Bienvenue dans ce dix-septième chapitre.
/! Rating M pour le langage et les scènes crues ! Je vous aurais prévenus.
Les OCs m'appartiennent et j'adore les manipuler à ma guise comme des pantins sans âmes ! Aha...
Réponses aux reviews :
- Little D.Tartine : Merci pour ton commentaire. Il m'a fait très plaisir. Je coupe mes chapitres en deux pour publier fréquemment sinon, je continuerais à écrire encore et encore dans un seul chapitre. Je ne saurais m'arrêter tellement que je suis prise dedans. D'autres thématiques vont être abordés dans cette histoire mais chut, je ne dirais rien ! Au plaisir d'avoir de nouveau ton avis. Bonne lecture !
- Anneso280990 : Je ne peux pas te spoil pour le cadeau d'Anastasia. Tu verras par toi-même avec de la patience. Merci de ton commentaire. J'ai été contente de le lire. Bonne lecture !
- RoxanneLL : Merci pour ton commentaire ! Les réponses à tes questions sont dans ce chapitre. Même si tout n'est pas encore dévoilé ;P Bonne lecture !
Bonne lecture !
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Je ne savais pas quelle heure il était mais il y avait peu de monde dans les couloirs. A l'entrée de l'ascenseur, nous croisâmes Deuce discutant avec un autre infirmier. Je le saluais amicalement et Sasha lui fit un signe de tête.
- Bonsoir, Anastasia. Tu vas où comme ça ? me demanda-t-il souriant.
- Je vais à la cafétaria avec mon cousin, Sasha. Il a faim et je ne veux pas être toute seule dans ma chambre. J'ai le droit de manger un petit truc ? répondis-je avec un petit sourire.
- Oh tu commences à avoir faim, ca y est ? s'exclama-t-il joyeux.
- Nan, mais j'ai envie de manger quelque chose par gourmandise.
- Je le dirais au Docteur Marco. Il est préférable que tu manges uniquement du liquide. Une soupe, une compote, un yaourt, de l'eau ou un thé pour commencer. Ca t'évitera d'avoir mal au ventre. Bonne soirée ! expliqua-t-il avant de partir avec son collègue dans le couloir.
Nous entrâmes dans l'ascenseur vide.
- C'était qui ? demanda Sasha en appuyant sur le bouton RDC.
- Deuce, un infirmier et un ami de Ace. c'est lui qui était venu me voir à mon réveil. Il m'avait retirée le tuyau qui me servait à respirer. Et donc il me demandait où on allait. J'ai dit à la cafétéria et j'ai demandé si je pouvais manger quelque chose. Il m'a répondue uniquement du liquide pour ne pas avoir mal au ventre.
- Et tu comptes sur moi pour te payer ta bouffe ? ricana mon cousin en se penchant vers moi avec un sourire moqueur.
Je le regardais sur le cul. Oui, débile ! J'ai pas de thune sur moi ! Devant ma tête d'idiote, il se mit à rire.
- Je te taquine. Tant que tu ne me reviens pas cher, ca va. Je peux faire un effort et t'offrir un verre d'eau.
- C'est gratuit, ça ! Tu te fais pas chier, toi ! rigolais-je alors que le monte-personne s'arrêta.
Les portes s'ouvrirent pendant que Sasha éclata de rire. Nous avançâmes dans l'hôpital puis entrâmes dans la cafétaria. Il y avait un peu de monde assis autours des tables. Sasha nous arrêta devant la vitrine garnie de bento et de dessert. Je louchais sur la tarte au citron mais je n'avais pas le droit d'en manger pour le moment. Tant pis ! Il y avait de la soupe miso mais elle contenait des morceaux. Dommage ! Alors je portais mon dévolu sur une compote de pomme-banane. Mon cousin se choisit un bento de nouilles sautées au bœuf. Nous prîmes tous les deux un thé noir en boisson. Il paya au comptoir et nous trouvâmes une place tranquille près d'une fenêtre donnant sur l'extérieur. Je déballais ma compote et regardais Sasha faire de même avec son plat chaud. Il était tellement concentré avec ses baguettes pour ne pas faire tomber sa nourriture que je trouvais ça marrant. Ca se voyait qu'il n'avait pas l'habitude de les utiliser. Maintenant que je l'avais en face de moi, je le trouvais très beau. A croire que dans la famille, nous n'étions pas des thons.
En trempant ma cuillère en plastique dans ma compote, je repensais à ce qu'il s'était passé. J'avais kiffé, prit mon pied et même joui en baisant avec lui. Je me souvenais de l'euphorie que j'avais ressenti en atteignant l'orgasme. Ça avait été bon. Ses lèvres sur les miennes. Sa langue avec son piercing contre la mienne. Sa queue se frottant contre mon clitoris puis entrant en moi. La chaleur de son corps contre le mien. La douceur de ses fesses sous mes doigts. Ces souvenirs m'excitaient de nouveau. J'avais encore envie de baiser. Mais c'était mal de faire ça avec lui.
- Tu y penses, c'est ça ? murmura-t-il en me regardant.
- Oui... soufflai-je doucement.
- Moi aussi...Je dois dire qu'à défaut d'avoir fait ta feignasse, tu sais au moins embrasser. se moqua-t-il avec un sourire en coin.
Malgré le compliment, je fus piquée au vif.
- Je te signale que je n'ai pas fait ma feignasse. Mes muscles sont pour le moment encore trop faibles pour que je puisse faire quoique ce soit et en plus dans cette position je ne peux pas faire grand chose. En temps normal, je...
Je me coupais net me rendant compte de ce que j'étais en train de dire. Sasha me sourit en coin.
- En temps normal, tu quoi ? questionna-t-il railleur en mangeant.
- Rien... soufflai-je embarrassée.
- Mais si dit ! sourit-il avant de prendre une nouille en bouche que lui avaient permit ses baguettes.
Je lui sourit amusée en mélangeant ma compote.
- Si je te le dis, tu me dis ce que tu as ramené comme cadeau de Russie pour mon anniversaire ? proposai-je comme deal mesquinement.
Sasha me regarda avec une pointe d'amusement puis il claqua de la langue avec un sourire. Il ricana et je le suivis dans son élan.
- On est bien de la même famille, toi et moi ! La mesquinerie Ivanov ! Si je te le dis, ça va gâcher la surprise. Alors, ça me troue le cul mais même si c'est sur du cul, je ne souhaite pas savoir !
Je me mis à rire puis goûtais la compote. La vache ! C'était rare que j'en mange mais là c'était hyper bon. Ce goût frais et sucré. Miam ! Je la dévorais rapidement quitte à avoir tout dans la bouche avant d'avaler. Sasha éclata de rire.
- Tu en veux encore, Kuzina ?
Je hochais de la tête avec un sourire clos. Il ria encore avant de se lever pour aller en chercher d'autre. Je gardais la cuillère en plastique dans la bouche et regardais dehors. Il faisait nuit mais les lampadaires éclairaient bien le parking. Une voiture se gara puis un vieil homme et un jeune adolescent en sortirent. Hein ? Ce chapeau ! On aurait dit Chopper de la bande à Luffy. Qu'est-ce qu'il venait faire ici ? Sasha vint se rassoir à sa place en face de moi et déposa deux compotes pomme-banane en face de moi. Je lui souris et le remerciais amicalement.
- Ca fera 100 000 roubles.
- Quoi ? hallucinai-je.
- Estime-toi heureuse ! Je t'ai fait un prix car tu es de la famille. ricana-t-il.
Je roulais des yeux avec un sourire. Il tenta de prendre un morceau de bœuf mais se loupa.
- Blyat ! jura-t-il en russe.
- Si tu veux je t'aide à manger. proposai-je doucement.
- Ils savent pas utiliser les fourchettes ici ?! pesta mon cousin en me tendant sa paire de baguettes.
Je la pris et il vint s'assoir à côté de moi avec son bento. Je lui donnais à manger avec un sourire amusé.
- C'est ça ! Fout-toi de ma gueule ! Je te signale que je t'ai portée pour que tu puisses pisser alors te moque pas de moi, Kuzina ! J'ai mit de côté mon amour propre pour pouvoir manger car j'ai la dalle donc enlève ce sourire de ta gueule d'ange.
- C'est vrai. Désolée Kuzen !
- Salut Anastasia ! s'exclama quelqu'un en arrivant près de notre table.
- Oh salut Chopper ! Qu'est-ce que tu fais là ? dis-je avec un grand sourire.
- Mon père est médecin et pendant les vacances, il m'autorise à l'assister pendant ses permanences. Je veux devenir aussi docteur. C'est ton nouveau petit ami ? demanda-t-il en regardant Sasha.
J'éclatais de rire et secouais de la tête sous la mine confuse du concerné.
- Nan, c'est mon cousin Sasha. Il vient de Russie pour passer des vacances ici. Il ne sait pas très bien parler le japonais. expliquai-je amusée.
- Bonjour ! fis Sasha en japonais avec un très gros accent russe.
Il avait dû comprendre qu'on parlait de lui.
- Salut ! lui répondit Chopper avec un grand sourire.
- Comment vont les autres ? demandai-je aimablement.
- Oh ça va, ça va ! On a tous été triste d'apprendre ce qu'il t'est arrivée mais on ne sait pas vraiment ce qu'il s'est passé. Le frère de Luffy n'a rien voulu dire mais on sait que c'est de sa faute. Ton frère en a parlé un peu hier sur Discord. Ace t'a poussée dans des escaliers, c'est ça ? dit-il tristement.
- Oui, on se disputait encore et il a été trop loin dans sa jalousie mais heureusement tout va bien maintenant. dis-je avec un sourire triste.
- Oui, heureusement ! On viendra tous te voir bientôt. Nami va être contente de savoir que tu vas bien ! sourit-il peiné.
Je lui fis un doux sourire en hochant de la tête ce qui le fit rougir. Il était adorable comme ça. Ça donnait envie de lui faire des bisous sur les joues.
Il allait dire autre chose mais le vieil homme qui l'avait accompagné en voiture l'interpellait avec deux gobelets dans les mains.
- Ah c'est mon père ! Il a fini. Je dois y aller. A bientôt ! Bonne soirée ! s'exclama-t-il avant d'aller rejoindre son père qui l'attendait.
- C'était qui ? demanda mon cousin avant de boire dans son thé.
- Chopper. Un ami de mes camarades de classe. Il joue à OPO avec eux. Il a cru que tu étais mon nouveau petit ami. riais-je à la fin.
Il pouffa de rire et je riais avec lui puis nous nous coupâmes d'un coup en nous regardant dans les yeux. J'avais repensé à ce que nous avions fait et sûrement lui aussi. Ensuite il se racla la gorge et me prit les baguettes de la main.
- Mange tes compotes de bébé ! railla-t-il en se réinstalla à sa place initiale.
Je fis une moue boudeuse mais retirais l'opercule d'un des pots. Je remuais la mixture puis la dégustais moins rapidement.
- Humm... C'est bon ! m'extasiais-je les yeux clos.
- Oh putain, dit pas ça steu'plaît ! soupira Sasha las.
Je le regardais confus, la cuillère dans la bouche.
- Pourquoi ?
Il me regarda en soupirant dépité.
- Une jolie fille avec des gros seins qui sort ça à un mec comme moi. Je ne te fais pas un dessin, Kuzina. Je suis déjà en manque ! Je n'arrête pas de penser à ce qu'il s'est passé tout à l'heure. C'est vraiment dommage qu'on soit de la même famille...
Je ne dis rien. Au fond de moi, je pensais la même chose. Il mangea son plat tranquillement, la tête limite plongée dedans pour pouvoir attraper ses nouilles rapidement. Je le regardais un moment. Ouais, si nous n'étions pas de la même famille, ça aurait fait un moment que j'aurais tenté un truc de ma propre initiative avec lui. Sasha avait tout pour plaire physiquement. Grand, blond aux yeux bleus, un peu musclé, tatoué avec des piercings. Le genre de mec qui pouvait me faire craquer dans la rue. J'aimais bien les bruns aussi. Il fallait juste que le gars fasse mauvais garçon sur lui. Je kiffais l'interdit. Ça m'excitait psychologiquement et sûrement physiquement aussi. Cependant, baiser avec mon cousin était une des choses qui me faisait peur bien que j'avais adoré le faire. Recommencer était effrayant car c'était immoral et si on se faisait prendre, c'était la honte sur toute la famille. J'étais inquiète du regard des autres. Sasha vivait bien sa sexualité mais moi c'était nouveau même si je voudrais être comme lui, aussi confiante et épanouie.
- Comment tu fais pour bien le vivre ? Tu n'as pas peur du regard des autres sur toi ? questionnai-je sans trop oser.
- Je suis un homme, ça doit être plus simple à mon avis. Je me branle à l'occasion, je vais me trouver des nanas,... J'avais une copine mais c'était trop pour elle et elle m'a largué. Elle n'arrivait pas à suivre le rythme. Je lui en demandais trop. Ce n'était pas facile au début mais c'est devenu une routine. Je me branle au réveil avec ou sans porno, je fais mon train-train quotidien, si l'occasion se présente je me tire une gonzesse dans un coin ou alors je me tripote, à la douche pareil et le soir je me mate un porno jusqu'à ce que je m'endorme d'épuisement. Je m'y suis fait et je m'en sors bien. Le psy m'avait conseillé les groupes anonymes ou bien l'abstinence. Mon cul ! C'est pas fait pour moi. Si mon père apprenait comment je suis, il me ferait interner à coup sûr. Je l'enmerde, lui et sa Justice de merde ! Il me dégoûte. expliqua-t-il en mangeant sans me regarder.
C'était plus important que pour moi. Je n'étais pas aussi atteinte que lui. Quoique... C'était le début pour moi. Allais-je devenir comme lui ? Néanmoins, je dûs serrer les cuisses car j'étais en train de mouiller. Mon vagin avait des spasmes d'émoi. Je m'étais fait des scènes de lui en train de se toucher et de baiser dans mon esprit pendant qu'il me parlait. Ça ne me dégoûtait pas, ça m'excitait. J'avais honte de vouloir encore baiser avec lui. Je n'étais pas normale !
