Bienvenue dans ce dix-huitième chapitre.
Les OCs m'appartiennent et souffrent à ma guise. J'essaierais de ne pas trop les torturer. Ce serait embêtant qu'ils meurent !
/!\ Rating M pour le langage et les scènes crues ! Je vous aurais prévenus.
Réponse aux reviews :
Anneso280990 : Une pro ThatchXAnastasia ? Aha ! Tu verras bien comment les relations qu'elle entretient avec chacun se passera dans ce chapitre, enfin, ça te donnera un avant-goût seulement. Je ne t'en dis pas plus. Merci pour ton commentaires et bonne lecture !
RoxanneLL : Tu ne me le fais pas dire ! Que vas-tu penser de lui à la fin de ce chapitre ? :D Merci pour ton commentaire. Bonne lecture !
Bonne lecture !
Je sortais de la salle de bain en fauteuil roulant vêtue de ma robe de la veille, maquillée et bien coiffée d'une queue laissant ma frange et quelques mèches encadrer mon visage. Deuce m'avait réveillée à l'Aube comme la veille pour prendre ma tension et ma température. Il m'avait racontée que Isuka avait été jalouse de moi et avait fait une scène à Ace. Je lui avais dit que j'avais entendu Ace gueuler après elle. Deuce m'avait dit également qu'il lui avait raconté partiellement notre conversation et qu'il était content que nous soyons devenus amis. Ace n'avait pas dû lui raconter qu'il voulait larguer sa copine pour me reconquérir ou alors il s'était bien gardé de me le dire. J'avais prit une bonne douche et je m'étais de nouveau parfumé de mon nouveau parfum. Thatch ne devrait pas tarder vu l'heure sur mon portable. Je commençais à avoir faim en plus. Tiens ! Ace m'avait envoyée un sms.
« Coucou ma souris, j'espère que tu t'es bien reposée. Je suis désolé pour hier avec Isuka. Elle m'a soûlé. Elle te trouve plus belle qu'elle et elle n'a pas tord. Elle est venue hier pour savoir si ce que je disais était vrai. Heureusement que tu m'as sauvé la mise. Merci ! Je vais la quitter. Elle me casse les couilles ! Je sature avec ses crises répétées. Je ne sais pas comment tu as fait avec moi, même si je pense que je n'étais pas aussi chiant. Tu me manques. Je veux te revoir et je n'ai pas cessé de penser encore à toi cette nuit. J'ai même rêvé de toi. Je t'aime, ma souris et je te prouverais qu'on peut de nouveau être ensemble et être heureux. En tout cas, merci de m'avoir sauvé la mise quand elle est arrivée. J'avais envie de t'embrasser avant de partir mais elle était là. Dommage ! »
Avec un sourire et heureuse telle une gamine, je lui écrivais ma réponse.
« Coucou Ace ! Oui, je me suis bien reposée. J'ai même dû ronfler tellement que j'étais crevée mais tout à l'heure, Deuce ne m'a rien dit alors ça n'a pas du s'entendre ou alors il n'a pas osé pour ne pas me vexer :D. J'ai trop la dalle ! Comme quoi, il fallait que je mange un peu la veille pour réveiller mon estomac:D. Ne t'inquiète pas pour Isuka mais je ne trouve pas qu'on se ressemble. Ca m'a fait très plaisir de te revoir mais je ne sais pas quand tu pourras revenir me rendre visite. »
J'avais envie de lui envoyer d'autre chose mais on toqua à la porte. Thatch venait d'arriver avec un gros sac plastique bien chargé et un sac isotherme fermé. Toujours assise dans mon fauteuil, je me retournais avec un grand sourire. Il vint déposer un baiser sur ma tempe avant de prendre place sur le siège. Je me plaçais en face de lui, mon portable sur les genoux. Ah Ace venait de me répondre !
- Bonjour, ma jolie. Comment ça va, ce matin ? Me demanda Thatch joyeusement en posant les sacs à ses pieds.
Son regard chuta sur mon téléphone et je le vis froncer des sourcils semblant se concentrer pour lire à l'envers.
- Hey ! Tu crois que je ne te vois pas ? Souris-je amusée en prenant mon téléphone contre ma poitrine pour le cacher de sa vue.
- Désolé ! J'ai vu que c'était Ace alors... se défendit-il embarrassé.
Je lui fis une petite moue faussement dédaigneuse avec un sourire en coin.
- Il m'a téléphonée hier soir pour s'excuser puis ensuite il est venu pour qu'on parle en face à face, car il n'était pas chez lui. Expliquai-je en lisant mon sms.
« Si elle te ressemble beaucoup. Bon elle est rousse mais après faut pas regarder les détails. Tu la mets en blonde et de loin, c'est trop toi ! Je viendrais cette nuit et on ira sur le toit regarder les étoiles.:D »
Je souris amusée puis lui envoyais ma réponse sous les yeux curieux de Thatch.
« Bah je ne trouve pas mais bref, tu viendras vers quelle heure ? Thatch vient d'arriver. J'ai trop faim !:D »
- Et du coup, ça a été ? Me demanda Thatch.
- Oui, on a pas mal discuté enfin surtout lui. Il s'est excusé plein de fois et m'a donnée ses explications...
Je pris une grande inspiration nasale avant de soupirer de lassitude.
- … Au départ, il jouait au connard avec moi pour pouvoir m'avoir enfin dans son lit. Sauf qu'il a fini par s'attacher et ressentir des sentiments pour moi. Il m'a dit qu'il était aussi jaloux car il avait peur que je le quitte pour un autre à cause du mariage et de la promesse d'argent de mon père sinon il ne m'aurait pas fait toutes ses crises. Mais bon, ça reste à prouver... Il souhaite me reconquérir mais il te considère comme son rival... Il m'a dit également qu'il avait du mal à m'oublier mais qu'il a fini par se trouver une nouvelle copine depuis un petit moment... racontai-je avant de me faire couper.
- Ah bon ? Il a une nouvelle copine ? Hallucina-t-il.
- Oui, tu ne le savais pas ? Questionnai-je, confuse.
- Nan ! Et je ne crois pas que Marco, Père et les autres le sachent. Il n'a rien dit. Mais il ne doit pas beaucoup tenir à sa copine s'il compte te reconquérir. Il n'est pas sérieux avec les femmes !
Et c'était lui qui disait ça...
- Bah justement, ça ne se passe très bien entre eux. Il sort avec elle car d'après lui, elle me ressemble physiquement. Il s'attendait à ce qu'elle soit comme moi mais il est déçu. La cuisine n'est pas son fort, au lit c'est un vrai manche à balai, elle est dégoûtée par les cunnis et les fellations et elle ne veut faire que la position du missionnaire... souris-je moqueuse.
Ouais j'étais une connasse et alors ? Thatch avait le gros smile moqueur.
- … Et le pire est à venir... Cerise sur le gâteau ! C'est une grosse jalouse ! Ricanai-je et Thatch éclata de rire.
- Maintenant il sait ce que ça fait ! Son karma est en train de jouer. Ria-t-il.
- Ouais, c'est ce que je lui ai dit. D'ailleurs il était chez elle lorsqu'il m'a téléphonée. Elle dormait et il est venu me voir sans la prévenir du coup. Et ben, elle lui a téléphoné pour savoir où il était. Il lui a dit la vérité qu'il était à l'hôpital pour me rendre visite. Elle voulait venir mais Ace lui a dit que le nombre de personne autorisée pour une visite était de trois et que c'était complet. Dès qu'elle a su que j'étais une fille, elle le harcelait de question. Il a fini par s'énerver. C'était très embarrassant et il a fini par raccrocher. Mais figure-toi qu'elle est quand même venue. J'ai sauvé la mise à Ace lorsqu'elle demandait où étaient les fameuses deux autres personnes. J'ai dû mentir en disant qu'elles venaient de partir et que Ace était sur le point de faire pareil car je devais me reposer. Deuce, un infirmier, leur a demandé de partir pour me laisser dormir. Elle lui avait fait une scène en partant. J'avais entendu Ace lui gueuler après : Elle est plus belle et alors ? Je n'en sais pas de plus mais tout à l'heure Deuce m'a dit qu'elle est jalouse de moi. Ace vient de me dire qu'il compte la larguer car il sature. Terminai-je.
Thatch pouffa de rire et je riais avec lui.
- Il sature ? La bonne blague. Malgré notre différent, je l'apprécie et ne dis pas du mal de lui mais là, je me dis que c'est bien fait pour sa gueule. Du coup, elle te ressemble ou pas cette fameuse copine jalouse ?
- De mon point de vue, nan ! Mais il maintient que si. Elle est rousse, un peu plus grande que moi, elle a les yeux foncés alors que j'ai les yeux bleux. On a juste la même coupe de cheveux. Mais bon, Ace dit que j'ai des plus gros seins qu'elle. J'ai pas trop vu la différence. Il m'a dit dans son dernier sms que si on la met en blonde, de loin on dirait qu'elle est moi. Fis-je peu convaincue à la fin.
Thatch me regarda avec un sourire puis sortit son portable de sa poche de jeans.
- Tu connais son prénom et son nom ? Demanda-t-il en pianotant sur son portable.
- Euh elle s'appelle Isuka mais je ne connais que son prénom. Répondis-je spontanément.
Il se concentra sur son téléphone, pianota encore dessus puis me le montra.
- C'est elle ?
Je regardais attentivement son écran pour voir qu'il était sur Facebook et qu'il me montrait la photo d'une jeune femme rousse souriante. C'était elle !
- Ouais c'est elle ! Souris-je.
- Je la trouve mignonne mais c'est vrai que si on regarde vite fait, on pourrait croire que c'est toi en rousse. Tiens ! Elle est dans la Marine ? C'est problématique, ça ! Dit-il en fixant l'écran.
- Ouais ! Ace me dit que tout va bien mais je m'inquiète tout de même. Elle est officier. Fis-je peinée.
- Ouais, ca nous met en danger mais bon s'il compte la quitter, ça devrait aller. Sinon, tu lui as pardonné du coup ?
- J'espère !... Oui, je lui ai pardonné et il a accepté que l'on soit ami maintenant même s'il voudrait qu'on se remette ensemble. Je lui ai dit qu'il me fallait du temps pour lui refaire confiance. Il m'a demandée s'il y avait quelque chose entre toi et moi mais je lui ai répondu que pour le moment, je ne voulais pas me remettre avec quelqu'un car je ne souhaitais pas être déçue. Il a compris mais il ne lâchera pas l'affaire. C'est pour ça qu'il te considère comme son rival. Souris-je doucement.
Thatch sourit avec arrogance.
- Il a du boulot s'il veut te reconquérir et tu sais bien tout comme lui que je ne vais pas me laisser me couper l'herbe sous le pied. Mais j'espère pour toi et pour lui qu'il arrêtera de jouer au con. Il a beaucoup à faire pour se rattraper selon moi.
- Ouais, je le pense aussi.
- Dit-moi ! Tu te remettrais avec lui s'il te prouvait qu'il avait changé ? Questionna Thatch un peu triste.
- J'en sais rien. Je l'apprécie beaucoup mais pour le moment je me méfie de lui. Et puis là, c'est toi le plus important. Tu sais bien ! Souris-je.
Je ne voulais pas lui dire que j'étais amoureuse de Ace. Il l'aurait peut-être mal prit et je n'avais pas envie de le rendre triste. Il me sourit avant de prendre le sac en plastique pour le mettre sur ses genoux.
- Bon trêve de bavardage ! J'ai des cadeaux pour toi. Ferme les yeux, ma jolie et ne triche pas ! Sourit-il joyeusement.
Oh mais oui ! Le White Day ! Les yeux clos, j'attendais avec impatience ses cadeaux, le sourire aux lèvres. Un petit gloussement m'échappa malgré moi. Je l'entendis sourire bruyamment puis fouiller dans le sac et poser une boîte de la largeur de mes cuisses réunies. J'ouvris les yeux et tombais sur une boîte rectangulaire blanche et dorée. Toute contente, je l'ouvrais délicatement et vis un vêtement blanc emballé dans du papier transparent. Je retirais le papier fin et... Oh bordel ! C'était une robe blanche en dentelle à fleurs soigneusement pliée. Je la sortis du paquet pour la regarder entièrement. Quelle était belle ! Vu la longueur, elle devait m'arriver au-dessus des genoux et n'avait pas de manches mais le col était haut. Whouah ! Je souriais grandement et remerciais Thatch du fond du cœur. Je voyais bien sur son visage qu'il était heureux de voir que ça me faisait très plaisir.
- Ce n'est pas fini ma jolie ! Sourit-il joyeusement.
Je rangeais la robe dans sa boîte tandis qu'il fouillait de nouveau dans le sac.
- Ferme encore les yeux ! Me dit-il amusé.
Je fis ce qu'il me demandait avec mon sourire de 3kms de long encore fixé sur mon visage et il posa une boîte ronde un peu plus petite que la précédente sur mes genoux après prit le premier paquet. Je regardais et vis une jolie boîte bleue ciel et argentée. Je l'ouvris et fus surprise de découvrir un magnifique foulard blanc et argenté qui devait être en soie vu la douceur. Je le sortis pour le porter autour de mon cou. Qu'il était doux ! Je l'adorais.
- Il te va très bien. Tu es magnifique, ma jolie.
- Merci beaucoup Thatch, il est très beau. Je l'adore ! Souris-je heureuse.
- Il en reste encore. Tend ta main et ferme encore les yeux !
Je tendis la main en fermant les yeux en gloussant comme une gamine. Thatch déposa une petite boîte ronde dans le creux de ma main. Lorsque j'ouvris les paupières puis ensuite la boîte, j'émis un petit Oh de surprise en voyant que c'était une paire de boucles d'oreilles pendentif en or blanc avec des diamants. J'avais les oreilles percées mais je n'osais jamais mettre de boucles d'oreilles. Ca attirait l'attention et de nos jours, je n'avais même pas pensé à en porter. Les larmes me vinrent aux yeux. Thatch me gâtait beaucoup. Tous les cadeaux étaient magnifiques !
- Oh merci, Thatch ! Tu me gâtes trop ! Souris-je émue alors que je me les mettais à l'aveugle.
J'avais bien fait de m'attacher les cheveux, comme ça, on les voyait bien.
- De rien, ma jolie. Tu es ravissante mais je trouvais que ce n'était pas assez alors je t'ai prit ça aussi. Sourit-il en sortant un autre petite boîte du sac.
Ce n'était pas assez ? Il se foutait de ma gueule ? Tout devait coûter une fortune ! Et il trouvait que ce n'était pas assez ? Bon, c'était de Thatch qu'on parlait... Il me demanda de fermer pour la dernière fois les yeux et de tendre mon bras. J'entendis qu'il ouvrit la boîte puis attacha quelque chose délicatement à mon poignet, celui où il y avait le bracelet qu'il m'avait offert pour mon anniversaire. C'en était encore un ? Il me caressa le dos de la main en m'intimant d'ouvrir les yeux. Oh bah merde ! Une fine montre-bracelet en argent ornait mon poignet droit. Elle était belle et oh ! Elle avait des strass ou peut-être des diamants dans le cadrant.
- Oh Thatch ! S'il-te-plaît, dit-moi que c'est le dernier ! Tu me gâtes trop ! Fis-je les larmes aux yeux avec un grand sourire.
- Oui, c'est le dernier. Pour le moment ! Mais ça me fait plaisir de te gâter, ma jolie. Ricana-t-il en prenant les paquets vides pour les mettre dans le sac plastique.
- Je ne sais pas comment te remercier, Thatch ! Fis-je alors qu'il se levait pour poser la boîte contenant la robe sur le meuble du lavabo.
- Hum et bien... Tu pourrais me donner un baiser, ma jolie. Sourit-il avec arrogance en revenant à sa place.
Je rougissais en émettant un petit gloussement amusé. J'aurais dû m'en douter avec lui. Au moment où nous nous penchâmes pour nous embrasser, on toqua à la porte et elle s'ouvrit sur une femme traînant avec elle un chariot garni de plateau repas. Oh putain ! J'avais la dalle, ça tombait à pique. Elle nous salua en se courbant puis déposa mon plateau sur la petite table roulante qui était contre un mur avant de me l'apporter à ma hauteur. Elle nous souhaita une bonne journée puis sortit de la chambre après que je l'ai remercié. Mon repas se composait d'un thé noir, d'une compote de pomme et d'un yaourt à la vanille. Seigneur ! Je me jetais dessus comme une goinfre. Thatch ricana amusé.
- Et mon baiser alors ? Se plaignit-il.
Je m'arrêtais de manger ma compote et le regardais honteuse.
- J'ai trop faim ! Après ? Proposai-je avec un petit sourire désolé.
Il me regarda avec une petit moue déçue avant d'acquiescer.
- D'accord, mais fait-moi de la place ! J'ai faim aussi.
Je poussais un peu mon plateau sur la petite table et il posa son sac isotherme dessus. Il en sortit une boîte tupperware contenant du riz préparé et un gobelet isotherme puis une paire de baguettes. Ca avait l'air bon et me donnait envie d'en manger. Mais je n'avais pas le droit pour le moment. Dommage ! Nous nous souhaitâmes un bon repas puis commençâmes à manger. Seigneur que ça faisait du bien de se remplir la panse !
- Je viens de penser. Je trouve ça bien que tu te méfies de Ace car, selon moi, il veut se remettre avec toi pour avoir son compte. Je dis ça à cause du fait qu'il se fait chier au pieux avec sa nouvelle meuf. Je le comprends de ce point de vue-là. Il a débuté avec une perle et maintenant il se retrouve avec une moins-que-rien sans vouloir être méchant. Je ne sais pas si les sentiments qu'il éprouve pour toi sont réels mais Ace ne sait pas faire la différence entre aimer et adorer. Je ne sais pas si tu vois ce que je veux dire. Me dit Thatch en mangeant son riz.
- Oui, je vois ce que tu veux dire. Je m'étais déjà demandée s'il savait faire la différence entre aimer la bouffe et aimer une fille. Je pense qu'il peut m'aimer mais en attendant quelque chose en retour de ma part. Fis-je avant de boire dans mon thé.
