t-il goulûment.

- Ravie que ça vous plaise ! sourit ma mère.

- Je peux en avoir encore ? s'exclama-t-il avec un sourire en tendant son assiette.

Quoi ? Il avait déjà tout fini ? Ma mère, Vitali et moi fûmes ahuris. Nous le fixâmes avec de grands yeux. Néanmoins, Mama le servit de nouveau. Il engloutissait son assiette avec une rapidité déconcertante que ma mère préféra lui laisser le plat quand il en redemanda. Il le termina et bu d'une traite son verre d'eau avant de soupirer d'aise.

- Et bien, quel appétit ! fit Mama, interloquée.

Je terminais ma part de gâteau en le fixant. Vitali et Mama s'en remettaient durement mais ils finissent par terminer leur part. Ace nous regardait avec un sourire. Après ça, ma mère débarrassa la table.

Vitali était de corvée de vaisselle. Je dûsse l'aider pour l'essuyer. Ace et ma mère discutait dans le salon pendant ce temps.

- Tu étais où en début d'aprèm ? Je ne t'ai pas vu avant ton club. me demanda Vitali en me donnant une assiette.

- Chez Ace !... Mais ne dit rien aux parents ! chuchotai-je en essuyant l'assiette.

Il parut surpris.

- Chez lui ? Et vous avez baisé ?

Il m'avait dit ça avec son sourire de pervers à la con. Je rougissais comme une gamine.

- Non, ne raconte pas n'importe quoi ! m'offusquai-je, le rouge aux joues.

- Oh allez tu peux me le dire ! Tu l'as au moins sucé, j'espère ?

Je lui mis un coup de torchon en pleine gueule, alors que mon visage était aussi rouge qu'une tomate. Son sourire malicieux s'agrandit.

- Il t'a fait un facial ou tu as avalé ? ricana-t-il.

Je lui mis ma main sur la bouche rapidement.

- Chut ! Mama va t'entendre, Ducon ! sifflais-je entre mes dents.

J'enlevais ma main et soupirais las.

- Tu sais, je vous sers de couverture si vous voulez baiser à la condition que tu me sers de couverture quand j'aurais envie de baiser avec ma meuf ! proposa-t-il avec un sourire mesquin.

J'entrouvais ma bouche et le regardais sur le cul.

- Tu as une petite amie ? murmurai-je, interloquée.

Il me regarda comme si j'étais une vieille conne.

- C'est tout ce que tu retiens de ce que je viens de dire ?

- C'est le plus choquant !

Il soupira, blasé. Toutefois, j'avais retenu ce qu'il avait dit et lui fis part de mon accord.

- Marché conclu alors. On doit se faire un code pour ne pas se faire griller par les darons. Je pense à une demande d'aide pour mes devoirs à la bibliothèque du quartier.

J'acquiesçai de la tête. Ca tenait la route son truc. On pouvait être absent tous les deux de la maison pour une moitié de journée. Il me passa les couverts et je les essuyais. Putain, je venais de passer un pacte avec mon merdeux de frère pour du sexe ! On se mouchait la gueule mais en réalité, on se serrait les coudes. Cependant, j'étais toujours vierge et même si je rêvais et m'imaginais Ace me baiser, je n'étais pas prête à perdre ma virginité. Et puis c'était trop tôt pour ça !

Vitali vida l'eau et je rangeais la vaisselle. Mon frère nettoya la table d'un coup d'éponge avant de se laver les mains. Je lui passais le torchon et allais rejoindre ma mère et Ace assis dans le salon, Vitali sur mes pas. Mama avait un sourire amusé et vu l'air embarrassé de Ace, elle avait dû lui poser une question gênante. Elle se leva en nous voyant arriver.

- Bon les enfants, je dois apporter des affaires de rechange et un bientô à votre père. J'en aurais pas pour longtemps : une heure grand max. Ne faites pas de bêtise ! déclara-t-elle en se dirigeant dans la cuisine.

Ace me regarda avec un petit sourire.

- Ah tiens Vitali, je peux voir ton pc ? demanda-t-il en tournant son regard vers mon frère.

- Euh oui, il est dans ma chambre. Suis-moi !

Ace se leva et Vitali l'accompagna dans sa chambre. En passant près de moi, il me frôla la main et me fit un clin d'oeil. Je rougissais avec un sourire timide. Ma mère revint avec un gros sac et demanda à Vitali où ils allaient.

- Dans ma chambre pour mon pc. A tout a l'heure, Mama !

- A tout à l'heure, Madame Ivanov ! fit Ace en se courbant.

J'accompagnais ma mère dans l'entrée et l'aidais à mettre son manteau. Elle mit ses chaussures, prit son sac à main et ses clés de voiture avant de prendre les affaires de mon père.

- Ace est un bon garçon. Ne faites pas de bêtise ! me dit-elle en russe.

Je lui souris et elle me promit encore de ne pas rentrer tard avant de sortir et de prendre sa voiture. Je fermais la porte derrière elle et montais à l'étage pour aller dans ma chambre. Masha me suivit et je lui ouvrit la porte de la chambre des parents pour qu'il s'installe dans son panier de nuit. Je passais devant la chambre de Vitali. Elle était ouverte et je vis Ace pianoter sur le pc portable de mon frère. Il se tourna vers moi et me fit un signe de la main. Je lui répondis par un sourire puis allais dans ma chambre.

Ace allait sûrement venir ensuite et ma chambre était un bordel. Je rangeais rapidement mes affaires de tout à l'heure que j'avais laissé sur le sol et ordonnais mon bureau de tout mon fourbis en papier. J'allumais mon pc portable qui s'était mit en veille prolongé après mon départ et flanais sur le net. Je me loggais sur Facebook et vis que j'avais une demande d'ami d'un certain E. Newgate. Avant d'accepter ou de refuser, je regardais son profil. Sa photo de profil représentait un chien blanc avec une sorte de moustache en forme de lune. Je regardais la liste de ses amis. Je ne voyais rien juste Ace en ami commun. Je laissais l'invitation de côté et demanderais à Ace qui il était. Dans mon fil d'actualité, Luffy avait posté des photos de son après-midi au lazer game. Il avait identifié ses amis. Il y avait Nami et Ussopp de notre classe, Sanji et Zoro deux terminales avec qui il traînait très souvent, et une fille aux cheveux bleus qui s'appelait Vivi Nefertari. Elle était belle. Je ne l'avais jamais vu. Elle devait venir d'un autre lycée. Sur les photos, ils s'amusaient bien.

Mon portable se mit à vibrer. Je venais de recevoir un sms de Vitali.

" Si vous voulez baiser un coup, je vous passe une capote ! "

Mais il avait pas honte de me dire ça, lui ? Ace était dans sa chambre à réparer son pc et lui il pensait au cul ! Je lui répondis.

" Ca va pas Ducon et puis sans vouloir te vexer... Ace ne met pas du extra small ! "

Bim dans ta gueule, le clochard ! Sa réponse ne tarda pas.

" J'ai pas une petite bite, la pucelle. Je voulais te rendre service. On est en train de parler de cul avec Ace et il a l'air de s'y connaître. "

Mais d'où ils en sont venus à parler de sexe depuis la réparation d'un pc ? Pourvu que Ace ne racontait pas ce qu'on faisait.

" Demande lui des conseils alors ! A mon avis, tu dois en avoir besoin ! "

Je riais toute seule de ma vanne pourrie.

" Bah justement, j'en profite pour en apprendre des bonnes. Moi au moins, je m'instruis pour être un bon coup, si tu vois ce que je veux dire. Tu devrais en faire autant. Google est ton amie, la pucelle ! "

Il voulait dire quoi par là ? Ace se plaignait de moi ? Toutefois, il n'avait pas tord. Je n'avais jamais regardé de porno sur internet, je n'osais pas. Néanmoins, je fermais Facebook et ouvrais une nouvelle fenêtre pour rechercher des témoignages sur la perte de sa virginité. Je tombais sur un forum où des filles racontaient leur première fois. Ca partait du gars qui s'était trompé de trou à la fille qui s'était retrouvée aux urgences. C'était effrayant ! Au moins je savais que Ace ne se tromperait pas d'entrée. Par contre, les urgences je ne voulais pas y aller. Comment expliquer à ses parents pourquoi on se retrouvait là ? La honte ! Une fille disait que ça faisait très mal d'un coup la première fois et que la douleur diminuait au fur et à mesure des rapports, car il fallait que le corps s'habitue. C'était pas rassurant ! Un gars racontait lors de la première fois, il n'avait pas prit de plaisir car il ne supportait pas de voir sa copine souffrir même s'il avait jouit. Au moins, ça voudrait peut-être dire que Ace compatirait à ma douleur. C'était bien beau de se renseigner mais je n'étais pas prête à passer à l'acte. Je tombais sur une conversation où une fille disait qu'elle avait dû se forcer car le gars lui mettait la pression sinon il la quittait. Oh non, j'espérais que Ace ne fasse pas la même chose. C'était dégueulasse de faire ça !

" Alors la pucelle, on se mate un streaming de cul ? "

"Non espèce d'obsédé du cul ! "

Une ampoule s'allumait au-dessus de ma tête. Je recherchais pourquoi on pouvait mettre un doigt dans un vagin sans avoir mal alors qu'on était toujours vierge. Je tombais sur pas grand chose mais de ce que j'avais lu dans l'ensemble, c'était dû à l'élasticité de l'hymen à cause d'une pratique sportive. Je pensais direct à mon club de karaté. Ca disait qu'il n'y avait aucun risque de déchirure de l'hymen si en gros on y allait pas comme un bourrin. Cela me rassurait d'un côté.

" Ace vient de finir. Il a réparé mon pc. Il y avait un virus qui bouffait mon routeur. Tu es dans ta chambre ? "

" Contente pour toi. Oui, trou de balle ! "

" Je te l'envoie. Tu veux un préservatif ? "

" Fous-moi la paix avec ta capote ! "

Merde, Ace arrivait. Je fermais vite les onglets et mon pc. On toqua et j'allais ouvrir. Ace me souria et entra. Je vis Vitali dans le couloir me faire un clin d'oeil. Mais quel goujat ! Je fermais la porte après lui avoir tiré la langue.