Sa main tremblait en tenant sa paire de baguettes. Avait-il une pulsion comme moi ? Était-il en train de bander ? Voulait-il se toucher ? Voulait-il me baiser ? Cette dernière question me plaisait. Je terminais ma compote et le regardais finir son bento. Il bu ensuite son thé et je fis pareil. Je déballais mon dernier pot avant de l'avaler presque d'une traite. C'était bon et ça faisait du bien. Toutefois, après avoir fini ma boisson chaude, j'étais bien calée. Lui n'avait pas encore fini de boire et semblait perdu dans ses pensées, son gobelet à la main.
- Sasha ? dis-je doucement.
- Oui, Kuzina ? répondit-il sans lever les yeux vers moi.
- Tu... Tu veux bien... Rester un peu plus longtemps cette nuit avec moi ?
Il leva soudainement les yeux vers moi surpris.
- Il n'est pas préférable. Je ne pourrais pas me contrôler. Désolé Kuzina...
- Je sais. C'est pareil pour moi mais je me disais qu'on pouvait discuter de ça. J'ai des questions et je pense que tu peux y répondre. soupirai-je un peu déçue.
J'avais chaud et ma minette me brûlait. J'avais une sensation de lourdeur au bas-ventre alors que je sentais mon cœur battre rapidement dans ma poitrine. J'avais envie de baiser et ça commençait à devenir insupportable. Tout à l'heure ça allait mais j'avais l'impression que depuis mon réveil, c'était de pire en pis. Le fait que je sois célibataire et libre sexuellement avait-il avoir avec ça maintenant ? J'en étais sûre au fond de mois. Quitter Ace m'avait libérée et changée. Je ne me sentais plus comme une bête en cage. Je pouvais m'envoler de mes propres ailes dorénavant.
Sasha passa sa langue sur ses lèvres pour les humidifier puis avala sa salive.
- D'accord... Je nous ramène dans ta chambre. exprima-t-il avant de terminer son thé d'une traite.
Il se leva, prit les déchets pour les mettre à la poubelle à côté puis me poussa jusqu'à la sortie. En silence, nous prîmes l'ascenseur. Lorsque nous arrivâmes à ma chambre, Sasha ferma la porte et m'aida ensuite à m'installer sur le lit avant de venir s'allonger à côté de moi comme il avait prit l'habitude de le faire, ses chaussures sur le lit.
- Qu'est-ce qui te retient en Russie ? lui demandai-je.
- Rien. Ma famille, c'est vous maintenant. Il n'y a plus rien qui me retient là-bas. répondit-il nonchalant.
- Alors reste au Japon !
J'étais contente d'avoir trouvé quelqu'un similaire à moi et qui pouvait me comprendre. En plus, je l'appréciais. Je regrettais de ne pas avoir changé plus tôt.
- J'aimerais bien. Je peux rallonger mon séjour à un mois mais pour avoir plus, je dois trouver un boulot ici. Sauf que pour ça, il faudrait que je sache parlais la langue locale et c'est pas gagné.
- On peut t'apprendre. Ma mère a apprit grâce à mon père et elle s'en sort très bien. Je t'apprendrais ! souris-je.
- Ce serait long ! ricana-t-il.
- Ce serait gratuit surtout ! Mais bon long, ça dépend de toi. Si tu es bon élève, parler le minimum de la langue te permettrait d'avoir un emploi. C'est étrange venant de ma part mais j'aimerais que tu restes avec nous. Je commence à t'apprécier, Kuzen.
Il me sourit grandement.
- Ouais, j'aimerais aussi rester. J'aime la gastronomie de ce pays. J'ai envie d'avoir un restaurant ici pour y faire des spécialités russes. J'appellerais ça Ivanov Dom.
Autrement dit, La Maison Ivanov.
- Ca sonne bien. J'aime beaucoup.
- Ouais, je commencerais par un restaurant ici puis ensuite j'en ouvrirais partout dans le monde. Ça clouera le bec à mon connard de père.
- Tu ne l'aimes pas beaucoup.
Mama et Papa nous avaient dit que Oncle Nikolai était très dur envers Sasha et qu'il appliquait parfois une discipline très physique. Quand il venait nous voir, c'était toujours seul ou avec sa mère avant qu'elle ne quitte leur foyer. Son père ne venait jamais. Il avait toujours du travail.
- Ouais, c'est clair. Il n'était jamais à la maison, toujours à son cabinet à envoyer des innocents en taule. Tant que la personne est accusée, c'est un bon moyen pour lui de se faire du fric. Dïadïa Alexei n'est pas comme ça, lui. Heureusement ! Bien sûr le Gouvernement Mondial est pourri jusqu'à la moelle par les Dragons Célestes. Système de merde ! Le monde se porterait mieux sans eux. Les gens souffrent pour satisfaire les riches. C'est dégueulasse ! Quand j'étais à la rue, j'en voyais passer des riches avec leurs beaux vêtements de luxe. Pas un seul ne m'a tendu la main pour m'aider. Quoique si une fois, une vieille qui devait avoir plus de soixante ans m'a proposé de m'aider si je baisais avec elle. Je te cache pas que j'ai accepté. Je crevais la dalle et dormais dans un carton alors même si elle était pas mon genre, je la culbutais quand même. Au moins, je peux te dire que c'était une chienne au pieux. Elle kiffait bien ma queue. A force, elle a finit par payer mes études et certains de mes tatouages. Je m'étais un peu attaché à elle même si j'allais voir d'autres nanas. Le plus dommage, c'est qu'elle est morte dans un accident de voiture. Elle avait la bouteille facile, tu vois. Ma source de revenue, c'était envolé. Donc, j'ai dû faire dans l'illégalité pour payer ma dernière année et avoir une place au dortoir de l'école. raconta-t-il.
Wouah ! Il avait traversé des moments difficiles mais tant mieux pour lui s'il a pu s'en sortir. Bon se taper une vieille a dû être horrible mais au moins il a pu profiter.
- Tu as dû faire quoi comme trucs illégaux du coup ? demandai-je curieuse.
Il me fit un grand sourire puis un clin d'œil.
- Si je te le dis, tu promets de fermer ta gueule ?
- Promis ! Je serais aussi muette qu'une tombe ! m'exclamais-je, une main sur le cœur et l'autre levée.
- J'ai fait ce que mon père déteste le plus au monde. La piraterie ! J'ai touché à ça sur le Dark Web et j'ai fait d'autre chose dont je ne préfère pas que tu saches. Ça rapportait beaucoup d'argent. sourit-il.
- Je m'en doutais un peu mais tu as joué les putes ?! souris-je moqueuse.
- Ouais dit comme ça, c'est vrai ! Mais fallait bien si je voulais survivre et réaliser mon rêve. Tu aurais fait quoi à ma place ?
- Je pense que j'aurais fait pareil même si ce n'est pas mon genre de faire ça habituellement. Tu as été courageux de faire ça. Je ne sais pas si j'aurais été assez forte pour l'endurer comme toi.
Sasha me regarda avec un doux sourire puis me donna un coup de coude dans le bras.
- Merci Kuzina. Tu es la première à me dire ça. Bon après tu es la seule à le savoir mais bon. Tu es gentille.
Je lui fis un doux sourire également puis nous nous regardâmes dans les yeux.
- Ca me fait penser que ton opinion sur le Gouvernement Mondial ressemble à celui que j'ai avec Vitali. On souhaite intégrer l'Armée Révolutionnaire pour aider à changer le système. Papa en fait parti tout comme Mama. Si tu veux tu peux l'intégrer en même temps que nous. J'ai entendu Papa parler d'un coup d'Etat qui allait bientôt avoir lieu.
- Oh ça m'intéresse ça ! Je dirais à Vitali que tu me l'a dit. J'ai entendu parler de cette organisation de rebelles. Elle a bien fait parler d'elle ces derniers temps. Bon je vais pisser ! s'exclama-t-il en se levant.
- Tu comptes en profiter pour te branler aussi ? questionnai-je avec humour.
- On ne peut rien te cacher à toi. Allez je fais vite ! ricana-t-il en allant dans la salle de bain.
Il disait ça pour rire ou il était sérieux ? N'empêche mon vagin eut un spasme d'émoi et je me mordais la lèvre inférieure en l'imaginant se toucher. Putain ! Ma pulsion ne m'avait pas totalement quittée alors je glissais ma main sous les draps pour me caresser. J'espérais jouir avant qu'il ne revienne. Je fermais les yeux en frissonnant de plaisir. Seigneur ! Ça faisait du bien de se donner du plaisir. Je me libérais de cette lourdeur dans mon bas-ventre. Je faisais défiler dans ma tête l'image de notre ébat de tout à l'heure. La sensation de sa queue en moi. Ses coups de rein augmentant mon plaisir. Sa manière d'embrasser. Honnêtement si Sasha n'était pas mon cousin, j'aurais fait de lui un plan cul journalier. J'ondulais du corps avec un sourire béat. Je m'imaginais baiser avec lui sans honte, puis ce fut au tour de Marco et enfin de Thatch.
Épris dans mon plaisir, je fus surprise de sentir le lit bouger. J'ouvris subitement les paupières et vis Sasha à genoux à côté de moi, une main sur son entrejambe. Nous nous fixâmes sans rien dire, embrumés par le plaisir pour moi et le désir pour lui. Qu'allait-il se passer ? Nous ne voulions pas recommencer car c'était mal mais nous avions chacun envie de sexe. Il finit par s'allonger à côté de moi, sa main serrant son entrejambe. Nous nous regardions toujours et il défit la boucle de sa ceinture puis déboutonna son jeans pour enfin abaisser sa braguette. Quant à moi, j'avais toujours ma main sur ma minette mais j'avais arrêté de me toucher. Il finit par sortir sa queue et se masturber. Je baissais mon regard pour le regarder en me mordant la lèvre inférieure tout en reprenant ma masturbation. De son autre main, il se permit de malaxer un de mes seins. Je fermais les yeux de nouveau pour savourer mon plaisir et ses caresses sur ma poitrine. Un gémissement sortit de ma bouche. Pourtant je les ouvris de nouveau car il tira sur ma nuisette pour découvrir mes seins et les toucher à même la peau. Nous nous rapprochâmes l'un de l'autre pour nous embrasser un peu maladroitement au début puis avec plus d'assurance ensuite. Je sentais son piercing sur ma langue et ceux de sa lèvre contre la mienne. Il se mit sur le côté et j'en profitais pour toucher son torse. Tiens ? Je sentais sous mes doigts des petites boules sous son T-shirt à l'endroit de ses mamelons. Il devait avoir des piercings ici aussi. J'arrêtais ma masturbation pour me concentrer sur les caresses que je donnais à son corps. J'avais envie de me blottir contre lui alors je me mis face à lui sur le côté puis me rapprochais afin de le toucher encore plus. Ma main toujours sur son torse, je descendais l'autre jusqu'à son entrejambe pour agripper sa queue alors qu'il se tripotait encore. Sasha cessa notre baiser pour me fixer surpris. Avec un sourire, je glissais difficilement sur le matelas jusqu'à sa taille, sa queue toujours en main et passais la pointe de ma langue sur le bout de son gland. Son érection eut un soubresaut me faisant sourire. Je le pris en bouche avec un gémissement de satisfaction tirant un soupir à mon cousin.
Mon cousin ! Seigneur ! Qu'étais-je en train de faire ? Je faisais une fellation à mon cousin. C'était trop tard pour revenir en arrière. Déjà se tripoter l'un à côté de l'autre passait un peu mais ça ! Nous étions encore en train de recommencer. C'était mal ! Mais pourtant ça m'excitait. Je kiffais braver les interdits. L'inceste en faisait partie visiblement. Je prenais mon pied en le suçant. Gémissant en suçotant son gland, je malaxais ses testicules les yeux clos. Je pouvais entendre la respiration rapide et forte de Sasha. De temps en temps, il lâchait quelques râles de plaisir. Je le masturbais rapidement en lui jetant un coup d'œil. Il avait les yeux clos et la bouche ouverte laissant passer sa respiration saccadée avant d'ouvrir les yeux pour me fixer. Il posa sa main dans mes cheveux me forçant à le reprendre en bouche. Je repris ma succion en continuant de le caresser. Parfois, je léchais, suçotais ou embrassais sa verge et ses testicules comme une dépravée tout en gémissant de plaisir. Ses doigts agrippèrent mes cheveux et son bassin ondulait montrant le plaisir qu'il ressentait. Il allait jouir ? Ravie, je me caressais le clitoris en augmentant la cadence de ma succion. Mon Dieu ! Que c'était bon ! Ses expirations devinrent des râles s'accélérant au fur et à mesures que son orgasme arrivait. Je le regardais en même temps. Les yeux clos, les sourcils relevés et la bouche grande ouverte avec un sourire en coin, il finit par grimacer au même moment où je sentis son sperme gicler dans ma bouche. C'était aussi salé que d'ordinaire. Toutefois, c'était très peu épais et il n'y en avait pas beaucoup. Je l'avalais en gémissant de satisfaction alors qu'il tremblotait en ayant les muscles crispés. Puis je pris un rythme de succion plus lent en caressant son frein du plat de ma langue. Ça devait lui plaire car il grognait doucement de bien-être. Je sortis sa queue molle de ma bouche pour l'embrasser et la lécher par endroit avant de revenir à bonne hauteur près de lui. Je lui souris en essuyant la bave que j'avais au coin de ma bouche. Il ricana le souffle court puis m'embrassa à pleine bouche.
- Tu m'as caché, Nastia, que tu es une bonne suceuse. railla-t-il près de ma bouche.
Je lui souris amusée avant de déposer un baiser sur ses lèvres. Peut-être que lui avait été satisfait mais moi, j'avais toujours envie de cul. Ma pulsion était encore présente et je voulais me sentir plus légère. Je caressais son torse en embrassant sa mâchoire
Tiens ? Nastia ? Ça faisait longtemps qu'il ne m'avait pas appelée par mon diminutif. Ça me faisait penser qu'on l'appelait toujours par le sien : Sasha, car son véritable prénom était Aleksand'r mais il préférait qu'on l'appelle par son diminutif car c'était plus court. Sasha m'avait toujours nommée Nastia et jamais Anastasia. C'était le seul. Mes parents me nommaient par mon prénom de naissance tout comme Vitali bien que le plus souvent il m'appelait frangine ou la naine.
