Bienvenue dans ce vingtième chapitre. Et oui déjà !
Disclaimer : Les personnages de One Piece ne m'appartiennent pas. Dernièrement j'ai reçu une lettre du syndicat de La Protection des Personnages Fictifs m'accusant de maltraitance sur mes Ocs. Je suis innocente !
/!\ Rating M pour le langage et les scènes crues ! Je vous aurais prévenus.
Réponse aux reviews :
Anneso280990 : Nan, je n'oublie personne :D ! J'ai eu du mal à terminer ce chapitre. Enfin, je parle par là d'arrêter d'écrire pour enfin le poster. Si ça ne tenait qu'à moi, il ferait 10 000 pages :D J'espère que ce chapitre te plaira. J'ai apprécié l'écrire surtout la chute. Fallait bien qu'un jour, à force de faire la maline, ça lui arrive. Merci pour ton commentaire. Au plaisir d'en avoir d'autre. Bonne lecture !
Bonne lecture !
Finalement ce n'était peut-être une si bonne idée de dormir avec Thatch, cette nuit. Comment dire ?... Il ronflait ! Bon oui, c'était normal avec son nez cassé m'enfin bon... Ca avait amusé Marco qui était revenu nous voir. Thatch ne s'était pas réveillé mais j'avais pu discuté un peu avec lui en chuchotant. Il avait été voir Ace et lui avait prodigué les premiers soins. De ce que j'avais comprit, il avait seulement des hématomes au visage, une arcade sourcilière ouverte recousue et un poignet foulé. Thatch ne l'avait pas loupé non plus. Finalement, Ace était rentré chez lui après avoir subi une engueulade de Marco. C'était sûr qu'un hôpital n'était pas un lieu approprié pour régler des comptes personnels. Il avait demandé de mes nouvelles et Marco lui avait simplement répondu la vérité, que j'étais avec Thatch dans sa chambre. Il avait questionné si c'était vraiment vrai que nous étions ensemble. Ce à quoi Marco avait répondu d'un « A ton avis ? Tu devrais t'y faire et les laisser tranquille maintenant. » soûlé. J'ai su également que la Marine était venue suite à l'appel d'un visiteur. Marco avait dû gérer ensuite la patrouille qui était venue et les faire partir mais l'hôpital avait dû quand même faire de la paperasse. Puis il nous avait laissés pour continuer son service. Plus tard, on nous réveilla à l'aube comme d'habitude. C'était Deuce. Il avait une plaie à la lèvre qui était encore enflée. Le pauvre, il avait voulu les séparer cette nuit et il en avait pâti. Néanmoins, il ne fut pas surpris de me voir dans les bras de Thatch se réveillant difficilement.
- Bonjour. Désolé de vous réveiller mais je dois prendre votre tension et température à tous les deux. Sourit-il en se lavant les mains dans le lavabo.
Nous le saluâmes et ça me faisait bizarre d'entendre la voix rauque de réveil de Thatch. Je trouvais ça sexy. Ace n'en avait pas une aussi bien à entendre à l'oreille. Je me redressais tout comme lui, le drap recouvrant nos jambes. Heureusement car ma nuisette était remontée jusqu'au bassin. Deuce nous passa à chacun un thermomètre que nous mîmes sous notre aisselle. Il prit ensuite d'abord ma tension puis celle de Thatch avant que nous lui redonnâmes les thermomètres.
- C'est moi qui t'ai fait ça ? Questionna Thatch désolé et encore un peu endormi.
- Nan, c'était Ace. Il m'a mit un coup de coude alors que j'ai tenté de l'arrêter lorsqu'il te mettait des coups de pieds dans les côtes.
Je m'imaginais la scène et eus un frisson.
- Désolé... souffla-t-il peiné.
- Oh ce n'est rien. Marco m'a tout expliqué. Il devrait passer à autre chose maintenant, surtout qu'il a déjà une nouvelle copine. Je me demande ce qu'il racontera à Isuka d'ailleurs. Je pensais pas qu'il réagirait comme ça. Ace a toujours été une tête brûlée mais agir aussi violemment sur un ami, ça ne lui ressemble pas.