- Oui, je le pense aussi. Peut-être qu'il t'aime comme une pote mais vu que tu es une femme, il est aussi sexuellement attiré par toi. Personnellement, je vois ça comme ça. Moi je t'aime et je n'attends rien en retour. Je veux que tu sois heureuse et épanouie. J'ai envie de tout faire pour te donner le bonheur que tu mérites. Je t'aime Anastasia et j'espère que tu comprendras vite lequel, entre Ace et moi, t'aime sincèrement.
Je le regardais attentivement. Il mangeait son riz tranquillement. Thatch devait m'aimer d'un amour inconditionnel. Il ne voyait que du bon en moi, me donnait beaucoup et souhaitait mon bonheur. Ace lui recherchait à recevoir. Il attendait de moi que je cuisine pour lui, que je lui donne de l'amour et que je le satisfasse au lit. S'il m'aimait alors c'était d'un amour intéressé. Et moi ? Comment aimais-je Ace ? Je devais l'aimer comme Thatch m'aime. Mais si Ace ne m'aimait pas comme je l'aimais alors ça ne pourrait pas fonctionner entre nous. Je finirais par être malheureuse. Je savais au fond de moi que je serais bien plus heureuse avec Thatch qu'avec lui.
- Thatch, si tu t'inquiètes que je retourne un jour avec Ace, tu ne devrais pas. Si j'ai décidé d'être ami avec lui, c'était pour qu'il se rende compte qu'il n'est pas vraiment amoureux de moi. Souris-je doucement.
Il cessa de manger et me fixa tandis que je terminais ma compote.
- Je n'aurais pas cru que... Enfin, je pensais que tu étais trop gentille pour l'envoyer bouler mais tu préfères qu'il fasse une sorte de travail sur lui, c'est ça ? Interrogea-t-il, confus.
- Nan. Je ne pense pas que Ace changera un jour mais quand je vois qu'hier il allait quitter sa copine pour se remettre avec moi, ça m'a énervée. Il allait faire ça sur un coup de tête parce qu'il était heureux que je l'ai pardonné. Il n'en a rien à foutre d'elle. Il s'est juste mit avec elle parce qu'elle lui faisait penser à moi mais il a été déçu de voir qu'elle n'était pas moi. Ca me fait de la peine pour elle. Elle est peut-être jalouse mais elle ne mérite pas d'être traitée comme un vulgaire trou à boucher. Mais c'est mieux qu'il la quitte. Elle sera plus heureuse sans lui. Soufflai-je avant de déballer mon yaourt.
- Je vois. Tu ne veux pas qu'elle subisse encore ce que toi, tu as subis avec lui ?
Je hochais de la tête en mangeant mon pot. Il avait compris. Ace faisait la même chose avec Isuka. Il jouait au connard avec elle comme il l'avait fait avec moi au début de notre relation. Il ne changerait jamais. Ca me faisait mal au cœur de l'admettre. J'étais amoureuse d'un mec qui croyait m'aimer mais qui finalement s'intéressait qu'à mon cul. La grosse merde ! Heureusement que Thatch était là. Pas que je le considérais comme une plan B mais plutôt comme une sortie de secours.
- Oui, mais j'ai de la chance de t'avoir rencontré. Tu n'as pas l'air d'être comme lui. Souris-je.
- Ce n'est pas que j'en ai pas l'air, c'est que je ne suis pas comme ça depuis le début. Avec mes plans culs, je les mettais direct au parfum concernant mes intentions. Juste du sexe et rien d'autre. Avec toi, c'est une véritable relation amoureuse que je souhaite bâtir.
Nous nous fixâmes dans les yeux. Ses prunelles noisettes étaient dilatées et il posa sa main sur la mienne qui était à plat sur la table à roulettes. Elle était chaude.
- Ta main est fraîche. Souffla-t-il doucement sans me quitter du regard.
- Oui, j'ai un peu froid. Fis-je de la même manière.
Il se leva pour placer sa veste chaude sur mes épaules. Elle sentait un mélange de parfum boisé et de tabac. C'était son odeur. Je le remerciais doucement avec un petit sourire en la serrant un peu plus contre moi.
- De rien, ma jolie. Sourit-il en prenant ma main.
Je terminais mon yaourt en serrant sa main et il fit de même avec son riz. A force, j'allais finir par tomber amoureuse de lui. Ce serait peut-être mieux. Je serais enfin heureuse et vivrais une belle vie épanouie. Je pris une gorgée de mon thé tout comme lui.
- Je te dois un baiser, nan ?! Souris-je amusée.
- Oui, ma jolie ! Ricana-t-il.
Je posais ma tasse de thé sur le plateau et il fit de même avec son gobelet avant de décaler la table sur le côté. Il se leva et me porta pour me prendre dans ses bras avant de nous asseoir sur le lit. Les bras entourant son cou, j'étais sur ses genoux et nous scellâmes nos lèvres ensemble. Pendant que nos langues s'entrelaçaient tendrement, je glissais mes doigts dans ses cheveux noués en un petit chignon. Ils étaient doux. Sa bouche avait le goût du riz vinaigré. Ses mains caressaient mon dos et ma cuisse. Merde ! Mes poils. Oh la honte ! Mais ça n'avait pas l'air de le déranger car il glissa sous le pans de ma robe. Je croisais les jambes difficilement pour qu'il puisse atteindre ma fesse. Seigneur que ça m'avais manquée de me faire tripoter le cul ! Il me malaxa la fesse me donnant un frisson agréable. Je lâchais un gémissement de bien-être en caressant son torse. C'était bon de l'embrasser. Un poids lourd tomba dans mon bas-ventre. Ca y était ! J'avais envie de lui. Je le voulais en moi et souhaitais qu'il me satisfasse mais vu comment il avait réagi la veille, il n'allait pas vouloir qu'on baise. Quel dommage !
- Thatch... murmurai-je dans un souffle en déposant des baisers sur sa mâchoire.
Je descendis ma main le long de son ventre pour toucher du bout des doigts la bosse de son pantalon. Je ne sentais pas d'érection, toutefois il me prit la main pour la retirer. Hein ?
- Ma jolie, ce n'est pas que je n'ai pas envie de toi mais... Tu es encore trop faible et surtout un doc peut entrer n'importe quand.
- Mais j'ai très envie de te faire plaisir, Thatch. Murmurai-je insistante en continuant mes baisers sur son cou cette fois-ci.
Je le vis fermer les yeux, la bouche entrouverte avant d'avaler sa salive.
- Ca donne très envie, ma jolie mais... Ce n'est pas vraiment le moment. Je suis désolé.
Je cessais mes baisers puis soupirais de déception.
- Une autre fois, ma jolie. Tu n'es pas en grande forme et je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose à cause de moi. Marco me tuerait !
Mais il n'allait rien m'arriver ! J'avais baisé deux fois avec Sasha et j'allais bien ! Je l'avais même sucé en prenant mon pied alors je pouvais te donner du plaisir et me satisfaire en même temps. Cependant, je ne pouvais pas le lui dire alors je fis profil bas et abandonnais. Je calais ma tête contre sa clavicule en plissant les lèvres de frustration.
- Tant pis alors... soupirai-je en fermant les yeux, soûlée.
Je sentis Thatch bouger pour me regarder. Je relevais la tête pour me loger dans son cou et renifler son odeur boisé. Il sentait bon. Je caressais son torse d'un geste tendre. Son étreinte se fit plus forte et il cala son menton sur le haut de mon crâne. J'étais bien dans ses bras. C'était agréable et je me sentais en sécurité.
- Tu m'en veux, ma jolie ? Murmura-t-il, peiné.
- Bah oui... Mais je ne vais pas te forcer alors tant pis... bougonnais-je.
- Ne sois pas en colère. Et puis à force d'attendre, ce sera meilleur, tu verras.
- Si tu le dis. Dis-je sans le penser.
Thatch soupira de lassitude.
- Tu irais voir un autre homme si je continue à m'obstiner ? Questionna-t-il, curieux.
- Nan, c'est toi que je veux. J'ai été presque deux mois dans le coma alors je pense que j'ai assez attendu, nan ?! Boudais-je en ouvrant les yeux.
Je le vis se pincer les lèvres puis dévier son regard vers moi. Nous nous fixâmes sans ciller.
- C'est vrai que ça va faire deux mois que je ne t'ai pas touchée. Tu as si envie de moi que ça ?
- Oui ! J'en peux plus. En plus tu n'arrêtes pas de te pavaner devant moi ! Répondis-je spontanément.
- Je me pavane devant toi ? Vraiment ? Ricana-t-il amusé.
- Oui ! Tu es là avec ta belle gueule et ton corps super sexy... C'est difficile de tenir ! Me plaignis-je comme une gamine.
Il éclata de rire.
- Et tu crois que ce n'est pas la même chose pour moi ? C'est pas facile aussi pour moi, je te signale. Tu es tellement belle. Même si tu as beaucoup maigri, tu restes magnifique. Ta petite voix me fait craquer et je ne parle pas de ton sourire d'ange. Je me fais violence pour ne pas te sauter dessus, ma jolie. C'est horrible ! En plus tu me dis que tu as envie de moi et que c'est insupportable pour toi aussi. Mais je ne peux pas me résoudre à te toucher par peur de te blesser ou tellement te fatiguer que ton corps aurait du mal à s'en remettre tellement que tu es faible. Je suis désolé, ma jolie. C'est au-dessus de mes forces.
- Tu es si adorable, Thatch. Mais je t'assures que ça ira. Soufflai-je gentiment.
- Et comment tu peux en être sûre ? Demanda-t-il avec arrogance.
- Bah...
Merde ! Je ne pouvais pas lui dire la vérité. Faisait chier !
- … Je ne sais pas mais il n'y a qu'un seul moyen de le savoir !
Je le regardais avec insistance et fis ce que je n'aurais jamais cru faire avec lui un jour : les yeux de chien battu. Il esquissa un petit sourire en coin et nous finîmes par pouffer de rire ensemble.
- Nan, ma jolie ! Je ne céderais pourrais faire tout ce que tu voudras, ça ne marchera pas !
Je plissais des lèvres, amusée. J'avais envie de le faire chier et de tester ses limites et surtout sa patience. Ouais, j'étais une connasse et alors ? Je me surélevais à son oreille pour lui susurrer ce que j'avais en tête.
- Même si je me mets toute nue et que je me touche devant toi en disant : Thatch, j'ai très envie de toi ! Je veux sentir ta queue me pénétrer et me faire crier. J'ai envie de te la sucer, de l'embrasser et de te la lécher. Je te veux, Thatch. Je brûle de désir pour toi et j'ai déjà ma culotte toute mouillée... ?
Je l'embrassais au cou et léchais son lobe d'oreille avant de le suçoter. Il pouffa de rire me surprenant. Quoi ? Il se foutait de ma gueule ? L'enfoiré !
- Ma jolie, j'aimerais bien voir ça. Tu le ferais vraiment, pour moi ? Ricana-t-il moqueur.
J'esquissais un sourire arrogant. Il me cherchait ? Il voulait profiter sans rien faire ou quoi ? Nan nan, mon gars ! Ca n'allait pas se passer comme ça !
- Si je le fais, j'ai quoi en échange ? Car c'est bien beau de te donner ce plaisir visuel mais moi, j'y gagne quoi ?
Thatch sourit bruyamment.
- Merde ! Moi qui voulais profiter tranquillement. Bon, je vais devoir céder à tes envies et te laisser me sucer, ma jolie.
Je gloussais amusée. Alors lui ! Il avait de la chance que j'en avais envie... Je lui souris ensuite et me décalais de son torse pour dénouer le foulard autours de mon cou. Toutefois, j'allais faire de même avec le nœud à ma nuque de ma robe mais on toqua à la porte. Putain de … Bordel de Merde ! Thatch me fit un sourire en coin avant de me poser sur le lit afin d'aller ouvrir la porte. Je posais sa veste chaude sur le bord du lit et remis mon foulard. Qui osait nous déranger ? J'allais enfin avoir Thatch. Ah Marco ! Bon il était pardonné car c'était un beau gosse. Il nous salua gentiment. Tiens c'était quoi ce petit panier en plastique rempli de boîte en carton ? Des médocs ? Pour moi ? J'étais malade ?
- Je vais fumer. A tout à l'heure. Sourit Thatch en prenant sa veste pour l'enfiler avant de quitter la chambre.
Comment il se barrait ! Etait-il excité ? Si c'était le cas alors j'étais fière de moi. Marco me sourit en posant le panier sur la table à roulettes.
- Comment te sens-tu ce matin, yoï ?
- Très bien. J'ai bien mangé ! Souris-je honnêtement.
- C'est bien, ça. On m'a dit que tu avais mangé hier soir avec ton cousin. Ca a été la digestion, yoï ?
- Oui, mais cette nuit, ça gargouillait un peu.
- C'est normal. Ton estomac était vide. J'ai eu les résultats de ta prise de sang. Tu as des carences en fer, magnésium, vitamine D et calcium alors je t'ai prescrit des médicaments. Il est préférable que tu les prennes en mangeant. Je vois que tu as déjà mangé. Ca devrait aller, yoï ! Dit-il en se lavant les mains.
Il se les sécha avant d'approcher la petite table du lit afin de s'asseoir sur le bord de ce dernier . Sa cuisse touchait la mienne et cette proximité ne me dérangeait aucunement. Il prit le petit panier et me présenta les médocs un par un. Deux gélules de magnésium le matin, un comprimé de fer le matin et le soir et une ampoule de calcium et de vitamine D le matin. Ca en faisait des bonbons ! Et tout ça sur un mois… Et ben putain ! Je les pris en buvant le restant de mon thé. J'avais eu du cul d'avoir réussi à les avaler sans m'étouffer sinon la honte devant Marco.
- Tu auras un peu mal au ventre tout à l'heure, c'est normal. Au déjeuné, tu auras de la purée et de la viande hachée. Ton estomac doit s'élargir pour reprendre sa taille initiale. Essaie de manger le plus souvent possible, même si ce sont des petites quantités, yoï.
Je hochais de la tête enregistrant bien ce qu'il avait dit.
- Je suis content que tu te rétablisses bien. Dès que tu auras repris assez de force, tu commenceras les séances aquatiques et j'espère que ce sera en début de semaine prochaine. Et quand tes résultats sanguins seront bien meilleurs tu pourras rentrer chez toi, mais tu continueras ta rééducation à l'hôpital, yoï. Sourit-il.
Mon Dieu quel sourire !
- Et ce sera quand ? Demandai-je, pressée de retourner chez moi.
- Je ne sais pas. Ca ne dépend que de toi, yoï.
Je hochais de la tête avec un petit sourire avant de m'amuser à balancer mes jambes au bord du lit. Il était assez haut pour que mes pieds ne touchent pas le sol.
- J'ai aperçu Ace sortir de l'hôpital cette nuit. Vous avez discuté, yoï? Questionna-t-il, curieux.
- Oui, il est venu pour s'excuser et nous sommes finalement devenus amis. Mais sa nouvelle copine jalouse est venue.
- Il a nouvelle copine, yoï ? Hallucina-t-il.
- Oui, elle s'appelle Isuka. Ace dit qu'elle me ressemble mais je ne trouve pas.
- Est-ce que par hasard elle est rousse et portait un uniforme d'officier de la Marine, yoï ? S'inquiéta-t-il.
- Oui et ça m'inquiète mais il m'a dit de ne pas m'en faire car il comptait la larguer pour tenter de me reconquérir.
Marco sourit bruyamment sur un air moqueur.
- Après ce qu'il a fait, il a espoir. A moins que... commença-t-il alors que je le coupais.
- Nan, je n'ai plus confiance en lui. Je le lui ai dit mais bon...Ce soir, il revient pour passer du temps avec moi, bon ce n'est qu'en toute amitié, hein...
J'étais un peu mal à l'aise de parler de mes amours avec lui.
- Je vois, ne t'inquiète pas. Sinon, avec Thatch. Vous vous entendez très bien tous les deux. Ca a changé entre vous ? Il y a quelque chose de nouveau, yoï ?
Mon visage me brûla d'un coup et j'esquissais un sourire embarrassé.
- Je... Euh...Je lui avais mit un râteau mais maintenant les choses sont différentes... soufflai-je mal à l'aise.
- Il t'intéresse, c'est ça, yoï?s'amusa-t-il à dire.
Pour réponse, je hochais de la tête sans oser le regarder avec un petit sourire de gamine, les joues en feu ce qui le fit rire.
- Tant mieux ! Thatch est très amoureux de toi. Il ne cesse de nous parler de toi à l'occasion. Nous savons même ta couleur préférée pour dire, yoï.
Je le regardais sur le cul. Genre ?!
- Vraiment ? Hallucinais-je.
- Oui, c'est le bleu. Il parle de toi comme si tu étais la chose la plus précieuse au monde. Ca fait bien rire Père d'ailleurs et Vista ne manque pas d'occasion pour le taquiner. Thatch est quelqu'un de bien et je suis sûr que tu le rendras heureux. Tu n'as pas eu de chance avec Ace, yoï. sourit-il sincèrement.
Ces mots me touchaient beaucoup. Je lui fis un petit sourire ému .
- C'est vrai que Thatch est quelqu'un de bien et il a aussi un grand cœur. Même mon frère et mon cousin trouvent que je devrais lui laisser sa chance. Bon Sasha ne le connaît pas mais il a une bonne intuition le concernant.
Pas vraiment mais je n'allais pas dire à Marco que Sasha était un vrai michto ! Quand même...
- Et ils ont bien raison. Thatch saura te rendre mieux heureuse que Ace. Le connaissant, il ne sait pas faire la différence entre adorer un ami et être amoureux. C'est bien que vous soyez devenus ami, ça lui montrera qu'il se fourvoie. Après peut-être qu'il est vraiment amoureux. On n'en sait rien, mais le connaissant, c'est peu probable. Je ne veux pas lui casser du sucre sur le dos mais la manière qu'il te traitait n'était celui pas d'un homme amoureux. On ne dit pas à une femme qu'on aime qu'elle est une traînée et une pute, et on ne lui fait encore moins aucun mal, yoï.
Je ne dis rien, ne sachant pas quoi dire. Marco parlait bien et il avait raison. Je finissais par simplement hocher de la tête.
- Sinon, je me demandais, si Thatch et toi êtes ensemble, ça va peut-être poser problème pour nous deux, yoï? Questionna-t-il un peu embêté.
- Euh, je ne pense pas. Thatch m'avait dit qu'il aimerait une relation libre. Donc ça devrait aller. Souris-je, le rouge aux joues.
