Bienvenue dans ce treizième chapitre.
Disclaimer : Les personnages de One Piece ne m'appartiennent pas. Les OC sont à moi et j'adore les faire souffrir.
/! Rating M pour le langage et les scènes crues ! Je vous aurais prévenus !
Question du jour : Si la moustache de Barbe Blanche était orientée vers le bas, est-ce qu'il ferait toujours la gueule ?
Réponse à PassionAnonyme: Ton commentaire m'a beaucoup amusée. J'ai adoré le lire. Tu as eu exactement les réactions que je voulais provoquer. Pour la suite, tu n'es pas au bout de tes peines. C'est possible que tu rages encore et que tu fasses un meurtre voire plusieurs mais tiens bon ! Comme on dit le karma nous rattrape toujours.
Bonne lecture !
Je me loggais sur le discord de mon frère qu'il avait partagé sur celui de Thatch. Les canaux étaient comme ceux de KitchenHell sauf qu'il n'y avait pas le canal Cul. Vitali était déjà dans le canal Bienvenue avec Bonney, Thatch, Vista et d'autres personnes inconnues . Je les saluais aimablement puis une autre personne entra dans le canal. Je ne la connaissais pas. Sûrement encore un membre de la guilde de mon frère.
- Bon toute la guilde est là ! Il ne reste plus que Ace et la bande à Luffy. déclara Vitali.
- Oh ta sœur est là du coup ? demanda moqueusement celui qui était arrivé après moi.
Sa voix était jeune. J'aurais dit que c'était un ado comme mon frère.
- Ouais mais je te vois venir, toi ! Pas touche ! Elle a déjà un mec et il va pas tarder. pesta Vitali.
J'entendis Thatch ricaner et l'autre gars émettre un Oh plaintif. Je voyais bien le type. Il devait draguer tout ce qui bougeait. Peut-être qu'il était pire que Thatch ? Sortir avec un plus jeune que moi n'était pas dans mes cordes. Je ne voulais pas faire du baby-sitting. Quelqu'un d'autre entra dans le canal au moment où le gamin reprit la parole.
- Et c'est qui du coup le mec de ta sœur, Vitali ?
- Moi ! répondit sèchement Ace.
C'était lui qui venait d'arriver et je me pinçais les lèvres, anxieuse. Avant de manger, j'avais séché mes larmes pour ne pas que Mama et mon frère ne sache que j'avais chialé. Papa n'était pas encore rentré et ça m'avait inquiétée. Mon cœur se serra en pensant au pire.
- Salut Ace ! fit Vitali de bonne humeur.
Tout le monde le salua sauf moi. Je préférais rester silencieuse et ne pas lui adresser la parole.
- Ouais salut ! Dit ! Pourquoi ton pote veut savoir qui est le mec de Anastasia ? demanda froidement Ace.
J'étais mal à l'aise. Était-il encore sur les nerfs par rapport à cette aprèm ou bien faisait-il son jaloux ?
- Oh pour rien ! Fais pas gaffe ! Bon il fait quoi ton frère avec ses potes ? s'exclama mon frère sans prêter attention à son ton désagréable.
- Mouais... J'en sais rien. Je l'ai entendu causer avec ses potes alors il ne devrait pas tarder.
Ouais, il faisait la gueule.
- Ok... On va être trop ici alors il vaudrait mieux descendre dans le canal PVE. ricana-t-il à la fin.
Je descendis dans le canal PVE sans attendre les autres ni saluer les membres de la guilde de mon frère. Je savais que c'était impoli mais j'étais pas d'humeur. Moi aussi je faisais la gueule. Thatch vint me rejoindre.
- Ace a pas l'air de bons poils ! se moqua-t-il, une cigarette dans la bouche.
- Hmm... émis-je sans gaieté.
- Oh ça n'a pas l'air d'aller aussi, ma jolie ! Il s'est passé quelque chose ? demanda-t-il avant de jeter son briquet, vu le bruit, sur son bureau.
Il expira sa fumée et je lui répondis d'une petite voix peinée.
- Oui, je te raconterai.
Vista nous rejoignit suivi de Bonney puis de Ace et enfin les membres de la guilde de mon frère arrivèrent au compte goutte.
- Le gamin reste en haut pour accueillir les autres. nous informa Vista.
Je me connectais au jeu, ne l'ayant pas encore fait puis rejoignis Thatch près du TP dans la capitale. Il me groupa dans un raid automatiquement et je vis qu'il y avait déjà Bonney, Vitali et Vista ainsi que d'autres joueurs. Ils étaient tous un peu éparpillés dans la capitale. Je préférais rester avec lui et reçue un message privé de sa part.
" Alors raconte-moi, ma jolie ! Que se passe-t-il ? "
Je me mordillais les lèvres en m'en rappelant et lui racontais tout. Je dus lui envoyer plusieurs pavés pour qu'il ait tout. Je lui avais dit pour le chat, pour mon père, pour ma crise d'angoisse et la venue de Marco et pour notre discussion sur la relation libre ainsi que mon départ. Je n'avais ommis aucun détails à part mes pensées et l'envie concernant Marco. Thatch m'avait lue pendant qu'il papotait avec Vista. De ce que j'avais compris, Vista tenait une boutique de fleurs et sa chambre froide était tombée en panne il y avait quelques jours donc un technicien était venu aujourd'hui la réparer. Il se plaignait que le gars aurait pu venir plus tôt car il avait perdu des fleurs. Il avait dit le nom mais je ne l'ai pas retenu. Les autres étaient restés silencieux et ca m'avait mise mal à l'aise. Bon pas à cause des autres, hein. Mais à cause de Ace. Ce n'était pas dans ses habitudes de s'enfermer dans un mutisme. Il était en colère contre moi à ce point ? Peut-être parlait-il également à Thatch par message ? Merde...
" Ace ne m'a rien dit pour ta crise d'angoisse mais j'ai été mis au courant pour ton père. Marco m'avait dit simplement que tu l'avais prit avec émotion. Il ne pouvait pas m'en dire plus à cause du secret professionnel. J'espère que tu vas mieux maintenant. En tout cas pour Ace, il n'en rate pas une. C'est pas comme ça que fonctionne la relation libre. C'est d'un commun accord que le couple peut aller voir d'autre personne et pas juste lui qui baise d'autres nanas pendant que toi, tu dois bien rester sagement à la maison à lui faire la popote. C'est pas un amour libre ça, ça s'appelle te tromper et te prendre pour une conne. Mais bon, je ne sais pas si sérieusement il le fera. Il a sûrement dit ça pour te faire du mal car il est jaloux. Cependant que lui se donne l'autorisation de le faire et te l'interdit, c'est du foutage de gueule ! Sinon, je ne savais pas que tu kiffais autant les chats :D "
Lui aussi m'avait écrit un pavé. Du coup, était-il de mon coté ? Nan, il était sûrement encore neutre et ne donnait que son avis. Ca me rassurait au moins qu'il était d'accord avec moi.
" Je vais mieux même si je m'inquiète toujours autant pour mon père. Il n'est pas encore rentré de son travail. Oui, j'adore les chats ! Ce sont mes animaux préférés. Ils sont tellement mignons et adorables ! Pour Ace, je me demande maintenant tout comme toi s'il était vraiment sérieux. J'ai l'impression qu'il a mal prit que ce genre de relation m'intéresse et je ne veux même pas batailler avec lui, alors je laisse tomber. Ca me soûle. "
Des personnes arrivèrent dans le canal. Je vis dans l'ordre d'arrivée Nami, Ussopp, Sanji, Zoro, Franky, Chopper, Brook, Robin et enfin Luffy. Minute ! Robin ? Genre comme Nico-sensei ? Ils nous saluâmes tous et effectivement j'avais reconnu la voix de Nico-sensei. Oh bordel de merde ! Gros malaise !
- Hey Aspasie ! Tu ne devineras jamais qui est avec nous ! Il y a la prof qui joue à OPO ! s'exclama Luffy amusé.
Euh... J'étais pas con. J'avais remarqué. J'entendis Nico-sensei ricaner doucement.
- Je m'en étais doutée. souriais-je.
- Oh Robin est votre professeur ? questionna Brook avant de rire.
Son rire était marrant, on aurait dit un air musical.
- Ouais ! Elle est notre prof de lettres modernes à Ussopp, Nami, Aspasie et moi. ria Luffy.
- Je suppose que Aspasie est Anastasia. fit Vista amusé.
- Je suppose aussi. dit Nico-sensei en ricanant.
Oh la honte... Notre prof jouait à OPO avec nous. Gros malaise chez moi. Je ne savais pas si je devais la nommer par son prénom ou encore Nico-sensei lorsque je m'adressais à elle dans le jeu.
- Bon il ne reste plus que Vitali et on pourra tous se téléporter au plateau du WBE et ensuite on pourra enchaîner avec le RVR. déclara Thatch en fumant.
Hein ? Le RVR ? J'étais pas au courant qu'on allait faire du PVP après. Et contre qui ? Je me souvins de la discussion dans le salon avec Luffy lundi. Nan ! C'était ça ? Personne ne me l'avait dit. Mon cœur se serra et je me sentis comme mise à l'écart.
- De toute manière, c'est nous qui allons vous battre. Nous sommes plus nombreux que vous et j'ai huit milles hommes sous mes ordres ! s'exclama Ussopp avec arrogance.
- N'en sois pas si sûr ! Euh... Ussopp, c'est ça ? Vous avez beau être plus nombreux, on va quand même vous défoncer. ricana Thatch amusé.
Ouais, ça confirmait mes pensées. Personne ne m'avait avertie. Je ne pensais pas que c'était volontaire car Thatch, mon frère ou Ace me l'aurait dit. Oh !... A moins que c'était Ace qui devait me le dire ? L'envie de pleurer me vint et mes yeux s'embuèrent. L'avait-il fait exprès ou bien était-ce un oubli involontaire ?
- Tu es bien sûr de toi ! railla Zoro avec arrogance.
- Ouais, on va vous défoncer easy ! continua Thatch.
- Je ne laisserais personne toucher à Nami-chérie, Robin-d'amour et Anastasia-d'amour ! s'écria violemment Sanji.
Ca m'arrangeait mais il était de quel côté, celui-là ? Je ravalais mes larmes et devais faire bonne figure pour ne pas montrer à tout le monde mon mal-être. Si Ace n'avait rien dit pour me faire chier, que je n'espérais pas, je n'allais pas le laisser gagner à me savoir aussi mal.
- Hey tu es de quel côté, toi ? Je te signale qu'Anastasia est avec nos adversaires, sourcils en vrille ! s'écria Zoro.
- La ferme, Tête de cactus ! Je suis du côté de mon cœur.
- Toi la ferme ! Je vais te repasser les sourcils, le cuistot pervers !
- La ferme vous deux ! Arrêtez de nous faire remarquer sinon je rajoute 2000 berrys chacun à vos dettes ! s'écria Nami, sur les nerfs.
- Oui, Nami-chérie ! fit joyeusement Sanji.
- Sorcière ! pesta Zoro faiblement.
Leurs dettes ? Je savais que Nami était avare mais que les autres lui devaient de la thune, nan. En tout cas, ça avait amusé les autres.
- Euh Nico-sensei, si on vous bat, vous allez me mettre une mauvaise note à la disserte de vendredi dernier? demandai-je avec un petit sourire.
- Peut-être bien ! dit-elle joyeusement.
- Oh nan ! riais-je.
Thatch, Vista et Brook rièrent. J'étais vraiment bonne comédienne. Ace ne disait rien puis Vitali arriva dans le canal. Je vis sur le jeu que les groupes du raid avaient été réorganisés depuis que Luffy et sa bande nous avaient rejoinds. J'étais groupé avec Thatch en tant que chef de groupe, Ace et Vista. Nous prîmes le TP pour aller sur le plateau et je me mis en mode PK avec les membres de mon groupe. Je les buffais et nous eûmes les buffs de Nami en tant que mystique elfe habillée légèrement d'un bikini sous le pseudonyme de Tempo. Je pus voir tous les personnages des autres. Zoro avait un guerrier humain à deux sabres dont un en plus dans le dos servant d'accessoire de déco, vêtu tel un samouraï. Son pseudo était Sentôryu. Sanji avait un spirit-fighter humain habillé d'une tenue noire de superhéro sous le nom de SobaMask. Je trouvais ça cool. Luffy avait aussi un spirit-fighter humain vêtu d'une tenue de pêcheur avec un chapeau de paille. Il se nommait Mugiwara. Mouais... Ussopp avait un minks mâle renard pistolero déguisé en mécano se nommant SniperKing. La vache c'était quoi son arme ? Une fronde géante ? Oh Chopper était trop mignon en petit minks mâle raton-laveur ! Il était adorable avec sa salopette et son chapeau haut-de-forme roses sous le pseudo de RumberBall. Brook était un guerrier humain à un sabre déguisé en squelette afro s'appelant SoulKing. Nico-sensei était un warlock elfe habillé en robe noire utilisant le pseudonyme de MissAllSunday. Franky avait un berserker humain recouvert d'une grosse armure en métal portant un gros bouclier. Euh... Son pseudo était SuperFranky... Il n'y avait pas trop d'originalité.
Le groupe de Luffy se postait près de celui de mon frère et je restais au côté de Thatch, Vista et Ace. Pour éviter un énorme brouhaha sur le discord, Vitali avait conclu que seulement les leaders devaient parler, donc Luffy, Thatch et lui-même. Enfin Thatch s'était autoproclamé chef du groupe PVP et ca avait bien fait rire Vista. Je ne voyais pas le mal car Thatch était inéluctablement le leader de la team grâce à son leadership et à sa bonne capacité tactique.
- Ouais mais nan ! Si on nomme cet idiot chef de groupe, on est foutu d'avance ! déclara Ussopp en parlant de Luffy.
- Bah c'est votre chef de guilde. fit Vitali, perplexe.
- Ouais mais c'est pas un futé. Il va nous foutre dans la merde plus qu'autre chose. Laissons faire Nami ! dit Zoro amusé.
Luffy ricana bêtement. C'était vrai que... Bon... Ussopp et Zoro n'avaient pas tord ! Mon frère acquiesça un peu confus puis nomma Nami cheffe de groupe à la place de Luffy. Le World Boss Event apparut et nous nous mîmes tous en place pour le combattre. C'était une sorte de crabe géant avec une énorme pince. C'était pas un Pokémon, ça ? Mon groupe avait pour indication d'attaquer le Boss de temps en temps mais principalement de tuer les joueurs adverses en mode PK qui s'approcheraient. Pour le moment, il n'y avait personne alors nous attaquions le monstre. Puis au bout de quelques minutes, des noms rouges apparurent dans la foule. Thatch eut l'esprit vif et donna les ordres. Ace balança une tornades enflammées dans la masse et vu que nous étions en raid avec les autres, les groupes de mon frère et de Luffy étaient épargnés. Putain, le Boss effectua une AoE et tout le monde se la prit en pleine gueule. Je me soignais rapidement ainsi que les autres qui étaient à ma portée. Ca allait être chaud ! Je devais soigner les attaques des joueurs et ceux du Boss qui étaient bien plus coriaces. Comment faisait mon frère ? Thatch, Vista et Ace attaquaient sans relâche les enfoirés qui venaient nous faire chier et moi je faisais de mon mieux pour les soutenir. Je courrais partout, buffais à m'en défoncer les doigts sur mon clavier, soignais comme je pouvais et débuffais en attaquant une fois à l'occasion le Boss. Je lançais énormément de soin de masse grâce à mes flaques et mon ciblage multiple. Par contre, je n'avais jamais l'occasion de donner de la mana ou de stun un joueur.
C'était hard de ne pas s'énerver lorsqu'un joueur ami loupait les flaques de soin que je posais et crevais comme une merde juste à côté. Je n'avais pas le temps de voir comment Chopper, Nami et mon frère se débrouillaient. J'étais tellement focus sur ce que je devais faire que je n'avais pas le temps de me reposer. La vache, j'allais bien ronfler cette nuit, moi ! Toutefois, dans le vocal, je constatais que Nami était une fine stratège tout comme Thatch. On allait en chier tout à l'heure.
Merde ! Fallait que ça m'arrive maintenant. Putain, j'avais envie de pisser ! La barre de vie du Boss était à un tiers. Descendait plus vite, bordel ! Je m'agitais sur ma chaise en serrant les dents. Allez ! Crevait sale mob que j'aille pisser !
Ah merde nan ! Thatch allait crever. Nan ! Je le soignais comme je pus mais... Putain de Boss à la con ! Fallait qu'il lance une AoE ! Je ressuscitais Thatch puis le buffais. Il me remercia dans le vocal avec bonne humeur m'égaillant.
Quinze pourcent. Dix pourcent. Cinq pourcent. Trois pourcent. Oh bordel enfin terminé ! Ma team combattait toujours les PK pendant que les PVE prenaient les loots en pièces d'or. Nous nous félicitâmes tous puis le groupe de Luffy se téléporta dans la capitale suivi de la guilde de Vitali. Il ne restait plus que Thatch, Ace, Vista et moi. Wouah, quand il y avait beaucoup moins de monde a heal, ça reposait. Par contre tout le monde parlait dans le discord et c'était une vraie cacophonie. Thatch nous demanda de descendre dans le canal juste en dessous pour que l'on puisse entendre ses directives.
Oh bordel, le silence faisait du bien.
- Ah enfin du calme ! Bon allez il en reste trois. Ca devrait être facile car j'ai l'impression qu'ils ne sont pas groupés alors ils s'attaquent les uns les autres. Il faudrait les regrouper avec un appât. fit Thatch amusé.
Un appât ?
- Euh... J'ai l'impression de me sentir viser lorsque tu parles d'appât. souriais-je doucement.
Vista ricana.
- Que tu es perspicace alors ! ria Thatch.
Je pouffais de rire et les buffais une dernière fois avant de soigner Ace toujours silencieux.
- Allez ! En place ! Ce sera rapide. déclara notre leader amusé.
Je me mis un bouclier puis plaçais une flaque de soin pour m'installer dessus pendant que Vista et Ace ramenaient les joueurs qui les attaquaient vers moi. J'utilisais ma grosse compétence d'auto-soin et attendais sans bouger. Ah ils tombaient dans le piège et un commença à m'attaquer puis un deuxième et enfin le dernier. Ma vie descendait en flèche malgré mes soins. Je ne pouvais plus utiliser mes skills car j'étais étourdie puis mise à terre. Néanmoins, je pouvais compter sur Thatch et Vista pour m'aider en les défonçant au C-à-C. Ace en profitait pour lancer des sorts AoE. Comme l'avait dit Thatch, c'était rapide mais malheureusement, j'étais morte.
- Merci pour ton sacrifice, Anastasia. ricana Vista en me ressuscitant.
Je riais doucement puis une fois mon personnage debout, je retirais mon mode PK comme les autres. Nous nous téléportâmes enfin dans la capitale en nous félicitant. Putain de bordel ! Mon pipi.
Je reçus un message privé dans ma boîte aux lettres du jeu. C'était qui ? Ah le système. Oh ! Des cadeaux et un titre de succès. Il y avait des diamants, des émeraudes, des potions haut-level, des parchemins d'expériences, -le truc qui me servait à rien-, et oh bordel... Un costume aléatoire exclusif à ma race ! Je trépignais sur place à cause de mon envie de pisser mais aussi par joie.
- Oh un costume ! J'ai eu un smoking de marié. Tiens, viens Vista on se marie ! rigola Thatch en se pavanant dans son nouveau costume près du personnage de Vista.
- Nan, dégage ! ria-t-il.
- Ah allez ! insista Thatch amusé.
- Nan !
J'ouvrais ma boîte à costume et tombais sur une robe de mariée. Ah... La même chose que Thatch. Je la mis sur mon avatar et wouah ! C'était très jolie ! Je pouvais me la péter maintenant.
- Oh mais ! Anastasia ! Viens ! On est assorti. s'exclama Thatch en se mettant près de moi.
- Ouais. fis-je amusée.
- Allez viens, on se marie ! Il y a un autel près de la place commerciale. proposa-t-il gaiement.
- Nan ! fit sèchement Ace.
Cela mit un froid. Je n'osais rien dire. Il était toujours de mauvais poils.
- Tiens, tu as retrouvé ta voix ? s'amusa à dire Vista.
Ace ne dit rien et Thatch ricana.
- Tu préfères que ce soit avec toi que je me marie, Ace ? se moqua-t-il pour le faire chier.
- Va chier ! Tu ne te maries pas avec Anastasia, c'est tout. pesta le concerné.
Thatch claqua de la langue puis soupira.
- Bon bon... Allez Vista, on se marie alors ! Anastasia est prise. Allez ! réitéra-t-il.
- Nan, va enmerder quelqu'un d'autre ! ria Vista faisant rire Thatch.
Je reçus un message privé de Ace. Ah il ne me faisait plus la gueule ?
" Tu te serais mariée in game avec lui ? "
Ah...
" Ca aurait été marrant vu que c'est in game mais par principe pour toi, nan. "
" Ok alors marie-toi avec moi ! "
C'était même pas une question. Quelle demande en mariage ! Toutefois j'étais de bonne humeur maintenant alors je ne bronchais pas et acceptais.
" Ok, il faut faire quoi ? "
" Il faut des alliances qu'on achète au marchand spécial et payer dix milles pièces d'or chacun à l'autel. "
Putain ! Pipi !
" Ok, ça te dérange si on fait ça après ? J'ai trop envie de faire pipi ! Je ne tiens plus :D"
" Nan ! T'inquiète, je t'attends. "
" Ok, je cours mais je reste sur discord. "
Je me levais à brides abattues de ma chaise puis sortis de ma chambre en courant pour atteindre les chiottes. Oh putain ouais, ca faisait du bien ! Je ne savais pas quelle heure il était mais Papa n'avait pas l'air d'être encore rentré. Avant je ne faisais pas attention et m'en foutais lorsqu'il restait plus longtemps au boulot mais maintenant que je savais qu'il était une taupe, tout changeait. Je me faisais du mauvais sang pour lui. Lorsque je remontais, je croisais Vitali qui me souria.
- On va les défoncer après. ricana-t-il arrogant.
Devais-je lui dire que j'ai été mise au courant que ce soir ?
- Ouais à propos de ça... Pourquoi personne ne m'a mise au courant qu'on faisait un RVR après ?
Il sembla surpris puis fronça les sourcils.
- Quoi ? Ace ne te l'a pas dit ? fit-il perplexe.
Je secouais de la tête avec une moue peinée.
- Il a dû oublier à mon avis mais tout à l'heure, qu'est-ce qu'il avait ? J'ai rien dit pour ne pas foutre la merde mais son comportement m'a soûlé. soupira-t-il.
- Mouais je me disais la même chose mais... Cette aprèm on s'est disputé et ça s'est pas bien terminé. Il est encore sur les nerfs mais on commence à se parler un peu par message sur le jeu et ça a l'air d'aller enfin je crois. Je te raconterai plus tard, là je dois y aller. On m'attend. soufflais-je désolée.
- Ouais... Vous vous disputez souvent, nan ?
Je hochais de la tête avec un son de gorge. Vitali soupira et me frictionna le bras avant de descendre. Je m'enfermais dans ma chambre et remis mes écouteurs en m'installant à mon bureau. Personne n'avait quitté le canal pour remonter. Ah si Vista était en AFK. J'allais faire connaître ma présence à Ace par message mais l'entente de mon prénom m'interpela. Ace et Thatch discutaient de moi. C'était mal de jouer les espionnes mais j'étais curieuse.
- ... Marier avec Anastasia. Tu sais, tu devrais être moins parano. Elle va pas te tromper et te quitter avec le premier venu. Fais lui confiance ! s'énerva Thatch.
Oh Thatch était sur les nerfs. Et visiblement Ace encore plus. Marier ? Parlait-il du jeu ?
- Te fous pas de moi, Thatch ! Je sais à quoi tu joues, je suis pas con. Lui parler de relation libre et discuter tout le temps avec elle, tu la kiffes, c'est ça ? Je sais très bien qu'avec tes plans culs, tu n'es pas comme ça. Lundi, toi et elle, vous étiez pendant deux heures sur Facebook à bavarder. Je te connais bien assez pour savoir que c'est inhabituel chez toi. En temps normal, tu cherches juste à t'amuser avec la nana mais pas à la connaître d'avantage. Tu l'auras jamais, mon vieux ! C'est ma meuf, pas la tienne. s'écria Ace véhément.
J'étais statufiée. Thatch me kiffait ? Nan ! Je voulais pas le croire.
- Oh hey ! Tu vas te calmer, toi ! Entre Anastasia et moi, il n'y a rien. Juste de l'amitié. Il faut que tu arrêtes d'être parano. Cesse d'être jaloux ! A force, ça va mal finir entre vous. Je te l'avais déjà dit. Si je lui parle beaucoup, c'est parce que je m'entends bien avec elle. C'est une pote, Ace. Tu fais la même crise à ses autres amis ? Nous sommes juste amis, mec ! Je lui parle si je veux et elle me parle si elle veut. Redescends sur Terre et arrêtes de te faire des films ! A ce rythme-là, tu vas la rendre malheureuse et elle ne te dira plus rien par crainte de subir ta jalousie. vociféra Thatch.
Je me disais bien. Thatch ne pouvait pas être en kiff sur moi. C'était impossible !
- Je te crois pas ! Je te connais bien, Thatch ! Je vois comment tu la regardes à chaque fois. C'est pas seulement parce que tu trouves qu'elle est bien foutue. Je sais que tu la kiffes et que tu attends plus que de l'amitié entre vous. Tu as oublié que c'était ma meuf et qu'elle n'a que 17 ans ou quoi ? Tu fais ta crise de la quarantaine, c'est ça ? Je suis pas con, Thatch, je te le dis, je suis pas con ! Allez avoue que j'ai raison !
Les larmes me montaient aux yeux. Je n'aimais pas les entendre se disputer, surtout à cause de moi. C'était ce que je voulais éviter depuis le début.
- Nan mais tu racontes n'importe quoi !...
- Nan mec ! Je sais que j'ai raison. Je ne suis pas parano. Tu ne l'auras jamais, Thatch, même si pour ça elle ne devra plus te voir ni te parler...
Pendant que Ace s'époumonait à gueuler, j'avais entendu le son caractéristique du discord signifiant que quelqu'un venait de rentrer dans le canal. Vista était revenu.
- Wouoh ! Tu vas trop loin, là. Tu ne vas pas diriger toute sa vie. Anastasia fait ce qu'elle veut et si elle a envie de me parler ou de me voir et pareil pour d'autres personnes, elle le fera. C'est pas toi qui doit dicter sa vie. Faut que tu arrêtes de faire ton jaloux-possessif ! J'apprécie beaucoup Anastasia et ça me fait de la peine pour elle de voir que tu es comme ça avec elle. Sérieusement à force de subir tes crises, je me demande si elle mérite pas mieux ! gueula Thatch en tapant du poing à la fin sur son bureau.
Je sursautais et mes larmes coulaient automatiquement. Vu comment réagissait Thatch, ce n'était pas la première fois qu'ils se disputaient.
- Si elle mérite mieux ? Tu insinues que tu pourrais être mieux que moi, c'est ça ? Je t'enmerde. Anastasia restera toujours avec moi. Pour ta gouverne, le mois prochain on... vociféra Ace plus fort avant de se faire couper par Vista.
- Bon, on va se calmer, là ! A brailler comme des ânes, vous ne m'avez pas entendus arriver et à mon avis, je pense que depuis le temps Anastasia est revenue également et vous écoute vous crêper le chignon.
Il avait été calme et ca avait coupé net les deux chèvres. Un court silence régna alors que je pris enfin la parole la gorge nouée.
- Oui... pleurais-je d'une petite voix.
J'entendis Ace inspirer de stupeur et Thatch soupirer un merde tandis que je hoquetais.
- ... Vous êtes deux gros imbéciles... Ace, je te le dis encore... Il n'y a rien entre Thatch et moi... Nous sommes amis... C'est tout... Alors arrête !...
La honte ! Ils m'entendaient chialer comme une gamine mais je n'arrivais pas à cesser mes larmes. J'en avais marre. Il n'y avait aucune amourette entre Thatch et moi, juste de l'amitié et une attirance sexuelle. Je reconnaissais que j'avais envie de baiser avec lui mais je n'étais pas amoureuse de lui. Ace commençait à devenir insupportable avec sa jalousie. Il comptait m'empêcher de parler et de voir Thatch comme s'il dirigeait ma vie. Ca, c'était hors de question ! Avait-il vraiment l'intention de le faire ou bien avait-il dit ça sous la colère ? En tout cas, il allait trop loin.
- Anastasia... commença Ace désolé mais je le coupais volontairement en l'ignorant.
- Bonne nuit Vista... soufflais-je enrouée avant de descendre en AFK.
Tant pis pour le RVR, je souhaitais une bonne nuit à tout le monde dans le chat de raid puis quittais le groupe et enfin le jeu avant de me déconnecter de discord. Je me mouchais pour enlever ma morve qui pendait à mon nez. Ouais super sexy ! Puis j'éteignis mon pc et mis mon réveil pour demain matin. Putain déjà 22h57 ! Le World Boss Event avait duré longtemps. Je me levais pour aller allumer ma lampe de chevet lorsqu'on toqua à ma porte. J'allais ouvrir en essuyant mes larmes du revers de ma manche de gilet. C'était Vitali. Il fut surpris de voir mon état.
- Oh... Je venais savoir pourquoi tu avais quitté le raid alors qu'on allait bientôt commencer le RVR mais je comprends mieux maintenant... C'est Ace, c'est ça ? souffla-t-il en entrant.
Je hochais de la tête en repleurant tandis qu'il ferma la porte derrière lui. Il vint ensuite s'assoir sur mon lit et je le rejoinds. Je lui racontais comme je pus ce qu'il s'était passé en hoquetant. Il soupira soûlé avant de me prendre dans ses bras. C'était la seconde fois. Je pleurais sur son épaule trempant son T-shirt alors qu'il me caressait le dos.
- Tu veux bien me raconter ce qu'il s'est passé cette aprèm ? demanda-t-il en chuchotant.