Je ne disais rien repensant encore à hier soir. Il semblerait que beaucoup de chose ne lui ressemblait pas. Je connaissais Ace depuis moins longtemps qu'eux et il semblerait que j'avais connu presque uniquement sa facette sombre.
- Tiens ! Tu fais un peu de fièvre, Thatch. Je vais te donner de quoi la faire tomber. Tu ressens de nouveau de la douleur ? Demanda Deuce.
- Oui, ça se réveille.
- Bon, je vais te donner aussi des anti-douleurs. Je reviens. A de suite ! Sourit-il avant de sortir de la chambre.
Thatch tourna la tête vers moi et passa un bras dans mon dos pour me rapprocher de lui. Je déposais un baiser sur sa maxillaire.
- Bonjour, Bébé. Tu as bien dormi ? Me demanda-t-il avec un petit sourire en coin.
- Bonjour. Oui, tu es très confortable. Et toi ? Ca a été ?
Je lui avais menti mais je ne voulais pas lui faire de peine et le vexé. C'était la première fois que l'on dormait ensemble et ce n'était pas dans les meilleures conditions.
- Curieusement, oui. Ta présence m'a fait du bien. J'ai dû ronfler à cause de ma fracture, nan ? Sourit-il amusé.
Mon regard moqueur parlait pour moi et il se mit à rire doucement.
- Je suis désolé. Je ne ronfle pas habituellement.
- Ce n'est rien. Ca m'arrive aussi de ronfler quand je suis très fatiguée, tu sais. Heureusement que ce n'était pas le cas, sinon on aurait fait un beau duo et l'hôpital aurait porté plainte pour tapage nocturne contre nous. Riais-je faiblement.
Il ria de bon cœur puis eut une quinte de toux. Je lui caressais le dos pour l'aider à la faire passer. Thatch grimaça ensuite de douleur.
- Ca va ? Fis-je inquiète.
- Oui, ça va mieux. Tu es là, alors je me sens bien.
Il me sourit puis passa une mèche de mes cheveux derrière mon oreille et me caressa la joue du pouce. Nous nous regardâmes dans les yeux avec un sourire et je remarquais qu'il commençait déjà à avoir des hématomes autours du nez et sous les paupières. Oh du sang était même sur son bouc.
- Sans vouloir te vexer, tu as besoin d'un bon débarbouillage. Riais-je.
- Tu peux parler. Toi aussi ! Se moqua-t-il.
Je ricanais amusée sachant que j'avais également du sang sur moi. Il allait m'embrasser mais on toqua à la porte et Deuce entra avec un petit panier en plastique rempli de boîtes de médicament et avec un grand verre d'eau. Il donna ce dernier à Thatch qui le prit poliment puis déballa les médicaments et les lui donna un par un. Deux. Ca allait. J'avais les miens dans ma chambre que je devrais prendre pendant le petit-déjeuner. J'allais devoir y retourner d'ailleurs.
- Ca a été cette nuit ? Demanda Thatch.
Il avait parlé à Deuce et je les regardais confuse. Ce dernier me regarda un bref moment avant d'acquiescer.
- Oui, Père a été mis au courant par Marco et Ace s'est fait remonté les bretelles mais il ne s'est rien passé cette nuit. Ace s'est mit bien entendu à dos toute la quatrième. La Marine est venue cette nuit d'ailleurs et elle a demandé si tu comptais porter plainte. Expliqua-t-il.
Hein ? Deuce faisait parti des pirates de Barbe Blanche ? Oh bah merde, alors ! Il n'était pas Commandant alors ça devait juste être un membre. Il appartenait à quelle division ?
- Il le mériterait bien mais nan. Ca mettrait tout la famille en danger et puis il doit avoir comprit maintenant. Enfin je l'espère.
- J'espère aussi. Certains en veulent à Anastasia mais Père a dit que vos histoires personnelles ne nous regardaient pas et que nous ne devons pas nous en mêler. Je suis d'accord avec lui. En tout cas, Ace en a un peu après Marco qui avait prit ta défense cette nuit.
- Je me doute qu'il a dû bien l'engueuler et se battre dans un hôpital, ce n'est pas le truc à faire. Je trouve ça étonnant qu'il ne m'est pas engueulé aussi.