- Sympa ta chambre ! fit Ace en s'asseyant sur mon lit une place.

- Ca a été avec mon frère ? Il t'a pas trop fait chié ? demandai-je en m'asseyant à côté de lui.

- Non, c'est un grand bavard. Il me posait plein de question sur l'informatique.

Rien sur le cul ? Ce petit con m'avait bien eue ! Ace me sourit et me caressa la cuisse.

- J'ai envie de toi ! me susurra-t-il à l'oreille.

Je frissonnais. Si Vitali rentrait ou pire si ma mère rentrait plus tôt et nous surprenait, ce serait l'apocalypse ! Mais braver l'interdit m'excitait beaucoup. J'entourais mes bras autours de son cou et l'embrassais. Ace me bascula sur le lit et se plaça au-dessus de moi. Sa main passa sous mon pull et caressa mon sein à travers mon soutien-gorge pendant que sa langue jouait avec la mienne.

A force d'être intime avec lui, j'osais faire plus facilement des choses. Je posais ma main sur son entrejambe sentant sous ma paume la bosse de son pantalon. Ace me regarda et me sourit malicieusement avant de déboutonner son pantalon et de descendre sa braguette. Il baissa un peu son jeans et j'enlevais carrément le mien. Puis je sortis sa queue et le masturbais. Ace glissa sa main dans ma culotte et me caressa le clitoris en reprenant notre baiser. Il se coucha à mes côtés sur son coude. Nos respirations s'accéléraient. Il retira son pantalon et son T-shirt et j'enlevais mon pull. Mine de rien, lire tous ses forums sur le sexe m'avait bien excitée et me faisait devenir plus entreprenante. Je couchais doucement Ace sur le dos. Il me regarda confus avec un petit sourire. Puis défis ma culotte et mon soutien-gorge. Nue sous ses yeux remplis de désir, je lui enlevais son caleçon et me mis à califourchon sur lui. Ma mouille gouttait sur sa verge et je me frottais contre lui.

- Ca fait plaisir que ce soit toi qui te lance, ma belle ! souffla-t-il avant de gémir.

Il me tenait les hanches et fixait mes seins. Je soupirais d'efforts et de plaisir. Ma cyprine rendait plus facile le frottement de mon clitoris contre sa queue. Cela faisait un bruit humide et j'accélérais le rythme. Je me touchais les seins sous le plaisir et me mordais la lèvre inférieure.

- Oh merde ! J'ai trop envie de te prendre. Tu es trop bandante, ma belle ! grogna-t-il avec un sourire.

Lui aussi il était bandant. Je voulais qu'il me pénètre et me fasse l'amour mais j'allais avoir mal et c'était trop tôt. Putain, je me maudissais d'être vierge !

- Ace, j'ai envie de toi... Mais... J'ai peur et... C'est trop tôt... haletai-je en me déhanchant sur lui.

- Chut... C'est comme tu le sens... Je ne te forcerais jamais...

Je m'arrêtais et hésitais à lui faire part de mon envie d'essayer. Je ne me pensais pas prête à cause du potentiel regard des autres. Si ça se savait et qu'on m'insultait de salope ? Je détournais les yeux. Ace se redressa pour s'assoir et encadra mon visage de ses mains.

- On peut essayer si tu veux et si ça ne va pas ou que tu ne veux plus alors on arrête ! chuchota-t-il en me regardant dans les yeux me faisant rougir.

Il lisait dans mes pensées ? Je me lançais et hochais timidement de la tête puis me décalais sur le côté. Ace se mit à genoux et je me couchais sur le dos, les jambes légèrement écartées. Il s'y logea et vint m'embrasser. Il était doux dans son baiser et sa main me caressait le sein. Je touchais ses cheveux, son dos et ses bras. J'avais peur mais j'avais toujours envie de lui. Je sentis son gland glisser de bas-en-haut sur ma minette. Quand il passa sur mon clitoris, je frissonnais de plaisir. Il s'attardait un moment dessus avant de descendre à l'entrée de mon vagin. Ace se redressa pour se mettre à genoux entre mes cuisses et me regarda avec un sourire en coin.

- Merci de me faire confiance. Je vais y aller. Détends-toi ! murmura-t-il en me caressant la cuisse tendrement.

J'acquiesçai de la tête et fermais mes yeux d'appréhension, les poings serrés contre ma poitrine. Qu'étais-je en train de faire ? Je lui donnais ma virginité sur un coup de tête. J'allais passer pour une dégonflée si je changeais d'avis ! Je respirais profondément pour me détendre le plus possible.

Je le sentis contre l'entrée et s'enfoncer un peu. Mon ouverture s'étirait. C'était désagréable mais ça allait. Ace y allait doucement. Je le remerciais intérieurement pour ça. Je grimaçais et émis un couinement. La douleur était là et elle était aigüe. Automatiquement, je me contractais et Ace s'était arrêté.

- Ca va ? Tu veux continuer ? me demanda-t-il, inquiet.

Ma respiration était rapide. Je hochais positivement de la tête pour l'inciter à continuer. Je pouvais endurer cette douleur. Elle n'était pas si forte que ça.

Ace s'enfonça un peu. Je retirais ce que j'avais pensé. La douleur devint plus forte et des larmes vinrent se loger aux coins de mes yeux. Cela me brûlait maintenant. Je grognais à cause de ma souffrance. Il continua encore un peu et se stoppa. J'ouvris les yeux et le regardais. Avait-il terminé ?

- Tu es dedans ? questionnai-je.

- Oui, mais seulement le gland. Ca saigne un peu mais ça va. Et toi, ça va ?

Je fus surprise d'apprendre qu'il n'avait passé que le gland pour le moment. Bordel, ça faisait un mal de chien ! Et ca saignait alors ca voulait dire qu'il venait de me dépuceler. C'était pas si terrible que ça en fin de compte.

- Oui, ça me brûle beaucoup mais c'est supportable quand tu ne bouges pas. souris-je difficilement.

- Tu veux continuer ?

- Au point où on en est, autant aller jusqu'au bout ! soufflais-je.

Il me sourit doucement et me prévint qu'il continuait. Je retins ma respiration et couinais quand je le sentis bouger plus profondément en moi. Cette douleur était horrible. Je grimaçais et me cachais le visage avec mes mains. Les larmes de souffrance coulaient sur mes joues. Ace s'enfonçait encore. A l'intérieur, je n'avais pas mal, seulement à l'entrée du vagin. Je le sentis pousser au fond. J'avais l'impression qu'il me remontait les entrailles. Il s'arrêta et se pencha sur moi. Je retirais mes mains de mon visage lui dévoilant mes yeux rouges et humides. Il me regardait avec un regard inquiet.

- Je suis arrivé au fond. Ca va ?

Pourquoi étais-je soulagée ? Je venais de perdre ma virginité sans m'y être préparée d'avance, sans qu'on en ai discuté et surtout après deux jours de relation. Je devrais être en panique et m'inquiéter mais non, je me sentais soulagée et surtout je n'en ressentais aucun regret.

- Oui, tout va bien. Ca me brûle à l'entrée, c'est tout.

Il déposa un baiser sur mes lèvres et sécha du pouce une larme au coin de mon œil.

- Je vais bouger maintenant, ma belle ! Tu me dis si ce n'est pas supportable.

J'acquiesçai de la tête et il commença à effectuer des mouvements de va-et-vient en moi. Il y allait doucement et ses yeux étaient ancrés dans les miens. Je plissais des lèvres. La douleur aigüe avait disparu mais la brûlure était toujours là. Ca commençait à être supportable. J'entourais son cou de mes bras. Sa respiration s'accéléra et devint saccadée. Il augmenta le rythme petit à petit. Ca brûlait toujours mais je m'y habituais. Je commençais à ressentir un point de plaisir à l'intérieur. C'était faible et je tentais de me concentrer dessus. Ace grogna de plaisir. Dans le feu de l'action, nous y avions pas pensé mais nous ne nous étions pas protégés.

- Ace... On a pas mit de préservatif !... informai-je faiblement.

Il s'arrêta subitement.

- Merde !... Mais de toute manière, je ne pense pas jouir sans vouloir te vexer...

- Non t'inquiète pas.

Nous nous sourîmes.

- Tu veux continuer ? demanda-t-il.

- Oui, enfin... Si toi aussi, tu en as envie...

Il déposa un baiser sur mes lèvres et reprit ses va-et-vients. Cette fois-ci, il y allait un peu plus rapidement. Il enfouissa sa tête dans le creux de mon cou. Je caressais son dos et tournais la tête vers mon armoire. Il y avait un grand miroir sur la première porte et je pouvais voir le corps de Ace onduler sur le mien, mais seulement une partie de son torse jusqu'à ses fesses. C'était satisfaisant et excitant à voir. Je faisais l'amour avec lui, bordel ! Je me concentrais sur mon point de plaisir qui revenait. Il était moins faible qu'avant et je soupirais de bien-être. Ace grognait de temps en temps.

Pourtant subitement, nous nous arrêtâmes quand nous entendîmes Masha aboyer. Ma mère venait de rentrer. Ace se redressa et me regarda.

- Ta mère a garé son tank ! ria Ace.

J'éclatais de rire. Il se retira doucement de moi et nous nous rhabillâmes rapidement. J'avais mal à la minette. La brûlure était encore là. Des tâches de sang étaient sur la couverture du lit. Et merde, j'allais me faire griller ! Au pire, je dirais à ma mère que j'avais mes règles. J'allais bientôt les avoir en plus.

- Ca va ? me demanda-t-il en me prenant dans ses bras.

- Ca brûle beaucoup mais je vais pas en crever. dis-je, voulant être drôle.

Cela le fit rire puis il me regarda sérieusement dans les yeux.

- Ma belle ? Tu étais sûre de toi ? Je veux dire, tu ne regrettes pas ?

- C'était pas prévu. Et à vrai dire, non je ne regrette pas et je suis même bizarrement soulagée...

