Bienvenue dans ce seizième chapitre.
/! Rating M pour le langage et les scènes crues. Je vous aurais prévenu.
Note importante : Ce chapitre contient des mœurs qui peuvent heurter et choquer certaines personnes !
Réponse à RoxanneLL et à Anneso280990 : Merci pour vos commentaires. Ça me fait plaisir. Voilà la suite. Au plaisir d'avoir un autre avis de votre part.
Bonne lecture !
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Il était tôt le matin vu le peu de lumière de soleil lorsque un infirmier entra dans la chambre me réveillant au passage. Thatch était sûrement parti depuis longtemps. J'avais dormi toute une nuit sans me réveiller mais pourtant j'avais l'impression d'être passée sous un camion.
Je reconnus l'infirmier comme étant Deuce. Il me salua gaiement et je le saluais d'une voix rauque. Il me prit ma tension et ma température avant de me demander si j'avais toujours mal à la tête.
- Nan... J'ai juste l'impression d'être passée sous un camion. soufflai-je doucement.
- C'est bon signe. Ça veut dire que ton corps immerge bien de la sédation. Je vais te donner ton repas. Au menu ce matin, protéines, vitamines et lipides ! sourit-il en retirant les poches vides d'anti-douleur et de solution saline.
Il accrocha une nouvelle poche d'eau salée et une autre qui devait être mon repas. Je ris doucement à son humour.
- Le docteur Marco nous a briefés cette nuit sur ton état. Tu te souviens du coup de ce qu'il t'est arrivée. Je suis désolé pour Ace... dit-il peiné.
- Ne soit pas désolé pour lui ! On s'était disputé, il m'a dit d'horrible chose et insultée de pute et de salope avant de me pousser dans l'escalier. Alors ne l'excuse pas ! soupirai-je en fixant le plafond.
Deuce garda le silence un moment avant de répondre tristement.
- Je savais que c'était de sa faute mais je ne savais pas ce qu'il s'était passé. Je ne veux pas le défendre mais ça m'étonne de lui.
- Ace est jaloux et vénal. Il est sorti avec moi uniquement pour pouvoir me baiser et avoir de l'argent par mon père. J'ai subi sa jalousie qui s'était déjà montrée violente et la laissais couler car il m'a promit de changer mais qu'il profite de ma naïveté pour avoir de l'argent, ça, c'est impardonnable ! Je ne veux plus le voir ni entendre parler de lui. lâchais-je d'une traite en le fixant.
Deuce avait l'air surpris. Il ne devait pas connaître cette facette de son ami. A mon avis, peu de gens la connaissait. Ace cachait bien son jeu. Il devait juste profiter de la vie sans regrets. Il m'avait fait croire qu'il était amoureux de moi sûrement sans savoir que je prenais au sérieux ses je t'aime pour avoir ce qu'il voulait. Quel connard ! J'étais déçue de lui. Il avait bien joué la comédie même ses regards faussement amoureux m'avaient bernée.
- Je ne savais pas. Donc vous n'êtes plus ensemble alors ? questionna-t-il, désolé.
- C'est ça ! Après ce qu'il a fait, je ne veux plus le revoir. Je ne lui pardonnerai pas cette fois ! pestai-je, énervée.
Ma gorge allait mieux mais ça me brûlait encore un peu lorsque je parlais trop fort. Deuce soupira las.
- Très bien ! Je le lui dirais. Il me demandait de tes nouvelles assez souvent. Il était venu une fois te voir mais il s'est fait expulser par ta famille. Bon j'y vais. J'ai terminé mon service passe une bonne journée. On se revoit ce soir. sourit-il compatissant.
Je hochais de la tête et le saluais simplement. Il quitta la chambre après avoir jeté les poches vides dans la poubelle. Je fermais les yeux un moment en soupirant. Je n'avais plus sommeil et je commençais déjà à me faire chier. J'étais clouée au lit, je n'avais pas la TV ni mon pc et ni mon portable. En plus, c'était à peine l'aube. La journée allait être longue. J'avais hâte de voir ma famille tout à l'heure.
Soûlée d'être allongée, je tentais de m'assoir en m'aidant de mes bras. Oh bordel ! Mes membres tremblaient sous mon poids. Après de gros efforts, j'étais enfin assise essoufflée comme un bœuf. Mon cœur cognait fort dans ma poitrine mais j'étais soulagée d'être enfin redressée. Ça tiraillait mon dos mais ça faisait du bien. Je m'étirais comme je pus en soupirant d'aise. Oh Seigneur que c'était bon. Soudainement une douleur aiguë dans le dos me fit couiner. Le choc à la colonne vertébrale ! Je soufflais lentement pour faire passer la douleur puis me focalisais sur mes jambes. Elles étaient plus lourdes que mes bras. Par contre, je pouvais aisément bouger les orteils. Alors je les travaillais comme je pus mais c'était fatiguant. Je voulais vite sortir de ce lit. Je voulais bouger, retourner chez moi, être avec ma famille, profiter de la venue de mon cousin, sortir avec mes amis, passer du temps avec Thatch, jouer à OPO et commencer à travailler pour Izou. Je retirais le drap et la couverture de mes jambes et les malaxais doucement. Elles étaient plus fines montrant que j'avais perdu du muscles et de la graisse. Mes yeux s'humidifièrent. Je n'aimais pas ce nouveau corps. Je me détestais. Pour le moment, je ne m'étais pas vu entièrement dans un miroir. Je n'osais pas imaginer ce que je verrais. Et dire que Thatch venait toujours me voir... Je devais être horrible à voir ! Sasha avait raison. Je devais vraiment avoir une sale gueule. Je remarquais alors un long tuyau fin entre mes cuisses descendant sur le bord du lit. Je me penchais et aperçus une poche d'urine. Elle était à un tiers pleine. On avait dû me la changer durant la nuit. J'avais également de scotché sur une jambe une gaze qui retenait une partie de la sonde urinaire.
On toqua à la porte puis un duo de femme en tenue blanche entrèrent en laissant la porte ouverte avec un chariot contenant un grand sac poubelle, un balai-serpillière et un seau.
- Bonjour ! Service d'entretien ! Firent-elles en même temps en se courbant.
Je les saluais poliment en me courbant également puis un infirmier entra à son tour avec un fauteuil roulant. J'allais me balader ? Je lui fis un grand sourire et le saluais de bon cœur lorsqu'il le fit à son tour.
- Je vous emmène faire un petit tour le temps du ménage. me dit-il souriant.
Il stoppa le fauteuil à côté du lit, retira les fils contrôlant mon rythme cardiaque branchés à mon corps puis me souleva aisément pour m'y installer avant de prendre mes poches et de les accrocher au trépied du siège. Il me fit changer de masque respiratoire pour celui muni à la bombone du fauteuil. Une des femmes vint placer une couverture épaisse sur moi après avoir accroché ma poche d'urine sur le côté et l'homme me transporta hors de la chambre. Ça faisait du bien de quitter ce lit ! Merci Seigneur ! Je crois des infirmières qui me saluèrent puis d'autres médecins mais pas de trace de Marco. Dommage ! Nous passâmes devant différentes chambres ouvertes ou fermées. Certaines étaient vides et d'autres contenaient des personnes alitées comme moi. Nous finîmes par prendre l'ascenseur et l'infirmier appuya sur le bouton RDC. On descendait donc.
- Où allons-nous ? demandai-je d'une petite voix.
- Prendre un peu l'air dans la serre sur ordre du Docteur Marco. Ça va vous faire du bien. répondit-il alors que nous arrivâmes en bas.
Les portes s'ouvrirent et nous avançâmes tranquillement. Là, il n'y avait pas beaucoup de monde et le personnel de l'accueil nous salua poliment. Nous passâmes ensuite plusieurs portes en traversant deux-trois couloirs avant d'arriver dans la fameuse serre. Ouah c'était beau ! Il ne faisait pas très chaud mais je ne grelottais pas. Il y avait une fontaine entourée de buissons floraux, des arbres dont je ne connaissais pas le nom et une gigantesque volière contenant plein d'oiseaux colorés. Je n'y connaissais rien en piaf. Il me semblait que Marco les adorait. Nous nous arrêtâmes devant elle et les volatiles piaillèrent à notre arrivée.
- Ca fait du bien ! soufflai-je avec joie.
L'infirmier ne répondit pas mais me sourit puis je le vis être surpris et se courber pour saluer quelqu'un. Un homme venait d'arriver. C'était Marco.
- Bonjour Anastasia, yoï. me dit-il joyeusement.
- Bonjour Marco ! le saluais-je tandis qu'il faisait partir mon chauffeur.
- Comment te sens-tu ce matin, yoï ?
- Mieux qu'à mon réveil mais physiquement ce n'est pas la forme. J'ai pu m'assoir sur le lit mais j'ai eu très mal au dos...
- C'est le choc que tu as subi à la colonne vertébrale. Ça va mettre du temps à guérir. Mais c'est une très bonne chose si tu as pu t'asseoir toute seule. Ton corps est bien sorti de la sédation. Tu vas pouvoir bientôt commencer la rééducation, yoï ! sourit-il.
Mon Dieu que son sourire était beau ! Il n'avait pas ses lunettes et avait les mains dans les poches de sa blouse. Je trouvais ça sexy. J'avais oublié qu'un jour, on baiserait ensemble. Mes joues s'empourprèrent. Ouais baiser... Mais dans cet état, je ne devais pas être désirable ! J'avais limite honte de me présenter comme ça devant un beau gosse.
- La rééducation se passera comment ? demandai-je.
- Tout d'abord, tu commenceras par des séances aquatiques. Tes jambes ne peuvent pas encore supporter le poids de ton corps et il faut ménager ton dos. Quand ça ira mieux, tu auras des séances de renforcement musculaires. Tu utiliseras le matériel que je te préconiserai selon ton état. Un membre de ta famille ou un ami pourra t'assister. Tu les commenceras dès que tu pourras respirer seule, yoï. expliqua-t-il.
Je n'avais pas mon maillot de bain et puis, il ne m'irait plus de toute manière. Je demanderais à Mama de refaire ma garde-robe pour un temps. Je hochais de la tête puis fixais avec admiration les oiseaux. Ils étaient beaux avec toutes leurs couleurs.
- Ils sont beaux, n'est-ce pas, yoï ?
- Oui, j'adore leurs couleurs... souris-je en les regardant.
- Mes préférés sont les bleus et jaunes, juste là. Ce sont des mésanges bleues, yoï. me dit-il en pointant du doigt le couple d'oiseaux.
- Elles sont belles ! souris-je encore.
Marco me sourit puis me proposa de me balader un peu avec lui. J'acceptais volontiers et il me poussa en faisant le tour de la serre. Il me montra un grand arbre où une balançoire était suspendue à une branche en me disant que les enfants adoraient l'utiliser, puis nous nous arrêtâmes dans un coin entouré de fleur de toutes les couleurs avec un banc. Marco s'y installa alors que j'étais en face de lui.
- Tu n'as pas froid, ça va, yoï ? me demanda-t-il.
- Nan, ça va ! La couverture me tient bien au chaud. souris-je doucement.
Marco me sourit puis prit un air plus sérieux.
- Tu comptes porter plainte contre Ace, yoï ?
Porter plainte ? Ça ne m'était même pas venue à l'esprit. Je n'en avais pas envie. Je ne voulais plus le voir. Je n'allais pas porter plainte pour une histoire de jalousie. Je trouvais ça ridicule. Je secouais de la tête.
- Nan ! Je n'en ai pas envie. Je ne lui pardonne pas et je l'ai quitté, c'est suffisant. soupirai-je.
- Il aurait pu te tuer, tu sais. Tu as eu de la chance qu'il n'ai pas fait ça intentionnellement. Il est venu cette nuit te voir quand tu dormais. Thatch était parti depuis une quinzaine de minutes lorsque je l'ai vu rentrer dans ta chambre. Je lui ai donné de tes nouvelles et dit que tu m'avais raconté ce qu'il s'était passé. Il m'a dit qu'il t'avait dit toutes ces choses et fait du mal sous la colère. Il s'en veut beaucoup et voudrait s'excuser, yoï.
- Ouais comme les autres fois. C'est la troisième, nan, quatrième fois que je subis ses crises de jalousie. De toute manière, je suis encore bien trop en colère et déçue par lui pour les entendre. Je l'avais prévenu l'autre fois. S'il recommençait encore une crise, il n'y aurait pas de pardon et je le quitterais. S'il n'est pas con, il doit savoir que nous ne sommes plus ensemble. Mais c'est sympa de sa part de prendre de mes nouvelles. Ça montre qu'il n'en a pas totalement rien à foutre de moi. fis-je durement.
- À mon avis, il doit le savoir mais il aimerait te faire ses excuses quand même. Il est peut-être très impulsif mais il a toujours eu un bon fond. Tu devrais au moins le voir pour l'écouter, yoï.
Je baissais la tête et ne répondis pas. Je ne voulais pas me répéter. Je n'étais pas prête à le revoir car je savais qu'une fois devant lui, toute colère se dissiperait. Je ressentais toujours quelque chose pour lui et être loin de lui me permettait de voir la vérité et de ne plus me faire avoir. J'avais été beaucoup trop gentille avec lui, je lui avais pardonné lorsqu'il m'avait fait mal aux poignets car j'avais été faible. Ouais faible ! Je n'aurais jamais cru dire ça de moi un jour. Ça faisait bizarre. J'étais naïve, ça tout le monde le savait et moi la première, alors je me faisais facilement avoir par un regard de chien battu ou une larme de crocodile. Ace savait très bien jouer la comédie. Ses larmes dans la voiture de ma mère l'autre fois en étaient la preuve car, lorsque je lui avais dit que j'annulais le mariage et qu'il a direct pensé à une rupture, il n'a pas pleuré mais s'est très vite emporté. Du foutage de gueule ! Qu'il aille se faire foutre ! S'il voulait s'excuser qu'il me téléphone ou me laisse un sms. Ce sera plus simple pour moi.
Marco posa une main sur ma fine épaule me faisant relever la tête. Il me faisait un petit sourire en coin.
- Sinon, j'ai dit à Izou que tu étais réveillée. Il a voulu savoir quand est-ce que tu serais capable pour commencer à travailler pour lui. Je lui ai dit qu'il fallait attendre un bon mois pour que tu puisses avoir un poids correct et surtout tenir debout. Il viendra sûrement te voir avec Kiku très bientôt, yoï.
Je lui souris contente.
- J'ai très hâte de commencer à travailler pour lui. Je le trouve sympa et Kiku aussi.
Nous nous sourîmes puis il m'ébouriffa les cheveux ce qui m'amusa.
- Bon, je vais te ramener dans ta chambre. J'ai une consultation bientôt, yoï.
Je hochais de la tête et il se leva pour me conduire. Me conduire ? J'avais vraiment pensé ça ?
- Au fait, j'ai aperçu vite fait ton cousin hier lorsque ton père et lui sont partis. J'aime beaucoup son look, yoï ! ricana-t-il en nous sortant de la serre.
- Moi aussi ! Ça change. Il y a trois ans, il n'était pas comme ça et il a beaucoup changé en caractère. Il a l'air plus calme. Bon toujours aussi railleur mais tout de même plus calme. souris-je.
- Il fait quoi comme métier, yoï ?
Nous montâmes dans l'ascenseur et Marco appuya sur le bouton du quatrième étage.
- Je ne sais pas. On a beaucoup parlé de moi hier mais je me souviens qu'il voulait être chef cuisinier quand il était plus jeune. Combien de fois, j'étais son cobaye pour goûter ses plats bizarres ? soupirai-je à la fin.