Deuce ricana et je les regardais à tours de rôle n'osant rien dire. Ils se connaissaient bien, c'était sûr. Je me sentais un peu étrangère à leur échange et surtout un peu conne d'être là à ne rien dire.
- Oui... Bref, si ta fièvre ne tombe pas, tu ne pourras pas sortir. Et Anastasia, tu vas devoir retourner dans ta chambre. A 11h30, tu as un rendez-vous avec Marco pour des étirements musculaires.
J'avais l'impression d'être une gamine mais je hochais tout de même de la tête.
- Je vais l'accompagner de toute manière. J'ai des affaires dans sa chambre. S'exclama Thatch en me souriant.
Je lui souris en retour.
- Comme tu veux. Moi, j'ai fini mon service et j'ai hâte de rentrer chez moi pour dormir. Je te laisse les médocs mais ta fièvre est à surveiller. Bonne journée ! Soupira Deuce, fatigué.
Nous le saluâmes joyeusement et il quitta la chambre avec un sourire.
- Deuce fait parti aussi des pirates de Barbe Blanche ? Questionnais-je sans trop oser.
Thatch tourna son regard vers moi puis me sourit.
- Je pensais que tu le savais mais oui. Il a intégré nos rangs en même temps que Ace. Ils travaillaient ensemble avec d'autre de leurs amis à l'époque. Ils sont tous parmi nous maintenant.
- Oh je ne le savais pas. Vous avez l'air d'être vraiment nombreux.
- Tu n'as pas idée, ma jolie. Allez ! Je m'habille et on y va. Sourit-il avant de se lever lentement en se tenant les côtes.
Je hochais de la tête puis remis correctement ma nuisette avant de m'installer dans mon fauteuil qui était au bord du lit. Thatch se rhabilla de son jeans puis de sa chemise, la laissant ouverte. Je le trouvais sexy comme ça et rougissais légèrement en le matant. Tiens ?! Il avait du sang sur ses mains. Ca devait être le sien et peut-être aussi celui de Ace. Il vint se placer derrière moi et me poussa jusqu'à la porte mais avant de l'ouvrir il se pencha pour déposer un doux et lent baiser clos sur mes lèvres. Nous nous sourîmes ensuite.
- Je t'aime, Bébé. Susurra-t-il à mon oreille me faisant rougir.
Nous sortîmes de la chambre et longeâmes le couloir pour atteindre l'ascenseur. Nous le prîmes pour monter à l'étage supérieur puis entrâmes ensuite dans ma chambre. Tout avait été laissé comme je l'avais laissé avant de partir précipitamment hier soir. Nous décidâmes d'aller dans la salle de bain pour se débarbouiller un peu. Voyant ma tête dans le miroir, j'eus un choc. J'avais du sang sur le côté gauche de la mâchoire, un peu sur la joue, dans le cou et même sur mon jolie foulard. Ca avait bien imbibé le tissu et le regard triste, je le retirais me disant que peut-être Mama arriverait à le rattraper même si j'avais peu d'espoir. Thatch se lava les mains dans le lavabo et je lui passais ensuite un gant de toilette pour qu'il se nettoie le visage. Je le vis grimacer en passant le gant autours de son nez penché devant le miroir.
- Tu veux que je le fasse ? Proposais-je en le regardant.
Thatch me regarda puis me sourit en me tendant le gant. Il était imbibé d'eau chaude. Puis il prit le tabouret posé contre un mur en le faisant raclé sur le sol afin de s'asseoir dessus en face de moi en grimaçant. Je le nettoyais doucement en passant lentement le gant sur les traces de sang. Ca ne partait pas facilement et je dus mouiller un peu plus le tissu en le passant sous l'eau chaude. Il ferma les yeux et esquissa un petit sourire. Je réussis à faire son visage puis fis son bouc. Une fois terminé, je vis qu'il en avait un peu sur son cou et je remarquais sa barbe commençant à pousser. Il devait se raser tous les jours. Je terminais et nettoyais même la naissance de son cou. Je vis également du sang sur sa chemise noire, ça se démarquait bien. Je rinçais une énième fois le gant et le laissais sécher sur le bord du lavabo. Puis, je chopais un autre gant pour m'occuper de moi-même mais Thatch me le prit des mains pour me laver. Amusée, je me laissais faire et lui souris avant de fermer les yeux. Il était doux et je trouvais ça très agréable.