Je hochais de la tête contre lui et lui racontais tout sans lui dire pour Marco, Papa et ma crise d'angoisse. Je sentais son cœur battre fortement dans sa poitrine et sa respiration s'accélérer lorsque je parlais de Ace qui se donnait l'autorisation d'aller voir ailleurs.
- J'en ai marre de lui. Depuis que tu es avec lui, tu ne fais que pleurer. Il me gonfle avec sa jalousie. Thatch a raison, tu mérites mieux. Je comprendrais si tu allais voir ailleurs car tu n'en peux plus de lui. La naine, je te jure, je me retiens de retourner sur discord pour lui dire ses quatre vérités à ce connard ! pesta-t-il sèchement.
L'insulte me blessa.
- Nan ! Ne dis rien... S'il-te-plaît... murmurai-je.
Nous restâmes un petit moment enlacés sans rien dire. J'étais bien dans ses bras. C'était mon frère et il me réconfortait comme il le pouvait.
- Bon je vais retourner dans ma chambre. Les autres doivent m'attendre. chuchota-t-il me coupant dans mon bien-être.
- Nan ! Je veux pas que tu partes. Je veux pas être toute seule. soufflais-je.
J'avais cessé de pleurer mais ça pouvait repartir à tout moment une fois seule. Vitali me frictionna le haut du dos puis soupira.
- Bon bah viens avec moi. Prends tes écouteurs ! Écouter les conneries des amis à Luffy te fera du bien.
Je pouffais doucement de rire en me dégageant de ses bras puis nous nous levâmes pour sortir de ma chambre à pas de loup. J'avais embarqué mon portable et mes écouteurs ainsi que ma chaise de bureau que je faisais rouler doucement puis nous entrâmes dans sa chambre qui étaient dans la pénombre et nous installâmes devant son ordinateur. Je branchais ma paire d'écouteurs et remarquais en la mettant à mes oreilles que mon frère était en AFK et que Thatch, Ace et Vista étaient avec les autres dans le canal PVE. Vitali monta les voir et je pus entendre un brouhaha.
- Ah le boss est de retour ! acclama un membre de sa guilde.
- Bon bah j'ai été voir ma sœur. Elle est très fatiguée et ne viendra pas. Il faudra reporter le RVR pour une autre fois.
- Oh dommage ! fit Luffy, déçu.
- D'un côté, ça m'arrange car je suis aussi fatiguée. On a cours demain, Luffy ! Au cas où tu l'aurais oublié. s'exclama Nami tirant un râle à ce dernier.
- Oui et moi aussi. Je n'ai pas que vous comme élèves en cours. ricana Nico-sensei.
Nami et elle leur dirent bonne nuit.
- Bonne nuit Nami-chérie et Robin-d'amour ! chantonna Sanji.
- Oh la ferme, sourcils en vrille ! Tu me donnes mal au crâne. pesta Zoro.
Nami et Nico-sensei se déconnectèrent tandis que Sanji et Zoro débutaient une joute verbale.
- Oh ça suffit vous deux ! Vous n'allez pas remettre ça ?! soupira Ussopp.
- Toi la ferme ! s'écrièrent en même temps les deux braillards.
Malgré le fond sonore des deux autres, certains partaient également se coucher. Il y avait pas mal de membres de la guilde à Vitali pour au final en rester qu'un. Ca en faisait du ménage ! Il y avait également, Chopper, Ussopp, Franky qui devait bosser dans son garage demain et Vista qui travaillait également demain. Il ne restait plus que Vitali, Bonney, le membre de la guilde que je ne connaissais pas, Brook, Sanji, Zoro, Luffy, Thatch et enfin Ace. Ces deux-derniers ne parlaient pas et je comprenais mieux pourquoi lorsque je reçus un sms. C'était Thatch. Je me pinçais les lèvres et remarquais le regard de Vitali sur mon portable. Je lui souriais doucement puis lus mon message.
" Anastasia, désolé si je te dérange. Ton frère vient de dire que tu étais très fatiguée. Je suis désolé que tu aies entendu ma conversation très brutale avec Ace. J'ai fait face à une énième jalousie de sa part et celle-ci était celle de trop. J'ai perdu mon sang-froid et je m'excuse si je t'ai peinée en criant. Ce n'était pas mon intention. Encore pardon ! J'espère que demain tu voudras toujours me voir. Je t'apprécie beaucoup. Puisses-tu me pardonner. Bonne nuit. "
Vitali me regardait attendant peut-être des informations.
- C'est Thatch... Il s'excuse. fis-je en lui passant mon téléphone pour qu'il lise le sms.
- Même s'il a quand même une idée derrière la tête à ton sujet, je l'apprécie. Lui aussi, il subit la jalousie de Ace. Pareil, il a raison. Thatch te kiffe vraiment. souria-t-il en me rendant mon portable.
- Ne sois pas ridicule ! Thatch a l'âge de Mama. Pourquoi il serait amoureux d'une lycéenne ? Enfin, s'il est capable de tomber amoureux. dis-je moqueuse.
Mon frère ricana.
- Pff... Tu es vraiment trop naïve, la naine. Ace est peut-être un jaloux-possessif mais il doit bien y avoir une raison pour qu'il s'en prenne comme ça à Thatch. Tiens au fait, il est au courant pour Cavendish ?
- Nan, j'ai pas eu l'occasion de lui dire avec tout ce qu'il s'est passé et puis... J'ai peur qu'il s'en prenne à lui au cas où. soupirai-je en pianotant sur mon téléphone.
Je répondais à Thatch en même temps que Vitali gloussait.
- C'est vrai !
" Tu es pardonné, Thatch. Je ne t'en veux pas personnellement. Je trouve juste horrible que vous vous disputiez tous les deux à cause de moi. Vous êtes meilleurs amis. Ce n'est pas mon but de causer du tort entre vous deux. Et oui, demain je voudrais toujours te voir. Je n'ai pas eu l'occasion de te le dire mais j'ai un cadeau pour toi. Je les ai fait moi-même. J'espère que tu aimeras et que tu ne me vomiras pas dessus en les goûtant :) Bonne nuit "
- Ca va sinon toi avec Bonney ? demandai-je.
- Euh... Ouais. Ca nous arrive de nous engueuler pour des broutilles mais rien de bien méchant. Du coup, demain tu comptes voir quand même Thatch ?
- Oui, je dois quand même aller m'acheter une robe pour lundi même si actuellement, je ne sais plus si ce sera toujours d'actualité pour la saint-Valentin. Déjà vendredi, ça risque d'être chaud alors imagine lundi. Faut vraiment que Ace arrête d'être comme ça. Ca doit lui faire du mal en plus. soufflais-je.
- Ouais fait quand même gaffe demain, hein. Vendredi il va y avoir une de ces ambiances ! Mais Bonney est super contente d'aller chez Thatch et de manger dans son resto alors...
- Ouais, c'est aussi pour ça que je continue à vouloir venir vendredi et lundi et puis il y a Izou qui viendra à 16h30 après-demain...
- Olala oui ! J'avais oublié. J'ai réfléchi du coup et ça me tente bien de postuler aussi. Faut pas se coiffer ni se maquiller, c'est ça ? souria-t-il.
- Super ! Ouais mais... Tu te maquilles toi ? hallucinai-je moqueuse.
- Mais nan débile ! C'est pour toi que je disais ça même si le maquillage tu as pas l'air de savoir ce que c'est. ricana-t-il.
- Hey ! m'offusquai-je en le poussant d'un geste de l'avant-bras.
Vitali pouffa de rire et mon téléphone vibra. Thatch m'avait répondue.
- Je te taquine. Mais tu devrais te maquiller. Tu étais bien à la fête de la semaine dernière. Bon te maquille pas autant mais juste un peu, ça t'irait bien. Au moins tu ressembleras à une vraie fille ! se moqua-t-il.
Je lui mis un coup dans les côtes voulant lui faire mal mais à la place il rigola. Tu te tenais quand même les côtes, Ducon ! Je lus la réponse de Thatch avec un sourire amusé.
" Ah ça me soulage que tu m'aies pardonné. J'avais bien remarqué que ça t'avait fait du mal de nous entendre nous engueuler. Mais dès qu'il a râlé lorsque je t'ai proposée pour rire de nous marier in game, j'ai tout de suite su qu'il allait m'en remettre plein la gueule à l'occasion et ça n'a pas traîné. Dès que Vista était parti AFK et qu'il m'a dit que tu n'étais plus là pendant un moment, il m'en a foutu plein la gueule. Je suis sympa mais j'ai mes limites. Allez je ne t'embête plus avec ça. Tu dois penser à autre chose maintenant. Sinon, alors comme ça j'ai un cadeau ? J'ai très envie de savoir ce que c'est surtout si c'est comestible et que c'est toi qui l'a préparé. Je ne vomirais pas, t'inquiète, j'attendrais que tu aies le dos tourné si c'est si mauvais ;P "
Je pouffais de rire. Je jetais un coup d'oeil à Vitali qui causait sur le discord maintenant. Il riait avec Luffy. Brook, Zoro, et Sanji se déconnectèrent en souhaitant bonne nuit. Je baillais à m'en décrocher la mâchoire puis tapotais l'épaule de mon frère lui faisant tourner la tête vers moi.
- Je vais me coucher. Merci... murmurai-je avec un sourire.
- Bonne nuit, la naine ! Je vais pas tarder aussi. sourit-il.
Je retirais mes écouteurs et les débranchais avant de les prendre et de sortir de sa chambre en faisant rouler tout doucement comme tout à l'heure ma chaise de bureau. Au rez-de-chaussée, il n'y avait plus de lumière donc Mama était couchée. Silence maximal ! Mode Naruto activé ! Je m'engouffrais silencieusement dans ma chambre dans le noir total.
Ah bordel de merde ! Putain de bureau ! Ah ça fait mal... Ma pauvre hanche... Bordel ! Je maudissais mon meuble en silence, une main sur ma hanche endolorie avant d'allumer ma lumière au plafond. J'allais avoir un bleu. J'allumais rapidement ma lampe de chevet puis éteignis ma grosse lumière avant de m'engouffrer dans mes draps. Je répondis à Thatch avec un sourire en me demandant ce que pouvait bien faire Ace. Peut-être était-il en train de se morfondre ou bien en foutait-il encore plein la gueule à Thatch ? Les mots de Ace et de Vitali me trottaient dans le crâne. Peut-être que Thatch était en kiff sur moi ? Nan !... Mais je me souvenais qu'il m'avait dit que je lui plaisais et que j'étais la seule à qui il me donnait un surnom. Un frisson de dégoût me parcouru la colonne vertébrale me donnant un tremblement. Ouark, il avait 40 piges et j'en avais 17, bon bientôt 18 ! C'était dégoûtant et immoral. Cependant, je devais admettre que si les mœurs étaient différents et que Ace n'était pas dans ma vie alors ça me plairait bien de le fréquenter. Ah pourquoi tout n'était pas aussi simple ? Pourquoi je n'avais pas une deuxième vie ? Je profiterais à fond en me foutant de tout, tout en continuant ma petite vie tranquille en tant que lycéenne. D'un côté je pourrais être la gamine parfaite qui faisait ses études sans se plaindre et d'un autre je pourrais être la salope dépravée qui allait s'amuser n'importe où avec n'importe qui sans qu'il y ait des conséquences. J'aimais beaucoup cette nouvelle facette de moi mais je ne voulais pas être jugée si cela venait à se savoir surtout au lycée. Déjà qu'on me considérait comme une sorcière maudite sans faire quoique ce soit... Alors si on apprenait que j'adorais baiser et allumer les mecs, j'osais même pas imaginer de quoi on me traiterait. Une pute ? Ouais...Pourtant j'avais envie d'être cette personne. Je me sentais bien et moi-même quand je l'étais. J'étais sûre que je devais être cette personne et que je devais m'assumer pleinement en me foutant de tout. Mais ce n'était pas simple. J'avais peur...
" Si tu vomis, fais-le discrètement, hein ! :D Car si je te grille, il y aura un gros malaise et je ne t'offrirais plus rien de comestible. Je trouvais ça marrant que tu m'aies proposée qu'on se marie in game. C'était très drôle mais bon Ace avait mit un froid direct après. Il n'y avait rien de mal à s'amuser un peu mais bon... Il est jaloux. Puis il m'a envoyée un message privé en me disant de me marier avec lui in game. Même si j'étais soûlée par sa réaction, j'ai quand même accepté. On allait le faire après que je sois revenue de ma pause pipi mais lorsque j'étais revenue vous étiez en train de vous disputer. Je n'aime pas les disputes ni les cris. Bref, j'ai hâte de passer un bon moment avec toi demain :D Allez je dors sinon, je ne vais pas être fraîche demain matin. Bonne nuit ! "
J'éteignis ma lampe et posais mon portable sur ma table de nuit.
Ce matin j'avais osé me maquiller. J'avais passé le cap et ça m'avait plût. Je n'avais pas mit grand chose juste du mascara et de l'eye-liner -Dieu que j'en avais chié à le mettre !- mais je m'étais attachée les cheveux en une petite queue laissant ma frange et deux mèches encadrer mon visage sauf que je m'étais souvenue des suçons de Ace sur ma nuque. Du coup, j'avais gardé mes cheveux lâchés. Mes ecchymoses sur mes poignets étaient passés au noir. J'avais très peu dormi m'inquiétant pour Papa qui n'était pas rentré de la nuit. Au petit-déjeuner, Mama avait dit qu'il avait dormi au bureau travaillant sur un gros dossier et qu'elle allait lui apporter des affaires de rechange dans la matinée. Ainsi même avec le maquillage, j'avais des cernes et une gueule de zombie. THE WALKING DEAD ! Cavendish m'avait accompagnée au lycée en l'écoutant me dire que même si j'avais fait un effort pour être encore plus belle, j'avais vraiment une sale gueule aujourd'hui. Je lui avais dit la vérité et sa réponse avait été de dormir avec un masque de concombre et d'avocat. C'était bon à savoir.
Au lycée, Luffy et sa bande m'avaient saluée et proposée de manger avec eux le midi en classe, chose qui avait étonné Cavendish. J'avais accepté à la condition que mon ami soit de la partie. Luffy n'y avait vu aucun inconvénient. Pendant les cours, j'avais lutté pour ne pas ronfler ce qui avait fait rire mon voisin qui lui ne s'était pas gêné pour le faire un quart d'heure après. Il était enfin l'heure de bouffer. Luffy et Ussopp avaient décidé de coller les tables pour que nous puissions manger tous ensemble malgré les plaintes des autres élèves de la classe. Sanji et Zoro nous avaient rejoinds avec leur bento.
- Nami-chérie ! Je suis si heureux de te revoir. s'enjoua Sanji en dansant sur place.
La concernée ne lui prêta aucune attention, sûrement trop habituée. C'était moi où il avait des cœurs qui lui sortaient des yeux ? J'avais besoin de dormir, moi. Je m'installais à côté de Cavendish en posant mon repas sur la table.
- Oh Anastasia-d'amour ! Que tu es ravissante aujourd'hui. Mon cœur s'emballe en te voyant. chantonna Sanji en s'installant en face de moi.
- La ferme, sourcils en vrille ! Tu me casses les oreilles. pesta Zoro en s'asseyant à côté de Luffy.
- Hein ? Qu'est-ce que tu as dit, la pelouse sur patte ? s'énerva-t-il.
- Commencez pas, vous deux ! vociféra Nami, entre les deux, en leur donnant un coup à chacun sur le crâne.
Quelle violence ! Je déballais mon plat sous les yeux attentifs de Luffy qui s'était penché au-dessus.
- Qu'est-ce que c'est ? demanda-t-il.
- Une omelette au fromage. répondis-je simplement.
Il tira une grimace de dégoût et se remit correctement sur sa chaise. Hein ? Luffy était dégoûté par la bouffe ? Il était malade ?
- N'approche pas cette chose immonde de moi ! railla-t-il.
- Hein ? Pourquoi ? fis-je perplexe.
- Luffy a horreur du fromage. C'est la seule chose qu'il ne mange pas. informa Sanji sur un ton naturel.
Oh... Au moins j'étais tranquille pour bouffer.
- Tiens, c'est qui lui ? demanda Zoro d'un coup de menton vers Cavendish.
Le concerné n'avait pas fait attention à sa question trop occupé à manger à côté de moi.
- C'est Caniche ! répondit Luffy avec un grand sourire.
Caniche ? Je me plaignais de Aspasie mais Cavendish subissait encore plus.
- Sérieux ? Il s'appelle comme ça ? fit Zoro, ahurie.
- Ouais ! s'exclama-t-il.
- Nan, il se nomme Cavendish. dis-je avant de manger.
Ce dernier leva la tête vers moi, confus. Je le lui expliquais puis faisais les présentations entre lui, Sanji et Zoro.
- Oui, je connais Zoro. Nous sommes ensemble au club de kendo. s'exclama Cavendish.
- Hein ? Sérieux ? fit Zoro complètement confus.
Le reste du repas se passait très bien. Nous avions beaucoup ri lorsque Luffy s'était endormi la tête la première dans son bento. Par contre, j'avais remarqué les regards de Zoro sur moi. Ils étaient un peu discrets mais ce qui m'avait mise la puce la puce à l'oreille était ses sourires en coin lorsque je croisais son regard à chaque fois. C'était déstabilisant mais ça avait un côté flatteur. Je lui avais souri au dernier par politesse. Pendant presque tout le repas, nous avions parlé de OPO et je fus surprise d'apprendre que Cavendish y jouait aussi. Il avait un guerrier elfe. A un moment, Nami avait lancé le sujet des préparatifs pour la fête du lycée. Tous les ans, une poignée d'élèves de chaque classe faisait une activité pendant une journée entière pour les visiteurs venant profiter de la fête. N'importe qui pouvait entrer. La journée se déroulait début Mars avant la fin de l'année scolaire. La rousse avait proposé de faire un bar à jus hawaïen car sa sœur pouvait nous fournir des mandarines. L'idée était bonne mais Luffy préférait un restaurant de grillade. Sanji et Zoro nous avaient dit que leur classe avait décidé de faire un lieu hanté. Ca avait l'air cool !
- Alors du coup qui est volontaire pour le faire avec moi ? demanda Nami avec un sourire.
Ah... J'avais pas très envie de participer. Je voulais profiter de la fête et des activités des autres, surtout du lieu hanté. Vu la gueule de Ussopp, Luffy et Cavendish, c'était la même pour eux.
- Anastasia ? Tu veux bien le faire avec moi. Je nous prendrais des tenues hawaïennes et je te montrerais comment faire les jus. proposa-t-elle.
Et merde... Si je refusais, ça allait lui faire de la peine. Je lui souriais doucement en hochant de la tête. Elle sembla ravie.
- Oh super ! Merci. Luffy et Ussopp, vous nous aiderez pour la décoration. sourit-elle grandement faisant râler les deux concernés.
- Je vous aiderais aussi en ramenant des fleurs du club de botanique. suggéra Cavendish ce qui plût à Nami.
Bon au moins, j'espérais qu'on ne ferait pas une danse hawaïenne. Trop la honte ! La tenue ok, les jus ok mais une danse, nan ! Je ne savais pas danser en plus. Bon sauf s'il fallait me tortiller du cul comme une salope. Ça, je savais faire et beaucoup en était témoin à la fête de vendredi dernier.
Lorsque nous eûmes tous terminé, nous remîmes les bureaux à leur place et vu que le prochain cours reprenait à 14h, j'avais le temps d'aller aux chiottes. Je préférais toujours monter au troisième étage. J'étais sûre de pouvoir faire ma pêche tranquille. En changeant ma protection hygiénique, je remarquais qu'elle était nickel. Déjà ce matin au réveil, je n'avais pas perdu grand chose mais là j'étais étonnée. Était-ce à cause de mon dépucelage que je les terminais plus rapidement ? En tout cas, c'était pratique. Un jour avant la date habituelle. Je n'en remis pas puis me lavais la minette comme d'habitude. Je me lavais les mains puis je me brossais les dents. Lorsque je sortis, mon sac sur l'épaule, quelqu'un était dans le couloir devant la porte. Zoro était assis contre le mur en face en train de boire une canette de bière. Euh... C'était pas interdit de boire de l'alcool au lycée ?
- Ah t'es comme ça, toi ? m'amusais-je à dire avec un sourire.
Il me sourit et me salua de sa canette.
- J'ai mes habitudes. Tu en veux ? me proposa-t-il avec un sourire en coin.
Je haussais des épaules et vins m'assoir à côté de lui. Il me passa sa bière que je bus de quelques gorgées. C'était tiède et encore plus amer que les bières de Ace mais j'aimais ça.
- C'est quoi comme bière ? fis-je en grimaçant.
- De la brune mais elle est chaude. Dommage.
Je haussais une nouvelle fois des épaules et rebus dedans. Je commençais à m'habituer au goût très fort.
- Hey bois pas tout ! ricana-t-il en me prenant la canette de la main.
Je souriais amusée en le regardant boire.
- Au fait, ca se passe bien avec Ace ? demanda-t-il sérieusement.
Pourquoi il me demandait ça ?
- Euh oui... Pourquoi ? fis-je confuse.
- Tu es sûre ? insista-t-il avant de boire.
Je soupirais puis le regardais perplexe.
- Je te demande ça car hier soir Luffy nous a dit par message qu'il entendait Ace gueuler. Il avait compris que c'était par rapport à toi quand vous étiez dans le canal juste en-dessous. Il nous l'a dit quand Vista, je crois, n'était pas encore revenu. Et bizarrement, une fois que ce mec était revenu dans le canal, tu t'es déconnectée et nous a dit bonne nuit. Personne n'a osé te questionner par rapport à ça. On est pas con surtout avec la gueule de zombie que tu te trimballes depuis ce matin. Tu n'as pas très bien dormi. Alors tu es vraiment sûre que tout va bien ?
Je baissais la tête puis soupirais peinée.
- Ace est très jaloux... J'étais partie aux toilettes et lorsque j'étais revenue il s'engueulait avec Thatch. Il pense que Thatch empince pour moi. Sérieusement, il a l'âge de ma mère. Nous ne sommes qu'amis. Je ne lui ai pas dit que Cavendish est devenu mon ami, car j'ai peur qu'il s'en prenne à lui. soufflais-je doucement.
- Je le sentais un peu jaloux mais je ne savais pas que c'était à ce point-là. ricana-t-il.
Il allait boire mais je lui pris la canette de la main pour prendre une gorgée, le surprenant.
- S'il savait que je discute avec toi, il ferait un scandale. soupirai-je.
- Qu'il ose, tiens ! Et quand bien même, on s'en fout. Tu fais ce que tu veux. se moqua-t-il en reprenant sa bière.
- C'est vrai ! Les relations coucouche-panier, c'est pas mon truc. J'aime être libre. m'exclamais-je avec un petit sourire.
Je disais ça mais il y avait peu de temps, c'était déjà le cas. Discuter avec Thatch m'avait fait ouvrir les yeux. Je n'étais vraiment pas à l'aise et moi-même dans une relation simple où la nana était le cliché parfait de la femme à la maison à attendre le retour de son époux. J'avais envie de goûter à la liberté totale et de profiter à fond de chaque instant pour ne rien regretter. J'étais novice dans les relations et il m'avait fallu du temps pour me connaître.
Nous nous regardâmes avec un sourire tandis qu'il buvait. Je ne savais pas si l'alcool me montait déjà au cerveau mais je le trouvais vraiment mignon et aurais aimé être plus intime avec lui. De plus ses boucles d'oreille à son oreille lui donnait un air mauvais garçon qui me plaisait. Cependant, je devais contrôler ma pulsion sexuelle étant au lycée. Je n'avais pas envie que tout le monde apprenne ma dépravation. Même s'il n'y avait que nous dans le couloir et vu le silence, personne ne viendrait nous déranger. Mais bon... C'était pas le moment de tout foutre en l'air sachant que j'avais un petit ami. Sérieusement, pourquoi Ace ne voulait pas d'une vraie relation libre ?
- Tout à l'heure, c'était pour ça que tu arrêtais pas de me regarder ? C'était à cause d'hier soir ? questionnai-je.
- Oui et nan ! souria-t-il.
Oui ou nan ? Faudrait savoir. Je haussais des sourcils amusée.
- Comment ça ? demandai-je, perplexe.
Il me fixa longuement avec un sourire en biais puis il bu dans sa canette.
- Je ne veux pas m'attirer les foudres de Ace ni ceux de Luffy, surtout ceux de Luffy. souria-t-il encore en terminant sa bière.
Je le regardais confuse puis Zoro écrasa sa canette en se levant, entra dans les toilettes sans fermer la porte et la jeta dans la poubelle. Au fond de moi, je me doutais que je lui plaisais. J'avais envie d'en profiter un peu. Oh putain quel cul ! Je me levais et entrais dans les toilettes, posais mon sac sur le sol puis fermais la porte. J'étais sûre de faire une grosse connerie mais j'en avais envie surtout que l'alcool n'aidait pas. Malgré que ce n'était pas la première fois que je buvais et le peu que j'avais ingurgité, je me sentais déjà un peu pompette. J'allais sûrement regretter ce que j'allais faire mais sur le moment, je m'en foutais.
Zoro se tourna vers moi en arcquant un sourcil, un sourire en biais.
- J'aime être libre. Avec Ace, on avait discuté pour entretenir une relation libre mais avec sa jalousie, il préfère que de mon côté, je reste sage tandis que lui envisage de se le permettre.
- Une relation libre, hein ? J'adhère. Mais Ace devrait être beaucoup moins jaloux. ricana-t-il.
Ouais. Je m'étais jurée de ne jamais le tromper mais si j'allumais ouvertement un autre type, c'était pas le cas, nan ? Je suis novice dans les relations sauf que maintenant je savais qu'un seul mec ne me suffisait pas. J'étais amoureuse de Ace mais j'avais besoin de plus. CC'était pour ça qu'une relation libre me conviendrait mais il n'en faisait qu'à sa tête. Je lui souriais et vins m'assoir sur le bord du lavabo, mes jambes croisées remontant ma jupe pour dévoiler plus de cuisse d'un geste naturel. Zoro me souria et se rapprocha de moi sans être trop près.
- Juste comme ça, si tu étais vraiment dans une relation libre, tu penses que nous deux... ?
Il ne termina pas sa question mais j'avais deviné la suite. Il avait envie de baiser avec moi. Je pouffais de rire puis lui souriais en haussant des épaules.
- Peut-être... répondis-je amusée.
Il ricana et se gratta de l'index le bout du nez.
- C'est bien dommage alors... dit-il avec arrogance.
Je souriais en coin et décroisais les jambes pour les écarter un peu. Zoro avait baissé les yeux pour les fixer avec un sourire.
- Ouais, vraiment dommage... souffla-t-il pour lui même.
Oh bordel ! J'adorais faire mon petit effet. C'était amusant d'allumer un mec. Baiser avec lui m'aurait bien tentée mais jamais je ne tromperais Ace, même si nous étions dans de mauvais termes en ce moment. Zoro passa sa langue sur sa lèvre inférieure en continuant de me mater. Néanmoins, je descendis de mon estrade et me dirigeais vers mes affaires. Je me penchais sans plier les genoux pour ramasser mon sac offrant volontairement une vue sur mon cul à Zoro. Je sentais son regard sur moi et j'adorais ça. Ma culotte devint humide et mon vagin eut un spasme d'émoi. Je fus cependant surprise de remarquer qu'il s'était rapproché dans mon dos. Lorsque je me redressais, je feignais la surprise en me retournant. Il me souriait en coin et se pencha pour sceller ses lèvres sur les miennes. Hein ? C'était pas prévu ça ! Toutefois, je ne le repoussais pas. Son baiser était clos et brusque. Il finit tout de même par introduire sa langue. Je fermais les yeux, satisfaite de moi et sentis ses mains toucher mes fesses sans honte. Il colla son bassin au mien mais je n'osais pas le toucher, ne serait-ce que pour enlacer son cou. Allumer oui mais embrasser, c'était pas pareil. Un élan de culpabilité s'empara de moi. La réalité était différente du fantasme. Soudainement, la sonnerie signalant la reprise des cours retentit mettant fin à son baiser. Zoro me souria victorieux puis me pinça une fesse avant de se barrer dans le couloir. Je restais un peu sur le cul. Je me sentais un peu sale mais pas honteuse sauf que Mine de rien, ça m'avait excitée. Je finissais par esquisser un sourire en biais finalement contente de moi. J'étais une vraie dépravée et je l'assumais. J'espérais maintenant que personne ne saurait ce qu'il venait de se passer. Je sortis à mon tours des toilettes et constatais que Zoro était déjà parti. Ca m'aurait étonnée qu'il m'attende. Je courais comme une folle dans les escaliers et les couloirs pour rejoindre ma classe. Je n'arrêtais pas de me demander si la sonnerie n'avait pas retentit, Zoro aurait essayé d'aller plus loin. Ca me faisait froid dans le dos. Pas que baiser avec lui me dégoûtait mais qu'il me force à le faire alors que je n'aurais pas voulu pour ne pas trahir Ace était tout autre chose.
Bien sûr j'arrivais en retard et je dus m'excuser auprès de tout le monde sous le ricanement de Luffy. Mon gars, si tu savais pourquoi j'arrivais en retard, tu ne rirais sûrement pas. Merde, ma culotte était trempée !
J'étais fatiguée de base mais avec l'alcool, j'étais séchée et avais encore eu du mal à suivre le cours. Quand ce fut terminé, je rangeais rapidement mes affaires, mis mes vêtements d'extérieur puis saluais Luffy, Nami, Ussopp et enfin Cavendish. Contrairement à d'habitude, je fus la première à sortir sous la surprise de tout le monde. Je m'en foutais. Thatch m'attendait. Je courrais comme une folle dans les couloirs, sautais presque les escaliers et enfilais le plus rapidement possible mes chaussures avant de ranger mes wabaki. C'était moi ou dehors il faisait moins froid que ce matin ? Nan, débile ! Tu venais de courir comme une gogole et tu avais encore de la bière dans l'organisme. Je vis Thatch dans la rue près de l'entrée du lycée contre sa voiture en train de fumer. Oh ! Cette fois-ci, il ne s'était pas coiffé de sa banane et avait laissé ses cheveux lâchés. Ravie de le revoir, je courais vers lui mais une poigne ferme m'agrippa le bras me tirant en arrière. Je manquais de peu de me péter la gueule. C'était qui le con qui avait osé faire ça ? Oh... Ace ! Merde ! Merde ! Et remerde ! Du coin de l'oeil je vis Thatch tourner la tête dans ma direction.
