Bienvenue dans ce quinzième chapitre.
Disclaimed : Les personnages de One Pièce ne m'appartiennent pas. Les OCs et autres bizarreries sont à moi tout comme cette histoire.
/! Rating M pour le langages et les scènes crues. Je vous aurais prévenus !
Question du jour : On sait que l'ancien commandant de la deuxième flotte de Barbe Blanche, Oden avait une épouse mais du coup les autres commandants ont-il également une compagne ?
Bonne lecture !
o6o
Ace était arrivé lorsque j'étais dans la salle de bain en train de me mettre du parfum. Comme une con, j'avais oublié de prévenir les darons et c'était la surprise. C'était mon père qui avait ouvert la porte lorsque j'étais du coup en haut de l'escalier. J'avais pu voir leur échange. Papa avait soupiré du nez en le voyant avant de le laisser entrer sans un mot et Ace lui avait souri avec franchise. Je descendais rapidement les marches avec le sourire pour venir l'accueillir.
- Ace ! m'exclamai-je contente.
Il salua mon père poliment en se courbant puis retira ses chaussures et son manteau que je rangeais dans le placard.
- Ca tombe bien que tu sois là, Ace. J'aimerais te parler dans mon bureau. fit Papa sur un ton calme nous surprenant.
Il tourna les talons pour monter l'escalier obligeant Ace à le suivre. Ce dernier me toucha la main avec un petit sourire rassurant et je le lui rendis. Où était Mama ? Il n'y avait personne dans le salon ni dans la cuisine. Ah les chiottes ! Bien sûr...
De quoi voulait parler Papa à Ace ? Curieuse, j'attendis un petit moment avant de monter en haut, histoire de ne pas me faire griller. La porte du bureau de mon Père se ferma et, sur la pointe des pieds et à pas de renard, je me dirigeais le plus silencieusement possible jusque devant la porte avant de coller doucement mon oreille contre. Cependant, je sursautais en entendant du bruit derrière moi. Putain la vache ! C'était mon frère qui sortait de sa chambre. Il me regarda avec sa sale gueule de con et je lui fis signe de se taire et de venir discrètement me rejoindre. Il ne se fit pas prier et colla son oreille à côté de la mienne.
- Tu as parlé à mes enfants de ma situation ? demanda Papa d'une voix calme.
Olalah ! Il était au courant que Vitali et moi savions qu'il était un Révolutionnaire. C'était la merde. Ace ne répondit pas. Le pauvre, il allait s'en prendre plein la gueule. Papa soupira et nous l'entendîmes se laisser tomber dans son siège de bureau.
- Tout à l'heure, je les ai entendus causer dans la chambre d'Anastasia. Ils savent que je suis un Révolutionnaire et ils aimeraient rejoindre les rangs de l'A.R. Tu leur as monté la tête ? continua-t-il.
Vitali et moi nous regardâmes inquiet. Ça allait être chaud pour intégrer leur rang.
- Bien sûr que non. J'essaie d'éviter le plus possible le danger à Anastasia. Alors l'inciter à rejoindre l'Armée Révolutionnaire, ce serait la mettre en première ligne sur le front. Je ne savais pas qu'elle avait l'ambition de vous rejoindre. Si j'avais su, j'aurais tenté de l'en dissuader. répondit Ace un peu soulé.
Notre père soupira une nouvelle fois.
- Mes enfants sont aussi têtus que leur mère. Si je les empêche de nous intégrer, ils trouveront un moyen de quand même y parvenir surtout que Dragon les accueillera à bras ouverts et ne parlons même pas de ton frère.
Ace ricana.
- Ouais Sabo à son caractère. Je parlerais à Anastasia... dit Ace mais mon père lui coupa la parole.
- Nan, c'est à moi de le faire. Je parlerais à mes enfants. Ne leur dit rien et j'en toucherais un mot à ton frère.
- Ok ! Ça marche. Je ne lui dirais rien. répondit Ace calmement.
- Au fait, tu comptes toujours te marier avec ma fille le mois prochain ? demanda Papa.
Hein ? Il était au courant ? Vitali me fixa sur le cul. Sans voix et en bougeant seulement ses lèvres, je pus lire : « Il compte t'épouser ? ». Je hochais de la tête tristement et il me tira une sale gueule. Toutefois, il allait me dire autre chose mais Ace prit la parole.
- Oui, comme nous l'avions convenu. Ça se fera après son anniversaire.
Hein ?
- C'est bien. Anya n'est pas trop d'accord mais je ne lui laisse pas le choix. parla Papa sérieusement.
- Ouais mais c'est une garantie pour Anastasia. Lorsque vous déclencherez le coup d'Etat, elle sera automatiquement sous ma protection maritale dans le Nouveau Monde. Bon, tu sais bien que ça ne m'enchante pas trop de faire ça. Le mariage, c'est pas mon truc mais tu rémunères bien et puis je t'en dois une. Tu ne me laisses pas vraiment le choix. Que va-t-il arriver à Vitali ?
Quoi ? Papa le payait pour qu'il m'épouse ? Le ton qu'il avait pris montrait qu'il se forçait à le faire. Je me sentais trahie et telle une marchandise. Limite mon père me vendait à un mec. Les larmes me montaient aux yeux et je croisais ceux de mon frère. Il me regardait peiné puis me frictionna l'épaule, compatissant. Ace était un salaud. Je croyais vraiment qu'il voulait m'épouser de son plein grès car il avait des sentiments pour moi. MENTEUR ! SALE CON !
- Je l'émanciperais. Il va avoir 16 ans à la fin du mois. Anya est encore contre mais je lui répète toujours que c'est une garantie pour eux dans le cas où il nous arriverait quelque chose pendant la prochaine guerre. Tu as dû apprendre qu'elle avait rejoins l'Armée Révolutionnaire depuis peu. Elle a tenu à me suivre. En tout cas, tu as de la chance que ma fille t'ait dit oui lorsque tu lui as fait ta demande.
- Ouais, j'ai surtout de la chance qu'elle soit aussi naïve. Tu aurais fait comment si elle avait refusé ?
Ses mots me blessaient. Quel sale type ! Il n'était pas amoureux de moi pour oser faire ça. Il avait accepté la requête de mon père pour de l'argent et parce qu'il lui en devait une. Quel enfoiré ! Depuis quand avaient-ils prévu ça ? Depuis le début ? Depuis bien avant qu'il ne soit embauché comme baby-sitter ? Mon cœur se brisa.
- Je l'aurais émancipée également mais avec sa gentillesse et sa naïveté, elle se serait attirée des ennuis. Il est préférable qu'elle ait quelqu'un qui s'occupera d'elle plus tard. Elle sera en sécurité avec toi même si je suis contre le fait que tu sois un pirate. Tu devrais songer à avoir un autre emploi en plus au cas où car ça ne sera pas avec l'argent que je te donnerai tous les mois pour subvenir aux besoins de ma fille après votre mariage que vous pourrez en vivre une fois dans le Nouveau Monde si ça se passait mal pour Anya et moi. répondit Papa.
- Plus facile à dire qu'à faire et puis je n'en ai pas très envie. J'aime ma vie telle qu'elle est...
Je ne voulais plus en entendre plus. C'était bien assez. Quel connard ! Il m'avait menti et trahie. Je ne lui pardonnerai pas. Je pouvais comprendre mon père qui souhaitait me protéger mais Ace, tout ce qu'il voulait c'était de l'argent. Mes larmes coulaient et je me redressais lentement pour aller dans ma chambre. Je savais que mon frère me suivait. Il ferma la porte derrière lui puis me prit dans ses bras. Je pleurais silencieusement contre son torse. Il ne disait rien mais je sentais son cœur battre rapidement dans sa poitrine. Il devait être sur les nerfs.
Mon père et Ace disaient que j'étais une personne naïve, ils n'avaient pas tord mais je voulais changer et j'allais le leur prouver. C'était fini de me reposer sur les autres pour vivre et avancer. J'allais prendre ma vie en main et prouver à tous que je pouvais me débrouiller un minimum sans eux. J'allais trouver un emploi stable, m'émanciper puis me trouver un appartement où je vivrais seule quitte à laisser tomber les cours. Je ne comptais pas faire d'étude à la fac donc bon. Je n'épouserais pas Ace qui ne voyait en moi qu'un moyen de se faire du fric tous les mois. Il était hors de question que je sois la petite femme à son mari. Ça nan !
- Frangin ! Je vais faire comme si de rien n'était aujourd'hui et lundi pour Bonney pour qu'elle puisse profiter de voir Thatch mais je compte... Je compte...
La suite était difficile à dire. Je ne voulais plus continuer avec Ace. Ma voix avait tremblé et je me mordais la lèvre inférieure pour contrôler mes sanglots mais en vain.
- J'ai compris... Je vais trouver un moyen de nous faire rentrer chez les Révolutionnaires. Lorsque nous seront émancipés, les darons ne pourront pas nous empêcher de faire ce que nous voulons. J'arrêterai le lycée et prendrais un boulot pour quitter cette baraque. Papa veut qu'on se prenne en main au cas où il leur arriverait quelque chose et bien, il allait être servi. fit Vitali sèchement.
Nous étions les mêmes.
- Je compte faire pareil. Je n'épouserai pas Ace et choisis l'émancipation. Je vais mettre toutes mes chances de côté pour qu'Izou me fasse un contrat et si ce n'est pas assez je prendrais un second boulot puis rapidement un appart pour être tranquille. On pourrait vivre ensemble ? proposai-je en tentant de calmer mes sanglots.
- Ouais, ce serait une bonne idée. Il faudrait trouver un lieu pas trop loin de chez Bonney comme ça je pourrais aller rapidement chez elle. ricana-t-il ensuite.
Je souris me disant que ça serait bien car ça m'éviterait de les entendre forniquer toute la journée. Je me dégageais de son étreinte et essuyais mon visage de mes larmes.
- Frangin ! Tu crois que Ace faisait semblant d'être jaloux pour pouvoir me garder et être sûr que je l'épouse pour avoir les paiements de Papa ? questionnai-je pour avoir son avis.
- J'en sais rien mais avec ce qu'on vient d'entendre, on peut s'attendre à tout avec lui... J'ai envie de lui péter sa gueule à ce connard ! pesta-t-il à la fin en serrant les dents.
- Nan, ne fais rien ! Pense à Bonney !
Je disais ça mais je savais au fond de moi que ça me ferait du mal qu'il s'en prenne à Ace. Il m'avait trahie, c'était vrai, mais la tristesse et le sentiment que j'éprouvais pour lui était toujours là.
- Ouais t'inquiète je sais. Je commence à bien savoir jouer la comédie depuis peu de temps. sourit-il fier de lui.
Ah ! Lui aussi ? C'était bien mon frère ! Je lui souris et chopais mon portable sur mon bureau avant d'ouvrir la porte. Ace et Papa étaient encore dans le bureau et Vitali et moi descendîmes au rez-de-chaussée. Mama n'était pas là. Mais elle était où ? J'allais dans la cuisine me passer un coup d'eau sur le visage pour me rafraîchir. Mon frère me passa un torchon propre pour m'essuyer puis je le déposais plié sur le comptoir.
- Je vais aller chercher Bonney. Je t'aurais bien dit de m'accompagner mais il y a Ace... souffla-t-il désolé.
- Ouais mais vas-y, c'est bon ! T'inquiète pas. souris-je tristement.
Il me prit brièvement dans ses bras avant d'aller en direction de l'entrée. Peu de temps après, je l'entendis quitter la maison. Me voilà seule dans la baraque. J'allais dans le salon mater la TV. Assise sur le canapé, je caressais Masha allongé à côté de moi. Je pris mon portable et pianotais dessus. J'avais envie de parler à Thatch. Je ne savais pas si je pouvais lui faire confiance après ce qu'il avait fait mais j'avais envie de me confier et je savais qu'avec lui, je pouvais me laisser aller.
« Thatch, tu te souviens lorsque je t'ai dit que Ace voulait se marier avec moi ? »
Sa réponse ne tarda pas me faisant sourire.
« Oui, ma jolie. Tu as pu parler avec Ace sur ça ? »
« Nan mais mon père parlait avec lui dans son bureau et avec Vitali on a entendu leur conversation. Ace va m'épouser car mon père le lui a demandé pour me protéger de ce qu'il va se passer bientôt au cas où s'il lui arrivait quelque chose. Je serais sous sa protection maritale et en échange il sera rémunéré tous les mois par mon père. Lorsqu'il en parlait, ça s'entendait que ça le faisait chier de se marier. »
« Je ne le savais pas. Moi, je ne me forcerais pas à t'épouser. Je trouve ça horrible de la part de Ace mais ton père ne souhaite que ton bonheur et ta sécurité. Pour ça, je peux très bien le faire. Tu le sais bien. Tu comptes faire quoi par rapport à Ace ? »
« Je ne sais pas mais je ne compte pas l'épouser. Mon père a dit que si j'avais refusé, il m'aurait donnée mon émancipation. Je vais prendre ça, laisser tomber les cours car de tout manière je ne compte pas aller à la fac, trouver un boulot stable puis me prendre un appart pour être tranquille. Mon frère va faire pareil car mon père veut l'émanciper également à ses 16 ans à la fin du mois. »
« Je comprends que vous en ayez marre et que vous soyez en colère mais n'oublie pas que ton père fait ça pour vous protéger et vous épargner les soucis avec les familles d'accueil. Mais au lieu de trouver un appart, tu peux venir chez moi. Je serais ravi de t'héberger à titre gratuit aussi longtemps que tu le souhaites. »
« C'est très gentil de ta part mais je préfère rester avec mon frère. On ne veut pas être séparé. »
« Bien vu mais je te passe mon adresse au cas où. Garde la bien précieusement ! Ma porte te sera toujours ouverte, ma jolie. Viens chez moi quand tu veux. »
Je reçus un autre sms de sa part avec son adresse complète. Thatch était vraiment gentil.
« Merci Thatch. Tu es super ! »
J'entendis Ace et mon père descendre l'escalier en silence. Je ne bougeais pas et caressais le chien en fixant la TV, mon portable dans la main. Thatch me répondit lorsqu'ils entrèrent dans le salon.
- Où est ton frère ? me demanda Papa.
- Parti chercher Bonney. répondis-je simplement en lisant le sms.