Parler de ça avec lui me faisait penser que j'avais toujours ma culotte humide et aussi ma lourdeur qui ne quittait pas mon bas-ventre. Marco me sourit bruyamment.
- C'est bien, ça. Et puis pour le moment, vous n'êtes pas ensemble alors nous pouvons profiter, yoï.
Il posa ensuite sa main sur ma cuisse et esquissa un sourire en coin que je lui rendis le rouge aux joues. Ensuite, il se pencha pour sceller nos bouches. Oh oui ! Que c'était agréable ! Je touchais le côté de son visage avant de caresser la peau de son crâne pour ensuite glisser mes doigts dans ses cheveux. Nos langues se rencontrèrent pour danser ensemble tandis que sa main malaxait ma cuisse. Il finit par me prendre dans ses bras et je me collais le plus possible contre son torse chaud, mes bras enlaçant son cou. Je sentis qu'il me souleva la jambe la plus proche de lui pour la poser sur les siennes. Je me laissais faire savourant son contact. Une de ses mains dans mon dos me tenant contre lui, il glissa l'autre sous ma robe pour caresser ma peau. Nan ! Mes poils. La honte ! Toutefois, je ne protestais pas et le laissais remonter jusqu'à mon entre-jambe. Mon vagin eut un spasme d'émoi lorsque ses doigts touchèrent ma culotte humide. Ah Seigneur ! J'avais envie de le toucher aussi mais Thatch n'allait sûrement pas tarder à revenir. Je voulais voir à quoi pouvait bien ressembler sa queue. Marco faufila sa main dans ma culotte pour me toucher sans faire dans la dentelle. Ses doigts se dénichèrent une place dans mon antre. Mais il en mettait combien ? Ca tirait sur ma chair. Deux visiblement. Je dirais le majeur et l'annulaire. Ils s'activèrent à l'intérieur massant chacun leur tour mon point G. Marco avait l'air de s'y connaître pour l'avoir trouvé à la seconde près. Je soupirais de plaisir pendant que ma respiration s'était accélérée. Lui se contentait d'embrasser ma mâchoire, mon oreille, mon lobe accessoirisé puis ses lèvres chutèrent sur la peau chaude de mon cou. Mon Dieu, que c'était divin ! Il posa son pouce sur mon clitoris accentuant les sensations qui me parcouraient le corps. Je perdais pieds et souhaitais plus alors ma main descendit lentement sur son torse pour se poser sur la bosse naturelle de son pantalon. Il n'était pas en érection et je trouvais ça dommage. Mais Marco était un homme d'âge mûr tout comme Thatch, alors je me disais qu'il leur en fallait beaucoup pour les exciter physiquement. Cependant, il écarta ma main. Pourquoi ?
- Nan, nous n'avons pas le temps pour ça. Une autre fois, yoï ! Chuchota-t-il amusé.
C'était vrai que nous étions dans un hôpital où il exerçait alors il pouvait avoir une urgence et puis Thatch allait arriver à tout moment. Sa langue lécha ma peau pour remonter sur l'arcade de mon oreille. Les frissons que cela me procurait étaient bons. Oh ! Je sentis ses dents me mordre doucement l'oreille. Je trouvais ça tout de même agréable et lâchais un soupir de bien-être. Quel dommage ! J'aurais bien voulu. Marco accélérait son travail à l'intérieur appuyant plus fort sur mon point de plaisir. Mon corps tremblait sous le plaisir. Mes doigts agrippaient sa blouse blanche et les yeux clos avec le souffle court tentant d'être silencieuse, je jouissais. Seigneur ! Enfin libérée de ce poids insupportable ! Je souris de satisfaction et reprenais mon souffle. Il m'embrassa d'un baiser clos avant de retirer doucement ses doigts de mon antre pour ensuite les porter à sa bouche. Sérieusement, qu'est-ce qu'ils avaient tous à faire ça ? C'était dégueulasse !
- Tu as bon goût, yoï. Sourit-il.
Je rougissais embarrassée. Que dire à ça ? Marco regarda son portable alors que je retirais ma cuisse des siennes. Il se leva ensuite avec un petit sourire en coin rangeant son téléphone dans sa poche.
- Dommage que j'ai un patient dans dix minutes et que Thatch arrive car j'aurais bien voulu profiter plus longtemps. Je ne veux pas faire mon pressé mais j'ai hâte que tu te portes mieux pour qu'on se donne un rendez-vous, yoï.
- Et moi donc ! Souris-je .
J'avais vraiment osé lui dire? Il me rendit mon sourire puis se lava les mains au lavabo.
- Un infirmier viendra te chercher tout à l'heure avant midi pour t'amener dans ma salle d'auscultation. Ce sera pour te peser et te faire faire des étirements. Il sera préférable que tu te changes pour des vêtements plus confortables, yoï. Informa-t-il en se séchant les mains.
Je hochais de la tête voyant où il voulait en venir. Une robe pour des étirements n'était pas adaptée. J'envisageais déjà de mettre un débardeur avec un legging. Au moins, mes poils ne se verront plus, quoique les aisselles... Et merde ! Je mettrais en plus un gilet. Ouais !
- Allez, j'y vais ! On m'attend. A tout à l'heure, yoï. Dit-il en sortant ses lunettes de sa petite poche de blouse pour les poser sur son nez.
- A tout à l'heure. Souris-je sincèrement.
Il me sourit en sortant de la chambre. Je me faufilais sur mon fauteuil pour aller dans la salle de bain. Ses doigts s'activant à l'intérieur de moi m'avaient donnée envie de pisser. Au moment où je franchis la porte, on toqua à celle de la chambre. Ah ! Thatch ! Il l'ouvrit et je lui fis un petit sourire avant de lui dire que je faisais ma pause pipi. Il acquiesça et du coin de l'oeil, je le vis aller s'asseoir sur le siège après avoir posé sa veste chaude sur le dossier. Je faisais rapidement mon affaire pour ne pas le faire attendre et avec du papier toilette, j'en avais profité pour essuyer un peu ma culotte remplie de cyprine. Marco m'avait bien fait mouiller, la vache ! Je la retirais pour la déposer dans le sac plastique de linge sale que Mama avait pensé à me laisser puis me lavais les mains avant de farfouiller dans le petit dressing dans le but de déjà me changer pour tout à l'heure. Un legging noir dont j'avais chié à enfiler toute seule, un débardeur bleu, un gilet fin de couleur crème et une paire de chaussettes noires. J'avais mit également le foulard que m'avait offert Thatch avant de sortir. Je trouvais ce dernier en train de regarder les boîtes de médicaments attentivement.
- Je dois prendre ça pendant un mois. Je fais des carences en Fer, Magnésium, vitamine D et Calcium. Dis-je en m'installant en face de lui.
Il hocha de la tête en posant la boîte de comprimés pour le Fer dans le petit panier.
- Oh tiens, tu t'es changée? Fit-il surpris.
- Oui, Marco m'a dit que tout à l'heure je ferais des étirements et que je devais donc mettre quelque chose de plus confortable.
- Je vois. Tu es très belle. Ca te dit qu'on sorte faire une balade dehors ? Proposa-t-il souriant.
- Oui, bien sûr ! Ca va me faire du bien de prendre l'air. M'exclamai-je contente.
Il se leva satisfait et me mit la couverture sur mes jambes pour me tenir au chaud avant de finir d'une traite son thé dans son gobelet thermos. Il me poussa ensuite dans le couloir, laissant la porte ouverte après avoir mit sa veste. Nous prîmes l'ascenseur et descendîmes au rez-de-chaussée. Nous sortîmes ensuite à l'extérieur de l'hôpital et je frissonnais légèrement à cause de la différence de température. Il faisait bon et il y avait une petite brise qui faisait virevolter mes cheveux. Thatch nous conduisit près d'un parc sur le côté du grand bâtiment où il y avait d'autres patients ainsi que des infirmiers et des médecins qui soit se baladaient soit étaient assis sur des bancs. Nous avançâmes sur le chemin et finîmes par nous arrêter près d'une statue représentant une baleine géante près d'une chute d'eau. Je me souvenais partiellement de l'histoire de ce monument. Clown-sensei nous avait enseignés qu'il y avait plusieurs siècles une baleine se nommait Laboon. elle s'était liée d'amitié avec des pirates mais ils avaient dû reprendre la mer alors elle attendait pendant des années leur navire qui ne revint jamais. A Red Line, on raconte que tous les ans, à la même date, on peut entendre la baleine chanter et une personne jouer du violon depuis la départementale Grand Line toute la nuit. Je n'ai jamais vérifié si c'était vrai. J'avais trop les chocottes pour ça. J'avais entendu dire que Luffy y avait été une fois et qu'il avait dit que c'était vrai. Mais nous savions tous qu'il n'était pas vraiment une source sûre alors bon... Mais j'y croyais tout de même. Si plusieurs personnes le disaient donc ça devait être vrai, nan ?! Oh mais ! Il y avait des cerisiers en fleurs ! Que c'était beau ! Merci Seigneur ! Je n'ai pas manqué leur floraison. J'étais émerveillée par les pétales tombant à cause de la brise. Mes yeux pétillaient de bonheur. Nous allâmes nous installer en-dessous. Thatch s'assit sur un banc tandis que je restais dans mon fauteuil face à lui. Des pétales se logeaient dans ses cheveux. D'ailleurs c'était quoi cette couleur ? Je n'avais jamais vraiment fait attention. On dirait que c'était une couleur entre le blond et le châtain clair avec un mélange de caramel. Je ne saurais dire. Ce n'était pas le blond de ma tignasse en tout cas. Rouquin alors ? Nan, pas assez poils de carotte. Bon bah caramel au beurre salé... Ca donnait envie de bonbon ! Je pouffais de rire. Les pétales de fleur donnaient l'impression que ses cheveux attachés en chignon étaient un caramel moue à la fleur de sel.
- Pourquoi ris-tu, ma jolie ? Demanda-t-il avec un petit sourire confus.
- Tes cheveux!... Ils ont la couleur du caramel et avec les pétales de fleur, on dirait que tu ressembles à un bonbon à la fleur de sel ! C'est très drôle ! Riais-je toute seule.
Thatch me sourit amusé.
- On ne me l'avait jamais faite, celle-là! D'habitude lorsque je me les coiffe, on me dit que ça ressemble à une grosse meringue.
- C'est vrai qu'en regardant bien, ouais... Mais tu ne t'es pas coiffé aujourd'hui...
- Nan, je n'ai plus le temps. Avec mon boulot et le PC, tu es mon bol d'air.
C'était mieux. Je n'appréciais pas sa coupe rock'n'roll. Il était plus sexy les cheveux attachés ou lachés.
- En plus, j'ai eu un coup de fil de mon agent quand je fumais. Je suis demandé dans une émission de cuisine américaine. Le tournage durera une journée et débutera le 28 du mois prochain mais je devrais aller aux USA pendant trois jours. J'y ai déjà participé l'année dernière. Alors ça va me demander encore plus de temps. Raconta-t-il ensuite.
Je le regardais avec de gros yeux. Il allait passer à la TV ? Genre ? Ah mais oui, c'était vrai qu'il était célèbre, Monsieur. Hein ? Il l'avait déjà fait l'année dernière ? Au Etats-Unis ? Mais ça voudrait dire que je ne le verrais pas pendant trois jours ? Quel dommage ! Il allait me manquer. Bon après ce n'était que trois jours, je n'allais pas en crever.
- C'est quoi l'émission ? Demandai-je, curieuse.
- Top Chef. Je ferais une apparition pour promouvoir une recette, goûter les plats des candidats et les juger. L'émission se passera à New-York. Je me demandais du coup si tu voulais bien m'accompagner.
A New-York ? Oh bordel ! Mes yeux pétillaient de joie. J'allais dire Oui sans hésiter mais la réalité me retenait.
- J'aimerais dire oui mais... Je ne sais pas si je serais assez en forme pour t'accompagner. Fis-je désolée.
Il fit une petite moue enfantine.
- C'est vrai mais ce n'est que le mois prochain. D'ici là, peut-être que ça ira mieux et que tu pourras marcher. Je l'espère en tout cas. New-York est une très jolie ville. Je t'aurais amener faire des balades dans le Central Park et on aurait prit un café au The Bluestone Lane qui est juste à côté puis on aurait fait les magasins avant de dîner au restaurant d'un ami et on aurait fini la soirée au bar de l'hôtel. Sourit-il.
Oh ça donnait envie ! Thatch avait l'air de bien connaître la ville. En plus il savait parler anglais donc ça facilitait les choses. Je voulais y aller. Alors je devais vite me rétablir.
- J'ai trop envie de venir avec toi ! Mais j'y pense si toi, tu seras sur le tournage, moi, je ferais quoi pendant ce temps ?
- Oh bah ça, c'est à toi de voir. Tu pourras faire plein de chose. A l'hôtel que je réserverais, il y a un spa, tu pourras te faire faire des trucs de nana. Dit-il en haussant les épaules.
Un spa ? Mais c'était quoi son hôtel ? Je n'avais jamais été dans un spa. Pouvoir me faire chouchouter toute la journée donnait envie mais ça devait coûter cher. Je tirais une sale gueule et Thatch dû comprendre mes pensées car il me dit :
- Ma jolie, ne t'en fait pas pour l'argent ! Je te payerais tout. Si tu peux venir, je prendrais ton billet en première classe comme le mien. Rassure-moi, tu as un passeport au moins ?
- Oui, bien sûr. Souris-je spontanément.
J'aurais dû m'attendre à ce qu'il me paye tout mais ça me dérangeait. S'il continuait encore une fois que nous serons ensemble, nous aurions une relation malsaine. Je ne voulais pas dépendre de lui financièrement. Si je voulais un boulot, c'était pour être autonome et profiter de la vie par moi-même, pas être une femme bouffant le pognon de son compagnon. Mais Merde, c'était en première classe en plus ! Un coup de vent nous ébouriffa la tignasse et je dus dégager mes cheveux de mon bordel, un pétale sur la bouche ! Pouah, dégage ! Les fleurs de cerisier, c'étaient magnifiques mais putain c'étaient chiant quand tu en avais partout sur la vis le sourire moqueur en coin des lèvres de Thatch. Il se foutait de ma gueule, ce con !
- Dit voir ! Tu t'es fais comment cette cicatrice, là, sur ton visage? Demandai-je pour enlever son sourire débile sur sa face de beau mec.
- Oh ! Ca, c'était quand je devais avoir ton âge... commença-t-il.
Dit comme ça, ça creusait encore plus notre différence d'âge.
- … A cette époque, je traînais avec une bande de potes en moto. On faisait les quatre cents coups ensemble et ça nous valait à maintes reprises les représailles de la Marine. Je les considérais comme ma famille mais nous étions plutôt un clan. C'était bien avant de faire de la cuisine. Et puis une nuit, on a eu une altercation avec un autre groupe de motards. Je m'étais prit un coup de lame. Heureusement que j'avais eu de bons réflexes sinon, ça m'aurait tué. Sourit-il nostalgique.
Oh mon Dieu ! Thatch avait été un Bôsôzoku. Je n'aurais jamais cru ça de lui. Il cachait bien son jeu, quoique je ne le connaissais pas tant que ça. Pareil, en vrai, au pieux, c'était un vrai dingue avec ses cravaches et ses cordes ?
- Oh ! Ca vient de là, en fin de compte, ta coupe de cheveux ? Questionnai-je curieuse.
- Ouais. Je la fais encore en souvenir du bon vieux temps et puis ça plaît aux femmes. Ricana-t-il sûr de lui.
Euh... Nan ! Mais autant ne pas lui dire. Ca le vexerait.
- Ce n'est pas ça qui me plaît chez toi. Souris-je gentiment.
Ah oui ? C'est quoi? Demanda-t-il, curieux avec un sourire.
Euh ouais, c'était quoi ? J'avais sorti ça sans réfléchir. Je le regardais attentivement, penchée un peu en avant avec les yeux plissés, l'amusant. Il était beau, c'était évident. Il avait de beaux cheveux aussi. Ses yeux noisettes n'étaient pas aussi envoûtants que ceux de Ace mais ils avaient leur charme.
- Euh... Il y en a beaucoup en fait. Ricanai-je doucement.
Je venais vraiment de lui dire ça? Je me foutais toute seule dans la merde. Pour ne pas changer...
- Oh, c'est intéressant ! Vas-y, continue ! Sourit-il arrogant.
Je souris bruyamment, amusée. Et merde...
- Déjà, tu es mon genre de mec. Je te trouve très beau. J'aime beaucoup ta présence. Ca me touche énormément que tu viennes me voir tout le temps et tes attentions à mon égard me font très plaisir. Tu me gâtes beaucoup mais bon... Ca me plaît quand même. J'adore passer du temps avec toi, je ne m'ennuie jamais et je m'amuse bien. Je trouve que tu as une belle bouche mais bref...
Thatch ria.
- ...Il n'y a qu'avec toi que je me lâche autant, hormis ma famille bien sûr. C'est plus simple d'être moi-même quand tu es là. Je ne sais pas pourquoi car, on se connaît pas tant que ça, nous deux. Il y a sûrement un truc chez toi qui fait que je me sens à l'aise. Marco a raison. Avec toi, je serais heureuse et...
- Hein ? Vous avez parlé de moi ? S'exclama-t-il.
- … Oui mais arrête de me couper sinon, je ne te parle plus ! Râlais-je.
Il scella ses lèvres avec ses doigts mais gardait un sourire amusé. Je pouffais de rire avant de reprendre.
- D'abord on a parlé de Ace et je lui ai raconté vite fait, ce qu'il s'est passé hier soir. Ca l'a amusé quand je lui ai dit qu'il voulait me reconquérir puis ensuite, on a parlé de toi, enfin c'était plutôt lui. Il me disait que tu parlais tout le temps de moi aux autres. Comment tu sais que ma couleur préférée est le bleu ? Fis-je amusée.
Je savais qu'il avait demandé à mon frère mais je voulais en profiter pour savoir ce qu'il savait d'autre sur moi. Thatch pouffa de rire, le rose aux joues. Tiens, c'était la première fois que je le voyais rougir. Il était embarrassé.
- Le cafteur ! Oui mais je ne parle pas tout le temps de toi. Il abuse ! J'ai demandé à ton frère une fois ta couleur favorite.