Il me regarda surpris puis me fit un sourire malicieux.

- Tu m'aimes, ma belle ?

Mes yeux s'écarquillèrent. J'étais pas prête à sa question. J'en savais rien en fait. Mes joues devinrent rouges malgré moi et je baissais les yeux.

- Je... C'est... C'est pas un peu tôt pour parler de ça ?... bégueillai-je.

Ah bravo Anastasia, tu n'étais pas crédible !

- C'est vrai !...

J'avais senti dans sa voix une pointe de déception. S'attendait-il à ce que je réponde "oui" ? Avais-je fait une connerie ? Pour dissiper tous potentiels malentendus, je l'embrassais doucement sur ses lèvres, sur la pointe des pieds. Il ouvrit la bouche et je passais ma langue pour venir chercher la sienne. J'entourais mes bras autours de son cou et les siens me serraient fortement contre lui. C'était bon. Je me sentais bien. Cependant, nous dûment arrêter quand on toqua à ma porte. Elle s'ouvrit et nous nous lâchâmes rapidement. Ma mère nous regarda avec un sourire.

- Je ne dérange pas ? s'amusa-t-elle.

Si Mama, tu déranges !

- Anastasia, j'ai mis au courant ton père pour ce soir et il voudra voir Ace en privé prochainement. Ne me regardez pas comme ça, tous les deux. Ca va bien se passer !

Oh merde ! Soit Ace allait se faire pulvériser, soit on se ferait pulvériser tous les deux, ou soit... soit rien du tout, on allait tous crever ! Je me crispais et jetais un œil vers Ace. Il était aussi constipé que moi.

Mon père était gentil, enfin moins que ma mère, mais il était très strict sur beaucoup de chose, même si ma mère était là plus flippante des deux.

Mama nous laissa en plan dans la chambre pour descendre au rez-de-chaussée. Ace me regarda.

- Rassure-moi, c'est ta mère qu'il faut craindre dans l'histoire, non ? ria-t-il.

- Oui dans l'ensemble. Mon père est très strict mais si ma mère t'apprécie, il n'aura pas d'autre choix que de fermer sa gueule et t'apprécier lui aussi. voulus-je le rassurer.

- Alors tout va bien !

Je fermais la porte que Mama avait laissé ouverte et me tournais vers lui. Non, tout n'allait pas bien. Mon père allait potentiellement le pulvériser.

- Ne crains rien ! Je gère ! déclara-t-il en voyant ma tête déconfite.

J'étais pas rassurée pour autant. Et là, je ne savais pas pourquoi, le souvenir de la demande d'ami sur Facebook me revint en mémoire. Le mystère du cerveau !

- Ace ? C'est qui E. Newgate ? Il m'a demandé en ami sur Facebook tout à l'heure. demandai-je.

Il avait un air surpris puis son visage s'illumina.

- C'est le grand homme dont je t'avais parlée. C'est un vieux bourru mais il est très gentil ! Tu as accepté la demande ? me sourit-il joyeusement.

- Euh non, enfin j'ai laissé en attente.

- Tu peux. Il ne t'emmerdera pas. Tu ne crains rien avec lui ! Il est comme un père pour moi, à vrai dire ! Un jour, j'aimerais te le présenter.

Comme un père ? C'était vrai que Ace était orphelin. Je hochais de la tête avec un sourire.

- En tout cas, merci de ta confiance pour m'avoir donné ta virginité sacrée ! J'espère en avoir prit soin et je te promets de ne pas la dégrader ! dit-il poliment en courbant l'échine.

C'était malaisant mais Ace était si poli et si gentil. Ce type était un bon gars ! Je ne regrettais rien. J'avais appréhendé ce moment depuis longtemps et au final, ça s'était bien passé et ça ne me faisait ni chaud ni froid. Étais-je normale ?

Ace se redressa et me rapprocha de lui pour m'embrasser doucement sur le front. Il m'enlaçait fortement contre lui et posa sa tête sur le haut de mon crâne. Comme tout à l'heure chez lui, je me sentais bien et en sécurité. C'était bon. Je m'agrippais à son T-shirt dans son dos et collais mon front contre son torse. Je sentais son odeur musquée. J'espérais sentir bon moi aussi. Je ne m'étais pas de parfum. Devais-je en mettre ? Peut-être qu'il aimerait ?

- Demain, je penserais à acheter des capotes pour les prochaines fois. murmura-t-il.

Mon visage s'empourpra et je souriais timidement. Je repensais à notre ébat et acquiesçai silencieusement dans ses bras.

- Anastasia, ma belle, je suis content que tu m'ais fait confiance. C'est un honneur pour moi d'avoir prit ta virginité ! susurra-t-il à mon oreille.

Je frissonnais et soupirais de bien-être quand il déposa un baiser dessus.

- Ce sera mieux la prochaine fois. continua-t-il sur le même ton.

Je relevais la tête et le regardais dans les yeux, les pommettes roses. Il posa un baiser sur ma bouche.

- Au fait, ça a été ? Je veux dire, je ne m'y suis pas pris comme un manche ? questionna-t-il, embarrassé.

Pourquoi cette question ? Je le regardais l'air confuse puis détournais le regard, les joues rouges.

- Non, tout s'est bien passé. J'avais confiance en toi et tu ne m'as pas déçue. Et toi, ça a été ? dis-je sans oser le regarder.

- Oui. Je ne m'attendais pas à ce qu'on le fasse mais je ne regrette pas et je ne suis pas déçu. ria-t-il faiblement.

Je riais légèrement avec lui. Il se dégagea de notre étreinte et nous allongeâmes sur mon lit. Je me collais contre lui et il posa son front contre le mien avec un sourire. Sa main vint se mettre sur le creux de ma hanche. Je caressais son torse du bout des doigts.

- Tu es belle ! murmura-t-il.

Je rougissais et lui souris timidement.

- Toi aussi, tu es beau ! chuchotai-je.

Il était mignon à rougir comme ça. Il scella ses lèvres sur les miennes et entra sa langue pour se mêler à la mienne. Notre baiser était doux. Il aurait pu être romantique si on ne bavait pas comme des porcs. Mais peu importe, nous étions bien. Rien ne pouvait gâcher ce moment sauf peut-être cette putain de sonnerie de portable à la con. Ace sortit son téléphone de sa poche et regarda énervé le correspondant. Il soupira de lassitude.

- C'est Luffy...

Puis il décrocha. Son nom fût hurlé à travers le portable lui tirant une grimace.

- Oui Luffy ?... Je ne sais pas. Pourquoi ?... C'est pas vrai ! Espèce d'idiot ! Tu as été voir la concierge ?... Elle est pas là ?... Bon, bah j'arrive. Attends-moi sagement et fais pas de conneries ! Je serais pas long, à tout de suite.

Ensuite il raccrocha. Merde, il devait déjà partir ? Ace me regarda avec un sourire triste.

- Je dois y aller. Ce crétin a oublié ses clés à l'appart et la concierge n'est pas là pour lui ouvrir. déclara-t-il en se levant du lit, soûlé.

Je me levais à mon tour et jetais un œil à l'heure sur mon portable. Il était déjà 21h34. Ca passait vite. Nous sortîmes de la chambre main dans la main et descendîmes au rez-de-chaussée. Ma mère était dans le salon en train de regarder la TV.

- Je dois rentrer Madame Ivanov. Mon frère m'attend. Merci beaucoup pour votre hospitalité et le repas. C'était très bon ! dit-il en se courbant après m'avoir lâchée la main.

Mama vint le saluer poliment.

- C'était un plaisir de vous accueillir, Ace. Revenez aussi souvent que vous le voudrez. Vous êtes le bienvenu ici ! s'exclama ma mère en se courbant également.

Ils se souhaitèrent une bonne nuit et je raccompagnais Ace à l'entrée. Nous nous habillâmes chaudement et il prit son casque.

- Je te laisse celui-là pour demain soir. dit-il en me montrant d'un geste du menton le deuxième casque.

J'acquiesçai de la tête et nous sortîmes dehors après avoir allumé la lumière extérieure. Il faisait très froid et je trépignais sur place. Ace démarra le moteur de sa moto pour le faire chauffer. Il mit son casque sur le dessus de sa tête et me prit dans ses bras pour me réchauffer. Je me plaçais sur la pointe des pieds et l'embrassais. Le froid avait déjà gelé nos lèvres et le bout de nos nez. Il caressa mon visage puis mit rapidement ses gants et glissa son casque sur sa tête.

- A demain, ma belle ! s'exclama-t-il par-dessus le bruit du moteur.

Il monta sur sa moto, défit la béquille et sortit sur la route. Avant de baisser la visière de son casque, il me fit un clin d'œil me tirant un petit sourire puis il roula sur la route. Je rentrais vite à l'intérieur me réchauffer et ma mère vint me voir avec un sourire malicieux.

- Vous vous êtes embrassés ! s'amusa-t-elle, rempli de sous-entendus.

- Oh Mama... soupirai-je en rangeant mes vêtements dans le placard.

J'étais sûre qu'elle nous avait espionnés à la fenêtre du salon.

- Tu comptes avoir des rapports sexuels avec lui ?

Son ton était sérieux. Je ne répondis pas et enlevais mes chaussures. Cette conversation devint gênante.

- Anastasia, quand tu seras prête, dis le moi ! Je te prendrais une pillule !

Puis elle repartit dans le salon. Ma mère était attentionnée envers ses enfants. Je rangeais mes chaussures et montais dans ma chambre. Je retournais ma couette pour cacher le sang. Mon entrejambe me brûlait toujours. Je pris mon pyjama et décidais de prendre une douche rapide. Lorsque j'avais retirer ma culotte, il y avait un peu de sang dessus. En sortant de la douche, la curiosité m'emportait. Je pris le miroir de ma mère et m'accroupis pour jeter un œil à l'entrée de mon vagin. Ca ne saignait pas mais il y avait maintenant un petit trou sombre à la place. Putain, je n'étais plus vierge ! Cela me fit un choc maintenant mais je ne regrettais pas. Toutefois, comment sa queue a-t-elle pu rentrer dans un si petit trou ? Ca faisait à peine la moitié de la circonférence de mon auriculaire. Je voulus rentrer mon index dedans mais ça me brûlait encore me tirant une grimace. Du sang était dessus et je me le rinçais sous l'eau. Je me vêtis de mon pyjashort et allais dans ma chambre flâner sur mon pc.