- Anastasia, j'aimerais te parler... commença-t-il avant de se couper salué par son frère qui venait d'arriver.
- Hey Ace ! Qu'est-ce que tu fous là ? s'enjoua-t-il.
Il était suivi de sa bande de potes habituels et je croisais le regard de Zoro. Si tu la ramenais, je te défonçais la gueule à coup de high kick. Il eut l'air de capter ma télépathie car il me souria en coin tout en levant les yeux au ciel.
- Je viens voir Anastasia. répondit-il doucement.
Bon il était pas sur les nerfs et il avait pas l'air d'avoir vu Thatch. Ouf !
- Ah ok ! Nous, on va chez Franky. Tu veux venir Aspasie ? proposa Luffy.
- Euh nan, j'ai prévu quelque chose pour cette aprèm. souriais-je tandis que Ace lâchait mon bras.
- Ah tant pis... Une autre fois alors ? sembla déçue Nami.
Je hochais de la tête avec un grand sourire. Ouais pourquoi pas mais bon là on m'attendait, les gars. Luffy et sa bande nous saluèrent avant de partir.
- Tu as prévu de faire quoi cette aprèm ? me demanda Ace avec un petit sourire amical.
- Du shopping pour lundi. répondis-je simplement.
- Ah... Tu as du temps pour discuter seul-à-seul ? quémanda-t-il en se grattant l'arrière du crâne.
Il était mal à l'aise.
- Euh... Oui mais pas longtemps, j'aimerais faire pas mal de magasin. souriais-je.
Il hocha de la tête et nous nous installâmes sur la bordure devant le lycée, un peu plus loin de l'entrée. J'avais vu Thatch nous regarder puis rentrer dans sa voiture. Il allait pas se barrer, nan ? Ah nan, il attendait simplement. Il avait dû comprendre.
- Je suis désolé pour hier. A propos de tout. Je ne le pensais pas... J'ai réagi comme un con... Je ne veux pas t'imaginer me quitter pour un autre gars... Tu sais, la relation libre me tente bien car j'aime profiter de tout au jour le jour et ne rien regretter mais si on se lance dans cette relation, tu iras forcément avec un autre mec au moins une fois et tu pourrais en tomber amoureuse... Je ne veux pas que tu me largues, ma souris... Je suis bien avec toi ! parla-t-il à voix basse pour qu'il n'y ait que moi qui l'entende.
- Ace ! Je suis amoureuse de toi mais j'aimerais bien profiter aussi de la vie comme toi. Hier lorsque tu m'as dit que tu me l'interdisais, je me suis sentie comme en cage et ça a empiré quand tu as dit à Thatch que tu m'empêcherais de le voir et de lui parler. Je veux être libre Ace et comme toi, la relation libre m'intéresse. Je te fais confiance alors fais-moi confiance ! C'est toi que j'aime et je sais que je n'aimerais personne d'autre que toi. Si tu veux on peut essayer en s'imposant des règles ? chuchotai-je doucement.
Il me regarda longuement avec son air sérieux qui faisait flipper. Quoi ? T'énervais pas ! Ace se mordilla la lèvre inférieure puis se l'humidifia avant de hocher de la tête.
- Ok, on va faire comme ça. Je propose comme règles de baiser une fois chaque personne, de ne jamais la revoir et de ne jamais avoir de rencard avec elle. Ca te va ?
- Ouais ok mais j'en rajoute une. La règle de ne pas dire qui c'est à l'autre. Si je rencontre une fille que tu as baisé, ce serait très malaisant.
Il ricana.
- C'est vrai et une autre aussi qui est de toujours se protéger. En fait, on est pareil. Quand tu es partie hier, Vista nous a foutus dans la gueule de nous mettre à ta place. Je me suis rendu compte du coup que je n'aurais pas aimé que tu me parles comme ça ou entende ce que j'ai dit venant de toi. J'ai vraiment été con et je m'excuse encore. Tu me pardonnes, ma souris ?
- Oui, mon chat ! Je te pardonne. souriais-je sincèrement.
Je lui pris la main et entrelaçais mes doigts dans les siens tandis qu'il me souria.
- Bon, je vais devoir m'excuser aussi auprès de Thatch. Sinon, tu veux mettre ça en place à partir de quand ? ricana-t-il en caressa ma main du pouce.
Sa main était chaude et sans mes gants, elle réchauffait la mienne.
- Euh... Quand tu veux. fis-je en haussant les épaules.
- Ok bon bah... Maintenant ? proposa-t-il peu sûr de lui.
- Euh ok... fis-je en hochant de la tête avec un petit sourire.
Ace se pencha vers moi et m'embrassa. Sa langue vint caresser la mienne et je me foutais si quelqu'un pouvait nous mater. J'étais bien et heureuse que tout soit pour le mieux.
- Tu as pas très bien dormi à cause de moi ? Je vois que tu as une sale tête. demanda-t-il désolé.
Je secouais de la tête.
- Nan, mon père n'est pas rentré de la nuit. Je m'inquiète pour lui. soupirai-je.
- T'en fais pas pour lui ! Tout va bien. Je peux te l'assurer. Cette nuit on lui a donné un peu de fil à retordre mais bon, il doit jongler entre nous laisser passer et nous barrer la route dans le système pour rester crédible. C'est sûr c'est pas marrant pour lui mais c'est pour la bonne cause. Bientôt ce sera terminé, je te le promets. Alors arrête de t'inquiéter ! Marco m'a dit que si tu continuais, il serait obligé de te prescrire des médocs.
Je hochais de la tête, comprenant. Puis il lâcha ma main pour poser son bras sur mon épaule me rapprochant de lui. Thatch devait m'attendre mais j'étais bien avec Ace.
- Sinon tu es vraiment obligée de faire ton shopping ? questionna-t-il avec un sourire.
- Oui, sauf si tu as envie que je viennes habillée en jogging-baskets lundi. riais-je doucement.
- Nan, me fous pas la honte, ma souris. ria-t-il amusé.
Je l'embrassais tendrement puis il approfondit le baiser. C'était doux et romantique. Bon seulement si on enlevait les connards qui passaient devant nous l'air choqués. On vous enmerdait ! Au Japon, c'était mal vu de montrer de l'affection en public. Mais FUCK ! On s'en foutait.
- C'est dommage que tu dois faire les magasins, j'aurais bien voulu que tu restes avec moi, même si je dois bosser. J'ai un programme à terminer pour le boss. ricana-t-il.
- Une autre fois et puis demain on se voit chez Thatch. Bonney va être contente. Il a prévu de lui faire plein de pizzas. souriais-je grandement.
- C'est vrai. Au fait je suis encore désolé pour hier. A toi, je te fais confiance mais Thatch, il... Enfin, tu vois... Avec toi, il est pas comme d'habitude.
- Ace, ça va. Ne t'inquiète pas ! Il n'y a rien entre nous sauf de l'amitié et il n'y aura jamais rien d'autre. Mais sérieux, il a l'âge de ma mère ! Et c'est même toi qui m'a dit qu'il était allergique à l'amour. rigolais-je pour le détendre.
Il souffla du nez, amusé.
- C'est vrai ! Bon allez, je vais te laisser faire tes trucs de gonzesse. Je rentre chez moi bosser.
Il retira son bras puis se leva. Je le suivis dans son élan et lui pris la main pour l'embrasser sur la pointe des pieds. J'étais heureuse que nous nous étions réconciliés. Ace déposa ensuite plusieurs baisers sur mes lèvres avec un sourire avant de lâcher ma main et de traverser la rue pour rejoindre sa résidence. Avec un grand sourire, je me dirigeais vers la voiture de Thatch qui m'attendait à l'intérieur. Je rentrais dedans, lui fis un grand sourire heureux avant de le saluer poliment puis retirais mon manteau. Son regard moqueur ne m'échappa pas. Quoi ? J'émis un petit gloussement gêné.
- Quoi ? gloussai-je.
- Vous étiez mignons tous les deux. souria-t-il.
Je rougissais en lui souriant timidement.
- Il est venu s'excuser et nous avons encore parlé de la relation libre.
- Et donc ? demanda-t-il intéressé.
- Et donc à partir de maintenant nous avons commencé une relation libre. On en a bien discutée et on s'est rendu compte qu'on était pareil. Lui aussi veut profiter de la vie. En plus il a dit qu'il allait s'excuser aussi auprès de toi.
J'avais le grand sourire encore heureuse.
- Ca veut dire que tu peux te lâcher avec moi, hein ?! ricana-t-il.
Je le voyais venir celui-là !
- Oui mais... On s'est imposé des règles que je compte respecter. Elles sont de ne baiser qu'une fois avec la personne, de ne jamais la revoir, de ne jamais avoir de rencard avec elle, de ne jamais donner son identité et de toujours se protéger.
- C'est lui qui les a données ?
- La plupart oui. souriais-je.
Thatch éclata de rire me surprenant.
- Alors lui ! Il a vraiment peur que tu le largues pour un autre mec. Sauf que ça ne m'arrange pas ça.
Je le regardais désolée. C'était vrai, si on baisait ensemble, je ne devrais plus le revoir et ça faisait chier.
- C'est vrai... soufflais-je peinée.
- Bon tant pis... Tu comptes baiser d'autres mecs ?
Euh... Ouais mais je comptais pas te le dire. C'était bien trop gênant et je ne savais pas encore qui. Ce genre de truc ne se décidait pas à l'avance. Oh quoique, j'aimerais bien me taper Marco si toute fois l'occasion se présenterait et qu'il ne me repousserait pas à cause de mon âge. Je haussais des épaules avec une petite moue.
- Euh je ne sais pas... répondis-je peu sûre de moi.
- Bon tu n'y es pas encore. Allez, on y va. Mets ta ceinture ! déclara-t-il en attachant la sienne.
Je fis ce qu'il m'ordonna de faire et il mit le contact avant de sortir sur la route. Nous roulâmes pendant un moment puis il se gara dans un parking souterrain. On était passé devant le manoir des Vinsmoke donc nous étions dans le quartier riche de East Blue. Thatch avait pas menti. Il m'emmenait bien dans des magasins pour riche. Oh la vache ! Il coupa le moteur, défit sa ceinture puis se tourna vers moi avec un sourire. Quoi ? Je retirais également ma ceinture. Je le regardais confuse mais amusée.
- Tu es très belle maquillée comme ça même si on voit bien que tu manques de sommeil. s'exclama-t-il.
Je rougissais à son compliment mais souriais timidement.
- Sinon, j'ai un cadeau il me semble, nan ? ricana-t-il.
Oh mais oui ! Je me baissais pour ouvrir mon sac à mes pieds et sortis la boîte en carton contenant les chocolats.
J'avais un peu peur de sa réaction. Allait-il aimer ? Me courbant, je la lui tendais le visage en feu.
- C'est pour la Saint-Valentin ! Je te les offre d'avance. soufflais-je timidement.
Je sentis qu'il me prit doucement la boîte des mains et je n'osais pas relever la tête.
- Merci, Anastasia. Je les mangerais avec grand plaisir.
Je le regardais enfin avec un sourire ravie mais le visage toujours aussi rouge. Je fus néanmoins surprise de voir qu'il affichait un doux sourire, les paupières closes en humant la petite boîte fermée par un ruban rouge. Ca lui plaisait vraiment ? Je le fixais un moment me disant qu'il était beau aussi paisible. Thatch rangea son présent dans le compartiment entre les deux sièges puis me regarda avec toujours le même sourire. Il me caressa du pouce la joue puis se pencha pour déposer un baiser clos dessus. Hein ? Je vis son regard descendre sur ma poitrine et la fixer un moment. Mouais, je me disais bien... Il pouvait pas rester deux secondes sans redevenir Monsieur le Pervers.
- Oh je vois que tu as mit le collier ! s'exclama-t-il.
- Oui, je le mets tout le temps. souriais-je.
Il me rendit mon sourire puis nous décidâmes de sortir de la voiture pour enfin aller faire les magasins. En mettant mon manteau, j'appréhendais un peu car c'était lui qui allait payer. C'était nouveau pour moi qu'une personne autre que mes parents m'achetait des trucs surtout des choses aussi chères. Je me sentais comme Julia Roberts dans Pretty Woman. Nan nan, pas telle une pute hein ! Quoique...
Nous entrâmes dans un magasin portant le nom de Prada. Ca sentait le luxe à plein nez et j'ai cru que j'allais faire un malaise en voyant les prix. Sérieusement, deux cents milles Berrys une robe hyper moche ! Par contre les chaussures étaient magnifiques sauf que je me disais que si je portais cette belle paire de talons hauts, je me péterais easy la gueule. Mais elle était belle, putain ! N'empêche ça sentait bon le parfum qui devait coûter hyper méga cher. Le parfum de Mama, c'était de la gnognotte à côté. Bon il me fallait une robe de soirée pour un resto chic donc les robes moches et bizarres qui ressemblaient à rien, c'était poubelle ! Cependant, il y avait un hic. J'en voyais pas ! Ou alors elles étaient bien cachées.
- Je peux vous aider ?
Hein ? Nous nous tournâmes vers une femme bien habillée d'une jolie robe que je lui piquerais bien. Elle me regarda longuement. Quoi ? Oui, je faisais tâche dans ce luxe et alors ? Puis elle leva les yeux vers Thatch et... Merde ! Elle rougissait ? Elle était en kiff sur lui ou quoi ?
- Oui, j'avais prit une réservation pour un essayage aujourd'hui. Au nom de Ivanov. répondit-il d'une voix charmeuse avec un sourire en coin.
Tu lui faisais du gringue ou quoi là ? Et comment ça une réservation pour un essayage aujourd'hui ? Avait-il tout prévu ? En plus à mon nom !
- Mes excuses, Monsieur, je ne vous avais pas reconnu. Je vous pris de bien vouloir me suivre, s'il-vous-plaît. s'excusa-t-elle en se courbant nous offrant ainsi une vue sur son décolleté.
Bien sûr, il y en avait un qui ne se gênait pas pour le mater. Sérieusement faire ça devant moi ! Bon je savais au fond de moi que c'était un dragueur coupé pervers donc le voir faire ça ne me surprenait pas mais je ne pouvais m'empêcher de ressentir de la jalousie. La nana qui avait un beau cul -Oui je l'admettais mais bon elle le tortillait sous notre nez en marchant, aussi...-, et dont Thatch reluquait sans honte, nous conduisit dans un coin de la boutique où il y avait une cabine d'essayage, un podium rond et des canapés.
- L'essayage est pour vous, Monsieur ? demanda-t-elle, tout sourire.
- Non, il est pour elle.
Elle, elle avait un prénom ! Mais la meuf sembla déçue. Quoi ? Elle voulait le mater à poils ?
- Oh ! Votre fille peut passer dans la cabine d'essayage.
Oh nan ! Tout mais pas ça ! Je virais rouge et du coin de l'oeil, je vis Thatch buguer. Oh la honte ! Elle me prenait pour sa fille. Meuf, je m'étais tapée ce mec !
- Hein ? Ma fille ? baraguouina-t-il.
La gonzesse sembla percuter qu'elle avait fait une bourde et tenta de se rattraper.
- Euh pardon votre petite sœur. souria-t-elle, confuse.
Et non, toujours pas ! Peut-être le prochain coup ?
- Ma petite sœur ?
C'était moi ou Thatch n'avait pas vraiment l'air de se rendre compte des bourdes que la nana faisait ? Mouais, il était trop occupé à mater ses seins.
- Euh désolée... Je veux dire votre femme...
Mais qu'elle était con ! Mais bon la pauvre... Elle était en panique. Nous étions clients dans un grand magasin de prêt-à-porter de luxe et elle, elle était là vendeuse qui faisait galère sur galère. Il y avait de quoi être en stress de la mort qui tuait. Le moindre reproche du client et elle était virée.
- Ma femme ? Je n'ai pas de femme.
Et lui qui l'enfonçait encore plus ! J'avais pitié d'elle. Oh nan ! Elle allait pas se mettre à chialer ? Si ? Nan chialais pas ! Gardais ta dignité !
- Vous allez bien, Mademoiselle ? questionna-t-il inquiet.
Le truc à pas dire à une fille qui se retenait de pleurer. Et voilà... Bravo !
- Excusez-moi ! pleura-t-elle, la main sur les yeux.
Elle se barra en courant pour aller je ne savais où et Thatch se tourna vers moi totalement perdu.
- Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
Je soupirais en le regardant de travers.
- Si tu avais arrêté de mater son cul et ses seins, tu aurais compris qu'elle était hyper embarrassée ! me moquai-je le surprenant.
- Ah bon ?
Mais il le faisait exprès ou quoi ? Je mis les poings sur les hanches et le fixais soûlée. Il éclata de rire me laissant perplexe. Quoi ?
- Tu es jalouse ? ria-t-il avec un sourire en biais.
Quoi ? C'était quoi le rapport ?
- Je ne suis pas jalouse ! Je compatis pour elle. La pauvre, elle était mal à l'aise avec ses bourdes et toi, comme un idiot, tu l'enfonçais encore plus. Pareil à cause de ça, elle va perdre sa place. M'offusquai-je, les sourcils froncés.
Il ria de plus bel et je roulais des yeux.
- Je connais bien la patronne. Je suis un habitué des lieux. Elle a engagé une nouvelle depuis peu. Je lui parlerais et lui expliquerais pour ne pas qu'elle la renvoie. souria-t-il.
Genre il connaissait bien la patronne ? Il se la tapait ? Un habitué ? Donc il se fringuait ici ? Une femme âgée arriva près de nous vêtue d'un tailleur qui devait coûter une bagnole neuve. Thatch la salua amicalement et elle se présenta comme la directrice du magasin. Ah bah peut-être qu'il se la tapait pas en fin de compte. J'étais rassurée. Ca aurait été hyper gênant. La vieille me fit entrer dans la cabine après s'être excusée pour son employée. Je retirais mon manteau et Thatch bavardait avec elle. De ce que j'avais compris, il avait choisi des robes à essayer que la mamie avait mis de côté pour moi. Mon manteau sur le porte-manteau doré, j'enlevais mes chaussures et le rideau s'ouvrit à la volée sur la vieille. Hey ! Oh ! Heureusement que je n'étais pas à poils. Elle me passa une robe rouge sur un cintre et me demanda de retirer tous mes vêtements mais de garder ma culotte. Bah et le soutif ? La honte ! Thatch avait dû l'entendre. Elle ferma le rideau et je me déshabillais en surveillant bien l'entrée. Manquerait plus qu'elle revienne lorsque j'étais en culotte ! D'ailleurs je compris pourquoi elle m'avait dit de tout enlever en enfilant ma robe. Il n'y avait pas besoin de soutien-gorge vu l'énorme dos nu. Ouah mon Dieu ! Le putain de décolleté ! Thatch était sérieux là ? La robe sans manche me collait au corps et épousait bien la forme de mon cul. Il l'avait fait exprès ou quoi ? Ce pervers ! Mais je devais admettre qu'elle me plaisait. Elle était pire que la robe de la fête mais je la trouvais jolie et je me sentais belle dedans. Par contre, c'était désagréable de ne pas sentir mes seins maintenus. La directrice du magasin me demanda si j'avais terminé. Lorsque j'acquiesçai, elle ouvrit partiellement le rideau pour me passer une paire d'escarpins rouges vernies. Euh c'était pas prévu ça ! On avait eu un accord pour juste une robe, pas des chaussures en plus. J'étais soûlée mais par timidité je n'osais pas sortir lui faire un scandale. Je la remerciais et les enfilais. Oh bordel ! Mais c'était ma pointure ! Déjà j'avais pas fait gaffe sur le coup mais la robe était à ma taille également. Comment savait-il tout ça ? Bon les chaussures, il avait pu savoir ma poiture lorsque j'allais chez lui mais pour ma taille de vêtement ? Soit il avait l'oeil du pervers soit... Soit j'en savais rien. Il avait peut-être deviné ou alors c'était simplement le savoir-faire de la vieille. Bref, je tirais totalement le rideau et sortis timidement pour trouver Thatch assis sur un canapé sans son manteau en train de feuilleter un magazine. Il était vêtu d'une chemise noire à col ouvert et manches retroussées avec un jeans foncé. Oh ! J'avais jamais fait gaffe mais il portait des chaussures en cuir noir à lacets. A bien le voir comme ça, il ne faisait pas tâche dans le magasin. Même moi habillée comme ça mais si je remettais mon uniforme scolaire, ça n'aurait pas été la même. Thatch releva la tête vers moi et me fixa longuement. La vieille n'était plus là. Son regard sans ciller m'embarrassait.
- Tu es magnifique ! me complimenta-t-il avec un sourire.
Je rougissais avec un petit sourire puis la mamie revint avec une autre robe et une autre paire de chaussures. Elle posa le tout sur un canapé avant de me demander de monter sur le podium rond entouré de grands miroirs. Oh bordel de merde ! Je prenais le temps de m'admirer et ne pouvais m'empêcher de cacher mon sourire heureux tandis qu'elle examinait la taille de la robe. Je me trouvais belle. La robe rouge sans manches avait un dos nu qui descendait jusqu'à la naissance du fessier -on ne voyait pas ma culotte heureusement-, un décolleté en V assez grand pour montrer mon entre-seins recouvert d'un tissu rouge transparent. La robe m'arrivait au-dessous des genoux.
- Alors qu'en pensez-vous ? me demanda la vieille.
- Je... Euh... ne pus-je que dire.
- On les prend. Allez, la suite ! s'exclama Thatch me surprenant.
Hein ? Minute mon gars ! C'était pas toi qui décidait.
- Hey ! m'offusquai-je.
- Quoi ? Tu n'aimes pas ? ricana-t-il.
- Si mais...
- Alors on les prend ! souria-t-il en me coupant la parole.
Je tournais la tête vers la directrice qui me souria.
- Oui, vous êtes ravissante. s'exclama-t-elle.
Pour vendre, elle allait pas dire le contraire. Je descendis du podium et vins m'enfermer dans la cabine. On me donna l'autre robe et l'autre paire de chaussures. Après m'être dévêtue, je l'enfilais et me chaussais de la nouvelle paire. La robe était aussi jolie que l'autre. Elle était noire, longue arrivant au-dessus des chevilles et échancrée sur le côté droit jusqu'en haut de la cuisse. Le dos arborait un corset que la vieille femme vint m'aider à lacer. La vache, elle y avait pas été de mains mortes ! Les épaules et les bras étaient dénudés. Grâce au corset, la robe avait un décolleté en balconnet remontant mes seins pour en faire un cœur de pigeon. Les chaussures étaient des talons hauts noirs en résille noire à paillettes et strass. Elles étaient plus belles que les autres, cependant, les talons étaient plus haut et j'avais peur de me péter la gueule en sortant. Te croutais pas ! Te croutais pas, putain ! Cette fois-ci Thatch discutait avec la patronne en montrant quelque chose sur le magazine. Il releva la tête en m'entendant arriver et je montais sur le podium pour m'admirer. Avec un chignon, j'aurais été parfaite. J'étais belle. Thatch avait bon goût.
- On les prend aussi ! Donc vous me disiez que vous avez les mêmes en argent ? s'exclama-t-il.
- Oui, vous les voulez aussi ? demanda-t-elle.
- C'est ça et je prendrais ceux-là et également ça.
- Ce sera tout ?
- Oui, emballez tout. Nous allons y aller maintenant.
Ouah ! Comment il lui parlait ?! Elle avait l'habitude vu comment elle se courba et lui obéissait. Mais stop ! Genre il voulait tout acheter ? Ce n'était pas ce qu'on avait convenu. La mamie s'était éclipsée et il vint vers moi tandis que je descendais. Même avec des talons, j'étais toujours plus petite que lui.
- Tu es très belle avec cette robe. murmura-t-il en me caressant la joue du pouce.
Je lui souriais timidement, le rose aux joues.
- On s'était convenu pour juste une robe et rien d'autre. soufflais-je.
- C'est vrai mais je t'avais dit aussi que je t'offrirais tout ce que je voudrais. ricana-t-il.
- C'est très embarrassant, tu sais ça ?! riais-je faiblement.
Il me souria avec arrogance et je soupirais amusée avant de retourner dans la cabine pour me rhabiller. La vieille femme était venue m'aider pour le corset puis une fois totalement décente, elle reprit la robe et les chaussures avant de s'éclipser pour les emballer. Je ne savais pas les prix et je n'avais pas envie de les savoir. Mon cœur ne tiendrait pas. Par contre, quand Thatch paya, je crus avoir une crise cardiaque. Cinq millions de berrys. Cinq putains de millions de berrys ! J'avais retins ma respiration lorsqu'il attrapa les trois gros sacs avec le logo Prada me demandant si on braquait pas finalement le magasin. Putain, Thatch venait de claquer cinq millions en une fois. Il était dingue ! Nous ne venions pas du même milieu. J'en revenais toujours pas. Mais bon, il s'était pris un truc ou quoi ? Cinq millions ! Les robes ne devaient pas coûter aussi chères donc il s'était forcément acheté des trucs pour lui ou pour une autre. Une autre ? Ah ma jalousie revenait. Pourquoi étais-je aussi jalouse ? Thatch et moi n'étions pas ensemble et il n'y avait rien entre nous. Voulais-je me l'approprier ? C'était juste un pote et à la limite peut-être un plan cul. Enfin j'avais déjà couché avec lui mais c'était différent donc je ne savais pas trop. Même si Thatch m'avait fait clairement comprendre qu'il souhaiterait que je sois un de ses plans culs officiels, ou bien selon lui l'étais-je déjà ? Pour moi ce n'était pas vraiment le cas. On se cherchait plus qu'autre chose. Bref, je voulais sûrement me l'approprier. J'avais embrassé Zoro à l'inter-cours de ce midi. Ca m'avait plût et j'espérais sincèrement du plus profond de mon âme qu'il ne raconterait rien. Je tentais de l'imaginer avec une autre fille, mais rien. Je m'en foutais. Peut-être que je ne le connaissais pas aussi bien que Thatch ? En tout cas, je ne regretterais rien et n'avais pas honte de moi. Hier je m'étais dit que je serais moi-même à partir d'aujourd'hui et ça avait l'air de bien fonctionner. Je me sentais bien, libre et sûre de moi. Bon j'avais encore ma timidité mais peut-être qu'avec le temps elle finirait pas disparaître entièrement.
- Et ben tu en tires une drôle de tête. Quelque chose ne va pas ? me ramena Thatch à la réalité.
Je sursautais et le regardais confuse.
- Hein ? Euh... Je... J'étais dans mes pensées. bégayai-je en entrant dans le parking souterrain avec lui.
- Ca te plaît au moins ?
- Oui beaucoup ! Même si ce n'était pas la peine de tout m'offrir. souriais-je.
Nous arrivâmes à la voiture qu'il ouvrit en appuyant sur la clé. Il déposa les sacs dans le coffre et je m'installais sur le siège du passager-avant. Thatch vint me rejoindre alors que je retirais mon manteau pour le mettre à l'arrière.
- Ca me fait plaisir de te faire des cadeaux et puis tu es tellement belle dans ces robes. souria-t-il en retirant son manteau.
Je plissais les lèvres avec un sourire clos, le rouge aux joues. Je commençais à être habituée à ses compliments même si c'était toujours embarrassant.
- Mais même... Les chaussures ! Je n'en avais pas besoin. m'exclamais-je, amusée.
Thatch me regarda un moment avec un sourire moqueur. Quoi ?
- Bon bah si tu n'en veux pas, je vais aller les rendre alors ! ricana-t-il.
Hein ? Nan ! Je devais avoir une tête amusante car il éclata de rire.
- Nan, nan ! Je les veux. fis-je rapidement le faisant rire de plus belle.
Il se foutait de ma gueule.
- Et bien, tu vois !
Je hochais de la tête avec un sourire vaincu.
- En tout cas, merci beaucoup Thatch ! dis-je doucement le rouge aux joues.
Il me regarda longuement sans rien dire. Quoi ? Mon maquillage avait coulé et je ressemblais à un panda, c'était ça ? Oh... Il vint toucher une mèche de mes cheveux puis se pencha vers moi. Il comptait m'embrasser ? J'étais pas contre mais si on baisait ensemble, nous serions obligés de ne plus se revoir et ça me faisait chier. Pourtant j'avais envie qu'il m'embrasse. Ah nan ! Thatch déposa un baiser sur ma joue. J'étais déçue mais ne le montrais pas, enfin j'espérais. Toujours sans rien dire, Thatch mit sa ceinture et démarra la voiture. Je me pressais de vite faire de même. Il roula et nous sortit du parking. Au feu rouge, je sentis son regard sur moi. Je tournais le mien dans sa direction et il dévia le sien pour reprendre la route. Peu de temps après nous arrivâmes à l'arrière d'un de ses restaurants. Wouah, le bâtiment de malade ! Ca piquait les yeux tellement qu'il était clinquant. Il avait une belle façade blanche avec des colonnes sur deux étages. Des rosiers de toutes les couleurs bordaient l'entrée et tout le tour. Par contre, je n'avais pas vu le nom du resto. Thatch se gara près de la porte de sortie et me demanda d'attendre dans la voiture. Je hochais de la tête et il sortit sans prendre son manteau. Pourquoi ne m'avait-il pas embrassée ? Bon j'admettais que les règles de ma relations avec Ace pouvaient mettre un frein. Ca le faisait chier qu'il change d'avis et qu'on ne profite pas un jour de baiser ensemble. Oui, je venais bien de penser ça et je n'en avais pas honte. Oh merde ! Si ça se trouvait il laissait tomber ? D'un côté ça me ferait chier car il était un véritable fantasme et d'un autre c'était arrangeant car nous pourrions toujours nous voir et se marrer ensemble comme des potes. Je sursautais lorsque le coffre s'ouvrit. Le fantasme de ma vie -Ouais appelons-le comme ça- rangeait des cageots bien garnis d'aliments et de sacs en papier remplis dans le coffre avant de le fermer brutalement. Il monta ensuite dans la voiture et mit sa ceinture.