- Et tu lui as demandé quoi d'autre ?
- Tes passe-temps, les films que tu aimes bien regarder, si tu aimes lire et quel genre de livre tu lis, ta musique préférée, les clubs que tu pratiques au lycée, ton plat préféré et d'autres choses mais je ne les ai pas en tête, là. Sinon, en discutant avec lui, à force j'ai appris quelques petites anecdotes sur toi.
- Ah oui, du genre ? Hallucinai-je.
Il me regarda malicieusement.
- Quand tu étais petite, tu avais peins le rosier blanc de ta mère en rouge car tu avais peur que la Reine de cœur vienne te couper la tête. Sourit-il moqueur.
- Oh mon Dieu ! Je ne me souvenais plus de ça. Ca remonte à loin. Alice au pays des Merveilles m'avait traumatisée. Je m'étais faite défoncée par ma mère. Le rosier était mort du coup. Je ne sais plus l'âge que j'avais mais ça devait être entre 7 et 10 ans. Comment Vitali a-t-il pu s'en souvenir ? Répondis-je, amusée.
- Voir ta mère te punir a dû être marquant, à mon avis.
- C'est marquant à chaque fois, donc bon ! Riais-je.
Il ria doucement avec moi.
- J'ai eu beaucoup l'occasion de lui parler et c'est vrai qu'elle a du tempérament. Sinon, je sais aussi que tu adorais jouer avec le maquillage de ta mère et que tu avais maquillé ton frère.
- Ouais, ça je m'en souviens. Même mon père y était passé et une fois, c'était quand il faisait une sieste puis il avait eu une urgence et il était parti au travail. Quand il était rentré, il m'avais engueulée. Riais-je.
Thatch éclata de rire.
- J'imagine bien ton père arriver à MarineFord, le visage maquillé comme un clown et se faire railler par ses collègues puis engueuler par son patron.
- Le pauvre ! Il avait dû perdre toute crédibilité devant ses subordonnés.
- C'est clair !
Nous rîmes encore un moment.
- Alors comme ça, je suis ton genre de mec ? Changea-t-il de sujet avec un sourire.
Je rougis légèrement et hochais de la tête.
- Oui... Tu me plais beaucoup...
Le beaucoup s'était incrusté tout seul.
- Mais tu n'as pas vraiment dit ce que tu aimais le plus chez moi, tu sais. Ricana-t-il.
- Bah... C'est pas facile à dire, il y en a tellement. J'aime bien tout ce que je connais pour le moment chez toi. Rien ne me dérange en fait. Je n'arrive pas à exprimer pourquoi tu me plais autant. Expliquai-je tant bien que mal.
Thatch me sourit grandement.
- Tu es peut-être en train de tomber amoureuse de moi ? Dit-il joyeusement.
- Va savoir ! Souris-je sans m'en rendre compte.
J'avais dit ça spontanément. Le pensais-je vraiment ? Tombais-je vraiment amoureuse de lui ? J'étais pressée d'être en couple avec lui, c'était bizarre et pourtant je ressentais le besoin d'attendre encore.
- Tu sais, Thatch. J'ai tellement envie d'être avec toi mais... débutais-je.
Son sourire s'effaça et il eut l'air un peu triste.
- ...Mais je ressens le besoin d'attendre un peu. Tu comprends, pour moi ça ne fait pas longtemps que je ne suis plus avec Ace et il me faut le temps de passer à autre chose. Terminai-je, désolée.
Il reprit son sourire, rassuré.
- Oui, je sais et je comprends, ma jolie. J'attendrais le temps qu'il faudra. Sourit-il en prenant ma main.
Je lui souris et la serrais fortement. Nous entrelaçâmes nos doigts ensemble sans nous quitter des yeux.
- Je saurais te rendre heureuse. Tu es la seule femme pour qui je ressens ce genre de sentiments. C'est peut-être trop et je ne veux pas t'effrayer mais tu es l'amour de ma vie.
- Cela ne m'effraie pas, Thatch. Ca me fait même plaisir que tu me dises ça. Ca me rassure en fait, pour tout te dire, car il me semble que Ace ne me l'avait jamais dit. Marco pense comme nous, qu'il se fourvoie sur ses sentiments à mon égard et qu'en fait, il me voit simplement comme une pote. Dis-je en caressant le dos de sa main avec mon pouce.
Sa main était grande et faisait le double de la mienne.
- Je t'aime, Anastasia. Souffla-t-il doucement.
Il se pencha ensuite vers moi pour poser ses lèvres sur les miennes. Son baiser était doux. Son bouc chatouillait mon menton. La pointe de sa langue vint percer mes lèvres closes et se faufiler à l'intérieur pour venir caresser la mienne. Je sentais son odeur de tabac froid et sa salive avait un arrière-goût de tabac et de thé vert. Je me sentais bien. J'avais envie d'être dans ses bras et de sentir son parfum ainsi que d'écouter son cœur plaça ma mèche de cheveux derrière l'oreille en déposant des petits baisers sur mes lèvres avant de reprendre sa tendre embrassade. Je tenais toujours fermement sa main dans la mienne. Je me foutais qu'on pouvait nous voir et ça devait en être de même pour lui. Je me sentais apaisée et en sécurité, c'était tout ce qui comptait. Toutefois, il finit par interrompre notre bécotage et me regarda avec un sourire en coin. Il était doux et je vis ses pupilles se dilater. Ca le rendait adorable. Oh ? Je venais vraiment de penser ça de lui ? Sa main vint caresser ma joue puis il la laissa contre. Je fermais les yeux savourant son contact.
- J'aime quand tu fais ça ! La première fois que tu l'as fait, ça m'a plût de suite. J'ai l'impression que tu me fais un câlin. Ricana-t-il doucement.
J'ouvrais les yeux et lui souris doucement en posant ma main libre sur la sienne.
- Et moi j'aime quand tu poses ta main sur ma joue. Je me sens bien et protégée. Soufflai-je.
- Je te protégerais toujours, ma jolie. Tu comptes beaucoup à mes yeux et je ne veux pas te perdre.
Ace me disait tout le temps qu'il me protégerais. Je l'avais cru. Peut-être qu'il me protégeait des autres mais certainement pas de lui. J'espérais sincèrement que Thatch ne me baratinait pas pour que je tombe amoureuse de lui. Mon cœur me disait que non mais il le disait également avant pour Ace. Peu importe... Thatch n'était pas comme lui. Lui, il était véritablement amoureux de moi. Tiens, je le vis regarder sur sa droite puis paraître surpris avant de sourire en coin.
- Oh Marco va se faire un film ! S'exclama-t-il amusé.
- Pourquoi ? Fis-je confuse.
- Parce qu'il est en train de nous regarder depuis la fenêtre de son cabinet. Je ne sais pas depuis combien de temps, il est là mais c'est possible qu'il nous ai vu nous embrasser. Il va croire qu'on est ensemble alors que ce n'est pas encore le cas. Tout à l'heure, s'il nous demande quelque chose, on lui dit quoi ? Questionna-t-il, embarrassé à la fin.
Je haussais des épaules avec un petit sourire amusé.
- Je ne sais pas. La vérité ? Répondis-je avec un petit rire ensuite.
- Tu veux bien ? Ca ne te dérange pas ? Hallucina-t-il.
- Bah on finira par être ensemble alors bon... Il est ton meilleur ami, non ?! Alors autant lui dire. En plus, il aimerait bien nous voir ensemble. C'était ce qu'il m'avait dit.
Enfin, il ne m'avait pas vraiment dit ça comme ça mais c'était ce que ça voulait dire. Je n'allais pas rentrer dans les détails. Pas que je les avais oubliés... Bon si, mais j'avais surtout la flemme !
- Pas faux !... Mais ça veut dire que tu veux vraiment te mettre en couple avec moi ?
- Bah oui ! Qu'est-ce qui t'a fait croire le contraire ? Fis-je un peu perdue.
- Bah... Rien... C'est moi qui... Bref j'ai juste douté à cause de ta réconciliation avec Ace... Je ne veux pas te cacher que j'ai peur que tu lui cèdes finalement. Bon tu fais ce que tu veux avec lui mais, juste, ne fais pas de connerie que tu pourrais amèrement regretter. Je ne t'obligerais à rien, ma jolie, je veux juste que tu sois heureuse. grimaça-t-il tristement.
J'embrassais sa main contre ma joue et caressais celle que j'avais en main. Thatch était tellement gentil. Il prenait sur lui pour que je sois heureuse quitte à souffrir si je choisissais finalement de retourner avec Ace. Ca me touchait profondément le coeur.
- Oh Thatch ! Tu es un amour mais c'est toi que je choisis. Ace m'a déçue, j'aurais beaucoup de mal à lui refaire confiance et quand bien même, ça ne sera plus jamais comme avant. Toi, tu ne m'as jamais fait de mal et surtout... Tu n'as pas ma famille à dos. Ma mère ne veut plus le voir, mon père, ça doit être pareil, mon frère a beaucoup de rancune envers lui et mon cousin ne l'a jamais vu mais il a dit que s'il le voyait, il le tuerait. Sasha est très protecteur envers la famille et je suis sûre qu'il serait capable de lui faire du mal. Toi par contre, ma mère m'a dit qu'elle te trouvait gentil, poli et beau mais qu'elle se méfiait de toi car elle pensait la même de Ace avant, mon père, j'en sais rien. Vitali t'apprécie beaucoup et ne parlons pas de Sasha qui me harcèle pour que je sois en couple avec toi. Il ne te connait pas mais il a le pif pour sentir les bonnes personnes. riais-je à la fin.
Autant lui raconter la même qu'à Marco. Je ne voulais pas casser du sucre sur le dos de mon cousin en disant qu'il était un vrai michto. Thatch me sourit.
- Ouais, ta mère me parle bien même si parfois je ne comprends pas certains mots à cause de son accent alors je devine à chaque fois. Ton père me parle, on va dire vite fait, mais je sens qu'il se méfie énormément de moi. Avec ton frère, je m'entends bien tout comme avec Bonney. Mais ton cousin, je n'ai jamais eu l'occasion de lui parler vraiment mais ça se comprend, vu la barrière de la langue. Je trouve ça bien qu'il m'apprécie sans me connaître. Tu dois beaucoup lui parler de moi alors. Sourit-il content.
Je rougissais à m'en brûler le visage. Bingo ! Il savait tout ce que je savais de toi, mon gars !
- C'est vrai, je l'avoue. Il reste une semaine mais il voudrait rester plus longtemps. Il va voir pour rallonger son séjour à un mois et il aimerait trouver un travail pour avoir son visa. Sasha a l'ambition d'ouvrir son restaurant de spécialité russe ici.
- Ah ! Il est cuisinier ?
- Oui, il a eut son diplôme avant de venir. Je lui ai promis de lui apprendre le japonais.
- C'est génial ça ! C'est sûr que s'il veut bosser ici, il vaut mieux qu'il sache parler notre langue. Je l'aurais bien embaucher mais s'il n'a pas au minimum les bases du japonais, ça risque d'être compliqué à nous comprendre.
Je le regardais avec gratitude.
- Ah, tu ferais ça ? Questionnai-je avec un grand sourire d'une voix forte.
- Oui, ma jolie. Mais pour ça, il doit savoir parler le japonais et faire ses preuves ensuite.
Je me jetais dans ses bras, heureuse qu'il soit aussi gentil avec Sasha. Il me réceptionna avec un petit ricanement.
- Je le fais aussi pour toi, ma jolie. Je sais que tu l'apprécies beaucoup.
Je le serrais le plus fort que je pus, toujours aussi contente. Puis mon ventre se mit à gargouiller. Oh la honte ! Thatch ria de bon cœur. Allez ! Foutais-toi de ma gueule ! Nous nous lâchâmes puis il sortit de sa poche de veste son portable pour regarder l'heure.
- Il n'est que 10h38 et tu as déjà faim ? Hallucina-t-il.
- Bah ouais ! Tu as vu ce que j'ai mangé ?! Et puis Marco m'a dit de manger le plus souvent possible pour faire grossir mon estomac. Fis-je un peu boudeuse.
- Il a raison. Allez, je vais t'offrir un truc à manger. C'est à quelle heure que tu as ton rendez-vous avec lui ? Dit-il en se levant tout en rangeant son portable.
- Euh il a dit qu'on viendrait me chercher en fin de matinée, mais je ne sais pas vraiment quand.
Je ne fis aucun commentaire sur la nourriture offerte. Je ne pouvais pas protester car j'avais faim et surtout car je n'avais pas les moyens de m'offrir un repas.
- Alors ne traînons pas !
Thatch me poussa jusqu'à l'intérieur et nous nous arrêtâmes à la cafétéria. Je choisis un fromage blanc à la confiture de kaki et d'aloe vera. Il était en train de payer que je bouffais déjà mon pot.
- Merci Thatch ! Fis-je bien heureuse.
Il se retourna en prenant sa monnaie puis eut un petit rire moqueur.
- De rien, ma jolie. Mange lentement quand même.
Je hochais de la tête en laissant échapper un petit rire entre mes lèvres, malgré ma bouche pleine. Pourtant je pris une grosse cuillère de fromage blanc.
- Mais j'avais dit lentement ! Ricana-t-il en me poussant jusqu'à l'ascenseur.
- Oui, mais tu n'as pas dit la quantité ! Pouffais-je de rire alors qu'il appuyait sur le bouton.
Il se pencha à mon oreille tandis que le monte-personne monta.
- Alors mange lentement et en petite quantité ! Susurra-t-il malicieusement.
Sur le cul, je déviais le regard vers lui, les yeux ronds. Les lèvres plissés en un sourire se voulant caché, je gloussais en virant rouge. A quoi il jouait, là ? C'était limite sexuelle ! Je finis pas hocher de la tête en prenant un tout petit peu du yaourt dans ma cuillère en plastique puis la portait le plus lentement possible à ma bouche en le fixant dans les yeux. Il me regardait avec un sourire en coin amusé. Je finis par éclater de rire et il me suivit dans mon élan pendant que les portes de l'ascenseur s'ouvraient. Nous sortîmes ensuite et parcouraient le couloir jusqu'à ma chambre. J'avais terminé mon yaourt car mine rien, il ne restait pas grand chose avant de sortir du monte-personne. Je posais le pot vide avec la cuillère dedans sur la petite table à roulettes puis Thatch s'installa, assis, sur le lit. Je vins faire de même avec la grâce d'une limace ce qui l'amusa. Il vint m'aider en me soulevant tel un poupon de chiffon.
- Tu es si légère, ma jolie. Je pourrais te porter d'une main sans ciller. Se vanta-t-il.
- C'est vrai que tu as l'air fort. Le complimentais-je.
- Ouais, tiens touche ! Sourit-il en remontant sa manche de chemise jusqu'à la moitié de son bras.
Timidement, je tâtais ses muscles qu'il faisait bander en pliant son bras. Wouah, c'était tout dur ! Sans connotation sexuelle, hein ! Il me sourit en coin alors que je le caressais doucement. Voir ses muscles et les sentir sous mes doigts me faisait frissonner d'excitation. Ca me rassurait et rien que de savoir qu'il les avait aussi développés me donnait l'impression d'être protégée. Ca me plaisait ! En plus, sa peau était douce. C'était agréable à toucher.
- Ca te plaît ? Demanda-t-il doucement.
- Oui, beaucoup ! Répondis-je spontanément en retirant ma main.
Il abaissa sa manche et je lui pris la main avant de déposer mes lèvres sur les siennes pour lui donner un petit baiser clos.
- Quand on est comme ça tous les deux, j'ai l'impression qu'on est déjà ensemble. Pas toi ? Questionna-t-il faiblement près de ma bouche.
- Oui, c'est vrai. Notre relation en tant que sexfriend peut porter à confusion maintenant.
- C'est ça...
Nous nous embrassâmes encore d'un petit baiser.
- Mais je préfère ça que d'être loin de toi. Avant que tu ne te réveilles, au boulot, j'étais toujours d'humeur massacrante. Mes employés s'en prenaient plein la gueule pour rien. Ca me faisait du mal de te savoir aussi mal et de ne pas être à tes côtés. Mais maintenant que tu es là, je me sens heureux et mes employés ont le sourire. Sourit-il tristement.
Oh Thatch... Ca l'avait beaucoup affecté. Ca me pinçait le cœur en l'imaginant souffrir. Mon Dieu ! Je comptais beaucoup pour cet homme. J'allais tomber amoureuse de lui, c'était certain. Mon cœur battait encore pour Ace mais après ce que je savais de lui maintenant, c'était un amour à sens unique. Je devais l'oublier ou tout du moins me convaincre qu'il n'était pas fait pour moi. Mon cœur finirait par l'accepter et ne ressentir que de l'amitié pour lui. Je devais privilégier Thatch. C'était lui qui allait m'apporter le bonheur que je méritais.
- Ca a dû être si difficile pour toi. Je suis désolée de t'avoir fait endurer ça... soufflai-je peinée.
- Nan ! Nan, ne t'excuse pas, ma jolie ! Ce n'est pas de ta faute. C'est celle de Ace. Et ça m'énerve qu'il puisse songer à te reconquérir. Il t'a fait tellement de mal. C'est méchant mais j'aimerais tant voir sa tête lorsqu'il apprendra que nous serons ensemble. Me coupa-t-il.
- Il doit d'abord comprendre par lui même que je ne suis qu'une amie pour lui.
- C'est vrai. Bon, c'est pas que tu me déranges, ma jolie, mais je dois aller bosser. J'aimerais rester avec toi mais faut bien que les gens mangent. Sourit-il.
- Oui, je comprends. Au fait tu m'avais parlée l'autre fois d'un apprenti français. Il est toujours là ? Ricanais-je doucement.
Peut-être qu'il avait trop subi la folle humeur de Thatch et qu'il avait prit ses jambes à son cou ?
- Ah Clément ? Oui, il est toujours là et c'est un miracle. Je ne sais pas comment il a fait pour tenir bon avec moi. Il subissait plus que les autres. Si ton cousin travaille pour moi, il aura intérêt à bien s'accrocher.
- Ne t'inquiète pas il a beaucoup de mental. Fis-je en songeant à ce qu'il avait traversé.
Thatch hocha de la tête puis se leva en rajustant sa veste chaude. Il vint déposer un baiser sur mes lèvres me faisant sourire.