Sasha me poussa doucement pour me mettre sur le dos et ainsi me surplomber de toute sa masse. Il fit tressauter un sourcil avec un sourire en coin en se rhabillant de son caleçon puis de son jeans. Hey ! Et moi ? J'en pouvais plus ! Je tentais de l'empêcher de se revêtir mais il écarta mes mains en rattachant sa ceinture. Avec un ricanement, il remonta ma nuisette jusqu'à mon cou dévoilant ma poitrine puis il caressa et malaxa mes seins. Je soupirais de bien-être en ondulant du corps. Je brûlais intérieurement de désir. Mon corps était en feu. Ses lèvres épousèrent la forme de mon mamelon pour aspirer et suçoter mon téton. Je sentais sa langue et son piercing jouer avec. C'était bon, Seigneur ! Je jetais sur le moment ma tête en arrière en gémissant les lèvres closes. Puis il s'attarda sur mon autre sein avant de descendre sa bouche le long de mon ventre laissant des traces humides sur son passage. Ses mains toujours agrippées à ma poitrine, il fit traça des cercles avec sa langue autours de mon nombril. Oui ! Descendait plus bas ! Allez ! Sasha se nicha entre mes cuisses que j'écartais. Je sentais son souffle brûlant se rapprocher de mon clitoris quand soudain, on toqua à la porte nous faisant sursauter. Nan ! Mais nan ! Merde ! Putain de bordel de merde ! Qui osait nous déranger ?
Sasha sauta en grande vitesse hors du lit -quelle agilité !- et je rabaissais ma nuisette pour me couvrir rapidement des draps. Je m'asseyais doucement lorsque la porte s'ouvrit sur Deuce. Ah ! J'avais envie de le tuer. Déception ! Je ne pouvais plus me satisfaire tranquille !
- Désolé de déranger. Je viens prendre des nouvelles et retirer la perfusion.
Liberté ! Bon tu étais pardonné, Deuce. Libérée dû tuyaux qui m'empêchait de me balader sans le trépied et qui m'obligeait à jouer d'ingéniosité pour m'habiller, ça valait bien un sourire gratifiant pour toi. Je traduisais pour mon cousin et remerciais Deuce gentiment.
- Je vais m'en fumer une en attendant, Kuzina. Je reviens. s'exclama Sasha en prenant sa veste.
Il salua de la main l'infirmier avant de sortir en fermant derrière lui.
- Il est parti fumer. Dis-je à Deuce qui hocha de la tète compréhensif.
- Je vais retirer ta perf. expliqua-t-il en se lavant les mains.
Il prit ensuite des gants sous le lavabo, une compresse avec de l'alcool et un pansement. Ensuite il bidouilla un truc sur le tuyau. Puis il vint s'assoir sur le lit et me prit doucement le bras pour le poser sur son genoux avant de mettre ses gants.
- Tu as bien mangé ? demanda-t-il en retirant doucement le scotch maintenant la perfusion en place.
- Oui, trois compotes avec un thé noir. Ça m'a bien calée. ricanai-je à la fin.
- Oh bien ! Et tu n'as pas crampe au ventre, de remontée acide ou de brûlure d'estomac ?
Il retira l'aiguille de mon poignet sans me faire mal. Il était doux dans ses gestes.
- Nan, tout va bien. souris-je doucement.
J'avais perdu un peu de ma pulsion sexuelle depuis que nous avions été coupés par son arrivée mais elle était toujours là. Je le regardais alors qu'il nettoyais ma micro-plaid avec la compresse imbibée d'alcool. Si on regardait bien, il était plutôt beau garçon. Pas trop mon genre mais il était potable. Je ne baiserais pas avec lui sauf si j'avais trop la dalle et qu'il n'y avait que lui dans le coin. C'était pas sympa de penser ça car il était sympa mais c'était la vérité. Et puis surtout, je ne le connaissais pas. Il pouvait tout raconter à Ace en me faisant passer pour une salope. Je n'avais pas confiance.
- C'est très bien ça ! Je le dirais à ton doc. Il sera ravi. Sinon tu as pu aller aux toilettes ?
Il me mit le pansement et je retirais mon bras de son genoux.
- Oui et ça a été aussi. répondis-je tandis qu'il retirait ses gants.
- Pas de douleurs ou de gêne ?
- Nan, rien du tout. Juste un pipi normal. souriais-je un peu gênée de parler de ça.
Il sourit en se levant pour aller décrocher la perfusion et les poches vides.
- Ace aimerait vraiment te voir pour s'excuser. Oui, je sais. Il sait que tu ne veux plus le revoir mais il s'en veut vraiment de t'avoir fait ça. soupira-t-il peiné.
Je baissais la tête et me mordillais les lèvres.
- Je ne veux pas le voir. Je ne suis pas encore prête mais il a mon numéro de portable s'il veut s'excuser. Je ne l'enverrais pas chier...
Deuce sourit de bon cœur.
- Ah je lui dirais ! Ace ne se trompait pas. Tu es vraiment très gentille. s'exclama-t-il heureux, la perf et les poches dans les mains.
- Je lui en veux toujours mais je sais que j'avais dit que je ne lui pardonnerais pas sauf que je me connais, je le ferais mais ça ne sera plus comme avant. Je ne lui veux pas de mal. Il faudra bien qu'on s'explique un jour, c'est sûr mais pour le moment je ne souhaite pas le voir. soufflai-je, les larmes aux yeux en repensant à ce qu'il s'était passé le mois dernier.
Deuce émit un petit rire joyeux et mit à la poubelle ses gants usagés et la compresse.
- Ouais c'est sûr ! Vous n'êtes plus ensemble mais vous n'avez pas parlé. D'ailleurs il m'a aussi chargé de te dire qu'il était avec quelqu'un maintenant. dit-il un peu tristement.
Je le regardais surprise. Nan ! Ace s'était remis en couple ? Déjà ? Il n'avait pas perdu de temps. Je me mordais les lèvres pour retenir un sanglot. Ça me blessait. Il m'avait si vite oublié. Quel enfoiré !
- Tant mieux... Qu'il soit heureux alors... murmurai-je doucement, la tête basse.
- Tu es très gentille, Anastasia. Ace est quelqu'un de bien. Il a un bon fond, tu sais. Si ça ce serait passé autrement entre vous, je suis sûr que vous auriez été heureux. Bon je lui dirais qu'il peut te téléphoner. Je te laisse tranquille maintenant. Repose-toi bien !
Je le saluais alors qu'il quittait la chambre. Bon bah ma pulsion m'avait totalement quittée après avoir parlé de Ace. Était-ce le remède contre la nymphomanie ? En tout cas, ça marchait bien. Je soupirais en me rallongeant puis essuyais les larmes perlant aux coins de mes yeux. Je ne voulais pas pleurer. Ça fatiguait. Je pris mon portable et regardais l'heure qu'il était. 21h02. Ça passait vite et je me sentais épuisée. Les yeux clos, je rêvassais en repensant à ce qu'il s'était passé ce soir. Avais-je une relation particulière avec mon cousin maintenant ? C'était bizarre et immoral et pourtant ça ne me dérangeait pas. Étais-je normale de ressentir ça ? Était-ce la même chose pour lui ? Peut-être que le fait que nous soyons pareil m'attirait ?
Je baillais à m'en décrocher la mâchoire. Lorsque Deuce aura passé le mot à Ace, j'appréhendais son appel. Qu'allait-il me baratiner encore ? Comment allais-je véritablement réagir ? J'avais envie de lui en mettre plein la gueule mais je me connaissais, je serais aussi crédible qu'un chihuahua en colère et puis je ne saurais pas être méchante envers lui. Nous avions vécu des choses ensemble. Je lui avais quand même donné ma virginité et mon premier baiser. Il avait même eu mon premier rencard. Ce n'était pas rien tout ça. Je repensais à la chaleur de son corps contre le mien, ça manie de téter mon sein avant de s'endormir, ses baisers sur mes lèvres, son sourire carnassier présageant sa pulsion ludique, son envie de toujours bouffer et de dormir souvent, nos jeux de poursuite, sa manière de m'appeler ma souris et ma belle, nos balades en moto... Tout ça me manquait... Mais... Il avait de nouveau quelqu'un dans sa vie. Étais-je rien pour lui ? Il m'avait si vite remplacée. Ça faisait mal ! Je me sentais utilisée puis rejetée. Quel connard ! Bon pour lui ça faisait presque deux mois mais pour ça faisait presque qu'un jour. Je lui en voulais de s'être trouvé une autre fille.
J'émis un sanglot. Des larmes coulaient sur mes joues. Je pleurais. Pourquoi ça faisait si mal de repenser à lui ? Pourquoi ça me manquait tant nos moments ensemble ? Pourquoi voulais-je que notre dernière dispute ne soit jamais arrivée ? Pourquoi voulais-je n'avoir jamais entendu la discussion qu'il avait eu avec mon père dans son bureau ? Pourquoi voulais-je qu'il me prenne dans ses bras, qu'il me dise que ce n'était qu'un mauvais rêve et que rien de tout ça ne se soit passé ? Pourquoi regrettais-je de l'avoir quitté ?
Ace... Même sans être avec toi, tu me faisais souffrir... Je pleurais encore à cause de toi...
Mon cœur était lourd et un étau se resserrait autours. Je souhaitais que tout ceci n'est jamais eu lieu. Je souhaitais retourner au moment où tu me prenais dans ta bras avant que nous nous endormions ensemble. J'avais envie d'entendre ta voix me dire que tu m'aimes...
Nan ! Je n'étais pas amoureuse de toi ! Pas après ce que tu m'as fait...
Je me tournais sur le côté, dos à la porte, et pleurais. Mes sanglots se faisaient entendre et je me recroquevillais sur moi-même. On toqua à la porte et je vis, via le reflet de la vitre, Sasha entrer dans la chambre. Il sembla surpris de me voir dans cet état et s'approcha doucement du lit. Je l'entendis poser sa veste et retirer ses chaussures avant de se glisser sous les draps. Il était frais puis il vint s'allonger contre moi et me prendre dans ses bras. Je me retournais pour me caler contre son torse. Même si j'avais le nez bouché, j'arrivais à sentir la forte odeur de son tabac. Je chialais de tout mon soûl et il me caressa les cheveux.
- Je suis désolé, Nastia !... Ce n'était pas intentionnel si j'ai eu envie de... Tu étais en train de te tripoter alors... Pardon Kuzina... Cette fois-ci, je te promets que ça n'arrivera plus... murmura-t-il désolé.
- Nan !... Je ne pleure pas à cause de toi... Tu n'y es pour rien, Kuzen... hoquetai-je, mon visage contre son T-shirt.
- Pourquoi chiales-tu alors ?
Je ne répondis pas tout de suite. J'avais peur de le dire car une fois révélé, ça deviendrait réel et ça c'était effrayant.
- Je crois que... Je crois que je suis amoureuse de Ace... pleurais-je doucement avant de reprendre de plus bel.
- Ah la merde ! soupira-t-il.
Il me serra plus fort contre lui en me caressant toujours les cheveux sur l'arrière du crâne. Ça faisait du bien et aidait à m'apaiser.
- Deuce m'a dit qu'il s'était trouvé quelqu'un d'autre... soufflai-je dans un murmure.
Il ne dit rien mais cala sa tête contre mon crâne. Nous restâmes l'un contre l'autre en silence, seul les battements de son cœur résonnaient dans mes oreilles. J'étais bien et réussissais à me détendre. Mes pleurs avaient cessé après un moment ne laissant plus que des spasmes incontrôlables de mon diaphragme. Je fermais les yeux et me calais mieux contre lui, une main sur son torse. C'était bon d'être dans les bras d'un homme. Je me sentais protégée et en sécurité. Les doigts de Sasha jouaient avec mes cheveux.
- Ca va mieux, Nastia ? demanda-t-il en chuchotant.
- Oui, merci Sasha...
- Kuzina, surtout ne fait pas la connerie de tenter de retourner avec lui ! Tu vaux mieux que ça ! Je t'aime Nastia comme j'aime aussi Vitali, Tïatïa et Dïadïa. Je ne laisserais personne vous faire du mal. Mon père était violent avec moi. Je sais ce souffrir signifie et je ne veux pas que ça vous arrive. Quand j'ai su que ton ex te faisait du mal, ça m'a mit hors de moi. Que je ne le croise pas ! Je serais capable de le tuer. Il a osé s'amuser avec ton cœur. Je ne lui pardonnerais jamais cet affront. Parole d'Ivanov, il le paiera !
Sa voix lente et calme me donnait froid dans le dos. Sasha était très rancunier et toucher à sa famille équivalait à toucher à sa vie. C'était effrayant. J'étais sûre qu'il ferait beaucoup de mal à Ace pour moi. Je levais les yeux vers lui et vis son regard déterminé. Il comptait vraiment lui faire du mal ?
- Kuzen, je ne veux pas que tu aies des ennuis à cause de moi... soufflais-je.
Ses yeux se baissèrent pour rencontrer les miens.
- Nastia, tu es ma cousine. Je t'aime et je ferais n'importe quelle sacrifice pour protéger ma famille. Alors si je dois aller en taule et être condamné à mort pour te rendre justice, je le ferais. Vivre dans la rue et me démerder seul m'ont bien changé. J'ai fait des choses que je n'aurais jamais cru capable de faire pour survivre.
Se battre pour mon honneur ? Ça faisait cliché mais ça me plaisait. Cette aura protectrice qui émanait de lui m'envahissait. J'étais bien et en sécurité.
- Qu'as-tu donc fait pour survivre ? demandai-je curieuse.
Sasha me regarda longuement avant de me répondre d'un ton monotone.
- J'ai participé à des combats illégaux en pariant sur moi-même. C'était après que la vieille soit morte avant que je ne rentre en dernière année. J'étais une nouvelle fois dehors. Il faisait nuit quand je me baladais dans la rue. J'avais entendu des hurlements et ma curiosité n'a pas pu s'empêcher d'aller voir ce qu'il se passait. Un type se faisait battre par deux autres gars entourés d'une petite foule. Je m'étais porté a son secours. J'ai gagné bien sûr sinon, je serais mort à l'heure qu'il est. Il s'avérait en fait que c'était un combat non déclaré fait par des mafieux et que le pari était que le gars que je venais de sauver devait crever. J'étais dans la merde totale ! Alors pour ne pas me faire tuer, j'ai dû combattre pour eux. Au total, j'ai fait douze combats avant que ça ne soit stoppé par la Marine. Je ne me savais pas si combattant...