- Je n'ai pas été trop long ? me demanda-t-il en mettant le contact.
- Non, ça a été. répondis-je tandis qu'il démarra et fit une marche-arrière pour sortir sur la route.
- Tu dois être de retour chez toi pour quelle heure ? questionna-t-il en s'arrêtant au feu rouge.
- Avant le dîner de 20h. fis-je alors qu'il reprit la route.
- Ah dommage ! J'aurais bien voulu t'inviter à dîner. Mais bon, une autre fois.
- Oui pourquoi pas. Ce serait sympa. souriais-je.
M'inviter à dîner ? Genre comme un rencard ou comme un diner entre pote ? L'idée du rencard me mettait mal à l'aise. Il me souria et après un moment nous finîmes par arriver chez lui. Il ouvrit le portail et la porte de son garage à distance via la télécommande qu'il avait sur le tableau de bord. Thatch gara la voiture à sa place dans le garage à côté de son autre auto puis il appuya de nouveau sur sa télécommande et le garage se ferma. Je supposais que le portail aussi. Nous retirâmes nos ceintures et Thatch sortit avant de prendre la boîte de chocolat que je lui avais offert. Ca me fit sourire car il ne l'avait pas oubliée et je fis de même en prenant seulement mon portable. Autant laisser le reste dans la bagnole si tout à l'heure j'y retournais pour rentrer chez moi. Sauf si Thatch comptait me laisser rentrer à pieds. Nan ! Fallait pas abuser ! Il n'était pas comme ça. Nous nous déchaussâmes à la porte du garage donnant accès au couloir de la maison et nous nous dirigeâmes dans la cuisine puis Thatch posa les cageots qu'il portait sur la table. Ensuite, il mit quelques produits au frais et moi, je restais plantée en plein milieu tenant fermement mon portable. Même si j'étais déjà venue chez lui, toute seule ce n'était pas pareil. C'était intimidant, bordel ! Je n'osais pas bouger ni encore moins parler. Thatch me souria puis m'invita à le suivre dans le salon et à m'installer sur le canapé.
- Tu veux boire quelque chose ? proposa-t-il en allant derrière son bar.
Je haussais des épaules ne sachant pas me décider.
- Oui pourquoi pas. Ce que tu veux alors. souriais-je timidement.
Il ricana et sortit deux verres ainsi qu'une bouteille d'un liquide brunâtre. C'était quoi ? Il vint ensuite me donner un des verres et le remplit généreusement. Oh pas trop ! Je le remerciais poliment puis Thatch vint s'assoir à côté de moi, il avait un bras posé sur le haut du canapé derrière ma tête et son genoux touchait ma cuisse.
- Qu'est-ce que c'est ? questionnai-je en regardant le contenu du verre.
- Du Porto. répondit-il en prenant la télécommande pour allumer la TV.
Il mit une chaîne musicale puis je goûtais et souriais en appréciant le goût du vin cuit. C'était bon.
- Tu aimes ?
- Oui, beaucoup. dis-je en hochant de la tête.
Il me souria et bu dans son verre.
- Encore merci pour les affaires, Thatch. souriais-je doucement.
Il se contenta de me faire un large sourire puis il bu son Porto d'une traite avant de poser son verre sur sa table basse. Et ben quelle descente !
- Tu comptes mettre quelle robe lundi ? demanda-t-il avec un sourire en se resservant.
- Euh je ne sais pas encore. Mais toi, tu voudrais que je mette laquelle ?
J'avais vraiment osé lui demander ça ? Il semblerait que oui. Thatch ricana.
- J'aime beaucoup la rouge. Elle te met beaucoup plus en valeur. Mais passons ! J'ai réfléchi tout à l'heure à propos de tes règles. Tu ne veux pas faire une exception pour moi ? On ne dira rien à Ace.
Tu m'étonnes que la rouge me mettait bien en valeur. On voyait mon cul et mes seins. Il proposait celle-là pour pouvoir se rincer l'oeil lundi. Cependant je le fixais surprise. Faire une exception pour lui ? C'était tentant mais ce serait mentir à Ace, nan ?!
- Je ne veux pas lui mentir. soufflais-je en le regardant dans les yeux avant de boire mon verre à grandes gorgées.
- Si personne ne dit rien, il ne le saura pas et on ne sera pas obligé de lui mentir. Sinon à la rigueur, on ne baise pas mais on fait d'autres choses. proposa-t-il en fin de compte avec un sourire en biais.
Il buva dans son verre, le laissant à la moitié. Il buvait pas mal, nan ? Comment ça ? Je le fixais confuse, ne comprenant pas en buvant encore mon Porto. Putain que c'était bon ce truc. Faire d'autres choses ?
- C'est-à-dire ? Je ne comprends pas.
- Et bien, les règles parlent seulement de baiser. Si on ne baise pas mais qu'on s'embrasse, qu'on se touche ou que je te fais un cunni et toi une fellation, ça passe, nan ?
Je rougissais à m'en brûler le visage lorsqu'il parla de me faire un cunni. Je me souvins de sa tête entre mes cuisses et de sa langue me lapant le clitoris. J'avais envie qu'il recommence et de ressentir à nouveau le plaisir qui m'avait envahie à chaque fois. Mon vagin eut un spasme d'émoi et je me pinçais les lèvres en réfléchissant avant de finir mon verre. Tout ça revenait au même. Pour moi, c'était pareil que baiser vu que c'était relié au sexe.
- Mais c'est pareil, nan ?
- Nan, ma jolie. Pour te baiser, il faut que je te pénètre. C'est comme ça que ça fonctionne. Alors ça te dit ? sourit-il avec arrogance.
Je le regardais sur le cul tandis qu'il me resservit du Porto. Il ne m'avait pas demandée mais je m'en foutais. Il n'avait pas tort. Je rougissais encore plus le faisant ricaner. Je m'imaginais le sucer et lui me lécher la minette en même temps puis de me frotter contre sa queue. Oh putain de merde ! C'était tellement tentant. J'en avais envie mais je maintenais ma position de ne pas mentir à Ace. Prenant mon courage à deux mains et surtout en buvant beaucoup de Porto, je secouais de la tête pour lui montrer mon désaccord. Je terminais mon verre. Mine de rien, ça se buvait tout seul, ce truc.
- Désolée, je reste sur ma position. Je ne veux pas mentir à Ace. Pour moi, ce serait le tromper et je ne veux pas. soufflais-je peinée.
Thatch fit une petite moue exagérément déçue. Il me sourit puis me resservit du Porto. Hein ? Il comptait me soûler ou quoi ?
- Hey ! Pas trop ! m'exclamais-je en regardant mon verre.
- Oh ça va ! On est entre nous. Fais-toi plaisir ! Et puis tu es en week-end vu que demain c'est férié. Profite ! sourit-il amusé.
Mouais... Je ricanais et le regardais remplir son propre verre malgré qu'il en restait encore. Il bu dedans avec un sourire.
- Ca te dit de danser ? proposa-t-il avec un sourire en coin.
Hein ? Danser ? J'étais une vraie autruche sur une patinoire. Bon, j'avais dansé avec Ace mais c'était pas vraiment de la danse. Thatch bu d'une traite son verre puis le posa sur la table basse avant de se lever et de me tendre la main avec un sourire. Je bus un peu du mien et le posais également. Oh bon, pourquoi pas ! Il n'y avait rien de mal et avec l'alcool, ça donnait des ailes. Je pris sa main avec un sourire peu sûre de moi et il me tira contre lui me mettant debout. Ensuite Thatch prit la télécommande et augmenta le son de la télévision avant de me faire tourner sur moi-même. Je trouvais ça amusant et riais comme une idiote l'amusant. La musique était peu entraînante et nous incitait à danser lentement. Thatch plaça mes bras autours de ses épaules tandis qu'il mena le pas en posant ses mains autours de ma taille. C'était la première fois que je dansais un slow. C'était agréable mais je n'osais pas me coller à lui. Même si l'idée était attrayante, le faire était intimidant. C'était bien beau de fantasmer et de se faire des films mais je savais que face à la réalité, je me dégonflerais. Thatch me fixait avec un sourire me faisant rougir d'embarras.
- Tu es toute rouge. C'est l'alcool ou moi qui te met dans cet état-là ? se moqua-t-il.
Je gloussais doucement, amusée.
- Les deux, je pense. répondis-je avec un sourire.
Il ricana et logea ses mains sur mes reins le faisant se rapprocher de moi. Il était un peu trop près et ça devenait gênant. Je détournais le regard fixant sans m'en rendre compte la jolie lampe posée sur le buffet. Je songeais aux mots de Vitali. Thatch attendait-il vraiment plus de ma part en m'offrant des cadeaux ? Il devait m'acheter qu'une robe et au final, je me retrouve avec deux robes et deux paires de chaussures. Je commençais à penser qu'il avait peut-être raison mais je continuais à croire au fond de moi que je me faisais un film. Nous étions potes et Thatch ne m'avait jamais cachée qu'il souhaiterait plus et que même si je refusais, il n'abandonnerait pas. Je savais que ça allait devenir soulant à force mais étrangement ça me plaisait car j'avais son attention. Une vraie gamine !
Nous dansions lentement sur Earned it de THE WEEKND. Je n'osais rien dire et continuais de fixer cette pauvre lampe. Hein ? Que quoi ? Thatch se pencha et renifla doucement le haut de mon crâne. C'était gênant. Il n'y avait que Ace qui me le faisait.
- Détends-toi ! Tu peux te lâcher avec moi. ricana-t-il.
Me détendre ? Il venait de me sentir les cheveux ! Et même si j'avais bu et que je me sentais pompette, c'était tout de même intimidant d'être seule avec lui. Sur le PC, ce n'était pas pareil. Il n'était pas physiquement là donc c'était plus simple pour moi de me lâcher. J'avais l'impression d'être en train de faire une connerie. Ace ne savait pas que j'étais chez Thatch. Personne le savait. Bon peut-être mon frère s'il était assez perspicace de faire le lien avec la préparation des pizzas pour Bonney. Mais même-là... Il ne connaissait pas l'adresse. Moi non plus d'ailleurs. Je me rendis compte qu'il pourrait m'arriver des enmerdes que personne le saurait et personne pourrait me venir en aide. C'était la merde... Mais je ne devais pas trop me faire de film. Pareil, il n'allait rien m'arriver. J'allais juste passer une bonne aprèm avec un pote et rentrer chez moi ensuite. Rien de grave !
- Ca va ? me ramena à la réalité Thatch.
- Euh... Oui. J'étais dans mes pensées. soufflais-je sans oser le regarder.
J'entendis un sourire de sa part. Il vint ensuite m'obliger à le regarder en soulevant mon menton de son index. Mes yeux rencontrèrent les siens et je vis qu'il me sourit.
- Tu penses à moi ? demanda-t-il avec arrogance.
- Oui...
Et merde, c'était sorti tout seul... Il ricana doucement d'une voix rauque et je trouvais ça très sexy. Puis il me caressa la joue du pouce et se pencha pour déposer un baiser sur ma joue. C'était tendre. Et, oh bordel... Il approcha ses lèvres de mon oreille. Je lâchais un soupir lorsque son souffle chaud me donna un frisson.
- Et tu pensais comment à moi ? susurra-t-il très près de mon lobe.
Oh bon sang ! Seigneur... Je fermais les yeux involontairement savourant ce plaisir charnel. Que devais-je lui répondre ? J'allais pas lui dire que j'avais les pétoches qu'il me fasse du mal. Il allait mal le prendre. Sauf qu'il était en train de me faire du gringue, là, nan ?
- Je me disais que... Que ça me gênait beaucoup que tu m'aies offerte toutes ces choses dans le magasin... Ca me dérange beaucoup... bégayais-je en ouvrant les yeux.
- C'était avec grand plaisir que je te les ai offerts mais si ça te dérange tellement tu peux me les rembourser.
Son sourire moqueur me laissait perplexe. Le rembourser ? Mais les robes et les chaussures coûtaient une fortune. Je ne pourrais jamais lui rendre l'argent. Merde...
- Te rembourser ? Mais je... Je n'ai pas l'argent qu'il faut. répondis-je légèrement apeurée.
- Si c'est l'argent qui te pose problème, sache que l'on peut s'arranger... susurra-t-il encore à mon oreille.
S'arranger ? Oh il ne pensait tout de même pas à payer en nature ? Si ? Et merde... J'entendais déjà la voix de Vitali me dire Je te l'avais bien dit ! avec sa tête de con.
- Comment ça s'arranger ? Que veux-tu dire ? questionnai-je peu sûre de moi.
- Et bien... Tu pourrais me rendre un service, ma jolie. Oh c'est pas grand chose ! Tu vois, j'ai besoin d'une cavalière pour un bal masqué le jeudi 25 mars et j'aimerais bien que tu m'accompagnes. sourit-il avant de passer son pouce sur mon menton.
Ses yeux dans les miens, je ne savais pas quoi dire. Je m'attendais à un truc trash mais pas à ça. Un bal masqué ? Il fallait obligatoirement danser ? J'allais me couvrir de ridicule.
- Euh... Soit j'accepte de t'accompagner soit je dois te rembourser avec de l'argent, c'est ça ? fis-je peu sûre de moi.
Il me sourit en coin.
- Oui, car ça a l'air de beaucoup te déranger pour les cadeaux. Je ne veux pas que tu sois mal à l'aise avec ça, ma jolie, alors je te propose une solution. Mais si ça ne te convient pas alors...
Il ne termina pas sa phrase mais je devinais la suite et trouver l'argent allait être très problématique. Mais qu'allait dire Ace si j'acceptais ? Pour qu'il comprenne, je devrais tout lui raconter pour aujourd'hui et il allait sûrement mal le prendre. Et merde...
- Mais et Ace ? Que va-t-il dire ? demandai-je.
- Ah... Il n'est pas obligé de le savoir. Ne lui dit rien ! Mais tu sais, tu as le droit de sortir sans lui, ma jolie. Voit ça comme une sortie entre potes. sourit-il amusé.
- Je peux y réfléchir ? répondis-je doucement.
- Bien sûr, ma jolie. dit-il en replaçant sa main sur le bas de mon dos pour continuer la danse.
Je lui souriais et suivis le pas.
- Mais tu n'as pas trouvé une autre cavalière, du genre plus âgée ? demandai-je.
- Nan. A vrai dire, je ne comptais pas y aller jusqu'à ce que je te rencontre. Et puis honnêtement, je me fous complètement que tu sois plus jeune que moi. Je te l'avais déjà dit. J'en ai rien à faire de l'âge. Tu me plais c'est ce qui compte.
Il nous fit faire un tour sur nous-mêmes avec un sourire m'amusant.
- Mais pourquoi moi du coup ? questionnai-je perplexe.
Thatch ricana.
- Parce que tu es mon amie et une très belle nana. Il y aura la presse sur les lieux alors ma cavalière doit bien me représenter. Et tu es parfaite pour ça.
Hein ? La presse ? Genre journalistes et photographes ? Oh bon sang de bordel de merde ! Ca foutait les jetons !
- Si j'accepte de t'accompagner, la presse me prendra en photo ? fis-je apeurée.
- Oui, c'est fort probable. Mais ne t'inquiète pas ! Personne te reconnaîtra. C'est un bal masqué alors tu auras un masque, ma jolie. Si tu acceptes, on ira s'habiller chez un costumier. Le bal se passera au vieux manoir Thriller Bark à West Blue. Tu connais ? informa-t-il.
- Oui, je connais. Au collège, je l'avais visité avec la classe. N'empêche je trouve ça impressionnant. Si je viens, ce sera la première fois que j'irais à un bal. souriais-je mal à l'aise.
- Ne t'inquiète pas ! Ca se passera bien et s'en ai de même pour moi. Bon je suis déjà allé à des réceptions et des invitations à des soirées chics mais jamais à un bal. Ce sera une première pour moi également.
Je lui souriais compatissante. J'aimerais bien y aller habillée d'une belle robe avec un joli masque.
- Merci de m'inviter, Thatch. Ce sera le jeudi 25 mars, c'est ça ?
- Oui, c'est ça. Le bal ouvre à minuit et se termine au petit matin. Mais nous ne seront pas obligés de rester jusqu'à la fin.
Son sourire espiègle à la fin me fit rougir.
Pensait-il à quelque chose de trash ? Attendait-il qu'il se passe un truc entre nous ensuite ? Oh mais ! Bordel ! Le 25 mars ? Merde ! Ca allait être problématique. Sasha venait. De plus, mes parents ne voudront sûrement pas que je parte seule avec un adulte de 40 ans qu'ils ne connaissait pas pour passer la nuit à un bal avec lui. Merde et remerde...
Ma tête attristée surpris Thatch.
- Qu'est-ce que tu as, ma jolie ? me demanda-t-il.
- Je... J'aimerais beaucoup y aller mais le 25 mars, mon cousin vient au Japon nous rendre visite et je ne pense pas que mes parents accepteront que je t'accompagne. soufflais-je peinée.
Thatch sembla réfléchir, les yeux vers le ciel et le menton relevé avec les lèvres pincées. Il claqua de la langue puis eut un sourire en coin désolé.
- Hum... C'est vrai. Tes parents ne me connaissent pas et ton père est loin d'être un idiot. Dès qu'il me connaîtra, il saura qui je suis réellement. Déjà Ace m'avait dit que pour lui, c'était passé limite alors pour moi c'est mort d'avance.
- Je pense aussi. Ace m'a dit qu'il est un Black hat. Tu en es un toi aussi ?
Thatch écarquilla les yeux, étonné de ma question.
- Oui, ma jolie. Je suis un Black hat depuis longtemps. répondit-il sur un ton sérieux que je ne lui connaissais pas.
Je baissais la tête me pinçant les lèvres. Je le savais mais j'avais eu besoin de l'entendre de sa part. J'avais peur. Peur qu'il me fasse du mal virtuellement. Je défis mon étreinte autours de son cou puis Thatch releva mon visage, une main sous mon menton. J'ancrais mon regard peiné dans le sien attristé.
- Ma jolie, tu as peur de moi ?
Je hochais de la tête sans détourner les yeux. Thatch me fit un petit sourire en coin, sûrement pour me rassurer.
- N'aies pas peur de moi, ma jolie ! Je ne te ferais jamais de mal et jamais je m'en prendrais à toi. Tu es mon amie. Tu es importante à mes yeux. Je tiens beaucoup à toi...
C'était étrange qu'il me dise ça. Nous étions amis, oui, mais seulement depuis deux semaines. Nous ne nous connaissions pas et honnêtement, je ne savais pas si je pouvais avoir confiance en lui. C'était un Pirate. Un criminel. De plus, il était manipulateur donc je savais au fond de moi qu'il pouvait me baratiner pour avoir ce qu'il voulait de ma part mais d'un côté, j'avais son regard sur moi. Son attention à mon égard était plaisante et j'adorais ça. Je me sentais unique avec lui. Il me rendait importante. Et le fait qu'il me dise que j'étais importante à ses yeux et qu'il tenait beaucoup à moi emplifiaient ce sentiment. Je lui souriais doucement sans détacher mon regard du sien. Il me rendit mon sourire et nous nous fixâmes en silence sans bouger. Puis il caressa ma joue du pouce, son index et son majeur sous mon menton. Je fermais doucement les yeux savourant son contact tendre. Faisait-il la même chose à ses autres plans culs ? Le penser me rendait jalouse.
J'avais envie qu'il m'embrasse. Était-ce mal ? Même si nous avions déjà baisé ensemble et que je ne tromperais jamais Ace avec lui, Thatch était mon ami et je voulais qu'il m'embrasse. Oui, nous pouvions baiser ensemble mais avec les règles, je ne devrais plus le revoir et il était hors de question de mentir à Ace.
Thatch continua de me toucher la joue et j'entrouvris mes lèvres pour lui faire comprendre que j'attendais plus de lui. Je le sentis se pencher vers moi et eus un élan de joie me disant qu'il avait compris. Sauf que bordel de merde ! J'avais eu un baiser, certes, mais pas sur la bouche. Ses lèvres sur ma joue me firent ouvrir les yeux. Il était sérieux, là ? J'étais sûre que m'embrasser ne le dérangeait pas alors à quoi il jouait ? C'était la je-ne-savais-plus-combien-de-fois qu'il me donnait un baiser sur la joue. Il le faisait exprès pour me faire chier ou quoi ? Voulait-il m'enmerder pour que je lui cède enfin ? Oh un second baiser ! Bon toujours sur la joue, au même endroit... Plus long cette fois-ci. Je refermais les yeux avec un petit sourire. Même si j'étais déçue, j'appréciais son contact. Son souffle nasal frôlait ma tempe.
Soudainement la sonnerie d'un téléphone portable retentit dans le salon. Ce n'était pas le mien qui était posé sur le canapé. Thatch se redressa et défit son étreinte pour se pencher vers la table basse. Il ramassa son portable, me regarda avec un sourire puis décrocha.
- Salut Ace ! s'exclama-t-il en prenant la télécommande pour baisser le son de la TV.
Ah c'était Ace ! Il tombait mal mais bon...
- ... Nan tu déranges pas...
Bah si quand même ! Je m'installais sur le canapé et Thatch me fit un clin d'oeil avant d'aller dans le couloir. Merci de me laisser seule. Mais Ace appelait sûrement pour s'excuser. J'entendis la porte du couloir s'ouvrir puis se fermer. J'étais définitivement toute seule. J'espérais qu'il ne soit pas trop long au téléphone car c'était malaisant.
Je pris mon verre sur la table basse et le terminais en l'attendant. Je ne savais pas combien de temps il s'était déjà écoulé mais j'avais vu défiler les clips à la télé. A attendre comme ça sans rien faire et avec l'alcool et la fatigue, je m'allongeais sur le canapé, ma tête sur un coussin puis fermais les yeux pour me reposer. Mauvaise idée ! Je m'endormis sans m'en rendre compte.
Le bruit sourd de la porte du couloir me réveilla en sursaut. Mais bordel, je dormais tellement bien. J'avais la flemme d'ouvrir les yeux et même de bouger ne serait-ce qu'un millimètre. J'étais bien. On me toucha les cheveux me donnant un frisson agréable. C'était qui ? Mama ? On m'embrassa tendrement la joue. Mama ? Nan ! Mama ne me ferait pas de bisou pendant que je dormais. Elle ouvrirait d'un coup sec les rideaux de ma chambre pour me faire un réveil radical. On effleura ma lèvre inférieure d'un doigt me faisant entrouvrir la bouche. Nan, c'était vraiment pas ma mère. C'était pas mon frère non plus car il m'aurait hurlée dessus pour me réveiller ni mon père, il ne se serait pas permis d'entrer dans ma chambre. Oh merde ! Il y avait un inconnu dans ma chambre. Un pervers ! Pervers ? Oh bordel de merde ! Je n'étais pas chez moi mais chez Thatch. C'était lui.
- Ace a beaucoup de chance... Je pourrais très bien m'occuper de toi à sa place... murmura-t-il faiblement en me touchant une mèche de cheveux.
C'était presque inaudible mais je l'avais parfaitement compris. Mon cœur s'était accéléré à l'entente de ses mots. C'était bien Thatch. Je confirmais. Il déposa un autre baiser sur ma joue aussi tendre que le premier puis je l'entendis partir.
Oh putain de merde ! Il voulait dire quoi par-là ? Ca me faisait flipper. Il me kiffait ou quoi ? Ace avait raison ? Oh pitié, nan ! C'était malaisant. J'avais peur.
J'étais bien réveillée maintenant mais n'osais pas bouger. Thatch était parti où ? J'attendis un moment. Je ne savais pas combien de temps. Du bruit dans la cuisine éveilla ma curiosité. Il était là-bas. Il foutait quoi ? Ah bah oui, les pizzas pour Bonney. Je les avais oubliées. Devais-je aller le voir ? Je n'osais pas. Pas après ce qu'il venait de se passer. J'ouvris les yeux et constatais que la nuit commençait à tomber. Il faisait moins jour dans la pièce. Il était quelle heure ? Je louchais sur mon portable et fus surprise d'y voir 17h21. Ah ouais quand même ! Je posais mon téléphone à sa place précédente et entendis Thatch revenir. Merde ! Réflexe de gamine, je fermais les yeux et feignais de dormir. Il posa plusieurs choses sur la table basse vu le bruit puis repartit hors du salon. J'entrouvris rapidement les paupières pour regarder ce qu'il avait ramené. Oh bordel ! Oh Seigneur tout-puissant ! Une tarte citron meringuée ! Des assiettes avec une pelle à tarte, un couteau et deux petites cuillères. Oh lala ! J'étais contente et souriais comme une folle. Merde Thatch revenait ! Je fermais vite les yeux comme une conne en me retenant de sourire bêtement. Rigolais pas, rigolais pas ! Il posa quelque chose d'autre sur la table puis s'asseya à côté de moi, mes pieds touchaient sa cuisse. Il sourit ensuite bruyamment dans un souffle avant de me caresser les cheveux.
- Je sais que tu es réveillée, ma jolie. Tes sourcils sont froncés. ricana-t-il.
Et merde ! Je m'étais tellement concentrée pour ne pas rire que ça se voyait sur mon visage. La con ! J'esquissais un sourire vaincu puis ouvris les yeux pour le regarder.
- Grillée ! souriais-je, amusée.
- Tu es réveillée depuis quand ? demanda-t-il, curieux.
- Depuis très peu de temps.
Je ne voulais pas lui dire que j'avais entendu ce qu'il avait dit. J'aurais niqué l'ambiance. Je me redressais tandis qu'il me souriait grandement.
- Je t'avais promis que je te ferais un dessert que tu aimes avec de la limonade. J'ai tenu parole. s'exclama-t-il souriant.
Je jetais un œil à la table basse et remarquais qu'il y avait en plus deux grands verres remplis d'un liquide trouble avec un morceau de citron vert dedans. Je ne pouvais contrôler mon large sourire joyeux.
- Je vois que ça te fait très plaisir. J'en suis ravi. souria-t-il grandement.
Je le voyais bien, vu comment il me souriait. Il prit le couteau et coupa deux parts qu'il déposa avec la pelle à tarte dans chaque assiette. Il m'en donna une avec une petite cuillère que je pris poliment. Je n'osais pas lui parler. Ce que j'avais entendu de sa part était intimidant et je ne savais pas comment trop réagir. Il m'avait déjà dit deux fois avant ça qu'il pourrait très bien s'occuper de moi mais jamais en rajoutant à la place de Ace. Je ne savais pas comment véritablement le prendre. Peut-être que ce n'était pas grand chose et qu'il n'appréciait pas comment Ace m'avait traitée à cause de sa jalousie l'autre fois et ainsi il disait ça en tant qu'ami ou bien, Ace avait raison depuis le début et Thatch était en kiff sur moi et attendait plus que de l'amitié entre nous. C'était immoral. Il avait 40 ans et j'étais mineure. Bon l'âge de la majorité sexuelle au Japon était de 13 ans et les rapports avec un adulte étaient autorisés à la condition que ce soit consentant mais quand même... C'était flippant. Dieu, que devais-je faire ?
- Je suis désolé pour l'attente de tout à l'heure. Ace est très bavard puis j'ai eu du boulot sur le pc. dit-il avec un sourire peiné.
Je haussais des épaules.
- Ce n'est rien. Moi, je suis désolée de m'être endormie... souriais-je embarrassée.
Thatch ricana.
- Oh c'est pas grave, ma jolie ! Tu étais très fatiguée. Ca ne m'a pas surpris de te voir dormir... Ace s'est excusé au téléphone et ensuite on a beaucoup parlé de toi. Il m'a raconté pour votre relation libre. Par contre, il m'a interdit d'en profiter. Ca me fait bien chier. Malgré ses excuses, il doit toujours se méfier.
Il fit une petite moue déçue puis mangea sa part. Je fis de même en me demandant de quoi ils avaient bien pu parler de moi. Oh bordel de merde ! C'était trop bon. C'était la meilleure tarte au citron meringuée que je n'avais jamais mangé. Je fermais les yeux avec un sourire, la bouche pleine en émettant un humm bien fort. Je ne voulais pas avaler la bouchée pour garder le goût en bouche. C'était divin ! Oh Seigneur ! J'avais un orgasme des papilles. Thatch eut un rire franc.
- Je vois que ça te plaît énormément. dit-il amusé.
Sans ouvrir les yeux et toujours avec mon sourire clos, je hochais de la tête.
- Je suis content que tu aimes. Je l'ai faite ce matin avant d'aller au taff. Sinon, ça te dirait de voir un film en même temps ? proposa-t-il avant de manger.
Un film ? Euh ouais ok. Mais quoi ? Pas un film d'horreur ! J'aimais pas ça. Oui, j'étais une flippette. Thatch prit la télécommande et lança Netflix après que j'eu hoché de la tête.
- Tu veux mater quoi ? demanda-t-il pendant que ça chargeait.
- Euh... Je ne sais pas. Ce que tu veux. souriais-je en dégustant ma tarte.
Grosse erreur vu son sourire en coin. Nan pas de film d'horreur ou pire, de cul ! Il alla dans Recherche et tapa JUON. C'était quoi ça ? Je mangeais ma part tranquillement pendant que le film commençait.
" La malédiction de celui qui meurt en proie à une puissante colère se manifeste dans les endroits où ce dernier a vécu. Ceux qui y sont confrontés meurent et la malédiction se perpétue. "
Euh... Merde ! C'était un film d'horreur. Oh putain de bordel de merde ! J'avais vu la bande annonce de l'adaptation américaine : The Grudge. C'était flippant.
Bon ok. Ne pas montrer à Thatch que j'étais déjà en panique ! Je terminais ma part puis posais l'assiette sur la table basse avant de prendre mon verre de limonade. Oh bordel de chiotte ! C'était bon.
- Humm... émis-je involontairement les yeux clos.