« Mais de rien, ma jolie. Tu peux compter sur moi pour n'importe quoi. Je serais toujours là pour toi. »
Je souris puis me levais en lui répondant.
« Tu es quelqu'un de bien, Thatch. :D Vitali est parti chercher Bonney. Dès qu'il revient, on arrive. »
Ah bah tiens en parlant de lui, le voilà qui revenait. Il avait fait vite ! J'allais dans l'entrée saluer Bonney en passant devant Ace sans le regarder. Mon père me suivit et nous saluâmes Bonney qui retirait la neige de ses cheveux longs. Sous son manteau marron, je pus voir qu'elle portait une robe blanche lui arrivant au-dessus des genoux avec une paire de collant noir et des bottines marrons. Elle était belle.
- Vous avez fait vite ! remarquai-je avec un sourire.
- Oui, Bonney avait fait la moitié du chemin. Allez on y va ? répondit mon frangin.
Je hochais de la tête puis sortis mes bottines à talons pour les chausser. Ace fit de même et nous nous vêtîmes chaudement.
- Ace m'a dit que vous sortez chez un ami. Ne rentrez pas trop tard sinon votre mère deviendra hystérique. nous dit Papa en russe.
Vitali et moi acquiesçâmes puis nous prîmes chacun nos clés avant de sortir après l'avoir salué. J'envoyais rapidement un sms à Thatch pour lui dire qu'on partait. Je mis mon portable dans ma poche au moment où Ace me prit la main pour entrelacer ses doigts avec les miens. Je la retirais rapidement le surprenant mais voyant sur le coup que j'avais été con, je fis genre de retirer mon gant avant d'entrelacer mes doigts avec les siens lui tirant un sourire. Je rangeais mon gant dans ma poche avec mon portable et nous prîmes la route pour aller chez Thatch. Ah tiens, la voiture de Mama n'était plus là.
- Ma souris, j'ai ta surprise dans ma poche. Je n'ai pas pu te la donner à cause de ton père. Tu la veux maintenant ? sourit-il près de mon oreille.
Son souffle chaud m'avait donnée un frisson même à travers mon bonnet. Je le regardais me demandant si sa surprise était sincère et pas calculée pour me garder près de lui. Je jetais ensuite un œil à Vitali et sa copine qui marchaient devant nous avant de reporter mon intention sur lui. Curieuse tout de même de savoir ce que c'était, je hochais de la tête avec un petit sourire en coin l'amusant. Ace fouilla dans sa poche de manteau pour sortir une petite boîte argentée. Il me la donna avec un grand sourire. Je la pris un peu hésitante mais tout de même souriante. J'étais quand même contente de recevoir un cadeau. C'était le premier venant de lui alors ce n'était pas rien.
- Ouvre la ! pressa-t-il joyeusement.
Je le fis et découvris avec surprise un magnifique bracelet en argent représentant des fleurs tressées entre elles. Il était beau et je ne pouvais cacher mon grand sourire ravi. Ace avait bon goût. Je m'arrêtais le forçant à faire de même tandis que mon frère et Bonney continuait leur chemin en discutant main dans la main.
- Tu aimes ? Enfin ça te plaît ? questionna Ace le ton rempli d'espoir.
- Oui beaucoup ! Il est magnifique. Met le moi, s'il-te-plaît ! souris-je contente.
Je lui tendis la boîte et il défit le bracelet pour l'ouvrir pendant que je relevais les manches de mon manteau et de ma robe du poignet droit, celui de la main dégantée. On voyait bien mon ecchymose verte mais je m'en foutais maintenant. Ace attarda son regard dessus un moment avant d'attacher le joli bracelet autours.
- Merci Ace ! souris-je sincèrement.
Il me rendit mon sourire puis se pencha pour m'embrasser. Son baiser était doux et sa langue pointa entre mes lèvres. Il m'avait menti sur le mariage et peut-être sur plus encore mais sur ses baisers, il ne me trompait pas. Il savait bien embrasser, ce con. Je lui accordais le passage et nous nous embrassâmes tendrement. Je ne savais pas comment me comporter avec lui maintenant. Je l'appréciais et tenais à lui même s'il me mentait. C'était idiot de ma part de ne pas réagir tout de suite mais j'avais peur de la confrontation. Je préférais souffrir intérieurement plutôt que de faire souffrir les autres. Trop bon trop con comme on disait mais bon j'étais comme ça. Ça me faisait chier néanmoins de le quitter pour ça. Étais-je amoureuse de lui ? Ace semblait réellement amoureux de moi. Peut-être était-ce de la comédie pour avoir son argent ? Toutefois, j'avais l'espoir de croire qu'il ressentait au moins quelque chose pour moi et qu'il ne se forçait pas à sortir avec moi pour de l'argent. Y penser me pinçait le cœur. Thatch ne l'aurait peut-être pas fait, lui ! Avec tout le pognon qu'il avait, il ne se serait pas rabaissé à ça. Tiens d'ailleurs pourquoi était-il devenu pirate, lui ? Je savais que Ace hackait pour avoir de la thune mais Thatch, j'en avais aucune idée.
Nous nous séparâmes avec un sourire et je vis dans ses yeux le même regard que ce matin. Ce regard doux et plein d'amour. Ça n'allait pas avec ce que j'avais entendu à la porte. Si Ace était amoureux de moi pourquoi se forçait-il à m'épouser dans ce cas ? A cause d'une dette envers mon père ? Pour me protéger ? Ou bien les deux ? Mais surtout depuis quand exactement avaient-ils tous les deux prévu ça ? Lors de sa demande, Ace était bourré et il m'avait dit juste avant de s'endormir à cause de l'alcool qu'un jour, il m'épouserait. Je m'en souvenais bien alors dans un état pareil, il ne pouvait pas réfléchir correctement par lui-même, ça n'avait pas de sens. A moins que ça n'était prévu depuis bien longtemps avant même de me rencontrer il y a quelque semaine et que c'était bien ancré dans son crâne ? Les larmes me montaient aux yeux en songeant que tout depuis le début était une mascarade orchestrée par mon père dans le but de me protéger lors d'un coup d'Etat.
- Qu'est-ce que tu as, ma souris ? me ramena Ace à la réalité.
- Euh... Rien... soufflai-je en reprenant la marche.
Je n'avais pas envie de lui en parler. Pas de suite en tout cas. Ça allait tout gâcher pour Bonney alors je faisais profil bas en attendant. Ace me rejoint et je sentais son regard sur moi. Je déviais mes yeux vers lui et il passa son bras par-dessus ma tête pour le poser sur mon épaule dans le but de me rapprocher de lui. Il déposa ensuite un baiser sur le haut de mon crâne et glissa un Je t'aime à mon oreille. Le pensait-il vraiment ? Cependant, j'adorais lorsqu'il me le disait. Je voulais le croire sincère.
Avec un sourire, nous pressâmes le pas pour retrouver mon frère et sa copine qui ne se souciaient pas de nous. Ace nous guida jusqu'à chez Thatch et il nous avait fallu presque une demi-heure de marche. Mes pieds en pâtissaient dans mes bottines. Pourtant ça ne m'avait pas sembler si loin la première fois que j'y avais été. Nous avions croisé quelques patrouilles de la Marine mais bien moins que d'habitude. Peut-être parce que c'était férié aujourd'hui.
Lorsque je sonnais au portail, je vis Ace se mordiller nerveusement la lèvre inférieure. C'était vrai qu'il était toujours en froid avec Thatch. Bonney était aussi nerveuse que lui. Ils faisaient une bonne paire tous les deux. Le portail s'ouvrit et nous nous engouffrâmes dans l'allée avant qu'il ne se ferme derrière nous. La porte d'entrée s'ouvrit sur Thatch souriant et nous pûmes tous entendre Bonney émettre un petit couinement. Je souriais en voyant qu'elle se pinçait les lèvres en souriant. Ace retira son bras de mon épaule puis nous entrâmes avant de saluer Thatch poliment et amicalement. J'étais contente de le voir.
- Marco et Vista sont ici également. Ils sont arrivés il y a moins d'une heure. nous informa Thatch en prenant nos affaires pour les ranger.
Je vis du coin de l'œil le regard moqueur de Vitali. Fermais ta gueule surtout ! Putain j'allais voir Marco ! Le souvenir de mon plaisir de tout à l'heure me revint et je rougissais malgré moi. Thatch nous conduit dans le salon où Marco et Vista étaient déjà attablés autours d'un kotatsu. Oh purée, j'adorais ça ! Nous n'en avions pas à la maison. C'était idéal pour avoir chaud en hiver. On pouvait même y dormir. Ils nous saluèrent poliment tout comme nous tandis que Ace les saluait comme un vieux pote en leur faisant une poignée de bras. Bonnet et mon frère se présentèrent tout comme eux. Thatch nous invita à nous installer à table. J'étais entre Ace et mon frère et bien sûr, pile en face de Marco pour mon malheur et mon bonheur. Bonney était à côté de lui et en face de mon frère tandis que Thatch s'était gardé la place à côté de Vista, étant donc en face de Ace. Il y avait une petite tension entre les deux qui se ressentait. Ace le fixait d'un mauvais œil alors que Thatch peinait à créer une bonne atmosphère en tant qu'hôte. Toujours debout, il nous dit de faire comme chez lui puis s'éclipsa dans la cuisine.
- Alors les gars, qu'est-ce que vous faites là ? demanda joyeusement Ace.
Il avait prit un grand sourire au départ de Thatch. Un vrai bipolaire, ce type.
- On vient rendre visite à Thatch par rapport à cette nuit. répondit Vista avec un petit sourire en coin.
Oh ils devaient sûrement venir pour tenter de le raisonner.
- Ouais mais moi, je suis surtout là car Izou à demander ma présence pour son travail... informa Marco.
Puis il dévia ses yeux vers mon frère et moi avec un sourire. Oh putain, il me regardait ! Faisais pas la con ! Mes joues me chauffèrent malgré tout.
- ... Je dois vous faire un dossier médical car vous souhaitez travailler pour lui, yoï. nous dit-il ensuite joyeusement.
Je hochais de la tête timidement, les joues brûlantes ce qui le fit sourire d'amusement.
- Oui, c'est ça. fit Vitali avec un sourire.
- J'ai apporté mon matériel et tout installé dans une des chambres en haut. Je vous ausculterais tout à l'heure un par un, yoï.
- D'accord. dis-je timidement en même temps que mon frère qui lui avait plus d'assurance.
J'allais me retrouver seule dans une chambre avec Marco ! Oh bordel de merde ! Mais bon, il ne se passerait rien, fallait pas trop rêver. Ça m'aurait au moins plût qu'il m'embrasse avec sa belle bouche pulpeuse. Mon Dieu, il n'avait pas mit ses lunettes et je le trouvais sexy vêtu de sa chemise violette. Je ressentis une chaleur dans mon bas-ventre et je serrais les cuisses. L'image fictive que j'avais eu de lui tout à l'heure me donnait envie de baiser. Je regardais Ace qui semblait dans ses pensées. Je ne pouvais plus baiser avec Thatch, Marco semblait inaccessible donc il ne me restait plus que lui. Oui, il était le dernier choix à cause de ce qu'il s'était passé dans le bureau de Papa. Je fis genre de placer correctement la couverture sur mes cuisses puis glissais ma main en-dessous pour attraper celle de Ace qu'il avait de poser machinalement sur sa cuisse. Pendant ce temps, mon frangin engagea la conversation avec Marco et Vista. Alerté, Ace me regarda avec un petit sourire. Je caressais doucement sa main de mon pouce puis glissais mes doigts sur une partie de son bras avant d'arriver sur son jeans. Ma main se dirigea discrètement vers son entrejambe. Il arcqua un sourcil amusé comprenant ce que je cherchais à faire. Cependant, Marco attira notre attention en nous disant que Izou était sur la route tout en rangeant son portable dans sa poche de jeans.
- Si vous êtes d'accord, nous pouvons faire les auscultations tout de suite pour aller plus vite. Je crois que Izou a du travail ensuite, yoï. continua-t-il.
J'aquiesçai avec Vitali d'un hochement de tête.
- Parfait ! Honneur aux dames alors, yoï. s'exclama-t-il en se mettant debout.
Timidement, je fis de même et nous sortîmes du salon pour aller dans le couloir. Nous passâmes devant la cuisine où Thatch découpait les pizzas en part égale. Marco l'informa de ce qu'il allait faire et de l'arrivée prochaine de Izou avant de m'ouvrir la porte pour que je puisse monter les escaliers en carrelage. C'était impressionnant de marcher à côté de lui. Il était grand comme Thatch mais il dégageait un plus grand sérieux. Je le regardais et croisais son regard en arrivant en haut. Il me sourit chaleureusement me faisant rougir. Je détournais les yeux par timidité. Marco m'accompagna dans une des chambres d'ami et bien sûr, c'était celle où j'avais dormi avec Ace l'autre fois et également celle où j'avais baisé avec Thatch pendant que Ace filmait. Quel souvenir !
Je m'asseyais sur le lit tandis que Marco ferma la porte derrière lui. Je remarquais alors la balance et le mètre contre le mur près de la porte, et une chaise avec un calepin, un stylo et sa sacoche de doc. Il récupéra ses affaires et vint s'assoir à côté de moi. Oh la vache ! J'étais toute seule avec lui. Bon ce n'était pas la première fois mais l'autre fois, j'étais dans le bad.
- Détend toi ! Je ne vais pas te manger, yoï. sourit-il avec amusement.
Bah justement, j'aimerais bien ! Je me contentais de sourire doucement en hochant de la tête.
- Je vais commencer l'auscultation. Tu me donnes ton accord pour que je te touche ? Je dois inspecter ton corps, yoï.
Oh ouais, tu pouvais me toucher et inspecter ce que tu voulais ! Je hochais de la tête.
- Très bien. Tu peux te déshabiller de ta robe et de tes chaussettes, yoï. dit-il en ouvrant sa sacoche.
Oh merde ! J'étais en string ! Il allait croire que je l'allumais. Bon, j'en avais bien envie mais je ne voulais pas me prendre un râteau. Je retirais mes chaussettes que je posais sur le lit à côté de moi puis en restant toujours assise, j'enlevais ma robe qui partit rejoindre le reste bien pliée avant de cacher ma poitrine recouverte de mon soutif avec mes bras. Le cul sur le lit, il n'allait pas voir que j'étais en string. Heureusement sinon vive le malaise ! Marco sortit son stéthoscope de son sac et se le mit aux oreilles. Je me sentais mal à l'aise lorsque ses yeux se posèrent sur mes avant-bras. Il devait fixer mes marques car ses sourcils se froncèrent. Il retira son appareil qu'il posa sur ses genoux et me prit doucement les poignets. Ses mains étaient chaudes. Et merde...