Il ria de bon cœur et nous sortîmes du monte-personne. Il me ramena dans ma chambre qui avait été nettoyée et m'installa sur le lit dont les draps avaient été changés. Il accrocha les poches sur le trépied du lit et changea celle d'urine avant de l'accrocher au bord du lit. C'était très embarrassant. J'avais honte que quelqu'un manipule une poche remplie de ma pisse.
J'étais assise sur le lit en train de rabattre le drap et la couverture sur moi lorsque Marco me donna une télécommande accrochée au lit.
- Tiens, ça te permettra de redresser le lit si besoin, yoï.
- Oh merci !
- Avant que je ne parte, ton ventre a gargouillé depuis ton réveil, yoï ?
- Nan, je ne ressens pas la fin. répondis-je doucement.
- Ok et tu as essayé de respirer sans ton masque, yoï ?
Je fis non de la tête puis l'abaissais pour voir si je pouvais le faire. Ça avait l'air d'aller. Je n'avais pas de quinte de toux et j'avais mon apport en oxygène sans être essoufflée.
- Ca va ! souris-je alors qu'il branchait les fils sur mon corps pour contrôler mon rythme cardiaque.
- Pas de gêne dans la respiration, yoï ?
- Nan...
Il sortit son stéthoscope et écouta ma respiration en me demandant de respirer profondément. Il passa dans mon dos et je pouvais sentir son odeur. Ah elle m'avait presque manquée ! J'avais envie de l'embrasser, c'était un truc de dingue ! Son regard croisa le mien alors qu'il arborait un petit sourire. Mon visage me brûla fortement.
- Tout va bien, yoï ? me demanda-t-il amusé.
Je hochais frénétiquement de la tête sans quitter mes yeux des siens ce qui le fit ricaner.
- Tu sais ma proposition de passer une nuit avec toi tient toujours et maintenant que tu n'es plus avec Ace, il n'y a plus de règles à respecter. On peut profiter de plus d'une nuit ensemble, yoï. chuchota-t-il près de mon oreille.
J'écarquillais les yeux. Il avait raison et le fait qu'il n'avait pas oublié au bout d'un mois et demi notre discussion me faisait plaisir.
- C'est vrai... soufflai-je doucement.
Nous nous sourîmes, lui en coin et moi doucement, en nous regardant toujours dans les yeux. Il avait toujours son pavillon frais sur la peau chaude de mon dos puis il rompit de lui-même la distance nous séparant en scellant ses lèvres sur les miennes. Elles étaient douces. Je fermais automatiquement les yeux et avais vu sur un instant qu'il gardait les siens ouverts. C'était possible, ça ? Embrasser les yeux ouverts ? Il introduisit sa langue dans ma bouche et vint caresser la mienne. Heureusement pour lui, je n'avais plus le goût du vomi et du sang sur mon palet. Je m'agrippais à sa blouse et ouvris à peine les yeux pour constater qu'il avait les siens de clos maintenant. J'embrassais enfin Marco. Le début de mon fantasme se réalisait. Merci Seigneur ! Il faisait ça bien. Je sentis qu'il écarta les pans des draps pour glisser sa main en-dessous et la poser sur ma cuisse pour la caresser. C'était agréable mais il finit par cesser le baiser avant d'en déposer plusieurs tendrement sur mes lèvres. Wouah ! Sa manière de faire était complètement différente de Ace et Thatch. C'était plus romantique, moins brutal et également plus... Euh... Respectueux ?... Je ne savais pas comment le décrire. En tout cas, c'était très plaisant. Nous nous sourîmes et il retira sa main pour enlever son stéthoscope et le mettre à son cou.
- Quand tu seras en meilleure forme, on pourra se fixer un premier rendez-vous, yoï. murmura-t-il.
Je hochais de la tête avec un son de gorge. Étonnamment, je n'étais pas gênée ni apeurée de faire ça avec lui alors que je le connaissais peu. Je me souviens de la première que j'avais couché avec Thatch. Bon c'était différent. J'étais à peine déflorée et c'était en plan à trois avec Ace. J'avais gagné un peu plus confiance en moi maintenant. Je lâchais sa blouse et lui souris.
- Bon allez, j'y vais sinon mon patient va m'attendre. On se revoit plus tard dans la journée. Repose-toi bien, yoï ! dit-il en se levant.
- Oui, à plus tard ! souris-je joyeusement.
Il m'ébouriffa la tignasse avec un sourire en coin avant de retirer mon masque respiratoire et d'arrêter la machine qui continuait de ventiler inutilement. Il finit par quitter la chambre et de fermer la porte derrière lui. Oh bordel ! J'avais vraiment embrassé Marco ? Le meilleur pote de Ace et Thatch ? Et un autre commandant pirate de Barbe Blanche ? Seigneur ! Vitali avait raison. Jamais deux sans trois. Mais ça ne l'embêtait pas d'être proche comme ça de l'ex de son meilleur pote ? Même avant que je ne quitte Ace, il avait prit les devants pour me proposer de baiser avec lui. Peut-être qu'il avait déjà des vus sur moi à notre première rencontre et qu'une fois qu'il a su pour notre relation libre, il a sauté sur l'occasion ? Maintenant que j'étais célibataire, je me sentais beaucoup plus libre pour faire tout ce que je voulais sans contrainte de rester fidèle. Cependant, je me disais qu'éventuellement, imaginons, si je sortais avec Thatch, ça reviendrait au même car j'étais sûre qu'il n'établirait pas de règles dans notre relation libre. Au cas où, je lui demanderais ce soir.
Je m'allongeais et me recouvrais totalement des draps. Je ne savais pas quelle heure il était mais cette balade dans la serre m'avait fait un grand bien mais surtout épuisée. Je ne pensais pas que de sortir après un coma pouvait être fatiguant. Je fermais donc les yeux et fis un petit somme réparateur.
Cependant, une fois bien endormie, je sursautais lorsqu'on toqua à la porte. J'ouvris instantanément les yeux un peu grognon et vis la porte s'ouvrir sur Vitali, Mama et Sasha. Ils étaient enfin là ! Je leur esquissais mon plus beau sourire. J'étais contente de les voir. Ils m'avaient manquée même si j'avais vu mon cousin hier soir. La porte fermée, Mama posa un gros sac sur le meuble du lavabo avant de venir prendre un fauteuil et de s'y assoir à côté du lit, mon frère vint s'installer au pied du lit et Sasha fit de même de l'autre côté. Nous nous saluâmes tandis que j'utilisais la télécommande pour redresser la tête de lit dans le but d'être assise sans me fatiguer. Ma mère se pencha pour me prendre dans ses bras.
- Oh mon bébé ! Je suis si heureuse de te voir réveillée. Tu m'as manquée ! me dit-elle en russe.
Vu que mon cousin était parmi nous, nous parlions notre langue natale. D'ailleurs celui-ci sortit de sa poche de jeans mon portable qu'il me donna. Je le remerciais et il me fit un clin d'œil en disant que tout était terminé. Je compris le sens de ses mots et lui fis un petit sourire remerciant.
Ah mais tiens ! Vitali s'était coupé les cheveux. Il les avait plus courts et ça lui allait très bien. Ça faisait plus mature, moins Bieber !
- Tu es bien comme ça ! lui dis-je gentiment.
- Merci, frangine. sourit-il.
- Comment vas-tu alors ? demanda Mama en me lâchant.
- Bien mieux qu'hier. Je peux respirer sans masque et m'assoir toute seule mais c'est un peu douloureux. Je suis sortie tout à l'heure en fauteuil roulant dans la serre. Ça m'a fait du bien. Le docteur a dit que je pourrais commencer bientôt la rééducation. Je débuterais par des séances aquatiques puis plus tard avec du matériel pour renforcer mes muscles. répondis-je.
- Ca fait plaisir de l'entendre. Je t'ai apporté des affaires qui devraient t'aller, de quoi t'occuper et de quoi faire ta toilette. s'exclama Mama.
- Merci Mama !
- Je vais tacher de te ramener ton maillot de bain... me dit-elle avant que je ne lui coupe la parole.
- Je pense qu'il va m'en falloir un nouveau. Il ne devrait plus m'aller maintenant.
- C'est vrai. J'irais t'en acheter un.
- Taille enfant ! rigola Sasha, moqueur.
Je roulais des yeux en riant tout de même amusée tandis que Vitali gloussait et Mama souriait.
- Ton ami Thatch n'est pas là ? me demanda ma mère.
- Nan, il vient en fin d'après-midi je crois. répondis-je pensive.
- Il est très gentil. Tu m'avais cachée que tu connaissais une célébrité, mon bébé ! En tout cas, il était très présent. Il venait te voir tous les jours. Mais quand je dis tous les jours, c'était vraiment tous les jours à croire qu'il ne travaillait pas beaucoup pour être avec toi... sourit-elle.
Je gloussais doucement, les pommettes roses. C'était un peu embarrassant. Papa était le seul de mes deux parents à savoir que Thatch était amoureux de moi.
- ... Même tes amis de lycée ne venaient pas aussi souvent que lui. A croire qu'il est amoureux de toi ! gloussa-t-elle ensuite.
Bingo Mama ! Le rouge me monta au visage tandis que Vitali et Sasha pouffaient de rire. Bande de con ! Mais c'était étonnant qu'elle ne sache rien vu que Thatch avait dit qu'il ne cacherait plus ses sentiments. Papa aurait pu lui dire. Ça éviterait un futur malaise.
- Oh je te taquine, mon bébé ! Il est très mignon et très poli. Mais Ace l'était également et il t'a quand même fait du mal. Thatch nous a dit que ce n'était pas la première fois et je l'avais compris en voyant les bleus que tu avais eu aux poignets. Tu aurais pu m'en parler, ma chérie. soupira-t-elle compatissante.
Je baissais la tête honteuse et les larmes me montèrent aux yeux. C'était simple de parler de ça avec Vitali, Sasha, Thatch ou même Marco mais avec Mama, c'était plus compliqué. Pourtant elle était ma mère et ma confidente depuis toujours. C'était étrange. Elle me prit dans ses bras et je l'enlaçais comme je pus en faisant couler mes larmes. Elle me caressa les cheveux à l'arrière du crâne. Je craquais. Ma mère était là et je craquais enfin. J'avais fait bonne figure devant les autres et j'avais tenu à cause de ma colère mais maintenant qu'elle était là, tout s'écroulait.
- Mama, elle a raconté ce qu'il s'est passé à Sasha. Ace est juste un connard... commença mon frère.
- Ton langage, Vitali ! le réprimanda Mama.
- ... Il a failli me tuer... pleurai-je doucement.
- Je sais, mon bébé... Tu ne reverras plus ce garçon... souffla Mama en me réconfortant.
- Elle était en train de le quitter avant qu'il ne se prenne à elle à cause d'une histoire de mariage. fit Sasha.
- Je sais que tu étais au courant. J'étais contre cette idée tu sais mais ton père... Ne lui en veut pas ! Il ne souhaite que ta sécurité et ton bien. me chuchota-t-elle doucement.
- ... Je sais, Mama... Je ne lui en veux pas...
- Allez ne pleure plus ! C'est terminé maintenant. Il ne te fera plus de mal, ma chérie.
Oui, Thatch me l'avait dit. Je séchais mes larmes mais restais dans ses bras.
- Bon, juste pour savoir, tu peux manger normalement maintenant ? demanda mon cousin avec un sourire.
- Euh nan, je suis toujours nourrie avec des poches. Mon estomac n'est pas encore réveillé.
- T'inquiète pas ! Il va se réveiller quand tu vas nous voir bouffer à midi. ricana-t-il amusant Vitali.
- Nan, voyons ! On descendra à la cafétéria pour la laisser se reposer. ria Mama.
J'émis un petit rire amusé puis me décrochais d'elle.
- Ce serait bien que tu retrouves l'appétit. Tu dois reprendre du poids. Tu as une mine affreuse. dit-elle ensuite en passant une main sur mes cheveux pour les dégager de mon visage.
- Je n'en doute pas. souris-je doucement.
- Je vais ranger tes affaires de toilettes dans la salle de bain. s'exclama-t-elle en se levant.
Je hochais de la tête et la regardait prendre le gros sac pour aller dans la pièce voisine.
- J'ai tout raconté à ton frère de ce que tu m'as dit. chuchota Sasha en se penchant un peu vers moi.
- C'est un beau connard ! Heureusement que tu l'as largué. Je lui ai refais le portrait. Je t'avais dit que s'il recommençait à te faire du mal, je le défoncerais ! pesta faiblement mon frère.
- Oui, Marco me l'a dit mais peut-on arrêter de parler de lui ? Ça lui accorde de l'importance. Sinon, tu as été au restaurant de Thatch avec Bonney pour la Saint-Valentin ? demandai-je pour changer de sujet.
Parler encore de Ace ne me faisait pas du bien et je n'avais pas envie de me remettre à pleurer.
- Ouais même si nous n'avions pas la tête à ça. Bonney était en colère après Ace mais on a quand même passé un très bon moment. Elle s'est régalée et Thatch est passé nous voir. On a beaucoup discuté et il m'a enfin dit qu'il te kiffait. J'ai pas su jouer la surprise et Bonney encore moins alors je lui ai dit que tu me l'avais déjà dit et que j'ai passé le mot à Bonney. D'ailleurs pour ton anniversaire, il t'a achetée un cadeau. sourit en chuchotant Vitali.
- Oui, c'est un bracelet. Regarde ! murmurai-je en montrant mon poignet.
Sasha et mon frangin regardèrent hébétés le bracelet avec le petit chat comme pendentif. Mon cousin ricana et Vitali sourit.
- Il a pas encore fait semblant ! dit-il.
- Hey franchement, épouse-le ! Marie-toi avec lui ! Le gars persévère pour te plaire et il t'offre des cadeaux de luxe. Ne le laisse pas comme ça, Kuzina ! souffla amusé Sasha.
Je rougissais avec un petit sourire plissé.
- Je ne sais pas. Il est plus vieux que moi... soupirai-je doucement.
- Ah mais ! On s'en fout ! Tu as quel âge ?
- 18 ans...
- Et lui, il a quel âge ?
- 41 ans depuis avant-hier...
Sasha compta rapidement sur ses doigts puis roula des yeux.
- 24 ans de différence. C'est pas grave ! Et puis si on inverse son âge, là, c'est toi la plus vieille, Kuzina ! Alors on s'en fout qu'il soit plus âgé que toi ! Tu l'épouses et après tu penses à moi tous les mois en me faisant un petit virement de 200.000 roubles. sourit-il fier de lui.
Alors lui ! Il kiffait la thune à ce point-là.
- 200.000 ? Rien que ça ? rigola mon frère.
- Ouais mais si c'est trop, je peux descendre à 150.000. Ça plus la vieille que j'épouserais pour avoir son magot, je serais pépère jusqu'à la fin de ma vie.
Nan mais sérieux ! Un vrai michto le gars ! Vitali éclata de rire.
- Mais si la vieille veut baiser, tu fais comment ? demanda-t-il amusé.
- T'inquiète Kuzen ! J'ai tout prévu. Je la drogue pour qu'elle ronfle et pendant ce temps-là, je me tape sa petite servante bien chaude. ricana-t-il en mimant ensuite des mouvements de copulation à la fin.
Nous riâmes de son audace. Puis voyant qu'il nous amusait, il mima cette fois-ci quelqu'un lui donnant une fellation avec un air béat en rigolant. Qu'il était con ! Nous riâmes ensemble puis Vitali mit un coup de coude dans ses côtes pour le faire cesser car Mama sortait de la salle de bain avec le sac qu'elle posa sur le meuble du lavabo.
- C'est terminé. J'ai même pu ranger tes vêtements. Il y a une petite armoire. C'est très spacieux pour une salle de bain. Tiens, je vais chercher du thé à la cafétéria. Vous voulez boire quoi, les garçons ? proposa-t-elle en prenant son porte-monnaie.