- J'apprécie que ça te plaise. Le film te convient ? J'aime beaucoup ce genre de film et celui-là est mon préféré. fit-il joyeusement.
Je le regardais avec un petit sourire puis hochais de la tête.
- Oui, ne t'inquiète pas.
Nan ! Ca ne me convenait pas. Il foutait les jetons, merde. Je bus encore dans mon verre tandis qu'il posa son assiette vide sur la table avant de boire également de grande gorgée.
Son verre posé, il s'installa plus confortablement sur le canapé, un bras derrière moi sur le haut du meuble. C'était un peu gênant depuis que je l'avais entendu murmurer tout à l'heure. Je sentais ses doigts frôler mes cheveux me donnant des frissons agréables. Je posais mon verre près de mon assiette vide en regardant le film. Je n'étais pas tranquille. Le fantôme foutait vraiment les chocottes. Je sursautais à chaque fois pendant les scènes d'épouvante amusant Thatch. Il y avait rien de drôle, débile !
A un moment, il finit par se rapprocher de moi collant sa cuisse contre la mienne. J'émis un petit couinement en même temps qu'un sursaut. Le con ! J'avais eu une de ses trouilles. Il se fouta de ma gueule.
- Désolé de t'avoir fait peur. Ce n'était pas intentionnel. ricana-t-il.
Je le regardais avec une moue boudeuse. Je lui en voulais à ce con.
- Tu m'en veux, ma jolie ? demanda-t-il enfantin.
- Oui ! m'exclamais-je énervée mais avec un petit sourire en coin.
Il commença à ricaner et par réflexe, je riais également. Nous nous regardâmes ensuite amusés. Ses doigts me touchèrent les cheveux de la nuque. C'était agréable.
- Si tu as peur pendant le reste du film, met-toi contre moi, ma jolie. souria-t-il moqueur.
Je le regardais amusée. Il était sérieux, là ? Ca faisait très cliché. Oh merde ! Pareil, il avait mit un film d'horreur pour que je vienne dans ses bras. J'étais sensée réagir comment ? J'avais déjà un petit ami mais nous étions dans une relation libre. De ce que j'avais compris, Ace avait interdit à Thatch d'en profiter. Et j'avais l'impression qu'il faisait tout le contraire. Du foutage de gueule, à mon avis. Mais moi, Ace ne m'avait pas interdit de profiter de Thatch. Surtout que être dans ses bras n'était pas baiser. Il n'y avait rien de sexuel.
Je lui souriais puis me calais contre lui. Il n'y avait rien de mal. Mon oreille contre son torse, je pouvais entendre les battements de son cœur. Mon geste eut l'air de l'avoir surpris. Bah quoi ? C'était en fait une blague ? Tu l'avais dans le cul maintenant, mon gars !
Hey mais... ! Qu'est-ce qu'il foutait ? Thatch me prit les jambes d'un bras l'une contre l'autre pour les ramener sur lui. Euh... Je me retrouvais maintenant les cuisses à la perpendiculaire des siennes. Son bras qui était sur le haut du canapé était maintenant derrière mon dos, sa main posée sur le haut de mon bras tandis que l'autre maintenait mes jambes ensemble sur lui. C'était très gênant et pour ne pas le vexer, je ne disais rien et n'osais pas bouger. Étonnamment, je me sentais bien. Je reposais ma tête contre son torse et regardais le film. Je sentais son parfum boisé et le trouvais plaisant.
Dans le film, le truc qui me faisait le plus flipper était le gamin qui hurlait comme un chat. Moi qui adorais les chats, c'était un comble. Toutefois, être dans les bras de quelqu'un me rassurait.
Thatch serra un peu plus sa poigne sur mon bras sans me faire mal. Je sentais sa chaleur à travers mon pull beige. Il avait peur ou quoi ? Lopette ! Nan, je ne me sentais pas visée en pensant ça.
Je le regardais en levant simplement les yeux. Son regard était fixé sur l'écran. La nuit était tombée et seule la luminosité de la TV éclairait son visage. Je ne voyais pas très bien sa cicatrice mais j'arrivais à la discerner. Comment il s'était fait ça ? Il avait de beaux yeux bruns, plus clairs que ceux de Ace. Son nez était d'ailleurs un peu plus prononcé que le sien. Ace avait de fines lèvres tandis que lui avait la lèvre supérieure plus épaisse. C'était peu commun. On voyait plus souvent le contraire. La lèvre inférieure plus large. Ca faisait comme l'acteur américain, là. Jonathan Rhys Meyer. Ouais, lui.
Thatch passa sa main dans ses cheveux pour les ramener en arrière. Il était tellement prit dans le film qu'il ne s'apercevait même pas que je le matais. Ouah ! On dirait Bradley Cooper dans A vif. Bon il avait juste un air, pas de quoi s'emballer.
Il reposa sa main contre ma cuisse puis me la caressait doucement du pouce. Son regard croisa le mien. Hop, bordel ! Mon visage me brûla et je déviais les yeux vers l'écran. Grosse erreur ! Gros plan sur la femme flippante avec son grognement bizarre. Je sursautais comme une idiote faisant ricaner Thatch. La honte... Je riais tout de même avec lui mais d'un rire jaune.
Nous regardâmes ensuite le reste du film tranquillement. Enfin surtout lui, hein. Moi, je me retenais de me pisser dessus. J'avais été triste de voir le mec buter le chat dans la baignoire à la fin et j'avais logé mon visage contre le torse de Thatch pour ne pas voir la suite. J'avais pas manqué grand chose car c'était quand même la fin. Pauvre minou ! J'entendais le générique et Thatch prit la télécommande pour quitter Netflix et remettre la télé locale. Je n'osais pas bouger, mon visage toujours contre lui. Et maintenant ?
Il retira sa main de ma cuisse pour me forcer à relever la tête. Je croisais son regard sérieux puis il s'humidifia la bouche avant de se pencher pour poser ses lèvres sur les miennes. Ah ! Je ne m'y attendais pas. J'avais eu droit depuis tout à l'heure à des bisous sur la joue en voulant un baiser et quand je ne demandais rien, ça arrivait. Comme quoi...
Je fermais les yeux lorsqu'il força doucement le passage avec sa langue pour rencontrer la mienne. Nous nous bécotâmes avec tendresse comme l'autre fois. Sa main vint se glisser dans mes cheveux tandis que je posais la mienne timidement sur sa joue. Son souffle nasal me chatouillait la pommette.
Soudainement, plus aucun bruit et plus aucune lumière. La télévision s'était éteinte d'un coup. Thatch cessa instantanément notre baiser, alerté. Une panne de courant ou la TV foutue ? La deuxième solution était très peu probable. Il prit mon portable, -Hey !-, et l'alluma pour regarder l'heure. Je vis 18h58. Déjà ?
- Déjà ? Ils ont pas perdu de temps. parla-t-il pour lui-même en reposant mon téléphone.
Hein ? De quoi il parlait ?
- Comment ça ? demandai-je doucement.
- L'Armée Révolutionnaire vient de reprendre le système de sécurité de la ville. Nous le lui avons donnée tout à l'heure. Les choses commencent à bien bouger. Le courant devrait revenir bientôt. expliqua-t-il.
Je ne voyais rien dans la maison mais je sentis son souffle nasal sur mon visage. Ses doigts jouaient avec mes cheveux à l'arrière de mon crâne. C'était agréable. Je fermais les yeux savourant ses caresses. Tiens ! Je n'avais jamais remarqué que même son air expiré par le nez sentait le tabac. Quoique non, ça n'y ressemblait pas vraiment mais ça voulait dire que ses poumons devaient être bien noirs.
Je calais ma tête contre son torse, écoutant son cœur qui battait calmement. Habituellement, je faisais ça qu'avec Ace mais là j'avais envie de tendresse. Rien de sexuel mais juste de l'affection pour me détendre. Je me sentais bien, les yeux clos à entendre son cœur et à respirer son parfum. Je posais ma main sur sa poitrine touchant le col de sa chemise. A ma surprise, Thatch cala sa tête contre mon crâne.
- Anastasia ?
Sa voix était calme.
- Oui ? Dis-je d'une petite voix.
Il voulait quoi ? Il inspira puis expira profondément avant de me répondre.
- Tu aimerais que l'on se revoit souvent comme ça ? Sans que Ace le sache et qu'on passe du temps ensemble comme ça ? proposa-t-il.
Euh se revoir encore en secret ? Et encore ? Et encore ? Et puis encore ? Je le sentais pas.
- Euh ça ne serait pas une bonne idée. Ace finirait par le savoir... soufflai-je doucement.
- C'est vrai mais il pourrait ne jamais le savoir. La discrétion, ça me connaît, ma jolie et puis j'ai très envie de repasser du temps avec toi, juste avec toi. Tu sais, tu as le droit de voir tes amis et de t'amuser avec eux sans que Ace le sache à chaque fois. Regarde, aujourd'hui ça ne l'a pas tué et toi non plus.
Il avait raison mais j'avais peur que ça se retourne contre moi. Je ne faisais rien de mal mais je voyais Thatch sans en parler à Ace. Il était son meilleur ami et sachant qu'il était jaloux et qu'il se méfiait pas mal de lui, ce n'était pas une attitude à avoir. Si Ace le découvrait, il allait nous buter. Le pire serait s'il apprenait que nous venions de nous embrasser. Oh bordel... Rien que la position où nous nous trouvions était malhonnête sauf que j'étais bien et me sentais détendue. C'était mal. Je le savais mais Ace et moi étions dans une relation libre malgré qu'il avait interdit à Thatch d'en profiter pour baiser avec moi. De toute manière, à contre cœur je ne voulais pas.
- C'est vrai mais... Je ne sais pas trop. J'ai envie de passer encore du temps avec toi. Ça me fait plaisir sauf que Ace... Enfin tu vois... murmurai-je.
Thatch me serra plus fort dans ses bras puis renifla mes cheveux. C'était vraiment gênant. Aujourd'hui, il était très affectueux. Bien plus que d'ordinaire avec moi. Ses mots hantaient encore mon esprit. Ça puis ses caresses, ses baisers sur ma joue et son accolade qui n'avait pas l'air simplement amicale me laissait perplexe sur ses réelles intentions à mon égard. Je commençais vraiment à croire que Ace n'avait pas tout à fait tord. Cependant, même si l'envie était forte, je n'oserais pas lui demander s'il était vraiment en kiffe sur moi. J'avais peur de sa réponse et préférais donc faire comme si de rien n'était pour profiter du moment présent.
- Oui, je vois ce que tu veux dire. J'aime passer aussi du temps avec toi. Dit-il à voix basse.
Les battements de son cœur devinrent plus rapides. Oh le courant était revenu. La TV était en train de se rallumer affichant la page de démarrage du décodeur.
- Ma jolie, désolé mais j'ai envie de fumer. fit-il en se dégageant de son étreinte.
Je m'asseyais correctement sur le canapé tandis qu'il se leva avec un sourire. Il me fit un clin d'œil en prenant la tarte avant de sortir du salon. Il comptait fumer où ? D'ordinaire je le voyais fumer devant son pc mais chez lui, ça ne sentait pas le tabac froid. Il devait fumer soit dans son bureau ou soit dehors.
Je bus entièrement mon verre de limonade. Putain ça faisait du bien ! C'était trop bon ! Je me levais avec le verre vide et pris les assiettes vides avec les couverts pour aller dans la cuisine. Je posais le tout dans l'évier puis remontais mes manches pour faire la vaisselle. une fois faite, je la laissais à égoutter dans l'égouttoir puis essuyais mes mains avec le torchon suspendu au placard de l'évier. Lorsque je me retournais, je crus faire une crise cardiaque. Thatch était en train de me regarder tranquillement, le dos contre l'encadrement de la porte, les bras croisés. Il était là depuis combien de temps ? C'était très embarrassant. Je lui fis un petit sourire qu'il me rendit.
- Tu n'étais pas obligée, ma jolie. Je l'aurais fait. souria-t-il.
Je haussais des épaules puis je vis ses yeux regarder mes poignets. Il plissa des lèvres en fronçant des sourcils. Je rabaissais le plus rapidement possible mes manches, la tête basse. Même s'il était au courant de ce qu'il s'était passé, c'était tout de même gênant. Mes marques étaient devenus noires et par endroit, c'était un peu vert. Ça faisait vraiment moche.
Thatch s'approcha de moi en faisant le tour de la table. Il me prit par la main pour m'entraîner dans le couloir puis nous passâmes la porte menant à l'étage. Hein ?
- Où allons-nous ? demandai-je d'une petite voix tandis que nous montions l'escalier.
- J'aimerais te montrer quelque chose dans le grenier. ricana-t-il.
Hein ? Le grenier ? Mais c'était là où il y avait tout son attirail de pervers. Oh merde ! C'était pas prévu ça.
- Que veux-tu me montrer ? questionnai-je en avançant avec lui dans le couloir.
Il ouvrit la porte du grenier, alluma la lumière puis nous montâmes les marches.
- Une surprise ! S'exclama-t-il souriant.
Une surprise ? Ça m'inquiétait encore plus. Une surprise dans son grenier ? Franchement c'était louche et je n'étais pas très à l'aise.
- Comment ça une surprise ? fis-je, perplexe.
Thatch me regarda avec un sourire en coin.
- Oui, une surprise. Tu as besoin de te détendre et surtout te faire plaisir. Tu es trop anxieuse. N'importe qui peut le voir et vu ta tête de zombie, tu as bien besoin de te reposer. Alors je te propose de te faire un massage complet avant de te ramener chez toi, si tu veux bien. souria-t-il grandement.
Un massage complet ? Juste pour moi ? Euh ouais ok ! Je lui fis un sourire timide en hochant de la tête.
- Parfait ! Déshabille-toi, ma jolie ! Je prépare la table.
Hein ? Me déshabiller ? Genre entièrement ou juste assez pour garder mes sous-vêtements ? Sans oser lui demander, je m'approchais du lit et défis mon pull beige, mes chaussettes blanches puis ma jupe plissée rouge et enfin ma chemise blanche à manches longues. Je posais le tout sur le lit et les bras croisés sur ma poitrine pour la camoufler un minimum, je revenais vers Thatch qui avait installé une table de massage sortie de l'armoire qui était auparavant verrouillée. Il avait placé une longue serviette blanche dessus.
- Il vaut mieux tout enlever si tu ne veux pas que l'huile salisse tes vêtements. dit-il en me tendant une serviette beige.
Et merde... Sans broncher, je la pris en le remerciant poliment puis me tournais pour retirer mon soutif. J'enroulais la serviette autours de mon corps pour enlever ma culotte puis posais mes affaires avec les autres. Heureusement que je n'avais plus mes règles.
C'était gênant lorsque je vis que Thatch me fixait depuis le début. Il m'aida à m'assoir sur la table.
- Tu as encore tes règles ? me demanda-t-il me faisant légèrement rosir d'embarras.
Je secouais de la tête sans le regarder. Ce n'était pas la première fois que j'étais nue devant lui mais c'était vraiment gênant. Devant Ace, ça ne me posait plus de problème mais devant quelqu'un d'autre c'était autre chose même avec Thatch.
Il me caressa la joue puis releva mon menton pour m'obliger à le regarder. Il souriait doucement.
- Allonge-toi sur le ventre sans la serviette, ma jolie. Je vais commencer par le dos.
Sans la serviette ? Euh nan ! Enfin juste au moins pour seulement dévoiler mon dos. J'ouvris ma serviette en m'allongeant en espérant que Thatch n'ait pas eu le temps de voir quoique ce soit. Pas que ça me déplaisait qu'il me mate mais je ne voulais pas lui faire de faux espoirs. Je maintenais ma position de ne pas baiser avec lui.
Le tissu uniquement sur le dos, je sentis Thatch le faire glisser puis le plier à la naissance de mon fessiers pour le cacher. Ma tête dans le trou de la table, je l'entendis se mettre de l'huile qui sentait bon sur les mains puis se les frotter. Il débuta le massage par le dos. Oh bon sang ! Seigneur ! C'était divin. J'avais un massage rien que pour moi.
Je fermais les yeux de bien-être avec un petit sourire clos. Il était doué. Thatch était très gentil de s'occuper de moi comme ça. Ace l'aurait-il fait ?
- Tu as beaucoup de tension en haut et en bas du dos. Ace m'avait dit que tu lui faisais toutes les semaines des massages. Il ne t'en fait pas ? murmura-t-il en appuyant un peu plus fort.
- Nan, c'est la première fois que l'ont me fait un massage. Soufflais-je, les yeux clos.
- Ca ne me regarde pas mais je pense qu'il devrait s'occuper un peu mieux de toi.
Je voyais mal Ace me faire un massage. En demander un, ouais, mais en faire un... Quoique, il était très gentil donc bon. J'aimais prendre soin de lui. Je ne répondis pas et savourais ses caresses.
- Tu aimerais quoi comme cadeau pour ton anniversaire ? demanda-t-il après un moment.
J'ouvris les yeux de surprise. Mon anniversaire ?
- Ne te sens pas obligé de m'offrir quelque chose pour mon anniversaire. Tu m'as déjà beaucoup offert aujourd'hui... débutais-je avant qu'il ne me coupe la parole.
- Oh ma jolie ! Tu sais bien que ça me fait toujours plaisir de te faire des cadeaux. Alors qu'est-ce que tu souhaiterais ?
J'émis un petit rire gêné. J'en savais rien.
- Honnêtement, je ne sais pas. gloussais-je doucement.
- Tu me laisses carte blanche alors ? ricana-t-il.
- Si tu veux ou alors tu ne m'offres rien et me le souhaites juste. Surtout que tu comptes me l'offrir quand ? Lorsque nous serons à l'onsen devant Mikita qui est jalouse ? Me moquais-je doucement.
- Nan voyons ! Je vois déjà arriver la crise. Je compte t'offrir quelque chose et je te le donnerais avant qu'elle n'arrive.
J'avais entendu un sourire dans sa voix. Nous gardâmes le silence pendant qu'il terminait de me masser le dos. D'ailleurs lorsqu'il avait fait le bas de mon dos, il s'était beaucoup attardé sur le haut de mon cul. Ses mains avaient passé plusieurs fois sous la serviette. Cela n'avait pas été désagréable. Il enchaîna sur la nuque puis ensuite les bras en rajoutant de l'huile. Enfin il termina avec les cuisses.
- Thatch ? murmurai-je.
- Humm ?
- Tu as toujours été aussi attentionné avec les gens ou c'est seulement avec moi car je suis fatiguée ?
Pourquoi j'avais demandé ça ? Une fois dit, je me rendais compte que ça pouvait mener à ce qu'il avait dit tout à l'heure lorsque je faisais semblant d'être encore endormie. La con ! Thatch massa mon mollet en ricanant.
- Les deux même si je le suis beaucoup plus avec toi. Habituellement, c'est très rare que je donne un massage à quelqu'un. C'est plutôt moi qui en reçoit. Tu es une exception. Je sais que tu es une personne qui s'inquiète énormément que ce soit pour toi ou pour les autres et donc tu ne prends pas assez de temps pour te détendre et te faire plaisir. Alors vu que je t'ai vu aussi fatiguée et que je t'apprécie beaucoup, j'ai eu envie de te faire plaisir. Profite ! Il n'y a qu'avec toi que je ne me montre aussi attentionné. Ne le dis à personne que je suis comme ça avec toi. Avec les autres, je suis très sympa mais ça s'arrête là.
Je l'avais écouté attentivement. Est-ce qu'il se comportait avec moi de cette manière pour me plaire ? Était-ce de la drague ? C'était flatteur mais le fait qu'il soit bien plus âgé que moi me dégoûtait. Un frisson me parcourut l'échine sans me donner de tremblement mais j'avais senti les cheveux de ma nuque se dresser.
- Et avec tes plans culs, tu es comment ? osais-je demander.
Je l'entendis sourire bruyamment. Il était en train de me masser le talon lorsqu'il me répondit.
- Avec mes plans culs, il n'y a pas grand chose à par du cul. On se voit pour baiser et ça s'arrête là même si je sais bien que Mikita aimerait plus. Elle m'a plusieurs dit que je lui plaisais et qu'elle aimerait être ma petite amie. Sauf que bon, je la trouve jolie mais ça s'arrête là. Je ne me vois pas avec elle. Et puis, j'ai trouvé mieux.
- Ah oui c'est vrai ! Du coup, ça avance bien ? fis-je avec un sourire.
Je ne pensais plus à la femme sur qui il avait flashé à cause de ce qu'il s'était passé tout à l'heure. Si ça allait très bien avec la nana alors je me disais que peut-être il ne penserait plus à moi. Enfin je me comprenais.
- Ouais, ça avance bien. D'ailleurs après avoir discuté avec elle, j'ai appris qu'elle approuve la relation libre. On se parle beaucoup en ce moment et je me dis que je pourrais pour la première fois tomber amoureux...
- Mais c'est super ! Je suis contente pour toi. Et elle, tu penses que tu lui plais et que ça pourrait se faire entre vous ?
- Merci. Ouais elle me l'a dit mais je ne sais pas si ça pourrait se faire entre nous. Pourtant, on s'est beaucoup rapproché mais je ne sais pas trop. Tu vois, des fois elle se montre assez distante avec moi et des fois, elle se comporte comme si elle était amoureuse de moi. Je suis un peu perdu. Je connais les femmes mais là, c'est l'inconnu pour moi.
Ah... Ah ouais c'était compliqué ! La meuf savait pas trop ce qu'elle voulait ou alors elle se foutait de sa gueule. Ça me faisait de la peine pour lui.
- Elle a le même âge que toi ?
Thatch passa sur mon autre jambe en faisant le tour de la table.
- Nan elle est plus jeune que moi.
- Elle a peut-être peur alors. La différence d'âge est de beaucoup ?
- Euh ouais mais moi ça ne me dérange pas.
- Bah cherche pas ça doit être ça ou alors elle se fout de ta gueule mais je n'espère pas. Si c'était mon cas, ça serait ça. Mais bon, je te l'avais dit que notre différence d'âge me dérangeait si nous nous fréquentions en imaginant que j'étais célibataire. Nous avons tout de même 23 ans de différence si on prend en compte que je vais avoir 18 ans le mois prochain.
- Nan 24 ans. rectifia-t-il en massant ma cuisse.
- 24 ans ? dis-je confuse.
- Oui, nous avons 24 ans de différence, ma jolie. Je vais fêter mes 41 ans le 24 Mars.
- Oh quatre jours après mon anniversaire. On peut le fêter ensemble si tu veux pendant le week-end à l'onsen ? proposais-je joyeusement.
- Ouais pourquoi pas ! Mais pour en revenir à notre sujet précédent, tu penses vraiment que c'est la différence d'âge qui pose problème ?
- Bah ouais, je ne vois que ça. Sauf s'il y a autre chose. répondis-je.
- Possible mais moi, j'aimerais beaucoup sortir avec elle sauf que malgré mes tentatives de lui faire comprendre ce que j'attends d'elle, elle ne réagit pas. Tu n'as pas une idée ?
Oh ! Ce n'était pas à moi qu'il fallait demander ce genre de chose. Bon si je voulais qu'il se case enfin pour qu'il arrête d'être aussi bizarre avec moi, je n'avais pas le choix. Ah bordel, ça me faisait quand même chier qu'il se trouve une meuf !
- Bah euh... Si elle réagit pas vraiment c'est peut-être parce qu'elle n'a pas bien compris, peut-être qu'elle est perdue tout comme toi. Vous avez discuté sincèrement de vous deux ? Ouais je sais je te fais le même coup que tu m'as fait pour Ace et ça m'a bien servie. Ou alors c'est vraiment juste la différence d'âge qui la bloque, dans ce cas, faut la rassurer. Après ça dépend de combien est l'écart. Je vois mes parents qui ont 8 ans d'écart tout comme mon frère et Bonney et ça se passe bien.
Je n'étais pas douée pour donner des conseils mais je trouvais que là, je m'en sortais bien. Thatch ricana.
- Tu es marrante mais si je lui dis vraiment explicitement ce que je veux d'elle, j'ai peur qu'elle se braque et ne veuille plus me revoir. Mais tu as raison, ça doit être plus la différence d'âge qui fait défaut. Moi, je m'en fous complètement. Néanmoins, on a pas 8 ans d'écart mais beaucoup plus...
- Mais tu m'avais dit que vous vous plaisiez et tu doutes quand même que ça puisse fonctionner entre vous ? demandai-je confuse.
- Ouais, car pour tout te dire elle a déjà quelqu'un dans sa vie mais c'est tout récent et ça ne se passe pas très bien entre eux. Il y a des hauts et des bas.
Pourquoi j'avais l'impression d'entendre dans ma tête que j'étais une grosse conne ? Dieu, c'était vous ? Chut ! Nan ! Restais dans ta débilité, grosse conne ! Voilà que je devenais dingue. Fallait vraiment que je dorme !
- Quoi ? Mais ça change tout. Mais bon si ça se passe mal entre eux faut qu'elle le largue pour toi. Je suis sûre que tu es bien mieux que l'autre gars. souris-je à la fin.
Thatch sourit bruyamment.
- Je me suis dit la même chose. Son mec est un gros jaloux. Il l'espionne, fouille dans ses affaires et lui fait des crises pour pas grand chose. Ça la rend malheureuse. Elle ne le dit pas mais ça se voit.
Comme Ace... Mais lui ne fouillait pas dans mes affaires et il ne m'avait espionnée qu'une seule fois. C'était tout de même étrange que la nana ne l'ai pas quitté. Moi je ne pourrais pas. Bon Ace était aussi jaloux mais si la meuf était au courant depuis un moment de sa jalousie et le subissait alors qu'il l'espionnait sûrement constamment avec des crises et qu'il fouillait peut-être tout le temps dans ses affaires, alors c'était une vraie conne. Heureusement que Ace n'était pas aussi jaloux à ce point-là. Si Thatch me disait ça, c'était que la nana le savait donc bon. Elle devrait larguer son mec pour lui. Elle serait plus heureuse avec Thatch.
- La pauvre ! Ace est jaloux aussi mais je ne crois pas qu'il continue à m'espionner et qu'il ait un jour fouillé dans mes affaires. Tu devrais lui montrer que tu es bien mieux pour elle. suggérai-je.
Thatch éclata de rire.
- Pourquoi tu ris ? demandai-je, confuse.
- Oh pour rien ! Je te trouve juste marrante. Mais tu as raison. J'ai eu la même idée que toi et j'ai déjà commencé d'ailleurs. dit-il amusé.
- Alors ? Ça donne quoi ? souris-je.
- Oh rien n'est concluant pour le moment mais je trouve que je me débrouille bien. Je verrais bien à force.
- Oui, je suis avec toi ! le soutins-je.
Thatch ricana tandis qu'il me massa le pied. Il me demanda de me mettre sur le dos pour pouvoir faire l'autre face. Je me relevais doucement avec un sourire en essayant de me cacher avec la serviette. Je me tournais et m'allongeais sur le dos, la serviette recouvrant mon corps. Je voyais enfin Thatch qui me souriait.
- Tu te sens mieux ? me demanda-t-il.
- Oui, je te remercie. souris-je.
- Je vais commencer par le visage et le crâne. Ferme les yeux ! déclara-t-il en se plaçant au-dessus de ma tête.
Je fis ce qu'il me dit et fermais mes paupières. Je le sentais dégager doucement les cheveux de ma frange. C'était agréable. Puis remettre de l'huile sur ses mains avant de débuter le massage du visage. Oh bordel ! Lorsqu'il passait sur les tempes, c'était un vrai bonheur. J'étais encore plus détendue qu'avant. J'adorais ça.
J'étais entrée dans une détente où mon corps ne répondait plus. Il était lourd et ma respiration était lente et profonde. Je ne dormais pas mais j'étais consciente de tout.
Thatch sourit bruyamment. Il n'y avait rien de drôle. Il continua son massage sur mon crâne et là, c'était l'extase.
- Tu dors, ma jolie ?
Parler ou même ne serait-ce qu'émettre un son de la gorge était chiant alors je ne répondis pas. Il allait penser que je dormais vraiment mais j'étais tellement bien. Je ne voulais pas sortir de cette bulle de bien-être. Il laissa tranquille ma tête pour glisser ses mains le long de mon cou et ainsi atteindre mes épaules puis mes clavicules. Il remassa vite-fait mes bras et mes mains avant de commencer sur ma poitrine. La serviette était toujours en place et il passait ses mains en-dessous. Il ne touchait pas mes seins toutefois, après un petit moment, Thatch rabattit le pant de la serviette sur mes hanches dévoilant ainsi ma poitrine. J'étais tellement bien dans ma bulle que je n'étais même pas gênée.
Il massait maintenant mon ventre. Pourvu que je ne pétais pas ! Hop ! Il foutait quoi là ? Thatch caressait mes seins de manière circulaire. C'était agréable, je l'avouais. Cependant, il ne s'y attarda pas et repartit sur mon ventre. Je l'entendis se déplacer sur le côté et travailler sur ma cuisse.
- Pff... Soit tu le fais exprès soit tu es une idiote ! soupira-t-il amusé.
J'étais sensée le prendre comment ? De quoi parlait-il ? Oh merde ? Savait-il que je ne dormais pas ? Mais bon ce n'était pas une raison de m'insulter. Ayant trop la flemme de dire quoique ce soit, je restais dans mon mutisme et savourais encore le massage. J'adorais lorsqu'il malaxait au-dessus du genoux. C'était un vrai bonheur.
Lorsqu'il avait terminé son massage complet, je gardais toujours mes yeux clos. J'étais tellement bien et détendue. Thatch ramena la serviette sur ma poitrine puis caressa ma joue du pouce.
- Tu dors bien, ma jolie. Et tu es très belle...
Ah il croyait vraiment que je dormais mais alors pourquoi m'avait-il dit ça ? Notre dernière conversation était sur la femme dont il commençait à sûrement tomber amoureux. Je n'avais pas compris quelque chose, c'était ça ? J'étais conne ou quoi ?