- L'autre fois, je n'en avais vu qu'un mais à voir de plus près, c'est assez vilain. Tu t'es fait ça comment, yoï ? demanda-t-il en inspectant mes marques à tour de rôle.
Merde... Que devais-je dire ? C'était Ace mais je n'avais pas envie de le balancer. Il s'en était déjà pris plein la gueule aujourd'hui, je ne voulais pas que ça continue. Mais je ne voulais pas mentir surtout que je ne savais pas quoi inventer dans la seconde.
- C'était un accident... soufflai-je.
Marco releva ses yeux pour me regarder.
- Ace aurait pu te casser les poignets s'il avait forcé un chouïa plus. Cet imbécile, yoï ! dit-il sur un ton sérieux.
J'écarquillais les yeux de surprise. Comment le savait-il ?
- Thatch nous en a parlés tout à l'heure. Ne lui en veut pas ! Il ne cherche que ton bien, yoï.
- Il est une bonne personne... murmurai-je avec un sourire vague.
- Oui. Il a un grand cœur. Cœur que tu as brisé en début d'après-midi. Il nous a raconté que tu lui avais mit un beau râteau, yoï. ricana-t-il moqueur.
J'émis un petit rire, la bouche close.
- Il vous a tout racontés alors ? dis-je doucement, un peu amusée.
- Oui, de A à Z. Ace est très en colère contre lui. Mais lorsqu'il saura que Thatch s'est prit un gros râteau, c'est possible qu'il lui pardonne. Ace est doté d'une grande gentillesse. Il peut être impulsif par moment mais il a un bon fond, yoï. sourit Marco en tenant toujours mes poignets.
Ouais et il kiffait la thune aussi ! Mais je me contentais de lui rendre son sourire.
- J'espère qu'ils se réconcilieront. Je n'aime pas qu'ils se disputent à cause de moi. soupirai-je tristement.
- Oui ça va aller. Ce n'est pas la première fois qu'ils se font la gueule. Ils ont tous les deux leur caractère et des fois, ça explose. Mais après une bonne bière, ils rigolent de nouveau ensemble, yoï. ria-t-il.
Je gloussais doucement.
- Tant mieux alors. Ça me rassure. souris-je.
- Bon allez ! Ace t'a fait ça quand, yoï ? se reprit-il ensuite en regardant mes marques avec un air sérieux.
- Lundi soir...
- La pression a été très forte et amassée beaucoup de sang. Ça va rester encore un moment et Izou ne va pas être content. Je vais te prescrire de l'Arnica en gel. Ça va soigner plus vite tes bleus et soulager tes douleurs, yoï. dit-il en passant ses pouces sur mes marques, le regard toujours dessus.
C'était agréable même si c'était encore légèrement douloureux. Marco me lâcha puis me sourit doucement. Il avait un beau sourire. J'avais envie de l'embrasser mais ça aurait été con de ma part. Il prit son stéthoscope pour le mettre à ses oreilles avant de le poser sur ma poitrine. Il me demanda d'inspirer puis d'expirer profondément. Son regard était fixé sur mon ventre écoutant ma respiration et les battements de mon cœur comme l'autre fois.
- Tu as de l'asthme ou tu en as fait quand tu étais enfant, yoï ?
- Nan. répondis-je alors qu'il passait dans mon dos.
- Des anomalies cardiaques ou respiratoires dans ta famille, yoï ?
- Euh ma mère a un souffle au cœur mais c'est tout. Je ne sais rien concernant mes grands-parents maternels par contre.
Oh bordel ! Il était vraiment près de moi et j'entendais sa respiration nasale tout comme je pouvais sentir son parfum fruité. J'avais envie de me blottir contre lui et d'embrasser la peau de son cou. Elle devait être chaude et douce.
- Tout va bien, yoï ? me demanda-t-il en me surprenant.
- Euh oui... Pourquoi ? fis-je d'une petite voix.
- Ton cœur s'est accéléré soudainement, yoï. répondit-il sérieusement me faisant devenir aussi rouge qu'une tomate.
Merde ! Mon excitation s'était faite entendre.
- Je t'intimide ? Tu n'as pas à avoir peur de moi. Je ne vais pas te faire de mal. J'ai fait un serment en tant que médecin, yoï. sourit-il amusé.
- C'est rassurant. souris-je également.
Marco retira son outils de travail pour me prendre la tension ensuite il me demanda de me mettre debout pour aller me peser. Et merde... Le visage brûlant, je me levais lentement et fus soulagée de voir qu'il s'occupait de ranger ses affaires dans sa sacoche. Je me mis vite sur la balance et heureusement pour moi lorsque j'étais dessus, je lui faisais face. Marco se leva pour se poster à côté de moi et regarder mon poids.
- 50kgs tout pile. Je vais te mesurer. Place-toi contre le mur, yoï. s'exclama-t-il en écrivant sur son calepin.
50kgs ? J'avais perdu du poids en peu de temps. Sûrement dû à mon anxiété. Je descendis de la balance et me mis contre le mur. Marco vint placer le mètre à côté de moi et me mesura.
- 1m65 et 50kgs. Il te manque quelques kilos pour être à ton poids idéal mais ça ne dérangera pas Izou. Je te remercie. Je vais inspecter ton corps maintenant, yoï. Allonge-toi sur le lit, s'il-te-plaît.
Timidement et en croisant intérieurement les doigts pour qu'il ne voit pas que je portais un string, je m'installais sur le lit. Merde ! Il me fixait avec un petit sourire en coin puis il s'approcha de moi.
- Je vais commencer, yoï. m'avertit-il d'une voix rassurante.
Je hochais de la tête et le laissais me regarder. J'aimais bien qu'il me regarde mais pas aussi professionnellement. Il était si sérieux que c'en était intimidant. Il arrêta son regard sur mon ventre et toucha de l'index ma hanche. Je frissonnais et eut un tremblement. Son contact avait été doux.
- Une cicatrice ? marmonna-t-il pour lui-même.
- Oui. Dans ma dixième année, je faisais du vélo au parc et mon cousin s'était amusé à me pousser contre un arbre. Ma mère lui avait tiré les oreilles. soufflai-je en croisant son regard.
- Ton cousin est un abruti, yoï.
- Oui, il a trois ans de plus que moi et il influençait toujours Vitali. D'ailleurs, il vient passer des vacances au Japon le mois prochain. Je ne suis pas pressée de le voir.
Marco ricana puis continua son inspection.
- Tu as une autre ecchymose sur la hanche. Tu t'es fait ça comment, yoï ?
- Ah ça ? Je me suis disputée avec mon bureau un soir. amusai-je ce qui le fit glousser.
- Tu as une jolie tâche de naissance sous le nombril. On dirait un oiseau qui prend son envol. C'est marrant, yoï. sourit-il.
- Ah oui ? Je me suis toujours dit que c'était un V.
- Oui, on peut dire aussi mais je préfère l'oiseau. J'adore les oiseaux. Ils ont beaucoup de grâce, je trouve, yoï.
Vu sa tête, il en était passionné.
- Tu peux te mettre sur le ventre, s'il-te-plaît, yoï ? quémanda-t-il avec un sourire.
Oh merde, mon string ! Faisait chier ! Bon tant pis, c'était juste un moment embarrassant. Je hochais de la tête puis me retournais sur le ventre, les bras croisés soutenant ma tête.
- Hum ? Je peux dégrafer ton soutien-gorge ? J'aimerais voir ton grain de beauté, yoï.
Ah... Oui, j'avais un gros grain de beauté sous l'omoplate gauche. Ma grand-mère paternelle disait que c'était parce que j'avais été poignardée dans le dos dans une vie antérieure. Je ne savais pas d'où elle sortait ça mais je trouvais ça ludique.
- Euh d'accord... dis-je un peu gênée.
Il n'avait fait pour le moment aucun commentaire sur mon sous-vêtement. Ce n'était pas rassurant. Peut-être était-il trop poli pour en faire ? Peut-être qu'il me matait sans rien dire ? Cette idée était plaisante. Je sentis ses doigts ouvrir mon soutif. Il était doux dans son geste et je trouvais ça agréable. Un délicieux frisson me parcouru le dos et je ressentis une chaleur dans mon bas-ventre. Lorsqu'il fit glisser les deux lanières, mon vagin eut un spasme d'émoi et je serrais les cuisses automatiquement. Mon envie de tout à l'heure était revenu. J'avais envie de lui mais je devais contrôler ma pulsion. Oh bordel ! Marco s'était penché pour regarder mon grain de beauté de plus près et je sentais sa chaleur et son souffle nasal sur ma peau. Je fermais les yeux me délectant de cette proximité. Si seulement j'avais un signe me faisant comprendre que je pouvais tenter un truc avec lui ! Ah Seigneur ! Il était en train de le toucher du doigt. C'était moi ou rien que ça me faisait mouiller ? Il m'en fallait vraiment peu. J'étais une vraie dépravée. Contrôlait toi, merde !
- Il n'a pas l'air cancérigène mais surveille le avec le temps, yoï. souffla-t-il contre ma peau.
Je hochais de la tête avec un son de gorge. Marco se redressa et sembla continuer son travail. Ah j'en avais marre ! Je le voulais. Tentant d'avoir plus que son attention professionnelle, j'écartais un peu les cuisses mais pas trop. Il ne fallait pas qu'il puisse voir que je mouillais comme une pucelle.
- Pourquoi vous avez besoin d'inspecter mon corps ? demandai-je d'une petite voix.
- Tu peux me tutoyer. Pour te répondre, je dois voir si tu n'as pas des anomalies comme des cicatrices, des grains de beauté ou autres qui pourraient te dévaloriser aux yeux d'Izou. Avec ton frère, vous allez le représenter, yoï. Il recherche la perfection dans son agence même si personnellement, je ne trouve pas ça nécessaire. Il ne tient pas une agence de mannequin de haute couture. Mais c'est Izou, yoï !... ricana-t-il amusé.
- Et pour le moment, tout va bien ? questionnai-je hésitante.
- Oui. Tu es un peu petite de taille mais tu compenses avec ta beauté et tes formes. Malgré ton poids qui est bas pour ta taille, tu es quand même assez musclée. Tu pratiques une activité physique, yoï ?
Oh... Il venait de dire que j'étais belle et que j'avais des formes. Alors pourquoi il ne tentait rien ? Soit il était gay, soit il était trop professionnel ou soit il avait un trop gros code moral ?
- Oui, je suis au club de karaté du lycée. répondis-je avec fierté.
- Ah ça me rappelle des souvenirs. J'en faisais parti. J'avais remporté la coupe interlycée. Dis-moi ! Je change de sujet mais tu es toujours vierge ? Ne t'inquiète pas ! Ce n'est qu'une simple question professionnelle, yoï. ria-t-il.
Dommage...
- Euh nan... murmurai-je tout de même gênée.
- Tu as été voir un gynécologue pour voir s'il n'y avait pas eu de problème, yoï?
- Oui, mais j'avais mes règles alors du coup, le docteur Kobato n'a pas regardé. Elle m'a prescrite aussi la pilule que je commencerai le mois prochain du coup.
Ma voix avait tremblé sur la fin. Putain de timidité à la con mais c'était hyper malaisant de parler de ça à un homme.
- Oui c'est sûr qu'elle n'allait pas regarder. Elle est hémophile, la pauvre. Tu veux que je jette un œil, yoï ? proposa-t-il doucement.
Euh... Oh Dieu ! Était-ce ce fameux signe ? Nan, Marco faisait ça professionnellement enfin ça en avait l'air en tout cas. J'en avais bien envie, car c'était très tentant mais c'était aussi hyper méga gênant. Il allait voir que je mouillais comme une dépravée.
- Ca fera mal ? demandai-je.
- Nan !
- Tu feras ça rapidement ?
- Oui, ne t'inquiète pas, yoï.
J'avais entendu son sourire.
- Tu ne regarderas pas, hein ?
- Euh, je suis un peu obligé, yoï. ricana-t-il.
Je pris un temps pour réfléchir même si je savais que j'en mourrais d'envie qu'il me regarde là. J'hésitais juste car j'étais avec un string imbibé de cyprine. La honte !
- Bon d'accord...
Ça y était je l'avais dit. Je ne pouvais plus faire marche-arrière maintenant. C'était trop tard et jamais je ne me dégonflerais.
- Très bien. Retire ton vêtement et allonge-toi au bord du lit. Je vais t'examiner, yoï.
Je remis correctement mon soutien-gorge puis me relevais tandis que Marco farfouillait dans sa sacoche. Je le vis sortir une paire de gants en latex blanc et les enfiler. Je retirais vite mon string et le cachais dans ma main avant de m'allonger comme il me l'avait dit. J'avais les jambes pliées mais je les gardais bien serrées. Je me pinçais les lèvres, anxieuse. Il allait carrément voir que je mouillais. Oh la honte ! En tournant la tête vers lui, je vis qu'il prenait un ustensile flippant. On aurait dit un bec de canard en plastique. Il le déballa de son emballage en arrivant vers moi. Il me sourit pour me rassurer avant de s'accroupir devant mes jambes, son instrument dans la main ainsi qu'une petit lampe torche qu'il avait allumé. Il avait quoi d'autre dans son sac ?
- Je commence quand tu veux, yoï.
J'expirais doucement puis écartais lentement les cuisses, les poings serrés sur ma poitrine et le regard fixant le plafond. Je n'osais pas le regarder. C'était beaucoup trop embarrassant. Je l'entendis sourire bruyamment. Oh merde ! Il avait dû voir ma cyprine. La honte putain !
- Détends-toi ! Sinon ça ne sera pas très agréable, yoï.
Mais ! Ne me sortais pas ça ! Je respirais profondément, les yeux clos puis sursautais légèrement en sentant ses doigts sur mes petites lèvres afin de s'engouffrer dans mon vagin. Oh Seigneur ! C'était agréable. Il était doux dans ses gestes. Je sentis l'outil bizarre entrer en même temps qu'il écartait lentement ses doigts. Ça par contre, ce n'était pas agréable. Ça tirait sur la chair. Je grimaçais en fronçant des sourcils.