- Du thé aussi. répondit mon frère.
- Et moi deux doigts de vodka !
- Nan pas de vodka dès le matin. On est pas en Russie, ici. Tu auras un thé comme tout le monde. dit-elle sévèrement en ouvrant la porte.
Sasha roula des yeux puis se leva.
- Attends, Tïatïa ! Je vais m'en fumer une. s'exclama-t-il en sortant avec elle.
Hein ? Il fumait ? Il ferma la porte derrière lui et Vitali ricana.
- Toujours aussi marrant, lui ! sourit-il amusé.
- Il a bien changé surtout. Il était pas aussi sympa avec moi avant. grimaçais-je.
- Moi non plus avant jusqu'à ce que tu changes. J'ai dit à Sasha que tu étais différentes maintenant. Il m'a dit qu'il l'avait vu par lui même hier. Tu étais plus ouverte et beaucoup moins coincée qu'avant d'après lui. Ça lui a fait plaisir car il me disait qu'il était obligé d'être limite odieux avec toi pour te rendre intéressante à l'époque. expliqua-t-il.
Je hochais de la tête comprenant. Ça ne me faisait plus rien maintenant d'entendre tout ça. J'avais changé même un peu et je voyais très bien la différence alors c'était de l'histoire ancienne.
- Au fait, tu dis rien mais le mois dernier du coup, lorsque Marco m'auscultait, il m'a dit que Thatch lui avait raconté pour ma relation libre avec Ace. Et ça avait l'air de l'intéressé car il me posait quelques questions... commençai-je amusée.
Vitali sourit moqueur puis ricana.
- ... Du genre par exemple, quel est ma préférence dans le choix de mes partenaires ? Et si il me plaisait ?...
Il éclata de rire alors que je gloussais.
- Et tu lui as répondu quoi ? demanda-t-il en riant.
- Bah que la seule préférence était que la personne devait me plaire et que oui, il me plaisait. Alors il a été direct mais respectueux en me disant qu'il aimerait passer une nuit avec moi donc il m'a passée son numéro de portable et son adresse et je lui ai passé mon numéro. Mais aujourd'hui, on en a discuté et il m'a dit que ça tenait toujours mais que maintenant que je n'étais plus avec Ace, on pouvait passer plus d'une nuit ensemble. Ensuite, il m'a embrassée. finis-je avec un sourire.
- Je te l'avais bien dit ! Jamais deux sans trois ! Tu comptes le voir et faire des trucs avec lui ? sourit-il.
- Bah ouais ! répondis-je spontanément.
- Fais gaffe quand même ! On ne le connaît pas, le gars. Pareil c'est un vrai psychopathe. s'inquiéta-t-il.
- Pareil ouais mais je ferais gaffe et puis je n'y suis pas encore. Je vais rester un moment à l'hôpital. Donc je vais apprendre à le connaître. Il se comporte différemment de Thatch et de Ace. On dirait qu'il est plus doux et plus respectueux de ma personne. Bon Thatch est aussi comme ça avec moi enfin depuis peu mais c'est seulement parce qu'il est amoureux de moi. dis-je rassurante.
- Mouais mais imagine, Marco est aussi amoureux de toi ! se moqua mon frangin.
- Oh nan ! Pas ça ! Ne me porte pas la poisse ! Nan, je pense juste que je suis son genre et qu'il a sauté sur l'occasion pour passer du bon temps avec moi. souris-je un peu paniquée.
Manquerait plus que ça ! Marco, amoureux de moi ? La blague ! Vitali ria de bon cœur.
- Il va être ton plan cul secret ? demanda-t-il amusé.
- Euh secret ? Je n'y avais pas songé mais c'est vrai que si Thatch ou Ace l'apprenait, ils le prendraient peut-être mal. Surtout Ace quoique, j'en sais rien pour Thatch. Il est ouvert d'esprit mais s'il est question de son meilleur ami, ça peut être autre chose. dis-je songeuse.
Mon frère haussa des épaules.
- Il faudrait que tu lui demandes pour être sûre. Sinon, tu comptes Thatch comme un futur plan cul aussi ?
- Euh... Peut-être mais je ne sais pas si ce serait une bonne idée. Ça lui ferait sûrement beaucoup de mal.
- Ouais mais Bonney m'a dit que ce serait bien qu'il devienne mon beau-frère comme ça elle pourra tout le temps manger des pizzas de sa part et squatter souvent ses restaurants. ricana-t-il.
Alors elle...
- Mais qu'est-ce que vous avez tous à vouloir me caser avec lui ? Toi, tu en penses quoi ? Tu crois que je devrais sortir avec lui ? questionnai-je en soupirant.
- J'ai pas à te dire quoi faire de ce côté-là. Tout ce que je vois c'est qu'il se comporte mieux que Ace à ton égard et il ne t'a jamais fait pleurée. Tu es toujours souriante avec lui et tu as l'air de bien lui parler pour oser te confier à lui à propos de ce qu'il se passait entre Ace et toi. Après, je sais qu'il a dit à Papa ce qu'il ressent pour toi et ça n'enchante pas trop notre père car c'est un pirate. Je ne sais rien concernant Mama mais je crois qu'elle ne doit pas être au courant. Tu te focus trop sur votre différence d'âge mais je pense que le vrai problème pour les darons serait qu'il soit un criminel du net. Ils veulent nous protéger. Avec Ace, ça a dû passer limite car Papa lui a fait confiance pour s'occuper de toi avec cette histoire de mariage mais il a été déçu de lui après ce qu'il t'a fait alors maintenant il doit se méfier de Thatch. Faut pas oublier que tu es sa fille et qu'il ne souhaite que ton bien et ta sécurité. répondit-il sérieusement.
Mais d'où il arrivait à me sortir ce genre de truc ? Il avait pas 16 ans, ce type ! Incroyable ! C'était pas un ado, c'était un vieux en fait !
- C'est vrai. Je me sens bien avec lui mais je me sentais bien aussi avec Ace. Honnêtement, je pourrais tomber amoureuse de lui. Quand je l'ai vu hier soir, ça m'a fait très plaisir. Je ne voulais même pas qu'il parte. Cependant, il a 41 ans. C'est énorme ! soufflai-je.
- Franchement, moi, je m'en fous de l'âge. Je suis très bien avec Bonney et c'est ce qui compte. Tu te poses trop de question, la naine. Si tu es bien avec lui, tente un truc ! Je te dis ça comme ça mais lorsque je discutais le peu de fois avec lui sur Discord avant ton hospitalisation, il me parlait de toi et me posait des questions. Ce n'était pas méchant mais ça s'entendait clairement qu'il s'intéressait à toi. Il voulait apprendre à te connaître à la différence de Ace qui préférait parler du jeu. Lui, il ne m'a jamais demandé ce que tu aimais faire de ton temps libre. Une fois Thatch m'a même demandé ta couleur préférée. Ça fait très cliché, je trouve mais ça se voit que tu ne le laisses pas indifférent. Je l'ai raconté à Sasha.
Oh Thatch... J'esquissais un petit sourire émotif.
- C'est vrai que Ace ne savait presque rien de moi. Je m'en suis rendue compte le mois dernier du coup, Thatch m'avait préparée une limonade et Ace a été surpris de savoir que j'adorais ça. Et puis, Thatch m'avait posée une fois des questions sur moi un soir. On avait discuté pendant deux heures et on s'était bien marré. On avait même eu un fou rire. Je rigole bien avec lui, bien plus qu'avec Ace. Les seules fois où j'ai eu des fous rires avec lui, c'était quand nous avions bu. Je m'en rends compte maintenant. Je m'entends bien avec lui mais si on ne baisait pas, on se disputait, à croire qu'on était fait que pour coucher ensemble...
Vitali éclata de rire et j'esquissais un sourire.
- En tout cas, c'est vrai que ça se voit que Thatch tient beaucoup à moi car il a annulé un week-end avec un plan cul pour veiller sur moi à l'hôpital pendant mon coma. souris-je.
- Ah ouais ? C'était quand ?
- Le week-end de mon anniversaire. Il avait réservé deux jour à l'Onsen de North Blue à la montagne de Drum pour Ace, son plan cul, lui et moi. Et on aurait fêté mon anniversaire là-bas. expliquai-je.
- Ah mais de toute manière, ça aurait été mort vu que tu as largué Ace... Mais ça me fait penser qu'à ton anniversaire, c'est vrai que Thatch était là. On est tous venu et Mama avait fait un Lait d'oiseau. Il n'y avait pas de bougie mais Thatch l'a mangé avec nous. Bonney était contente de le voir. Comme cadeau, on t'a offert tous les deux le chat en peluche qui est là et le cadeau de Mama et Papa est arrivé avec Sasha. Il a joué le coursier mais c'est interdit de l'amener à l'hôpital. ricana-t-il à la fin.
Hein ?
- Qu'est-ce que c'est ? demandai-je curieuse.
- Ah c'est une surprise ! sourit-il malicieux.
J'émis un petit rire joyeux.
- C'est quoi ? Allez dit !
- Nan je ne dirais rien ! ria-t-il.
- C'est trop gros pour rentrer dans un hôpital ? tentai-je pour en savoir plus.
- Nan, c'est petit mais je ne dirais rien. Cherche pas ! Je veux pas gâcher la surprise. A la rigueur quand tu iras suffisamment mieux pour pouvoir sortir un peu, tu pourras le voir.
- Attends c'est petit et ça ne peut pas rentrer ici... Qu'est-ce que ça pourrait être ?... réfléchissais-je.
- Tu ne trouveras pas. Batailles pas ! gloussa Vitali.
Je riais avec lui.
- Je peux juste te dire que pour ton anniversaire, cette année, tu as été très gâtée. Déjà, la peluche, le bracelet qui doit être cher de Thatch et le cadeau des darons. Sinon, pour passer à autre chose, Kiku m'a fait faire mon Book. C'est pour ça que j'ai les cheveux coupés. Izou a trouvé que ça ferait mieux et je dois dire qu'il n'a pas tord. Peut-être que tu auras un relooking aussi ? Par contre, les frais du coiffeur seront déduis de ma première paye. Ça, c'est dommage !
- Oh tu me le montreras ! m'extasiais-je.
- Ouais, je te l'apporterais quand Kiku le recevra. Il est en train d'être conçu. Je n'ai fait que les photos. Je trouve que je me suis bien débrouillé. On pourra le compléter avec nos futures prestations. Je n'ai pas encore signé le contrat. Izou préfère qu'on le fasse ensemble, tous les trois. Il en veut beaucoup à Ace pour ce qu'il t'a fait. Il a dit, je cite : Ce petit imbécile m'a fait perdre de l'argent avec sa stupidité ! Ça m'a amusé. Les darons sont au courant du coup et Mama est très contente pour nous.
- J'ai très hâte de commencer à bosser. Ça me branche bien. J'avais un peu peur lorsque Thatch m'en avait parlée mais en y réfléchissant bien, je trouve ça cool. souris-je.
- Ouais ! Et on passera à la télé ! Et tout le monde nous verras sur une grande affiche dans les quartiers de Red Line, pareil même dans le Nouveau Monde ! s'exclama-t-il.
- Ouais ! On deviendra des stars.
- Grave !
Nous riâmes joyeusement. On s'emballait un peu trop mais ça faisait du bien.
- Au fait, tu as parlé à Papa de ce qu'on avait entendu dans son bureau, le mois dernier ? demandai-je doucement ensuite.
- Ouais et du coup, j'ai eu mon émancipation après mon anniversaire. Un type est venu à la maison le premier Mars et on a rempli les papiers. Je lui ai dit que tu refusais le mariage et préférais te faire émanciper puis qu'on allait quitter la baraque après avoir trouvé un boulot. Ça ne lui a pas vraiment plus mais vu qu'on sera émancipé tous les deux, il ne pourra pas nous obliger à rester. Mama est au courant et ça la rend triste mais je lui ai dit qu'on viendra les voir souvent. D'ailleurs, j'ai appris qu'ils restent soumis à l'obligation de s'occuper de nous financièrement. J'ai dit aussi aux darons qu'on voulait intégrer l'Armée Révolutionnaire. Ça avait l'air de les faire chier. Mama était contre bien sûr mais Papa n'a pas bataillé et il a dit qu'on rencontrera son supérieur ce mois-ci lorsqu'il viendra à East Blue. Il doit sûrement parler de Sabo ou peut-être de Dragon.
- Nan, je pense Sabo. Dragon ne risquerait pas de se montrer à découvert. Il est recherché ! Les choses avancent bien mais je ne sais pas comment ça va se passer, même pour après. Papa avait parlé d'un coup d'Etat. On va peut-être devoir utiliser des armes et tirer sur des gens... dis-je peinée.
- Ouais mais il faut bien. Tu vas pas arriver avec une fleur dans le cul en demandant au Gouvernement Mondial de se rendre et puis on est pas obligé de tuer, juste intimider suffira. Mais bon on verra bien, pareil ça se passera autrement.
- Ouais j'espère. Je ne veux pas faire du mal aux gens...
- Moi non plus...
La porte s'ouvrit sur Mama et Sasha portant tous les deux les boissons. Il y avait même des croissants pour chacun.
- Nous revoilà ! sourit Mama.
Ils s'installèrent à leur place précédente et distribuèrent les vivres. Bien sûr, je n'avais rien et ça ne me disait pas de goûter. Mon estomac me faisait toujours la gueule. J'avais vite envie de reprendre du poids alors ça me faisait chier de ne pas encore manger.
La matinée passa vite et vint le moment où ils quittèrent ma chambre pour aller déjeuner à la cafétéria. Je soufflais doucement une fois seule et mis le lit à plat pour me reposer. C'était bien de les voir mais ça crevait. Je ne dormis pas longtemps car on toqua puis entra rapidement en s'annonçant. C'était une infirmière avec une aide-soignante. La première accrocha mon repas et s'éclipsa ensuite me laissant seule avec sa collègue.
- Vous allez prendre une douche. Je suis là pour vous aider. me dit-elle souriante.
Je hochais de la tête en me redressant lentement de mes bras pour m'assoir. Elle apporta le fauteuil roulant et accrocha les poches ainsi que celle pour l'urine dessus avant de m'aider à m'installer dessus. C'était compliqué si on ne me portait pas et j'avais failli me casser la gueule. Heureusement que la meuf avait des réflexes ! On alla ensuite dans la salle bain et je vis que Mama avait tout bien rangé pour que ce soit à ma portée. L'aide-soignante ouvrit le petit dressing et sortit deux serviettes de bain, un gant de toilette puis m'aida à choisir mes vêtements. Je choisis une robe sans manche légère qui s'attachait autour du cou par un lacet et qui se fermait avec des boutons sur le devant. Mama avait bien pensé. Par contre, la femme me conseilla de ne pas mettre de sous-vêtements donc pas de soutif ni de culotte. Ça allait poser problème pour les tuyaux. Elle fit couler l'eau avec le pommeau et m'aida à retirer la chemise d'hôpital avant de me venir en aide pour que je m'installe sur le siège adapté puis de me laisser seule dans la piece.
- Je reste à côté si besoin. m'informa-t-elle gentiment.
Je hochais de la tête en la remerciant puis elle ferma la porte. Je retirais mon bracelet et ma bague de fortune pour les poser sur le petit meuble à ma portée. Je fis ensuite couler l'eau chaude sur mon corps en faisant attention à ne pas mouiller la gaze. Bon sang ça faisait du bien ! Je me mouillais les cheveux qui devaient être sales mais je trouvais qu'ils étaient à peine gras. Quelqu'un avait dû me les laver pendant mon coma. C'était sympa de sa part. Mama avait acheté un nouveau shampoing. Elle avait sûrement voulu me faire plaisir car il était parfumé à la fleur de cerisier. D'ailleurs en parlant de ça, j'avais dû manquer leurs éclosions. Nous étions en Printemps et le temps s'était radoucie. Je voulais profiter des beaux jours mais au lieu de ça, j'étais condamnée à rester dans cet hôpital pendant un temps.