Ace n'était pas connecté sur Facebook. J'avais toujours la demande d'ami de E. Newgate et l'acceptait finalement. J'avais maintenant accès à ses amis et à ses photos. J'y jetais un oeil. Il avait beaucoup d'ami en commun avec Ace. Il y avait beaucoup de photo du même chien qu'il avait en photo de profil. Sur certaines, je reconnu Ace en groupe avec d'autres personnes dont Thatch. Ah un message privé de Luffy ? Je cliquais sur le petit cadre en bas de la fenêtre.

" Quoi ! Tu es en couple avec mon frère ? :O "

Ace ne lui avait peut-être pas encore dit et il venait sûrement de l'apprendre sur Facebook.

" Oui, Ace ne t'en a pas parlé ? "

Je le vis écrire puis effacer son message. Plus rien. Il le prenait mal ? Après un moment, je reçus un sms de Ace.

" Luffy vient de me demander en gueulant si je sortais avec Aspasie. Je suppose que ça doit être toi. "

Ce crétin, pouvait-il un jour arrêter d'écorcher mon prénom ?

" Oui et j'aimerais bien qu'un jour il dise mon prénom correctement ! "

J'avais un nouveau message privé de Luffy.

" Je viens de parler à Ace. Cool que tu sois avec lui, comme ça tu pourras me passer tes devoirs ! "

Nan mais il était sérieux là ? Quel culot !

" A un moment donné, il faudra vraiment que tu en fasses au moins un. "

" Ahah, tu es marrante ! :D "

Et ça le faisait rire... Je ne préférais pas répondre et me mis une baffe mentalement.

Ace m'envoya un sms.

" Ca va, Luffy le prend plutôt bien. Il est très content. "

" Tu m'étonnes ! Il pense que je vais lui faire tous ses devoirs maintenant ! "

" :D C'est bien mon frangin ! "

" Au fait, ma mère t'apprécie beaucoup. Quand elle t'a dit que tu peux revenir quand tu veux, ça signifit qu'elle approuve notre relation. "

" Je l'avais compris :D et d'ailleurs tu lui diras qu'elle était pas discrète à la fenêtre ! "

Oh Mama... La honte !

" Elle s'est grillée toute seule quand je suis rentrée. XD "

Je ne voulais pas lui parler de ce qu'elle m'avait dit sur la contraception. C'était bien trop gênant.

" :D J'ai hâte de recommencer ce qu'on faisait tout à l'heure. Tu étais très serrée !"

Oh putain ! Ca me faisait repenser à sa question de savoir si il s'y était pas pris comme un manche. Était-ce aussi sa première fois ? J'étais dans le doute maintenant. Sauf qu'il avait l'air de savoir beaucoup de chose sur le sexe. L'idée qu'il s'était instruit en matant des pornos m'effleura l'esprit. Je m'imaginais Ace en train de se branler devant une scène de cul et cela m'excitait un peu. Et me dire que j'étais peut-être sa première fois me plaisait beaucoup. Je repensais à notre petit rapport sexuel et me demandais si nous avions pu continuer plus longtemps, j'aurais pu jouir.

" Oui malgré la douleur, je commençais à ressentir un peu de plaisir. Je dois l'avouer. "

" C'est bon ça ! Mais tu as encore mal ? "

Je regardais mon short pour tenter de voir s'il y avait du sang. R.A.S, ouf !

" Oui, ça brûle toujours. J'ai prit une douche, et ça ne saigne plus maintenant."

" Content de l'apprendre. C'est rassurant. Tu crois que ça sera guéri pour demain ? "

Il voulait recommencer demain ? Je n'étais pas contre mais et si j'avais encore beaucoup de douleur ? Je repensais encore à sa queue s'enfonçant dans ma minette. Je l'avais senti pousser tout au fond. Malgré moi, mon vagin eut un spasme d'émoi me brûlant l'entrée.

" Je ne sais pas. Mais j'ai peur d'avoir encore mal. "

Il mit un temps avant de me répondre.

" On verra demain si tu veux et si ça va pas, on arrête ! "

" D'accord. "

" Demain je prends des préservatifs, tu as une préférence ? "

C'est à dire ? Je ne m'y connaissais pas là-dedans !

" Non prends ce que tu veux. "

Autant ne pas batailler et le laisser choisir. Nous parlâmes jusqu'à très tard. J'avais éteins mon ordinateur portable et je m'étais installée dans mon lit. Je reçus un autre sms de Ace.

" J'ai très envie de toi ! Je veux encore te rentrer dedans. Surtout je veux t'embrasser et te lécher tes seins ! Tu me manques, ma belle ! "

Notre conversation devenait de plus en plus chaude. Pas pour me déplaire !

" Toi aussi tu me manques ! J'ai aussi envie de toi. Je veux te sucer ! "

J'avais osé lui envoyer ça. Putain !

" Hum tu m'excites beaucoup, ma belle ! Regarde. "

Hein ? Regarde ? Il voulait dire quoi par là ? La réponse arriva vite. Je reçus un mms de sa part. Je l'ouvris. Oh putain, c'était une photo de sa bite en érection ! Il la tenait droite et il y avait une goutte du liquide transparent sur son gland. Il l'avait prit en photo de face. C'était très excitant ! J'avais envie de le sucer.

" Je vois ça. J'ai très envie de te la manger. "

" Hum ma belle, je veux jouir dans ta bouche. J'ai le droit ? "

Oh oui alors. Je m'imaginais le sucer et goûter son sperme, même si c'était dégueulasse. Je voulais lui donner du plaisir. J'étais très excitée et je sentais ma cyprine mouiller ma minette. Je commençais à me caresser devant la photo de sa queue.

" Oui, tu en as le droit. "

" Oh putain ouais. Je veux que tu me suces comme cette aprèm. J'adore ça. Tu suces bien ! Je me touche en y repensant, ma belle ! Et toi, tu te caresses ? "

Merde, il était tellement excitant. C'était bon ! J'accélérais le rythme sur mon clitoris.

" Oui, tu m'excites beaucoup. "

" Oh ma belle, attends moi pour jouir ! "

Putain, l'orgasme arrivait. je passais outre la douleur dans mon vagin et retins mon cri de jouissance. C'était bon et j'ondulais du bassin, les yeux clos. Je reprenais mon souffle calmement avant de répondre à Ace.

" Je viens de jouir ! Désolée si je ne t'ai pas attendu. "

Ace ne répondit pas tout de suite. Je fermais les yeux et souriais de bien-être. J'aimais ce genre de conversation avec lui, carrément toutes les conversations avec lui d'ailleurs. J'étais bien quand il était là et il me manquait lorsqu'il n'était pas là. Mon portable vibra et Ace m'avait envoyée encore un mms. Je l'ouvris et constatais qu'il avait joui lui-aussi. Sur la photo, je voyais son sperme sur son ventre. Il y en avait dans son nombril et sur ses poils pubiens. Je voyais son gland sur son pubis et il avait un peu de sperme sur le bout. C'était très satisfaisant à voir.

" C'était bon, ma belle ? "

Je regardais l'heure sur mon téléphone : 00h45. J'étais fatiguée.

" Oui mais ça m'a crevée ! "

" Moi aussi. Je vais ronfler comme une merde ! Je te souhaite une très bonne nuit, ma belle. Pense bien à moi dans tes rêves ! "

" Bonne nuit à toi aussi. Je t'aime. "

Quoi ? Non putain de merde ! Je l'avais écrit sans réfléchir, putain ! La con ! J'avais envie de me claquer la gueule contre mon armoire et de me pendre. Je mordais ma couette et étouffais ma stupidité dedans. Ace me répondit. J'avais peur de sa réponse et n'osais pas ouvrir son sms. Je soufflais un bon coup et regardais son message. Mon coeur rata un battement.

" Je croyais qu'il était trop tôt pour ça ?! ;P Mais me voilà rassurer. Je t'aime aussi. "

Oh putain, il venait de se déclarer. Et ça l'avait rassuré que je me déclare à lui. Mais j'avais pas fait exprès ! Et puis, le pensais-je vraiment ? Je ne savais pas. J'avais des papillons dans le ventre quand il était près de moi ou lorsqu'il me parlait. J'aimais quand il me regardait dans les yeux et lorsqu'il m'embrassait. Je me sentais en sécurité quand il me prenait dans ses bras. Et surtout, il me manquait quand il n'était pas là. Étais-je amoureuse de lui ou j'avais juste un béguin ? Je verrais bien avec le temps pour le moment je devais profiter de chaque instant.

Cependant, il disait qu'il m'aimait. J'agitais dans tous les sens mes jambes sous ma couette et hurlais comme une hystérique dans mon coussin. J'étais une vraie gamine. Aucune dignité !

Mon portable vibra encore. J'enlevais mes cheveux de ma bouche et de mon visage puis lisais le sms de Ace.

" A demain, ma belle ! X3"

Il m'a envoyée un cœur, putain ! Je souriais comme une gamine.

" A demain ! X3"

Je posais mon téléphone sur ma table de chevet et éteignis ma lampe. Merde, je n'arrivais pas à dormir. Il s'était passé beaucoup de chose aujourd'hui et je pensais aussi à demain.


Papa était rentré seulement ce matin. Nous dûmes faire le moins de bruit possible pour le laisser dormir. Il n'avait pas mangé avec nous ce midi. Mama nous avait dit qu'il avait eu une réunion très mouvementée. Les pirates avaient attaqué cette fois-ci le réseau de Marineford et ils ont pu récolté beaucoup de données sur les citoyens mettant en danger, d'après mon père, leur vie privée et la sécurité nationale. En temps normal, Papa n'aurait lâché aucune info mais il était très fatigué et voulait vite se coucher. Je n'en savais pas de plus et ça me faisait grave flipper. Avaient-ils des informations sur moi ? Je n'osais même plus me connecter sur mon pc.