- Ca va, yoï ?
- Oui... soufflai-je faiblement.
Marco écarta l'outil et cette fois-ci, je n'eus aucune douleur. Je sentais comme un étirement, le même que j'avais lorsque Thatch était en moi.
- Oh ! émit-il surpris.
Quoi ?
- On voit bien ton col ouvert mais il y a quelque chose dessus qui le bouche. Ce n'est peut-être rien de grave mais il vaut mieux vérifier. Voyons voir, yoï.
Je sentis son doigt entrer à l'intérieur et tressaillis lorsqu'il toucha mon col. C'était vraiment désagréable. Il se retira doucement. C'était quoi ? Alors ?
- Humm... On dirait un bouchon muqueux avec du sang. Tu as eu tes règles dernièrement, yoï ?
- Euh oui, je les ai commencés dimanche et terminés mercredi soir. Ça s'est vite terminé comparé à d'habitude.
- Tu as eu un rapport pendant, yoï ?
- Nan... Pourquoi ?
- Ton col s'est bouché et du sang est retenu dans ton utérus. Je vais t'enlever le bouchon pour faire sortir le reste mais ça ne sera pas agréable, yoï.
- D'accord...
Ça m'inquiétait. Merde ! S'il me débouchait, j'allais mettre du sang partout ! Et en plus je n'avais pas de protection hygiénique. La bouse ! Cependant il fallait bien l'enlever sinon, le mois prochain ça serait pire. Marco se leva pour prendre plusieurs choses dans sa sacoche, je vis des papiers absorbants, une sorte de long coton tige emballé dans un tube en verre et une nouvelle paire de gant avant de se rassoir entre mes cuisses. Il me sourit puis s'actionna à la tâche. Cette histoire m'avait coupée mon envie de baiser.
- J'y vais, yoï ! informa-t-il.
Je hochais de la tête et fermais les yeux, les sourcils froncés. Je grimaçais en sentant le coton-tige racler contre mon col de l'utérus. Marco avait vite terminé mais j'avais l'impression que ça avait duré une éternité.
- Ca y est. Je vais l'analyser pour savoir ce que c'est exactement et je te tiendrais au courant. Il y a du sang qui s'écoule mais pas beaucoup. L'écoulement ne devrait pas durer longtemps. Je vais l'éponger, yoï. me dit-il en fermant le tube en verre contenant le coton-tige.
Il utilisa le papier absorbant en le glissant dans mon antre pour éponger le sang. C'était désagréable mais bien moins que le coton-tige. Il se releva pour ranger le flacon dans son sac puis revint retirer le papier.
- Ca y est. Il n'y avait pas grand chose. Tu auras peut-être encore deux gouttes de sang sur ton sous-vêtement dans le reste de la journée mais rien de méchant. C'était la fin de tes règles. Je vais enlever le spéculum et vérifier si tu n'as pas de fibrome à l'intérieur, yoï.
- D'accord... soufflai-je.
L'instrument retiré, je sentis ses doigts à l'entrée de mon vagin et s'y engouffrer lentement. Il poussa et palpa à l'intérieur tout autours et au fond. J'eus un tremblement lorsqu'il appuya sur mon poing G. Était-ce involontaire ? En tout cas, mon vagin s'était contracté d'un coup le surprenant.
- Désolée... murmurai-je, honteuse.
- Ce n'est rien, yoï. sourit-il.
Oh la honte ! Je me détendais avec la respiration et Marco put reprendre son travail. Je ne savais pas combien de doigts il avait mit mais ça me tirait un peu à l'entrée. Toutefois, je trouvais ça plaisant et fermais une nouvelle fois les yeux pour savourer son contact. Il était doux dans ses gestes. Je me sentais bien.
- Ca ne me regarde pas mais je suis assez curieux. Vu que Thatch nous a tout raconté, tu te doutes bien qu'il nous a aussi parlés du fait que tu entretiens une relation libre avec Ace. Donc, j'aimerais savoir si tu as eu d'autres partenaires sexuels que lui, yoï.
Oh Seigneur ! Il me sortait ça alors qu'il avait ses doigts dans ma minette. Euh... Que devrais-je dire ?
- Oui, un seul. Mais n'en parle pas à Ace. De toute manière, avec les règles que nous nous sommes établis, il ne doit pas savoir. répondis-je sans le regarder.
- Oui, les fameuses règles. Thatch nous les a citées. Tu t'es protégée, yoï ? ricana-t-il doucement.
- Oui, bien sûr !
C'était gênant de parler de ça avec lui. Je ne le connaissais pas. Je ne sentais plus ses doigts appuyer mais ils bougeaient toujours à l'intérieur. C'était vraiment satisfaisant et relaxant. Merde ! J'avais lâché un petit soupir incontrôlable. Oh nan ! J'ouvris les yeux pour le regarder surprise au cas où. Il me fixait avec un petit sourire en coin. Merde, il m'avait entendue.
- Tout a l'air correct. J'ai terminé, yoï. sourit-il en retirant ses doigts à mon grand désarroi.
Il se leva une dernière fois pour retirer ses gants avec toujours son sourire en coin. Je m'asseyais sur le lit, le visage en feu puis me mis debout pour enfiler mon string. Marco s'était retourné pour ranger dans un sac plastique ses gants et le spéculum lui servant de poubelle.
- Tu peux te rhabiller. Nous avons terminé, yoï. me dit-il en se retournant.
J'étais de biais à lui et je vis ses yeux chuter sur mon cul. Oh my God ! Là, j'étais sûre qu'il avait vu mon string. Faisais pas de commentaire ! S'il-te-plaît ! Il releva les yeux pour croiser les miens et sourit les lèvres closes en mettant ses mains dans ses poches de jeans. Je devais le prendre comment ? Je pris rapidement ma robe et l'enfilais. Son regard ne me quittait pas. C'était à la fois plaisait d'avoir son intention mais également embarrassant car je ne savais pas à quoi il pensait. Me reluquait-il ou bien me regardait-il banalement ? Même avec son sourire, je le trouvais sérieux. Je m'installais sur le lit pour mettre les chaussettes longues.
- Tu as une préférence dans tes partenaires sexuels, yoï ?
C'était quoi cette question ? Pourquoi il me demandait ça ? J'en savais rien, moi. Je n'avais pas de préférence.
- Tant que la personne me plaît, ça me convient. souris-je timidement en mettant ma seconde chaussette.
Une fois fait, je me relevais alors qu'il me fixait toujours mais sans son sourire. Il esquissait une expression stoïque. C'était pire que Ace. A quoi pouvait-il penser ? Malaisée, je replaçais correctement mon bandeau.
- Alors moi, je te plais, yoï ?
Je le regardais sur le cul. Il avait vraiment osé me dire ça ? Je n'avais pas rêvé, là ? Dieu ! Était-ce un signe plus qu'évident ? Pouvais-je baiser avec lui ? Pouvais-je l'embrasser ? Et pouvais-je lui faire une gâterie comme je l'avais fantasmée tout à l'heure ? Oh Seigneur-Tout-Puissant ! Si c'était le cas, merci du fond du cœur !
- Euh... Oui... murmurai-je un peu hésitante.
Si ça se trouvait, il me faisait une blague ou un test ? Quel genre de test ? J'en savais rien. Dans ce genre de situation, on pouvait devenir parano.
Marco arborait un grand sourire. Il avait l'air ravi de ma réponse. Il me fit signe de venir près de lui. Peu sûre de moi, je m'approchais lentement et m'arrêtais en face de lui. Que voulait-il ? Il se pencha en avant avec un sourire en coin.
- Je te trouve très belle et si tu veux bien, j'aimerais qu'on passe une nuit ensemble, yoï.
Mon cœur avait raté un battement. Ah Seigneur ! Il était clair dans ses propos sans être vulgaire. Ça me changeait de Ace et Thatch. J'écarquillais les yeux sur le coup. Il avait envie de baiser avec moi. Mais genre pour de vrai !
- Vraiment ? hallucinai-je.
Il émit un petit rire.
- Oui vraiment. Ça te dit, yoï ?
Je pris un bref moment avant de répondre en hochant de la tête.
- Oui...
Nous nous sourîmes puis il prit son calepin et son stylo pour écrire dessus rapidement avant d'arracher la feuille et de me la donner.
- Voilà mon adresse et mon numéro de portable. Donne-moi ton numéro et on se fixera un rendez-vous, yoï !
Rapide ! Je pris le papier et le lus à la va-vite avant de le plier en huit et de le glisser dans mon soutien-gorge. Là je risquais pas de le perdre. Puis je lui donnais mon numéro de téléphone qu'il nota sur son calepin.
Soudainement, nous entendîmes la sonnette de la maison.
- Ah Izou est arrivé ! Descendons ! Je dois voir ton frère, maintenant, yoï. sourit-il en se dirigeant vers la porte.
Hein ? Même pas un bisou ni un pelotage de fesse ? Il était différent des mecs que j'avais rencontré. Il avait l'air plus respectueux. Ce n'était pas dérangeant et c'était même plaisant. Je le suivis et il me laissa passer après avoir ouvert la porte. J'avais vraiment l'adresse et le numéro de Marco ? C'était une victoire inespérée. Merci Dieu ! J'avais compté Thatch comme mon premier plan cul mais du coup Marco sera le deuxième. Ma liste commençait à se remplir mais j'espérais ne pas en compter beaucoup dessus.
Nous descendîmes les marches en silence mais je sentais son regard sur moi. Lorsque je le regardais, il me sourit en coin puis ouvrit la porte donnant sur le couloir. Nous entendîmes le brouhaha des invités et Thatch rire. Ensuite nous arrivâmes dans le salon et nous croisâmes Thatch qui en sortait.
- Oh vous voilà ! Vous en aviez mit du temps. sourit-il.
- Oui, il y a eu un imprévu médical, yoï. répondit Marco.
- Rien de grave, j'espère ? s'inquiéta-t-il en me regardant.
Je lui souris rassurante.
- Nan, c'est réglé. Je vais passer à Vitali maintenant, yoï.
Thatch me sourit rassuré puis alla dans la cuisine. Marco et moi allâmes dans le salon retrouver les autres. Wouah qui était cette superbe femme à côté de Izou ? Elle était trop belle vêtue de son kimono jaune. Par contre elle était grande et Vista la dépassait uniquement d'une tête, pour dire.
- Ah salut Izou, Kiku, yoï ! s'exclama Marco joyeusement.
- Bonjour ! dis-je poliment en me courbant, les joues roses.
C'était impressionnant de me retrouver en face du dirigeant des Neuf Fourreaux Rouges. Même s'il était efféminé, il avait son charme.
- Salut Marco ! Bonjour, Anastasia. sourit Izou.
Oh il connaissait mon prénom ! Ah bah oui, j'étais con.
- Bonjour ! s'exclama la dénommée Kiku.
Ils avaient l'air sympa. Je m'installais entre Ace et Vitali comme tout à l'heure et Marco invita ce dernier à le suivre pour l'ausculter.
- Ce n'est pas déjà fait, Marco ? interrogea Izou un peu brute.
- Nan, avec Anastasia, ça a prit plus de temps que prévu, yoï. Allez, allons-y !
Mon frère se leva tandis que Thatch arriva dans la pièce les bras chargés de pizza. Les yeux de Bonney pétillaient et elle se mit à baver, tout comme Ace d'ailleurs. Vitali et Marco s'éclipsèrent dans le couloir et Thatch leur dit de ne pas traîner s'ils veulent manger. Il déposa ensuite les plats sur le kotatsu avant de s'assoir à la place de mon frangin. Je lui souris amicalement tout comme lui.
- Tu aimerais boire quoi, Anastasia ? proposa-t-il.
- Euh peu importe ! Ce que tu veux. répondis-je avec un sourire.
Il ricana puis se leva pour aller dans la cuisine avant de vite revenir avec un grand verre de limonade, comme hier. Mon sourire s'élargit et mes yeux pétillèrent de joie.
- Tiens ! Comme tu l'aimes. sourit-il en déposant le verre en face de moi avant de s'assoir à mes côtés.
- Comment tu peux le savoir ? demanda Ace un peu boudeur.
- Tout simplement parce qu'elle me l'a dit. se vanta Thatch.
Ace me regarda bizarrement puis soupira du nez en détournant le regard. L'atmosphère était devenu un peu lourde ou c'était moi ? Je me pinçais doucement les lèvres et croisais le regard de Vista puis celui de Izou amusé. Il était juste en face de moi et c'était intimidant. Bonney se goinfrait tranquillement dans son coin, ne se souciant même pas du fait qu'il y avait une autre célébrité dans le salon.
- Thatch n'avait pas menti. Tu es très belle et tu ressembles à ton frère. Un peu petite mais tu compenses avec le reste. Je pourrais vous trouver des pubs ensemble. Les blonds sont en vogue en ce moment, ce sera facile et rapide de vous faire travailler. Ton frère m'a dit qu'il aura 16 ans à la fin du mois. Cependant, je préfère vous avoir tous les deux en même temps alors vous commencerez le premier mars. Bref, je te présente mon frère... commença Izou mais la femme à côté de lui le coupa.
- Sœur ! sourit-elle.
- ... Oui pardon ! Je te présente ma sœur Kikunojo. Elle sera votre bookeur ou votre manager si tu préfères. Elle vous suivra partout et vous décotera des contrats. Elle planifiera vos rendez-vous et vous aidera à faire votre Book. Ton frère m'a passé vos numéros de téléphone et dès qu'il reviendra, Kiku prendra des photos de vous deux. En tout cas, tu as un visage très prometteur. Tu te feras vite connaître. termina-t-il avant de prendre une part de pizza qui avait échappé aux yeux de Bonney.
Du coup Kiku, c'était une meuf ou un gars ? Je commençais à être perdue. Autant dire que c'était une femme, elle en avait tout l'air en tout cas.
- Je te l'avais bien dit ! Anastasia est très belle et je suis sûr qu'elle ira loin. Toi qui souhaite sortir de ta routine d'agent people, c'est la bonne occasion. s'exclama Thatch joyeusement.
N'en faisait pas trop non plus ! C'était tout nouveau pour moi et je ne savais pas encore ce qui allait se passer.