Oh il foutait quoi ? Thatch sembla me prendre dans ses bras telle une princesse. Il me porta et me transporta je ne savais où. Je savais qu'il descendait les escaliers mais bordel ! J'étais toujours à poils. Il comptait faire quoi ? Thatch marcha un moment avant de m'allonger. Il plaça ensuite une épaisse couette sur moi. C'était chaud et agréable. Je sentis qu'il me caressa les cheveux avant de déposer un baiser sur ma joue. Puis il quitta les lieux et j'entendis une porte se fermer. J'étais où ? Il m'avait séquestrée ou quoi ? J'ouvris les yeux pour savoir où j'étais. Bon je ne voyais pas grand chose car j'étais dans l'obscurité. La lumière des lampadaires de la rue n'éclairaient même pas la pièce. Je me redressais doucement et tâtais autours de moi pour constater que j'étais sur un grand lit. Étais-je dans sa chambre ? Dans son lit ? Là où nous faisions nos plans à trois ? Je me sentis rougir. Une question me traversa l'esprit ? Avait-il déjà baisé avec ses plans culs dans ce lit ? Du dégoût et une pointe de jalousie m'envahirent. J'espérais qu'il changeait les draps à chaque fois. Je me rallongeais et me tournais sur le côté dos à la fenêtre. Bon les draps sentaient bons la lessive donc il les avait changés depuis peu. C'était rassurant.
Que faisait Thatch maintenant ? Mais surtout... Il était quelle heure, putain ? Je devais rentrer avant 20h sinon ma mère allait me buter ensuite mon père m'enterrerait dans le jardin et Masha pisserait sur ma tombe tous les jours ou alors Vitali. Avec lui savait-on jamais.
La porte s'ouvrit et par réflexe de gamine, je fermais rapidement les yeux. Thatch était revenu. Il ne bougea pas sûrement en train de me regarder. Restais naturelle ! Restais naturelle ! La porte se ferma et je l'entendis marcher dans la chambre. Oh bordel, il comptait faire quoi ? Il allait pas me violer, nan ? Je me sentais dans la merde, là ! Dieu aidez-moi !
La couette se souleva partiellement derrière moi. Oh mon Dieu ! J'étais foutue. Thatch se fourra dans le lit et se colla à moi, son bras sur ma taille et sa main sur mon ventre. Sa peau était fraîche et je pouvais sentir l'odeur du tabac sur lui. Il venait de fumer. Alors ça voulait dire qu'il fumait dehors ?
Il renifla mes cheveux puis se cala beaucoup plus contre moi. Merci mon gars mais tu étais froid ! Oh putain ! Dans quelle merde je m'étais fourrée ? Je regrettais carrément de ne pas avoir ouvert les yeux à la fin de la séance de massage. Pourquoi était-il venu se mettre dans le lit avec moi ? Bon s'il m'avait déposée dans son lit c'était qu'il pensait que je dormais mais lui...? Il allait me faire du mal ! Je voulais me barrer mais je me disais que si je bougeais, c'était foutu. Que devais-je faire ? Dieu ! Sortez-moi de là !
Thatch me caressa doucement le ventre du pouce et je me rendis compte sur le coup que son torse était sans vêtement. Il était torse nu. J'espérais qu'il avait gardé le reste. Dans mes fantasmes, honnêtement ça m'aurait plût qu'il vienne se fourrer dans les mêmes draps que moi à poils pour ensuite baiser mais là, c'était la réalité. Je commençais à avoir peur. Fallait être bargeot pour se coller contre une adolescente à poils dans un lit. Il avait 40 piges et osait profiter que je sois endormie pour faire ça. Il était pas bien dans sa tête, lui.
Je me demandais si j'avais fait chambre à part avec Ace la nuit de la fête chez Sanji, serait-il venu dans mon lit ? Aurait-il tenté de faire quelque chose ? Ou pire, m'aurait-il fait du mal ?
Oh bordel... Il était en train de m'embrasser l'épaule. C'était agréable mais ça foutait les jetons. Ça me faisait repenser à l'autre fois dans le jacuzzi. Sauf que Ace avait été là et j'étais bourrée. Là, même si j'avais bu tout à l'heure, je n'étais pas aussi éméchée que la dernière fois. Que devais-je faire ? Vite une idée pour me débarrasser de lui et foutre le camp de cette baraque. Bon je n'aimais pas les conflits alors autant y aller mollo.
Ses lèvres glissèrent sur le creux de mon cou me donnant un frisson agréable. J'émis un petit gémissement involontaire. Thatch se stoppa sur le moment puis enleva sa main de mon ventre pour dégager mes cheveux de mon oreille qu'il embrassa par la suite. Il jouait à quoi là ? Il voulait baiser ou quoi ? Je lui avais pourtant dit que je ne voulais pas trahir Ace. Mais bon, il m'avait déjà dit qu'il n'abandonnerait pas et qu'il retenterait encore et encore. C'était flatteur et mon égo en prenait un coup monstre mais c'était mal. Déjà par rapport à Ace mais en plus il avait 24 ans de plus que moi. C'était immoral.
Thatch aspira mon lobe entre ses lèvres et le suçota. Oh putain c'était bon ! Je frissonnais et lâchais un soupir de bien-être. C'était peut-être gênant ce qu'il faisait mais je reconnaissais qu'il savait comment s'y prendre. Sa main se posa sur ma cuisse et me la caressa doucement avant de la glisser sur ma fesse.
Euh...
Oh putain, j'avais une idée ! Bon elle était sûrement mauvaise et j'allais peut-être passer pour une grosse connasse mais je n'avais que ça en tête. Ou alors ça n'allait pas du tout fonctionner et j'allais m'enfoncer encore plus dans la merde. Bon qui ne tentait rien n'avait rien ! Je me lançais. Dieu aidez-moi à me sortir de cette merde ! Nan tu te démerdes, petite conne ! Bien fait pour ta gueule ! Oulah avec la fatigue, je devenais dingue, moi. Allez ! Pourvu que je sois crédible.
- ... Ace... soufflais-je avant de gémir.
Thatch s'arrêta net pendant un moment puis après un certain temps reprit son activité sur mon oreille. Et merde... Moi qui pensais que ça allait le vexer et le faire cesser pour de bon, je me foutais le doigt dans l'œil.
- Perdu, ma jolie ! susurra-t-il.
J'ouvris les yeux, car je les avais gardés clos pensant qu'il saurait que j'étais éveillée. En y pensant je trouvais ça con puisque nous étions dans l'obscurité. Ça prouvait bien mon intelligence...
- Thatch ? fis-je d'une petite voix enrouée.
Il replaça sa main sur mon ventre et me le caressa doucement du pouce.
- Bingo ! Tu as bien dormi ? demanda-t-il amusé.
- Oui et merci pour le massage. Ça m'a fait du bien. Tu es doué ! soufflai-je sans bouger.
- Merci, ma jolie. Ça me fait plaisir de savoir que ça t'a plût. Je pourrais t'en refaire un autre une prochaine fois, si tu veux.
- Oui pourquoi pas mais... On est où là ? questionnai-je en me mettant sur le dos.
Thatch n'avait pas retiré sa main de mon ventre mais il s'était décalé un peu pour me laisser de la place.
- Dans ma chambre, ma jolie. Je me suis dit que tu serais mieux dans un lit au chaud que de te laisser dormir sur une table de massage dans un grenier.
C'était pas faux.
- Où sont mes vêtements ? Je dois rentrer avant 20h. dis-je alertée.
Thatch se retourna et déplaça quelque chose sur sa table de nuit. Un réveil. Les chiffres lumineux en rouge donnait 19h56. Et merde ! J'allais me faire buter. Je me redressais rapidement et j'allais sortir du lit mais Thatch me retint par le bras.
- Reste là, je vais chercher tes affaires. Tu es toute nue. s'exclama-t-il avant de sortir.
Je ne bougeais pas, la couette recouvrant ma poitrine et l'entendis se déplacer dans la chambre. Il ouvrit la porte, alluma le couloir et je remarquais alors qu'il était torse nu et en pantacourt noir. Ça lui allait bien. Je le regardais se diriger vers le grenier et le matais sans gêne. Il avait une corpulence plus large que celle de Ace mais tout aussi musclée. Son dos était un peu plus carré. Thatch était bien foutu, il y avait pas à dire. Mais il s'était changé quand ?
Il revint ensuite d'un pas rapide dans la chambre en me souriant. Je lui rendis son sourire et je tendis le bras pour prendre mes vêtements mais il les mit hors d'atteinte en les mettant en hauteur. Je fis une petite moue triste et cela le fit ricaner.
- Allez ! Je vais me faire buter par mes parents. riais-je, les bras tendus.
- Sauf si tu restes avec moi. J'aimerais vraiment t'inviter à dîner.
- Thatch, une autre fois. Mes parents vont s'inquiéter. soupirai-je désolée.
Il fit une petite moue enfantine puis acquiesça.
- Bon d'accord mais pour avoir tes vêtements, tu dois me donner un baiser, ma jolie. sourit-il, malicieux.
Je le regardais stupéfaite mais amusée. Quel culot ! J'émis un petit gloussement. J'avais envie de l'embrasser mais j'avais peur qu'il souhaite faire plus. Et ça c'était hors de question !
- Je suis obligée ? souris-je amusée.
Il ricana.
- Ouais sinon je garde tes affaires et tu ne les reverras jamais.
- Oh non, ce sont mes affaires scolaires ! fis-je choquée.
- Raison de plus pour vite m'embrasser, ma jolie. ria-t-il.
Je soupirais et m'avouais vaincue en baissant les bras.
- Bon d'accord. Mais juste un baiser, hein ? Rien d'autre !
- Rien d'autre, promis !
Thatch s'asseya sur le bord du lit avec un sourire arrogant et je vins enlacer son cou de mes bras pour sceller ma bouche sur la sienne. Il posa mes affaires sur le lit et me prit dans ses bras. Je descellais mes lèvres mais il rescella les siennes sur les miennes avant de forcer le passage avec sa langue. Ça faisait deux baisers là ! Je ne m'offusquais pas et goûtais le goût de son tabac. Cela ne me dérangeait pas.
Thatch me serra plus fort contre lui et je glissais mes doigts dans ses cheveux. Notre baiser était doux comme les autres fois. Pourquoi me sentais-je bien dans ses bras ? C'était différent qu'avec Ace mais j'étais bien. Je caressais ses cheveux en trouvant qu'ils étaient doux au toucher. Je me collais ensuite plus contre lui en me positionnant à genoux sur le matelas, la couette séparant seulement nos deux corps. Thatch, tout en continuant notre bécotage, me bascula sur le côté pour m'allonger involontairement sur mes vêtements et il vint se placer au-dessus de moi. Ses mains sur mes hanches, il retira ensuite la couette me recouvrant pour se caler entre mes cuisses.
- Nan ! dis-je en stoppant le baiser.
- Chut... Tout va bien, ne t'inquiète pas. Il ne se passera rien. murmura-t-il avant de reprendre le baiser.
Mais je détournais la tête.
- Je suis en retard, Thatch ! soufflai-je, désolée.
Du coin de l'œil, je vis qu'il fit une moue à la fois déçue et enfantine. Il avait beau avoir 40 ans, on aurait dit un gamin.
- C'est vrai. Bon je ne vais pas me plaindre, j'ai eu mon baiser. sourit-il.
Il me caressa la joue du revers de la main avant d'y déposer un petit baiser.
- Thatch, dis-moi ! Tu es comme ça aussi avec les autres femmes ? Je veux dire, tu leur fais aussi des bisous et des caresses sur la joue ? demandai-je sans trop oser.
Il sembla surpris de ma question puis me sourit amusé.
- À ton avis, ma jolie ? Rappelle-toi ce que je t'avais dit ! Avec mes plans culs, je tire juste un coup puis chacun fait sa vie ensuite et il n'y a qu'avec toi que je suis aussi attentionné. Alors non, je ne leur fais pas aussi des bisous et des caresses sur la joue. ricana-t-il.
- Alors du coup, tu fais ça parce que nous sommes amis, hein ? quémandais-je pour être sûre.
Thatch me regarda un moment avant de d'émettre un gloussement moqueur.
- Ouais mais aussi parce que tu me plais. Tu le sais que tu me plais, je te l'avais déjà dit.
- Oui je m'en souviens mais... Mais que tu sois aussi attentionné avec moi ne va pas poser problème avec la femme sur qui tu as des vues ?
Thatch me fixa longuement sans ciller puis me sourit en coin.
- Nan, ça ne va poser aucun problème, ma jolie. ricana-t-il.
Un vrai coureur de jupon, ce type ! Mais au moins, je savais que je garderais son attention une fois qu'il se sera casé enfin s'il se case un jour. Il avait dit que la nana avait déjà un mec mais ça ne se passait pas très bien entre eux. Mais putain, Thatch était en fait un vrai connard. Il comptait piquer la meuf d'un autre gars sans scrupule. Bon, la femme en question était malheureuse d'après lui mais quand même... Moi, je n'oserais jamais faire ça. Briser un couple par jalousie et égoïsme était mal. Et je l'avais encouragé là-dedans ! Et merde ! J'étais complice de son plan machiavélique. Le pauvre type ! Même s'il était très jaloux et sûrement pire que Ace, il ne méritait pas ça.
- Bon allez, je vais te ramener chez toi. dit-il en se redressant pour se lever hors du lit.
Je cachais ma poitrine avec mes bras et serrais les cuisses pour camoufler comme je pus mon entre-jambe puis m'asseyais sur le lit. Thatch me regarda avec un sourire en coin puis sortit de la chambre après avoir allumé la lumière du plafond. Dans le couloir, je le vis aller dans son bureau. Il avait laissé la porte ouverte et j'en profitais pour me rhabiller le plus vite possible.
J'étais en train de terminer d'enfiler mes chaussettes hautes lorsqu'il sortit vêtu de ses affaires de tout à l'heure : un jeans et une chemise. J'allais refaire le lit mais il me fit une remarque.
- Laisse ! C'est pas bien grave.
Je hochais de la tête timidement et quittais la chambre tandis qu'il éteignait la lumière. Nous descendîmes l'escalier puis passâmes la porte du couloir. Il la ferma derrière moi alors que j'allais dans le salon récupérer mon portable. La TV était éteinte mais je voyais bien grâce à la luminosité du couloir.
Putain déjà 20h11. J'allais me faire buter ! Oh merde ! 6 appels manqués et un message vocal avec 2 sms. Mon cœur battait la chamade et c'était les mains tremblantes que je regardais qui avait tenté de me joindre.
Un appel des darons, un appel de Vitali avec un message vocal de sa part et 4 appels de Ace avec 2 sms. Bon les parents et mon frère, je pouvais comprendre et m'y attendais mais Ace... J'appréhendais ce que j'allais lire. Bon autant commencer par la famille, histoire de me mettre dans l'ambiance. Ah les darons m'avaient téléphonée à 19h08. Je devais faire la vaisselle à ce moment-là et vu que j'étais une conne, j'avais laissé mon portable en silencieux. Bravo ! Vitali avait tenté de me joindre quelques minutes après. J'écoutais son message vocal.
- Bah alors la naine, on répond pas au téléphone ? Bref, les darons ont essayé de t'appeler car Papa invite Mama à dîner au resto. Ils rentrent vers 23h et voulaient que tu rentres rapidement avant 20h. J'ai négocié pour qu'on n'ait pas de baby-sitter en disant que tu seras majeure le mois prochain et que j'aurais 16 ans à la fin du mois. Du coup, on a pas mal de bouffe et j'ai pensé à inviter Bonney pour manger avec nous. Ça ne te dérange pas ? Sinon, vu que tu dois être encore avec Thatch, ça te dirait qu'il vienne aussi pour lui faire une surprise ? Tiens moi au courant, je vais la chercher après 20h. Allez à tout à l'heure, la naine !
Je raccrochais et gloussais comme une con toute seule. Les darons n'étaient pas là et je n'allais pas me faire buter. Dieu ! Merci !
- Qui a-t-il ? me demanda Thatch en allumant la lumière du salon.
- Je ne vais pas me faire tuer. Mon père a invité ma mère au resto et mon frère a invité Bonney à la maison pour manger. Du coup, il me demande si tu veux bien venir aussi pour faire une surprise à Bonney. Enfin, si tu n'as rien de prévu jusqu'à 23h. informai-je avec un sourire.
Thatch me sourit grandement.
- Pourquoi pas ! Je suis dispo, ma jolie. répondit-il gaiement.
Je lui souris joyeusement en me disant que ça allait faire une sacrée surprise à Bonney.
« Désolée de ne répondre que maintenant, mon portable était en silencieux. Thatch veut bien venir pour faire la surprise à Bonney. On ne va pas tarder à aller à la maison. A tout à l'heure ! »
Je lis ensuite les sms de Ace et perdis mon sourire. Déjà 4 appels manqués, ça annonçait la couleur des messages.
« Ma souris, tu es rentrée ? Tu me manques. Je viens de terminer de bosser et j'ai téléphoné à Thatch tout à l'heure. Alors tu as pu trouvé une tenue pour lundi ? J'ai hâte de te voir avec, ma souris. »
Ça datait de 19h suivant un appel. Puis il avait tenté de me joindre une autre fois vingt minutes après et deux autres fois trente-cinq après le premier message donc un quart d'heure après le premier appel.
« Répond ! Tu es avec qui ? Ça y est, je t'ai donnée l'autorisation pour une relation libre et tu t'envoies en l'air avec le premier venu ? J'aurais jamais dû te dire oui. J'annule notre accord sur la relation libre. Tu es où ? Oublie pas que tu es ma meuf ! Ça me casse les couilles que tu ne répondes pas ! Dis moi ce que tu fous ! »
Son message était blessant. Des larmes perlaient mes yeux et je crispais ma mâchoire pour ne pas éclater en sanglot. Comment pouvait-il me parler comme ça ? La relation Libre était une mauvaise idée surtout avec sa jalousie. Il s'emportait facilement pour juste des appels manqués. C'était de pire en pire. Qu'est-ce que ça allait donner si nous nous marions ? Le mariage aussi était une mauvaise idée. Je ne voulais pas me marier avec un gros jaloux.
Thatch arriva près de moi et me prit doucement le poignet pour orienter le téléphone vers lui. Je ne protestais pas et le laissais lire le sms de Ace. Le regard fixe sur le canapé, une larme finit par couler sur ma joue. Il me prit dans ses bras et je finis par me laisser aller. Thatch attrapa mon portable et dans mon champ de vision, je vis qu'il regardait les appels de Ace.
- Il n'a pas à te parler comme ça. J'ai envie d'aller corriger ce petit con. Il ne te mérite pas. Allez cesse de pleurer, il ne mérite pas tes larmes, ma jolie ! murmura-t-il durement.
Je ne disais rien et sentais ses caresses sur mon dos. Je pleurais en silence puis essuyais du revers de la manche mon visage et mes yeux humides avant de lui prendre mon téléphone et de m'écarter de lui. Je hochais de la tête puis le regardais dans les yeux. Il était frustré mais sa colère n'était pas envers moi. Thatch me caressa la joue puis me prit la main pour nous sortir du salon.
La lumière éteinte, nous allâmes dans la cuisine. Il me lâcha la main et se dirigea vers le frigo pour sortir la tarte citron meringuée emballée dans une boîte Tupperware. Il revint me prendre la main et nous conduire dans le garage en silence.
Toujours dans notre mutisme, nous nous chaussâmes puis montâmes dans la voiture. Il faisait froid et je frictionnais mes mains après avoir mis ma ceinture. Thatch ouvrit la porte du garage avec la télécommande posée sur le tableau de bord. Il démarra l'auto et actionna ensuite le chauffage puis alluma les phares. Sa main se posa sur la mienne et je croisais son regard.
- Ca va aller, ma jolie. Ça va s'arranger. Une fois que tu lui auras dit que tu n'avais pas vu ses appels et que tu lui auras dit qu'il se trompait, ça ira mieux. Ne t'en fais pas ! Allez, n'y pense plus pour le moment. me réconforta-t-il.
Je hochais doucement de la tête avec un petit sourire triste. Thatch était gentil. Il fit une marche arrière pour sortir du garage et ainsi faire demi-tour sur la route. Il appuya de nouveau sur la télécommande et le portail ainsi que la porte du garage se fermèrent. Il roula tranquillement jusqu'à chez moi après l'avoir guidé. Il gara ensuite la voiture en face de la maison et je pus voir que tout était éteint à l'intérieur. Vitali ne devait pas être encore rentré. Ça m'arrangeait. Au moins, il ne verra pas les sacs Prada dans l'auto et ni ma gueule d'enterrement.
Je retirais ma ceinture en même temps que Thatch. Nous descendîmes et prîmes nos affaires. Quel froid ! Chargés comme des mules de nos manteaux, sac de cours pour moi et sacs Prada pour Thatch ainsi que la tarte, j'ouvris la porte de chez moi et nous entrâmes. J'allumais la lumière et Masha vint nous faire la fête ce qui amusa Thatch. Je rangeais mon manteau et me déchaussais rapidement avant de prendre la tarte de ses mains pour la ranger ensuite dans le frigo alors qu'il rangeait son manteau dans le placard.
- Bienvenue chez moi ! M'exclamai-je en arrivant dans l'entrée.
Thatch rangeait ses chaussures près des miennes et je pris les sacs Prada puis je montais dans ma chambre après avoir invité Thatch à me suivre. C'était la seconde fois que j'invitais un garçon, quoique il était un homme, dans ma chambre. C'était embarrassant et j'espérais que ça ne soit pas trop le bordel.
Après avoir allumé la lumière du plafond, je posais les sacs dans mon armoire. Puis je me retournai vers Thatch qui me souriait. C'était très gênant et je ne savais pas quoi dire alors je lui souriais timidement.
- Ta chambre est très jolie. complimenta-t-il avant de s'assoir sur mon lit.
- Merci ! souris-je.
Je pris mon sac de cours et sortis mon ordi pour le poser à sa place sur mon bureau. Thatch me regardait en silence. J'avais envie de prendre une douche mais vu qu'il était là, je verrais plus tard sauf que j'étais toujours vêtue de mon uniforme scolaire. La merde ! Tant pis ! Je pris rapidement une tenue décontractée dans mon armoire avec un soutif et une culotte. Le tout dans mes bras, je me courbais et lui dis que j'allais prendre rapidement une douche puis qu'il pouvait faire comme chez lui. Il ricana juste et je partis d'un pas rapide dans la salle de bain. Pfiou ! Je me déshabillais à brides abattues quitte à jeter mes vêtements dans le panier de linge sale. Merde ! Je fermais la porte à clé. Manquerait plus qu'il me mate sous la douche. Je me douchais en me disant que l'huile du massage avait fini par sécher sur ma peau. J'avais lavé mes cheveux puis lorsque je me séchais, je songeais à me remaquiller. Nan, ça ne servirait à rien vu que je l'enlèverais deux heures plus tard. Je me vêtis de mon pantacourt noir m'arrivant sous les genoux et de mon débardeur bleu ciel après avoir mit mes sous-vêtements. Le collier autours du cou et pieds nus, je sortis de la salle de bain timidement. Que faisait Thatch ? J'espérais ne pas l'avoir trop fait attendre. Je le trouvais allongé sur mon lit, les bras croisés derrière la nuque et les yeux clos. Oh ! Il dormait ? Je fermais la porte doucement derrière moi et m'avançai lentement en essayant de ne pas faire de bruit. Il devait être très fatigué. Qu'il était beau aussi paisible. Devais-je le réveiller ? Vitali n'allait sûrement pas tarder avec Bonney.
Bordel ! La réalité me frappa de plein fouet en pleine gueule. Il y avait un homme de 40 ans en train de dormir sur mon lit. Si mes parents annulaient leur sortie et rentraient maintenant, j'étais morte !
Je m'asseyais sur le sol, le dos contre le lit et les bras enlacés autours de mes jambes pliées contre ma poitrine. J'avais été si longue que ça pour qu'il dorme ?
Je songeais à Ace et me disais que je n'avais toujours pas répondu à ses sms. Je n'en avais pas envie. Il annulait sur un coup de tête notre accord et ça me faisait mal au cœur. Sa jalousie était bien ancrée en lui. Il ne changera sûrement jamais. Je lui en voulais. Je me sentais prisonnière. Notre avenir ensemble avec sa jalousie me rendait perplexe. Je ne savais pas si notre couple tiendrait la route. Étais-je vraiment amoureuse de lui ? Je n'arrêtais pas de me le demander depuis peu et pourtant je savais que je me sentais bien avec lui. Vitali avait raison, ce n'était qu'un béguin pour le moment. Devais-je me marier avec Ace ? J'en avais de moins en moins envie. J'avais l'impression que si je le faisais, je deviendrais un oiseau en cage. Je ne pourrais plus rien faire.
Merde ! Mes yeux étaient en larme. Chialais pas maintenant !
Masha aboya signifiant que quelqu'un était rentré à la maison. Vitali était là avec Bonney. Thatch avait sursauté me surprenant également. Je tournais la tête vers lui en espérant qu'il ne remarque pas mes yeux humides. Son sourire me réchauffait le cœur. Je devais penser à autre chose et profiter de cette soirée. Bonney allait avoir une sacrée surprise.
- Oh je me suis endormi ! Désolé. murmura-t-il en se redressant pour s'asseoir au bord du lit.
- Ce n'est rien. fis-je en me levant pour aller prendre un gilet dans mon armoire.
Lorsque je refermais la porte-miroir, je vis son reflet en train de me fixer. Il matait mon cul ? J'enfilais mon gilet sans l'attacher pour cacher mes marques sur les poignets et me tournais vers lui. Il se leva avec un sourire en coin.
- Ca te va bien. me complimenta-t-il.
Je lui souris, les joues roses.
- La naine, tu es là ? gueula mon frère depuis le rez-de-chaussée.
La honte ! Merci Ducon.
- Ouais, j'arrive ! gueulais-je également amusant Thatch.
Nous nous sourîmes avant de sortir de la chambre.
- J'ai trop la dalle ! Où est la bouffe ? entendîmes de Bonney.
Je me retins de rire et jetais un œil à Thatch qui était aussi amusé que moi. Nous nous sourîmes complice avant que je ne ferme la porte de ma chambre. Ça allait être marrant. Nous longeâmes le couloir et je nous stoppais avant le haut de l'escalier. Je me penchais pour mieux voir ce qu'il se passait en bas et constatais que Thatch faisait de même. Il avait beau avoir 40 piges, il avait également le sens de la gaminerie. Nous vîmes mon frère aller dans le salon et Bonney s'étirer les bras et le dos en baillant sans convenance. Si elle savait...
- Vi' j'ai la dalle ! s'exclama-t-elle en allant dans la cuisine.
Mon pauvre frère... N'empêche même avec les cheveux lâchés, elle était belle.
- C'est vrai qu'elle est jolie. chuchota Thatch à mon oreille.
Je me tournais vers lui avec un sourire en coin.
- Ouais mais tu avais promis que tu ne tenterais rien. murmurai-je.
- C'est vrai et c'est bien dommage !
Je lui mis un coup de coude dans les côtes l'amusant.
- Quoi ? Tu es jalouse ? ricana-t-il faiblement.
- Nan !
Oui...
- ... C'est la copine de mon frère. Je ne peux pas te laisser faire quoique ce soit. C'est par principe ! continuais-je à voix basse.
Il me sourit tandis que nous nous redressâmes. Thatch se pencha ensuite vers moi pour déposer un baiser sur ma joue me surprenant. C'était doux. Faisait chier ! J'avais envie qu'il m'embrasse maintenant. Les joues rouges, j'esquissai un petit sourire sans le regarder. Son pouce vint caresser ma joue puis relever mon menton m'incitant à le regarder. Son regard ancré dans le mien, nous nous fixâmes, lui avec un sourire en coin et moi les joues rouges.
- Ma jolie...
- Vitali, il y a de la tarte citron meringuée au frigo ! Je peux la manger ? s'écria Bonney coupant involontairement Thatch.
Hein ? La tarte ? Oh putain nan ! J'écarquillais les yeux et me précipitais dans les escaliers mais bien sûr, avec la grâce et l'agilité que j'avais, je loupais une marche et partis la tête la première. J'allais littéralement me péter la gueule comme une merde mais la poigne ferme de Thatch m'attrapa le bras pour m'attirer contre lui. Bien entendu, tout ça s'était passé avec mon légendaire hurlement de gamine aigu. Oh la honte ! Mais la honte !
- Il était moins une. ricana Thatch, son bras me tenant fermement contre lui.
- Merci... soufflai-je encore sous le choc.
Mon hurlement avait attiré mon frère et bien sûr Bonney.
- Oh mon Dieu ! Oh mon Dieu ! Oh mon Dieu ! répétait cette dernière pétrifiée.
Surprise !
Vitali éclata de rire avant de nous demander ce qu'il s'était passé.
- J'ai rattrapé ta sœur qui tombait dans les escaliers. expliqua Thatch avec un sourire.
Mon frangin pouffa de rire tandis que sa copine était toujours aussi pétrifiée.
- Ca ne m'étonne pas d'elle ! se moqua Vitali.
J'élançais mon pied en avant pour lui foutre un high kick en pleine gueule mais il l'esquiva aisément en se foutant de ma gueule. Thatch ria alors que je reposais mon pied sur la marche, boudeuse.
- Salut Vitali et Bonney ! s'exclama-t-il ensuite amusé.
- Salut Thatch. sourit mon frère.
Bonney émit une sorte de petit cri sûrement pour nous saluer ce qui me fit sourire. Thatch me lâcha et nous finîmes de descendre. Nous allâmes dans le salon où Vitali avait allumé la TV. Thatch, mon frère et Bonney s'installèrent sur le canapé tandis que je décidais de préparer la bouffe.
Dans la cuisine, j'ouvris le frigo et aperçus le faitout derrière une grosse casserole. Je sortis les deux un par un et les mis à réchauffer sur la plaque à gaz. Mama avait préparé du Bortsch dans la casserole et des Pielmenis dans le faitout.
- Tu as besoin d'aide ? me demanda Thatch.
Oh putain, la frayeur ! Je ne l'avais pas entendu arriver.
- Nan, j'ai juste à faire réchauffer. Tu aimes le Bortsch et les Pielminis ?