Il avait combattu pour la mafia russe ? Oh Sasha ! Tu as traversé des choses difficiles et nous n'étions pas là pour toi. Tu aurais pu mourir et nous ne l'aurions jamais su. Je m'en voulais de ne pas avoir pu l'aider. Mes larmes revinrent et cette fois-ci je pleurais pour lui. Pauvre Sasha !
- Oh Sasha ! Je suis désolée. Si j'avais su... Pourquoi n'étais-tu pas venu au Japon pour vivre avec nous ? soufflai-je doucement, les larmes coulant silencieusement sur mes joues.
Du pouce, il vint les essuyer.
- Je n'avais pas les moyens de vous contacter et quand c'était possible, j'avais pour but mon diplôme de cuisine. J'ai appelé Tïatïa pour donner des nouvelles une fois que je l'ai eu. Elle m'a proposé direct de venir. J'ai accepté et elle m'a également chargé d'une mission top secrète mais je n'ai pas le droit de te la dire. Ça gâchera la surprise sinon. sourit-il ensuite.
J'émis un petit rire, les yeux humides puis je papillonnais des paupières semblant réfléchir, les sourcils froncés.
- Dit Sasha ! Tu dis que tu as fait des choses que tu ne te croyais pas capable lorsque tu combattais illégalement. Tu veux dire par là que tu as tu...
Je n'eus pas le temps de finir qu'il avait scellé ses lèvres sur les miennes. Il me serra encore plus fort contre lui. Les yeux ouverts sous la surprise, je ne le repoussais pas. C'était la première fois que nous nous embrassions sans être pendant un rapport sexuel. C'était plus intime et ça me mettait un peu mal à l'aise. Ce n'était juste qu'un simple baiser clos mais mon cœur battait la chamade lorsque je sentais ses doigts caresser mon cuir chevelu. Ce fut de courte durée mais pour moi ça avait duré une éternité. Pourquoi avait-il fait ça ? Avais-je dit quelque chose qui l'avait contrariée ? Oh ! Avait-il vraiment tué quelqu'un ou plusieurs personnes ?
Mon cousin me prit la main et la posa sur son cœur. Je le sentais battre fortement. Puis il me regarda dans les yeux et me dit quelque chose que je ne comprenais pas sur le moment :
- Tu savais que la première lettre de ton prénom et celle de ton nom de famille formaient le mot Amour en japonais ?
- Euh je n'y avais jamais fait attention mais maintenant que tu le dis, oui. Mais pourquoi tu me dis ça ? répondis-je perplexe.
- Je te dis ça car ça fait cinq ans que tu hantes mon esprit, Nastia. Un soir, je t'ai vue en train de te masturber dans ta chambre et depuis je ne cesse de penser à toi. Tu hantes mes fantasmes. Je te désires, Kuzina. Je sais que c'est mal mais tu étais tellement belle, nue sur ton lit à te toucher. Quand je me branle, c'est à toi que je pense. Quand je baise, c'est toi que j'imagine avec moi. Et dès que je t'ai vue après trois années, je t'ai trouvée encore plus belle et surtout tu n'as pas lésiné sur le lait vu ta paire de seins. Tu es mon fantasme depuis tout ce temps. Je m'imaginais te faire tout un tas de truc. T'embrasser, te toucher et te baiser. Je te trouve belle et si tu n'étais pas ma cousine, je n'aurais pas été si odieux avec toi. Je ne t'aurais pas traitée comme un larbin ni encore moins comme un cobaye et je ne t'aurais pas fait toutes ses blagues idiotes.
Hein ?
- Tu veux dire que tu as été si mauvais envers moi pendant tout ce temps parce que tu es amoureux de moi ? hallucinai-je.
- Quoi ? Nan ! Je ne suis pas amoureux de toi ! Tu es juste mon fantasme sexuel, c'est pas pareil. Et si j'ai été aussi mauvais envers toi c'est à cause du fait que tu étais si... Enfin si... Ah j'ai pas le mot ! Bref tu faisais toujours la gueule alors que toi, tu avais des parents qui t'aimaient, une mère qui ne t'a pas laissée tomber et un père qui ne te foutait pas sur la gueule quand tu ne faisais pas ce qu'il attendait de toi. Tu me soûlais à faire ta gueule pour rien, à ne rien dire, à ne pas t'amuser et à rester dans ton coin. C'était insupportable ! Je me sentais obligé de te faire réagir pour que tu cesses de faire ta gueule. Cependant, les blagues, c'était juste pour m'amuser. J'adorais tes réactions. ricana-t-il à la fin.
Stop ! Minute ! Sasha m'avait vue me masturber ? Oh nan ! La honte ! J'avais le visage en feu. Néanmoins, une partie de moi kiffait avoir été vu même par lui. Si c'était il y a cinq ans alors j'avais treize ans à l'époque et lui seize. Je ne me souvenais pas de ça. Avant mon dépucelage, j'avais toujours l'habitude de me toucher avant mes règles. Ça devait être vers ce moment-là. Toutefois, j'étais au moins rassurée qu'il ne soit pas tombé amoureux de moi. Ça aurait été plus que bizarre et vraiment dégueulasse, quoique baiser avec lui l'était encore plus. Sasha se touchait en pensant à moi et c'était pareil lorsqu'il baisait. Je ne savais pas comment le prendre. Il était mon cousin. Il y a quelque temps, je me serais sentie offensée et limite violée mais de nos jours, je trouvais ça flatteur. Je hantais ses pensées obscènes tout comme celles de Thatch par moment. En tout cas, il ne se sentait pas gêné de me le dire.
- Tu sais je ne faisais pas la gueule avant. J'étais assez réservée et surtout je n'osais pas te parler. En plus ta méchanceté à mon égard n'a rien arrangé. Ça ne fait pas longtemps que je me dévoile aux autres et je me suis rendue compte que ça ne m'apportait que des bonnes choses. souris-je.
- Ouais j'ai vu ça mais ça ne te gêne pas que je te désire autant ? Tu ne m'en veux pas ?
- La moi d'avant aurait été dégoûtée par toi mais la moi de maintenant trouve ça kiffant, surtout que je te trouve à mon goût. Honnêtement si tu n'étais pas mon cousin, j'aurais tenté un truc avec toi. Sinon, ça t'avait plût de me regarder ?
Sasha me sourit en coin.
- Ouais, je me branlais en même temps. Je m'imaginais pénétrer ta petite chatte toute humide...
Il avait dit ça dans un souffle puis il se pencha pour m'embrasser mais je me décalais avec un sourire le surprenant.
- Ca donne envie mais... Je n'oublierais jamais tout ce que tu m'as fait subir ! souris-je mesquinement.
- Ah allez, Nastia ! J'ai trop envie de baiser maintenant... Bon, je te demande pardon pour tout ce que j'ai fait, ça te va ?
- Mouais, il faudrait que tu fasses une liste et demander pardon à chaque fois ! ricanais-je moqueusement.
- Il y en a tellement, je ne me souviendrais jamais de tout. Allez passe l'éponge ! suppléa-t-il comme un gamin.
Je fis mine de réfléchir puis acquiesça amusée.
- Cool ! On baise alors ? demanda-t-il joyeusement.
- Qu'est-ce qui te fait croire que j'en ai envie ?
- Bah ça ne te dérange pas que je fantasme sur toi et ça a l'air d'être la même pour toi, en plus on est tous les deux hypersexuels alors autant baiser et se foutre de la gueule du système. On ne fait rien de mal à personne à part nous satisfaire. Surtout qu'avant de revenir au Japon, ça faisait un bon moment que je n'avais pas baisé ni que je m'étais branlé. Tu vois depuis quelque temps j'avais eu une sorte de panne sur le long terme, c'est arrivé d'un coup alors que j'avais toujours des envies de cul. Je ne bandais plus et je ne ressentais plus rien. J'avais comme la bite morte !
- Mais qu'est-ce qu'il s'est passé pour que ça refonctionne ? demandai-je sur le cul.
- Toi ! Je t'ai vue avec ton énorme paire de seins et puis je suis tombé sur la vidéo dans ton pc. Ma queue était devenue aussi dur que du rock. Tu as été mon remède, Nastia. Je te dis pas la quantité de purée que j'ai lâché. J'ai cru que ça n'allait jamais en finir. Ton bureau en a pâti. Je te le dis, cet orgasme je l'avais savouré ! ricana-t-il.
- Genre ! Il y en avait beaucoup ? hallucinai-je.
- Ouais ! J'aurais pu remplir un verre. ria-t-il.
Je riais avec lui puis nous nous sourîmes en nous regardant dans les yeux.
- Tu crois que ça va m'arriver un jour aussi ? demandai-je.
- J'en sais rien. Peut-être. C'est horrible quand ça arrive. Je ne me sentais plus moi-même et j'étais en colère contre moi. Mais heureusement que tu es là sinon je serais devenu cinglé. Ça a duré un mois environs mais c'était bien assez.
- Ravie d'avoir pu t'aider involontairement. riais-je doucement.
- Ce sont surtout tes seins qui m'ont aidé. En te voyant allongée sur ce lit, mes yeux se sont direct posés dessus. J'ai halluciné de voir qu'ils avaient autant grossi. Avant tu étais plate comme une planche à pain. Je suis sûr qu'ils vont prendre encore du volume. Bois du lait et mange des yaourts ! s'exclama-t-il avant de prendre un de mes seins en main.
- N'importe quoi ! C'est pas avec du laitage que ça va grossir. pouffai-je de rire alors qu'il me le malaxait.
Je me laissais faire alors qu'il ricana. C'était agréable. Il abaissa ma nuisette pour me découvrir la poitrine et continuer ses caresses. Il pinça mon téton qui s'était durci puis se pencha pour le prendre en bouche. Seigneur ! Je lâchais un soupir alors que sa langue jouait avec. Son piercing intensifiait le plaisir. Je me positionnais sur le dos et il vint se loger entre mes cuisses. Puis il passa à mon autre mamelon. Je caressais ses cheveux en fermant les yeux. C'était vrai. Nous ne faisions rien de mal à personne. J'étais, à mon avis, amoureuse de Ace et je devais l'oublier maintenant qu'il avait refait sa vie. Je me sentais jalouse. Par colère, je ne voulais pas que ça fonctionne avec sa nouvelle copine. Je l'avais quitté mais ce n'était pas par désintéressement. Il m'y avait obligé. Mes yeux devinrent humides. Nan ! Re chialais pas ! Débile ! Ce n'était pas le moment.
- Ne pense plus à ce con ! me chuchota mon cousin en me regardant dans les yeux.
- Ce n'est pas si simple, Kuzen. Ça fait mal ! soufflai-je, larmoyante.
Il soupira puis m'embrassa avec douceur avant de se redresser pour retirer son T-shirt. Je pouvais voir l'intégralité de ses tatouages. Ils étaient beaux. J'aimais beaucoup le cœur enflammé avec le kanji Amour au centre sur son sein gauche. Je le touchais du bout des doigts, mon index passant sur son mamelon percé.
- Amour ? dis-je.
- Oui comme tes initiales. Je l'ai fait en pensant à toi. Le cœur enflammé représente le désir que j'éprouve pour toi, Nastia.
Ma main passa sur son sternum pour caresser le poing entouré d'ailes d'ange et de démon.
- Et celui-là ?
- Ca représente ma révolte contre le système enfin surtout contre mon père.
- Ex diebus antequis. C'est du latin je crois. dis-je en lisant le texte en italique gravé sous son nombril.
- Oui, ça signifie les jours révolus. C'est le dernier que j'ai fait. Je laisse dans le passé toutes mes enmerdes et je vais maintenant de l'avant.
Je lui souris puis portais mon attention sur le crâne poignardé à son flanc droit. C'était effrayant. Il me dégagea la main posée dessus et me fixa sérieusement. Quoi ? Je le regardais confuse alors qu'il défaisait sa ceinture puis abaissait sa braguette après avoir déboutonné son jeans. Il sortit ensuite sa queue à demi-molle de son caleçon puis écarta mes jambes avant de remonter ma nuisette afin de me pénétrer doucement. Direct ? Pas de préliminaires ? Ça me dérangeait un peu mais je gémissais lentement de bien-être en sentant sa queue se glisser en moi.
Sasha s'allongea sur moi et débuta ses coups de reins en me regardant dans les yeux. Son souffle parfumé au tabac me frôlait le visage. Ça me rappelait Thatch. Ah Thatch ! Je voulais le revoir. Il me manquait.
Je fermais les yeux en soupirant de plaisir. C'était bon. Sasha m'embrassa en ondulant du bassin contre le mien. Mes mains caressaient ses cheveux puis descendirent dans son dos. Je sentais sous la pulpe de mes doigts la douceur de ses tatouages dorsaux et ses muscles en mouvement. Il était moins taillé que Ace ou Thatch mais il avait un corps fin comme celui de Ace. Je levais et croisais difficilement les jambes autours de ses hanches pour changer l'angle de pénétration.
Ma pulsion sexuelle était très vite revenue dès qu'il était rentré en moi. C'était de l'inceste ! C'était risqué de faire ça ici. Un membre du personnel médical pouvait entrer mais ça me plaisait et surtout m'excitait.
J'atteignais rapidement l'orgasme sans m'en rendre compte. Mes membres tremblaient et mes couinements étaient étouffés par notre baiser. Je prenais mon pied. Je kiffais baiser avec lui car je pouvais facilement me lâcher sans craindre qu'il me juge. Il était comme moi et pouvait me comprendre. Nous cessâmes notre bécotage et nous fixâmes avec un sourire puis Sasha se redressa soudainement pour sortir de mon antre et se masturber rapidement dans le but d'éjaculer sur ma minette. Hey ! Il n'y avait pas grand chose mais quand même... ce fut une baise rapide mais j'en avais eu besoin. Le poid lourd dans mon bas-ventre s'était envolé me laissant dans une sensation de bien-être et de satisfaction.