- Je reviendrais après le boulot comme hier. Repose-toi bien ! A tout à l'heure.
- A tout à l'heure, Thatch ! Ne malmène pas trop tes souffre-douleurs ! M'exclamai-je avec un grand sourire.
Il ria puis sortit de la chambre me laissant seule avec mon sourire amusé. Je décidais de téléphoner à Sasha pour l'avertir de la proposition de Thatch.
- Privet ?
Allô ? Ca changeait de sa formulation informelle habituelle.
- Sasha ? C'est moi. Fis-je en russe.
- Ah Nastia ! C'est toi ! J'ai pas pensé à regarder qui m'appelait. Comment ça va ?
- Très bien. Je vais même commencer des étirements dans pas longtemps. J'ai bien mangé aussi ce matin. Thatch vient de partir pour bosser. Sinon, je ne te dérange pas ?
- Nan, je viens de sortir de la douche...
Oh ! Il s'était tripoté ? Je me pinçais les lèvres en un sourire moqueur.
- Dit voir, j'ai parlé à Thatch de toi. Il propose de t'embaucher dans son resto pour que tu aies ton visa travail à la condition que tu saches parler le japonais et que tu fasses tes preuves. Souris-je, contente pour lui.
- Oh ! Tu es géniale, Kuzina ! J'ai envie de t'embrasser ! Ca tombe bien en plus que tu m'en parles, car j'ai appelé l'ambassade tout à l'heure pour rallonger mon séjour d'un mois et j'attends la réponse. Je suis trop content que tu aies pensé à moi. Merci ! S'enjoua-t-il.
- De rien, Kuzen ! Par contre, Thatch a dit que tu avais intérêt à t'accrocher. Il m'a racontée qu'il s'énervait souvent en cuisine et que plusieurs de ses employés avaient démissionné à cause de ça. Il est très exigeant, il veut que ça soit fait rapidement et comme il le souhaite. Expliquai-je.
- Oh t'inquiète pas pour ça, Nastia ! Je suis rôdé. Pour le japonais, je commence à reconnaître certains mots en écoutant Vitali parler avec Tïatïa. Du coup, on commencera les cours ensemble quand ? Demanda-t-il.
- Aujourd'hui si tu veux. Vous venez pour quelle heure, cette aprèm ?
- J'en sais rien. Je crois que Dïadïa vient te voir avec Vitali vers 13h. Je crois qu'ils seront accompagnés d'un gars que connaît Dïadïa.
- Ah ça doit être pour l'Armée Révolutionnaire ! Tu sais, je t'en avais parlé. M'exclamai-je.
- Ah mais oui ! J'en avais discuté aussi avec Vitali du coup. Je vais tenter de venir. Je veux en faire parti !
- Je sais. Ce serait bien...
On toqua à la porte et elle s'ouvrit sur un infirmier qui me salua poliment.
- … Ah je vais devoir te laisser, Sasha. On vient d'arriver pour mes étirements. On se revoit plus tard ! Terminai-je.
- Ok, à tout à l'heure !
Puis il raccrocha. Je posais mon portable et l'infirmier m'aida à m'installer sur le fauteuil roulant. Il me conduisit jusqu'au cabinet médical de Marco. Pour l'atteindre nous avions dû descendre au premier étage. C'était très beau avec toutes ses plantes un peu partout. L'homme toqua à une porte et j'entendis la voix posée de Marco nous intimer d'entrer. Une fois à l'intérieur, je fus surprise de voir que ce n'était qu'en fait qu'un simple cabinet. Il aurait pu au moins mettre de la déco sympa. Ah ! Je n'avais rien dit. Il y avait des figurines d'oiseaux sur son bureau. Tiens ! Une ressemblait à un phénix entouré de flammes. C'était un amateur des Comic-Con ? Il y avait également deux ordinateur portable, dont un était fermé. Pourquoi avait-il besoin de deux PC ? A moins qu'il y en avait un de perso qu'il se servait pour jouer les pirates ? Oh... Mis à part ça, il y avait aussi des dossiers et des papiers avec un porte-stylo.
Marco me sourit en me voyant. Il était assis sur sa chaise en train de « travailler ? » sur son PC allumé.
- Merci ! Vous pouvez nous laisser, yoï. S'exclama-t-il avant de se lever.
L'infirmier se courba pour nous saluer poliment avant de s'éclipser en fermant la porte derrière lui.
- Tu n'as pas mal au ventre avec les médicaments, yoï ? Demanda-t-il face à moi, les mains dans les poches de sa blouse.
- Nan, tout va bien. Je viens même de manger un peu. J'avais faim. Répondis-je avec un sourire.
- Bien. Je vais te peser, d'accord, yoï ?
Je hochais de la tête et il plaça une balance sur la table d'auscultation puis vint me porter doucement. Je m'accrochais à son cou et c'était assez intimidant d'être portée en princesse par lui, pourtant nous avions été intime ensemble mais bon... Je ressentais sa chaleur et sentais également son odeur. Ce moment fut bref car il m'installa assis sur la balance mais je n'oublierais jamais son petit sourire en coin et son regard sur ma poitrine. Même s'il me semblait différent, Marco restait un homme. Il se recula ensuite pour regarder attentivement mon poids affiché sur le pad numérique.
- 45 kilos. Pour sortir, il va falloir remonter jusqu'à 51 kilos minimum, yoï.
- Oh ça devrait aller ! Ma mère et mon cousin vont s'y mettre tous les deux pour me faire manger souvent. Et si je n'ai pas faim, ils seraient capable d'utiliser un entonnoir. Riais-je doucement ce qu'il l'amusa.
- Je suis contre le gavage mais je ne m'inquiète pas pour ta prise de poids. Thatch ne manquera pas l'occasion de te faire aussi de bons petits plats. Allez, décale-toi pour que je retire la balance, yoï. Sourit-il doucement.
J'obéissais et me décalais sur le côté. Il rangea la balance puis me demanda de m'allonger sur la table.
- Tu m'autorises à te toucher, yoï ? Questionna-t-il.
- Oui... soufflai-je doucement.
Il souleva une de mes jambes pour la plier ensuite sur ma poitrine. Ah ! Ca tirait ! Je grimaçais en soufflant lentement. Mon genoux craqua puis Marco mouva ma cheville dans tous les sens ce qui la fit craquer également. C'était désagréable mais je subissais pour mon bien. Il plaça ma cuisse sur le côté et fit craquer ma hanche avant de la reposer sur la table et d'aller de l'autre côté pour faire la même chose avec la seconde jambe.
- Je vous ai vu tout à l'heure, Thatch et toi, dans le parc. Vous étiez en train de vous embrasser, nan ? Ca avance bien entre vous, yoï ? Ricana-t-il amusé.
Je virais rouge alors qu'il tournoyait ma cheville.
- Je... Euh... Oui... bégayais-je, le visage brûlant.
Je n'osais même pas le regarder alors qu'il ricanait doucement.
- Je suis content pour vous. Alors vous vous êtes mit ensemble, ça y est, yoï ? Sourit-il bien heureux.
- Euh... Oui et non... Pas vraiment enfin... C'est compliqué... soufflai-je timidement.
- Ce n'est pas encore officiel, c'est ça, yoï ?
Devais-je lui en parler ? Tout lui raconter ? Ou seulement en parler un peu et laisser Thatch finir le reste ? J'avais peur de faire une connerie. C'était con mais parler de ça ouvertement à quelqu'un d'autre que Thatch, ça reviendrait à rendre tout ça réel et j'aurais l'impression de ne plus pouvoir faire marche-arrière. Ma relation avec Thatch ne deviendra plus une utopie et je trouvais ça effrayant. Ca changerait ma vie et c'était carrément flippant. Pourtant je savais au fond de moi que je méritais ce bonheur.
Je hochais de la tête avec un petit sourire timide, toujours le visage brûlant.
- Oui... C'est un début... soufflai-je en fixant le plafond.
- Je suis content pour vous deux. Thatch est quelqu'un de bien. Tu peux poser ta jambe, yoï.
Je couchais mon membre et lui jetais un coup d'oeil croisant son regard. Il me sourit et je lui rendis son sourire tandis qu'il me prit un bras pour le lever puis le plier ce qui fit craquer mon coude. C'était désagréable mais je ne bronchais pas me contentant de le regarder faire son travail. Il avait une moue si sérieuse que je n'osais pas parler pour ne pas le déconcentrer. Il fit craquer ensuite mon poignet puis mes doigts et là je grimaçais en laissant échapper un petit couinement ce qui l'amusa. Quoi ? Je souffrais et ça le faisait rire ? Drôle de doc !
- On dirait une petite souris, yoï ! Sourit-il.
Oh Ace disait la même chose !
- On me l'a fait remarqué une fois. Rougissais-je avec un petit sourire.
- Tu sais, la première fois que je t'ai vu dans la rue avec Ace, je me suis dit... commença-t-il.
Oh nan ! Je craignais le pire. Les mots de Vitali me disant que Marco était amoureux de moi résonnaient dans ma tête. Oh pitié, nan ! Seigneur...
- … Que tu étais très belle et que tu avais l'air très gentille mais que c'était dommage que tu sois avec lui...
Et merde...
- … Ca m'étonnait beaucoup de Ace qu'il se décote une petite-amie. Nous ne l'avions jamais vu en si bonne compagnie et encore moins avec une femme aussi magnifique que toi...
Ca faisait beaucoup de compliments, là, nan ?! Même si ça me plaisait, je trouvais ça un peu embarrassant. N'empêche l'estime qu'il avait de son meilleur ami !
- … J'ai été donc sceptique sur votre relation. Pas que le problème venait de toi mais plutôt de lui. Du coup, je n'ai pas été surpris de savoir qu'il profitait de toi. A force d'entendre parler de toi, je me disais qu'il te fallait quelqu'un de mieux. Quand j'ai apprit que Thatch avait des vues sur toi, ce qui est vraiment contraire à ses habitudes avec les femmes, je me suis dit que tu mériterais d'être avec une personne telle que lui plutôt qu'avec Ace. Thatch a droit au bonheur lui-aussi. D'ailleurs, je ne suis pas le seul à le penser. J'en avais discuté avec Vista. Il est du même avis que moi. On en avait parlé aussi à Thatch, le vendredi du mois dernier. Lorsqu'il nous a dit ce que Ace te faisait subir à cause de sa jalousie, c'était devenu une évidence pour nous. Ca ne lui ressemblait pas de faire ça. Trois ans que nous le connaissons tous et jamais il n'avait été comme ça alors c'était sûr qu'il tramait quelque chose. Puis tu avais envoyé un sms à Thatch ce jour-là, je crois bien et excuse-le mais il nous en avait fait part. Ace a un bon fond mais quand il s'agit d'argent, il est le premier à sauter sur une bonne occasion. C'est regrettable que ça te soit arrivé, yoï. Termina-t-il désolé.
Je hochais de la tête avec une petite moue. C'était rassurant de savoir qu'on me défendait mais ça voudrait dire qu'ils étaient au courant que Ace avait quelque chose derrière la tête me concernant. C'était dégueulasse mais je ne pouvais pas leur en vouloir. Ils n'étaient pas sûr à cent pour cent et ils ne se seraient pas permis de trahir leur ami. Bref...
- Hier... Je ne voulais pas le voir... Mais il n'a rien voulu savoir. Soupirai-je doucement tandis qu'il s'occupait de mon autre bras.
- Ace n'en fait qu'à sa tête parfois. Il faut tout le temps être derrière lui sinon il se met dans de grosses emmerdes. C'est un gamin qui a un grand cœur mais c'est une vraie tête-brûlée. Père lui dit toujours que c'est un imbécile qui ne réfléchit jamais assez, yoï. Ricana-t-il avant de faire craquer mon poignet.
Oui, Ace me l'avait dit la veille. Je pouffais faiblement de rire.
- Il ne changera jamais ! Riais-je.
- Jamais, yoï ! Sourit Marco.
Nous rîmes ensemble puis il m'aida à m'asseoir pour que j'étire mon dos en touchant mes orteils. Malgré ma sédation, j'étais encore souple. J'avais encore mal au dos et lui en faisais part.
- Ca va se guérir avec du repos, yoï.
- Hum... J'y pense quand tu m'as demandée le mois dernier qu'on se voit, ça ne te dérangeait pas que je sois avec ton meilleur ami et que tu sois plus vieux que moi ? Questionnais-je en continuant de m'étirer le dos malgré la douleur à la colonne.
Marco prit un temps pour répondre puis éclata de rire. Quoi ? Comment je devais le prendre ?
- Je ne suis pas si vieux que ça. J'ai 43 ans. Et puis je m'attendais un peu à ce que tu refuses. Je me disais que tu devais fréquenter des garçons de ton âge et pas un adulte comme moi mais j'ai tenté quand même car je te trouve très attirante. Quand Thatch nous a dit que tu adhérais à la relation libre, j'ai sauté sur l'occasion pour me faire plaisir. J'ai vraiment été surpris que tu acceptes. Tu as déjà connu différents partenaires sexuels, yoï ?
Je rougissais et secouais de la tête. Mais quoi ? 43 ans ? Il ne les faisait pas et il était plus vieux que Thatch. Marco faisait plus jeune que lui. Après, j'avais entendu dire que fumer du tabac faisait vieillir la peau donc Marco ne devait pas fumer.
- Nan, juste trois... répondis-je d'une petite voix.
Il cligna plusieurs fois des yeux semblant réfléchir puis me sourit. Je me redressais et lui souris en retour.
- Je serais un doux partenaire, tu verras. Tu n'as pas à t'en faire. Ca se passera bien... Les cheveux attachés te vont bien, yoï. Dit-il en touchant une des mèches encadrant mon visage.
Je lui souris avec douceur et le remerciais. J'espérais sincèrement qu'il était un bon amant. Ce qu'il s'était passé tout à l'heure me disait que j'avais raison. Peut-être avait-il connu plein de femme ou bien ses connaissances en médecine sur le corps humain lui permettaient d'être un bon coup ? J'espérais être à la hauteur. J'étais novice en la matière mais j'avais appris certaines choses enfin tout du moins les bases.
- J'espère pouvoir répondre à tes attentes quand ce sera le moment. Soufflai-je alors qu'il caressait entre ses doigts ma mèche.
- Je ne m'en fais pas pour ça. Je sais que tu sais bien te débrouiller, yoï.
Je le regardais perdue.
- Comment ça, tu sais ? Questionnai-je, confuse l'embarrasant.
- Je... Je suis désolé... Ace m'avait raconté certaines choses sur toi et votre intimité en faisait partie, yoï.
Il était désolé de me le dire. Quoi ? Ace lui racontait nos ébats ? Oh mon Dieu ! C'était tellement dégueulasse de sa part ! L'avait-il raconté à d'autre ? C'était pour ça qu'il voulait coucher avec moi ? Parce que Ace lui en avait donné envie ? Je me sentais sale et surtout trahie. Qu'avait-il raconté sur moi ? Avait-il été odieux ? Avait-il insinué ou dit que j'étais une salope ? Les larmes me montèrent aux yeux.
- Qu'a-t-il dit exactement ? En a-t-il parlé à d'autre ? Questionnai-je tristement.
Marco se mordilla la lèvre inférieure en me fixant sans rien dire avant de soupirer.
- Je ne crois pas qu'il en ai parlé à d'autre. J'aurais eu des échos. Ca devait être au début de votre relation. Je sais que tu es assez polyvalente pendant les rapports sexuels. Tu oses faire beaucoup de choses et les nouveautés ne te font pas peur. Mais je suis désolé, je ne souhaite pas te citer exactement comment il me l'a dit pour lui éviter ta colère même si je sais que ça ne sert plus à rien maintenant, yoï.
Ace était un salaud ! Parler de notre vie privée sans gêne à son pote, quel culot ! Moi, je ne racontais rien enfin pas en détails à Vitali et à Sasha en tout cas. Ils savaient les grandes lignes mais ça s'arrêtait là et en plus je leur avais raconté d'une manière simple, sans vantardise et sans rajout.
- Dit-moi exactement ce qu'il t'a dit ! Ordonnais-je sèchement.
Marco était surpris mais gardait le silence. Je soupirais de lassitude.
- C'était le mois dernier que j'ai perdu ma virginité alors je ne vois pas ce que tu veux dire par polyvalente. Le sexe est encore nouveau pour moi, j'ai encore beaucoup à apprendre alors je ne veux pas que tu te fourvoies sur moi en croyant des choses potentiellement fausses que Ace t'aurait raconté. M'expliquai-je désolée.
- Ne t'inquiète pas. Ce n'est rien de méchant. Il m'avait dit que tu embrassais plutôt bien et je dois dire que c'est vrai...
Je rougissais avec un petit sourire embarrassé. Il trouvait que je bécotais bien. C'était flatteur. J'embrassais comme j'en avais envie et puis j'avais copié sur la manière de faire de Ace, alors bon...
- … Il m'a raconté que tu adorais les petits jeux... continua-t-il mais je le coupais.
- Comment ça des petits jeux ?
De quoi parlait-il ?
- Et bien, il m'avait raconté que tu aimais qu'il te poursuive avant de coucher avec lui, qu'il te mette également des fessées comme punition pour je ne sais quoi, qu'une fois il t'avait demandée de ne pas mettre de culotte et tu l'avais fait et aussi que tu lui avais demandé de s'allonger nu sur le lit sans bouger et sans ouvrir les yeux pour te satisfaire, je crois bien, yoï. Dit-il pensif.
Je le regardais sur le cul, des larmes perlant le coin de mes yeux. Ace lui avait tout raconté ! Et me satisfaire ? Il avait vu les choses comme ça ? Quel connard ! J'avais envie de lui péter sa gueule. Je me sentais trahie et violée dans mon intimité. Marco avait l'air embêté par mes larmes qui avaient fini par couler maintenant. Il se gratta l'arrière du crâne puis soupira.
- Je suis désolé. Je suppose que tu ne veux plus savoir ce qu'il a raconté d'autre, yoï...
- Si ! Je veux tout savoir. Dit-moi tout ce qu'il t'a dit s'il-te-plaît et je te dirais le vrai du faux. Pour le moment, c'est vrai même s'il a modifié certaines choses. Pour le passage où il était nu sur le lit, je ne voulais pas qu'il me voit pour être plus à l'aise. Je voulais lui faire plaisir mais s'il me regardait, je n'aurais pas osé. Expliquai-je en séchant mes larmes du revers de la manche de mon gilet avant de renifler.