- C'est vrai. J'avais déjà vu ses photos sur Facebook une fois et je m'étais dit qu'elle serait bien pour du grand format. Lorsque tu m'as dit qu'elle était intéressée pour travailler pour moi, j'en ai parlé à Kiku et elle s'est de suite proposée pour s'occuper d'elle. Hein petite sœur ?
- Oui ! Tu as un visage atypique. Je suis sûre que tu n'auras pas besoin de passer des castings pour être choisie. Tu seras prise en direct booking par les clients. me dit-elle.
Je les regardais sur le cul ce qui fit ricaner Vista.
- Oui, tu me rapporteras beaucoup. conclu Izou avant de prendre une bouchée de sa part.
Je lui rapporterais beaucoup ? De l'argent ? De la notoriété ? C'était flatteur mais il attendait beaucoup de moi, là non ?! Thatch me surprit en me tapotant l'épaule du plat de sa main.
- Allez fait pas cette tête et mange ! ricana-t-il.
Je lui souris franchement puis hochais de la tête joyeusement avant de prendre une part de pizza et de la manger de bon cœur sous les rires de Izou, Thatch, Vista et Kiku.
J'avais une promesse d'emploi pour Mars. C'était un atout dans ma poche pour mon avenir. Le contrat n'était pas encore signé mais je considérais déjà Izou comme mon patron. Il s'était déplacé et n'avait pas envoyé un employé pour me voir, car il avait foi en mon potentiel. Je ne voulais pas le décevoir. Thatch m'avait dit que je pouvais décrocher de gros contrat avec le temps et que ça payait hyper bien. J'allais faire tout mon possible pour les avoir.
Je sentis le regard de Ace sur moi et le fixais en mangeant ma part qui était excellente. Je lui fis un petit sourire la bouche pleine mais il détourna les yeux pour ensuite se lever sans un mot avant de sortir du salon. Il faisait la gueule ?
- Quelle mouche l'a piqué, celui-là ? Il fait la gueule depuis tout à l'heure. soupira Izou avant de boire dans sa tasse de thé, vu la couleur.
Nous entendîmes la porte du couloir s'ouvrir puis Marco et Vitali arrivèrent dans le salon. Ça avait été rapide comparé à moi. Marco vint s'installer à côté de moi là où Ace était une minute plus tôt et mon frère se mit en bout de table entre lui et Kiku.
- Où est Ace ? Je dois lui parler, yoï. demanda Marco sérieusement.
- Il vient de partir on ne sait où. répondit Vista avant de boire dans son verre.
- Alors Marco, tout est en ordre ? questionna Izou pour changer de sujet.
- Oui, ils sont physiquement apte à travailler. Anastasia est un peu en-dessous de son poids idéal mais ça ne devrait pas te poser de problème. Tous deux s'entretiennent physiquement avec au minimum une activité physique régulière. Je te donnerais les dossiers plus tard, yoï. Maintenant, je dois aller voir Ace !
Il se leva en soupirant de lassitude et une fois qu'il fut parti dans le couloir, Vitali se décala pour prendre sa place.
- Tiens Kiku, va faire les digitals ! ordonna mon futur patron en prenant une autre part de pizza.
- Oui, grand frère. Allez suivez-moi ! dit-elle ensuite à l'égard de mon frère et du mien.
Elle se leva tout comme nous et nous la suivîmes dans le couloir pour aller dans la salle à manger. La porte menant au garage était ouverte et j'avais pu voir Ace et Marco assis sur la petite marche dos au couloir avant que Marco ne la ferme après nous avoir vu.
Kiku sortit d'une des poches de son yukata un appareil photo numérique avec un grand sourire.
- Habituellement, les digitals se font en maillot de bain ou en tenue débardeur et short mais pour cette fois-ci, on fait une exception. Je vais commencer par toi, Anastasia. Mets-toi dos au mur, les cheveux dégagés, le corps bien droit et sans sourire s'il-te-plaît.
Ouais, une photo d'identité quoi ! Je fis ce qu'elle me demandait puis elle prit un premier cliché ensuite un second avant de me demander de me mettre de profil. Elle recommença avec deux autres photos avant de passer à mon frangin. Ça faisait bizarre de voir mon frère aussi sérieux. D'habitude, il avait toujours sa tête de con qui se foutait de la gueule des autres. Pour finir, elle prit un cliché de nous deux réunis.
- Voilà terminé ! Ces digitals feront partis de votre Book. Je vous prendrais un rendez-vous avec un de nos photographes pour le compléter. On va bien s'entendre tous les trois. s'extasia-t-elle ensuite.
- Ouais tu as l'air cool ! Mais au fait, ton frère a dit tout à l'heure que tu étais son petit frère pourtant tu es une nana.
Mon frère dans toute sa délicatesse.
- Nan, je suis un homme mais dans mon cœur, j'ai toujours été une femme. dit-elle avec un doux sourire faisant rougir mon frangin.
Ah ! Un transsexuel ! Ça ne me dérangeait pas. Nous sortîmes de la salle à manger pour retourner dans le salon nous rassoir. Ace et Marco n'étaient pas revenus.
- Ca y est, c'est bon ? questionna Izou à Kiku.
- Oui. Ils sont très bien dessus.
- Montre-moi !
Kiku lui donna l'appareil et Izou y jeta un œil. Au vu de son sourire, les photos lui convenaient.
- Ils sont photogéniques. C'est parfait. Il est quelle heure, là ? 17h12. On va y aller, notre client de chez KIKO va nous attendre sinon. dit-il en regardant son portable avant de le remettre dans son obi.
- Déjà ? fit Thatch déçu.
- Oui, nous ne devons pas traîner. C'est un client important. À plus tard Thatch et Vista, et à bientôt Anastasia et Vitali. Au revoir Bonney !
Cette dernière leva sa part de pizza en guise de salutation. Kiku nous salua tous et Vista avec Thatch les saluèrent comme des vieux amis. Mon frère et moi nous levâmes pour nous courber.
- Merci d'avoir prit le temps de nous recevoir. À bientôt ! fîmes-nous presque en même temps.
- Qu'ils sont bien élevés ! Vous saluerez Ace et Marco pour nous. De toute manière, je les revois plus tard. Allez bonne fin de journée ! s'exclama Izou amusé.
Thatch les raccompagna à la porte et je me réinstallais à table avec Vitali, souriante.
- Izou est très content de vous avoir. En ce moment la concurrence est rude et il n'a pas eu de nouveau visage depuis un moment déjà. sourit Vista.
- Il a l'air sympa et sa sœur aussi. Si j'ai bien compris on la verra très souvent. fit Vitali.
- Oui, vaut mieux que vous vous entendiez bien avec elle. C'est elle qui est chargée de votre carrière. Izou ne veut pas vous séparer sauf si il y a une demande spéciale qui rapportera beaucoup. Sinon vous serez toujours ensemble.
Mon frère et moi nous sourîmes, satisfaits.
Bonney se goinfrait toujours et elle avait presque terminé tous les plats.
- Au fait, il s'est passé quoi pendant mon absence ? Ace fait la gueule. questionnai-je.
- Au départ, ça allait et il a commencé à trouver ton absence avec Marco assez longue. Thatch lui a dit de ne pas s'en faire et il a démarré au quart de tour. C'est parti un peu en cacahuète entre eux puis Izou et Kiku sont arrivés. expliqua-t-il.
Je soupirais de lassitude et Thatch revint dans le salon souriant. Il débarrassa le kotatsu des plats vides puis demanda à Bonney si elle en souhaitait encore. Quelle question ! Elle hochait frénétiquement de la tête, la bouche pleine ce qui le fit rire.
- Je t'en apporte d'autres alors. Tiens, viens Anastasia ! J'ai quelque chose pour toi aussi. déclara-t-il souriant en partant dans la cuisine.
Je regardais Vista puis Bonney et enfin Vitali avec un petit sourire en coin avant de me lever avec mon verre de limonade. Je le rejoignis et l'aidai à mettre les plats dans l'évier. Il sortit ensuite les dernières pizzas du frigo puis alluma le four. Je bus dans mon verre et émis un Humm les yeux clos comme hier. C'était incontrôlable, ce truc mais c'était tellement bon. Thatch ricana tandis que je finissais d'une traite le contenu. J'avais soif, bordel !
- Tu en veux encore ? demanda-t-il amusé.
Pour réponse, je lui tendis mon verre avec un sourire, les joues pleines. Il le prit avec un grand sourire puis alla au frigo le remplir. Il me le redonna et je le remerciais puis il se dirigea vers un placard en hauteur pour sortir une boîte en plastique Tupperware qu'il me remit. Je posais mon verre sur le comptoir, la pris et l'ouvris avec un sourire en coin. Oh bah merde alors !
- Des orangettes ! m'exclamais-je ahurie.
Je me jetais à son cou pour l'enlacer fortement avec un grand sourire heureux.
- J'adore ça ! Merci !
Il ria doucement et me serra dans ses bras.
- Oui mais pas que. Il y a des citronettes également.
Miam ! Je l'avais enlacé sur le coup à cause de l'émotion. Toutefois, je me sentais bien contre lui dans ses bras et ne mettais pas fin à notre accolade. Je fermais les yeux et reniflais son odeur. Il cala sa tête contre la mienne et renifla mes cheveux tandis que je me collais plus contre lui.
- Je t'aime... murmura-t-il près de mon oreille.
Mon cœur se mit à battre la chamade. Pourquoi ça me faisait tant d'effet lorsqu'il me le disait ? Je ressentais ses sentiments dans ses paroles. C'était agréable et réconfortant. Ça me rendait encore plus spéciale à ses yeux mais c'était différent d'avant. Cette fois-ci, c'était moins égoïste. J'étais contente et je me sentais bien. Un poids dans ma poitrine se libérait à l'entente de ses mots.
- Tu es sincère quand tu le dis ? Tu ne dis pas ça pour avoir quelque chose de ma part en retour, hein ? soufflai-je faiblement.
- Oui je suis sincère. Je n'attends rien de toi sauf bien sûr qu'un jour tu m'aimes comme je t'aime. Peut-être que tu as du mal à me croire à cause de mon comportement avec les femmes d'ordinaire mais c'est la première fois que je ressens ça. Je sais que ce n'est pas qu'une simple attirance ou un béguin. Je ressens de très forts sentiments pour toi. Je n'aurais jamais pensé que ça puisse m'arriver un jour et que ça me tombe dessus d'un coup sans prévenir. J'ai eu le coup de foudre pour toi. Crois-moi ! Je suis sincère quand je te dis que je t'aime. murmura-t-il.
- Mais tu sais bien qu'entre nous ça ne pourra pas se faire...
- Oui, je sais mais je te l'ai dit. Jamais je ne cesserais de t'aimer. Ah j'en reviens pas que je sors ce genre de chose ! J'ai l'impression de ne plus me reconnaître et pourtant je dis la vérité. me coupa-t-il faiblement avec un ton amusé à la fin.
Je me décollais un peu de son corps et le regardais dans les yeux, cherchant une once de comédie. Ses prunelles reflétaient la franchise. Il pensait vraiment ce qu'il disait. Ses sentiments étaient vrais. J'avais dans l'espoir que c'était la même pour Ace mais après ce que j'avais entendu dans le bureau de Papa, je doutais de lui.
Thatch me sourit puis il se pencha pour déposer un baiser sur mon front. Je fermais les yeux de bien-être et lâchais un petit soupir. Nous nous sourîmes ensuite puis je le lâchais lentement mais il ressera son étreinte pour me coller de nouveau à lui. Nan ! Si quelqu'un nous voyait, on était foutu surtout si c'était Ace. Cependant, je ne le repoussais pas. J'étais bien et voulais rester dans ses bras pendant encore longtemps. Ça me faisait le même effet avec Ace lorsque nous nous faisions un câlin. J'avais le béguin sur Thatch. C'était sûr maintenant. Je ne parlerais pas d'amour quoique, je n'y connaissais rien en fait.
Une porte s'ouvrit et nous entendîmes Marco ricaner. Nous nous lâchâmes à brides abattues et par réflexe, je me tournais sur le côté, dos à la porte pour fixer les plaques de cuisson. J'avais toujours la boîte dans la main et l'ouvris de nouveau pour piocher dedans. Thatch s'occupait des pizzas en en mettant une au four tandis que je dégustais une orangette maison. Oh bordel c'était divin ! Les yeux clos et le sourire aux lèvres, j'eus un orgasme gustatif.
- Humm... C'est trop bon !... m'extasiai-je goulûment.
- De quoi qui est trop bon ? ricana Marco un peu moqueur.
Je me tournais vers la porte surprise et le vis en compagnie de Ace à l'entrée de la cuisine. Je virais rouge me souvenant qu'on se fixerait à l'occasion un rendez-vous pour baiser ensemble chez lui. Pour réponse, je lui montrais la boîte d'écorces confites. Il s'approcha curieux et regarda le contenu.
- Ce sont des orangettes et des citronettes pour Anastasia. Pas touche ! Si tu as faim, Marco, soit tu attends les nouvelles pizzas soit tu regardes dans le frigo, je t'ai préparé des morceaux d'ananas dans une assiette. sourit Thatch joyeusement.
- Oh tu me connais bien ! s'exclama Marco en se dirigeant vers le frigo avec un énorme sourire.
Thatch émit un petit rire en regardant la cuisson dans le four. Je jetais un œil à Ace qui me fixait sans rien dire. Quoi ? Il faisait toujours la gueule ? Ah peut-être pas. Il finit par me sourire doucement tandis que je prenais une autre confiserie. Une citronette ! Miam ! Je lui rendis son sourire en mâchouillant mon bâtonnet et il me fit un petit signe de la main m'intimant de venir. Je le regardais confuse mais le suivais tout de même alors qu'il partait dans le couloir. Il s'installait sur l'escalier menant à l'étage. Je fis de même en bouffant toujours mes bonbons après avoir fermé la porte.
Ace se pinça les lèvres puis prit une grande inspiration. Lui, il avait un truc important à me dire ou bien hyper gênant.
- Ma souris, Marco m'a dit qu'il y avait eu un petit soucis médical tout à l'heure mais il n'a pas voulu me dire quoi à cause de son secret professionnel. Ce n'est rien de grave, j'espère ? dit-il inquiet.
- Ah nan enfin je crois. Il doit l'analyser pour en savoir plus. Tu te souviens que mercredi j'avais mon rendez-vous à l'hôpital avec une gynécologue pour la pilule ?...
Il hocha de la tête.