Je tournais en rond dans ma chambre. Toute cette agitation dans ma tête m'avait presque fait oublier mon rencard avec Ace ce soir. Je voulus me changer les idées et regardais dans mon armoire ce que je pouvais mettre de correct pour ce soir. Il allait faire froid alors les robes et les jupes, c'était mort ! En plus, ce n'était pas recommandé en moto. Je n'avais pas le choix et devais mettre un jeans. Je pris mon préféré. Un blanc satiné en slim. Je choisis un long pull rouge en laine à col roulé et large. Maintenant fallait choisir les sous-vêtements. J'ouvris mon tiroir et tirais une grimace. Je devais vraiment m'en racheter. Je trouvais un ensemble potable et pas trop gamine. Un tout en dentelle rose et noire.

Sur mon portable, il était à peine 15h23. Je pris mes affaires et mon téléphone, et allais dans la salle de bain me préparer. Je me douchais rapidement et examinais mes gambettes et mes aisselles. C'était bon, pas besoin de passer par la cire ! Je n'avais plus mal à ma minette mais quand j'avais touché c'était encore sensible. Si on couchait encore ensemble, ça allait être douloureux. Je mis ma culotte et mes chaussettes pour finir par mettre mon soutif. C'était à ce moment-là que mon portable vibra. C'était un sms de Ace.

" Coucou ma belle, je viens d'acheter les capotes. Ca va mieux en bas ? "

Je souris et lui répondis.

" Coucou, super ! Oui ça va mieux. Ca ne brûle plus mais c'est un peu sensible encore. "

Je mis mon jeans puis mon déodorant.

" Cool ! Mais tu crois que ça ira pour tout à l'heure ? "

" Je ne sais pas. On verra bien. Comment se passe le programme pour ce soir ? "

Je finissais de m'habiller avec mon pull et ouvrit la petite fenêtre de la salle de bain pour faire rentrer l'air frais. Devais-je me maquiller ? Je ne l'avais jamais fait. Je farfouillais dans la trousse de maquillage de ma mère et tombais sur rien d'intéressant. J'avais peur de me rater et ne préférais ne pas en mettre. Je ne voulais pas ressembler à un clown, tout compte fait. Par contre, je me mis un peu de parfum de ma mère. Alien de Mugler. Ca sentait bon ! Je n'en vaporisais qu'une fois pour ne pas cocoter.

" Je viens te chercher vers 18h30, comme prévu. Je verrais ton père du coup ? Et on ira au parc d'attractions Shabondy. On mangera là-bas puis on fera le tour et ensuite on ira chez moi. Ca te va ? "

" Ok ca marche. J'ai hâte de te revoir. Tu me manques. Oui, tu verras peut-être mon père. Il est rentré seulement ce matin et il rattrape sa nuit. Il a eu beaucoup de travail cette nuit, encore une attaque de pirate. "

Je me démélais ma tignasse blonde et fermais la fenêtre avant de retourner dans ma chambre. Sur mon téléphone, il était 16h01. Il me restait pas mal de temps avant de revoir Ace. Depuis que je lui avais dit que je l'aimais, je pensais de plus en plus à lui. Il me manquait encore plus. Était-ce psychologique ? Putain, si ça se trouvait j'étais vraiment amoureuse de lui ?!

" Toi aussi tu me manques. Je veux vite te revoir ! Merde pour ton père. Tu en penses quoi de ses pirates ? "

C'était quoi cette question ? J'en pensais rien en fait. J'avais juste la pétoche, putain !

" Pas grand chose. Mon père a dit qu'ils avaient eu des données sur les citoyens mais j'en sais pas de plus. Ca fout les pétoches de savoir qu'on ne peut rien faire sans être espionné. "

" Bienvenue dans le monde du web, ma belle ! Et ça ne te pose pas de problème que la Marine garde des informations sur tous les citoyens ? Connecte-toi sur internet, je veux te voir ! X3 "

C'était vrai ça. Que ce soit les pirates ou la Marine, c'était pareil. Rien ne changeait, les citoyens étaient espionnés et leurs informations sauvegardées. La Marine était autant en tord que les pirates. Cependant dans son sms, Ace n'avait pas l'air surpris et inquiet que des données soient volées. Étrange ! Pourquoi mon esprit me disait qu'il en savait beaucoup plus ?

J'allumais mon pc en gloussant comme une gamine après avoir vu son cœur. Le temps qu'il démarre, je répondais à Ace.

" Si justement, ça me dérange ! La Marine se dit la Justice et la Sécurité mais elle se fout bien de notre gueule en nous surveillant comme du bétail ! Je viens d'allumer mon pc, j'arrive. X3 "

Je branchais mes écouteurs et les mis à mes oreilles.

" Tu saisis vite les choses, c'est bien ma belle ! Et selon moi, La Marine nous cache encore bien plus de chose. "

C'était pas rassurant mais c'était très fort probable. Putain, mon père était-il au courant ? Je me connectais sur Facebook et Ace m'envoya vite une demande de conversation vidéo. Rapide ! J'acceptais et je le vis à l'écran, son casque sur les oreilles.

Il me souriait en coin me faisant rougir.

- Re ma belle ! Tu m'as manqué !

- Re, toi aussi tu m'as manquée !

Je le vis manger une brochette de viande comme si de rien n'était. Je n'étais même plus surprise.

- Tu penses que les pirates vont faire quoi de toutes ses données ? lui demandai-je, inquiète.

Il termina sa brochette et me regarda sérieusement avant de me répondre avec un sourire espiègle. Même sérieux, je le trouvais beau.

- Je sais pas, peut-être les revendre à d'autres ou les garder et s'en servir pour nuire à tout le monde. Le mieux, c'est qu'ils les passent à l'Armée Révolutionnaires.

- L'Armée Révolutionnaires ? C'est vrai que ce serait intelligent de leur part. Tout le monde serait mit au courant. Mais ce serait très dangereux !

Il me jeta un regard confus.

- Pourquoi ça ?

- Et bien, les gens pourraient se soulever contre le Gouvernement Mondial. Cela créerait des coups d'état voir même des guerres civiles et impliqueraient des innocents. La Marine risposterait obligatoirement et il y aurait beaucoup de morts dans les deux camps ! " dis-je, l'air pensive, le pouce sous le menton.

- C'est possible ! Mais peut-être qu'il faut d'abord passer par-là pour aboutir à un changement.

Je le regardais incrédule. D'abord passer par la violence pour connaître la paix ? C'était la description de la guerre, ça !

- Les pirates travailleraient en coopération avec l'Armée Révolutionnaire pour changer le Régime ?

Il me sourit fièrement avant de boire dans une bouteille de bière. Il buvait que de la bière, lui !

- Tu en conclus bien mais selon moi, l'Armée Révolutionnaire doit payer les pirates pour avoir plus facilement accès à tout un tas d'informations possédées par le Gouvernement Mondial.

- Genre comme des mercenaires ?

- Ouais, je dirais ça comme ça...

Je fronçais des sourcils et me mordillais les lèvres.

- Ca fait quand même flipper ! dis-je, les yeux baissés.

- Ma belle, ne t'en fait pas. C'est possible que les pirates ne fassent rien de toutes ses données.

Je le regardais suspicieusement.

- Mouais, c'est juste une faible probabilité... rétorquai-je.

- C'est vrai ! Sauf qu'au moins la Marine n'a plus toutes ces infos !

- Mais maintenant ce sont des pirates qui les ont et on ne sait pas ce qu'ils vont en faire ! m'offusquai-je.

- Tu es belle quand tu t'énerves !

Hein ? Ca avait le don de me calmer et de me faire rougir. Il ricana et me fit un clin d'oeil. Ca voulait dire quoi, ça ?

- Ma belle, j'ai pas oublié ce que tu m'as dit hier soir. Alors comme ça, tu m'aimes ? sourit-il malicieusement.

Je savais plus où me foutre. Dieu, aidez-moi ! Il était doué pour me faire rougir comme une tomate.

- Je... Euh... Oui... bégueillai-je sans oser le regarder, le visage en feu.

Il éclata de rire. C'était moi ou il venait de changer de sujet ?

- Tu es trop mignonne comme ça, ma belle ! Ca me donne envie de te prendre dans mes bras et de t'embrasser.

Je le regardais surprise, les pommettes encore rouges puis lui souris tendrement. Il regarda quelque chose sur son bureau et bu dans sa bière.

- Oh vu l'heure, je pourrais le faire très bientôt !

Hein ? Je regardais l'heure sur mon portable : 16h56. Quoi ? Déjà ? Ca faisait une heure qu'on se parlait en cam.

- Ca passe vite ! m'exclamais-je.

- Tant mieux ! sourit-il.

- Au fait, je viens de penser. Luffy sera chez vous, ce soir ? demandai-je.

Si nous recommençons à coucher ensemble et qu'il était là, ce serait très malaisant. Il pourrait nous entendre ou pire nous voir !

- Oui, un de ses potes, Zoro je crois, est à la maison. Mais ils devraient tous les deux se barrer quand on arrive normalement pour aller chez un autre pote. T'inquiète pas, je pourrais te faire crier, ma belle !

Comment il me sortait ça, lui ? Je souriais embarrassée et aussi rouge qu'avant ce qui le fit rire. Soudainement, il s'arrêta net et enleva son casque rapidement. J'entendis un vacarme et Ace pesta dans sa barbe.

- Putain mais c'est quoi encore ce bordel ? Je reviens, ma belle ! railla-t-il puis il se leva et quitta sa chambre.

Il y eut un hurlement puis un gros bruit. Je ne savais pas ce qu'il se passait mais mon instinct me disait que c'était à cause de Luffy. J'entendis Ace gueuler après lui mais je ne comprenais pas. Plus rien. Une porte claqua ensuite et je vis Ace réapparaître à l'écran bien énervé.

- Qu'est-ce qu'il se passe ? demandai-je, inquiète.