Je me lavais la tignasse doucement car c'était difficile de maintenir mes bras en hauteur pendant longtemps puis je nettoyais mon corps avec le gel douche et le gant. Oh il était parfumé à la vanille ! Que ça sentait bon ! J'avais envie de me bouffer. Euh nan ! Peut-être pas... J'avais bien maigri et on voyait même mes côtes. Je me dégoûtais. Lorsque je passais le gant sur mon corps, c'était désagréable. Je me lavais l'entrejambe en faisant attention au tuyau. Ouark ! J'avais eu un frisson de dégoût en voyant qu'il était dans mon urètre. C'était dégueulasse ! Oh bordel ! La toison blonde que j'avais. Je n'avais plus l'habitude de voir des poils ici. D'ailleurs en regardant de plus près, j'en avais sur les jambes et les aisselles. Je devais vite m'épiler pour ne pas effrayer les gens. Même si ça ne se voyait pas beaucoup, c'était gênant de se montrer comme ça. Je me rinçais ensuite puis me séchais avant de remettre mon bracelet et me tâtais à remettre la bague de Ace. Je décidais quand même de la mettre pour ne pas la perdre et la lui rendrais une fois que je serais prête à le revoir pour entendre ses excuses. D'ailleurs, je ne savais pas si je devais faire pareil avec son bracelet. J'avais envie de le garder car il était beau. Il devait être avec mes affaires de l'autre fois tout comme le collier de Thatch. Ah Thatch... J'avais hâte de le revoir ce soir. A force de discuter de lui, je me disais que ce serait pas si mal si nous étions ensemble. Mon cousin et mon frère se foutaient pas mal de son âge mais les darons se méfiaient de lui car c'était un Pirate. C'était un bon point d'un côté. Ça voulait dire qu'ils étaient un peu tolérant sur le fait qu'une type de leur âge soit amoureux de leur fille. Euh dit comme ça, ça faisait flipper mais c'était la vérité. Je voulais revoir Thatch. Je parlais bien avec lui et j'appréciais sa présence. Toutefois, je ne savais pas si j'avais des sentiments amoureux pour lui. J'étais en béguin sur lui mais à voir du coup sur le long terme. Et puis j'avais un peu peur de m'engager de nouveau, si on pouvait dire ça comme ça, avec quelqu'un après ce qu'il s'était passé avec Ace. J'avais peur d'être encore déçue en fait.
Une fois sèche et les cheveux humides, je m'installais comme une vieille larve sur le fauteuil roulant. Bordel, j'avais perdu du poids et pourtant j'avais l'impression de peser une tonne. Putain de muscles à la con ! Je me vêtis de ma robe puis me rapprochais du petit dressing avec difficulté vu ma force actuelle et chopais mon déodorant et je vis un flacon de parfum. Je ne le connaissais pas. Il était petit et basique mais bordel il sentait bon la pomme d'amour. Avec joie, je m'en mis. Mama avait été généreuse. Elle voulait me remonter le moral en me faisant plaisir. Quel cœur !
Les bras tremblants, je réussis à quitter la salle de bain et ne découvris personne dans la chambre. L'aide-soignante qui disait qu'elle était à côté si besoin. Mon cul, ouais ! J'aurais pu crever la gueule ouverte. Bon bah autant rester dans le fauteuil. Je m'approchais du lit pour prendre mon portable. J'avais plein de notifications qui dataient depuis le mois dernier et je remerciais le ciel que Sasha n'ait pas fouiné. Bon c'était en japonais, il n'aurait rien comprit. Ça devait être pour ça. Cependant, je vis que la langue de mon téléphone avait été changée pour du russe. Il avait dû le modifier pour trouver le numéro de Ace. D'ailleurs, il avait fait comment pour infiltrer son portable et ainsi effacer la vidéo ? Mystère ! Bon les notifications...C'étaient des sms de mon opérateur, un numéro inconnu et de... Sasha ? Il avait dû enregistrer son numéro. Bon voyons, mon opérateur, c'était pour ma facture. On s'en foutait. Je lisais donc le sms de l'inconnu.
« Aspasie ! On t'attend. Si tu viens pas dans 5 mins, on vient te chercher chez toi ! Luffy »
Hein ? Comment il avait eu mon numéro, lui ? Ça datait du samedi 12 Février à 13h19. Bon du coup, ils avaient dû passer chez moi. Ace n'avait sûrement rien dit à son frère car, il ne m'aurait pas attendue avec les autres pour le Paintball. Vitali et mes parents ont dû leur dire. J'enregistrais son numéro et passais à celui de Sasha écrit en russe.
« J'ai effacé la vidéo et des photos de toi à poils sur son portable. J'ai pu aller sur son pc rapidement juste pour jeter un œil et il n'y avait rien sur toi. Pose pas de question et dis-moi juste merci, Kuzina ! PS : tu as vraiment des beaux seins. Si tu n'étais pas ma cousine, je t'aurais plus que mater ! ;D »
Oh putain alors lui ! Sans gêne, celui-là ! Ça faisait froid dans le dos mais autant prendre ça pour un compliment. Je ne voulais pas être en froid avec lui surtout que je commençais à bien m'entendre avec lui et je lui en devais une pour la vidéo et les photos. Je lui répondis merci en anglais et pensais à télécharger en rentrant un clavier russe.
J'envoyais maintenant un sms à Thatch. J'avais envie de lui parler.
« Coucou, j'ai récupéré mon portable. J'ai hâte de te revoir tout à l'heure. Tu me manques. »
Ah le collier ! J'allais vers le petit meuble du lavabo et prit le sac en plastique contenant mes affaires. Je farfouillais dedans pour trouver le collier et le mis avec un sourire puis tombais sur le bandeau que je déposais dans mes cheveux. J'attachais également le bracelet de Ace au poignet droit, le même où j'avais mon bracelet d'hôpital avant de tomber sur le mot de Marco. J'enregistrais son numéro dans mon portable et mis le papier dans le gros sac que Mama avait apporté puis je ranger le sac en plastique avant de me diriger vers la fenêtre avec difficulté. J'avais reçu le sms de Thatch et je le lus avec un sourire.
« Coucou, ma jolie. J'ai hâte aussi de te voir tout à l'heure. Je suis content de savoir que je te manque. C'est réciproque. Tu me manques aussi. Marco m'a dit que tu allais mieux. J'en suis heureux. Je suis à ma pause au boulot. Je pensais à toi et voilà que je reçois un sms de ta part. Je viendrais vite après le boulot. Le temps de rentrer prendre une douche puis d'arriver et je serais là en fin d'après-midi. A tout à l'heure, ma jolie. »
Mon cœur battait la chamade. Il était à peine 13h et il n'arriverait qu'en fin d'après-midi. Ça allait être long. On toqua à la porte et elle s'ouvrit sur ma famille. Je leur souris avant de répondre à Thatch.
« Oui, je vais mieux. J'ai pu me doucher toute seule et m'habiller. Ma mère, mon frère et mon cousin sont avec moi depuis ce matin. Ça fait du bien de les voir. Je t'attendrais. A tout à l'heure. »
- Nous revoilà ! s'exclama Mama joyeusement.
Je posais mon téléphone sur mes genoux et regardais Vitali et Sasha s'assoir sur le lit.
- J'ai eu le temps de prendre une douche et de m'habiller. dis-je.
Mama prit la couverture sur le lit en poussant un peu les garçons et me la mit.
- Tu vas attraper froid comme ça. Je vais te démêler les cheveux. dit-elle en allant ensuite dans la salle de bain.
Elle revint avec une brosse et me coiffa doucement. C'était agréable. Ça me rappelait le soir de la fête chez Sanji. Vitali et Sasha discutaient de musique pendant ce temps-là.
Nous avions bien discuté une bonne partie de l'après-midi. J'avais appris que mon cousin avait eu son diplôme de cuisinier peu de temps avant de venir et qu'il recherchait un emploi. J'avais pensé à Thatch au cas où et ça avait intéressé Sasha, car il aurait pu avoir un visa travail et rester au Japon. Être ici lui plaisait à chaque fois mais je soupçonnais qu'il disait ça en pensant aux gonzesses. Toutefois, s'il voulait travailler ici, il devra apprendre la langue de ce pays et ce n'était pas gagner. Il ne savait pas dire grand chose sauf les bases du genre bonjour, au revoir, oui, non et la phrase Voulez-vous coucher avec moi ? Ah celle-là, il avait prit bien le temps de l'apprendre ! Ce qui lui avait valu une tape de Mama derrière la tête.
Ils avaient dû partir aux alentours de 15h au moment où un infirmier était arrivé pour leur dire que je devais me reposer. D'ailleurs celui-ci m'avait aidée à me coucher dans le lit et je n'avais pas dit non pour une sieste. J'avais dit à Mama de prendre le sac en plastique pour laver mes affaires et d'apporter la prochaine fois ma cire à épilation avant de partir. Je m'étais vite endormie ensuite. Lorsque je me réveillais, il faisait encore jour dans la chambre. J'avais bien dormi et je sentis qu'on me caressait les cheveux. Surprise, je tournais la tête et vis Thatch me souriant. Enjouée, je me redressais de mes bras tremblants et me jetais à son cou, le sourire aux lèvres.
- Thatch ! m'exclamais-je, heureuse.
Il me serra contre lui en émettant un petit rire. Nous restâmes enlacés et je fermais les yeux de satisfaction. Ça faisait du bien de le voir. Oh il sentait bon ! Thatch renifla mes cheveux puis enfouit son visage dans le creux de mon cou pour faire de même. Il grogna faiblement puis me serra plus fort. Son bouc me chatouillait l'épaule me donnant un frisson.
- Tu m'as manquée ! soufflai-je doucement.
- Toi aussi, ma jolie. Je suis arrivé il y dix minutes. J'ai toqué mais tu dormais comme une marmotte alors je n'ai pas voulu te réveiller.
- Ma famille est partie vers 15h et j'étais fatiguée. La sieste m'a fait du bien. souris-je.
- Tu as bien dormi alors. Quand je suis arrivé à l'hôpital, il était 17h passé. Deux heures de sieste ! ricana-t-il dans mes cheveux.
Je riais doucement avec lui.
- Au fait, ma mère est au courant de tes sentiments pour moi ? demandai-je.
- Je ne lui ai rien dit mais ton père lui en a peut-être parlée. Pourquoi ?
- Tout à l'heure, elle a parlé de toi et j'ai l'impression qu'elle ne sait rien ou alors elle joue bien la comédie. Elle a dit que tu devais être amoureux de moi pour venir me voir tout le temps. riais-je à la fin.
Il ricana.
- Elle est très proche de la vérité.
- Thatch, j'aimerais te parler de nous deux, si ça ne te dérange pas. dis-je en me calant mieux contre lui.
J'entendis son cœur cogner durement dans sa poitrine.
- Ca ne me dérange pas. Que veux-tu me dire, ma jolie ?
- J'ai beaucoup réfléchi et j'aimerais bien essayer avec toi mais à la condition qu'on apprenne à se connaître beaucoup mieux avant. Je ne connaissais pas assez Ace et j'ai fini par être déçue. Je ne veux pas que ça arrive avec toi et pareil pour toi, je ne veux pas que tu sois déçu de moi... soufflai-je timidement à mon regret.
Thatch garda le silence un moment me rendant anxieuse puis ricana joyeusement. Quoi ? Il se foutait de ma gueule ?
- Il n'y a que ça comme condition ? me demanda-t-il amusé.
- Euh oui... murmurai-je un peu prise au dépourvu.
- Ca me va très bien, ma jolie. Mais que fais-tu de notre différence d'âge ? Toi qui trouvais ça problématique.
- Et bien, on me dit souvent que je me pose trop de question et après en avoir parlé avec mon cousin et Vitali, je me rends compte que je suis une idiote de te repousser à cause de notre âge alors que tu ne me laisses pas indifférente. Je ne suis pas amoureuse de toi, enfin je crois. Je n'y connais rien à l'amour mais je sais que tu me plais et que je me sens bien avec toi. Je pense souvent à toi et tu me manques à chaque fois que tu n'es pas là. Je dois avoir le béguin pour toi mais je veux être sûre que ce que je ressens pour toi ne s'envolera pas à cause d'une broutille idiote. Voilà pourquoi j'aimerais qu'on apprenne à se connaître beaucoup plus avant.
- Ca me va très bien. Mais quand saurais-je que nous serons officiellement ensemble ? Je veux dire en attendant de mieux se connaître nous restons sexfriend mais... commença-t-il mais je ne lui laissais pas le temps de finir.
- Je pense que ça sera lorsque je te dirais ce que je ressens pour toi. Mais j'ai une question. Si tout va bien et qu'on se met ensemble, on sera dans une relation libre, n'est-ce pas ?
Il sourit bruyamment.
- Oui bien sûr, ma jolie.
- Et il y aura des règles ? demandai-je hésitante.
Je n'avais pas spécialement envie qu'il y en ait. Ça mettrait un frein à ma liste de plan cul.
- Nan ! Tu n'as pas besoin de ça avec moi. Tant que nous restons fidèle en amour tout va bien. Tu auras le droit d'aller voir qui tu veux, où tu veux et quand tu veux sans te sentir obliger de me le dire. Même Marco ! dit-il un poil moqueur à la fin.
Je rougis fortement et la machine s'emballa à cause de mon rythme cardiaque élevé. Thatch ricana.
- J'ai vu comment il te regarde. S'il vient te voir ne te sens pas obligé de le repousser parce qu'il est mon meilleur ami. Mais tu auras intérêt à être très en forme car à ce qu'il paraît, il ne s'épuise jamais. Il est toujours d'attaque pour une suite. ria-t-il.
La vache !
- Mais comment c'est possible ? soufflai-je ahurie.
- J'en sais rien. A croire qu'il renaît de ses cendres ! rigola Thatch.
Je riais avec lui.
- Tiens ! J'ai quelques questions, ma jolie. Commençons par la première ! Quand nous serons officiellement ensemble, tu voudras bien jouer avec moi dans mon grenier ou tu ne te sentiras pas prête pour du BDSM ?
Je pris un moment pour lui répondre. Il envisageait vraiment que l'on soit ensemble. Il n'y avait pas de peut-être avec lui. C'était direct.
- Pourquoi pas, oui. Cependant, ce sera le minimum que tu puisses faire.
- Ne t'inquiète pas ! Fait-moi confiance ! J'irais doucement pour débuter. J'ai une autre question. Une fois qu'on sera ensemble, tu voudras vivre chez moi ou tu préféreras rester avec ton frère quand vous aurez quitté le cocon familial ?
- Je ne sais pas. Je verrais avec Vitali ce qu'il en sera. Pour le moment, je ne suis pas encore émancipée. Tu voudrais que je viennes vraiment chez toi ?
- Oui, ma jolie. Ça me ferait très plaisir de me réveiller avec toi tous les matins. Mais si tu n'en as pas envie ne te sens pas obligée.
- Ce n'est pas ça. C'est juste que ça ne posera pas problème par rapport à tes plans culs ?
- Nan ! Ne t'inquiète pas ! En plus, j'ai commencé à faire le tri depuis que je t'ai fait ma déclaration.
- Ah ouais ? Tu en as retiré combien de ta liste ? demandai-je.
- Tu es curieuse, dit-moi ! J'ai dit adieu à au moins une dizaine. Il m'en reste 11 exactement. Mais je n'ai pas encore fini. Je compte en garder quelques un, au moins un nombre qui se compte sur les doigts d'une main.