Mon cousin se leva du lit en se rhabillant pour aller dans la salle de bain puis revenir ensuite avec du papier toilette pour m'essuyer la minette avant d'aller le jeter à la poubelle. Il revint pour enfiler son T-shirt et je pus voir ses tatouages dorsaux. Une carpe koi ornait une bonne partie de son dos et un code-barres était sur sa nuque. Le poisson était magnifique. Sasha se tourna vers moi
et je m'asseyais sur le lit. Nous nous sourîmes puis il vint s'assoir à mes côtés.
- Nastia, dit-moi ! Entre nous, ça a changé mais je ne sais pas exactement en quoi. On s'entend mieux, c'est sûr mais tu vois bien comme moi qu'il n'y a pas que ça. Je ne suis pas amoureux de toi et je pense que de ton côté, c'est la même chose sauf que je te désire charnellement depuis quelques années et maintenant que nous avions baisé, je compte bien continuer encore. Enfin si tu le veux bien ! Je sais que ce n'est pas quelque chose de commun chez les cousins mais nous savons tous les deux que nous ne sommes pas communs avec notre hypersexualitée. Souffla-t-il un peu gêné.
Il voulait continuer de baiser avec moi ? En cachette ? La tentation me plaisait. Ce côté interdit et immoral m'excitait beaucoup. J'adorais rire au nez des règles alors je souris contente.
- J'adore enfreindre les règles, Sasha et je dois avouer que faire ça avec toi me plaît honteusement beaucoup. J'ai très envie de continuer encore et j'espère qu'on ne se fera jamais prendre. Tout comme toi, je ne ressens que de l'amour fraternel envers toi et tu m'attires sexuellement. Je n'aurais jamais pensé que ça puisse arriver un jour. Cependant j'ai changé depuis que j'ai perdu ma virginité. Quoique peut-être que j'avais toujours ça au fond de moi mais que je ne le savais pas.
Il me sourit en coin.
- Alors ça veut dire que tu veux bien continuer à baiser avec moi de temps en temps ? Enfin quand on en a envie tous les deux ?
- Oui voilà mais c'est vraiment à l'occasion. Il ne faut pas que l'ont se voit que pour ça non plus. Souris-je doucement.
- C'est ça ! Nous sommes cousins avant tout et quand on a envie de niquer mais qu'on n'a personne d'autre à disposition, on le fait ensemble comme du donnant-donnant.
- Oui, voilà.
- C'est parfait tout ça ! Toutefois, on est des vrais rebelles dans la famille. On adore enfreindre les règles ou les contourner. Mon père est l'exception. Lui, c'est un fervent admirateur de la Justice Absolue. Un vrai toutou du Gouvernement Mondial. Il peut bien crever, j'en n'aurais rien à foutre. Pesta-t-il à la fin.
- C'est tout de même ton père, Sasha… fis-je plaintive.
- Et alors ? Je suis bien son fils et il ne se gênait pas pour me battre et me rabaisser quand ça lui chantait. Je comprends pourquoi Mama s'était barrée. Je l'ai cherchée une fois que l'autre gros con m'avait foutu dehors mais je ne l'ai pas retrouvée. Je n'ai pas cherché dans toute la Russie mais j'espère qu'elle va bien et qu'elle a une vie meilleure sans lui. Je lui en ai voulue de m'avoir abandonné dans les mains de ce type mais maintenant que j'ai grandi, j'ai compris pourquoi elle l'avait fait. La situation sociale et financière de mon père était meilleure que la sienne à l'époque et puis je suis sûr qu'il ne l'aurait pas laissée m'emmener.
Oh Sasha…
- Ca a dû être horrible pour elle de te laisser… murmurai-je compatissante.
- Ouais, nous étions très proche. Elle me disait que j'étais sa lumière dans sa vie et que grâce à moi, elle avançait sans devenir dingue. Je ne comprenais pas à l'époque mais maintenant je sais. Il n'y avait pas que moi que mon père rabaissait et cognait. J'aimerais la retrouver et qu'on soit de nouveau réuni pour vivre une vraie vie…
Il se tut un moment, la tête basse et l'air mélancolique.
- … Elle me manque… trembla-t-il de la voix.
Il pleurait ? Oh nan ! Chialais pas ! J'allais m'y mettre aussi. Les larmes me vinrent aux yeux et je le pris dans mes bras. Et voilà…Sasha m'enlaça, posa sa tête sur mon épaule et renifla bruyamment. Ouais il pleurait. La merde ! Un sanglot à peine audible s'échappa de ma gorge et une larme coula sur ma joue. Son mal-être m'affectait beaucoup. Il avait vécu l'horreur pendant tout ce temps et il n'avait pas demandé de l'aide. Quel courage ou bien débilité ! il avait sûrement peur des représailles de son père voilà tout.
- C'est moi ou tu chiales, Nastia ? demanda-t-il la voix un peu enrouée.
- Oui, parce que tu pleures et aussi parce que ça a été difficile pour toi. Je ne savais rien de ce que tu vivais pendant tout ce temps. Je m'en veux de ne pas avoir changé avant car nous aurons été ami depuis longtemps. Pleurnichais-je contre lui.
- Idiote ! Ca n'aurait rien changé. J'étais content à chaque fois de venir au Japon. Je ne voyais pas mon père alors je soufflais un peu. Tu sais, je suis désolé de m'en être pris à toi, fallait que j'extériorise la douleur et la colère que j'avais en moi. Je t'en voulais beaucoup à l'époque. Je suis très content de voir que tu as changé finalement, mais c'est vrai que ça aurait été bien que ça se fasse avant. Ca m'aurait évité de t'emmerder autant, Kuzina ! sourit-il amusé.
- Oui, c'est ça. Je me souviens encore de la fois où tu avais craché dans mon bol de soupe quand mes parents avaient le dos tourné, ou quand tu m'avais coupée les cheveux, ou bien quand tu avais mis de la farine dans le sèche-cheveux avant que je ne me les sèche, ou…
- Oui bon ça va ! La plupart était des blagues et puis si je t'avais coupée la tignasse, c'est parce que je voulais voir à quoi tu ressemblerais les cheveux courts. Je dois dire que ça t'allait plutôt bien d'ailleurs mais mi-longs, ça va aussi.
- Tu sais combien de temps ça prend d'avoir des cheveux aussi longs ? Ils m'arrivaient en bas du dos. Je t'en veux toujours pour ça. D'ailleurs à cause de toi, je n'ose plus les laisser pousser beaucoup plus. J'ai toujours peur que tu me les coupes encore…
Sasha ria avant de renifler du nez. Il se retira de mon étreinte en essuyant les larmes aux coins de ses yeux.
- Je n'ai jamais aimé les nanas aux cheveux longs. Je trouve ça encombrant. Quand elles se retournent, elles te les foutent dans la gueule sans s'excuser. Je ne te les couperais plus. Mais bon estime-toi heureuse que je n'ai pas eu l'idée de prendre une tondeuse. ricana-t-il.
- Oh mon Dieu ! Nan ! Je t'en aurais voulu à mort si tu avais fait ça. hallucinai-je en essuyant également mes larmes.
- Je ne pense pas que tu sois capable de me tuer, Nastia. Tu as l'air bien trop gentille ! Dans un film d'horreur, tu serais la première à te faire tuer. Sourit-il mesquinement.
- Mouais ça reste à prouver… fis-je de mauvaise foi.
- Oh si, Kuzina ! Tu ne ferais pas de mal à une mouche. Tu as littéralement une gueule d'ange. Il te manque juste l'aura lumineuse et les ailes blanches avec l'auréole sur la tête. Ricana-t-il moqueusement.
- Aha, très drôle ! Mais…
Je fus coupé par quelqu'un qui toquait à la porte. Elle s'ouvrit sur Deuce qui nous souriait.
- Désolé de vous déranger mais les visites sont terminées. Anastasia doit se reposer. Informa-t-il.
Je traduisais à Sasha qui fit une petite moue déçue.
- Bon bah j'y vais alors. On reviendra demain matin. Déclara-t-il en se levant pour remettre ses chaussures.
- Euh Thatch vient le matin à 8h pour petit-déjeuner avec moi. Je pense qu'il restera longtemps. Dis-je désolée.
- Ah, je le dirais à Tîatîa. Bonne nuit Kuzina alors. Tu veux que je te ramène ton PC demain ? demanda-t-il en terminant de mettre sa dernière chaussure.
-Euh ouais mais il n'y a pas de connexion internet ici…
- Pas grave, je te mets des films dessus. Allez à demain !
- Merci, à demain. Bonne nuit Kuzen ! souris-je gracieusement.
Sasha ébouriffa mes cheveux d'une main avant de prendre sa veste et de partir en saluant Deuce avec son accent russe. Ce dernier était resté silencieux pendant notre dialogue russe. Une fois que mon cousin avait fermé la porte, il me sourit doucement en s'approchant du lit, les mains dans les poches de son pantalon blanc d'infirmier.
- Ca va ? me demanda-t-il.
- Oui mais un peu fatigué. Sasha n'allait pas tarder à rentrer à la maison de toute manière. Ma mère aurait gueulé s'il n'était pas rentré bientôt. Souris-je doucement en me recouvrant de la couverture chaude.
Il me sourit, amusé, avant de s'humidifier les lèvres.
- J'ai passé le mot à Ace et il m'a dit qu'il t'appellerait quand il aura un moment.
Je hochais de la tête en me bouffant la peau des lèvres. J'avais un peu peur de l'avoir au téléphone surtout que maintenant il avait une autre copine. Ca me serrait le cœur d'y penser. C'était bel et bien terminé entre nous. Moi aussi, je devais passer à autre chose. Je devais voir de l'avant, m'occuper de mon avenir avec Thatch et ainsi oublier ce que je ressentais pour Ace. Je ressentais de l'amour envers lui, enfin je croyais. Je n'y connaissais rien finalement mais je savais au moins que je ressentais quelque chose de fort. Il me manquait, malgré sa jalousie et ses mensonges, il me manquait. Je m'étais trop attachée à lui. Etais-je devenue dingue ? Il s'était foutu de ma gueule, m'avait fait tournée en bourrique avec ses faux sentiments et pourtant je le voulais encore auprès de moi bien que ce soit moi qui l'avais largué. Mais il ne m'avait pas laissé le choix. Je l'avais prévenu qu'à la prochaine crise de jalousie, je le quitterais. Ses propos envers Marco et Izou avaient été horribles et je ne parlais même pas de ceux à mon égard. Quel enfoiré ! J'étais en colère après lui mais il me manquait. Débile !
- Tu envisages de te remettre avec quelqu'un ? Enfin…
Je le regardais confuse. Pourquoi il me demandait ça ? Et surtout d'où il se le permettait ? Ca ne le regardait pas.
- C'est trop tôt pour le dire. Ca fait presque deux mois que nous ne sommes plus ensemble mais pour moi ça ne fait qu'un jour. Cependant, il faut bien que je passe à autre chose… soufflai-je tristement.
- Oui c'est vrai. Je n'avais pas pensé à ça. Désolé…Mais tu as raison, il faut bien passer à autre chose. Ace l'a fait. Je crois qu'il est avec sa nouvelle copine depuis une ou deux semaines, je ne sais plus. Il me l'avait présentée mais bon elle n'est pas aussi belle que toi ! Enfin ce n'est que mon avis personnel… Alors si tu veux un jour, on pourrait se prendre un café à l'occasion ?
Il avait l'air mal à l'aise. Etait-ce de la drague ? Une demande de rencard ? Oh putain, je ne savais plus où me foutre ! C'était tellement embarrassant. Que devais-je lui répondre ? Il n'était pas mon genre et en plus j'envisageais de sortir avec Thatch. Si j'acceptais, j'allais me foutre dans la merde et empirer cette situation hyper gênante mais si je refusais, il allait se prendre un gros râteau et être triste. Je ne voulais pas lui faire du mal. J'avais horreur de m'être les gens dans l'embarras. Dieu, aidez-moi !
- Euh désolée… Je ne dis pas non, mais je ne me sens pas prête à accorder de nouveau ma personne à quelqu'un. Grimaçai-je désolée.
- … Je comprends. Il te faut du temps… Bon bah, je te souhaite une bonne nuit. Je viendrais te voir demain matin avant de finir mon service. A demain ! sourit-il un peu déçu.
- D'accord, bonne nuit et à demain ! souris-je doucement.
Deuce quitta la chambre après avoir tamisé la lumière. Sur mon portable, il était 23h12. Ca passait vite bordel ! Je me penchais donc pour rapprocher d'une main le fauteuil roulant et m'y installais telle une vieille larve. J'avais envie de pisser. Mon portable sur les genoux, je me déplaçais lentement jusque dans la salle de bain pour enfin m'assoir sur les chiottes. Ah ça faisait du bien de se laisser aller ! Je revins sur le fauteuil puis me lavais les mains dans le lavabo avant de me laver les dents. Putain ! C'était à ce moment-là que mon portable se mit à sonner ! Ace ! Le cœur affolé dans ma poitrine, les mains tremblantes et la bouche pleine de mousse, je décrochais.
- Oui ? fis-je d'une petite voix, la bouche pleine.
Il y eut un silence ensuite une inspiration puis la voix chuchotée de Ace.
- Ma souris ?
Les larmes me vinrent aux yeux. Il m'avait appelée comme avant bien que nous ne soyons plus ensemble et qu'il avait une autre meuf. Je ne savais pas si je devais me mettre en colère ou sourire de joie.
- Ace ?... Comment vas-tu ? soufflai-je avant de recracher le plus silencieusement possible mon dentifrice.
Je me rinçais la bouche pendant qu'il me répondait, amusé.
- C'est à moi de te demander ça mais je vais bien. Et toi, ça va ?
Je souris bruyamment.
- Oui, je me rétablis petit à petit. Je ne peux pas tenir debout mais je réussis au moins à me déplacer en fauteuil roulant. Deuce m'a enlevée la perfusion tout à l'heure maintenant que je peux manger. J'ai des visites de ma famille. Mon cousin est au pays, nous avons passé la soirée ensemble mais il est parti, il y a peu de temps, là. Racontai-je doucement.
C'était malaisant de parler avec lui mais étrangement j'étais contente. Pourtant, je ne devrais pas…
- Ah je suis content pour toi ! Ma souris… Je suis désolé pour ce que je t'ai fait et dit… Je n'ai pas voulu te faire du mal… J'étais en colère… Pardon !... murmura-t-il peiné.