Il soupira et me regarda.

- Luffy et son pote voulaient se faire à bouffer et ils ont dévalisé la cuisine. Là, ils doivent tout nettoyer.

Je pouffais de rire dans ma main. Avec le bordel que j'avais entendu, je m'imaginais bien Luffy et Zoro défoncer la cuisine pour bouffer. Ace me regarda avec les yeux plissés et un sourcil arqué.

- Il y a rien de drôle ! parla-t-il d'une voix morte.

Je ris de plus belle.

- Tu as de la chance que je ne sois pas là, car je t'aurais puni pour te foutre de ma gueule !

Je m'arrêtais de ricaner et me souvins de la punition d'hier. Je rougissais en me rappelant sa main me claquer les fesses. Je serrais les cuisses légèrement excitée et je baissais la tête voulant éviter son regard.

- Je sais comment te calmer maintenant... dit-il d'une voix suave.

Je lui jetais un œil et constatais qu'il avait un sourire taquin au coin des lèvres. Pensait-il a une punition ? Je me pinçais les lèvres retenant un sourire.

- Ouais tu mériterais une bonne punition ! Du genre une bonne fessée sur ton beau petit cul !

Oh putain de merde ! Ca m'excitait grave. Ma cyprine humidifiait ma minette et je me mordillais la lèvre inférieure.

- Tu aimerais que je te mette une fessée, ma belle ? susurra-t-il près de son micro.

Oh bordel, sa voix était sensuelle. Mon visage allait explosé tellement il était rouge. Je serrais fortement mes poings puis hochais de la tête positivement, le regard fuyard.

- Oh ma belle, je vais m'en donner à cœur joie tout à l'heure. Tu ne pourras plus t'assoir ! s'amusa-t-il près de son micro.

Je lui souris timidement et il me répondit d'un clin d'œil. Je sursautais quand on toqua à ma porte. J'enlevais un écouteur.

- Oui ? dis-je en regardant vers la porte.

On l'ouvrit et je vis mon père, un air fatigué sur le visage. Il venait sûrement de se réveiller. Il resta devant l'entrée de ma chambre, sa main sur la poignée.

- Anastasia, es-tu occupée ? me demanda-t-il.

- Je parle avec Ace en visio, Papa. répondis-je, mal à l'aise.

Ace devait tout entendre. La honte ! Mon père sembla surpris.

- Oh c'était de lui dont je voulais te parler. Ta mère m'a tout raconté pour hier soir. Il vient bien ce soir te chercher, n'est-ce pas ? me dit-il en russe.

Merci Papa... Je hochais de la tête.

- Tu lui diras que je veux en profiter pour lui parler en privé. Maintenant je te laisse et fais attention avec internet !

- Oui Papa ! répondis-je en le regardant fermer la porte.

Je remis mon écouteur et me tournais vers mon écran. Ace me fixait attentivement.

- C'était ton père ? questionna-t-il, sérieusement.

- Oui. Il voulait me parler de toi vu que ma mère lui a tout raconté d'hier soir. D'ailleurs, il veut te parler en privé tout à l'heure. Je prierais pour toi ! riais-je à la fin.

- Tout se passera bien. Je te l'ai dit hier, je gère ! sourit-il, confiant.

J'acquiesçai, sceptique, de la tête.

- J'espère que ça ne durera pas longtemps. J'ai trop envie de te voir, ma belle !... Attends, quelqu'un arrive... dit-il en enlevant son casque.

Ace se leva de sa chaise et j'entendis sa porte s'ouvrir.

- Quoi Luffy ? fit Ace, calmement.

- On a finit. Avec Zoro, on va se chercher un kebab à côté... Oh mais c'est Aspasie ! Salut Aspasie ! fit Luffy en me faisant coucou de la main avec son grand sourire.

- C'est Anastasia ! râlais-je, mais il ne pouvait pas m'entendre.

Je voyais Ace, derrière, en train de hausser un sourcil. Un jeune homme aux cheveux verts apparut devant l'écran à côté de Luffy.

- Aspasie ? Ah elle est dans ta classe, je crois. Elle est mignonne. Salut ! fit avec un sourire en coin, ce qui devait être Zoro.

- Oui, c'est la copine de mon frère. fit innocemment Luffy avec son sourire.

Je vis le visage de Zoro passer de la surprise à la déception pour finir par se décomposer. Il se tourna vers Ace et je compris pourquoi. Il le fixait d'un œil mauvais et je crus voir une aura noire autours de lui. Était-il jaloux ?

- Je crois qu'on va y aller, nous... fit Zoro mal à l'aise.

- Ouais, je crois aussi ! grogna Ace, le ton mauvais.

Zoro plissa des yeux se confrontant au regard tueur de Ace. Je savais plus où me mettre. Luffy se mit à rire et sortit de la chambre. Zoro finit par le suivre sous les yeux noirs de Ace. La porte se ferma puis il se rassit sur sa chaise et remit son casque, l'air bougon. Il soupira et se mordilla les lèvres.

- Il croyait faire quoi, lui ? Tu es ma meuf ! railla-t-il, avec un geste de la main, les sourcils froncés.

Je lui souris tendrement. Oui, il était jaloux et mine de rien ça me plaisait.

- J'avais envie de lui mettre mon poings dans la gueule...

Démonstration du mâle dominant !

-... Et je t'aurais embrasser devant lui si tu avais été là ! continua-t-il avec un sourire enjôleur.

Et maintenant le marquage du territoire par la conquête de la femelle ! Les hommes étaient pas si différents des animaux, tout compte fait.

- Ne t'inquiète pas, c'est toi que j'aime ! fis-je avec un sourire.

Oh merde ! Je lui avais sorti ça sans réfléchir. Je rougis comme une idiote. Ace me fit un petit sourire en coin rempli de sous-entendus.

- Hein ? Tu peux répéter ? J'ai pas bien entendu. s'amusa-t-il, moqueur.

Ce con, il le faisait expres ! Il avait très bien entendu. Je le regardais sceptique.

- Oh allez, j'ai envie de l'entendre encore, ma belle ! supplia-t-il faussement.

Je soupirais avec un sourire vaincu. Comment ne pas craquer avec sa voix super sexy ? Mais j'avais envie de jouer avec lui.

- J'ai dit... Ne t'inquiète pas ! dis-je, en me mordant l'intérieur des joues pour ne pas rire.

Ace sembla attendre la suite mais face à mon silence et à ma gueule de connasse, il s'offusqua.

- Oh Allez ma belle, me fait pas ça ...! sourit-il, un peu irrité.

Je ris légèrement, amusée de l'avoir eu.

- Je t'aime ! soufflais-je timidement, les joues rosées.

Ace passa la pointe de sa langue sur sa lèvre inférieure et me sourit en coin.

- Je t'aime aussi, ma belle ! Je veux t'embrasser et te rentrer dedans pour te faire crier mon nom ! J'ai envie de toi.

Oh putain ! Ce type pouvait me faire un de ses effets rapidement. Je me mordis les lèvres et serrais mes cuisses, les pommettes rouges.

- J'ai aussi envie de toi... murmurai-je.

- Hum ma belle... Mate ça ! susurra-t-il dans son micro avant de prendre sa webcam.

Sa voix sensuelle dans mes écouteurs me donnait des frissons. Avec sa caméra, il me montra son jeans et je pus donc voir son érection à travers. Putain, c'était bandant ! Sa queue partait sur le côté droit de sa cuisse. Il la serra d'une main et se caressa par-dessus son pantalon.

- Je veux que tu te touches aussi, ma belle ! chuchota-t-il au micro.

Je passais ma langue sur ma lèvre inférieure et me levais de ma chaise après avoir retiré mes écouteurs. J'allais fermer ma porte à clé et pris mon pc portable pour le poser sur mon lit. J'enlevais mon jeans et ma culotte puis m'installais sur mon lit, ma main cachant ma minette. Je remis mes écouteurs et vis Ace se rasseoir. Il a dû verrouiller également sa porte. Il cala sa caméra correctement de sorte à voir seulement son entrejambe et il déboutonna son pantalon, baissa sa fermeture éclair puis sortit sa queue et la décalotta lentement. C'était tellement excitant.

Je retirais ma main et sa bite eut un soubresaut à la vue de ma minette.

- Hum ma belle, tu es déjà toute mouillée ! murmura-t-il dans son micro.

Je baissais un petit peu mon écran pour que ma caméra montre seulement ma minette. Je vis qu'il se caressait lentement.

- Allez caresse-toi, ma belle ! Je veux te voir te toucher.

J'obéissais et commençais des mouvements circulaires sur mon clitoris. Je laissais échapper un soupir et mon vagin eut un spasme de plaisir. C'était satisfaisant de voir Ace se toucher. Il passait à plusieurs reprises son index sur son frein puis reprenait ses mouvements de va-et-vient sur son gland et lâchait des soupirs. Je gémissais profondément et il accéléra son geste.

- Anastasia, ma belle, je veux te pénétrer là, maintenant ! souffla-t-il, haletant.

Ma respiration était rapide. Je le voulais aussi.

- Oui, viens ! Je te veux. dis-je en augmentant le rythme de mes caresses.

Ma timidité s'était envolée à cause de l'excitation et surtout dû au fait que je ne voyais pas son visage. C'était beaucoup plus simple de dire ce que je pensais et ressentais quand je ne voyais pas la personne.

- Hum oui, je vais te rentrer dedans tu vas voir ! Ma queue va te faire jouir et tu diras mon prénom, ma belle.

Je frissonnais à ses paroles et ondulais du bassin en gémissant de plaisir. Ace effectuait des mouvements de plus en plus rapides. Je voyais ses testicules s'agiter au rythme de ses caresses. Sa respiration était rapide et saccadée et il lâchait des râles gutturaux de temps en temps. C'était terriblement excitant. Ma main s'activait de plus en plus sur mon clitoris.

- Ace... je viens ! haletai-je.

- Attends-moi... Ma belle ! grogna-t-il.