Il faisait ça pour moi ?
- Pourquoi tu as fait un tri ? demandai-je en ouvrant les yeux.
- Je me libère du temps pour être avec toi, tout simplement. Je veux prendre soin de toi un maximum, car je t'aime. Je n'aurais jamais cru faire ça un jour pour une femme même faire ça tout court. Tu me changes, Anastasia.
Je me redressais pour le regarder dans les yeux. Il était sincère dans ce qu'il disait. Il faisait vraiment ça pour moi ? Lui, le dragueur coureur de cul ? Il avait dit adieu à plus d'une dizaine de plan cul qu'il connaissait depuis des années pour moi ? J'étais stupéfaite. Qui l'aurait cru ? C'était pas des conneries lorsqu'il disait qu'il m'aimait.
- Comment... Comment ça s'est passé ? questionnai-je, émue.
- Je leur ai dit à chacune que j'étais tombé amoureux et que je ne pouvais donc plus continuer avec elles. Elles ont pour la plupart comprit et m'ont souhaité plein de bonheur mais Mikita a eu le cœur brisé. Elle m'a fait une crise au téléphone et elle est même venue chez moi. Elle a voulu qu'on baise mais pour moi, c'était déjà fini. Je l'ai mise à la porte et elle a pleuré devant chez moi pendant une demi-heure avant de partir. Ça me faisait de la peine pour elle mais je ne pouvais pas faire autrement. expliqua Thatch, désolé.
- Je suis triste pour elle. Ça a dû être difficile. J'espère que ça ira. soufflai-je tristement.
- Tu es si gentille, Anastasia. C'est un trait que j'aime chez toi.
- J'ai des défauts, tu sais. souris-je.
- Pas pour moi ! Mais vas-y ! Cite-les moi et je te donnerais leur avantage ! ricana-t-il.
Je fis une petite moue en réfléchissant sous son regard amusé.
- Humm... Je suis un peu timide...
- Ca te rend trop mignonne surtout lorsque tu rougies. Tu es craquante. Ça donne envie de te protéger car tu as l'air si fragile.
Oh bordel ! Il me faisait rougir en plus, ce con ! Mais Ace disait la même chose. Était-ce la même pour les autres mecs ?
- ... Je suis aussi réservée... Enfin un peu moins maintenant... bégayais-je.
Oh nan ! Je perdais tous mes moyens maintenant...
- Ca te rend à l'écoute des autres. La plupart des nanas parlent beaucoup et je ne peux presque pas en placer une. Je sais de quoi je parle. Je suis un grand bavard mais toi tu m'écoutes et ça me plaît.
Ce qu'il me disait me touchait beaucoup.
- ... Je suis naïve mais... Je veux changer...
- Oui j'avais remarqué mais ça te permet de voir le bon en chacun de nous. La preuve, tu fréquentes des Pirates sans te soucier plus que ça qu'ils sont des criminels. Tu as même tendance à oublier qui je suis vraiment et c'était le cas également pour Ace. Je pense que ça doit être la même chose pour Marco. Alors je te remercie pour ça. Tu es d'une grande gentillesse, Anastasia. Ne change pas trop ! sourit-il doucement.
Nos regards ne se détachaient pas l'un de l'autre. Je remarquais alors ses pupilles dilatées. C'était envoûtant.
- Et toi, tu as des défauts ? demandai-je dans un souffle sans le quitter des yeux.
- Oui, tu en connais un. Je suis très têtu ! sourit-il ce qui m'amusa.
J'émis un petit rire et hochais de la tête.
- Je confirme ! riai-je doucement.
- Je peux me montrer très autoritaire et ça énerve vite les gens. Je suis comme ça. J'aime tout contrôler et si ce n'est pas fait comme je le veux, je m'énerve très vite.
- Ouais, j'avais vu un peu ça sur le Discord quand Ace était arrivé en retard pour le classement PVP. fis-je.
- Et encore ça, c'est rien. Tu me verrais en cuisine. Tu ne pourrais pas travailler avec moi. J'ai même perdu des employés qui avaient démissionné à cause de ça.
- Tu es effrayant ! riai-je amusée.
- N'aies pas peur de moi, ma jolie ! Je ne te ferais jamais de mal, enfin sauf si tu me le demandes. ricana-t-il avec un clin d'œil.
Je rougis fortement en songeant à ses jeux très osés. Il était amoureux de moi et changeait sur certains points mais ça, il ne changera jamais. Thatch aimait le plaisir charnel.
- J'aime te voir comme ça. Tu me fais fondre. Sinon je sais que je suis également un peu dépensier.
- Un peu ? Vraiment ? demandai-je moqueuse.
Thatch éclata de rire.
- Ouais bon beaucoup, je l'avoue. Mais j'ai de l'argent alors autant l'utiliser. Ce serait con de tout garder pour ne rien en faire. Je dépense sans compter et sans regarder les prix.
- J'avoue mais tant que tu ne te fous pas dans la merde, ça va. Moi, c'est tout le contraire. Si je dépenses, je compte au Berry près et je louche bien sur les prix. riai-je.
- Je te vois bien faire les courses avec une calculatrice et te ruer sur les promos ! pouffa Thatch.
- Ah ! J'avais pas pensé à la calculette. Je fais tout de tête. hallucinai-je.
Il éclata de rire et je le suivis.
- Alors toi ! Tu comptais sur tes doigts aussi ?
- Oui ! Quand il y a besoin. riai-je d'une voix aiguë.
- Quand il y a besoin qu'elle dit ! pleura-t-il de rire.
Nous étions maintenant dans un fou rire et nous nous lâchâmes pour rire à pleins poumons. Une larme coula sur ma joue.
- Quand on est rentré chez Prada, j'avais cru faire un malaise ! Et après je te voyais avec le catalogue et dire à la gérante que tu prenais en plus plein d'autre truc, je me suis dit il est pas sérieux, là ?! Le pire était quand elle a dit le montant à la fin. J'ai cru faire une crise cardiaque !
- Mais nan !
- Mais si !
Nous riâmes encore puis on toqua à la porte. Elle s'ouvrit sur Marco qui sourit en nous voyant aussi mort de rire.
- Et bien qui a-t-il d'aussi drôle, yoï ? questionna ce dernier amusé.
- Et ben Anastasia... commença Thatch en riant toujours.
- Nan ! Ne lui dit pas ! pleurai-je de rire en lui coupant la parole.
- Pourquoi ?
- Il n'est pas prêt à l'entendre ! riai-je.
- Quoi ?! hallucina-t-il mais je ne répondis pas.
Je riais encore et nous partîmes tous les deux encore dans un fou rire. J'entendis Marco rire avec nous. Ça devait être communicatif. Après un petit moment, nous pûmes nous arrêter et nous nous regardâmes en silence avec un sourire jusqu'à ce que Thatch explose de nouveau nous entraînant avec lui dans son fou rire. Oh bordel ! On allait jamais en finir. Toutefois, Marco eut le courage de se reprendre.
- Bon ! Le rire est bon pour la santé mais je suis venu pour te retirer ta sonde, Anastasia. Thatch, tu veux bien nous laisser seuls un moment, s'il-te-plaît, yoï ?
Thatch se leva en riant encore aussi rouge qu'une écrevisse en prenant son manteau suspendu au siège.
- Ouais ! Je vais prendre l'air. Ça va me faire du bien. A tout à l'heure ! ricana-t-il en sortant de la chambre avec un sourire.
Je m'étais calmée mais je gardais un sourire plissé montrant toujours mon amusement. Marco posa un dossier sur le meuble du lavabo et me sourit amicalement.
- On m'a dit que tu te débrouillais bien avec un fauteuil roulant alors tu peux aller aux toilettes toute seule. Je vais te retirer ta sonde vésicale. Ça ne sera pas agréable. Puis je vérifierais ta vessie, yoï. expliqua-t-il en se lavant les mains.
- D'accord... répondis-je un peu anxieuse.
Marco sortit du placard du lavabo un peu de matériel et s'approcha du lit.
- Tu me donnes l'autorisation de te toucher, yoï ?
- Oui. dis-je en hochant de la tête.
- Très bien allonge-toi et retire tes draps, yoï.
Je fis ce qu'il me disait et appréhendais. Putain, il allait voir mes poils ! Bon c'était futile mais bordel, quoi ! Marco s'installa sur le lit après avoir récupéré une bassine qu'il avait mit à ses pieds, prit une de mes jambes qu'il posa sur les siennes puis installa son matériel sur le lit. Il vida la poche d'urine dans la bassine et mit ses gants. C'était trop gênant, putain ! Je n'osais même pas le regarder et fixais le plafond en me bouffant les lèvres. Je le sentis détacher la sonde de ma cuisse et enlever la gaze. Ah putain de scotch ! Ça piquait. Je ne savais pas ce qu'il faisait ensuite mais je finis par grimacer à cause d'une petite douleur à mon urètre. Il tournait le tuyau à l'entrée, ce con.
- Expire un bon coup et détend-toi ! Je vais la retirer maintenant, yoï.
J'expirais lentement et le sentis tirer dessus. Putain ça faisait mal ! Je lâchais un petit couinement en grimaçant. Mais il y avait combien de centimètres dans ma vessie ? Ça durait longtemps. Enfin selon moi... Il enleva ensuite ses gants pour en changer et me nettoya l'entrée de l'urètre avec une gaze humide. Ouh c'était froid ! Je frissonnais légèrement.
- Je vais vérifier ta vessie maintenant et m'assurer qu'elle est toujours en place, yoï.
Je hochais de la tête et sentis ses doigts lubrifiés se faufiler dans mon vagin. Oh Seigneur ! Après l'effort, le réconfort. Enfin façon de parler, Marco était juste doux dans ses gestes et je trouvais ça agréable comme l'autre fois. Je sentais qu'il appuyait vers le haut et il me demanda d'expirer lentement alors qu'il palpait l'intérieur. Oh mon Dieu ! J'avais honte de ressentir un peu de plaisir. Ça faisait presque deux mois que je n'avais pas ressenti ça, alors mon corps ne se gênait pas d'en profiter à la moindre occasion. J'étais une dépravée mais mon corps ne m'aidait pas.
Mon visage me chauffa et la machine faisait des bip infernal à cause de mon rythme cardiaque élevé. Marco sourit bruyamment m'embarrassant. Son autre main caressa ma cuisse sur ses jambes me surprenant. Je le regardais et croisais son regard. Il esquissait un petit sourire en coin.
- Ta vessie n'a aucun soucis. Elle est toujours en place. Tout est bon. J'ai terminé, yoï. sourit-il.
Il bougea un peu ses doigts encore à l'intérieur mais plus doucement avant de les retirer. Puis il prit le matériel et le jeta à la poubelle avant de faire de même avec ses gants. Je rallongeais difficilement ma jambe et me recouvris des draps.
- Tu ressens une gêne ou une douleur à l'urètre ou à la vessie, yoï ? demanda-t-il en se lavant les mains.
- Nan ! Pour le moment tout va bien.
Il hocha de la tête en s'essuyant les mains.
- Très bien et ton estomac ? Toujours rien, yoï ?
- Nan rien...
Il écrivit dans le dossier et tira une grimace.
- C'est pas normal. Tu devrais déjà avoir faim. Je vais te faire un bilan sanguin et te donner une autre poche alimentaire pour ce soir mais demain matin si tu n'as toujours pas faim, tu devras te forcer à manger sinon ce sera par sonde gastrique et ça ne va pas te plaire, yoï. sourit-il désolé.
- Je comprends...
- Allez ! Je vais chercher ce qu'il faut pour ta prise de sang, yoï.
Il sortit avec la bassine et la poubelle. Putain, j'y pouvais rien si je n'avais pas faim et que la bouffe me dégoûtait. C'était la merde. Je soufflais du nez et regardais mon portable. 18h07. Je me faisais chier et en plus j'avais envie de baiser à cause de son touché vaginal mais avec ma dégaine de squelette, je pouvais faire une croix sur une queue. Marco était en train de bosser donc je pouvais comprendre qu'il ne tente rien, Ace c'était mort car je l'avais largué et je ne voulais plus le voir pour le moment, alors peut-être Thatch mais il est devenu un peu artichaut avec moi donc pas dit qu'il veuille pour ne pas me faire de mal. Et puis, la sonde vésicale venait d'être enlevée. Ne tentions pas le diable ! On toqua à la porte et c'était Marco qui revenait. Il s'installa sur le bord du lit et me fit la prise de sang. Ah ! Deuce avait été plus doux.
- Très joli bracelet, yoï. complimenta-t-il en montrant du menton mon poignet.
- Oui, c'est mon cadeau d'anniversaire de la part de Thatch. J'adore les chats. souris-je contente de le dire.
Il me mit un bout de scotch sur le petit coton puis mit les quatre flacons de sang dans la poche de sa blouse. Il toucha le bracelet du bout du doigt avec un sourire en coin. Un frisson agréable me parcourut le bras. Putain ! Ça n'arrangeait pas mon envie de cul, ça !
- Dit-moi ! Tu as toujours mon numéro et mon adresse, yoï ?
- Euh oui, j'ai même enregistré ton numéro dans mon portable.
- Bien, j'ai fait pareil avec le tien. Je dois dire que si tu n'étais pas ici, je t'aurais déjà proposée de venir chez moi. Sinon, tout va bien maintenant que tu respires sans aide, yoï ?
- Oui. Il n'y a aucun problème. dis-je en hochant de la tête.
Putain ! J'avais envie de baiser et il me sortait ça naturellement.
- Assis-toi ! Je vais tout de même écouter ta respiration, yoï. dit-il en retirant son stéthoscope de son cou.
Je me redressais, les bras tremblants puis il me demanda d'inspirer et d'expirer profondément en posant le pavillon dans mon dos. Il était plus près que d'ordinaire car j'avais le nez à quelques centimètres de sa blouse. Oh merde ! J'avais envie de me jeter sur lui pour me satisfaire enfin. Contrôlais-toi, putain ! Marco retira son instrument et l'accrocha autours de son cou.
- Oui, tout va...
Je l'avais coupé en posant ma main sur la sienne posée sur sa cuisse. Je le regardais dans les yeux alors que je remontais mes doigts jusqu'à son poignet. J'avais envie de lui et dans mon état d'excitation, la dépravée en moi ressortait. Je caressais sa peau chaude puis je le vis se pencher vers moi et sceller ses lèvres sur les miennes. C'était doux comme ce matin. Nos langues se rencontrèrent et se caressaient lentement. C'était bon et je me laissais aller à ce doux plaisir. Qu'est-ce qu'il embrassait bien ! Sa main se posa sur ma hanche tandis que j'agrippais celle que je caressais et glissais la seconde sous sa blouse pour toucher son torse. Je sentais ses muscles sous sa chemise blanche. Puis, je le lâchais pour enlacer son cou, mes bras touchant son stéthoscope. Quant à lui, il posa son autre main sur ma seconde hanche. Notre baiser durait plus longtemps que ce matin.
Je touchais la peau nue de son crâne avant de glisser mes doigts dans ses cheveux. Ils étaient beaucoup moins doux que ceux de Thatch. Je n'étais pas une connaisseuse mais il devrait au moins se faire des soins pour les hydrater.
Il cessa notre baiser pour en déposer des papillons le long de ma mâchoire puis descendre sur mon cou. Arrivée au creux, je frissonnais de plaisir les yeux clos et penchais la tête sur le côté pour lui offrir plus de peau. Je l'entendis sentir mon parfum puis il lécha ma peau lentement me tirant un soupir. Sa langue remonta jusqu'à mon oreille et il me mordilla le lobe. Je frissonnais et lâchais un soupir bruyant. Je voulais qu'il sache que j'adorais ça, que c'était mon point faible. Il déposa d'autres baisers sur la peau de mon cou avant de sceller de nouveau ses lèvres sur les miennes. Sa langue vint rencontrer encore la mienne et il resserra son étreinte autours de mon bassin. Je me collais plus contre lui. Mon cœur s'emballait affolant la machine.