Je gardais un bref moment le silence avant de prendre la parole faiblement.
- Je… Je te pardonne Ace… Je t'apprécie beaucoup trop pour te faire la tête et te vouloir du mal. Mais j'aimerais que tu me donnes au moins des explications…
Ace soupira puis répondis le plus bas possible. Il n'était pas seul ou quoi ?
- Tu es tellement gentille, ma souris. J'aimerais beaucoup te donner toutes les explications mais pas maintenant… Je ne suis pas seul…
L'idée qu'il soit avec sa nouvelle meuf me pinça le cœur.
- Tu es avec ta nouvelle copine ?... demandai-je timidement.
- Ouais, elle dort dans sa chambre. Je suis chez elle… Tu vois, elle n'est pas comme toi alors je ne veux pas qu'elle vienne chez moi, sinon… Enfin tu comprends… souffla-t-il faiblement.
- Oui, je vois ce que tu veux dire. Et ça se passe bien entre vous ?
Je me mis une baffe mentale pour avoir osé lui sortir ça. Quelle conne !
- Ouais enfin… C'est pas comme avec toi. Elle est plus… Euh… Moins libérée du cul que toi si tu vois ce que je veux dire…
- Ouais je vois.
Je souriais silencieusement victorieuse. J'étais contente de savoir qu'il se faisait un peu chier au pieux avec elle. C'était méchant mais je m'en foutais. Après avoir rangé ma brosse à dents, je retournais dans la chambre difficilement en tenant le téléphone contre mon oreille.
- Tu fais quoi ? me demanda-t-il en chuchotant.
- Ah je sortais de la salle de bain. Avec une main, ce n'est pas facile d'utiliser le fauteuil. Souris-je amusée.
Ace ricana faiblement avant de renifler puis avaler sa salive.
- Je vois… Sinon, tu t'es trouvée quelqu'un d'autre ?
Il avait l'air mal à l'aise de me demander ça. Je pouffais brièvement de rire.
- A ton avis, débile ? me moquai-je doucement.
Il émit un petit rire.
- Ouais, c'est sûr que tu n'aurais pas pu me trouver un remplaçant mais je me disais que Thatch… Enfin, il doit bien essayé… souffla-t-il gêné.
Je souris bruyamment.
- Ah oui Thatch… C'est vrai qu'il est très présent mais c'est comme avant. On s'entend très bien, toutefois, je ne me sens pas encore prête à me remettre avec quelqu'un. Pour moi, ma rupture avec toi est récente. Il me faut du temps.
- Oui, je comprends. Il m'a fallu du temps à moi aussi. J'ai eu du mal à passer à autre chose. Et puis il y a quelque temps, je suis tombé sur Isuka. Elle n'est pas aussi gentille, compréhensive et aussi folle au lit que toi mais je m'en contente. Sourit Ace, amusé.
Je pouffais de rire. Alors lui ! Il ne devait pas être amoureux d'elle pour me sortir ça. Oh mais elle se nommait Isuka, alors ? Elle avait un nom de piaf ! Ca aurait plût à Marco, ça.
- Tu ne dois pas trop tenir à elle pour me dire ça, nan ? souris-je moqueuse.
Oh merde ! J'avais vraiment osé lui dire ça ? La conne ! Ca ne me regardait pas.
- Euh, je ne saurais pas exactement te dire… On s'entend bien mais je ne suis pas trop attaché à elle. Je pense que j'étais en manque de cul et elle est passée à ce moment-là. Je l'apprécie mais je ne suis pas amoureux d'elle. Je me rends compte maintenant que j'ai vraiment fait le con avec toi. Habituellement je ne regrette rien de ce que je fais dans la vie mais mon comportement envers toi depuis le début est regrettable. Je m'en veux d'avoir fait ce que j'ai fait. J'aurais aimé que ça se passe autrement. Je regrette, ma souris. Je n'aurais jamais pensé m'attaché autant à toi. Normalement, je ne suis pas jaloux comme ça mais je ne voulais pas te perdre. J'étais sincère lorsque je te disais que tu étais une des plus belles choses qu'il me soit arrivé. Et je t'ai perdue en faisant le con. J'aimerais recommencer sur de bonnes bases avec toi mais c'est trop tard. Tu ne veux plus me voir et ne parlons pas de ta famille qui me déteste et envisage chaque jour de me tuer. J'ai même perdu mon meilleur ami à cause de ma connerie. Même Père me répète à l'occasion que je suis un idiot qui ne réfléchit jamais assez.
Il avait l'air anéanti. Ca me faisait de la peine. Une larme coula sur ma joue et mon cœur cognait durement dans ma poitrine. Il tenait à moi ? Ca me touchait beaucoup mais il avait raison, c'était trop tard. J'avais des sentiments pour lui cependant je ne saurais pas lui faire confiance et me méfierais de ses paroles et de ses actes à chaque instant.
- Tu sais, Ace. Je tiens aussi beaucoup à toi. Je t'apprécie énormément malgré ce que tu as fait mais ce sera difficile de te revoir après ce que nous avions vécu ensemble. Mais c'est vrai qu'on peut repartir sur de bonnes bases en étant ami.
Je l'entendis sourire bruyamment.
- Ca me fait plaisir ce que tu me dis. Ouais devenons ami ! Mais j'aimerais te voir au moins pour te donner toutes les explications. Murmura-t-il, heureux.
- Oui mais je ne me sens pas capable pour le mom…
- S'il-te-plaît ? Il faut que je te le dise. C'est important. Et puis j'ai envie de te voir. Tu me manques, ma souris. J'aimerais venir demain matin. Me coupa-t-il brusquement.
- Je… Nan, demain matin Thatch vient à 8h et ensuite il y aura ma famille. Désolée… soufflai-je tristement.
- Je vois. Ca me fait penser que tu diras à ton cousin qu'il ne vienne plus fouiner dans mes affaires. Au départ je pensais que c'était toi mais j'ai appris par Marco qu'il t'avait donnée ton téléphone aujourd'hui alors j'ai su que c'était lui et en plus à bien y réfléchir, je ne sais pas comment tu aurais fait pour hacker mon portable et mon pc sans connaissance technique. Je laisse couler car c'est ton cousin mais la prochaine fois, il va morfler. Si tu voulais que j'efface la vidéo et les photos de toi, tu pouvais me le dire, je l'aurais fait. Râla-t-il doucement.
- Il l'a fait de sa propre initiative. Sasha est très protecteur avec la famille. Il voulait s'assurer que tu ne me ferais plus de mal. Excuse-le ! Il ne le fera plus, je te le promets. Dis-je désolée.
- J'espère mais je ne te ferais plus de mal, ma souris. Je te le promets ! En tout cas, il est assez doué pour infiltrer mon portable. Le pc, il n'a pas eu de mal en passant par mon logiciel mais mon téléphone, faut le faire en utilisant seulement mon numéro de portable. Ce ne serait pas un pirate, par hasard, ton cousin ?
- Je n'en sais rien. Il m'a juste dit de ne pas poser de question et de me remercier simplement lorsqu'il m'a dit ce qu'il avait fait. Mais c'est possible, car il m'avait dit qu'une fois que son père l'avait mis à la rue à ses 18 ans, il a dû se démerder à vivre par ses propres moyens. Le plaignis-je.
- Je comprends mais qu'il ne le fasse plus. Bon puisque je ne peux pas venir demain alors je viens maintenant. Je n'ai pas envie de croiser Thatch et encore moins ta famille. Allez à de suite, ma souris !
Puis il raccrocha. Hein ? Venir maintenant ? Mais les visites étaient terminées. Et en plus il était chez sa nouvelle copine. Il allait partir sans l'avertir ? Il devait pas mal s'en foutre d'elle pour faire ça. Oh merde ! Ace allait arriver. Je me regardais dans le reflet de mon portable pour me recoiffer rapidement, remettre correctement en place mon bandeau puis inspirais un bon coup avant de m'allonger sur le lit. Je me recouvrais les jambes des draps pour ne pas montrer ma pilosité et réajustais le décolleté de ma nuisette. J'appréhendais beaucoup sa présence. J'avais le cœurs qui palpitait fortement et les mains moites. Je les essuyais sur les draps tandis que je commençais à avoir chaud. Merde, j'étais en total stress ! Pourtant il n'y avait aucune raison. C'était Ace.
Une vingtaine de minutes étaient lorsqu'on toqua à la porte. Je sursautais et tournais ma tête vers Ace qui venait de rentrer. Mon Dieu qu'il était beau ! Il portait une sa veste en cuir de moto ouverte par-dessus un T-shirt orange uni et un jeans bleu foncé mit dans ses bottes de moto. Il me sourit en coin en fermant la porte derrière lui me faisant rougir. Ce type était vraiment beau. Il m'avait manquée.
Ace vint s'asseoir sur le fauteuil à côté du lit après avoir posé son casque de moto sur le meuble du lavabo. Nous nous regardâmes en silence puis il me sourit doucement. Je lui rendis son sourire. J'étais mal à l'aise et ça devait en être de même pour lui.
- Elle n'a rien dit ta copine que tu partes pour venir me voir ? Demandai-je pour briser la glace.
- Nan, elle n'a rien dit. Elle dormait encore quand je suis parti. Je suis content que tu veuilles bien me reparler et me revoir. Je suis sincèrement désolé, ma souris. Je ne voulais pas que ça se passe comme ça entre nous. J'ai tout foiré... commença-t-il faiblement.
Il l'avait laissé sans l'avertir de son départ ? Je m'en doutais. Il en avait rien à foutre d'elle. La pauvre... Mais d'un côté, la connasse en moi était contente.
-...Tout est de ma faute. Au départ, j'avais simplement répondu à l'annonce de tes parents pour le baby-sitting. Ce que je t'avais dit le mois dernier était vrai. Je voulais juste baiser avec toi mais quand j'ai appris que tu étais encore vierge, j'ai dû prendre sur moi et sortir avec toi pour attendre que tu te donnes à moi. Oui, je sais. J'étais un connard d'agir comme ça. Mais ensuite, j'ai passé beaucoup de temps avec toi et je me suis donc attaché à toi. Ta personnalité m'a beaucoup touché. On a partagé pas mal de bon moment ensemble malgré mes crises de jalousie. Ca me manque. Maintenant que nous ne sommes plus ensemble, je me rends compte que j'ai perdu beaucoup en te perdant. Tu es si gentille, tolérante, compréhensive, bonne cuisinière, bonne au pieux, bien foutue même si là tu as beaucoup maigri et surtout savoir que je suis un pirate ne te dérange pas. Ce sont des choses que je ne retrouve pas chez Isuka. Elle est gentille mais... Ce n'est pas comme toi. Elle est coincée du cul. Pour dire, elle ne veut pas me sucer ni que je lui fasse de cunni et ne parlons même pas de la sodomie. Je ne peux pas faire grand chose avec elle. Continua-t-il embarrassé.
- Mais qu'est-ce que tu fais avec elle si tu te fais chier et si tu ne tiens pas à elle ? Fis-je amusée.
Ace ricana.
- Je pense que c'est parce que tu me manquais. Quand je l'ai vu, elle m'a fait pensé à toi mais j'ai été déçu. Je voudrais qu'on soit plus que des potes, tu voix. Tu dois être très en colère contre moi et je trouve ça normal mais tu pourrais me donner une dernière chance ? Je ne te cacherais plus rien, je ne serais plus si jaloux car maintenant je sais qu'il n'y a plus de mariage avec de l'argent en retour. Je voulais te garder pour moi à cause de ça et aussi parce que tu es une perle, ma souris. Je ressens quelque chose pour toi. Je ne sais pas si c'est de l'amour mais j'ai dû mal à ne pas penser à toi tout le temps. Tu me manques, tes caresses me manquent, tes sourires me manquent, tout me manque chez toi en fait.
- Je ne sais pas, Ace si nous pouvons nous remettre ensemble. Je ne peux pas te refaire confiance comme ça. A mon avis, il va falloir que tu refasses tes preuves. Commençons d'abord par être ami et on verra plus tard ce qu'il en est, d'accord ? Proposai-je plutôt.
Ace baissa la tête en se pinçant les lèvres avant de soupirer du nez en hochant de la tête.
- D'accord, tu as raison. Il vaut mieux commencer par ça. Je m'emballe trop vite car je suis soulagé que tu me pardonnes. Désolé... Mais je te prouverais que je suis meilleur en te montrant qui je suis réellement. Je tiens à toi. J'ai vraiment été con au départ mais à force, j'ai développé quelque chose pour toi et je pensais que ça irait ensuite si tu ne savais rien. Toutefois, tu avais entendu la conversation que j'avais eu avec ton père et j'ai perdu tous mes moyens. Je ne savais pas comment réagir convenablement alors je me suis emporté...
- Tu te serais vraiment forcé à te marier avec moi ?
- Oui, j'aurais pris sur moi pour te protéger. Je vis au jour le jour, je profite de la vie et le mariage, c'est une prison pour moi mais j'aurais fait un effort pour te savoir en sécurité.
- Tu pouvais me le dire plutôt que d'être aussi mauvais envers moi ? M'offusquai-je.
- J'aurais dû, oui, mais je croyais que tu étais en train de me larguer. Pardon, ma souris !
Il me faisait tellement de peine à être si désolé que mon cœur se serra dans ma poitrine. J'avais envie de le prendre dans mes bras mais ça n'aurait pas été convenable alors je me fis violence pour ne pas me jeter sur lui.
- Tu sais bien que je ne t'ai pas quitté pour ça. Je t'avais donné une dernière chance concernant ta jalousie mais tu l'as gâchée bêtement en te faisant des films sur Marco et moi, et pire sur Izou et moi. Tout le monde a entendu ce que tu me disais. Tu as été si horrible. Je suis toujours en colère après toi, Ace, même si je te pardonne. Je n'ai pas pu terminé mon année scolaire, je n'ai pas pu commencer à travailler pour Izou, je n'ai pas pu fêter mon anniversaire, je n'ai pas pu fêter celui de mon petit frère et je ne peux pas profiter pleinement de la venue de mon cousin au pays à cause de toi ! Tout ça, c'est de ta faute et celle de ta stupide et idiote jalousie !
Je m'étais emportée sur la fin et je devais dire que ça faisait du bien.