Non, je ne pouvais pas attendre plus longtemps. Je soufflais son prénom et contractais mon ventre puis soulevais mon bassin en poussant des petits cris de jouissance. Je fixais sa queue pendant mon orgasme. Mes hanches ondulaient automatiquement et je reprenais tranquillement ma respiration, mon coeur battant la chamade. Un sentiment de bien-être m'envahissait. J'entendais les grognements de Ace puis il éjacula. Son sperme giclait en plusieurs jets sur son bureau en verre. Je me mordais la lèvre inférieure me délectant du bruit que cela faisait sur le meuble. Sa respiration était saccadée.

- Oh ma belle, c'était bon ! haleta-t-il.

Sa queue devint molle et il se rhabilla. Je fis de même tranquillement et réinstallais mon pc sur mon bureau. Je me rassayais et vis qu'il prenait des mouchoirs dans une boîte en carton pour essuyer son bureau. Il jeta les papiers dans sa poubelle et se rassit.

- Bon timing ! Luffy vient de rentrer avec son pote. dit-il en remettant sa caméra correctement.

Je lui souris et mon portable vibra ce qui attira mon attention. Un sms de Vitali. Il voulait quoi, ce face de pet ?

" Tu crois que je t'ai pas entendue avec ton film de cul ? Aha, fais moins de bruit la prochaine fois ! "

Je virais rouge. Oh non, il m'avait entendue. La honte, putain ! Je ne pourrais plus le regarder en face.

" J'ai pas besoin de ça, moi ! "

Pourquoi je lui avais répondu ? La con !

" Tu es avec Ace ? Vous faites une sexcam ? J'en ferais une avec ma meuf, tiens ! "

Ouah beurk... Non quelle horreur ! Mon frère se tripotant le poireau... Je tirais une grimace ce qui fit réagir Ace.

- Qu'est-ce qu'il y a ? me demanda-t-il.

- Euh rien... C'est mon frère qui fait son dégueulasse ! répondis-je en posant mon portable sur mon bureau.

J'en avais profité pour lire l'heure, il était déjà 18h. C'était bientôt l'heure du rendez-vous.

- Oh, je vais pas tarder à venir te chercher vu l'heure. s'exclama-t-il.

- Oui, j'ai vu. Souris-je.

- Au fait, tu devras rentrer vers quelle heure ?

- Euh, je ne sais pas à vrai dire. Je demanderai.

Pourvu que ça ne soit pas 21h. J'aimerais 23h ou plus. On était en plein week-end, tout de même.

- J'espère le plus tard possible. Je veux profiter de toi un maximum. me dit-il avec un sourire.

J'acquiesçai pensant comme lui.

- Bon allez, je me prépare et j'arrive, ma belle. A tout de suite, je t'aime !

Je rougissais et lui souris timidement.

- A tout de suite. Je t'aime aussi !

Il me fit un clin d'œil et coupa la conversation vidéo. Je m'étirais les bras et le dos en souriant comme une gamine. Ace allait arriver et j'avais un rencard avec lui. J'étais aux anges. Merci Dieu ! Je pris mon portable et passais par la salle de bain pour me recoiffer, me remettre un coup de déodorant puis descendre au rez-de-chaussée. Mes parents étaient dans la cuisine. Ma mère préparait les légumes pour le repas du soir et mon père buvait un café.

- Ace va pas tarder. Ca va bien, Papa ? fis-je en m'asseyant à côté de lui.

Il me regarda sérieusement.

- Oui, ma fille. Je me suis bien reposé. Tu as dit à Ace que je voulais le voir ?

- Oui, Papa. Tu voudrais lui parler de quoi ?

- Juste éclaircir quelques points. Il fréquente ma fille après tout ! sourit-il en me caressant les cheveux.

- Ne soit pas trop sévère avec lui. Je te l'ai dit, c'est un bon garçon responsable. Tout se passera bien. s'exclama ma mère en mettant, dans une marmite d'eau, ses légumes.

- Oui oui... Mais je veux m'en rendre compte par moi-même.

Bon si ce n'était que ça, tout allait bien. Pourvu que Ace ne fasse pas de bourde avec la Marine. Ma mère n'avait rien vu mais mon père, c'était une autre histoire. C'était pas un con !

- Ta mère m'a dit qu'il savait se débrouiller avec un pc. Tu penses qu'il pourrait rejoindre la Marine ? Je pourrais le faire travailler pour moi. me dit-il en buvant dans son café ensuite.

Oulah question à ne jamais poser à Ace !

- Je ne sais pas. Il travaille à son compte tout seul alors je ne sais pas si le travail d'équipe est dans ses cordes. Si tu lui demandes, c'est possible qu'il refuse, Papa !

Il sembla déçu et soupira avec un petit sourire.

- Dommage, j'aurais bien aimé un assistant...

Je lui souris d'un air désolé. Mon portable vibra et je le sortis de ma poche avec un sourire m'attendant à un sms de Ace. Je fis la gueule quand je vis que c'était ce face de pet de Vitali. Il voulait quoi, ce con ?

" Dis demain, tu veux bien m'aider pour mes devoirs à la bibliothèque du quartier de 14h à 18h ? Si tu vois ce que je veux dire ! J'ai un projet super important pour un cours. "

Il voulait baiser, ce trou de balle ! Mais moi, je ferais quoi ? Ace ne serait peut-être pas disponible. Je me levais et allais dans le salon pour lui répondre.

" Et je vais faire quoi moi pendant ce temps, face de crotte ? "

" Bah tu fais tes devoirs aussi, si tu vois ce que je veux dire. Ton binôme de classe sera peut-être disponible demain, la naine ! "

" Je demanderais à mon binôme au cas ou, mais c'est pas sûr. "

" Démerde-toi mais je dois faire mes devoirs demain ! "

Pourvu que Ace soit disponible demain. Ce serait bien, on pourrait passer toute l'après-midi ensemble. J'entendis le moteur d'une moto s'arrêter sur notre allée. Je jetais un œil par la fenêtre et vis Ace descendre de son véhicule. J'avertis mes parents qu'il était là et allais lui ouvrir.

Ace me sourit et entra. Mes parents arrivèrent derrière moi et le saluèrent poliment. Mon père l'invita à le suivre à l'étage pour discuter tranquillement. Ace se déshabilla et se déchaussa avant de suivre mon père. Je lui fis un petit sourire qui se voulait rassurant. Ils montèrent en haut et j'accompagnais ma mère dans la cuisine, anxieuse.

- Ca va aller, Anastasia. Ton père ne veut seulement que ton bien. Viens remuer les légumes ! me dit Mama en dégraissant la viande de boeuf.

Je m'exécutais et soulevais le couvercle avec un torchon pour remuer la garniture.

- Alors vous allez faire quoi, ce soir ? me demanda Mama.

- On va au parc d'attractions Shabondy et on mangera là-bas ! souris-je en remettant le couvercle sur la marmite.

- Oh vous vous embrasserez dans la grande roue ? fit-elle avec un sourire rempli de sous-entendus.

- Mama !

Elle se mit à rire.

- Oh ma fille, j'ai été jeune moi aussi. Tu crois que je faisais quoi à ton âge avec mon petit copain ? Quand tu seras prête, préviens-moi que je te prenne la pilule !

Malaise malaise malaise ! Cette conversation devenait embarrassante.

- Mama, c'est gênant là ! m'exclamais-je, empourprée.

- Ne dis rien à ton père. S'il apprend que tu as des rapports sexuels avant le mariage, il va vous tuer tous les deux. Moi ça ne me fait rien, j'ai été jeune et curieuse. Je sais ce que c'est de vouloir connaître le plaisir du sexe. Alors tu peux tout me dire et si tu as des questions, je suis là !

Oh mon Dieu ! Rien que d'entendre le mot sexe sortir de sa bouche était plus que malaisant. Je ne savais plus où me mettre. Bordel, Dieu, au secours !

- Tiens si tu veux un conseil, avant de commencer à coucher ensemble, vous pouvez d'abord commencer à connaître le corps de l'autre en vous mastur...

- Non ca va aller, Mama ! m'écriai-je, rouge pivoine.

Plus malaisant c'était pas possible ! Je voulais m'enfuir de cette conversation. Dieu, aidez-moi !

- Bon bon. Amusez-vous bien ! Prends mon sac rose si tu veux. Tu peux mettre tes affaires dedans. Tu as besoin d'argent ? L'entrée et la grande roue sont gratuites mais pas le reste.

Merci Dieu !

- De l'argent ? J'en sais rien. Ace m'a invitée donc c'est lui qui paie, non ? dis-je, pensive.

- Et bien, oui c'est vrai mais rien ne t'empêche de lui faire un cadeau. Allez je te donne 50 Berries. dit-elle en s'essuyant les mains avant d'aller dans le salon.

Elle revint avec son sac à main et son petit sac à dos rose dans la cuisine.

- Tiens, prends mon sac à dos avec toi et voilà l'argent. s'exclama-t-elle en mettant son porte-monnaie dans le sac rose.

Ma mère était bourrée de gentillesse. Je la pris dans mes bras et la remerciais avec amour.

- Oublie pas ton bonnet, il fait froid ce soir !

Mama était une vraie mère poule. Je lui faisais un bisou sur la joue et allais dans l'entrée avec le sac à dos. Je mis mon portable dedans, pris mon bonnet et le rangeais dedans également.

Je me retournais vers les escaliers quand Ace et mon père descendaient les marches. Ils étaient silencieux et vu la tête que tirait mon père, Ace avait dû dire quelque chose de contraignant.

- Bon amusez-vous bien ! Le couvre-feu est à 23h ici, rentrez avant ! Pas de bêtises et faites attention sur la route ! déclara Papa, solennellement.

23h ? Je me retenais de sauter de joie. Ma mère arriva dans l'entrée, un torchon dans les mains.

- Bonne soirée et amusez-vous bien ! Tu viens, mon chéri, j'ai besoin de toi avec la viande. fit-elle en entraînant Papa dans la cuisine.