Soudainement, Marco cessa rapidement notre bécotage tout comme notre étreinte me surprenant. Il avait l'air aux aguets en fixant la porte du coin de l'œil.
- Quelqu'un arrive ! C'est Thatch, yoï. dit-il en se levant.
Hein ? Comment il savait ça ? Je le regardais confuse alors qu'il prit le petit récipient en alu contenant la seringue usagée lorsqu'on toqua à la porte. Elle s'ouvrit sur Thatch. What ? Marco avait des oreilles de lynx ou quoi ? Quelle perception !
- C'est terminé ? demanda Thatch avec un sourire.
- Oui, je vais juste chercher une poche de nutrition et je vous laisse tranquille ensuite, yoï. sourit Marco en prenant son dossier sous le bras.
Il sortit de la chambre et Thatch vint s'assoir sur son siège. Il s'en était fallu de peu. Si Marco ne l'avait pas entendu, Thatch nous aurait vus. Il y aurait eu un gros malaise après. Mais bordel, j'avais encore embrassé Marco aujourd'hui et ça avait été incroyable. J'imaginais même pas une nuit avec lui.
- Ca a été ? me demanda Thatch.
- Oui même si c'était désagréable. Il m'a fait une prise de sang. Demain, je dois me forcer à manger si je n'aurais toujours pas faim sinon Marco m'a dit que j'aurais une sonde gastrique. grimaçais-je.
- Ce serait bien que tu manges en effet, comme ça je pourrais te cuisiner plein de chose que tu aimes. sourit-il.
- Dans un premier temps, Marco a dit que je devrais manger liquide.
- Comme un bébé ! ricana-t-il m'amusant.
Ouais un bébé... D'ailleurs, c'était comme ça que Thatch m'avait nommée l'autre fois. Je rougissais en me souvenant de notre sexcam et de la dernière fois que l'on avait baisé.
Marco revint accrocher la poche sans toquer, sur un trépied mobile. Il fit de même avec la solution saline.
- Je vais t'enlever les électrodes du scope. Comme ça tu pourras te déplacer, yoï. me dit-il.
Il retira les fils branchés sur mon corps et arrêta la machine. Le silence faisait du bien. Je le remerciais avec un sourire.
- Bonne soirée à vous deux, yoï ! sourit-il en partant.
- Bonne soirée ! fîmes-nous presque en même temps.
Seuls, Thatch me regarda avec un sourire. Quoi ? Il se doutait de quelque chose entre Marco et moi ?
- J'ai une question ! sourit-il narquois.
Et merde...
- Lorsque nous serons ensemble, tu voudras bien que je te donne le surnom de Bébé ?
Hein ?
- Euh oui, pourquoi pas. Ça ne me dérange pas. J'aime bien. souris-je doucement.
Il fut ravi et déposa un petit bisou sur mon front. Un surnom ? Ça me faisait penser à Ace et les siens.
- Thatch ?
- Humm, ma jolie ? sourit-il.
- Je ne crois pas qu'un jour j'ai été amoureuse de Ace mais je sais que si je le revois et qu'il s'excuse, je lui pardonnerais encore... J'avais dit que ça n'arriverait plus mais... soufflais-je tristement.
- Je sais ! dit-il sérieusement.
Il savait ?
- Tu es trop gentille, Anastasia. Tu as un bon cœur et ne vois pas le mal chez les gens. Alors je me doute que tu pardonneras à Ace sauf que je ne souhaite pas que tu fasses l'erreur de te remettre avec lui. Je ne dis pas ça seulement parce que je te veux mais je dis ça aussi pour ta sécurité. Il a failli te tuer sous la colère. Je ne veux plus qu'il te fasse du mal. Avec moi, ça n'arrivera jamais...
- Je ne me remettrais pas avec lui. Il m'a déçue et a failli me tuer à cause de sa jalousie. Faut être cinglée pour faire une chose pareil ! Cependant même s'il a été violent envers moi, je garde tout de même de bons souvenirs avec lui et il s'est aussi plusieurs fois montré sympa avec moi. Je ne peux pas faire une croix sur lui comme ça. Je peux rester en bon terme avec lui mais ce sera tout. Il ne faut pas oublié que ça ne faisait pas longtemps que nous étions ensemble alors nous n'avons vraiment rien construit finalement. C'est avec toi que j'aimerais construire quelque chose. J'ai accepté un rencard avec toi et j'aimerais te connaître plus car je sais qu'avec toi ça peut fonctionner. souris-je doucement.
Thatch me fixa sans rien dire puis esquissa un petit sourire. Il caressa ma joue du pouce et descendit jusqu'à mon menton.
- Là, tout de suite, j'ai envie qu'on se mette ensemble sans attendre. Je t'aime, Anastasia ! Mais vu que tu préfères qu'on apprenne à nous connaître mieux avant de nous mettre en couple, je prendrais sur moi et patienterais. Ah putain ! Ça va me rendre dingue. Mais je ne peux pas te forcer à m'aimer. Je vais être patient mais s'il-te-plaît ne me fait pas languir trop longtemps ! Encore un autre de mes défauts. Je ne sais pas trop être patient.
- Ce n'est pas moi qui décide. Mais merci de m'attendre et de prendre sur toi.
Je posais ma main sur la sienne qu'il venait de poser sur ma joue et souris en fermant les yeux. Je sentis ses lèvres se poser sur ma bouche brusquement me surprenant. Il inspira profondément par le nez et me prit dans ses bras, me serrant fort contre lui. Je m'agrippais à sa chemise et ouvris la bouche pour laisser sa langue entrer. Nous nous embrassâmes avec fougue comme si nous venions de nous retrouver après tant d'années de séparation. Je me sentais bien, libre et satisfaite. Avec Ace, j'avais chaque jour l'impression d'être prisonnière et contenais mes pulsions sexuelles pour ne pas faire de faux pas à cause de sa jalousie. Nous nous étions mis en amour libre mais finalement ce n'était que des mots. C'était impossible que je me sente épanouie avec lui. Thatch ne me jugeait pas. Ace disait que s'en était de même pour lui mais avec ce qu'il m'avait crachée à la gueule le mois dernier, je ne le croyais plus. Je pouvais être totalement moi-même avec Thatch. Peut-être que nous étions pareil ? Pourtant je mis fin à notre embrassade et le regardais dans les yeux. Ses pupilles étaient dilatées et sa respiration nasale était rapide comme la mienne.
- Je pense qu'avec toi, je peux véritablement être moi-même. Je pensais pouvoir l'être avec Ace mais il n'est pas comme toi. soufflai-je.
- Et je suis comment ? demanda-t-il.
- Ouvert d'esprit et tolérant. Avec toi même au début, je me sentais plus libre. Comme si je pouvais presque tout me permettre sans me préoccuper de ton jugement. Avec Ace à un moment, j'ai cru que c'était possible mais je me suis trompée. Il est trop jaloux pour me comprendre. Ça me fait penser que mon frère n'a pas tord. Toi, tu me traites bien et tu ne m'as jamais fait pleurer. souris-je doucement ensuite.
Je n'avais pas vraiment dit la vérité. Je n'osais pas tout faire avec lui car j'avais vraiment peur qu'il me prenne pour une pute mais c'était avant que je sache que j'adorais le sexe.
- Ton frère me l'avait dit. Il m'a dit aussi que Bonney aimerait bien que je sorte avec toi comme ça, elle aura tout le temps des pizzas. amusa-t-il.
Je pouffais doucement.
- Oui, il me l'a dit ce matin. D'ailleurs, mon cousin, Sasha, trouve que je devrais me mettre aussi avec toi.
- Ce sont eux qui t'ont fait changer d'avis nous concernant ?
Je souris doucement en hochant la tête.
- Je me devrais de les remercier alors !
- Thatch, tu me jures qu'avec toi, je serais heureuse ? fis-je avec espoir en le regardant toujours dans les yeux.
J'avais lâché sa chemise et il me sourit affectueusement.
- Oui, ma jolie. Je te le jure et te le promets ! Je ne te ferais jamais souffrir... Sauf si... Tu me le demandes bien sûr ! sourit-il.
Je rougis en l'imaginant me fouetter les fesses pendant un jeu sexuel. Je trouvais ça tout de même excitant et je me mordis le coin de la lèvre inférieure. Thatch sourit en coin.
- Je veux te croire mais après Ace, j'ai peur de...
- Je sais ! Je l'ai compris dès que tu m'as dit que tu voulais qu'on apprenne à se connaître beaucoup plus avant. J'aimerais te rassurer plus que ça mais je ne peux pas te forcer à me croire. Mais bref, tu étais en train de te faire une scène dans ta tête juste avant ?
Le ton qu'il avait prit sur la fin était moqueur me faisant rougir. On ne pouvait rien lui cacher. Je tournais la tête avec un sourire amusé et il ricana. Il prit mon menton entre ses doigts et me força à le regarder puis me fixait avec un petit sourire en coin. Mon cœur battait la chamade et Thatch passa son pouce sur ma lèvre inférieure en se léchant la sienne.
- Ma jolie, tu te sens d'attaque pour jouer à un petit jeu avec moi ? questionna-t-il d'une voix rauque.
Oh Seigneur ! Ça me rappelait la fin du Action ou Vérité de l'autre fois.
- Ca dépend quel jeu. répondis-je doucement sans dévier mes yeux des siens.
Thatch me sourit et mit un temps à me répondre.
- C'est très simple. Tu fermes les yeux et tu réponds à mes questions avec franchise sans bouger et sans dire autre chose que tes réponses. Ça te va ?
Je hochais de la tête pour montrer mon accord. C'était vraiment simple et ne me demandait aucun effort. En plus, ça lui permettra de me connaître un peu plus.
- Parfait ! Allonge-toi, ma jolie !
Sa voix était lente mais il avait gardé son petit sourire en coin. Je me couchais sur le lit, les bras tendus le long du corps et fermais les yeux. Je l'entendis se lever pour allumer la lumière puis la tamiser avant de se rassoir. Il me caressa doucement les cheveux et je trouvais ça agréable.
- Première question. Quelle a été la première impression que tu as eu de moi la première fois que tu m'as rencontré ?
Oh merde ! Devrais-je vraiment lui dire ?
- J'étais très fatiguée la première fois. J'avais peu dormi alors je n'étais pas de bonne humeur. J'étais donc énervée après toi car je t'avais rentré dedans. Puis quand tu m'as demandée de l'aide pour ton chemin, ça n'a pas arrangé la chose mais je t'ai quand même aidé à cause de mon futur karma. Cependant, j'ai eu une bonne impression de toi. Je dois dire que je ne t'avais pas trop regardé aussi donc ça ne compte pas vraiment. Puis plus tard, tu es venu chez Ace pour une clé USB que tu avais oublié, je crois...
- Oh nan ! Tu étais là, ce jour-là ? fut-il surpris.
- Oui ! répondis-je avec un petit sourire.
- Et tu as entendu la conversation que j'avais eu avec lui ?
- Oui !
- Oh nan ! Je suis désolé. Si j'avais su que tu étais là, je n'aurais pas parlé de toi comme ça. C'est la première fois que je tombe amoureux en 40 ans alors je ne savais pas comment réagir et dire à quelqu'un qu'une nana me plaît. J'ai déconné bêtement sur ce coup-là. Mais j'ai vite compris que l'amour ne marchait pas comme avec un plan cul. Quand tu es venu chez moi la première fois avec Ace, j'ai eu envie de t'embrasser. Habituellement avec les plans culs, je ne le fais jamais. Ça me dégoûte ! C'est là que j'ai compris que j'étais amoureux de toi mais malheureusement, tu étais avec Ace et je m'étais dit que c'était mal alors je devais t'oublier. Sauf que je n'y arrivais pas. Tu hantais chaque jour mes pensées et je rêvais presque toutes les nuits de toi. Donc, je devais essayer de faire en sorte que tu me repousses mais même là, c'était pas gagné. Puis tu t'es confiée à moi à propos des crises de Ace. Ça m'énervait et me faisait du mal de te voir souffrir à cause de lui. J'ai cessé de faire semblant et je me suis donc déclaré à toi. J'ai bien fait car voilà où nous en sommes maintenant.
J'avais entendu de la tristesse puis du soulagement dans sa voix. Je souris doucement. Ça avait dû être difficile pour lui de me voir avec Ace alors que je subissais sa jalousie possessive. J'avais envie de le prendre dans mes bras mais les règles du jeu m'en empêchaient.
- Je suis désolée que tu aies dû endurer ça. Du coup, après ce qu'il s'était passé chez Ace, j'ai eu une mauvaise impression de toi. Néanmoins, lorsque je t'ai vu à la webcam j'ai été surprise de te trouver beau et attirant. Tu me plaisais mais j'étais avec Ace alors je faisais comme si de rien n'était. C'était même intimidant d'être avec toi chez toi au début sauf que j'adorais te parler et passer du temps en ta compagnie. Tu étais la seule personne à l'époque qui s'intéressait à moi, même avec Ace, je ne discutais pas comme je le faisais avec toi. Alors, j'ai de nouveau une bonne impression de toi. Je t'apprécie beaucoup Thatch !
Je sentis ses lèvres se déposer doucement sur ma tempe alors que ses doigts reprenaient ses caresses sur mes cheveux.
- Ce que tu me dis me plaît, Anastasia. Tu aimerais savoir ce que je me suis dit de toi en te voyant la première fois et lorsque tu es venue chez moi ? proposa-t-il.
- Euh oui ! souris-je.
- Quand tu m'es rentrée dedans, j'ai été stupéfait par ta beauté. Pour moi, tu es la plus belle femme que j'ai jamais vu. Je me suis dit que tu devais être un ange et aussi que tu avais un prénom magnifique. C'est celui d'une princesse russe, je crois.
- Oui, ma mère m'a nommée Anastasia en hommage à la princesse Romanov Anastasia qui avait été tué lors de la fusillade de la famille royale le siècle dernier. Ma mère aime beaucoup l'Histoire de la Russie.
- Ce prénom te va très bien et il te met en valeur. Tu es une princesse à mes yeux. Quand tu es venue chez moi, j'ai pu me rendre compte à quel point tu es adorable et craquante. J'avais envie de te prendre dans mes bras et de t'embrasser.
Je rougis à ses compliments. Ace ne m'en faisait pas autant que lui. Mais minute ! Il n'embrassait jamais ses plans culs ? Moi si, ça ne me dérangeait pas ! Bizarre que ça le dégoûte. Je trouvais ça hyper excitant de bécoter quelqu'un.
- Troisième question ! Si tu n'avais jamais rencontré Ace, tu aurais accepté un rencard avec moi ?
- Oui, sauf que j'aurais eu peur. Tu aurais été mon premier rencard. rigolai-je, amusée.
Thatch ricana doucement.
- Moi, j'aurais été stressé. J'aurais sûrement fait de la merde pour tenter de t'impressionner.
Nous riâmes ensemble amusés. Ça aurait été très drôle.
- Franchement, si tu aurais fait des trucs bizarres, je t'aurais trouvé... Bizarre ! Je me serais dit : Mais pourquoi il fait ça ? Il est pas bien ? riais-je.
Thatch éclata de rire
- Ouais, c'est sûr ! Mais tu aurais bien voulu un deuxième rencard ?
- Oui, je ne me serais pas arrêtée au premier. J'aurais vite compris que tu aurais été stressé. répondis-je honnêtement.