- Je vois, ta version change tout. Quand il me le racontait, ça me donnait l'impression que tu étais euh... Enfin désolé pour le mot... Que tu étais une dépravée, yoï.
J'étais choquée et me sentais insultée. Ace parlait mal de moi. C'était l'impression redoutée que je lui donnais ? Marco attendait-il de moi que je sois comme ça avec lui ? Voulait-il baiser avec moi car Ace lui avait raconté toutes ces choses ? Mes lèvres tremblaient et mes larmes repartaient de plus belle. Quel connard ! Parlez de sa petite-amie comme ça à son meilleur pote, fallait être en aucun cas amoureux d'elle. Marco disait que c'était au début de notre relation mais certaines choses dataient de la semaine où j'avais quitté Ace. Ca voulait dire qu'il lui racontait absolument tout depuis le début ?
- Je suis désolé. Il ne vaut mieux pas que tu saches le reste alors, yoï... souffla-t-il, maladroitement.
- Nan, ne t'excuse pas. Tu n'y es pour rien. Ace est un imbécile, vraiment un gros imbécile... Je n'aurais jamais cru ça de lui... Tu t'attends peut-être à ce que je sois comme ça avec toi ?... demandai-je en tentant de faire cesser mes pleurs.
- Euh... Pour tout te dire, c'était ce que j'avais en tête le mois dernier mais maintenant que je te vois autrement...
Il ne termina pas sa phrase me pinçant le cœur.
- Tu ne veux plus qu'on se voit, c'est ça ? Fis-je déçue.
- Nan ! Nan, nan ! Tu es très attirante et j'ai très hâte qu'on se voit chez moi. C'est juste que maintenant, je me dis que tu as besoin de plus d'expérience et ça ne me dérange pas de t'en donner. Tu ne fréquentes que des jeunes de ton âges, c'est ça, yoï ?
Euh... Que devais-je répondre ? Devais-je lui dire pour Thatch ? C'était malaisant pourtant je hochais de la tête. Je venais de lui mentir et j'espérais que Thatch ne dirait rien sur nos anciens rapports. Marco me sourit. Qu'il était beau comme ça ! Je séchais mon visage humide avec ma manche puis reniflais bruyamment. Aucune classe...
- Passer du temps avec moi va te changer ! Et avec Thatch également, une fois que ce sera officiel entre vous. J'ai le droit d'en parler ou ça doit rester confidentiel, yoï ? Sourit-il doucement.
- Euh bah tu fais comme tu veux. Je ne vois pas le mal si tu en parles ou si tu ne dis rien. De toute manière, ça se saura un jour donc bon mais peut-être que Thatch n'est pas du même avis que moi. Fis-je en haussant les épaules.
- Je lui demanderais aussi alors. Sinon, tu comptes lui en parler pour nous deux, yoï ?
- Bah je ne sais pas... Thatch m'avait dit que je n'étais pas obligée de lui dire qui je fréquentais, où et quand. Alors bon... répondis-je nonchalante avant un spasme de sanglot.
- Ca éviterait des problèmes, c'est sûr. Je sais pourquoi Thatch souhaite une relation libre car je le connais très bien mais toi, je comprends pas pourquoi tu en veux une. Tu es jeune et inexpérimentée, yoï. Dit-il perplexe ensuite.
Je me pinçais les lèvres et baissais la tête. Je savais exactement pourquoi j'en voulais une. C'était parce que j'étais nymphomane et parce que je ne pouvais pas me contenter d'un seul homme. J'en désirais d'autre en même temps lorsque j'étais avec Ace et j'étais sûre que ça serait encore le cas une fois que je serais avec Thatch. Devais-je lui dire ? J'avais peur qu'il se moque de moi ou qu'il le répète. Je n'avais aucune confiance en lui.
- Désolée ! Je ne te fais pas assez confiance pour te donner ma raison. Ne m'en veut pas ! Soufflai-je sans relever la tête.
Marco soupira amusé.
- Je comprends et je suppose qu'il vaut mieux ça plutôt que tu ne sois obligée de tromper ton compagnon, c'est ça, yoï ?
Je me redressais pour le regarder, surprise.
- Oui, c'est ça ! Il n'y a que mon cousin qui peut me comprendre. Je n'en parle qu'à lui pour le moment. fis-je avec un petit sourire.
- C'est de famille, c'est ça, yoï ?
- Euh j'en sais rien. On en avait parlé hier soir lorsqu'il est venu me rendre visite. J'ai été surprise d'apprendre que nous étions pareil finalement. Ca nous a rapprochés. Souris-je doucement.
- Oui, j'avais cru comprendre qu'avant ce n'était pas tout rose entre vous. Sinon pour en revenir à notre discussion d'avant, j'aimerais savoir si ce que m'a dit Ace sur toi est vrai, enfin sur ce que vous avez déjà fait pour juste savoir si je peux me permettre de le faire avec toi, yoï.
Je soupirais et me pinçais les lèvres.
- Ca va assurément accentuer ma colère envers lui mais je veux bien te répondre honnêtement. Vas-y ! répondis-je en craignant le pire.
Marco vint s'asseoir à côté de moi alors que je lui faisais de la place en me plaçant en position du lotus. Il retira sa paire de lunettes, la nettoya d'un pans de sa chemise violette avant de la ranger dans la poche sur le torse de sa blouse.
- Je vais te les énumérer et tu me répondras par oui ou par non, d'accord, yoï ? Sourit-il doucement.
- D'accord. Répondis-je en hochant de la tête.
Allez ! Ca commençait ! Qu'avait bien pu raconter d'autre Ace ? De la merde ? La vérité ? Y avait-il apportée des modifications ?
- Très bien. La sodomie, yoï ?
Je virais rouge. Il commençait fort, là ! Oh bordel ! Ace lui avait même raconté ça ? J'allais le buter !
- Oui, même si bon, j'admets que je ne ressens pas vraiment de plaisir à chaque fois. Soufflai-je.
Marco émit un petit rire.
- Ca veut dire qu'il ne sait pas si bien s'y prendre comme il le dit alors, yoï.
Hein ? Ace s'en vantait ? Le salaud ! Je le regardais sur le cul puis soupirais de lassitude.
- C'est possible de ressentir du plaisir comme ça ? Demandai-je timidement.
- Oui, bien sûr. Tu peux même avoir un orgasme si c'est bien fait. Je pourrais te le prouver si tu me le permettais, yoï. Ricana-t-il, amusé.
J'émis un petit rire embarrassé puis hochais de la tête avec un sourire gêné. C'était très tentant et ça me donnait envie d'essayer, là, maintenant. Avoir un orgasme du cul ne m'était jamais arrivée et j'avais très envie d'en faire l'expérience. Marco me sourit grandement, content que j'ai accepté.
- Me voilà ravi. Maintenant, la fellation, yoï ?
Je hochais une nouvelle fois encore de la tête. Ouais ! Et j'avais très envie de lui en faire une. Bon peut-être pas tout de suite... Quoique ? Parler de ça m'émoustillait bien. La lourdeur familière dans mon bas-ventre s'installa et je sentis mon cœur battre plus rapidement.
- Ace m'a dit que tu savais très bien t'y prendre, c'est vrai, yoï ?
Ce n'était pas la première fois que j'entendais ça. Thatch et Sasha me l'avaient dit, déjà.
- Euh bah, je ne sais pas. Je fais comme j'en ai envie. Peut-être que tu n'aimeras pas... marmonnais-je timidement.
Il ricana encore amusé.
- Il n'y a qu'un seul moyen de le savoir, tu sais. Et là, je pourrais confirmer ou non les dires de Ace. Passons maintenant au cunnilingus, yoï ?
Je hochais frénétiquement de la tête avec un sourire. Ouais, ça oui !
- A voir ton enjouement, Ace devait très bien savoir s'y prendre cette fois-ci, yoï. Sourit-il gaiement.
Je rougissais fortement et souriais embarrassée. Oui sur ça, il était doué. Tout comme Thatch, d'ailleurs. Oh putain, j'avais envie qu'il me le fasse, là, maintenant. Je l'imaginais parfaitement entre mes cuisses à me donner du plaisir avec sa langue et sa bouche pulpeuse. Seigneur... Le poids que j'avais au fond de moi s'alourdissait de plus en plus. A force de parler encore de cul, j'allais devenir incontrôlable et finir par lui sauter dessus.
- Bon, c'est tout pour le moment. Je n'ai que ça qui me soit venu en tête. Ah attends ! Si ! Il m'a dit également que tu adorais la double pénétration, yoï.
Je fis de gros yeux ronds commençant à paniquer à l'intérieur. Il n'aurait pas osé parler de nos plans à trois avec Thatch, tout de même ?
- Comment ça ? Demandai-je.
- Et bien... Il me racontait que tu adorais qu'il te sodomise pendant qu'il te pénétrait également d'un concombre... émit-il avant que je ne le coupe brutalement.
- Mais c'est faux ! On a jamais fait ça et en plus j'aime pas le concombre ! Quel menteur ! Je vais lui en foutre plein la gueule, ce soir ! Vociférais-je, furieusement.
Il osait me dégrader. Si encore il avait balancé pour les plans à trois, ça passerait mais qu'il raconte de la merde pour se vanter, ça nan ! Quel enfoiré ! Connard ! Je lui péterais sa gueule ! Se faire tabasser par une fille, ça, il allait s'en souvenir ! Tu n'allais pas t'en tirer comme ça, Ace !
- Ca ne m'arrange pas si tu lui en parles, tu sais. Il va obligatoirement faire le lien avec moi, yoï. Se plaignit Marco.
Je le regardais un instant avant de soupirer. Je ne voulais pas lui attirer d'ennui. Il n'y était pour rien, lui.
- C'est vrai. Je ne veux pas que tu aies de soucis. Je ne dirais rien mais je lui ferais tout de même la gueule ! J'espère que Thatch ne sait rien...
Il haussa les épaules.
- Tu lui demanderas mais c'est gentil de garder le secret me concernant. Du coup pas de double pénétration avec moi, yoï ?
Euh... Si bien sûr, mais pas avec un concombre ! Toutefois, je n'osais pas lui dire. J'aurais bien voulu faire ça avec Thatch et lui comme nous le faisions avant pendant les plans à trois avec Ace. C'était un fantasme qui méritait d'être assouvi !
- Bah euh... Je ne sais pas. On pourra en reparler plus tard ? Proposai-je.
- Bien sûr. Je ne souhaite pas te faire peur. Tu as des questions ou des suggestions, yoï ?
Ouais ! Je voulais que tu me prennes, là, maintenant, sur la table d'auscultation !
- Humm... Nan, rien ne me vient pour le moment. Je suis encore trop en colère contre Ace. Ca, je ne lui pardonnerais pas ! M'énervais-je sur la fin.
Et pourtant j'avais toujours ma pulsion qui ne voulait pas se déloger de mon ventre.
- Je comprends. J'ai une dernière question, tiens. Tu es jeune et pourtant ça ne te dérange pas de prendre du bon temps avec une personne de mon âge ? Ca ne te fait pas peur, yoï ?
- Euh oui quand même mais je te trouve très attirant et j'ai vraiment envie de prendre du plaisir avec toi. Ton âge ne me dérange pas. Ca me rassure plutôt, car tu dois avoir de l'expérience. Souris-je timidement.
- Tu n'as pas à t'en faire. Tout ira bien. Je serais doux et au fur et à mesures de nos rendez-vous, on pourra pimenter à petit feu tout ça, yoï. Sourit-il en coin.
Pimenter à petit feu ? Oh Seigneur... Je voulais déjà qu'il commence mais la réalité dépassait la fiction. J'avais très envie de me lâcher avec lui mais je savais que ma timidité referait surface et je ne pourrais rien y faire. Déjà, je serais chez lui et pas dans un lieu connu où je me sentirais en sécurité. Je serais en stress total, surtout qu'en plus je ne le connaissais pas. C'était pareil avec Thatch mais Ace avait été présent donc, j'étais un peu plus rassurée.
Marco se leva, toujours avec son sourire en coin pour verrouiller la porte. Euh... Je devais paniquer ou pas ? Mon désir pour lui était toujours là mais je ne m'étais pas préparée mentalement et surtout physiquement. Je ressemblais à Chewbacca en femme avec tous mes poils. Il s'installa à son bureau, pianota sur son pc avant de me demander de m'asseoir correctement sur la table. Je le fis en laissant mes jambes pendre dans le vide. Il revint ensuite se placer devant moi et me tendit ses mains. Quoi ?
- Je vais te demander de te mettre debout maintenant. Ne t'inquiète pas je vais te soutenir. Je dois m'assurer que tu n'aies pas de problème pour te déplacer. Allez, prends mes mains, yoï. Expliqua-t-il d'une voix douce.
Peu sûre de moi, j'empoignais ses mains et les serrais fortement en descendant doucement de la table pour me mettre debout. Oh bordel de merde ! Mes jambes flageolaient comme la première fois et Marco me rattrapa de justesse dans ses bras avant que je ne me pète la gueule comme une merde. Penchée en avant contre son torse, je me remettais droite le plus lentement possible en agrippant sa chemise. J'étais enfin debout, les pieds à plat. Enfin ! Je riais comme une gamine heureuse, fière de moi. Bon, c'était lui qui faisait tout le boulot en me portant mais j'étais tellement contente de ne plus être assise. Je redressais le menton pour regarder Marco avec un sourire qui me souriait en retour.
- Allez, essaie de faire deux pas en avant avec moi, yoï. Me dit-il doucement.
Je hochais de la tête et fis un premier pas en même temps que lui qui faisait le sien en arrière. Puis un deuxième, ramenant mon second pied à côté du premier.
- Allez encore, yoï !
Nous recommençâmes puis encore et encore jusqu'à ce qu'il arrive contre le mur opposé. Il me demanda de faire demi-tour sur moi-même pour être dos à moi. Me tenant bien contre lui, il me demanda de marcher droit devant moi pour retourner sur la table. C'était plus compliqué car, cette fois-ci je n'étais pas guidée mais je réussis en prenant mon temps. Essoufflée, je montais lentement sur la table pour m'asseoir face à lui. J'étais fière de moi mais ce travail banal avait eu le mérite de me crever.
- C'était très bien. Tu n'as aucun soucis. Il suffit juste que tu reprennes des forces et des muscles ainsi tu pourras de nouveau marcher comme avant. Ca a été ton dos, yoï ?
- Oui, je n'ai pas eu mal. Ca a été. Merci de m'avoir aidée. Souris-je.
- De rien. J'ai encore du temps avant ma pause déjeuner, tu aimerais que l'on profite de ce temps libre pour s'amuser un peu, yoï ? Proposa-t-il.
S'amuser un peu ? Il voulait dire baiser ? Oh merde... Et pourtant je hochais de la tête comme une conne. Il sourit bruyamment et se logea entre mes cuisses pour me prendre par la taille dans le but de m'embrasser. J'enlaçais son cou et répondis à son baiser. C'était doux. Nos langues dansaient ensemble et il se colla beaucoup plus contre moi. Je sentais la bosse de son jeans contre mon entre-jambe. Il n''était pas en érection et pourtant ça me stimulait un peu le clitoris. J'avais envie de baiser et tentais de lui faire comprendre en croisant mes mollets autours de lui. Il bougea un peu des hanches accentuant sa pression sur ma vulve me laissant échapper un petit gémissement. Mon vagin eut un spasme d'émoi lorsqu'il se frotta contre moi. Il donna un coup de rein me faisant couiner de surprise et il ricana près de ma bouche. Marco était une personne très sérieuse qui gardait secret une once d'humour, il semblerait. Je riais doucement puis déposais un baiser sur ses lèvres pulpeuses. Il se pencha sur le côté pour embrasser mon oreille me donnant des frissons agréables avant de la mordiller comme tout à l'heure. Mon Dieu, que c'était bon ! Il continua de se frotter contre moi et je serrais un peu plus mon emprise autours de lui. Mes doigts caressaient la peau de son crâne tandis qu'une de ses mains remonta au creux de mes reins, sur mes côtes pour ensuite se poser sur mon sein. Merde, je n'avais pas mit de soutif. La honte ! Il le malaxa et je l'entendis sourire à mon oreille. Il avait compris. Excitée comme j'étais, mon téton était déjà en pointe et il le titilla doucement du pouce me faisant soupirer de bien-être. Il vint ensuite descendre sa main pour la glisser sous mon débardeur dans le but de toucher mon sein à même la peau. Elle était chaude. C'était très agréable. Sa langue lécha mon arcade puis mon lobe me donnant d'autres frissons. Marco susurra à mon oreille de m'allonger. Je défis mon étreinte et lui la sienne pour me permettre de le faire. Mon dos contre la table d'auscultation, je me laissais faire lorsqu'il souleva mon haut mettant à nu ma poitrine. Sa main caressa à tour de rôle chaque sein avant que sa bouche ne suçote un mamelon. Je glissais mes doigts dans ses cheveux blonds comme les miens. La pointe de sa langue joua avec mon téton durci me faisant gémir. C'était bon. Il caressa en même temps mon ventre puis ma cuisse avant de prendre une de mes mains dans ses cheveux pour la poser sur son entre-jambe. Oh bah merde ! Il était en érection. Je le caressais comme je pus. Il n'avait pas l'air aussi imposant que Thatch. Je dirais qu'il était du même gabarit que Sasha et Ace. J'avais hâte de savoir à quoi sa queue pouvait ressembler. Je tentais donc d'ouvrir son jeans mais je n'y arrivais pas. Marco vint alors m'aider en le faisant à ma place à l'aide de ses deux mains. Il sortit ensuite son attirail et je décalais ma tête sur le côté pour enfin le voir. Nom de Dieu ! C'était quoi ce machin ? C'était pas des testicules qu'il avait mais des énormes kakis séchés. C'était ce qui s'appelait avoir une énorme paire de couilles ! Minute ! Je venais vraiment de comparer les boules de Marco à des fruits séchés ? Le pauvre ! Mais c'était la première comparaison qui m'était venue à l'esprit. Mouais, sa queue n'avait rien d'exceptionnel. Elle ressemblait à celle de Ace mais le ton de sa peau était plus clair. Son prépuce recouvrait partiellement son gland carmin et il avait beaucoup moins de poils pubiens blonds que mon cousin. Toutefois, elle eut un soubresaut lorsque je l'effleurais du bout des doigts. J'adorais voir une queue faire ça. Je trouvais ça excitant. Je me mordais la lèvre inférieure en l'empoignant doucement. Je ne voulais pas être trop brusque et me contenir un minimum pour ne pas donner raison à Ace. Oui, j'avais envie de faire ma prude avec lui ! Je débutais une masturbation. Sa peau était douce et je sentais sous mes doigts ses veines saillantes.