- Oui, j'en ai mangé en séminaire. C'est très bon.
Je lui souris avant de mettre la table. Il vint m'aider en plaçant les bols sur les assiettes tandis que je posais les couverts.
- Tu as parlé à Ace ? question a-t-il alors que je mettais les verres.
- Nan, je n'en ai pas envie. répondis-je en soupirant.
- Il le faudra bien sinon la situation risque de s'envenimer.
- Je sais bien mais... Je sais que même si ça s'arrange encore cette fois-ci, il va recommencer. Ça me gonfle !
- Ouais je m'en doute aussi. Quand il s'est excusé tout à l'heure, c'était bien de sa part mais je suis sûr également que j'aurais droit à encore d'autre crise. Ace manque de confiance en lui quand il s'agit des nanas et il devrait te faire beaucoup plus confiance.
Je ne dis rien. Je n'avais plus envie de parler de lui. Cependant, Thatch n'avait pas tord. Si je ne parlais pas avec Ace, la situation allait empirer et j'aurais du mal à me sortir de ce merdier.
Je remuais la soupe puis coupais le feu et diminuais celui des Pielminis. Je posais la grosse casserole sur la table et remplis les bols. Avant d'avertir mon frère et sa copine, je plaçais une carafe d'eau sur la table. Vitali et Bonney vinrent à table. Ils s'asseyèrent l'un à côté de l'autre et Thatch et moi fîmes de même. J'étais en face de mon frère. Nous nous souhaitâmes un bon appétit et mangeâmes. Ah bordel ! Ça faisait du bien de manger une bonne soupe.
- C'est très bon !... Ah tu ne manges pas Bonney ? fit Thatch, confus.
Je relevais la tête de mon bol et la vis le fixer avec de gros yeux. Ça devait être la panique dans sa tête, la pauvre. Je jetais un coup d'œil à mon frangin qui affichait un sourire moqueur.
- ... Je... Carotte... réussi-t-elle à dire sans détacher ses yeux de Thatch.
Hein ? Carotte ? Je souris amusée.
- Ah merde ! C'est vrai. fit Vitali en prenant le bol de Bonney.
Je le regardais perdue tout comme Thatch.
- Elle déteste les carottes. se justifia-t-il en se levant avec le bol.
Il le posa sur le comptoir de la cuisine puis il remua les Pielminis avant de couper le feu et de lui en servir généreusement. Elle regarda son assiette puis mangea goulûment enfin sans bonne manière ce qui surprit Thatch.
- Et ben quel appétit ! hallucina-t-il.
Nous continuâmes de manger en discutant aimablement et de temps en temps avec amusement. Nous parlâmes de demain chez Thatch, de Izou, de lundi au resto puis de OPO. Thatch avait beaucoup aimé également les Pielminis. Il n'y avait pas de dessert et à contre cœur j'avais dû partager ma tarte. Quel sacrifice ! Mais c'était toujours aussi bon. Bonney avait été ravie d'apprendre que c'était Thatch qui l'avait fait. Elle l'avait dévorée comme si c'était Dieu lui-même. Cas rare de sa part.
A la fin du repas, Thatch était parti dehors pour fumer et Bonney était aux toilettes. Je débarrassais la table avec mon frère.
- Ca a été cette après-midi ? me demanda-t-il en posant les verres dans l'évier.
- Ouais mais tu avais raison... Pour la robe. J'ai beaucoup à te raconter d'ailleurs.
Il ne fit aucun commentaire et commença à faire couler l'eau pour faire la vaisselle.
- Au fait, sur Facebook, Ace m'a demandé si tu étais à la maison tout à l'heure. Je lui ai dit que non en pensant qu'il voulait te voir. Il voulait peut-être s'excuser. me dit-il en remontant ses manches.
- Je l'ai vu avant de voir Thatch. Il s'est déjà excusé mais tout à l'heure, j'avais laissé mon portable en silencieux et il avait essayé de me joindre plusieurs fois du coup. Et vu que je n'ai pas répondu, c'était la fin du monde... soupirai-je en prenant un torchon.
Vitali soupira bruyamment.
- Il est relou. Si tu ne réponds pas, c'est qu'il doit bien y avoir une raison ! Même les darons ne sont pas aussi soûlant. Ah par contre, je leur ai dit que j'avais réussi à t'avoir au téléphone et que tu étais sur le chemin du retour. Ils sont partis vers 19h30, je dirais. Ils voulaient appeler Ace pour ce soir, mais j'ai réussi à éviter le baby-sitting. Tu pourrais me remercier. sourit-il fier de lui à la fin.
- Merci mais tu sais je pense que les parents n'ont juste pas voulu batailler pour aller vite au resto et peut-être même...
- Ah quelle horreur ! grimaça mon frère, écœuré en me coupant.
Je fis de même avec un son de dégoût. En tout cas, j'avais eu de la chance qu'ils n'aient pas appelé Ace. Je n'avais pas envie de lui parler et encore moins de le voir. Demain allait être difficile.
J'essuyais la vaisselle qu'il me passait puis une fois terminé, je la rangeais et posais la boîte Tupperware de Thatch sur le comptoir tandis qu'il passait un coup d'éponge sur la table.
Tiens, Thatch n'était pas encore revenu tout comme Bonney. J'allais dans le salon et ne trouvais personne. Je regardais par la fenêtre pour voir si je voyais Thatch et l'aperçus assis dans sa voiture, la portière ouverte au téléphone. Ah... L'idée qu'il soit avec Bonney en train de la draguer m'avait effleurée l'esprit et j'étais rassurée de constater que non. Le contraire m'aurait rendue jalouse.
Vitali arriva dans le salon.
- Où ils sont ? demanda-t-il.
- Bonney, je ne sais pas mais Thatch est toujours dehors et au téléphone.
Ah bah tiens... Elle arrivait dans le salon. Pause caca ?
- Merci ! Me dit-elle avec un sourire.
Hein ?
- Pour ? dis-je perdue.
- Pour Thatch. Vitali m'avait dit avant de venir que j'avais une surprise ici mais je ne m'attendais pas à voir mon idole ! s'extasia-t-elle.
- De rien ! C'est Vitali qui l'a organisé. J'ai juste demandé à Thatch s'il voulait bien venir. Il avait l'air content de participer à ta surprise. souris-je joyeusement.
- En tout cas, c'est sympa !
Je luis souriais de nouveau ravie qu'elle soit aussi touchée. Elle se tourna ensuite vers Vitali pour l'embrasser passionnément. Euh... Gros malaise ! Je déguerpis rapidement du salon, écœurée et Thatch rentra à ce moment-là. Il me sourit en retirant son manteau puis ses chaussures. Il vint vers moi ensuite et par réflexe sûrement, tourna la tête en direction du salon pour voir mon frère bécoter sa copine. Il me regarda ensuite avec un sourire en coin tandis que je tirais une grimace de dégoût. Il se pencha vers moi.
- Vu comment il la tripote, ça va finir au pieux ! ricana-t-il faiblement à mon oreille.
- Oh mon Dieu ! murmurai-je dégoûtée ce qui l'amusa.
Je lui pris la main le surprenant en lui chuchotant d'aller ailleurs pour nous éviter un traumatisme.
- Oh bah nan ! Ça ne m'aurait pas dérangé de mater. gloussa-t-il en s'asseyant sur une chaise dans la cuisine.
Je roulais des yeux. Alors lui ! Quel pervers !
- Tu veux boire quelque chose ? proposai-je pour changer de sujet.
- Euh ouais, un thé s'il-te-plaît.
- Nous n'avons que du thé noir, ça te va ?
- Ouais, je ne suis pas difficile.
Encore heureux... Je mis à chauffer l'eau dans la bouilloire et préparais la décoction.
Nous pûmes voir Vitali et Bonney passer main dans la main devant la cuisine sans nous capter. Oh Seigneur ! Thatch avait raison. D'ailleurs il me regardait avec un sourire rempli de sous-entendus. Quelle horreur ! Le thé fait, je lui servis une tasse et une autre pour moi-même puis je vins m'installer à côté de lui.
- Ah mince ! Je ne t'ai pas demandé si tu voulais du sucre. dis-je désolée.
- T'inquiète, je n'en prends pas. Mais merci.
Je lui souris doucement et il me le rendit.
- J'ai bien mangé. Ta mère cuisine très bien. me dit-il avant de souffler sur sa tasse.
- C'est vrai... soufflai-je.
Nous entendîmes un gros bruit au plafond nous faisant relever la tête en même temps. Thatch ricana.
- Je crois qu'ils prennent trop au pied de la lettre le terme s'envoyer en l'air. ria-t-il.
J'éclatais de rire en imaginant mon frère lancer Bonney dans les airs.
- La chute a dû être douloureuse. riais-je.
Nous riâmes ensemble. Ça faisait du bien de rire aux éclats. Nous entendîmes encore un gros boum puis un cri de Bonney. Nous riâmes de plus bel pour entrer dans un fou rire.
- Ce sont de vrais sauvages ! pleura Thatch de rire.
J'essayais de boire dans ma tasse mais il m'en était impossible à cause de mon fou rire, ce qui l'amusa encore plus. Je réussis à prendre une gorgée mais m'étouffai avec. Oh la con mais surtout la honte ! J'eus une quinte de toux et Thatch me tapota le dos en rigolant.
- Merci ! souris-je une fois calmée.
Il me caressa le dos et laissa sa main.
- J'ai eu Ace au téléphone pendant que je fumais dehors. Il m'a dit qu'il avait essayé de te joindre plusieurs fois depuis tout à l'heure mais que tu ne répondais pas alors il s'inquiétait et voulait savoir si j'avais des nouvelles de toi. Sans vouloir foutre ma merde, j'ai dit oui et que tu m'avais invité à dîner chez toi pour faire une surprise à Bonney qui venait également. me dit-il naturellement.
Il avait fait quoi ? Il voulait que je m'en reprenne plein la gueule ou quoi ? Il disait qu'il ne voulait pas foutre sa merde mais c'était ce qu'il faisait. Sérieux !
- Et il l'a prit comment ? demandai-je, craignant la réponse.
- Je dirais moyennement bien vu comment il avait l'air un peu triste. Il m'a demandé si c'était du coup toujours ok pour demain. J'ai dit oui et qu'il n'y avait aucune raison pour que ce soit annulé. Il avait l'air soulagé.
Je baissais la tête et fixais ma tasse fumante. Ça m'avait coupée dans mon rire.
- Je n'ai pas très envie de le revoir. Il a été méchant sur un coup de tête et est même revenu sur notre accord de la relation libre. Une vraie girouette... soupirai-je avant de boire un peu de mon thé.
- Il faut bien que vous mettez ça au clair. Tu sais il doit beaucoup s'en vouloir. Envoie lui au moins un message. dit-il en me caressant encore le dos.
- Bah tiens, Monsieur s'en veut encore ? C'est la troisième fois cette semaine. Il dit qu'il ne recommencera plus, c'est ça tiens ! J'en ai marre, Thatch. Je ne me vois pas comme ça longtemps avec lui. soufflai-je irritée.
Thatch bu son thé et remonta sa main entre mes omoplates.
- Je m'en doute et je te comprends mais... débuta-t-il avant d'être coupé par le vibreur de son portable.
Il le sortit de sa poche, pianota dessus et plissa des lèvres, contrarié. Quoi ? C'était un truc de Pirate ? Il devait déjà partir ? Thatch me regarda un moment ensuite avant de parler.
- Ace est devant chez toi. Et vu qu'il n'arrive pas à te joindre, il me demande de te dire qu'il aimerait te parler.
Quel culot ! Je me levais le surprenant et quittais la cuisine.
- Fais comme chez toi ! lui dis-je en mettant mes baskets roses dans l'entrée.
Je l'entendis arriver derrière moi.
- Je ne serais pas longue. soufflai-je sans le regarder.
Je mis mon manteau et mon écharpe puis allumais la lumière d'extérieur avant d'ouvrir la porte. Thatch n'avait rien dit. Je fermais derrière moi et vis Ace, les mains dans les poches à m'attendre sur l'allée. Il neigeait dehors et n'ayant pas envie que tout le monde dans la rue nous voit surtout Cavendish, je me dirigeais dans le garage ouvert. Il y avait la voiture de Mama et j'ouvris la portière restée ouverte par habitude pour m'assoir à l'arrière sur un siège passager. Je la laissais ouverte pour Ace qui avait mit un temps à comprendre que je l'attendais.
Lorsque je le vis entrer puis fermer la portière avant de s'assoir à mes côtés, la colère m'envahit. Je détournais le regard, les sourcils froncés pour éviter le sien. Personne ne parla. Il régnait une telle tension dans la voiture que je ressentais son malaise. J'avais froid et serrais mes mains entre elles sur mes cuisses en tremblotant légèrement.
- Ma souris... commença-t-il avant de se couper.
Je ne disais toujours rien et ne le regardais pas. Je voyais déjà la scène. Il allait s'excuser et me promettre de ne plus recommencer. Pas cette fois, mon gars ! Tu avais été trop loin.
- Je... Je suis désolé, ma souris... Je n'aurais pas dû te dire toutes ces choses...
Sa voix était triste. Ça se sentait qu'il regrettait ce qu'il avait dit.
- J'en ai marre, Ace ! C'est la troisième fois cette semaine que je subis ta jalousie et cette fois-ci, tu t'en es pris à moi sans raison. Tu t'es fait tout un film pour rien. Si je ne t'ai pas répondu, c'était parce que je ne l'avais pas vu. En cours, je mets mon portable en silencieux et j'ai oublié de le remettre en sonnerie. Je n'étais pas en train de baiser avec un inconnu ! Faut que tu arrêtes, Ace ! Je ne vais pas endurer encore ça bien longtemps ! Ouvre bien tes oreilles ! La prochaine fois, je ne te pardonnerais pas ! m'énervais-je, le regard dur sur lui.
Ace me regardait hébété ne s'attendant pas à ce que je lui parle ainsi. Il s'humidifia les lèvres puis avala sa salive.
- Tu veux dire que tu me quitteras ? demanda-t-il peiné.
- Ouais ! m'exclamais-je sèchement.
Ce eut l'air de lui faire un choc car il inspira fortement puis je l'entendis respirer rapidement.
- Nan !... Nan nan nan ! Ma souris, ne me quitte pas ! Ne fais pas ça ! supplia-t-il en se rapprochant de moi.
Il pleurait ou quoi ? Son comportement me surprit. Je ne l'avais jamais vu comme ça. Il avait l'air déboussolé. Ça me fit un pincement au cœur. Ace m'enlaça en enfouissant sa tête dans le creux de mon cou.
- Ne me quitte pas ! S'il-te-plaît ! Je te promets de changer. Je mourrais si tu me quittes. Tu es ma souris. Je ne veux pas te perdre. Je t'aime, ma souris ! Ne me quitte pas ! Ne me quitte pas ! se lamenta-t-il.
Ma colère avait disparu pour laisser place à de l'empathie. Sa voix tremblait et je me disais qu'il en avait gros sur la patate. Le pauvre ! C'était à ce moment que je me rendais compte qu'il souffrait. Je ne comptais pas le quitter, là, je lui laissais encore une chance. J'avais dit ça pour lui faire peur et surtout le faire réagir sur son comportement. Je l'avais blessé et commençais à m'en vouloir. J'étais bien avec lui quand il ne me faisait pas subir ses crises de jalousie. Sa chaleur me réchauffait et je le pris dans mes bras.
- Ace, je ne te quitte pas, je te laisse juste une dernière chance. Je suis bien avec toi et je ne souhaite pas te laisser mais... Mais si tu ne changes pas ton comportement, j'y serais obligée. Ça me fait du mal, tu sais. murmurai-je en lui caressant les cheveux.
Il renifla bruyamment. Ouais, il pleurait. Ace pleurait ! J'étais envahie de culpabilité. Je n'aimais pas faire du mal au personne que j'affectionnais. Mais il ne m'avait pas laissée le choix.
- Je te promets de changer ! Je te le jure sur ma vie. émit-il d'une voix fragile.
- Débile ! Ne jure pas sur ta vie ! souris-je doucement.
Je calais la tête contre la sienne et le serrais plus fort contre moi. Il avait l'air si fragile comme ça dans mes bras. Je voulais prendre soin de lui. Ace ricana faiblement avant de renifler.
- C'est moi qui dit ça habituellement. dit-il un peu amusé.
Je gloussais un peu en continuant de glisser mes doigts dans ses cheveux.
- Ma souris, crois-moi ! Je vais arrêter et changer. Je serais un meilleur petit ami. Je me comporterais mieux et ne te ferais plus souffrir. Promis ! Je suis sincèrement désolé pour tout ce que je t'ai dit. Je m'en veux, ma souris et j'aimerais me faire pardonner. souffla-t-il.
Il avait l'air d'avoir cessé de pleurer. Heureusement car ça devenait un peu malaisant. Ace devait beaucoup tenir à moi pour pleurer devant moi. C'était pas commun pour moi de voir un homme pleurer. Je trouvais ça bizarre. L'idée qu'il jouait la comédie m'avait effleurée l'esprit. Nan, il n'oserait tout de même pas ?! Se faire pardonner ? Je ne savais pas comment.
- Et tu veux te faire pardonner comment ? questionnai-je, confuse.
- Je t'achèterai ce que tu voudras ou bien... dit-il avant de déposer des baisers sur la peau de mon cou.
C'était agréable mais...
- Ce n'est pas comme ça que ça fonctionne, Ace. Je ne veux pas de cadeau ni un câlin avec toi. Je ne vais pas l'oublier comme ça. Si tu veux te faire pardonner, il faudra me prouver avec le temps que tu as changé.
Il avait cessé ses bisous et soupirait par le nez.
- Tu as raison. Merci de me faire confiance. Je vais changer, ma souris. Je te le promets. dit-il doucement en se redressant.
L'intérieur de la voiture était partiellement éclairé par le lampadaire de la rue. Je pouvais constater le rouge de ses yeux. Il avait vraiment pleuré. Cela m'attristait. Je lui souris puis collais mon front contre le sien.
- J'ai froid. On rentre ? proposai-je.
- Nan, enfin toi rentre ! Moi je vais retourner chez moi. répondit-il.
- D'accord. On se revoit demain de toute manière. souris-je.
- Ouais !... Tu m'as manqué ma souris. Au fait, n'oublie pas demain le rendez-vous avec le boss. sourit-il également.
Ah merde ! Barbe Blanche... J'avais oublié.
- C'est vrai. J'espère que ça se passera bien.
- Tout ira bien ma souris. Ne t'inquiète pas.
Ace scella ses lèvres sur les miennes et approfondit son baiser. C'était bon. J'étais encore un peu en colère contre lui mais j'adorais l'embrasser.
- Tu es glacée. Tu devrais vite rentrer. me dit-il près de ma bouche.
Je hochais de la tête puis le lâchais. Il défit également son étreinte puis nous sortîmes à tour de rôle de la voiture. Je fermais la portière derrière moi et il me prit la main. Oh putain elle était chaude ! Ça faisait un bien fou. Nous quittâmes le garage et Ace me raccompagna devant la porte.
- À demain, ma souris.
- À demain, mon chat.
Nous nous sourîmes puis nous embrassâmes de plusieurs baisers avant de nous quitter. Ace mit sa capuche pour se protéger de la neige puis me sourit avant de partir, les mains dans les poches.
Je rentrais chez moi et mine de rien, l'avoir vu m'avait fait du bien. J'étais toujours énervé contre lui mais moins que tout à l'heure. Je retirais mon manteau, mon écharpe et mes baskets puis cherchais Thatch dans la cuisine. Il n'y était pas tout comme dans le salon. Peut-être aux chiottes ? Non plus. Elles étaient ouvertes. Bah alors, il était où ? Oh bordel ! Il était tout de même pas en train de mater Vitali et Bonney en pleine partie de jambe en l'air ?
Je montais les marches sur la pointe des pieds deux par deux pour le prendre sur le fait. Je ne voyais personne dans le couloir. La salle de bain était ouverte, Thatch n'y était pas. Ma chambre ! J'accélérais le pas et passais devant la chambre de mon frère. Oh bordel, j'entendais le lit taper doucement contre le mur. Ça avait eu le don de me faire rougir. Cependant, je ressentais une pointe d'excitation dans mon bas-ventre. Je devrais avoir honte ! C'était mon frangin, merde !
J'ouvris doucement la porte de ma chambre et découvris Thatch allongé sur mon lit, les yeux clos et un bras derrière la tête. Je fermais lentement la porte et m'approchai à pas de loup du lit. Ah Seigneur ! C'était pire dans ma chambre. J'entendais les râles de mon frère et les soupirs de Bonney. C'était extrêmement gênant. Le mur qui séparait nos chambres étaient en papier de riz, c'était pas possible autrement ?! Oh mon Dieu ! Ça voulait dire que mon frère entendait tout ce que je faisais avec Ace ? Mais minute ! Ne me dites pas que Thatch était venu ici pour profiter d'une meilleure acoustique ! Ce pervers !
Je vins m'assoir sur le lit près de sa hanche ce qui le fit ouvrir les yeux. Il me regarda avec un sourire en coin.
- Il a l'air de bien s'y prendre, ton frère. murmura-t-il amusé.
Je roulais des yeux embarrassée et il ricana.
- Tu es venu ici pour en profiter, c'est ça ? me moquai-je.
Il me fit un sourire en coin rempli de sous-entendus.
- Pas premièrement. Je voulais me poser tranquille et au final, ça me plaît de les écouter. Ace n'est pas avec toi ?
Se poser tranquille dans MA chambre ? Vraiment ? Il était pas chié lui ! Bon après je lui avais dit de faire comme chez lui, mais je ne pensais pas qu'il le prendrait aux mots.
- Nan, il est rentré chez lui. Il s'est encore excusé et m'a promit qu'il changerait pour de bon car je lui ai dit que la prochaine fois, je ne lui pardonnerais pas et le quitterais. soufflai-je, avec une petite moue.
- Au moins, ça l'a reveillé.
Je hochais une nouvelle fois de la tête puis virais rouge lorsque j'entendis un petit cri de Bonney. Thatch ricana. Comment faisait-il pour ne pas être aussi mal à l'aise ?
Je sentis sa main sur ma cuisse. Il la malaxa doucement et je croisais son regard. Lui, il avait envie de cul. Mais nan ! Même si, je ne niais pas que ça me faisait de l'effet d'entendre un couple baiser, c'était quand même mon frère. C'était immoral de ne serait-ce en profiter charnellement.
- Ca te dirait de venir t'allonger près de moi, ma jolie ?
Je le regardais sur le cul.
- T'inquiète, je ne vais rien te faire même si c'est pas l'envie qui manque. sourit-il.
C'était flatteur et je me doutais qu'avec l'ambiance dans la chambre de Vitali, n'importe qui aurait envie de baiser. Moi la première. Je ne pouvais nier que ça m'excitait et si ce n'était pas mon frère et que Thatch n'était pas là, je savais que je me serais masturbée. Je roulais des yeux amusée et vins m'allonger à côté de lui. Il se décala sur le côté pour me laisser de la place.
Merde ! J'étais avec Thatch dans mon lit. Mon lit, putain ! Rien que ça, ce n'était pas normal. Je ne savais même pas si la relation libre avec Ace tenait toujours. Nous n'en avions pas reparlé. C'était le flou total. Mais bon, il avait décidé seulement sur un coup de tête d'annuler par sms. Ah j'étais perdue ! Je voulais continuer à pouvoir embrasser Thatch, bon baiser avec lui aussi mais avec les règles, c'était pas possible. Donc je ne savais pas ce que je pouvais faire encore... Et mon frère qui était en train de ken ! Il ne m'aidait pas lui !
- Ca ne te fait rien à toi d'entendre que ça nique bien à côté ? me demanda-t-il en chuchotant.
Je tournais la tête vers lui, embarrassée.
- J'avoue que si mais je me dis que c'est mon petit frère. Et là, c'est hyper malaisant. Mais je suppose que toi, ça ne te dérange pas. murmurai-je.
Il ricana puis se pencha vers moi.
- Bien vu, ma jolie ! Mais je trouve ça dommage de ne pas en profiter. Je suis sûr que si ce n'avait pas été ton frère, tu serais bien chaude. susurra-t-il à mon oreille.
J'écarquillais les yeux et virais rouge. Il avait raison. Sa voix grave à mon oreille et son souffle chaud m'avaient donnée des frissons agréables. Je me pinçais les lèvres puis osais le regarder. Il avait un sourire en coin moqueur.
- Ose dire que je me trompe ! sourit-il arrogant.
Je cachais tant bien que mal mon sourire amusé puis finis par pouffer de rire l'amusant.
- Je le savais !... Ma jolie, ça te dit de baiser ? proposa-t-il enjôleur.
Je secouais de la tête.
- Nan, je ne veux pas tromper Ace. soufflai-je.
- Pff... Ça ne t'avait pas dérangée de me sucer la queue vendredi dernier ! ricana-t-il mesquinement.
- Mais Ace était au courant, je te rappelle ! dis-je sur le cul en chuchotant.
- Ouais mais il sait également que je t'avais fait jouir en te doigtant et que tu avais adoré au point d'énormément mouiller ?
Ce sourire arrogant... Quel fourbe ! Ma gueule de vaincue le fit ricaner. Ace n'en savait rien et ça ne m'était pas venue à l'esprit de lui en parler. J'avais presque oublié ce petit détail de vendredi soir. Vu que je devais le sucer, j'avais trouvé ça normal de le laisser me toucher. Je n'y avais vu aucun mal mais maintenant, je me rendais compte que j'avais sûrement trompé Ace. Oh mon Dieu ! Je ne regrettais pas ce qu'il s'était passé mais je ressentais un peu de honte.
- Tu dis ça parce que tu as envie qu'on baise, hein ? dis-je doucement moqueuse.
Il me sourit puis ria d'un souffle par le nez.
- Ouais et je suis bien armé ! Les entendre m'excite et ma queue est réveillée.
Comment il me sortait ça, l'autre ?! Il avait la trique ? Je baissais les yeux sur son entrejambe et vis une énorme bosse. J'apercevais la forme de son érection à travers son jeans. Oh Seigneur ! Les souvenirs de lundi soir me revinrent. Je me pinçais les lèvres sans quitter des yeux son pantalon et mon vagin eut un spasme d'émoi. Je revoyais sa main caresser son gland à l'écran de mon pc.
J'entendis le sourire bruyant de Thatch et le vis défaire sa ceinture puis déboutonner son jeans. Je savais que je devais l'arrêter maintenant mais j'avais envie de voir sa queue. C'était mal mais la dépravée en moi ne me quittait pas.
Il écarta les pants de son pantalon et fouilla dedans d'une main pour enfin la sortir. Oh Dieu-Tout-Puissant ! C'était bien plus impressionnant en vrai. Son gland était recouvert à moitié par son prépuce, ses veines étaient saillantes et une perle du liquide séminale ornait le bout. C'était satisfaisant à regarder. J'avais envie de la lécher. Oh bon sang ! Mon vagin eut encore un spasme. Mon cœur battait fortement dans ma poitrine
Thatch me prit la main et y déposa un baiser avant de la reposer sur mon ventre. Sur le coup, j'avais eu peur qu'il la pose sur son érection. Pas que ça me dérangerait mais nous ne pouvions pas. Il abaissa un peu son jeans puis se plaça sur le côté afin de caresser du bout des doigts ma joue puis de tracer le contour de ma mâchoire. Il se pencha pour m'embrasser mais je l'arrêtais d'un geste de la main sur sa bouche.
- Nan, désolée. Tout à l'heure, Ace a dit dans son sms qu'il ne voulait plus de la relation libre. Nous n'en avions pas parlé dehors donc je ne sais pas si c'est toujours d'actualité. murmurai-je.
Thatch se contenta de me sourire moqueusement.
- Toi, tu n'as pas regardé ton téléphone ! ricana-t-il.
Je le regardais perdue ce qui l'amusa encore plus.
- Tu as des sms de Ace.
Quoi ? Comment le savait-il ? Il avait osé fouiller dans mon portable ?!
- Comment le sais-tu ? Tu as fouillé dans mon portable ? chuchotai-je fortement montrant mon irritation.
- Ce n'était pas volontaire. Tu avais reçu un sms lorsque j'étais dans ta chambre. J'ai juste jeté un petit coup d'œil, c'est tout. souffla-t-il désolé.
Je le regardais outrée puis me levais pour vérifier mon portable sur mon bureau. Il était 21h13. Je n'avais aucune notification alors je dûs aller directement dans ma messagerie. Depuis le dernier sms de Ace chez Thatch, il y en avait trois de plus de sa part avec un sms de mon opérateur pour la réception de ma facture téléphonique. Le truc qui servait à rien. Je lus les messages de mon petit ami.
« Ma souris, je suis désolé. Répond au téléphone ! J'aimerais te parler. », « S'il-te-plaît, ma souris ! Pardonne-moi ! Je retire tout ce que j'ai dit. On continue la relation libre mais s'il-te-plaît répond-moi. Je m'en veux. Ne me laisse pas comme ça ! Je t'aime X3 », « Je viens d'avoir Thatch au téléphone, il m'a dit qu'il est chez toi avec Bonney. Je veux te parler alors je viens ! Je t'aime ma souris. Tu me manques X3 Pardonne-moi ! »
Ses sms me pinçaient le cœur. Je repensais à ses larmes. Il n'avait pas joué la comédie.
Mais Thatch avaient tout lu ! Bref, Ace retirait son annulation sur notre relation libre. Avait-il dit ça pour se faire pardonner ? C'était probable. Je reposais mon portable sur le bureau et fixais Thatch. Il me regardait désolé, la bite à l'air et toujours sur le côté. Il avait un peu débandé.
- Tu as regardé autre chose dans mon téléphone ? lui demandai-je, énervée en chuchotant.
Nous entendions toujours les couinements de Bonney et les râles de mon frère. Mais ça faisait combien de temps qu'ils étaient en train de baiser tous les deux ?
- Nan ! Promis. J'ai juste lu les trois sms de Ace et celui de ton opérateur. Je te le jure ! murmura-t-il, honteux.