- Ca me fait chier que tu aies rencontré Ace avant moi. Tu aurais été heureuse dès le début avec moi. Ah putain ! J'ai envie d'aller gueuler après lui. Je ne lui ai pas reparlé depuis ce qu'il s'était passé. On s'évite sur Discord mais si on doit travailler ensemble, j'essaie d'être platonique mais lui, il se montre mauvais et ça met des froids dans le groupe.
- Je me doute. J'avais vu l'autre fois que tu faisais des efforts pour être sympa mais lui, il te regardait mal. Ça me soûlait !
Thatch vint s'installer sur le lit à côté de moi et je m'écartais un peu pour lui laisser de la place. Les yeux toujours clos, j'entendis ses chaussures tomber au sol et il se fourra sous les draps avant de me prendre dans ses bras m'obligeant à me tourner vers lui. Ah Seigneur, que c'était bon ! Je fourrais mon visage contre son torse et reniflais son odeur. Il sentait bon ! Nous ne dîmes rien pendant je ne savais combien de temps. Ça ne me dérangeait pas et je trouvais ça apaisant et agréable. J'écoutais son cœur et sa respiration nasale.
- Il commence à se faire tard. Je vais te laisser te reposer. chuchota-t-il doucement.
- Tu es obligé de partir ?
- Oui, ma jolie. Je suis attendu sur mon pc, désolé.
Je fis une petite moue déçue mais ne bronchais pas.
- D'accord, tu reviendras vite me voir ?
- Bien sûr ! Je reviendrais demain.
Je hochais de la tête puis ouvris les yeux pour ancrer mon regard dans le sien. Je ne voulais pas qu'il parte mais je ne pouvais pas le retenir car premièrement, vu ma carrure et la sienne, ça aurait été peine perdue mais surtout secondement, j'avais la flemme. Je l'avouais !
Thatch se pencha pour déposer un baiser sur ma bouche puis se dégagea du lit pour remettre ses chaussures.
- Thatch, tu veux bien me prendre un pyjama dans la salle de bain avant de partir ? lui demandai-je sans trop oser.
Il me regarda avec un sourire en coin me faisant rougir d'embarras.
- Bien sûr, ma jolie.
- Merci, prend celui que tu veux dans le petit dressing. souris-je.
Il me sourit et partit dans la salle de bain. Je m'asseyais lentement sur le lit et regardais l'heure sur mon portable. Quoi ? 19h57 ! C'était vite passé. Le temps défilait à grande vitesse avec Thatch. Je souris bien heureuse. J'étais contente de passer des moments avec lui. Commençais-je à tomber amoureuse de lui ? J'en savais rien. Je verrais bien avec le temps et ne voulais pas m'emballer trop vite. Je m'étais trop enthousiasmée avec Ace et j'avais été déçue. Je ne voulais pas que ça arrive de nouveau. Je voulais croire en l'Amour.
J'avais un rencard avec lui. Je sentais que ça allait être différent d'avec Ace, car nous n'avions pas fait grand chose. Juste manger une pizza, faire un tour de la grande roue puis baiser. Je me demandais comment cela allait se passer avec Thatch. Peut-être allait-il m'inviter dans un restaurant chic ? Ou bien au cinéma ? Ou alors faire une balade romantique à la plage au clair de lune ? Ou peut-être bien un dîner aux chandelles chez lui ? Ou finalement m'inviter à un bal ? Oh ça me faisait penser à l'autre fois chez lui lorsque nous avions dansé. Thatch était un romantique. Tout compte j'aurais bien voulu aller danser avec lui au bal masqué. Dommage... J'esquissais encore un sourire rêveur en nous imaginant danser ensemble costumé. Nous aurions passé une très belle nuit.
Bref, Thatch était long dans la salle de bain ! Pourvu qu'il n'était pas en train de faire des trucs chelous avec mes culottes ! Je tournais la tête vers la pièce d'eau et fus surprise de le voir une main dans la poche de son jeans noir, l'autre tenant un de mes pyjamas, en train de me fixer près de la porte de la salle d'eau. Il me sourit doucement. Depuis quand était-il revenu ?
- Désolé si je t'ai fait peur mais je t'ai trouvé tellement belle à sourire comme ça que j'ai prit un moment pour t'admirer. A quoi pensais-tu ? souffla-t-il, me faisant rougir.
Il me trouvait belle !
- Je pensais à toi et lorsque nous avions dansé chez toi. Dit ! On dansera encore ensemble ? répondis-je doucement.
- Bien sûr, ma jolie. J'aime danser avec toi.
Il s'approcha du lit et déposa mon pyjama sur les genoux. C'était une chemise de nuit bleu ciel à bretelles. Ça allait être chaud de la vêtir toute seule à cause des tuyaux.
- Merci ! Tu veux bien m'aider à la mettre ? Enfin, c'est à cause des tuyaux. Il faudra les passer dans la bretelle. lui dis-je un peu gênée.
- Oui, bien sûr. sourit-il amusé.
Je lui souris et le vis décrocher les poches et attendre. Je défis le noeud à ma nuque puis déboutonnais le devant de ma robe en me recouvrant bien la poitrine du drap. Thatch m'avait déjà vu nue mais c'était tout de même embarrassant et surtout je ne voulais pas qu'il voit mon corps dans cet état. Ça allait sûrement l'écœurer. J'enfilais la nuisette et Thatch fit passer les poches dans une bretelle pour me libérer des tuyaux. Le temps qu'il les raccroche, je déboutonnais le reste de ma robe pour la retirer complètement et fis ensuite glisser la chemise de nuit le long de mon corps. Thatch déposa ma robe sur le siège qu'il avait utilisé.
- Elle te va bien. Tu es belle avec. souffla-t-il en me fixant.
Je rougis de son compliment et le remerciais. Il s'asseya sur le bord du lit et me prit dans ses bras. Je calais ma tête contre son torse et fermais les yeux en l'enlaçant de mes bras. C'était bon. Je me sentait protégée.
- Demain, je viendrais le matin et je n'arriverai pas les mains vides. murmura-t-il près de mon oreille.
Comment ça ? Je le regardais confuse et il me sourit en coin.
- Je te dois un White Day, tu as oublié ?
- Oh mais oui, c'est vrai ! D'ailleurs, je n'ai pas pu faire des chocolats pour mon père, Vitali et Cavendish. dis-je tristement ensuite.
- Ce n'est pas grave, car ce n'est pas de ta faute. J'espère que les cadeaux que je t'offrirai te plairont.
Il y en avait plusieurs ?
- Les cadeaux ? Je t'avais dit de ne pas me pourrir ! Mais bon, tes cadeaux ne m'ont jamais déçue. Je suis toujours très contente à chaque fois. souris-je.
- Mais je fais ce que je veux. Je te l'ai dit : je te pourris si je veux, ma jolie ! Tu mérites cette attention.
Nous nous regardâmes dans les yeux en silence. Thatch avait un côté romantique qui me plaisait, enfin si on pouvait appeler ça comme ça. Je n'aurais jamais eu cette attention avec Ace. Si Thatch devenait finalement mon petit ami, je n'allais plus me sentir pisser et ça me faisait peur. Je ne voulais pas devenir le genre de femme qui faisait des caprices à son amoureux pour avoir des objets ou produits de luxe. Et pourtant avoir ce genre de cadeaux me plaisait. J'avais l'impression d'avoir la vie plus facile et d'être comme il le disait une princesse.
Il me caressa la lèvre inférieure du pouce me faisant entrouvrir la bouche. J'avais envie qu'il m'embrasse alors je fermais les yeux et attendis en espérant qu'il ait compris. Je n'avais pas envie qu'il parte et tentais de repousser son départ. Son doigt repassa sur ma lèvre avant qu'il ne vienne enfin sceller sa bouche sur la mienne. Oh Seigneur ! Nos langues dansaient ensemble dans un ballet endiablé. Je m'agrippais à sa chemise pour me coller beaucoup plus contre lui. Ma pulsion sexuelle refit surface et j'avais très envie de lui alors je lâchais un gémissement étouffé par nos bouches. Peut-être avait-il compris car ses mains parcouraient mon dos puis passaient sous ma nuisette pour me toucher à même la peau. Je passais les miennes sous le col ouvert de sa chemise pour caresser sa peau chaude.
Il me bascula sur le dos puis me surplomba en venant à quatre pattes au-dessus de moi. Sa bouche déposa un doux baiser sur mon front puis il me regarda avec un petit sourire. Quoi ? Il me faisait quoi, là ? Allez ! Sortais ta queue et prenais-moi !
- Tu es magnifique, Anastasia... commença-t-il avant de prendre une pause.
Allez ! Fermais ta gueule et baisais-moi !
- ... Et j'ai très envie de toi mais ton corps est encore trop faible pour une activité physique. Tu dois te reposer et reprendre des forces...
Putain de merde ! Déception totale ! Autant faire bonne figure. Je lui caressais la joue puis laissais ma main dessus avec un sourire en coin. Il avait la peau douce montrant son rasage du jour.
- Je comprends et puis tu dois y aller. Je ne veux pas que tu te fasses engueuler à cause de moi. mentis-je.
Je ne comprenais rien du tout, oui ! Je voulais qu'il me baise et me fasse jouir pour que je puisse enfin me satisfaire. J'avais l'impression d'avoir eu une abstinence forcée pendant des mois et des mois. Ça me chatouillait le vagin et me rongeait les entrailles. Bordel...
Thatch me prit la main et l'embrassa plusieurs fois avant de se lever. Je m'asseyais et remis ma nuisette correctement, car elle était suffisamment relevée pour qu'on voit la courbe de mes seins.
- Allez, j'y vais ! Passe une bonne nuit, ma jolie. Je viendrais vers 8h pour petit-déjeuner avec toi. Ça t'ouvrira peut-être l'appétit qui sait. sourit-il en mettant son manteau.
- Oui, j'espère. J'ai très envie de sortir d'ici et de vite rentrer chez moi.
- Je comprends. C'est vrai que tu serais mieux chez toi. Psychologiquement, ça aide à aller mieux mais si Marco ne t'a pas encore laissée sortir, c'est parce que tu es encore trop faible. Tu dois reprendre du poids pour sortir, même pour commencer la rééducation à mon avis tu dois commencer à manger. Allez je te laisse, ma jolie !
- À demain, Thatch ! Bonne nuit. souris-je.
Il vint embrasser mon front avec un sourire puis sortit de la chambre. Je soupirais à la fois de lassitude et de frustration. Mon bas-ventre me brûlait et ne tenant plus, je m'allongeais et débutais ma masturbation. Je frissonnais avec le plaisir en me mordant la lèvre inférieure avec un sourire. Enfin ! C'était bon mais j'avais connu mieux avec le sextoy mais je devais me contenter de mes doigts. J'allais atteindre rapidement mon orgasme quand mon portable sonna. Merde ! Putain ! Qui osait me téléphoner maintenant ? Je m'arrêtais et chopais ronchonne mon portable. Sasha. Qu'est-ce qu'il voulait, celui-là ? Je décrochais soûlée.
- Oui ? dis-je en russe.
- C'est moi, Kuzina. Dit voir, je peux venir te voir ? Je traîne en ville et je suis à côté de l'hôpital.
Ça me faisait chier car j'avais envie de me toucher encore mais bon, c'était mon cousin et il ne restait pas longtemps au pays alors je prenais sur moi.
- Oui, bien sûr. Thatch vient de partir. Je suis toute seule.
- Ok, j'arrive. Je téléphone à Tïatïa pour lui dire que je dîne avec toi et je suis là. A de suite, Kuzina.
Il raccrocha et je posais mon portable à côté de moi. Peut-être qu'il me restait du temps pour terminer avant qu'il n'arrive ? Je repris mon tripotage mais l'élan de ma jouissance était parti. J'avais toujours cette pulsion sexuelle mais j'avais maintenant du mal à me satisfaire pleinement. Putain ! Après quelques minutes à me toucher sans jouir, je laissais tomber et j'avais bien fait car on toqua à la porte. Sasha entra et me salua joyeusement en fermant derrière lui. Il vint s'allonger sur le lit à côté de moi après avoir retiré sa veste et ses chaussures. Je lui avais fait un peu de place en me décalant sur le côté.
- Alors tu foutais quoi en ville ? lui demandais-je.
- Je me baladais pour trouver une meuf à baiser mais avec la Marine, ça traîne pas beaucoup dans les rues. Il y a bien des bars mais je comprends pas le japonais. Ça me fout les boules. Vitali aurait pu servir de traducteur mais il est trop jeune pour les bars. Du coup, je reste avec toi. soupira-t-il.
Comment je devais le prendre ?
- Moi, j'ai l'âge. J'aurais bien traîné avec toi mais je suis coincée ici... souris-je.
- Ouais, tu aurais tenu la chandelle sauf si... Si tu te serais décotée un mec pour ken dans un coin. Tiens ! Ça fait combien de temps que tu n'as pas niqué ? se moqua-t-il.
Je virais rouge mais lui répondis.
- Bah plus d'un mois du coup...
- Ah bah oui, c'est vrai ! Je ne sais pas comment ça se passe pour les gonzesses mais moi en tant que mec, je ne pourrais pas tenir. Il faut que je lâche la purée tous les jours sinon je deviens dingue. Je suis un accro du cul...
Je le regardais sur le cul. Il était sans-gêne de me sortir ça sur un ton naturel. J'étais sa cousine et ça faisait trois ans qu'on ne s'était pas vu. J'aimerais avoir autant d'assurance que lui.
- ... Je te raconte ça car j'ai envie de cul, là ! Tu dois me trouver bizarre mais j'en ai rien à foutre... ricana Sasha.
- Nan ! Je te comprends en fait. Ça fait à peine deux mois que j'ai perdu ma virginité et j'ai tout le temps envie de baiser. J'ai l'impression de ne jamais en avoir assez. Tu es le premier à qui j'en parle sincèrement. J'en avais discuté avec Thatch une fois mais c'était vague car trop récent. Maintenant je pense que je dois être nympho.
J'osais me dévoiler à lui. Il le faisait avec moi alors ça me rassurait et m'encourageait à faire de même. Il me regarda avec un sourire en coin.
- Ouais possible. Je suis comme ça aussi. Une fois que j'ai fini de me branler ou de baiser la meuf, un quart d'heure après j'ai encore envie. Ça peut le faire trois-quatre fois à la suite avant que je ne sois trop épuisé pour continuer. C'est psychologique après. Je pense tout le temps au cul. Même dans la vie quotidienne, quand je regarde un truc, ça me reporte direct au sexe.
- Pour les hommes, on ne dit pas nymphomane mais satyriasique. Mais je te comprends. Pour moi, c'est pareil enfin je crois. C'est tout nouveau pour moi. Même si j'ai eu un orgasme, j'en ai encore envie et je pense souvent au sexe aussi. Surtout quand je vois un mec qui me plaît, j'ai très vite envie de le baiser. Après je peux trouver un homme beau mais je n'aurais aucune envie le concernant. Je crois qu'à bien y réfléchir, le gars doit me donner l'impression de refléter une figure protectrice. Je suis trop anxieuse et j'ai besoin de me sentir rassurée et protégée. Ça doit venir de ça, ma nymphomanie. Je m'étais renseignée une fois par curiosité. expliquai-je peinée.
C'était vrai. Je voyais en Thatch, Ace et même Marco des protecteurs. Ils me rassuraient tous et me défendaient. Tiens même Zoro ! Voilà pourquoi j'avais été attirée par lui. Je trouvais ça plaisant et même excitant d'être protégée par un homme et s'il me plaisait physiquement c'était encore mieux.
Sasha me regardait pensif puis il se pinça les lèvres.