Ace me regarda avec un sourire en coin. Nous nous habillâmes chaudement et nous chaussâmes avant de prendre les casques. Je mis mon sac à dos, pris mes clés et nous sortîmes dehors avant de fermer à clé. Ace démarra la moto et déposa un baiser sur ma bouche.

- Ca a été avec mon père ? lui demandai-je à l'oreille.

- Oui, mieux qu'avec ta mère. Il m'a posé un peu près les mêmes questions. J'ai bien géré je trouve ! me répondit-il également à l'oreille.

Il mit son casque et m'aida avec le mien avant de mettre ses gants de motard. Ensuite il monta sur sa moto et la sortit sur la route. Je montais dessus aussi, calais mes pieds sur les repose-pieds et m'agrippais fortement à lui. Mes doigts serraient sa veste en cuir à travers mes gants. Il roula et le vent frais de la nuit me donnait des frissons. Il faisait déjà nuit et je ne voyais pas grand chose de la route malgré que Ace avait allumé son phare. Il conduisait tranquillement et nous nous stoppâmes à un feu rouge et Ace me tapota le genoux gauche pour attirer mon attention et me montra de son doigt ganté la grande roue au loin illuminée de toute les couleurs. C'était beau et mes yeux pétillaient d'admiration. Ace roula de nouveau et je me collais un peu à lui quand nous tournâmes sur la gauche en direction de la grande roue. Nous conduisâmes pendant un bon moment. C'était assez loin et Ace avait du prendre la départementale Grand Line. On avait dû passer par le pont Reverse Mountain pour y accéder. Ca avait été magnifique, on avait aperçu l'océan a travers la pénombre de la nuit. Les lumières du parc se rapprochaient au fur et à mesure que nous roulions. Nous arrivâmes quelques temps après et Ace se gara près de l'entrée. Avec une moto, c'était plus simple. Il mit la béquille, arrêta le moteur et me tapota la cuisses pour que je descende. Je m'exécutais et il fit de même. Nous enlevâmes nos casques et Ace les accrocha à la selle avec une chaîne anti-vol. Il enleva ses gants et me les donna.

- Tu ne vas pas avoir froid ? demandai-je en mettant ses gants dans mon sac à dos.

Je mis mon bonnet et replaçais la bretelle sur mon épaule.

- Non, ne t'inquiète pas. J'ai jamais froid aux mains. m'assura-t-il avant me prendre la main et de m'embrasser.

J'ouvris les lèvres pour laisser passer sa langue. Elle caressa la mienne tendrement puis nous arrêtâmes pour passer l'arche du parc. Il y avait beaucoup de monde et ayant faim, nous nous dirigeâmes dans une pizzeria déjà bondée. Un serveur nous accueilla poliment et nous installa près du foyer allumé. Il faisait bon près du feu. Mon manteau sur le dossier de ma chaise, j'avais un grand sourire sur les lèvres. Ace me prit la main et croisa ses doigts avec les miens. Il me regardait dans les yeux jusqu'à ce que le serveur revienne avec les menus. Nous le remerciâmes et j'y jetais un œil. Ouah c'était pas cher, ça allait ! Je pris une petite pizza normande et Ace prit une regina XL. Je n'étais même pas surprise. Il prit une bière et moi, un cola.

Je rougissais quand il me caressa la main du pouce.

- Ca va, ça te plaît ? me demanda-t-il avec un petit sourire embarrassé.

- Oui, beaucoup ! répondis-je avec un sourire timide.

- Rapproche-toi, ma belle !

J'obéissais et il fit de même pour m'embrasser. Nos langues se mêlaient et se chevauchaient ardemment jusqu'à ce que le serveur arrive avec les pizzas et nos boissons. Il nous souhaita bon appétit et nous laissa. Ace but dans sa bière avec un petit sourire en coin en me regardant. Cela me fit encore rougir et je baissais les yeux vers ma pizza. Nous nous souhaitâmes bon appétit et commençâmes notre repas. Ace mangeait avec grand appétit tandis que je prenais mon temps. La demande de Vitali me revint en tête. Je prenais mon courage à deux mains et demandais à Ace s'il avait envie que l'on se voit demain après-midi. Il me regarda ahuri avant de me faire un clin d'œil. Comment je devais le prendre ?

- Bien sûr, ma belle. On restera chez moi et je te ferais crier mon nom ! chuchota-t-il avec un sourire mesquin, penché en avant.

Je rougis comme une gamine. Putain, sortir ça dans un endroit pareil ! Il avait pas honte ? Quelqu'un pourrait entendre. Bref, c'était ok pour demain. J'avertirais Vitali plus tard. Je bus dans mon cola avec un petit sourire. Mine de rien, c'était tout de même tentant de passer une après-midi dans ses bras. J'aimais son contact. Il émit un petit ricanement et bu dans sa bière.

- Tu veux goûter ? me demanda-t-il en me tendant sa bouteille.

Moi, boire une bière ? J'étais mineure ! Mais goûter l'interdit était affriolant. Je hochais de la tête, pris sa bouteille et portais le goulot à mes lèvres. Ouah, c'était amer ! Je tirais une grimace lui lâchant un rire.

- Alors tu aimes ? fit-il avec un sourire moqueur.

Je lui rendis sa bière.

- Comment tu peux boire, ça ? C'est vraiment amer ! fis-je écœurée.

Il ria juste. Nous finîmes de manger et Ace se prit un dessert, moi je n'en pouvais plus. Mon pantalon allait explosé si je mangeais quelque chose en plus. Le serveur lui apporta une énorme part de gâteau à la crème. Oh putain, rien de voir son assiette me rendait limite malade tellement que j'en pouvais plus ! Je ne pouvais même plus boire mon cola et Ace dû le finir.

Après avoir englouti son dessert, nous nous levâmes, prîmes nos affaires et il me prit la main pour sortir. Mais, mais... On avait pas oublié quelque chose là, non ? Putain, on avait pas payé ! Je sentais mon cœur battre très rapidement et nous sursautâmes quand le serveur nous hurla dessus. Ace me tint fermement la main et piqua un sprint m'emportant avec lui. Je le regardais choquée. Il souriait se moquant de la situation merdique dans laquelle il nous avait fourrés. Nous circulâmes à toute allure à travers les attractions du parc. Il courait vite ce con et s'il ne me tenait pas la main, je me serais pétée la gueule comme une merde. Putain, c'était un dingue, ce mec ! Mais malgré tout, avec l'adrénaline du risque et de braver l'interdit, cela me plaisait. Ace nous fit entrer dans une cabine de la grande roue et ferma la porte sous les yeux de plusieurs personnes voulant monter. Elle bougea un peu pour permettre à une autre d'être disponible. Putain de merde ! Je le fixais avec un sourire choqué puis éclatais de rire. Il me suivit et nous nous asseyâmes sur la banquette avec le sourire encore essoufflés par notre courses.

- Tu es dingue ! m'exclamais-je, ahurie malgré un sourire.

Il me regarda avec un sourire en coin.

- Oui, dingue de toi !

Je rougissais et il passa son bras derrière ma nuque se rapprochant de moi.

- Pourvu que mon père ne l'apprenne jamais ! riais-je.

- Il ne le saura jamais, si tu ne lui dis rien !

Je le regardais avec un sourire amusé.

- C'est la première fois que je fais ça ! dis-je.

- Et ça te dérange ? me demanda-t-il.

- Non, c'était un truc de ouf ! m'écriai-je avec un grand sourire.

Il me sourit et colla son front contre le mien. Nous nous regardâmes dans les yeux avec le sourire.

- Je ne pensais pas que la fille d'un colonel de la Marine aimerait enfreindre les règles. s'exclama-t-il.

- Moi non plus ! dis-je sur le même ton.

Son nez frôla le mien et il posa ses lèvres sur les miennes. Cette course contre le serveur et le fait de ne pas avoir payé l'addition m'avait beaucoup plus et quelque peu excitée. J'ouvrais ma bouche et passais ma langue dans sa bouche. Braver les interdits me plaisait et le faire avec lui avait un côté très sexuel. N'ayant pas mis mes gants, je glissais mes doigts dans ses cheveux. Je lâchais un gémissement quand sa main me caressait la cuisse. J'écartais légèrement mes jambes cherchant plus. Je me foutais que tout le monde pouvait nous voir, j'avais envie de lui. Il rapprocha sa main de mon entrejambe.

La cabine s'arrêta et Ace interrompit le baiser pour me regarder avec un sourire. Il m'invita à jeter un œil à travers la bulle. C'était magnifique ! On voyait tout Red Line illuminée. Mes yeux pétillaient d'admiration et j'avais un sourire béat collé sur la gueule. Je sentis le regard de Ace sur moi. Il me fixait avec un petit sourire quand je croisais son regard.

- Ca te plaît ? me demanda-t-il.

- Oui, je passe une très bonne soirée !

- Et elle ne fait que commencer, ma belle ! susurra-t-il à mon oreille me faisant frissonner.

Je me penchais pour l'embrasser tendrement et la cabine rebougea pour finir son tour.

- Tu veux qu'on rentre chez moi, ma belle ?

Son air charmeur me fit rougir et je hochais timidement de la tête. Il me caressa du pouce la joue et déposa un baiser sur mes lèvres puis colla son front contre le mien. Ses yeux dans les miens, il me fit un clin d'oeil rempli de sous-entendus.

- Tu es belle... murmura-t-il avant de frotter son nez contre le mien me lâchant un petit rire timide.

La cabine s'arrêta et les portes s'ouvrit. Nous sortîmes main dans la main, nos doigts entrelacés. C'était vrai que sa main était tout le temps chaude. Elle réchauffait la mienne. Nous quittâmes le parc en faisant attention à ne pas passer devant la pizzeria. Ace démarra la moto puis détacha les casques. J'enlevais mon bonnet et il me mit le mien avant de mettre le sien. Je rangeais mon bonnet dans mon sac à dos et sortis mes gants et les siens. Nous les mîmes puis montâmes sur le véhicule et Ace roula sur la route. Il faisait plus froid à cause du vent. Je me collais un peu plus contre son dos et fermais les yeux en souriant profitant du bien-être que cela me procurait.


Fin du chapitre 3.