- Et ben, la doc devait regarder mon vagin pour voir s'il n'y avait pas eu de soucis après mon dépucelage au cas où. Mais elle n'a pas pu le faire à cause de mes règles. Du coup Marco s'est proposé de le faire et il a vu un truc bizarre sur mon col de l'utérus. Ça le bouchait. Il m'a dit que c'était un truc du genre bouchon muqueux, je crois. Ça s'est fait avant la fin de mes règles et donc il y avait encore du sang stocké dans mon utérus alors il m'a tout enlevée et je suis tranquille. J'espère juste que ça ne recommencera pas. C'était pour ça que ça a prit plus de temps qu'avec Vitali. répondis-je en prenant une autre confiserie.
- Alors ça veut dire qu'il t'a vu nue ?
- Ouais, ch'était hyper embarrachant ! J'ai jamais eu de doc homme, que des femmes. Mais ch'a ch'est bien paché. fis-je en mâchouillant mon orangette.
Il me sourit amusé.
- Vous n'avez rien fait d'autre que l'auscultation ? demanda Ace perplexe ensuite.
Hein ? Pourquoi il demandait ça ? Bah nan ! Oh monsieur faisait son jaloux sans le montrer ? Ou alors il pensait que j'avais profité de la situation pour baiser avec Marco ? C'était un curieux ! Et ça me soûlait.
- Nan, il m'a posée des questions sur ma santé et mes antécédents médicaux, il a regardé mon corps et prit des notes pour Izou, et on a aussi papoté un petit peu. Sinon, ça serait bien que Thatch et toi, vous vous réconciliez. Ça fout une ambiance de merde.
Je lui avais sorti ça un peu soûlée. Selon nos règles, il était pas sensé savoir avec qui je couchais et puis son comportement avec Thatch me faisait chier.
- Nan, je ne peux pas ! Je ne peux pas lui pardonner d'avoir essayé de piquer ma meuf ! D'ailleurs j'aimerais bien que tu cesses d'être aussi amicale avec lui. Tu l'encourages ! Tu es ma meuf et bientôt ma femme alors... pesta-t-il virulent avant que je ne lui coupe la parole.
- Nan ! dis-je sèchement en posant la boîte sur une marche.
Ace me regardait stupéfait.
- Hein ? Quoi nan ?
- Je ne deviendrais pas ta femme, Ace ! Et je ne vais pas arrêté d'être ami avec Thatch parce que tu l'as décidé ! J'ai entendu la conversation que tu as eu avec mon père tout à l'heure. Tu n'es qu'un menteur vénal. Tout ce qui t'intéresse, c'est de te faire de l'argent sur mon dos quitte à te forcer à m'épouser. Je ne vais pas te laisser ce plaisir, Ace. J'en ai marre. Je suis passée à côté de ta jalousie mais ça, je ne laisse pas couler. Tu t'es bien foutu de ma gueule. Et je ne suis pas aussi naïve que tu le crois. Si je t'avais dit oui c'était parce que j'avais trop bu. Je comptais t'en parler et juste décaler la date pour bien plus tard mais avec ce que j'ai entendu tout à l'heure, ça ne me donne même plus envie de me marier... crachai-je sans élever la voix.
Ace me regardait sur le cul puis ses sourcils se froncèrent et de la colère se reflétait dans ses yeux sombres. Il étaient effrayant comme ça. Ça me rappelait l'autre fois dans ma chambre lorsqu'il m'avait blessée.
- Tu es en train de me larguer, là ? s'énerva-t-il.
Je ne répondis pas de suite. Voulais-je vraiment le quitter ? Je me sentais bien avec lui mais ce que j'avais entendu me faisait beaucoup de mal et pour le moment, il ne se défendait pas.
- Nan...
- Si ! Tu es en train de me larguer, là ! Et bien sache que ce que tu as entendu tout à l'heure est vrai. Je ne t'épouse pas par plaisir ! Et pour ta gouverne, la première fois qu'on s'est vu chez toi, je comptais juste faire de toi un plan cul mais dès que j'ai su que tu étais encore vierge, j'ai dû prendre mon mal en patience en sortant avec toi pour pouvoir te baiser. Mais heureusement, je n'ai pas eu à attendre bien longtemps. Tellement que tu es une salope, tu as vite écarté les cuisses...
Je le regardais horrifiée. Il était si violent dans ses propos que les larmes me montaient aux yeux. Ce type n'avait jamais été amoureux de moi ! J'avais raison l'autre fois quand je pensais qu'il ne sortait avec moi que pour mon cul. Il ne m'aimait pas si toutefois savait-il ce qu'était l'amour. Il ne voyait en moi qu'un vulgaire jouet sexuel. J'avais été conne de croire qu'il éprouvait quelque chose pour moi.
- ... Tu n'es qu'une traînée qui adore bouffer des queues ! Je suis sûr tu n'as pas attendu longtemps pour te taper plein de mec une fois que je t'avais donnée le feu vert pour notre relation libre...
Je ne voulais plus en entendre plus. Je pleurais silencieusement et pris ma boîte à confiserie en me mettant debout pour partir mais Ace m'attrapa le bras pour me tirer vers lui. Ça avait été si brusque que je fis tomber des bonbons sur les marches.
- Nan, tu restes là ! J'en ai pas fini avec toi. Tu as été te plaindre à Marco ! Il m'en a foutu plein la gueule concernant tes marques sur les poignets. Il t'a bien réconfortée tout à l'heure lorsque vous étiez là-haut ? Tu lui as bien ouvert tes cuisses telle la salope que tu es ? brailla-t-il serrant sa poigne.
- Arrête ! Tu me fais mal ! me plaignais-je faiblement.
Il me faisait peur comme la dernière fois. Je tentais de me dégager mais en vain. Il serra encore plus sa poigne. Je pleurais encore plus en gémissant de douleur. Il allait me péter le bras !
- Tu t'es tapée aussi Izou pour qu'il t'engage aussi facilement ? Tu n'es qu'une pute ! gueula-t-il en me poussant contre les marches.
Je tombais et émis un cri lorsque mon dos buta contre l'escalier en carrelage. J'avais le souffle coupé et une vive douleur me brûla la colonne vertébrale. Ma tête tambourinait à cause du choc contre le mur. La porte s'ouvrit en grand et j'aperçus Ace tomber à côté de moi. Quelqu'un était penché sur lui. Je ne savais pas qui mais j'entendais qu'il gueulait sans comprendre ce qu'il disait. Mes oreilles bourdonnaient. Je sentis qu'on me redressa puis qu'on me souleva pour me transporter. J'étais un peu sonnée et lorsqu'on me déposa, tout devint noir.
o6o
Je me réveillai avec une vive douleur au crâne. Je papillonnais des paupières. Il faisait un peu sombre mais je ne reconnaissais pas l'endroit où j'étais. Sur ma langue, je sentais quelque chose de dur et d'assez gros pour remplir ma bouche. J'essayais de respirer par mes propres moyens mais c'était impossible. Cependant, je sentais que j'avais mon apport en oxygène.
La panique commença à m'envahir. Où étais-je ? Que se passait-il ? Je portais les mains à mon visage pour tenter de retirer ce que j'avais dans la bouche. Je n'y arrivais pas. C'était comme scotché à mon visage. J'avais des tuyaux et des fils un peu partout. Il y avait un bip infernal à côté de moi. Tout mon corps était lourd et mes bras pesaient une tonne.
Mama ! Papa ! Aidez-moi !
J'avais très peur et mon cœur cognait dans ma poitrine amplifiant mon mal de crâne. Puis l'endroit se baigna soudainement de lumière m'aveuglant sur le moment et quelqu'un vint près de moi. Nan, ils étaient deux. L'un d'eux me tint les poignets alors que je tentais encore de retirer tout l'attirail et j'essayais de me débattre.
- Anastasia ! Calme-toi ! Tout va bien. Tu es à l'hôpital. me dit-il.
A l'hôpital ? Pourquoi ? Je m'étais arrêtée et fixais sans comprendre l'homme en face de moi. Il me disait quelque chose. Ses cheveux bleu-gris. C'était Deuce ! Il me fit un sourire rassurant avant de me lâcher.
- Va prévenir son médecin ! Je m'occupe d'elle. ordonna-t-il à l'autre.
Puis il me regarda de nouveau avec un sourire tandis que son collègue sortit de la pièce.
- Je vais enlever l'incubateur qui t'aide à respirer. Ça ne sera pas agréable et essaie de ne pas tousser ni de respirer le temps que je te le retire. D'accord ?
Je hochais doucement de la tête puis il se dirigea vers le petit lavabo pour se laver les mains avant de prendre des gants dans une boîte et de les enfiler. Il revint vers moi, me dit qu'il allait commencer après avoir éteins la machine à oxygène puis me retira les scotchs du visage ainsi que les tuyaux. Il ne restait plus que la chose dans ma bouche. Je grimaçais lorsqu'il la fit sortir. Ça me chatouillait la gorge et j'inspirais bruyamment avant d'être prise d'une quinte de toux lorsque je ne l'avais plus. J'avais du mal à respirer et il me mit un masque à oxygène pour m'aider. J'inspirais l'air envoyé par la machine avec satisfaction. Ça faisait du bien de ne plus suffoquer.
Deuce rangea le matériel et jeta le reste dans la poubelle sous le lavabo. Il vint ensuite s'assoir à côté de moi sur lit après enlevé ses gants.
- Tu te souviens pourquoi tu es ici ? me demanda-t-il.
Je pris un temps pour réfléchir. Rien ne me revenait. Le dernier souvenir était que Thatch m'avait prise dans ses bras après m'avoir donnée une boîte de confiseries. Le reste entre temps était le noir total.
- Nan... dis-je d'une voix rauque.
Je me raclais la gorge et un goût amer et métallique remonta dans ma bouche. Du sang et de la bile. J'avais vomi ?
- Ca va revenir. On t'a amenée à l'hôpital il y a un mois pour coups et traumatisme. Nous avons dû te plonger dans un coma artificiel car tu as subi un traumatisme crânio-cérébral et ainsi maintenir la pression intracrânienne à un niveau stable en l'empêchant de trop augmenter. Au vu de tes résultats plutôt encourageants, le médecin qui t'a prise en charge, le docteur Marco, a décidé de te sortir de ta sédation avant hier. Il t'a fallu moins de 48h pour te réveiller. Le docteur va arriver pour t'ausculter. Ça va ?
J'avais été dans le coma ? Pour coups et traumatisme ? Je ne comprenais rien à ce qu'il me disait. J'avais mal à la tête, j'avais un goût dégueulasse dans la bouche et je voulais voir ma famille. Alors non, ça n'allait pas.
- J'ai mal à la tête... soufflai-je lentement.
- Je vais te donner de quoi te soulager. Je reviens vite. sourit-il en se levant.
Deuce sortit de la pièce. Je regardais lentement autours de moi. C'était une chambre banale d'hôpital. Les rideaux étaient tirés mais je pus voir qu'il faisait nuit et les lumières de la ville. Sous la fenêtre, il y avait une table avec des fleurs en vase : des roses, des tulipes rouges et d'autres que je ne connaissais pas. Il y avait également une peluche représentant un chat blanc et une énorme carte avec des graffitis et des petits mots dessus. De qui ça pouvait être ?
Deuce revint rapidement avec une poche contenant un anti-douleur. Il l'accrocha sur le trépied et la relia au fil de la solution saline intraveiné dans mon poignet.
- Ca va vite faire effet. Le docteur Marco arrive. Tu as besoin de quelque chose en attendant ?
- Oui, tu peux me donner la carte, s'il-te-plaît ?... parlai-je lentement le souffle court.
- Oui, bien sûr ! sourit-il en faisant le tour du lit pour la choper.
Il me la donna et de ma main maigrichonne mais lourde, je la pris doucement.
- Ca vient de tes amis de lycée. Ils viennent te rendre visite assez souvent. me dit-il joyeusement.
- Merci...
- De rien !... Ah je dois y aller. On a besoin de moi. À plus tard ! sourit-il en regardant son portable dans la poche de son maillot d'infirmier.
Je lui souris en le regardant partir et fermer la porte. Mes yeux se posèrent sur la carte. Il y avait des dessins représentant des fleurs, des chats dont un qui avait l'air d'avoir une malformation et la rage, et des cœurs. Il y avait des petits mots différents et signés tel que :
« Rétablis-toi vite ! Je brille moins sans toi à mes côtés. » Cavendish
« Guéris vite ! » Ussopp
« Tu nous manques et sors vite du coma ! » Nami
« Anastasia-d'amour, ma vie est fade sans ta beauté. Reviens vite ! » Sanji
« Soigne-toi bien ! » Zoro
« Aspasie, je suis désolé pour mon frère. Guéris bien ! » Moi
Ça, ça devait être Luffy. Il n'y avait que lui pour m'appeler comme ça et de signer comme ça. Mais pourquoi s'excusait-il pour Ace ? Était-ce de sa faute si j'étais à l'hôpital ? L'anti-douleur faisait vite effet. Je n'avais plus mal à la tête. Je souriais tout de même à la gentillesse de mes camarades de lycée. Ça me faisait du bien.
On toqua à la porte puis elle s'ouvrit sur Marco en blouse blanche. Il avait ses lunettes sur le bout du nez et portait un dossier à son bras.
- Salut Anastasia ! Ça fait plaisir de te voir réveillée, yoï. sourit-il en fermant la porte derrière lui.
Je lui souris en retour avec mon masque et il regarda la poche suspendue à côté de la solution saline. Il hocha de la tête avec un air très sérieux et satisfait.
- Tu as encore mal, yoï ? demanda-t-il en s'asseyant au bord du lit.
Je secouais de la tête.
- L'infirmier m'a brièvement mit au courant sur ton état. Tu ne te souviens pas de ce qu'il s'est passé, c'est ça, yoï ?
Je hochais de la tête puis montrais de mon doigt fin le mot de Luffy.
- C'est à cause de Ace ?... soufflai-je faiblement.
Marco soupira de lassitude avant de hocher de la tête.