- N'ai pas peur de serrer plus fort, yoï ! Murmura-t-il amusé.
Il se redressa en me caressant les seins avec un sourire. Je mis plus de force dans mon étreinte en fixant sa virilité. Je me penchais beaucoup plus sur le côté pour toucher ses testicules et ensuite je déposais des baisers dessus. Il soupira de plaisance avant de m'agripper les cheveux attachés. Il n'avait aucun poil dessus contrairement à Thatch, Ace et Sasha. C'était encore plus doux. Je remontais mes lèvres le long de sa verge, effleurant sa peau. J'avais envie d'être tendre avec lui bien que ma dépravation commençait à faire surface. Il était doux avec moi depuis le début alors autant faire pareil et qui sait, peut-être apprendrais-je deux-trois trucs en plus ? J'allais déposer un baiser dessus mais Marco me décala sur le côté.
- Attends ! Assis-toi, je vais baisser la table, yoï. Chuchota-t-il.
Je m'asseyais correctement et le vis appuyer sur une télécommande sur le côté de la table qui s'abaissa aussitôt pour que je sois presque à la hauteur de ses hanches. Je dus tout de même me pencher un petit peu pour reprendre où j'en étais. J'embrassais encore ses bourses et les léchais par moment tandis que sa main avait retrouvé sa place autours de mes cheveux attachés. Je faisais glisser ma bouche sur sa verge pour lécher ensuite son frein. Elle eut un soubresaut en même temps qu'il eut un tremblement avec un soupir. Je recommençais puis il en eut un deuxième puis un troisième avant que je ne le prenne en main et sans le décalotter, je glissais la pointe de ma langue sous son prépuce. J'avais eu envie d'essayer. Je trouvais ça marrant et en même temps sensuel. Je fis alors le tour de sa couronne avec ma langue emprisonnée. Cela sembla lui plaire car il expira bruyamment d'un grognement. Sa seconde main vint malaxer mon sein et je me décidais à enfin le décalotter pour que mes lèvres épousent la forme de son gland, glissant dessus pour s'arrêter autours de sa couronne. Puis je débutais enfin ma succion. Elle était lente prenant le temps de caresser son frein avec le plat de ma langue. Je l'entendis expirer et inspirer fortement. Le mouvement de ma main sur sa queue suivait celui de ma bouche sur son gland.
- Pour le moment, tu te débrouilles très bien... Même si tu manques un peu d'assurance... N'aies pas peur de te laisser aller, yoï... murmura Marco avec quelques soupirs.
Je levais les yeux pour le regarder. Il me sourit doucement, les lèvres entrouvertes puis il grogna avec un sourire en coin lorsque j'augmentais le rythme de la fellation. Son liquide séminal émoustillait enfin mon palet. C'était aussi salé que d'ordinaire. Je pris une pause pour avaler ma salive devenue pâteuse puis repris mon travail. Ca commençait déjà à me chauffer les muscles des joues mais je ne m'arrêtais pas et continuais encore et encore à lui donner du plaisir. Mes yeux ne pouvaient se détacher des siens qui me fixaient embrumés par le plaisir qui s'y reflétait. Sa respiration était forte et bruyante. Marco lâchait à un rythme régulier des grognements à chaque expiration. J'adorais entendre un homme gémir. C'était excitant et gratifiant. Parfois, sous mon excitation, je gémissais ou couinais de satisfaction.
Je ne savais pas depuis combien de temps nous étions comme ça mais c'était plus long que ce que j'avais connu. Marco tenait le rythme et si ça avait été Thatch, Ace ou même Sasha, j'étais sûre que chacun d'entre eux auraient déjà éjaculer. Je décidais donc de prendre une cadence plus rapide. J'eus un élan de joie en le voyant relevé la tête, clore ses yeux et froncer des sourcils en poussant un râle rauque. Sa poigne m'arracha presque les cheveux et l'autre avait lâché mon sein pour rejoindre la première. Il ondulait du bassin au même rythme que ma succion. Ses râles se faisaient plus rapprochés et beaucoup plus fort qu'avant. J'espérais que son cabinet soit un minimum insonorisé sinon n'importe qui dans le couloir pouvait l'entendre. Je le vis grimacer en silence puis je sentis son sperme brûlant gicler sur ma langue et mon palet. Je dus m'arrêter pour ne pas m'étouffer et ainsi pouvoir avaler rapidement ce qui arrivait. C'était très pâteux, épais, salé pour ne pas changer et il y en avait une très grosse quantité. Sasha avait dit qu'il avait éjaculé énormément de sperme la dernière fois car il n'avait pas joui pendant longtemps. J'en concluais donc que Marco ne baisait pas et ne se tripotait pas très souvent. Mais bon, en tant que Doc et Pirate, il n'avait peut-être pas beaucoup de temps libre pour se faire plaisir. Il lâcha plusieurs râles en suivant au même rythme que les soubresauts de sa queue. J'aspirais son gland une fois que je l'entendis reprendre son souffle puis ses muscles se détendirent et je déposais des baisers en continue sur sa verge devenue molle puis sur ses énormes bourses. Du coin de l'oeil, je vis son gland sécréter une dernière goutte de semence que je récoltais de la pointe de la langue. Marco eut un violent tremblement avec un grognement amusé. Ca lui plaisait ? Je recommençais et son corps trembla de nouveau sauf qu'il se mit à ricaner cette fois-ci. Je levais les yeux et croisais son regard amusé.
- Continue, yoï ! Murmura-t-il avec un sourire.
Je passais de nouveau ma langue dessus puis léchais son frein avant de l'embrasser sans quitter son regard. C'était spécial. Je n'avais pas l'habitude de continuer après que le mec ait joui. Je savais par expérience personnelle que si je me touchais encore après avoir eu un orgasme ça me faisait mal alors du coup, je laissais le gars tranquille pour ne pas le faire souffrir. Marco avait-il mal ? Aimait-il ça ? Ou bien était-ce différent pour les hommes ? Tant pis, ça avait l'air de lui plaire alors bon... Je le lapais lentement à plusieurs reprises sous son sourire en coin jusqu'à ce qu'il recule pour se rhabiller. Enfin terminé ! Pas que ça me déplaisait mais j'étais courbée et j'avais mal à la mâchoire. Je me redressais doucement pour ne pas me faire mal au dos et remis ensuite correctement mon débardeur. Marco remonta la table d'auscultation et vint m'embrasser tendrement avant de me sourire en coin.
- Maintenant je sais que Ace n'avait pas tord. Tu sais bien te débrouiller même si tu manques d'expérience. Cependant, la manière dont il me décrivait ta façon de faire était bien différente de ce que je viens de voir. Il te décrivait telle une dépravée qui ne recherchait que le plaisir sans penser à celui de son partenaire. J'ai remarqué que tu prenais ton temps et que tu portais de l'attention à ce que je ressentais. Je ne sais pas si c'était volontaire de ta part ou juste que tu manquais d'assurance, mais j'ai beaucoup apprécié, yoï. Sourit-il en me fixant dans les yeux.
Je rougissais puis souris timidement contente de lui avoir plût. Ace était un connard ! Me dégrader et limite se foutre de ma gueule alors que j'étais sa petite-amie à l'époque. Il n'avait aucun respect pour moi et ensuite il se permettait de me chanter qu'il tenait à moi et que j'étais la plus belle chose qui lui soit arrivée. Trou du cul ! Enfoiré ! Sale con ! Je ne retournerais jamais avec lui. Il pouvait se foutre un doigt au cul !... Mais minute ! Etait-ce vrai ? Bon Marco n'avait pas menti concernant ce que Ace et moi faisions mais il pouvait très bien raconter en plus un gros mytho pour le dégrader encore plus ? Toutefois, je ne voyais pas pourquoi car Ace était son meilleur ami. Alors pourquoi me racontait-il tout ça ? Il aurait pu simplement s'arrêter là et ne rien rajouter. Il voulait que je sois avec Thatch alors peut-être qu'il en profitait pour le mettre en avant en dégradant Ace ? Ce serait mesquin de sa part.
Marco regarda son portable dans sa poche sûrement pour s'informer de l'heure qu'il était.
- Il nous reste vingt minutes avant ma pause. Tu veux retourner dans ta chambre ou rester encore un peu avec moi jusqu'au déjeuner, yoï ? Demanda-t-il en rangeant son téléphone.
- Euh je veux bien rester avec toi mais je ne veux pas déranger... soufflai-je timidement.
Retourner dans ma chambre pour y être seule, non merci. Il me sourit avant de me prendre dans ses bras pour me porter telle une princesse. Surprise, je m'agrippais à son cou pour ne pas me péter la gueule et le fixais, confuse. Il s'installa ensuite sur sa chaise de bureau, mon cul sur ses genoux, à sa perpendiculaire. Je lâchais son cou, intimidée d'être dans cette position sur lui. Je me permettais d'être comme ça avec Ace, autrefois, ou avec Thatch maintenant car nous étions très proches. Ca me dérangeait un peu car c'était nouveau avec Marco et nous n'étions pas si proche que ça. Néanmoins pour ne pas le vexer, je ne disais rien et ne bougeais pas. Il retira le mode veille de son pc portable allumé puis sembla travailler dessus. L'écran affichait un tableau périodique avec des noms divers sur des plages horaires variables. Il avait l'air de le mettre à jour. Je vis mon nom ce matin et encore pour demain à la même heure. Il reçut un email et cliqua dessus pour le lire. Je ne comprenais rien. On aurait dit des résultats médicaux. Oh ça me faisait penser aux miens du mois dernier. Je ne savait toujours pas ce qu'il en était.
- Marco ? Fis-je d'une petite voix, ne voulant pas le déranger.
- Humm ? Émit-il en lisant son email.
- Je viens de penser que tu ne m'as toujours pas dit ce que j'avais eu le mois dernier.
Il sembla réfléchir puis se pencha sur le côté pour ouvrir un tiroir de son bureau contenant beaucoup de dossier. Il en cherchant un bien précis, le posa sur le bureau et je reconnus mon nom et prénom. Il l'ouvrit puis s'arrêta sur une feuille. Je ne savais pas la lire et puis il referma ensuite rapidement le dossier.
- Ce n'était rien de grave. Juste un simple bouchon muqueux. Pas de quoi s'affoler surtout que ce mois-ci, ça ne s'est pas reproduit. Tout va bien, yoï. Sourit-il avant de ranger le dossier.
- Ok merci. Mais je ne comprends pas comment cela a pu se produire.
- C'est à ton corps qu'il faut demander ça. Ca arrive, c'est tout. En temps normal, les femmes produisent un bouchon muqueux lorsqu'elles sont enceintes mais ce n'est pas ton cas, sauf si...
Sauf si quoi ?
- … Sauf si tu as fait une grossesse nerveuse mais ce n'est pas ton cas ou bien que tu t'es senti obligée de bloquer l'accès à quelque chose ou à quelqu'un. Ce n'était peut-être pas volontaire. Vu que ça ne se passait pas si bien avec Ace, ton corps s'est braqué à sa manière mais ça reste à prouver, yoï. Expliqua-t-il.
- Peut-être... C'est vrai que ça ne se passait pas très bien avec Ace et parfois j'avais peur de le décevoir. Je voulais tout le temps lui faire plaisir, quitte à faire passer le sien en premier. Je ne me forçais pas mais s'il ne se serait rien passé, ça ne m'aurait pas dérangée. Après ne te méprend pas, il ne me forçait pas. C'est juste que je n'osais pas lui dire non jusqu'au moment où je me suis rendue compte que ça ne me rendait pas heureuse et sa jalousie n'aidait pas. Soupirai-je doucement sans le regarder.
Marco inspira longuement du nez pour soupirer ensuite par ce dernier.
- Et maintenant du coup, tu penses à ton plaisir. C'est pour ça que tu souhaites une relation libre, yoï ?
- Oui mais pas que. Les autres raisons, je ne te les dirais pas enfin pas tout de suite en tout cas. Souris-je amusée.
Il me sourit puis ferma son planning avant de me regarder dans les yeux.
- Tu as aimé me faire cette fellation ? Tu y as prit du plaisir, yoï ? Questionna-t-il doucement.
- Oui, beaucoup... rougissais-je timidement.
Il toucha une mèche encadrant mon visage avant de faire glisser son index le long de ma gorge pour s'arrêter à la naissance de ma poitrine sans quitter mon regard.
- Ca fait un moment que je n'avais pas été aussi intime avec une femme... commença-t-il avec un sourire en coin.
J'avais cru comprendre en constatant la quantité de sperme que j'avais ingurgité.
- … J'espère que tu ne crois pas que je souhaite uniquement coucher avec toi pour me satisfaire. J'aurais pu chercher une autre femme mais c'est toi que j'ai choisi...
Euh... Il me faisait quoi, là ?
- … Oh ne t'inquiète pas ! Je ne suis pas amoureux de toi. Je laisse ça à Thatch. Je te trouve très attirante et je ne cherche aucune relation, juste une femme douce, très belle et gentille pour partager de tendre moment. Ca ne te dérange pas, yoï ? Termina-t-il.
- Nan, ça me convient en fait. Je t'apprécie et ça m'embêterait de te voir uniquement pour juste coucher avec toi comme le feraient des animaux. Répondis-je avec un sourire franc.
- Me voilà rassuré. Je suis sûr que Thatch te traitera bien lui aussi. C'en était de même pour Ace, yoï ?
- Humm... Il avait sa manière à lui d'être attentionné. Ricanai-je faiblement.
- C'est vrai que l'on parle de Ace ! L'affection n'est pas son dada. Il ne pense qu'à s'amuser même si il a un grand cœur. Il est encore jeune et manque de sagesse, yoï.
- Moi aussi je suis jeune et je manque de sagesse. Rétorquais-je amusée.
- Oui mais toi, tu écoutes quand on te parle et tu suis les conseils que l'on te donne. Tu n'en fais pas qu'à ta tête. Ca te rend un peu plus mature que les jeunes de ton âge, yoï. Sourit-il en retirant son doigt.
Je ne me trouvais pas plus mature que les autres. J'étais attentive quand on parlait même si Ace avait dit une fois à Vitali que je lui mettais des vents. Je ne m'en rendais pas compte. Mais bref, Marco voulait de la tendresse. Je supposais que ses conditions de médecin et de pirate ne laissaient aucune place pour une femme dans sa vie alors voyant que je n'avais aucune rigueur sur le fait qu'il était un hacker, il avait sauté sur l'occasion. Je pris donc sa main et la caressais doucement du pouce. Il me sourit puis se pencha pour m'embrasser. J'approfondis le baiser en posant ma main sur sa joue tandis qu'il caressa ma cuisse sur le côté avant de remonter sur ma hanche et enfin de poser sa main sur mon sein pour le malaxer. Mon gémissement s'étouffa dans notre baiser lorsqu'il pinça mon téton durci. J'avais toujours ma pulsion qui n'était pas assouvie et je voulais baiser. J'avais envie qu'il me prenne avec sa queue et sentir ses énormes bourses claquer contre mes fesses, sur son bureau. Je glissais ma main qui était posée sur sa joue sous sa chemise pour caresser la naissance de son cou. Je le voulais même s'il venait à peine de jouir et qu'il n'était donc plus disposer pour moi sur le moment. Mais minute ! Thatch avait dit que Marco était toujours d'attaque pour recommencer en suivant. Etait-ce vrai ? J'allais pouvoir le vérifier alors. Je cessais notre baiser pour retirer mon gilet. Fuck mes poils sous les bras ! J'avais trop envie de baiser. Je jetais mon vêtement chaud sur son bureau. Soudainement, ayant peut-être compris que je souhaitais plus, Marco mit de côté ses pc portables, ses figurines et son porte-stylo à la va-vite pour me porter et m'allonger le dos sur le meuble en bois. J'écartais les jambes pour qu'il vienne s'y loger et il souleva mon débardeur jusqu'à mon cou mettant à nu ma poitrine qu'il suçota et caressa. Je soupirai de bien-être et glissais mes doigts dans ses cheveux avant de lâcher un gémissement en arquant mon dos en avant sous le plaisir. Il me lécha jusqu'à remonter sa langue jusqu'à ma bouche pour m'embrasser avec ardeur. Son bassin se collait au mien me stimulant l'entre-jambe. Je m'agrippais à ses cheveux en poussant des gémissements lorsqu'il se frotta contre moi. Marco interrompit notre bécotage pour enlever rapidement et maladroitement sa blouse de médecin pour la jeter sur son fauteuil. Il déboutonna ensuite sa chemise pour qu'elle rejoigne son précédent vêtement. Oh bah merde alors ! Il était hyper musclé et il avait un putain de tatouage sur le torse ! C'était le même que celui de Ace. Ca y était. J'avais trouvé encore moins discret que lui. Ca devait énormément compter pour lui s'il s'était fait tatouer l'emblème sur le torse. Je comprenais encore mieux pourquoi il ne souhaitait aucune autre femme dans sa vie et préférait que ça soit moi. Je ne fis aucun commentaire dessus mais je posais simplement ma main pour caresser sa cicatrice colorée.
- Ace a le même dans le dos. Soufflais-je doucement en traçant le contour de la croix.
- Oui, c'est moi qui lui ai fait. Ca ne te dérange pas de le voir, yoï ?
- Nan, j'aime bien les tatouages. Ace en a et ne parlons pas de mon cousin. Il en a partout le corps. Souris-je doucement.
- J'étais sûr que je pouvais me montrer avec toi. Tu es tolérante. Thatch avait raison, yoï. Sourit-il amusé.
Je lui rendis son sourire en continuant de caresser son torse.
- J'ai une question. Tu as le droit de m'envoyer chier si tu n'as pas envie de me répondre. Fis-je hésitante.
- On verra bien. Je t'écoute, yoï.