- C'est pareil ! Souffla-t-il les yeux baissés.
Hein ?
- Quoi ?
- C'est pareil. Stupide et idiote. C'est la même chose.
Je pris mon coussin dans mon dos et lui mis un gros coup, enfin gros était un bien grand mot. Avec ma force de mouche, ça ne l'avait même pas fait bouger d'un millimètre.
- On s'en fout ! M'écriai-je d'une voix aigu.
Crier ne m'allait vraiment pas. Ace me regarda avec un sourire amusé en coin alors que je le fixais avec un air renfrogné. Quoi ? Oui, je venais de crier aigu et alors ? C'était la honte et alors ? Il se mit à glousser doucement du nez et je finissais par sourire le lèvres plissées en détournant le regard. Idiot ! Pour la peine qu'il se foutait de ma gueule, je lui remis un autre coup de coussin et il ne broncha toujours pas. Avec un sourire moqueur, il me le prit aisément des mains pour le garder sur ses genoux. J'exprimais une mine outrée alors qu'il ricanait comme un con dans son coin.
- J'ai connu plus fort venant de toi. Railla-t-il doucement.
A qui la faute ?!
- Je viens de penser, ça ne te gêne pas de me sortir que tu voudrais qu'on se remette ensemble alors que tu as une nouvelle copine ? Dis-je un peu moins irritée.
Il haussa des épaules avec une petite moue.
- Bah nan... Je l'aurais larguée et puis c'est tout. Répondit-il par évidence.
Je le regardais sur le cul.
- Tu es sérieux, là ? La pauvre ! Tu as pensé à ce qu'elle pourrait ressentir ? Ca fait combien de temps que vous êtes ensemble ?
- Je sais pas. Euh... Dix jours, je crois. Ouais dix jours ! Euh attends nan... Si ! Ah je ne sais plus. Et puis on s'en fout. En quoi ça aurait changé ? Je l'aurais larguée et puis c'est tout.
- Ca aurait changé qu'elle aurait pu être amoureuse de toi, débile ! Tu pourrais la faire énormément souffrir.
Ace tourna la tête, les yeux clos en se pinçant les lèvres. Il savait que j'avais raison.
- Je m'en fous ! Tout ce que je veux c'est être avec toi. S'énerva-t-il.
Ca avait eu le don de me clouer le bec. Moi aussi, je voulais être avec lui mais... J'avais peur que ça recommence. Je me méfiais et pourtant, j'avais tellement envie de me remettre avec lui. Je le savais qu'en le revoyant, je serais aussi faible et naïve. J'étais trop gentille. Si seulement tout pouvait être aussi simple. Je savais que si je me remettais maintenant avec lui, ma famille m'attendrait au croisement. Et puis il y avait Thatch... Je lui avais dit que je voulais essayer avec lui une fois qu'on se connaîtra mieux. Il m'attendait. J'avais en plus le béguin pour lui alors je ne pouvais pas revenir sur ma parole. Je ne savais pas quoi faire. Je ressentais quelque chose pour Ace, lui aussi on dirait bien mais il y avait cette petite voix dans ma tête qui me disait d'attendre et de voir ce qu'il allait se passer.
- Tu me manques, ma souris. Je ne ferais plus le con, je te le promets. Je veux qu'on se remette ensemble...
- Ace non ! Je t'ai dit que je préférais qu'on commence par être ami. Après ce qu'il s'est passé, tu te doutes bien qu'il va me falloir du temps avant de te refaire confiance. Qui me dit que si on se remet ensemble, tu ne vas pas recommencer avec ta jalousie, hein ?
- Moi je te le dis ! Je te le promets, ma souris. Je ne recommencerais plus !
- Tu me l'avais déjà promis et tu n'as pas su tenir parole. Je suis désolée, Ace mais il va me falloir un moment avant de te refaire confiance.
Ace baissa la tête puis soupira.
- Je me doute mais j'aimerais vraiment qu'on se remette ensemble. Je sais, je dois être soûlant mais je suis tellement heureux de te revoir, ma souris.
Il me faisait de la peine comme ça. Je posais ma main sur la sienne d'un geste tendre.
- Moi aussi je suis heureuse de te revoir, Ace. Je suis encore en colère contre toi mais ça me fait quand même plaisir que tu sois là.
Il serra sa main dans la mienne puis avec son pouce, joua avec l'anneau de forturne que j'avais au doigts.
- Tu l'as encore ? Demanda-t-il avec un sourire.
- Oui, je t'avais dit que je ne l'enlèverais jamais, mais si tu veux la récupérer...
- Nan, garde-la ! Elle est devenue un peu grande. C'est dommage. Tu as toujours mon bracelet aussi ?
- Oui, regarde ! Souris-je en lui montrant mon autre poignet.
- Ca me fait plaisir que tu le portes aussi. Je veux que tu le gardes aussi. Vois-le comme un cadeau d'anniversaire. Je vois que tu en as un autre. Dit-il en parlant du bracelet de Thatch.
- Oui, c'est mon cadeau d'anniversaire de la part de Thatch. J'ai eu la peluche de la part de Vitali et Bonney, et Sasha est venu au pays avec celui de mes parents. Je ne sais pas ce que c'est. Ils disent que c'est une surprise et ils ne peuvent pas l'amener ici mais c'est petit. Je n'en sais pas de plus. J'ai tenté de tirer les vers du nez à mon frère et à mon cousin mais c'était peine perdue. Riais-je doucement.
- Hum... Voyons... C'est petit et c'est interdit à l'hôpital ?... Alors ça ne peut être que de l'alcool ! S'exclama-t-il en tenant toujours ma main.
- Je ne pense pas, car Sasha aurait déjà tout bu avant de prendre l'avion ! Riais-je moqueuse.
- Ah ouais ? Bon alors... J'ai bien ma petite idée mais...
Il fut coupé par la sonnerie de son portable. Ace le sortit de sa poche, regarda l'écran, soupira en roulant des yeux puis décrocha sans me lâcher la main.
- Oui, Isuka ?
Ah c'était sa copine ! Gros malaise chez moi.
- Oui, je suis à l'hôpital... Nan, tout va bien. Je rends visite à quelqu'un... Bah tu dormais alors bon...Nan, je ne reviens pas après. Je retournerais chez moi...
Je tentais de retirer ma main de la sienne mais en vain. Il me la tenait fermement en me la caressant doucement du pouce.
- … Tu finis ton job à quelle heure ?... Nan, je pourrais pas manger avec toi demain midi, j'ai déjà quelque chose de prévu... Nan, je serais avec des potes... Ouais on mangera ensemble... Bah je ne sais pas... Quoi ? Je t'ai déjà présentée Deuce, c'est déjà pas mal, je trouve...
Elle devait sûrement lui demander de rencontrer ses autres amis. Je me sentais privilégiée d'avoir rencontrer Thatch, Vista, Deuce, Izou et Marco, et même d'avoir parlé avec son Père.
- Hein ? Tu veux venir ? Pourquoi faire ?... Nan, c'est trois personnes maximum par visite. On est déjà trois, là ! Sinon ça va la fatiguer. Elle s'est réveillée hier soir... Oui, c'est une fille, pourquoi ?...
Ace me serra plus fort la main. La conversation qu'il avait avec sa copine était dérangeante et je ne savais plus ou me foutre. En tout cas, il avait l'air irrité. Je ne savais pas s'il lui parlait habituellement comme ça mais avec moi, c'était autrement. Peut-être qu'il faisait ça parce que j'étais là ? Dans ce cas, il était mauvais ou bien idiot. Pauvre fille... Je la plaignais.
- ...J'ai le droit d'avoir des meufs comme potes ! Tu ne vas pas commencer ! … Mais nan, arrête ! …
Elle était jalouse ? C'était son karma qui jouait. Maintenant tu savais ce que ça faisait, mon gars ! Je tentais de cacher mon sourire railleur en plissant les lèvres mais un petit gloussement s'échappa de ma gorge ce qui attira l'attention de Ace. Il me regarda en fronçant des sourcils m'intimant de me taire puis il croisa ses doigts avec les miens m'embarrassant. Euh... Mec, on n'était plus ensemble ! A quoi tu jouais ? La chaleur de sa main me réchauffait me ravivant des souvenirs. Ca faisait du bien. J'avais envie maintenant qu'il me prenne dans ses bras comme avant et écouter les battements de son cœur.
- … C'est juste une pote, c'est tout... Nan, arrête ! … Bon tu sais que tout le monde entend ce qu'on se dit ? …
Je le dévisageais le matant sans gêne. Qu'il était beau ! Ses beaux yeux onyx me faisaient encore craquer tout comme ses tâches de rousseur. J'adorais sa voix viril et sa manière de jeter sa tête en arrière lorsqu'il était soûlé. Oui, je ressentais quelque chose pour lui. Intérieurement, j'étais en train de fondre sur place l'air béat telle une pucelle devant son idole préférée. Je ressentis une lourdeur dans mon ventre, la même que celle de tout à l'heure. Oh nan, ça recommençait ! J'étais déjà en manque mais je devais me contrôler. Ace avait une autre copine maintenant. La merde ! Bordel ! Ne me caressait pas le dessous du poignet comme ça avec ton pouce ! Seigneur... Ca me donnait des frissons agréables. Je voulais être contre lui et sentir son odeur musquée. Il me manquait.
- … Ace... murmurai-je faiblement.
Il dévia son regard sur moi et je serrais fortement sa main. Nous nous fixâmes en silence puis il esquissa un petit sourire en coin. Son regard ! C'était le même que la dernière fois lorsqu'il m'avait raccompagnée chez moi et lorsqu'il m'avait offert le bracelet. Son regard amoureux. Je me liquéfiais sur place. Je craquais, ça y était. Ce type me faisait fondre... Les pommettes roses, je lui souris tendrement avant qu'il ne se re-concentre sur son portable.
- Hein ? Ah ouais, désolé, j'étais déconcentré... sourit-il.
Ace défit l'étreinte de nos mains pour caresser ma joue puis mon menton de son pouce. Faiblarde ! Je fermais les yeux savourant son contact. C'était doux puis il laissa sa main chaude sur ma joue et je posais la mienne dessus.
- … Je vais te laisser Isuka. Je ne vais pas rester toute la nuit au téléphone alors que je suis avec des potes. On se revoit plus tard. Appelle-moi quand tu auras fini le boulot... Ouais je leur dirais... Ouais.
Puis il raccrocha avant de soupirer en rangeant son portable dans sa poche. Il retira sa main de mon visage ensuite pour s'aider avec sa poche.
- Putain, elle ne me lâchait plus ! Elle me gonfle à faire sa jalouse. Putain ! Elle me posait plein de questions. Genre si j'étais tout seul ? Qui était là avec moi ? Comment tu t'appelles ? Et même si on avait déjà baisé ensemble ? Ca m'a soûlé ! La crise qu'elle m'a fait lorsqu'elle a comprit que tu es une meuf. Elle voulait se pointer pour te rencontrer. Je lui ai dit nan que c'était trois personnes par visite. C'était ce que m'avait dit Marco la nuit dernière. Il t'a dit que j'étais venu ?
- Oui, il me l'a dit. Du coup, ta copine est une jalouse, elle aussi ? Souris-je railleuse.
Ace roula des yeux avec un sourire amusé.
- Ouais, je sais. Je te vois venir avec le fameux Tu vois ce que ça fait maintenant.
- Ouais mais laisse-moi le plaisir de te le dire ! Tu vois ce que ça fait maintenant. C'est ton karma qui joue, là. J'ai presque envie de te dire Bien fait mais ça serait trop. Riais-je avec un air de connasse.
- Ouais, n'abuse pas non plus. Je sais que je mérite l'horreur mais quand même. Râla-t-il en s'étirant les bras.
Il enleva sa veste en cuir pour la mettre sur le dossier par-dessus ma robe. Je lui fis un sourire et il me le rendit.
- Je commence à être fatiguée, Ace. Ca ne te dérange pas si je m'allonge ? Soufflai-je en prenant mon coussin sur ses genoux.
Je le plaçais derrière moi en me couchant sur le matelas.
- Nan, ma souris. J'ai le droit de m'allonger avec toi ? Demanda-t-il.
Je le regardais suspicieusement puis me décalais sur le côté pour lui faire de la place. Il me fit un grand sourire avant de retirer ses chaussures, d'éteindre la lumière puis de se glisser sous les draps.
- Ca fait longtemps que nous n'avons pas dormi ensemble, presque deux mois. Ca m'a manqué. Soupira-t-il en s'installant.
- Pour moi ça ne fait que trois nuits entre temps.
- C'est vrai. Mais du coup, ça veut dire que tu me pardonnes malgré le fait que ça ne fait que genre trois jours pour toi ? Tu es tellement gentille, ma souris. Tu es une perle que je regrette sincèrement d'avoir perdu.
Je ne dis rien et il se tourna vers moi. Je ne voyais rien dans l'obscurité mais je sentais son torse chaud contre mon bras. Je me tournais également face à lui et il me caressa le haut du bras avec le bout de ses doigts me donnant des frissons.
- Tu sais ce qui me manque le plus pour m'endormir ? Chuchota-t-il espièglement.
- Euh nan...
- Tes seins ! Isuka n'en a pas des aussi gros. Ricana-t-il.
Je roulais des yeux, amusée. Alors lui !
- Franchement, pourquoi tu es avec elle si au final tu as l'air de t'en foutre d'elle ? Demandai-je confuse.
Pauvre fille ! Il sortait avec elle juste pour baiser ou quoi ? Ca avait été la même pour moi. Ace était incorrigible ! Il ne répondit pas tout de suite puis soupira.
- Je... Tu me manquais tellement que je cherchais à te remplacer. Quand je l'ai vu à la salle de sport, j'ai cru que c'était toi sur le coup. Même Luffy l'a appelée Aspasie. On s'est excusé de l'avoir prit pour toi et de fil en aiguille en discutant, j'ai fini par l'inviter à sortir boire un verre. Je l'ai trouvé très gentille et on a gardé contact puis on s'est mis ensemble. Sauf qu'à force, j'ai vite vu qu'elle n'était pas comme toi. La cuisine, c'est pas son fort, le cul non plus. Beaucoup de chose la dégoûte. Elle ne veut pas que je lui fasse de cunni ni de sodomie ni que je lui suce les seins. Je ne te parle même pas de la fellation, elle a limite la gerbe. Niveau position, elle se limite au missionnaire car elle n'ose pas faire autre chose. Après, elle est très honnête, un peu trop même. Elle travaille en tant qu'officier de la Marine et me balance tout ce qu'elle fait au boulot...