- Oui. Le mois dernier, chez Thatch, vous vous êtes disputé. Je ne sais pas ce qu'il s'est vraiment passé, Ace n'a rien voulu dire mais c'était assez violent. On l'a tous entendu te hurler des mauvaises choses puis nous sommes intervenus quand on t'a entendu crier, yoï. Thatch, sans hésité, s'est chargé violemment de lui. On t'a retrouvée à moitié consciente dans l'escalier. Vista t'a transportée dans le salon mais vu ton état, j'avais préféré t'emmener à l'hôpital. Tu as eu une ecchymose au bras, un choc à la colonne vertébrale et un trauma crânien. J'ai préféré te mettre dans un coma artificiel pour favoriser ta guérison, yoï. raconta-t-il.
Pendant qu'il me l'expliquait, j'avais eu des flashs de ce qu'il s'était passé. Je me souvenais de notre dispute et des propos blessants de Ace à mon égard. Les larmes me montèrent aux yeux puis elles finirent par couler.
- Tu te rappelles de quelque chose, yoï ?
Sa voix était douce et réconfortante. Je hochais de la tête puis lui racontais comme je pus et avec une voix faible ce qu'il s'était passé sans oublier les détails concernant la discussion dans le bureau de mon père. Il m'avait écoutée attentivement en fronçant des sourcils puis à la fin m'avait frictionnée l'épaule se voulant réconfortant.
- Je comprends mieux maintenant. Quel crétin, yoï ! Izou est très en colère contre lui et je ne te parle même pas de Thatch. Quand Vista t'a portée, ton frère a dû m'aider à l'arrêter. Il ne cessait pas de battre Ace. Mais une fois maîtrisé c'était au tour de ton frère de s'en prendre à lui. C'est sa copine qui l'a arrêté. Chose étonnante, Ace ne répondait même pas aux coups de Vitali alors même qu'il avait un minimum répondu à ceux de Thatch. En parlant de lui, il ne devrait pas tarder. On m'a prévenu de ton réveil lorsque j'étais sur Discord. Il tient beaucoup à toi. Tous les jours, il venait te voir dès qu'il avait du temps libre dans la journée, yoï.
Thatch... J'esquissai un petit sourire. Ça me réchauffait le coeur de savoir qu'il était venu me voir tous les jours.
- Qui d'autre est venu ?... demandai-je faiblement en essuyant mes larmes sur mes joues.
- Ta famille. C'est la première fois que je rencontre une femme avec un tel caractère. Ta mère est aussi bourru que le Vieux. La copine de ton frère est venue aussi, tes amis du lycée, Vista et Izou avec Kiku. Ace est venu une fois mais il s'est fait recaler par ton père, yoï.
Au moins, il a eu l'amabilité de venir prendre des nouvelles. Je ne voulais pas le voir. Je voulais voir ma famille. Elle me manquait. Je hochais de la tête comprenant.
- Quand sommes-nous ?... articulai-je difficilement.
- Nous sommes le jeudi 25 Mars et il est actuellement 21h56, yoï. répondit-il en regardant son portable.
J'avais officiellement 18 ans depuis cinq jours. J'avais aussi loupé l'anniversaire de Vitali. Papa l'avait-il donc émancipé ? Dans quelques jours, c'était la rentrée scolaire. Je n'avais pas envie de la faire. J'avais dormi pendant plus d'un mois en fin de compte et je me sentais tout de même fatiguée.
- Je vais regarder si tout est en ordre et je te laisserai te reposer, yoï.
Je hochais de la tête et il prit une petite lampe de poche pour regarder mes yeux.
- Les pupilles répondent bien. De toute manière, tu ne t'es pas plainte de la vue. Voyons les membres maintenant, yoï.
Il me demanda de lever les bras puis de serrer les poings. Ce fut difficile mais je réussis. Il passa ensuite à mes jambes. J'arrivais à peine à les bouger. Elles étaient tellement lourdes. Marco piqua mes deux gros orteils avec la pointe de son stylo en me demandant si je sentais quelque chose. Oui, et ce n'était pas agréable. Il sembla satisfait.
- Bon, c'est correct. Tes muscles sont juste atrophiés, c'est normal après plus d'un mois en sédation. Tu vas devoir faire de la rééducation, prendre du poids et garder encore pendant quelque temps le masque à oxygène, le temps que ton corps réapprenne à respirer tout seul. Tu seras encore nourrie par poche demain et dès que ton estomac se réveillera, tu commenceras à manger liquide dans un premier temps, yoï. expliqua-t-il en écrivant comme il put des notes dans son dossier.
La porte de la chambre s'ouvrit rapidement nous surprenant. C'était Thatch. J'étais contente de le voir. Mon cœur s'emballait alors que je lui esquissais un grand sourire. La machine contrôlant mon rythme cardiaque faisait un boucan ce qui amusa Marco.
- Il y en a une qui est contente de te voir ! Tu aurais pu toquer, yoï. se moqua-t-il.
Thatch ricana joyeusement.
- C'est l'habitude, désolé ! Comment va-t-elle ? sourit-il en fermant derrière lui.
- Tout va bien. Anastasia est juste affaiblie. Elle doit se reposer un peu. Viens avec moi ! Je dois te parler, yoï.
Thatch parut confus et me regarda avant d'acquiescer et de suivre Marco à l'extérieur. En partant ce dernier diminua l'intensité de la lumière pour me permettre de me reposer sans être dans l'obscurité. Je fermais les yeux mais en repensant à ce qu'il s'était passé avec Ace, mes larmes revinrent. Il avait été horrible et blessant. Comment avait-il osé me sortir tout ça ? Je ne lui pardonnerais jamais. C'était fini entre nous ! Je ne voulais plus le voir. Il avait été si odieux. Il ne m'avait jamais aimée pour m'avoir parlée comme ça. Il s'était bien foutu de ma gueule et quand bien même, il avait dit ça uniquement sous la colère, c'était bien trop mauvais pour pouvoir être oublié.
La porte s'ouvrit de nouveau sur Thatch me faisant ouvrir les yeux. Je posais la carte sur ma poitrine puis tendis faiblement ma main vers lui. Il s'approcha rapidement de moi en posant son manteau au pied du lit. Il chopa un siège et s'y installa avant de prendre ma main pour y déposer ensuite un baiser.
- Thatch... soufflai-je émue.
- Bonsoir, ma jolie. Comment te sens-tu ? chuchota-t-il en gardant ma main dans la sienne.
Je le regardais les larmes aux yeux.
- ... Il... Il a été horrible... pleurai-je faiblement.
- Je sais, ma jolie... Marco m'a tout raconté à l'instant...
Il se pencha pour déposer un baiser sur mon front. Je fermais instinctivement les yeux.
- ... Ne pleure plus ! C'est terminé. Il ne te fera plus de mal maintenant. Je te le promets.
De son autre main, il essuya mes larmes.
- Je suis contente que tu sois là, Thatch... Marco m'a dit que tu venais tout le temps... dis-je la voix enrouée.
Si je parlais normalement, ma voix s'enrouait. Il était préférable que je chuchote.
- Oui, je n'allais pas t'abandonner une minute. Ta famille venait aussi. Ton frère était là à chaque sortie de lycée. Bonney l'accompagnait des fois. C'est lui qui t'a apportée le chat en peluche. Tes amis de lycée venaient aussi quand ils le pouvaient. Ils t'ont fait une carte et il y en a un qui t'a amenée ces roses dans le vase...
- Ca doit être Cavendish... souris-je.
- Oui, je crois qu'il s'est présenté comme ça. Vista t'a apportée des fleurs hier également. C'est le plus gros bouquet. Les miennes sont les tulipes rouges. Peu de gens savent qu'elles sont l'équivalente des roses rouges pour dire je t'aime.
Je lui souris contente.
- C'est la première fois que j'ai des fleurs. Marco m'a dit que Ace était venu une fois...
- Oui, j'étais là avec tes parents. C'était le mois dernier, Vitali était sûrement en cours, c'était le matin. Dès que je l'ai vu rentrer dans la chambre, j'avais envie de lui refaire encore le portrait. Ta mère l'a giflé puis ton père est sorti avec lui en le tenant par son manteau. Il est revenu plus tard tout seul. Je ne sais pas ce qu'il lui a dit.
- Tu as vu mes parents ? hallucinai-je.
J'espérais qu'il n'ait pas fait ou dit de boulette.
- Oui, bien sûr ils m'ont demandé qui j'étais. Je leur ai dit la vérité. J'étais un de tes amis. Ton père a très vite compris qui j'étais réellement mais je l'ai rassuré en lui disant que je ne te ferais jamais de mal car je suis amoureux de toi ! sourit-il.
Quoi ? Il avait pas osé ?! Nan ! Je le regardais ahurie.
- Tu lui as vraiment dit ça ? m'exclamai-je d'une voix rauque me faisant mal à la gorge.
Thatch ricana.
- Oui ! Je te l'avais dit. Je ne cacherais plus ce que j'éprouve pour toi même à ta famille et à la mienne ainsi qu'à mes amis. De mon côté, tout le monde est déjà au courant. Ça a bien fait rire Père d'ailleurs. ria-t-il doucement.
- Et mon père a dit quoi ?
- Il l'a un peu mal prit. Il m'a dit exactement : le précédent petit ami de ma fille était un pirate et regarde où elle est maintenant ! Et je lui ai répondu que moi, j'étais véritablement amoureux de toi et que je pourrais très bien m'occuper de toi. Mais je lui ai dit que ce n'était pas réciproque de ton côté. Puis à force au fil des jours, on a fini par discuter et tes parents ont appris à me connaître. Ils ont été surpris d'apprendre que je possède plein de restaurants dans le monde et que je suis un chef étoilé réputé. Ta mère a voulu prendre une photo avec moi. D'ailleurs j'ai rencontré ton cousin cette après-midi. Il venait d'arriver au Japon la veille. Il parle un peu le japonais mais il a l'air un peu railleur. Il parlait le plus souvent en russe et ton père le frappait à chaque fois derrière la tête. Je ne comprenais pas ce qu'il disait mais je sais au moins reconnaître un ton moqueur. soupira-t-il un peu amusé.
- Ouais Sasha. Un vrai crétin. Quand nous étions plus jeune, Vitali était tout le temps avec lui... Ils s'amusaient ensemble à me faire chier... Une fois, ils m'avaient même coupée les cheveux et une autre... Ils m'avaient recouverte de farine après ma douche... Je ne suis pas pressée de le revoir...
- Je comprends mais Marco a dû avertir ta famille de ton réveil alors ils vont peut-être tous venir ce soir. sourit-il en caressant ma main qu'il tenait toujours.
Ça me ferait plaisir de les voir. Mais ils étaient tous au courant des sentiments de Thatch. Je sentais le malaise arriver. Enfin il n'y avait que mon père qui savait sauf s'il avait tenu au jus Mama. Je verrais bien... Je hochais de la tête puis quelque chose me revint.
- Mince... Joyeux anniversaire en retard !... soufflai-je désolée.
- Merci, ma jolie ! Si tu t'étais réveillée un jour avant, ça aurait été un magnifique cadeau ! sourit-il.
- Désolée... Je n'ai rien à t'offrir par contre...
- Ce n'est rien mais sinon comme cadeau, j'aimerais bien un rencard avec toi dès que ça ira mieux. ricana-t-il amusé.
Mon cœur s'emballa à l'entente du mot rencard. Quelle tête de mule ! Il n'abandonnait vraiment pas. Néanmoins, je me sentais contente qu'il me le demande. Nous ne pouvions pas être ensemble... Nan ! Rectification ! Nous le pouvions maintenant que je n'étais plus avec Ace mais d'un point de vue moral, c'était mal. Sortir avec l'ancien meilleur ami de mon ex ne se faisait pas et puis rien ne pouvait changer notre différence d'âge. Ça m'effrayait mais j'avais envie de ce rencard avec lui. Que devrais-je faire ? Dieu, aidez-moi à choisir ! Les larmes me montaient aux yeux et je lui fis un petit sourire lorsqu'une petite voix dans ma tête me disait d'arrêter de me poser des questions et d'écouter plutôt mon coeur.
- D'accord... répondis-je ce qui le ravit.
Nous nous sourîmes puis il déposa un baiser sur ma main.
- Pour ton anniversaire, j'avais prévu un Onsen mais vu la situation j'ai dû tout annulé et comme je ne voulais pas te laisser, j'ai aussi annulé avec Mikita. Ça ne lui a pas plût mais tu passes avant, ma jolie. Et j'ai un cadeau pour toi ! Tu as de la chance, j'ai pensé à le prendre avant de venir. sourit-il en chopant son manteau au pied du lit.
Je le regardais avec un petit sourire heureuse. Il avait annulé un plan cul pour rester veiller sur moi à l'hôpital. Thatch fouilla d'une main dans sa poche et sortit une boîte pas plus grosse qu'un poing et l'ouvrit lentement. Oh bordel de merde ! C'était un bracelet en or blanc avec des petits diamants et un pendentif en forme chat. Qu'il était beau ! J'émis un petit rire incontrôlable tellement que j'étais contente. Avec un sourire, il le sortit de la boîte et l'attacha à mon poignet gauche. Ah tiens ! Mes marques n'étaient plus là et j'avais tellement maigri que la bague de fortune de Ace flottait à mon doigt. Le bracelet était donc pour le moment encore un peu grand. J'allais vite reprendre du poids.
- Merci Thatch, il est magnifique ! souris-je joyeusement.
- De rien, ma jolie ! dit-il en m'embrassant la joue.
C'était doux et j'avais fermé les yeux savourant son contact.
- J'ai très envie de t'embrasser !
Moi aussi...
- J'en ai bien envie mais ça ne serait pas une bonne idée. J'ai un goût horrible dans la bouche. Un mélange de vomi et de sang. Et puis, j'ai du mal à respirer sans le masque...
Cela l'amusa.
- Une autre fois quand ça ira mieux alors ! ricana-t-il en rangeant la boîte dans son manteau.
On toqua à la porte et Thatch alla ouvrir rapidement. Je ne voyais pas qui c'était mais il salua la personne poliment et aimablement. Lorsqu'elle répondit, je reconnus la voix de mon père. Il y en avait une autre que je ne reconnaissais pas. C'était un homme au timbre de sa voix et vu son accent russe, ça devait être Sasha. Ils entrèrent et Thatch revint s'assoir.
- Papa !... soufflai-je contente.
Les larmes me montèrent aux yeux mais ne coulaient pas. Ça me faisait du bien de le voir.
- Ma fille, comment te sens-tu ? me demanda-t-il en russe en s'approchant de moi.
- Ca va, je dois juste reprendre des forces... soufflai-je dans la même langue.