- Tous les... Tous les pirates de Barbe Blanche ont de tatoué l'emblème sur eux ? Demandai-je timidement à voix basse sans oser le regarder.
Il se mit à rire franchement me surprenant.
- A ma connaissance, oui. C'est une fierté pour nous de le porter. Même Thatch en a un, yoï. Ricana-t-il.
Je le regardais surprise. Vraiment ? Je ne l'avais pas vu et pourtant je l'avais maté plusieurs fois à poils.
- Ah oui ? Où ça ? Hallucinai-je.
- Il voulait un endroit discret alors je lui ai fait derrière l'oreille gauche. Tu lui demanderas de te le montrer, yoï. Ricana-t-il avant de se pencher pour reprendre son baiser.
Ca, ça voulait dire : arrêtons de causer et continuons ! Sa peau chaude me réchauffait la poitrine et le ventre. C'était agréable car je commençais à avoir froid. Je touchais sa nuque, ses épaules et enfin son dos. Malgré que ses cheveux soient horriblement secs, il avait la peau très douce. Je la griffais gentiment et je l'entendis gémir de satisfaction. Il aimait ça. Mes ongles glissaient sur ses reins puis je logeais mes premières phalanges sous son jeans gris. Soudainement, je sentis qu'il tirait mon legging sur le côté droit. Je pris alors appuis sur mes talons contre le bord du bureau pour soulever dans un grand effort mon bassin dans le but de l'aider à retirer mon vêtement. Il l'abaissa d'un coup rapide jusqu'à mes genoux et je me rendis compte qu'il avait embarqué ma culotte avec. Je sentais le froid des filaments de ma cyprine se coller sur mes cuisses. J'étais très excitée et le voulais vite en moi. Toutefois, Marco souleva mes jambes pour ramener mes genoux contre ma poitrine nue lui offrant sans doute une belle vue sur ma minette. J'avais honte de me présenter aussi poilue devant lui. Je me cachais le visage de gêne tandis qu'il me fixait avec un sourire en coin. Deux de ses doigts passèrent à plusieurs reprises sur ma vulve me faisant soupirer de plaisir. J'étais tellement humide que la friction était bruyante. Il cessa et j'osais le regarder entre mes doigts, la tête sur le côté. Il était en train de porter ses doigts à sa bouche, les suçotant avec un sourire amusé. C'était très malaisant mais je n'osais faire aucun commentaire pour ne pas l'embarrasser. Il se pencha sur la droite pour attraper sa sacoche et fouiller dedans. Oh un préservatif ! Oui ! Enfin ! Je me mordillais la lèvre inférieure ayant hâte de l'avoir enfin en moi. Il ricana en déboutonnant son jean puis l'abaissa avec son caleçon jusqu'à ses chevilles avant de déballer le petit sachet contenant le fameux latex. Il l'enroula soigneusement autours de son membre avant de jeter l'emballage dans sa poubelle de bureau. Il fit glisser ensuite sa verge sur ma minette pour se lubrifier encore plus avant de me pénétrer lentement. Je mis mes mains sur ma bouche pour étouffer mon gémissement en fermant les yeux. Ca y était ! Enfin ! Il était à l'intérieur. Je me tapais mon nouveau fantasme. J'en avais rêvassé de ce moment, même si je nous voyais plus faire ça dans un lit que sur un bureau dans un hôpital. Mais bon, on ne pouvait pas avoir tout ce qu'on voulait... Il buta au fond dans un soupir avant de prendre appuis sur le dessous de mes cuisses relevées contre mes seins pour débuter un lent déhanchement.
- Je savais que tu étais serrée mais je ne pensais pas autant. C'est très agréable. Ton vagin épouse parfaitement la forme de ma verge... Humm... C'est si bon, yoï... haleta-t-il.
J'étais vraiment si serrée que ça ? Néanmoins je le sentais en moi comme je pouvais sentir Ace et Sasha. Ca ne tirait pas plus que ça ma peau contrairement à Thatch. Alors lui, j'avais l'impression d'avoir un camion citerne à l'intérieur. Je lâchais un couinement, les yeux clos lorsque je sentis une vague électrique très agréable me parcourir l'intérieur.
- Tout va bien ? Je ne te fais pas mal, yoï ? Demanda-t-il, inquiet en continuant son déhanchement.
Je hochais de la tête en ouvrant les yeux avec un sourire à demi caché par mes doigts sur ma bouche.
- Oui, tout va bien. Soufflai-je.
Oui, je jouais ma prude et oui, je l'assumais. Ca me plaisait de jouer l'innocente et l'inexpérimenté pour qu'il me cajole et émette de la tendresse envers moi. Je me sentais en sécurité. Bon, je n'abusais pas vraiment car j'avouais que ma timidité était là. J'étais tout de même avec Marco, un homme de 43 ans, mon médecin dans cet hôpital, un pirate et Commandant de l'Empereur Barbe Blanche, et en plus, nous ne nous connaissions que très peu. Oh mon Dieu ! Je me rendais compte que je me tapais mon doc et le meilleur ami de Thatch et de Ace. J'étais une salope à ce point ? Le regretterais-je ? Serais-je déçue une fois que nous aurions fini ? Aimerais-je finalement ? Voudrais-je continuer et donc le revoir ? Mais surtout, étais-je en train de faire une connerie ? Le voulais-je vraiment ? Allait-il tout raconter à d'autres et s'en vanter? Allait-il vraiment vouloir me revoir ? Ou bien allait-il me dénigrer et me rabaisser ensuite ?
- Tant mieux. Je ne veux pas te faire de mal et encore moins te faire peur... Ce serait dommage pour moi si tu ne voudrais plus me revoir ensuite, yoï. Ricana-t-il en me caressant une fesse.
- Tout va bien, ne t'inquiète pas. Souris-je doucement.
Il me rendit mon sourire puis prit un rythme plus rapide. Je gémissais faiblement sentant des frissons de plaisir parcourir mon corps. Cependant, les secousses que je ressentais contre le meuble en bois me faisaient mal au dos. Dans un grand effort, je retirais mon legging noir avec ma culotte, restant en chaussettes et en débardeur. Marco m'avait aidée à terminer de les enlever pour les laisser sur le bureau, puis j'écartais mes jambes et il se pencha pour me prendre dans ses bras me portant avant de s'asseoir sur son fauteuil. J'étais à califourchon sur lui. Il plaça ses mains sous mes fesses m'incitant à me mouvoir. Mes bras autours de son cou, j'ondulais du bassin en le regardant dans les yeux. Nos souffle se mélangeaient et sentant mon débardeur me gêner, je le retirais pour le jeter sur le bureau. Marco vint prendre mon mamelon en bouche pour l'aspirer, le suçoter et le laper de sa langue. Je couinais de plaisir en continuant mon déhanchement sur lui, un bras enlaçant son cou et mon autre main se logeant dans ses cheveux. Heureusement qu'il m'aidait avec ses mains sous mes fesses car sinon j'aurais vite arrêté à cause de la fatigue. Marco se redressa et j'embrassais sa joue, sa tempe puis encore sa joue avant qu'il ne m'embrasse. C'était doux. En fait, je n'avais pas l'impression que nous baisions mais plutôt que nous faisions l'amour. C'était assez drôle car aucun de nous deux ne ressentaient quelque chose de fort pour l'autre. Il recherchait la tendresse d'une femme et moi, celui d'un homme. Pour le moment, tout allait bien. Je ne regrettais pas ce que je faisais et prenais même mon pied. Toutefois, j'étais tout de même surprise de constater que Thatch avait raison. Marco était encore d'attaque après avoir à peine joui. Etait-il humain ? Il avait dit qu'il renaissait de ses cendres. Comme un phénix ? Oh bordel ! Il y avait un certain Phénix dans l'équipage de Barbe Blanche. L'idée que ce soit lui me traversa l'esprit. Surtout qu'en plus Marco adorait les oiseaux et avait une figurine représentant un phénix sur son bureau. Ouais ça devait être lui. Je me souvenais de ce que j'avais lu. Phénix était le Commandant de la première flotte de l'Empereur, donc son Bras-droit. Oh mon Dieu ! Ca voudrait dire que je ne me tapais pas n'importe quel commandant. Oh bordel de merde ! Néanmoins, je trouvais ça très excitant. J'augmentais le rythme de mes hanches. Marco actionna la manette sur le côté de son fauteuil pour abaisser le dossier en arrière, nous couchant donc à demi car le haut butait sur le petit meuble de rangement juste derrière. Il revint m'aider en posant ses mains sur mes hanches et je pris appuis sur le meuble en bois pour moins me fatiguer. Nous nous fixâmes dans les yeux, nos bouches entrouvertes laissant passer nos respirations saccadées et nos gémissements pour moi et grognements pour lui. Je sentais ma jouissance arriver alors je me redressais rapidement en griffant gentiment son torse volontairement pour sautiller sur lui ensuite en prenant appuis sur les accoudoirs. Je fermais les yeux et accélérais en couinant mon orgasme. C'était bon, putain ! Je tremblais, le souffle court, en ondulant lentement du bassin. Je me couchais ensuite sur son torse en reprenant mon souffle, le sourire aux lèvres. Je déposais des baisers sur la peau brûlante de sa clavicule, de son cou puis de sa mâchoire. J'avais cessé tout mouvement tandis que je l'embrassais tendrement. Marco me caressait les fesses puis le dos en approfondissant le baiser. Ca me faisait bizarre de ne pas l'entendre jouir après moi. Habituellement, Ace, Thatch et même Sasha venaient ensuite et ça se terminait là. Mais Marco était différent. Il tenait le rythme, à croire qu'il arrivait à se contenir. J'arrêtais notre bécotage et le regardais dans les yeux avec un petit sourire.
- Ca va, yoï ? Me demanda-t-il près de ma bouche, avec un sourire en coin.
Je hochais frénétiquement de la tête.
- Oui ! Souris-je joyeusement.
- Continuons alors, yoï !
Je l'embrassais de nouveau et je sentis ses mains se poser sur mes fesses tandis qu'il prenait les commandes. Je ne savais pas combien de temps, il s'était écoulé depuis mais il allait être en retard pour sa pause-déjeuné et moi pour mon plateau-repas. Je fus surprise de ressentir encore du plaisir. C'était faible mais bien présent. Ses va-et-vient étaient lents. Il m'avait offert une belle jouissance et je voulais lui faire plaisir. Mais je ne savais pas comment.
- Marco ? Soufflai-je timidement.
- Hum ? Émit-il en s'arrêtant.
- Je... J'aimerais te faire plaisir... Tu as... Tu as une envie particulière que tu aimerais que je fasse ?... quémandais-je sans trop oser.
- Oui, mais ce sera une autre fois dans un lieu plus propice et je ne pense pas que tu sois prête pour ça. Je ne souhaite pas te faire peur. En tout cas, tu es magnifique quand tu jouis, yoï. Ricana-t-il amusé.
Je hochais de la tête, comprenant avec les pommettes roses. C'était vrai que sur un fauteuil, nous ne pouvions pas faire grand chose. Il me prit ensuite dans ses bras pour nous redresser et se mettre debout. Je m'accrochais à lui et il me coucha sur le fauteuil toujours contre moi. Nous nous embrassions et il continua de se mouvoir en moi. J'enlaçais son corps de mes cuisses. Ses testicules tapaient contre mes fesses et j'adorais ça. C'était très excitant. Une grande vague de plaisir électrifia mon vagin lui donnant quelques spasmes d'émoi. Je griffais son dos un peu plus fort qu'avant lui tirant un grognement de satisfaction. Il inspira bruyamment entre ses dents en relevant la tête, les yeux clos et les sourcils froncés. Avais-je fait trop fort ? Je me sentais désolée mais il dit quelque chose qui me surpris.
- Encore, yoï !
Il aimait vraiment ça. Je le refis encore et il grogna de plaisir avant d'accélérer les mouvements de son bassin. C'était bon. Je ressentais encore plus de plaisir et nous nous bécotions avec beaucoup d'envie et d'érotisme. Mes ongles raclaient encore sa peau alors que je gémissais bruyamment. C'était bon. Allais-je encore avoir un orgasme ? Je l'espérais sincèrement. Ce serait une première surtout. J'avais chaud. Mon corps bouillonnait et le sien avait des perles de sueurs sur les tempes et la naissance du cou.
- Fait le plus fort, yoï ! Implora-t-il après avoir grogné.
Je recommençais en les enfonçant cette fois-ci dans sa chair. J'avais peur de trop en faire et de lui faire mal sauf que ça avait l'air d'être tout le contraire. Il émit un petit rire étouffé par notre baiser. Ca lui plaisait. Marco aimait la douleur. Est-ce que ça l'excitait ? Est-ce que ça lui donnait du plaisir sexuel ? Je cessais de me poser des questions lorsque je sentis mon vagin se contracter d'un coup. J'étais en train de jouir de nouveau. Seigneur ! Je me mordais les lèvres en tremblant de tout mon corps. J'étais en feu. Mon sang bouillait à l'intérieur. Il grogna longuement la bouche close et je le vis retrousser le nez, les yeux clos avant de s'enfoncer profondément en moi pour cesser de bouger ensuite. Je le sentais pousser encore plus loin. Avec ma jouissance, je trouvais ça très agréable et couinais de plaisir. Son corps brûlant tremblotait contre le mien et sa tête reposait sur mon épaule. Avait-il joui ? J'avais toujours affreusement chaud. Je transpirais et c'en était de même pour lui. Nos respirations saccadées résonnaient dans le silence de la pièce. Marco se mouva de nouveau en moi plus lentement, soupirant et tremblotant à chaque poussée. Je caressais ses cheveux, la peau de son crâne puis son dos. Il inspira entre ses dents avec un tremblement. Avait-il mal ? Au cas où, je regardais ma main. Merde ! J'avais un peu de sang sur la pulpe de mon index. Je n'y avais pas été de main morte.
- Marco, je... Je suis désolée... J'y suis allée un peu trop fort en te griffant... murmurais-je, peinée.
Il se redressa et je lui montrais timidement mon doigt. Il le regarda avec un petit sourire en coin avant de le prendre et de le porter à sa bouche. Il le lécha lentement en me fixant.
- Ce n'est pas grave et ça ne me dérange pas, yoï. Souffla-t-il avant de déposer un baiser clos sur mes lèvres.
Il se retira de mon antre pour se mettre debout, enlever son préservatif et le jeter dans la poubelle de son bureau. Il remit ensuite son caleçon avec son pantalon et je fis de même avec ma culotte et mon legging que j'avais prit sur le bureau. Nous finîmes de nous rhabiller rapidement en silence. Mes vêtements collaient à ma peau transpirante puis Marco me porta pour m'asseoir dans mon fauteuil roulant avant de remettre son cabinet en ordre : son fauteuil droit et son bureau rangé. Il me sourit en enfilant sa blouse. Je le lui rendis avec douceur. J'avais beaucoup aimé coucher avec lui. Deux orgasmes ! Deux orgasmes putain ! Qui l'aurait cru ? Il regarda son portable puis tira une grimace.
- Ma pause-déjeuné a commencé depuis un quart-d'heure. Il me reste à peine vingt minutes. Je vais te raccompagner dans ta chambre et je te ferais monter un plateau-repas, yoï. Dit-il en rangeant son téléphone dans sa poche.
Je hochais de la tête puis il me dirigea vers la porte avant de se pencher à mon oreille.
- Ca a été, yoï ? Demanda-t-il doucement.
- Oui, très bien et ça m'a beaucoup plût. Répondis-je d'une petite voix.
Il me sourit grandement.
- Moi aussi. Tu as été tellement douce avec moi et tu as vite compris ce qui me plaisait. Tu es attentive, Anastasia, ce qui fera de toi une bonne amante. Allez, allons-y, yoï !
Je rougissais fortement mais ne disais rien. Que pouvais-je dire de toute manière ? Nous sortîmes et après avoir prit l'ascenseur, nous entrâmes dans ma chambre. Je m'installais sur le lit et il se retourna vers la porte ouverte pour jeter un rapide coup d'oeil avant de m'embrasser à pleine bouche. C'était un bref baiser langoureux puis il me souhaita une bonne journée et un bon appétit avant de partir en fermant la porte derrière lui. Intérieurement, j'étais hystérique. J'avais enfin baisé avec lui et je l'avais même sucé. J'étais aux anges. Mon premier plan cul sans compter Sasha. Je n'étais pas déçue et voulais même recommencer. Ma première fois avec lui avait été extraordinaire. J'avais joui deux fois ! Le truc de dingue ! J'émis un petit cri de gamine, le sourire aux lèvres. Je me comportais comme une vraie enfant gâtée mais je m'en foutais. Je me sentais heureuse. De bonne humeur, je pris mon portable pour envoyer un sms à Thatch mais je vis que j'en avais un. C'était lui ! Sautillant sur le lit, je l'ouvris avec hâte.
« Re ma jolie, tu me manques. Je reviendrais te voir en fin d'après-midi et on mangera ensemble. Je nous préparerais un bon dîner et j'espère que tu aimeras. Je t'aime ! A tout à l'heure. »
Oh un dîner romantique ? J'avais hâte ! Mais Ace venait cette nuit. Pourvu qu'ils ne se croisaient pas...
« Re ! Tu me manques aussi. Je viens de finir mes étirements et Marco m'a même fait marcher. Bon, il m'a beaucoup aidée mais ça m'a fait du bien:D. Je pensais justement à toi et j'allais t'envoyer ce sms puis j'ai vu le tiens. Ca me fait plaisir et j'ai hâte de te revoir et même de dîner avec toi. Marco m'a demandée si on était ensemble du coup vu qu'il nous avait vus et j'ai dit qu'en gros c'était un début mais rien d'officiel. Il m'a demandée aussi s'il avait le droit d'en parler autours de lui, je lui ai répondu que ça ne me dérangeais pas car ça allait finir par se savoir un jour de toute manière:D. J'ai trop envie de te voir ! A tout à l'heure. »
Fin du chapitre 18.
Bonus futilité :
- Si Anastasia était représentée par une musique, ce serait Love Me de Yiruma.
- Si Anastasia était doublée dans l'Anime, ce serait par la comédienne japonaise Kugimiya Rie.
- Si dans le manga original, elle avait mangé un fruit du démon, ce serait celui de s'éclipser en halo de lumière dans des lieux qu'elle a déjà fréquenté.