- Quoi ? M'exclamai-je ahurie.
Je lui mis des claques sur le torse mais avec ma faiblesse dans les muscles, ça ne lui faisait pas le moindre effet. Ace ricana.
- Espèce d'imbécile ! Elle travaille dans la Marine. Tu n'es pas très malin ! Elle pourrait découvrir la vérité et te dénoncer ! Débile ! Crétin ! Idiot ! Imbécile ! Cornichon ! Andouille ! Taré ! Stupide !... le grondai-je en continuant de le frapper.
Ace éclata de rire alors que je cessais enfin toute violence, essoufflée comme un bœuf. Les larmes me vinrent aux yeux. Quel idiot ! Il arrêta de rire en entendant mes sanglots.
- Espèce de... Je ne veux pas que tu te fasses prendre... Je ne veux pas que tu meurs, Ace !.. pleurai-je d'une petite voix aigu.
Il m'attira contre lui pour me prendre dans ses bras. Je me laissais faire et agrippais son T-shirt en fourrant mon visage contre son torse.
- Je ne vais pas me faire prendre et encore moins mourir, ma souris, alors arrête de pleurer. Ca me met mal à l'aise. Chuchota-t-il avant de déposer un baiser sur le haut de mon crâne.
Plus facile à dire qu'à faire ! J'avais peur pour lui et surtout s'il se faisait prendre, la Marine pourrait remonter jusqu'à Thatch, Marco, Vista et même Izou. Je ne voulais pas qu'il leur arrive quelque chose. Je les appréciais et puis si Izou se faisait choper, je pouvais dire adieu à mon job. Ca me foutait bien les boules ! Ace était un débile ! Sortir avec une nana de la Marine, fallait être un vrai trou du cul pour faire ça alors qu'il était un Pirate. Je lui en voulais de se mettre en danger.
- … Je n'ai pas confiance en elle... Elle pourrait très bien savoir qui tu es, ne rien dire pour le moment et te faire coffrer en temps voulu... soufflai-je entre plusieurs sanglots.
- Mais nan, elle ne sait rien ! Allez arrête de chialer !
J'essuyais mes larmes puis reniflais bruyamment. Aucune classe !
- Qu'est-ce que tu en sais, hein ? Fis-je un peu soûlée.
- Tu me prends pour qui franchement ? Bien sûr que je le sais. Je ne suis pas aussi idiot que tu ne le crois. Ricana-t-il.
- Mouais... dis-je peu convaincue.
Ace soupira mais ne dit rien. Nous gardâmes le silence pendant que mes spasmes de pleurnicheuse cessaient. Son corps chaud m'apaisait et j'entendais les battements réguliers de son cœurs dans sa cage thoracique. Je sentais son odeur musquée qui m'enivrait. Un jour sans lui même si techniquement ça ne faisait que deux mois et il m'avait horriblement manquée.
- Ne te mets pas dans cet état pour moi, ma souris. Il ne m'arrivera rien. Je te le promets. Tu n'as pas à t'inquiéter. Je me protège et je suis bien protégé en plus par les autres.
- Je sais mais... Je m'inquiète quand même Ace. Pour toi comme pour Thatch, Marco, Vista et même Izou. Je vous apprécie tous et je veux qu'il ne vous arrive rien. Murmurai-je contre lui.
- Tu es la bonté incarnée, ma souris. Ca m'avait manqué de ne pas entendre ta gentillesse avec ta petite voix. Je trouve ça très mignon. Tu es si adorable. Ca me donne envie de te serrer fortement dans mes bras pour te protéger et de t'embrasser. Nos moments à deux me manquent, ma petite souris.
Je rougissais à ses mots. Thatch m'avait dit la même chose concernant ma gentillesse.
- C'est pareil pour moi. Tu me manques aussi Ace même si ça fait peu de temps pour moi que nous ne sommes plus ensemble. J'adore nos moments tous les deux et je t'aime toujours mais après ce qu'il s'est passé entre nous, j'ai dû mal à te faire de nouveau confiance. Je ne veux pas être déçue encore. Tu comprends ? Dis-je peinée.
- Oui, je comprends, ma souris. Je te prouverais à toi comme à ta famille que je ne te ferais plus de mal et que je suis quelqu'un de bien. Tu verras ! Je vais quitter Isuka pour me consacrer à toi...
- Thatch m'a dit la même chose. Enfin... Je me comprends. Il m'a dit aujourd'hui que depuis qu'il m'avait déclarée ses sentiments, il avait déjà réduit sa liste de plan cul de plus de la moitié et qu'il le faisait encore pour me consacrer plus de temps.
- Il est vraiment amoureux de toi pour faire ça. Ca me surprend de lui. Il te veut mais il n'est pas tout seul dans la course. Je vais gagner ! Dit-il déterminé.
Hein ? Euh... Hey ! Je n'étais pas un trophée ou une autre quelconque récompense ! Mais mon égo en prit un coup en sachant que deux beaux gosses se battaient pour moi.
- Ace ? Si on se remet ensemble un jour notre relation sera comment ? Je veux dire ce sera juste une simple relation ou une relation libre ? Demandai-je hésitante.
Son cœur battait rapidement. C'était la question à un million de Berry et il savait que suivant sa réponse, il pouvait remporter ou perdre des points. Il avala sa salive et me serra fortement contre lui.
- Je vais être honnête avec toi. J'ai toujours peur que tu me quittes pour un autre mec mais je ne suis pas du genre à m'engager dans une relation fermée. J'aime être libre et profiter de la vie sans regret alors je me sentirais malheureux dans une relation où je ne pourrais pas aller voir d'autre nana pour m'amuser. Alors, je suis désolé, ma souris mais ça ne sera pas qu'une simple relation.
Etant dans l'obscurité, je me permettais de sourire comme une gamine.
- Tu veux dire qu'on aurait une relation libre où tu pourrais aller voir ailleurs et moi également ? Questionnai-je pour être sûre.
- Oui, voilà. Ca ne te dérange pas ? Je sais qu'on en avait déjà discuté plusieurs fois et qu'on avait établi des règles mais les circonstances sont différentes maintenant. J'avais une promesse à tenir envers ton père et à la clé, il y avait pas mal de thune alors je devais à tout prit être sûr que tu resterais avec moi. Sauf que maintenant, il n'y a plus tout ça. Il ne reste uniquement ce que j'éprouve pour toi. Répondit-il gêné.
- Ca me va très bien Ace. Je sais que je serais malheureuse aussi dans une relation commune. Je veux profiter de la vie également. Nous sommes pareils sur ce point. Souris-je contente.
J'avais eu envie de lui parler de ma nymphomanie mais je m'étais ravisée. Je ne savais pas si je pouvais lui faire confiance pour garder un tel secret après ce qu'il m'avait balancée à la gueule le mois dernier. Pour le moment, il était préférable qu'il n'y ait uniquement Sasha qui le sache. Lui, il était comme moi. Il pouvait me comprendre et me soutenir. Ace sourit bruyamment sûrement satisfait de ma réponse.
- Ca me fait plaisir que tu sois d'accord sans établir de règles. Cette bonne entente me donne envie d'avoir un câlin avec toi, mais pour le moment, nous sommes amis. C'est dommage. Je vais devoir me contenter de t'avoir juste simplement contre moi. Ricana-t-il amusé.
Je pouffais de rire.
- S'il n'y avait que ça, Ace. Ce qui freine le plus, c'est que tu sois avec quelqu'un. Si on couche ensemble, tu tromperas Isuka et ça, c'est impensable pour moi que tu le fasses. Je n'aurais pas aimé que tu me le fasses à moi quand tu nous étions encore ensemble. Soupirai-je de lassitude.
- Si tu veux, je la largues, là, tout de suite, si ça te dérange ?! Comme ça, je suis dispo pour un ou plusieurs câlins.
- Nan ! Mais ça va pas, nan ! On parle d'une personne avec des sentiments, Ace ! Ce n'est pas un objet qu'on jette une fois usagé.
- Mais je ne ressens rien pour elle et elle doit le savoir en plus ! Ca lui rendrait un service si je la larguais maintenant. Tu es trop gentille ! S'emporta-t-il légèrement.
Je fis une petite moue. Il avait raison. Elle devait être malheureuse avec lui et s'en était de même pour lui. Alors à quoi bon rester ensemble dans ce cas ? Ce qui me faisait chier était qu'il la quitte sur un coup de tête pour juste ken avec moi. On toqua à la porte nous faisant un peu sursauter. Ace sauta hors du lit pour aller allumer la lumière, m'aveuglant sur le moment, avant d'ouvrir la porte tandis que je m'asseyais. C'était Deuce. Il avait l'air alerté. Que se passait-il ?
- Deuce ? Fit-Ace, confus.
- Ace, Isuka est là ! Elle te cherche. Informa-t-il pressé.
Ace soupira, las et son ami regarda sur sa gauche dans le couloir avant de tirer une sale gueule. Quoi ?
- Merde, elle a dû me suivre... soupira-t-il.
Ace revint vite près du lit pour enfiler rapidement ses bottes. Il termina au moment où Isuka arriva à côté de l'infirmier. Oh ! Elle était belle mais je ne voyais pas en quoi on se ressemblait. Elle était rousse, j'étais blonde. Elle avait les yeux noisettes, les miens étaient bleus. Elle avait l'air un peu plus grande que moi. Bon, on avait juste la même coupe de cheveux mais ma frange était plus droite que la sienne. Elle portait l'uniforme de la Marine avec un manteau d'officier. Ah ! Elle avait pas plus court comme short ? Mais j'aimais bien ses bottes. Sinon, c'était autorisé les armes à l'hôpital ?
- Isuka ? Qu'est-ce que tu fous là ? Je t'avais dit que ce n'était pas la peine de venir. Pesta Ace.
Elle me fixa un bon moment me jaugeant du regard. C'était très embarrassant. Je ne savais plus où me mettre. J'allais lui dire bonsoir mais elle me coupa l'herbe sous le pied.
- Où sont tes amis, Ace ?
Le concerné la regarda soûlé.
- Ils sont partis il n'y a pas longtemps. Je dois me reposer et Ace s'apprêtait à faire de même. Mais tu dois être Isuka ? Il était justement en train de me parler de toi. Souris-je doucement avant de bailler.
Ouais, j'avais menti mais le bâillement était vrai. J'étais crevée. Deuce et Ace me regardaient un peu sur le cul. Quoi ? Ne me regardez pas comme ça, les gars ! Vous allez faire capoter mon mensonge et me faire passer pour une conne !
- Euh oui, c'est moi. Je voulais rencontrer les amis de Ace... bafouilla-t-elle, prise au dépourvu.
- J'avais cru comprendre lorsqu'il était au téléphone avec toi. Mais je ne peux recevoir que trois personnes maximum par visite. Ca aurait été une autre fois. Toutefois, je suis contente de t'avoir rencontrée. Souris-je encore.
Pas du tout, nan ! J'en avais rien à foutre. Elle finit par me sourire joyeusement.
- Oui il me l'avait dit mais il ne me parle pas de ses amis ni encore moins qu'il en avait une dans le coma alors...
Bah oui, il n'allait pas parler de moi à sa meuf. J'étais son ex ! Mais elle ne devait pas le savoir, à mon avis. Je baillais une nouvelle fois, ma main devant la bouche.
- Bon, Anastasia est fatiguée. Elle doit se reposer alors je vais vous demander de partir. Déclara Deuce.
- Euh oui, c'est vrai ! Se réveilla Ace avant de prendre sa veste pour l'enfiler.
Il prit son casque d'une main avant de venir près de moi m'ébouriffer la tignasse en me saluant amicalement. Je lui fis un grand sourire en lui souhaitant une bonne nuit. Je fis de même avec Isuka puis avec Deuce avant de m'allonger sur le matelas, le corps recouvert des draps. Ces derniers me firent un sourire avant de quitter la chambre avec Ace qui arborait une mine soûlée. J'étais sûre qu'il aurait voulu resté plus longtemps. Deuce éteignit la lumière en fermant la porte.
Dans l'obscurité, je souriais comme une gamine. J'avais revu Ace malgré notre différent et nous nous étions réconciliés pour devenir ami. Je sursautais en entendant quelqu'un crier Elle est plus belle et alors ? C'était Ace. Je pouffais de rire me disant que Isuka devait lui faire une scène de jalousie. Les sentiments de mon ex étaient finalement sincères. Je ne savais pas si un jour on se remettrait ensemble mais pour le moment, il devait faire ses preuves et surtout Thatch était son rival. C'était du lourd. Oh putain ! Qu'est-ce que j'étais en train de foutre ? J'avais promis à deux mecs de sortir avec eux une fois que je me serais décidée. J'allais en faire souffrir un à un moment donné. J'étais une garce ! Oh Seigneur ! Pourquoi ne pouvais-je pas avoir les deux ? J'étais amoureuse de Ace et en même temps, je me voyais heureuse avec Thatch. La galère...
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Bonus futilités :
- Certains prénoms russes ont un diminutif qui peut être couramment utilisé pour nommer quelqu'un dans un cercle fermé (famille, collègue de travail ou ami).
- Voici la liste des diminutifs de la famille Ivanov avec leur prénom de naissance :
Anastasia : Nastia
Alexei : Aliocha
Aleksand'r : Sasha
Anna : Anya
Vitali : Vitalik
Nikolaï : Kolya
- Anya et Sasha sont les seuls qui préfèrent être nommés par leur diminutif.
- Vitali a horreur du sien car son prénom n'étant pas d'origine russe, seul un K est rajouté. Il trouve son diminutif laid.
- Isuka est l'antagoniste des Spade Pirates dans le Novel A parut dans le One Piece Magazine Vol.2. Elle est un officier de la Marine qui s'était confrontée aux Spade Pirates du temps de leur ascension. On ne sait pas grand chose d'elle alors j'ai modelé un peu sa personnalité à ma façon.
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Fin du chapitre 17.