Je n'avais pas le choix que de le croire. Même s'il mentait, je n'avais pas de preuve contre lui. Je soupirais d'un coup pour passer à autre chose puis mes yeux se posèrent sur sa queue à demi-molle. Même comme ça, elle me donnait envie de la toucher.
- Tu as l'air bien comme ça ! me moquai-je doucement avec un sourire.
Thatch ricana puis tapota la place à côté de lui. Je lui souris et vins me rallonger.
- Tu m'en veux, ma jolie ?
- Ouais mais ce qui est fait est fait. Je ne peux rien y faire. soupirai-je.
Il me caressa le visage et se pencha vers moi pour m'embrasser. Il était bien sûr de lui. Mais vu que Ace avait levé l'interdiction et que j'avais quand même envie de l'embrasser car il bécotait bien, je me laissais faire et répondis à son baiser. C'était doux. Sa main se posa sur ma joue puis il la glissa dans mon dos en passant par ma nuque. Sa langue entra dans ma bouche puis dansait avec la mienne. Nous nous embrassâmes avec tendresse comme les autres fois. J'adorais l'embrasser. C'était différent de Ace mais tout aussi bon. Je caressais son torse et remontais ma main pour glisser mes doigts entre le col de sa chemise. Un gémissement étouffé s'échappa de ma gorge. J'aimais être avec Thatch et le fait qu'il soit aussi doux et attentionné avec moi me rendait unique à ses yeux. Il m'avait dit qu'il était comme ça qu'avec moi mais pouvais-je le croire ? Peut-être qu'il me baratinait pour me faire plaisir et bien se faire voir pour ainsi profiter de moi ? Peu importe. Je me sentais bien et surtout privilégiée. Il m'offrait des cadeaux très chers. Ça me gênait mais d'un côté, j'avouais que ça me plaisait. J'avais l'impression d'être une princesse à ses yeux ou bien d'être une femme exceptionnelle.
Si je n'avais pas été avec Ace, j'étais sûre que je serais tombée amoureuse de lui. J'en étais certaine.
- Dis-moi, ma jolie ! Par curiosité, si tu n'étais pas avec Ace, tu aurais bien voulu sortir avec moi ? murmura-t-il près de ma bouche.
Hein ? Il me faisait quoi là ? Et comment ça sortir avec lui ? Il voulait dire comme un couple ou faire une sortie entre pote ? Nan, je n'étais pas débile. J'avais peur de comprendre.
- Comment ça sortir avec toi ? chuchotai-je.
Thatch sembla reflechir, ferma les yeux puis les rouvrit avant de m'embrasser d'un bref baiser clos.
- Tu le fais exprès, c'est ça ? sourit-il d'une voix faible.
- De quoi ?
Thatch émit un petit rire moqueur puis il soupira amusé.
- Tu es marrante. Écoute, ma jolie, oublie ce que je viens de dire. Tu me plais et j'ai très envie d'être plus qu'un pote ou un plan cul pour toi. Je vais être direct, sûrement t'effrayer et aussi le regretter si tu m'envoies balader mais j'ai envie que ça bouge entre nous. Voilà ce que je te propose, j'aimerais que l'on devienne des sexfriends. On reste ami tout en étant intime à l'occasion... Mais surtout ne t'inquiète pas pour Ace, on est pas obligé de baiser. On peut faire comme là et cette après-midi, juste s'embrasser et se dorloter. Ou on peut rajouter les préliminaires vu qu'il n'y a pas de pénétration...
Je le regardais hébétée. Venait-il de trouver une solution pour profiter de moi ? En tout cas, c'était bien trouvé. La proposition était tentante.
- Mais ce serait mentir à Ace... soufflai-je timidement.
- Nan ! Vu que nous restons amis. On ne lui mentira pas et il ne sera juste pas obligé de savoir ce que l'ont fait entre pote. Cette après-midi et ce soir sont de bonnes preuves.
- C'est vrai mais...
- Ne t'inquiète pas, fais-moi confiance ! Si tu veux pour te rassurer on peut se faire une période d'essai. De maintenant jusqu'à ton anniversaire et tu verras que tout se passera bien.
Je ne répondis pas et le regardais dans les yeux. Il était sérieux ? J'étais en couple avec son meilleur pote et il me demandait d'être son sexfriend. Bon, ça ne me surprenait pas tant que ça commençant à le connaître. Il était vraiment têtu.
- Si je dis oui, Ace ne le saura jamais et rien ne changera de maintenant ? Ce sera comme aujourd'hui, hein ? Tu ne tenteras rien d'autre en plus ? questionnai-je inquiète.
Il caressa mon dos et me sourit gentiment.
- Tout ira bien si c'est ok. Ace ne saura rien et ce sera comme aujourd'hui. Je te propose ça pour au moins mettre un mot sur ce qu'il se passe entre nous.
Il avait raison. Nous avions couché ensemble alors que nous nous connaissions à peine puis nous sommes devenus amis pour ensuite baiser encore une fois ensemble et maintenant, nous nous embrassions et nous câlinons tout en étant encore potes. Le terme sexfriend correspondait bien sur ce que nous étions l'un pour l'autre.
- C'est vrai. Je suis d'accord avec toi. Tant qu'il n'y a rien d'autre, c'est d'accord. murmurai-je avec un petit sourire en coin.
Il me sourit grandement.
- Super ma jolie. C'était juste pour clarifier la situation.
- Mais tu voulais dire quoi par sortir avec toi ? demandai-je en fronçant des sourcils.
- Rien rien. Oublie ! ricana-t-il avant de sceller ses lèvres sur les miennes.
Nous nous embrassâmes avec douceur avec comme fond sonore le clac-clac du lit de mon frère contre le mur et les gémissements de Bonney. Putain, ils en avaient encore pour combien de temps ?
Le baiser et le vacarme m'émoustillaient. Oh bordel, Thatch descendit sa main sur ma fesse et la malaxa. Je me rapprochais de lui pour serrer mon corps au sien. C'était agréable. Il bougea lentement du bassin pour se frotter contre moi. Oh il bandait de nouveau ! C'était satisfaisant de sentir sa queue dure contre mon bas-ventre. J'avais envie de la toucher et de me frotter nue contre lui. Mais je n'osais pas.
Thatch enleva sa main de mon cul pour prendre la mienne qui était toujours sur son torse. Il la descendit puis la posa sur son érection. Ah Seigneur ! Je la pris fermement et commençais à le caresser.
Je sentis mon pantacourt glisser sur mes hanches. Je stoppais notre baiser et le retirais à la va-vite embarquant au passage ma culotte. Je voulais sentir sa queue contre ma minette et me frotter contre lui. Oui j'étais une dépravée fan de cul et je l'assumais pleinement maintenant. Je n'avais plus honte de moi et m'affirmais secrètement. Thatch ayant vu que je m'étais à moitié déshabillée, fit de même en enlevant son jeans et son caleçon. Je repris brusquement notre bécotage en le poussant pour le mettre sur le dos et ainsi m'assoir à califourchon sur lui. Il me sourit amusé puis je m'installais sur sa queue couchée sur son ventre pour débuter un déhanchement. Bon sang ! Ma mouille rendait facile le glissement et je prenais déjà mon pied. Thatch me tenait les hanches pour m'aider dans mes mouvements.
Si Ace l'apprenait, nous étions morts mais sur le coup je m'en foutais. J'étais bien et me faisais plaisir, après tout Ace et moi étions en relation libre donc j'avais le droit de fréquenter qui je voulais.
Thatch respirait fortement tout comme moi. Vu que les murs étaient aussi fins que du papier, nous ne devions pas faire de bruit.
J'en revenais pas. Je faisais du frotti-frotta avec lui. Dans MA chambre. Sur MON lit. Et c'était un adulte de 40 piges ! ET il était MON sexfriend. J'avais un adulte de 40 ans comme sexfriend ! Oh bordel de merde... pourquoi ce genre de truc n'arrivait qu'à moi ? On pouvait faire un drama sur ma vie.
Thatch déboutonna sa chemise puis s'asseya pour la retirer et la balancer sur le sol. Je m'arrêtais et fis de même avec mes autres vêtements. Il me prit dans ses bras et m'embrassa en me caressant le dos. Nue contre lui, je me sentais bien. Son corps était chaud et réchauffait le mien. Dans cette position, la différence de taille que nous avions était flagrante. Son torse était bien plus large que moi et j'étais sûre que si mes jambes n'étaient pas de chaque côté de son bassin, on aurait pu croire de dos qu'il était seul. J'enlaçais son cou de mes bras et approfondis le baiser.
Mais minute ! Au départ, il m'avait proposée de baiser sauf qu'il n'avait pas de préservatif. Il aurait compté faire ça sans si j'avais dit oui ? Ah nan ! Il en était hors de question surtout pas lorsque je savais qu'il baisait d'autre nana.
Thatch m'agrippa fermement pour me basculer sur le lit. Il me surplomba en continuant de me bécoter. Il longea ensuite mes côtes de sa main pour arriver jusqu'à ma fesse qu'il caressa un moment avant de passer ses doigts entre nous. Je sentis sa verge se frotter contre ma minette passant sur mon clitoris, entre mes petites lèvres et sur l'entrée de mon vagin à plusieurs reprises. C'était agréable. Hop il faisait quoi, là ? J'arrêtais notre échange buccal et le regardais en fronçant des sourcils. J'avais senti son gland entrer dans mon vagin. Ça ne passait pas inaperçu vu sa largeur.
Thatch me sourit en coin et se retira de mon intérieur.
- Désolé, c'est rentré tout seul. s'excusa-t-il peiné.
Ah... Je lui souris puis nous reprîmes notre léchage de pomme et il continua son frottement. C'était bon et je gémissais faiblement lorsqu'il passait sur mon clitoris. Hey ! Encore ? Son gland venait de rentrer de nouveau en moi et un peu plus loin cette fois-ci. J'avais lâché un petit couinement de plaisir étouffé par nos bouches. Ca avait touché mon point G d'un coup et mon vagin eut un spasme d'émoi. Thatch se retira rapidement lorsque je descellais mes lèvres pour parler.
- Fais attention !
- Désolé... sourit-il avant de reprendre notre baiser.
Il continua ses mouvements un peu plus rapidement. J'étouffais mes gémissements dans notre bécotage et caressais son dos musclé d'une main tandis que l'autre était dans ses cheveux. Qu'ils étaient doux ! J'adorais les toucher. J'étais tellement mouillée que les frottements provoquaient un bruit humide agréables à l'oreille. C'était bon. Mon rythme cardiaque pulsait à vitesse grand V. J'écartais un peu plus les jambes pour remonter mon étreinte sur son dos. Thatch émit un grognement et notre baiser devint plus passionnel.
- ... J'ai envie de toi... souffla-t-il avant de m'embrasser de nouveau.
-... Moi aussi... dis-je de la même manière.
J'agrippais ses cheveux d'une main et l'embrassais en gémissant faiblement tandis que mon autre main malaxais les muscles de son dos.
- ... Tu veux qu'on baise ?... murmura-t-il en me regardant dans les yeux, le souffle court dû à son plaisir.
- J'en ai envie mais... Nous ne pouvons pas...
- Ma jolie... Il ne le saura jamais et puis... Je te signale que je t'ai déjà pénétrée deux fois...
- Mais c'était par accident... Ça ne compte pas...
Il ricana doucement d'une voix rauque. Je trouvais ça sexy.
- Si ça compte, ma jolie... Allez au point où on en est, autant le faire... Tu en as envie et j'en ai envie aussi... C'est juste pour cette fois... Vous êtes en relation libre... Il n'en saura rien... Promis !... Allez !... souffla-t-il en déposant des baisers sur ma joue et ma mâchoire tout en continuant ses frottements.
Je gémissais doucement et respirais fortement. C'était bon et mon corps étaient parcouru de petits tremblements. J'avais envie de baiser mains en particulier de lui. Si ça avait été un autre mec hormis Ace, je savais que j'aurais refusé et je l'aurais envoyé bouler. Mais c'était Thatch. Pourquoi me sentais-je bien contre lui et même carrément avec lui ? Je n'étais pourtant pas amoureuse de lui... Oh et puis merde ! On ne vivait qu'une fois et je savais que je le regretterais si je ne le faisais pas.
- Tu... Tu as un préservatif ?... demandai-je d'une voix morte et faiblement avant de soupirer de plaisir.
Thatch ricana puis se redressa pour se pencher et ramasser son jeans. Il sortit d'une des poches-avant une capote emballée. Il jeta son pantalon et ouvrit l'emballage avec ses dents puis déroula la protection sur son érection. Seigneur ! J'allais vraiment baiser encore avec lui sans Ace ? La première fois, il était là mais sans participer. C'était différent cette fois-ci. Comment cela allait-il se passer ? J'appréhendais mais en même temps j'avais hâte.
Une fois la capote bien mise, il revint sur moi et j'écartai les cuisses pour qu'il vienne s'y loger. Ses lèvres revinrent se sceller sur les miennes puis il me pénétra enfin. Putain ! Dieu, c'était divin ! Ma chair s'était écartée pour le laisser entrer et il avait direct buté au fond remontant mes entrailles. J'étouffais un petit cri dans notre baiser alors qu'il émit un grognement.
Thatch entama des coups de reins modérés. Je glissais mes doigts dans ses cheveux doux et caressais son crâne. Sa peau contre la mienne, je sentais sa chaleur et pouvais ressentir les battements rapides de son cœur contre ma poitrine.
- ... Bébé... râla-t-il dans le creux de mon cou.
Encore ce surnom ? Étonnamment dans cette situation, il ne me dérangeait pas. Je l'appréciais.
Thatch revint m'embrasser et se redressa pour s'asseoir en m'embarquant avec lui. Je pris ainsi les commandes et me déhanchais sur lui en continuant notre baiser. Ses mains tenaient mes hanches alors que j'avais toujours les miennes dans ses cheveux. Nos respirations nasales étaient fortes et bruyantes. Le plaisir m'envahissait et je ne contrôlais plus mon corps. Mon déhanchement se faisait par automatisme et je sentis Thatch accélérer le rythme en m'aidant de ses mains.
J'étais tellement bien et je n'entendais plus le boucan de la chambre de mon frère. Peut-être avaient-ils fini ? Peu importe. Plus rien n'existait à part Thatch et moi. Je m'étais imaginée que ça se passerait autrement, que nous baiserions juste pour le plaisir sans affection ni caresse. Là c'était différent. Thatch était doux, sensuel et romantique. Était-il vraiment comme ça qu'avec moi ? Je me souvenais de notre première fois. Bon c'était un trio avec Ace mais ses baisers étaient plus brusques et rapides, ses coups de reins étaient brutaux et il avait l'air de ne penser qu'à lui. Pourquoi ce changement ? Et qu'est-ce qui avait fait en sorte que ça change ? Était-ce le fait que je lui plaisais ? Nan, il m'avait dit que je lui avais plût dès la première fois qu'il m'avait vu dans la rue. Pour moi, je ne voyais rien qui pouvait justifier ce changement. Notre amitié ? Peut-être. L'idée débile qu'il s'entraînait à être tendre et passionnel avec moi pour être au point pour la femme qu'il kiffait me traversa l'esprit. J'étais conne mais je cherchais n'importe quelle raison.
- ... Ah Bébé !... murmura-t-il dans un soupir après avoir stoppé notre baiser.
Je collais mon front contre sa pommette, les yeux clos et la bouche ouverte laissant passer mes soupirs de plaisir. Il déposa un baiser sur ma joue avant de me prendre dans ses bras et de se déplacer difficilement sur le lit. Il se mit debout, passa ses bras sous mes cuisses et je dûs m'agripper à son cou pour ne pas tomber. Ses coups de reins étaient plus rapides
Ah Seigneur ! C'était encore meilleur et à ce rythme, j'allais jouir. J'embrassais sa pommette et sa tempe avant de déposer plusieurs baisers sur ses lèvres. Mon vagin se contracta pour ma jouissance.
- ... Thatch... Oui... soufflai-je avant de me retenir de crier mon orgasme la bouche close.
Il grogna ressentant mon plaisir puis ralentit la cadence pour me laisser profiter de ma jouissance. Je tremblotais puis reprenais mon souffle près de son oreille. Un long gémissement sortit de mes lèvres étirées en un sourire de bien-être. Thatch marmonna quelque chose que je ne compris pas avant de me poser doucement à terre essoufflé. Sur la pointe des pieds, je vins l'embrasser d'un baiser clos puis je lui souris, contente. Je me sentais euphorique mais mon corps était enkylosé après cet intense plaisir. Thatch me pinça une fesse avec un sourire en coin puis il alla s'allonger sur le lit. Il se masturba en me regardant. Son sourire amusé signifiait une invitation à venir le chevaucher. Je gloussais puis vins sur le lit et m'asseyais à califourchon sur lui m'empalant en même temps doucement sur sa queue. Il me gifla une fesse me faisant rire faiblement. Je pouvais de nouveau entendre les gémissements de Bonney. Oh bordel, elle était en train de jouir. Vitali avait mit le temps. Thatch était plus rapide pour donner un orgasme.
- Il a prit son temps pour la faire jouir. ricana-t-il moqueur.
Je pouffais de rire. C'était amusant de l'entendre jouir et gênant à la fois. J'ondulais lentement du bassin tandis qu'il me tenait les hanches avec un petit sourire, les lèvres entrouvertes laissant passer sa respiration accentuée. Je touchais son torse puis son ventre et sentais sous la pulpe de mes doigts ses muscles bouger sous ses inspirations et expirations.
Bonney avait terminé de jouir à mon grand soulagement. Je pouvais enfin me concentrer sur ce que je faisais. Je me déhanchais un peu plus vite en le regardant dans les yeux.
- ... Tu es magnifique... Bébé... soupira-t-il.
Il grimaça un instant et sa poigne se fit plus forte sur les hanches. Je sentis qu'il accentuait le rythme de mes mouvements me forçant à accélérer. Il eut un tremblement avec un râle.
- ... Bébé... Bébé... Je viens... murmura-t-il le souffle court.
Il grimaça les yeux clos avec les sourcils froncés et la mâchoire crispée. Ses muscles bandèrent et il émit un long grognement étouffé par ses lèvres closes. J'aimais le voir jouir. C'était satisfaisant de me dire que c'était moi qui lui donnait cet orgasme. Il était en train de gicler son sperme en moi, bon il y avait la capote, heureusement mais ça me plaisait. Je ralentis la cadence en caressant son torse du bout des doigts. Thatch tremblait et haletait fortement parcouru de temps en temps de spasmes post-orgasmiques. Il ouvrit les yeux pour me sourire doucement alors que j'arrêtais de me mouvoir. Je me penchais ensuite vers lui pour l'embrasser avec douceur. J'avais aimé baiser avec lui. Ce fut une expérience que je n'oublierai jamais et qui m'avait beaucoup plût. Je ne la regrettais pas.
Ses mains glissèrent dans mes cheveux et il approfondit le baiser. Sa queue était devenue molle dans mon antre et je me décalais sur le côté pour m'assoir sur le lit. Thatch s'asseya pour retirer sa capote et la fermer d'un noeud avant de se lever épuisé du lit et la jeter dans ma poubelle de bureau. Il ramassa ses affaires pour se rhabiller et je fis de même.
- Je vais me fumer une clope dehors. me dit-il en chuchotant et en me caressant la joue du pouce.
Je lui souris et il déposa un baiser sur ma joue avant de sortir de ma chambre. Depuis la porte, je le vis longer le couloir puis tourner la tête vers moi pour me faire un clin d'œil avant de descendre l'escalier. Je souris comme une gamine hystérique puis fermais la porte de ma chambre avant de me jeter sur mon lit pour couiner comme une folle dans mon oreiller. Je ne savais pas pourquoi j'étais aussi contente. Ce type me faisait un tel effet. C'était comme avec Ace au tout début. Était-ce mal de ressentir autant de satisfaction et d'hystérie après avoir baisé avec le meilleur pote de mon petit ami ? Ce n'était que pour juste une seule fois et pourtant j'avais envie de recommencer. Mais ce serait trahir définitivement Ace. Je venais de baiser avec Thatch et si je ne recommençais pas, je ne romperais pas une des règles. Mais j'allais rompre celle où je ne devais pas le revoir. Et merde... Je me sentais coupable maintenant mais ne regrettais en aucun cas de l'avoir fait. Ce moment avait été magique et inoubliable. J'espérais que s'en était de même pour lui.
Je me levais, toujours avec mon grand sourire, pour prendre mon portable et descendre au rez-de-chaussée. En passant devant la porte de Vitali, je n'avais rien entendu. Ils avaient dû finir. Alléluia ! J'espérais qu'ils n'avaient rien entendu de mon côté. La honte mais surtout ça aurait été la merde pour Thatch par rapport à Bonney.
J'allais dans la cuisine me souvenant que je n'avais pas fini mon thé. Je le trouvais à sa place sur la table et constatais que Thatch avait lavé sa tasse ce qui me fit sourire. Je bus d'une traite ma décoction qui était froide maintenant puis lavais ma tasse avant de la mettre à égoutter. Je partis dans le salon et regardais discrètement par la fenêtre Thatch en train de fumer. Il était assis dans sa voiture, la portière ouverte. Il regardait son téléphone puis pianotait dessus. Il parlait à qui ? A un de ses plans culs ? Nan, je n'étais pas jalouse, c'était juste que ça me faisait chier qu'on baise et qu'ensuite il parlait avec une autre nana direct après.
Merde ! J'avais baisé avec lui. Venais-je de tromper Ace ?... Nan ! Nous étions en relation libre alors j'avais le droit d'aller voir ailleurs sans recommencer avec la même personne. Si ça se reproduisait alors là oui je l'aurais trompé. Je croisais les doigts et priais Dieu pour que ça n'arrive pas. Mais ça voulait dire que Thatch avait menti à Ace, car il lui avait interdit d'en profiter. Oh et puis merde ! Ce n'était pas mon problème. Néanmoins, j'avais craqué. Je savais que Thatch était manipulateur et je me demandais si le fait qu'il m'avait pénétrée deux fois en disant que c'était involontaire n'était pas planifié pour m'inciter à baiser avec lui. Putain ! J'étais toujours aussi naïve et j'avais beau m'être dit de faire attention et de devenir un peu plus sceptique, je me faisais tout de même avoir. Après peut-être pas. Peut-être que c'était vraiment involontaire et que j'avais simplement craqué car j'aurais pu dire non lorsqu'il m'avait proposée de baiser ensuite. Bordel ! J'avais l'impression d'être une conne et une grosse faiblarde. J'avais honte de moi mais je ne regrettais pas ce moment incroyable avec lui.
Je m'installais sur le canapé et l'attendis les jambes croisées. J'allumais la TV qui s'était éteinte après un laps de temps puis baissais le son après avoir mit une chaîne de divertissement. Masha vint me voir et monta sur le canapé pour se rouler en boule à côté de moi. Je le caressais en matant l'écran. Toutefois, lorsque la porte s'ouvrit pour faire rentrer Thatch, le chien sauta du canapé pour l'accueillir. Je l'entendis rire doucement puis je me levais pour lui signaler ma présence. J'allais faire le premier pas pour le rejoindre mais je me stoppais en l'entendant parler.
- Tu es aussi mignon que ta maîtresse, toi ! chuchota-t-il amusé.
Je rougissais du compliment puis vins dans l'entrée. Il était à genoux en train de caresser le chien sur le ventre. Il releva la tête vers moi surpris et je lui souris doucement.
- J'aime les animaux. Je comptais en prendre un il y a quelques temps mais avec le boulot, je n'aurais pas trop l'occaz de m'en occuper. Surtout que je ne compte pas engager un pet-sitter. sourit-il en se redressant.
Masha se mit également debout et sautilla sur ses pattes arrières pour avoir son attention. Thatch le prit dans ses bras sous mon regard amusé. Je répartis dans le salon et il me suivit pour s'installer à côté de moi sur le canapé, le chien sur les genoux.
- Je ne vais pas tarder à rentrer chez moi. Je vais avoir du boulot. me dit-il en caressant Masha.
Je hochais de la tête comprenant. J'avais envie qu'il reste encore un peu plus longtemps. C'était bizarre mais depuis que nous venions de baiser ensemble, j'avais moins peur de me retrouver seule avec lui. Cette après-midi, je me faisais plein de film et là, j'étais en confiance. Peut-être parce que j'étais chez moi ? La maison était un lieu sûr pour moi. Thatch tourna la tête vers moi et me sourit en coin.
- Sinon, l'après-midi avec moi t'a plût ? demanda-t-il.
- Oui, passer du temps avec toi m'a fait du bien. souris-je.
Nous entendîmes Vitali et Bonney descendre l'escalier en riant faiblement. Thatch sourit moqueusement et me fit un clin d'œil. Faisait pas de remarque ! Je plissais les lèvres en un sourire moqueur. Nous les vîmes aller dans la cuisine sans un regard dans le salon. Bonney devait avoir faim.
- Je suis content que tu aies passé une bonne après-midi. J'aimerais recommencer. Je sais, tu m'as dit que tu avais peur pour Ace mais tu as le droit de t'amuser. murmura-t-il un peu penché vers moi.
J'avais aussi envie de recommencer une aprèm entre pote. Ace allait être jaloux mais ce soir il m'avait promis avec des larmes qu'il changerait alors peut-être devrions-nous essayer, Thatch et moi, de nous voir sans nous cacher ?
- Tu as raison et puis Ace m'a promit de ne plus être aussi jaloux donc je pense qu'on peut se revoir sans qu'il n'y ait de crise en conséquence. chuchotai-je penchée également vers lui.
Il me sourit sincèrement et je luis rendis son sourire. Il me caressa la joue du pouce puis laissa sa main dessus. C'était doux et savourant son contact tendre, je fermais automatiquement les yeux. Je le sentis s'approcher un peu plus de moi. Son souffle nasal frôlait mon visage. Je respirais l'odeur de son tabac et ses lèvres se posèrent sur les miennes. C'était bref mais doux. Thatch retira rapidement sa main et j'ouvris les yeux. Nous nous séparâmes à la va-vite lorsque Vitali et Bonney arrivèrent dans le salon. Thatch posa le chien sur le canapé avant de se lever. Je le suivis dans le mouvement. Il allait sûrement rentrer chez lui.
- Bon, je vais devoir y aller. Merci pour l'invitation. On se retrouve demain. s'exclama Thatch avec un grand sourire.
Bonney sembla déçue mais Vitali lui fit un sourire jovial. Ils se saluèrent tous les trois en se courbant avec une grande politesse. Je le raccompagnais dans l'entrée. Il mit ses chaussures puis son manteau et sur le moment j'avais repensé à sa boîte alors je partis la récupérer dans la cuisine. Je la lui tendis en revenant et il la prit avec un sourire.
- Ah merci ! J'allais l'oublier.
- De rien ! À demain, Thatch. Passe une bonne fin de soirée. fis-je poliment en me courbant.
- À demain ! Passe une bonne fin de soirée également. dit-il en se courbant aussi.
Nous nous redressâmes puis il jeta un coup d'œil au salon avant de se pencher vers moi pour déposer un baiser sur ma joue. J'esquissais un petit sourire en fermant les yeux.
- Tout à l'heure, j'ai beaucoup aimé, ma jolie. Dommage que l'ont ne puisse plus recommencer, car j'aurais bien aimé bouffer ta petite chatte. glissa-t-il faiblement à mon oreille me faisant rougir d'embarras.
Il renifla mes cheveux puis se redressa avec un sourire en biais avant d'ouvrir la porte. Même s'il avait été très affectif aujourd'hui et très doux, il restait toujours un pervers. Il me fit un clin d'œil amusé puis quitta la maison en fermant derrière lui.
Oh bordel ! Étonnamment, même si cela m'avait mise mal à l'aise, ce qu'il m'avait dit à la fin m'avait plût et un chouïa excitée. Je me mordis la lèvre inférieure en imaginant sa tête entre mes cuisses, sa bouche me dévorant le clitoris. Une chaleur agréable s'éveilla dans mon bas-ventre. Je pris mon portable qui était dans la poche-avant de mon pantacourt et tapais un sms à Thatch. J'espérais qu'il n'était pas déjà sur la route pour avoir rapidement une réponse.
« Thatch, j'ai également beaucoup aimé tout à l'heure et je n'aurais pas dit non pour que tu me bouffes la minette. J'aurais aimé également te sucer la queue. À demain ! J'ai hâte de te revoir. »
Après l'avoir envoyé, je me relis et me sentais un peu honteuse de lui avoir envoyé ça. J'avais vraiment osé lui dire tout ça ?! Oh Seigneur ! Peu importe. Je remettais mon téléphone dans ma poche et allais dans le salon. Ah mauvaise idée ! Mon frère était en train de bécoter sa copine qui était assise à califourchon sur lui. Oh je pouvais voir la langue de Vitali entrer par le côté de la bouche de Bonney. Ça donnait ça d'un point de vue extérieur ? C'était excitant même si c'était mon frangin. Il avait l'air de savoir bien embrasser... Ok... Direction ma chambre. C'était trop embarrassant maintenant. Ils ne savaient pas s'arrêter, ceux-là ! M'enfin Ace et moi étions aussi comme ça. À la moindre occasion, on se sautait dessus.
Je passais d'abord par la salle de bain pour me laver les dents avant de m'enfermer dans ma chambre. J'aperçus la capote usagé de Thatch dans la poubelle et la recouvrais de papier froissé pour la camoufler. Ça s'était vraiment passé ! J'avais vraiment baisé avec lui dans MA chambre, dans MON lit !
Je rejoignis mon bureau pour allumer mon pc et marchais dans quelque chose de liquide et froid. C'était quoi ? Oh merde ! C'était à cet endroit que Thatch m'avait portée pendant que je jouissais. Ne me dites pas que c'était ma cyprine ! Ça avait goutté sur le sol. Beurk ! Mais bon, cet orgasme avait été exquis !
Mon pc en train de démarrer, je n'avais pas encore de réponse de Thatch. Il devait conduire. Tant pis... Je mis mes écouteurs puis lançais YouTube pour écouter de la musique.