- C'est bien que tu aies trouvé ça toute seule. Moi, j'ai dû voir un psy pour découvrir ce que j'ai et pourquoi je l'ai. Tu sais que ma mère s'est barrée sans rien dire quand j'avais 12 ans et que mon père m'a tourné le dos à l'année de mes 18 ans lorsque je lui ai dit que je ne voulais pas être avocat comme lui mais cuisinier. Il disait que c'était un job de femme. Comme ci j'avais envie d'être avocat et de faire comme lui avec sa Justice Absolue de merde. Alors il m'a foutu dehors quand il a su que je m'étais inscrit dans une école de cuisine. J'ai dû me démerder à trouver du fric pour me payer les études. A l'époque, je commençais déjà à être accro au sexe. Je me branlais constamment en matant du porno à mes heures perdues. Je ne sortais même plus avec mes potes pour dire. Sauf qu'une fois, je me tripotais tellement que j'en avais pas dormi de la nuit et donc je m'étais endormi à chaque cours même en cuisine. Je m'étais brûlé le bras en faisant tomber une marmite d'eau en ébullition. Tiens regarde !...
Il me montra son avant-bras tatoué et je pouvais voir à travers son tatouage tribal une cicatrice boursouflée allant du coude à la naissance de son poignet. Wouah ! Ça avait dû faire mal ! Je touchais et sentais sa peau rugueuse sous mon doigt.
- ... Ca s'est passé pendant ma première année. Après ça, je me suis dit que je devais consulter. C'est mon rêve, la cuisine alors je ne voulais pas tout gâcher à cause d'une branlette. Du coup, j'ai été voir un psy. En discutant avec lui, le gars m'a dit que j'étais satyriasique et que ça venait d'une peur constante de l'abandon vu que ma mère et m'ont père m'ont laissé tomber pendant mon adolescence en plein âge pubère. J'ai appris à vivre avec. C'est pas facile tous les jours mais ça se vit. Toi, tu recherches la sécurité à travers le sexe et moi, c'est de l'affection. Si des fois tu as besoin d'en parler, je veux bien être une bonne oreille.
Je lui souris gratifiante.
- Merci. Je te retourne la proposition. Tu en as parlé à Vitali ?
- Ouais, j'ai des amis qui sont aussi au courant mais je trouve ça sympa que tu sois aussi comme ça. Je me sens moins seul et mieux compris. Ça m'a fait du bien de parler de ça avec toi mais j'ai toujours ma pulsion à assouvir. A force, je vais avoir une érection et si je ne gicle pas, je vais douiller. Je ne sais pas comment ça se passe pour toi. sourit Sasha joyeusement.
- Je ne sais pas trop. C'est récent pour moi encore. Je sais que si je ne baise pas ou ne peux pas me tripoter, je suis sur les nerfs et en même temps triste. Je ne me sens pas bien. Déjà avant que tu arrives j'étais avec Thatch et j'avais très envie de baiser mais il n'a pas voulu car je suis trop faible mais bordel, j'en ai rien à foutre ! Du coup, un fois qu'il est parti je me suis masturbée mais tu as téléphoné quand j'allais jouir... riais-je à la fin.
Sasha éclata de rire. Je venais vraiment de lui dire ça ?
- Oh merde ! Je suis désolé. Tu dois m'en vouloir à mort !
- Oui ! riais-je avec lui.
Ça faisait du bien de parler naturellement de ça avec quelqu'un surtout avec une personne qui pouvait me comprendre. Sasha avait plus d'expérience dans cette vie-là et pouvait me conseiller si besoin.
- Mais ca veut dire qu'il y a trois ans tu étais déjà comme ça ? demandai-je curieuse.
- Oui, je me branlais quand j'étais seul sous la douche, la nuit dans le futon et aux chiottes. C'est toujours le cas sauf que là je pensais pouvoir me trouver des meufs ce soir mais c'est raté. Sinon, tu as toujours envie de cul ?
Je pouffais de rire. Voilà pourquoi, il mettait à chaque fois trois heures dans la salle de bain et aux toilettes. Monsieur s'astiquait le poireau. J'avais honte de trouver ça excitant. Mon vagin eut un spasme d'émoi à sa question.
- Ouais mais tu es là alors bon... souris-je malaisée.
C'était facile de parler de ça avec lui. Quoi ? Qu'est-ce qu'il foutait ? Sasha se glissa sous les draps et vint au-dessus de moi. Nan !
- Qu'est-ce que tu fais ? Nan ! Arrête ! Nous ne pouvons pas !
J'avais envie de baiser et parler de cul m'avait encore plus excitée mais Sasha était mon cousin. Nous étions du même sang. C'était sale et immorale ! Mais surtout incestieux.
- Je sais Kuzina, mais j'en peux plus. Parler de ça avec toi m'a donné encore plus envie de baiser. Je parie que toi, c'est pareil. Fait comme moi et pense à quelqu'un d'autre ! Ça m'enchante pas de faire ça avec toi mais je ne tiens plus. Je sais que tu peux comprendre ce que je ressens. chuchota-t-il en défaisant la boucle de sa ceinture.
Il était entre mes cuisses et déboutonnait maintenant son jeans. Je pouvais voir la bosse de son érection dans son pantalon. Je me sentais mouiller et ne pouvais détacher mes yeux de sa queue encore cachée. J'avais envie de ressentir une pénétration et de prendre mon pied. Une queue était une queue. Mais putain je voulais baiser et il y en avait une à porter rien que pour moi mais elle appartenait à mon cousin. Faisait chier ! Que devrais-je faire ? Si je refusais ça allait créer un malaise et une tension avec lui. Je n'aimais pas ça. Mais si j'acceptais, j'allais me satisfaire et en même temps commettre l'inceste. Le choix était difficile putain !
- Si je dis oui, personne ne le saura, hein ? questionnai-je en murmurant un peu inquiète.
- Nan, je ne tiens pas spécialement à ce que ça se sache. Alors tu veux bien, du coup ?
Je me pinçais les lèvres, avalais ma salive puis hochais de la tête. C'était une connerie mais je voulais une bite en moi.
- Oui mais pas ici. Un infirmier peut entrer dans la chambre.
Je venais vraiment de dire ça ? Sasha hocha de la tête puis sortit du lit. Il me prit dans ses bras telle une princesse pour aller dans la salle de bain tandis que je prenais au passage le trépied où étaient accrochées les poches. Il me posa sur le bord du meuble du lavabo puis ferma la porte à clé.
Ce n'était pas bien !
Puis il s'approcha de moi...
Ce n'était pas normal !
... Et vint se loger entre mes cuisses écartées...
Nous étions cousins !
... Je le vis descendre sa braguette...
Nous avions le même sang !
... Et abaisser son jeans puis son caleçon...
C'était de l'inceste !
... Je voyais enfin sa queue se dresser fièrement vers le haut et avoir un soubresaut...
C'était mal mais... Ça m'excitait !
... Sasha se masturba lentement avant d'agripper des deux mains ma poitrine pour jouer avec.
- Tu as maigri mais tes seins sont aussi gros que dans la vidéo et sur les photos. ricana-t-il.
Je rougissais mais avec l'excitation, j'aimais qu'il me parle comme ça. Je remontais ma nuisette sur mon bassin puis me touchais le clitoris. Je mouillais tellement que de la cyprine coulait sur le meuble. Il prit ensuite sa verge d'une main pour passer son gland entre mes petites lèvres avant de s'arrêter. Il avait l'air hésitant.
- Tu es sûre de vouloir ? Car après, ce sera trop tard. Avec cette addiction, on peut faire des choses qu'on regrettera ensuite. murmura-t-il sans me regarder.
- Oui, mais j'ai trop envie de baiser ! soufflai-je en fixant sa verge.
Elle était presque de la même taille que celle de Ace mais elle était plus épaisse, néanmoins bien moins large que celle de Thatch. Elle était d'une peau claire et veinée dont le gland décalotté était rosé. Dès que j'avais vu son sexe tendu, j'avais perdu toute notion de moral et la salope en moi avait prit place dans mon esprit pour guider mon corps. J'empoignais sa verge et me frottais le clitoris avec à la place de mes doigts. Seigneur ! Toutes pensées parasites avaient disparu et je ne pensais qu'au plaisir. C'était bon et Sasha prit la relève. Je l'entendais respirer bruyamment par la bouche tout comme moi. Puis il me pénétra enfin dans un râle. J'avais lâché un petit cri de plaisir et tout mon corps frissonnait. Ses mains maintenaient mes cuisses écartées tandis que les miennes agrippaient ses fesses qui se mouvaient à chaque déhanchement. Il n'était ni rapide, ni lent et ni brusque. Ses mouvements de reins étaient à allure régulière. Je lui jetais un coup d'œil. Il avait les yeux clos, les sourcils froncés et la bouche entrouverte. C'était dingue de le trouver beau et sexy comme ça. Devrions-nous nous embrasser ? J'en avais envie. Mes lèvres se posèrent sur sa joue le surprenant. Il ouvrit les yeux et je croisais son regard embrumé par le plaisir puis il m'embrassa brusquement. Je le laissais faire et caressais sa langue intrusive. Tiens, il avait un piercing dessus ! Ce n'était pas désagréable tout comme ceux au coin de sa bouche.
Je ne savais pas combien de temps nous baisions mais le plaisir que je ressentais me faisait perdre la notion du temps. Tout mon vagin s'électrifiait.
- C'est bon... soufflai-je en japonais avec un sourire béat, les yeux clos.
- Quoi ? me demanda Sasha épris dans son plaisir.
- C'est bon... traduisais-je.
Il sourit bruyamment la bouche ouverte.
- Ouais, c'est bon !... haleta-t-il.
- Oh Seigneur !... Je viens... Je viens... couinais-je en japonais.
- Ça, je comprends ! ricana-t-il en accélérant la cadence.
Mon antre se contracta alors que le plaisir intense me submergeait. Je serrais mon emprise sur son fessier et esquissais un sourire euphorique en le regardant dans les yeux heureuse d'avoir enfin ce que je voulais : un orgasme. Ensuite, je le vis grimacer puis se retirer soudainement de mon vagin pour se masturber rapidement au-dessus du lavabo. Sasha était en train de jouir et son sperme giclait sur la faïence. Il tremblait et haletait fortement. C'était beau à voir. Puis il fit couler l'eau pour nettoyer sa souillure et se rincer la queue devenue molle.
Nous nous regardâmes amusés puis éclatâmes de rire. Je rabaissais ma nuisette et lui se rhabillait rapidement. Puis nous cessâmes de nous marrer et nous fixâmes en silence. Qu'avions-nous fait ? Nous étions cinglés. Nous étions malades. C'était de l'inceste et la honte ainsi que la culpabilité m'envahissaient. Ça devait en être de même pour lui vu la gueule qu'il tirait. J'avais envie de chialer et des larmes vinrent se loger aux coins de mes yeux. J'avais honte ! Je me sentais sale.
Sasha se passa une main sur le visage, honteux de lui-même.
- Maintenant que c'est fini... commença-t-il la voix un peu rauque.
L'entendre fit couler mes larmes. J'avais honte putain ! Il me prit dans ses bras. Je me débattais pour le repousser en pleurant mais avec la force de mouche que j'avais actuellement, c'était peine perdue. Alors je chialais comme une gamine contre son torse.
- Shhh... Je suis désolé. Je n'aurais pas dû... C'est de ma faute... murmura-t-il, la voix tremblante.
- Nan... C'est aussi de la mienne... pleurai-je doucement.
- On est pareil, Kuzina. J'ai honte que l'on ai dû faire ça alors que nous sommes cousins mais personne ne le saura. Je ne dirais rien ! On ne peut pas oublier ce qu'il s'est passé malheureusement mais on peut tenter de faire comme si de rien n'était. Tu es d'accord ?
Je relevais la tête et remarquais ses yeux rouges et humides. Lui aussi, ça l'affectait beaucoup. Je hochais de la tête.
- On a pas vraiment le choix... répondis-je d'une voix enrouée.
- Oui... Allez, je te ramène sur le lit. chuchota-t-il avant de me porter.
- Attends ! Je voudrais faire pipi. dis-je en essuyant mes larmes.
Il hocha de la tête et me déposa sur la toilette alors que j'embarquais le trépied avec moi. Il déverrouilla la porte et avant de sortir me dit de l'appeler pour qu'il vienne me chercher. Je hochais de la tête et le vis fermer la porte.
Si personne l'apprenait nous ne serons pas dans la merde. C'était honteux d'avoir baisé avec lui mais encore plus d'avoir aimé. Ça n'allait pas rond chez moi et chez lui aussi visiblement. J'avais prit mon pied avec mon cousin, putain !
J'avais terminé de pisser mais je n'osais pas l'appeler. C'était tellement embarrassant. En plus je devais me laver les mains. Prenant appuis sur le trépied, je tentais de me mettre debout. C'était difficile. Je pouvais bouger entièrement mon corps mais c'était impossible d'être debout. Mes jambes flageolaient et mes bras tremblaient. A bout de souffle, je me laissais tomber sur la toilette. Bon bah... Sasha ! Je pris sur moi et l'appelais. Il arriva et sans un mot me porta pour me conduire au lavabo. Je me lavais les mains puis il me ramena sur mon lit. Je n'osais pas le regarder et lui aussi. Il était assis sur le bord du lit et me tournais le dos.
- Ca ne se reproduira plus, hein ? questionnai-je, peinée.
Il tourna la tête vers moi et je croisais ses yeux attristés.
- Nan, ca ne se reproduira plus, Kuzina. Il est préférable que je te laisse maintenant. dit-il en commençant à se lever.
Je lui pris le bras sans m'en rendre compte sur le coup, le surprenant et moi aussi par la même occasion.
- Attends ! Je… Je ne veux pas être en froid avec toi alors qu'on commence à bien s'entendre… Reste, s'il-te-plaît !
Voulais-je vraiment qu'il reste ? La situation était très gênante mais je l'appréciais. Nous étions fautifs tous les deux et si nous faisions comme si de rien n'était alors tout irait bien, surtout si nous ne recommencions pas.
- Tu ne m'en veux pas, Kuzina ? demanda-t-il peiné.
- Pourquoi je t'en voudrais alors qu'on était tous les deux consentants ? La situation est juste malaisante car cela n'aurait pas dû arriver. Si nous faisions comme si de rien n'était comme tu le proposes alors ca ira, nan ?
-Ouais, ça ira. On garde ça pour nous alors oui, ça ira. Je commence à avoir faim. Je vais me chercher un truc à la cafèt. sourit-il rassuré.
Je lui lâchais le bras avec un sourire. J'étais contente que nous ne soyons pas en froid. Ce qu'il s'était passé entre nous était grave et fou mais ca n'allait avoir aucune conséquence plus tard. Au fond de moi, je l'espérais sincèrement.
- Euh… Je peux venir avec toi ? demandai-je en le voyant prendre son portefeuille dans sa veste.
- Ouais, tu peux sortir de ta chambre ?
- Ouais, je crois. Enfin j'en sais rien mais j'ai pas envie de rester seule ici alors bon…
Sasha émit un petit rire puis avança le fauteuil roulant. Il eut le réflexe d'accrocher les poches sur le trépied inclus du fauteuil puis me porta pour m'y installer. Je pris la couverture pour me recouvrir le corps et Sasha nous sortit dans le couloir en laissant la porte ouverte.
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Bonus futilité :
- Les groupes sanguins des OCs sont :
Anastasia : F
Vitali : XF
Anya : XF
Alexei : F-
Sasha : S-
- Sasha est hypersexuel depuis l'âge de 13 ans lorsqu'il a commencé à se masturber.
- Il est devenu soucieux de l'argent depuis que son père l'a mit dehors. Il a dû trouver de l'argent et vivre par ses propres moyens à ses 18 ans.
- Il a essayé de retrouver sa mère mais en vain.
- En tout, Sasha a 8 piercings et 18 tatouages.
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Fin du chapitre 16.