Il me sourit tendrement en posant une main sur le haut de mon crâne.
- Monsieur Ivanov, j'aimerais vous voir un moment seul-à-seul. C'est important. parla Thatch sérieusement.
Mon père fronça des sourcils mais acquiesça.
- Allons prendre un café ! dit-il.
Ils partirent tous les deux, me laissant seule avec Sasha.
- Tu as une sale gueule, Kuzina ! sourit-il en coin dans notre langue maternelle.
- Salut à toi, Kuzen !
What ? C'était quoi ce look ? En trois ans, il s'était fait plusieurs tatouages sur le bras droit, les mains et les doigts. J'en voyais un dépassant du col de son T-shirt blanc et d'autres à son cou. Il avait un anneau à l'arcade gauche et des piques noirs au coin droit de la lèvre inférieure. Il avait également des écarteurs aux oreilles. Ses cheveux blonds étaient rasés sur les côtés et à l'arrière ne laissant que des cheveux plaqués sur le haut du crâne. Même si c'était un con, je le trouvais sexy. Il vint s'allonger à côté de moi sans gêne et me fixa avec un sourire moqueur, ses bottines à lacets sur le lit.
- Tu as une sale gueule mais tu es devenue ultra bonne. Tu as une sacrée paire de seins. Sinon tu as des copines japonaises à me présenter ? J'aimerais bien m'en tirer quelques-unes.
Je le regardais sur le cul. Trois ans que je ne l'avais pas vu et il voulais direct se tirer des nanas. Je continuais en russe vu qu'il ne maîtrisait pas le japonais.
- Mes amis sont trop bien pour toi... souris-je amusée.
Il ricana et prit la carte posée sur moi pour la regarder.
- Je comprends rien. Ce sont tes amis qui l'ont fait ?
- Oui, ils ont écrit des mots pour ma bonne santé. Tu veux que je te les lises ? proposai-je faiblement.
- Ouais tiens ! Et après tu me raconteras ce qu'il t'est exactement arrivée que je bute le type qui t'as fait ça ! Vi' m'a raconté sa version et c'est suffisant pour me donner envie de casser la gueule à ton copain.
Il avait dit ça d'une voix grave en me fixant sérieusement. J'avais pu sentir sa colère calme me donnant froid dans le dos. Sasha était peut-être un vrai con mais il avait le sens de la famille. Je lui traduis les quelques lignes sur la carte puis lui racontais ce qu'il s'était passé en détails sans oublier de mentionner l'histoire du mariage.
- C'est bien que tu aies largué ce con. Ce n'est pas un type bien. Et tu es vraiment une bouffeuse de queue qui écarte les cuisses à la moindre occaz' ? demanda-t-il moqueur.
- Nan ! m'offusquai-je ce qui le fit rire.
- Tu es sûre ? Je dis ça car je squatte ta chambre en attendant et sur ton pc, je suis tombé sur une vidéo très intéressante... commença-t-il narquois.
Une vidéo ? Oh nan ! Pas celle à laquelle je pensais ?! Pitié nan ! Mon cœur s'affola. Comment aurait-il fait pour avoir trouvé le mot de passe ? Le boucan de la machine contrôlant mon rythme cardiaque l'amusa.
- ... Et je dois dire que t'es vraiment bien foutue ! Mais ne t'inquiète pas. Je l'ai supprimé... Après l'avoir regardé entièrement... Trois fois... ricana-t-il à la fin.
Je le fixais outrée. Il avait vu ma sextape avec Thatch. Oh la honte ! J'avais envie de chialer. Mes yeux devinrent humides. Mais d'où il s'était permis de fouiner dans mon PCF et de supprimer ma vidéo ? Il avait touché quoi d'autre ? Sans-gêne comme avant celui-là !
- Par contre tu ne m'en voudras pas mais j'ai un peu repeins ton bureau et tes draps ! ria-t-il moqueur.
Oh mon Dieu ! Il s'était même tripoté en la matant. C'était dégueulasse. J'étais sa cousine, bordel !
- Comment tu as fait pour trouver le mot de passe ? demandai-je alors qu'une larme finit par couler.
- C'est un secret ! Mais pleure pas. Ça restera entre nous. Moi aussi, j'en ai fait des sextapes avec des meufs. En tout cas, je ne savais pas que tu étais branchée cul, Kuzina.
J'ai vu aussi le sextoy dans ton armoire. On est bien de la même famille ! sourit-il narquois.
C'était bizarre qu'il ne profite pas de la situation pour avoir son compte. Habituellement, il me faisait du chantage et se foutait bien de ma gueule pour me faire chier.
Combien de fois je devais être sa boniche pour qu'il ne balance pas mes bêtises à mes darons ? Je le fixais tentant de déceler une fourberie dans ses yeux.
- Quoi ? Pourquoi tu me regardes comme ça ? fit-il, confus.
- Je cherche à savoir si tu ne te fous pas de ma gueule. Je trouve ça bizarre que tu ne profites pas de la situation pour avoir ton compte. répondis-je suspicieusement.
Il me fixa avec un sourire en coin.
- j'ai mûri, Kuzina. Ce temps-là est révolu. Les gamineries ne sont plus pour moi. Je préfère le cul, c'est bien plus intéressant.
Mais vu que tu es ma cousine, je ne peux rien tirer de toi. Bref, tu sors avec le type qui vient te voir maintenant que tu as largué l'autre connard ?
- Euh nan, enfin, c'est compliquer. Il faudrait que je te raconte tout depuis le début mais c'est long... soufflai-je un peu embarrassée.
- Allez vas-y ! J'ai tout mon temps. Dépêche-toi avant que Dïadïa ne revienne avec lui. sourit-il amusé.
J'avalais ma salive pâteuse et me tâtais à tout lui dire. Pouvais-je avoir confiance en lui ? Il était de ma famille mais je connaissais Sasha.
Il adorait se foutre de la gueule des gens. C'était son passe-temps favori. Cependant, il me disait qu'il avait mûri, pouvais-je le croire ?
- Tu ne vas pas te foutre de ma gueule si je te le dis ou tout raconter à mes parents ? questionnai-je, méfiante.
- Nan, promis Kuzina ! Je ne dirais rien. Je sais que je t'ai toujours menée la vie dure à chaque fois et je m'en excuse. Mais je sens qu'il y a une histoire de cul là-dedans et j'ai envie de savoir alors raconte ! Surtout les parties sur le cul !
Son sourire railleur me laissait perplexe. Avait-il vraiment changé ? Parler avec lui me faisait du bien même si je n'étais pas enjouée de le revoir au début.
Je soupirais doucement puis lui racontais tout depuis le début : ma rencontre avec Ace en tant que baby-sitter, nos tripotages, notre rendez-vous, ma rencontre avec Thatch, nos plans à trois, la sextape, mes discussions intimes avec Thatch, la fête chez Sanji puis la nuit chez Thatch avec la demande en mariage de Ace,
sa jalousie qui me faisait peur, sa violence sur mes poignets, nos disputes, et enfin la confession de Thatch sur ses sentiments et mon ressenti avant de finir sur les derniers évènements. Ca avait été long de tout lui dire mais je me sentais vidé d'un poids comme avec Vitali.
Sasha avait éclaté de rire puis m'avait sourit en coin.
- Il t'en arrive des choses à toi. C'est Dallas ta vie ! ricana-t-il.
- Vitali m'avait dit la même chose… soupirai-je.
- Moi, je dis que tu devrais sortir avec Thatch. Il est amoureux de toi, t'offre plein de cadeaux hors de prix et il est riche et connu. On s'en fout qu'il ait 20 ans de plus que toi. Il est riche et en kiffe sur toi, c'est ce qui compte ! ricana mon cousin.
What ? Oh mon Dieu ! Le gars était un michto.
- Toi, si tu devais te marier avec une vieille pleine aux as, tu le ferais !... soufflai-je amusée.
Il ria de bon cœur.
- Oh bah oui ! Carrément et sans hésiter ! Si je peux me faire entretenir tout en allant sauter des meufs, je suis ok. Mais, je viens de penser. C'était ton ex qui filmait la sextape. Fait gaffe, il pourrait l'upload sur le net et ton image et celle de Thatch seraient foutues. Il filmait avec son portable, c'est ça ?
Je hochais de la tête, inquiète. Je n'avais pas songé que Ace pourrait nous nuire par vengeance en la diffusant. Peut-être l'avait-il déjà fait ? Oh nan ! Pas ça ! Dieu, faites qu'il ne l'ait pas fait ! Puis je me mordais les lèvres, anxieuse. Sasha me mit un coup de coude dans le bras en me fixant, les sourcils froncés.
- T'inquiète pas, Kuzina ! Je m'occupe de la vidéo. Passe-moi son numéro de portable ! Je vais la supprimer. dit-il sur un ton sombre.
Je le regardais hébétée. C'était un pirate ou quoi ?
- Tu comptes le hacker ? Nan, Tu ne sais pas à qui tu vas te frotter ! Je ne veux pas que tu aies des ennuis à cause de moi...
- T'en fait pas pour moi ! Je sais ce que je fais et à qui je me frotte. J'ai mes petits secrets, Kuzina. Fait-moi confiance et donne-moi son numéro !
Il avait été brute mais je finissais par acquiescer.
- Je ne l'ai pas en tête mais tu peux le trouver dans mon portable... soufflai-je tristement.
D'ailleurs où il était ? Même mes vêtements étaient introuvables vu que je portais une chemise d'hôpital. Sasha se leva et fouilla d'un geste décidé dans les placards sous le lavabo.
- Bingo ! s'exclama-t-il en sortant un gros sac plastique contenant mes affaires.
Il farfouilla dedans puis émit un Oh moqueur en sortant mon string. Je virais rouge le faisant ricaner. Il le rangea puis après avoir bien cherché, il trouva mon téléphone. Sasha pianota dessus en augmentant la luminosité de la chambre me faisant papillonner des paupières avant de venir se rallonger.
- Il est éteint. Il ne doit plus avoir de batterie. Je le chargerais en rentrant et je te le ramène demain. dit-il sur un ton impassible.
- Merci, Sasha... Au fait pourquoi Mama et Vitali ne sont pas venus avec vous ? demandai-je faiblement.
- Ton doc a dit uniquement trois personnes à la fois. Et comme il y a déjà ton ami Thatch. Tïatïa ou Vi n'ont pas pu venir. Tu les verras demain si ton ami ne vient pas.
Je lui souris amusée et hochais de la tête. On toqua à la porte et elle s'ouvrit sur Thatch et Papa qui me sourirent en me voyant. Je leur rendis leur sourire et Thatch vint s'installer sur la chaise qu'il utilisait au début.
- Allez Sasha, nous y allons ! parla mon père, une main dans la poche de son pantalon.
Mon cousin se leva avec mon portable dans la main et m'ébouriffa les cheveux avec un sourire moqueur.
- A demain, Kuzina. On viendra le matin. me dit-il amusé.
- A demain ! souris-je doucement.
Papa se rapprocha de moi et me caressa le dessus du crâne tendrement.
- Repose-toi bien, ma fille ! Ta mère et ton frère viennent te voir demain. chuchota-t-il en russe.
Il me regarda un moment avant de se pencher pour embrasser mon front. Papa montrait rarement son amour pour Vitali et moi. Je fermais les yeux avec un sourire ému puis
Sasha et lui sortirent de la chambre. Thatch me prit la main et déposa un baiser dessus.
- Ca s'est bien passé avec ton cousin ? me demanda-t-il doucement.
- Oui, il a beaucoup changé physiquement. Il y a trois ans, il n'avait pas ce look... Et je dois avouer qu'il a un peu changé mentalement. Il est plus sympa. D'après lui, il a mûri. Mon portable n'a plus de batterie depuis le temps donc il l'a prit pour le recharger et me le ramène demain matin.
Il hocha de la tête avec un sourire avant de prendre un air sérieux.
- J'ai beaucoup parlé avec ton père. Je lui ai raconté les détails qu'il ne savait pas sur ce qu'il s'était passé. Ne m'en veut pas ! Je trouvais important de tout lui dire. Je lui ai dit
que tu savais pour le mariage organisé ainsi que pour l'émancipation. Il n'a pas été surpris car Vitali lui en avait déjà parlé. D'ailleurs, il a été émancipé au début du mois. Tes parents attendent ton rétablissement pour te faire la tienne. On a croisé Marco et il nous a dit de te laisser te reposer maintenant. Je ne vais pas tarder à y aller du coup. Je reviendrai demain en fin d'après-midi.
- Je ne t'en veux pas Thatch. J'aurais été obligée de lui en parler à un moment donné. Tu es obligé de partir ? Je ne veux pas rester toute seule... soupirai-je fatiguée.
- Oui mais je peux rester jusqu'à ce que tu t'endormes. Tu es fatiguée. sourit-il.
Je fis une moue déçue mais acquiesçai quand même. Thatch vint s'allonger à côté de moi après avoir tamisé la lumière et je me plaçais difficilement sur le côté pour me blottir contre lui. Mon corps était lourd mais j'avais réussi. La rééducation allait être difficile. Il me prit dans ses bras et nous nous regardâmes dans les yeux. La machine faisait des bip très rapprochés à cause de mon rythme cardiaque élevé. Thatch caressa mes cheveux puis déposa un baiser sur mon front. Je me sentais bien.
- Notre rencard se passera comment ? questionnai-je avant de bailler.
- Oh c'est une surprise ! Allez dors ! Je t'aime, ma jolie. ricana-t-il doucement.
Je lui souris puis fermais les yeux en calant ma tête contre son torse.
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Fin du chapitre 15.
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Bonus futilités :
Dïadïa est du russe signifiant tonton.
Tïatïa est du russe signifiant tata.
Kuzina est du russe signifiant cousine. J'ai prit la version simplifiée sinon, ce serait dvoruyodnaya sestra.
Kuzen est du russe signifiant cousin. J'ai encore une fois prit la version simplifiée pour remplacer dvoruyodnij brat.
Ivanov Sasha est inspiré du mannequin et tatoueur allemand Keno Weidner à ses débuts en tant que modèle.
Sasha est blond aux yeux bleus. Il mesure 2m05 et il est le fils unique du grand-frère d'Alexei. Sa date de naissance est le 25 Septembre et il est actuellement âgé de 20 ans. Il parle très peu le japonais.
Dans le manga original, Kikunojo est le véritable petit frère d'Izou.