Thatch était maintenant mon petit ami. Un homme de 41 ans était mon petit ami, à moi, une gamine d'à peine 18 ans. Je n'aurais jamais cru que ça puisse m'arriver un jour. J'étais amoureuse de lui. J'aimais cet homme, riche, beau, marrant, plus vieux que moi et célèbre. La différence avec Ace était flagrante maintenant que je m'en rendais compte. Le sentiment que j'éprouvais pour mon ex avant était juste de l'idéalisme. Je m'étais faite une fausse idée de lui donc un faux amour. Cependant Thatch était resté lui-même et il ne changeait pas. Parfois je retrouvais le pervers coureur de jupon lorsqu'il me parlait ou lorsqu'il regardait une infirmière. J'acceptais cette facette de lui car je l'ai connu comme ça et ce n'était pas une surprise. Il se comportait juste différemment avec moi. Il se montrait amoureux et je savais au fond de moi qu'avec les autres femmes, c'était autre chose. La sensation qui me traversait le corps et l'euphorie plus que joyeuse que je ressentais n'était pas présente lorsque j'étais avec Ace. Je n'avais ça qu'avec Thatch. Etait-ce ça, l'amour ? Je mis à rire comme une idiote.
- Qu'y a-t-il de drôle, Bébé ? Questionna-t-il amusé.
- Oh rien... Je me dis juste que je suis une idiote de ne pas m'en être rendue compte avant. Souris-je, les yeux clos.
- A propos de quoi ? Fut-il amusé.
J'ouvris les yeux et lui dis ma réponse.
- Que je suis amoureuse de toi depuis un bon moment déjà... J'ai commencé à t'aimer quand on a commencé à se parler sur Facebook. Je ne m'en rendais pas compte mais je sais que je me disais souvent, si je n'étais pas avec Ace, j'aurais pu tomber amoureuse de toi. Alors je me sens prête à te le dire maintenant...
Il me regardait avec un petit sourire et j'aperçus ses yeux devenir plus brillants. Il était larmoyant. Ca le touchait beaucoup et selon moi, il avait attendu ce moment depuis longtemps. Donc je lui souris joyeusement en lui disant ce que j'avais sur le cœur.
- Je t'aime, Thatch.
Il me sourit comme un bien heureux puis avala sa salive avant de sourire de nouveau bruyamment.
- J'ai attendu ce moment avec impatience mais je ne pensais pas que ça allait arriver aussi vite. Je pensais qu'il te faudrait du temps pour tomber amoureuse de moi ou même d'oublier Ace... dit-il ému mais je le coupais.
- Je n'ai pas oublié Ace. Je suis passée juste à autre chose. A chaque fois qu'on se parlait, nous deux, et qu'on se voyait, je ressentais une drôle de sensation dans le corps. C'était comme... Je ne sais pas comment dire... Des papillons dans le ventre, un sentiment de bien-être... Je n'arrive pas à mettre des mots dessus...
- Si, je comprends. Je vois parfaitement ce que tu veux dire. Je ressens la même chose. Les papillons, le sentiment de bien-être, le cœur qui bat fortement dans la poitrine, la joie soudaine que l'on éprouve à chaque fois, l'envie d'être avec l'autre constamment, même de l'avoir contre soi...
- Oui, c'est ça ! Ca veut dire que depuis le début tu ressens ça aussi ? Demandais-je, enthousiaste.
- Oui ! Tu ressentais la même chose envers Ace ?
Je pris un temps avant de répondre.
- Nan à vrai dire. C'est pour ça à mon avis que je ne me suis pas rendue compte de suite de mes sentiments envers toi. Je pensais que c'était juste autre chose, comme une amitié trop possessive et passionnelle mais pas à de l'amour. Je croyais que l'amour était ce que je ressentais pour Ace vu que c'était mon petit ami...
- Je vois ce que tu veux dire. Ca prouve à quel point tu es novice dans les relations humaines. Ricana-t-il avant d'être pris d'une quinte de toux en grimaçant de douleur.
Je ne savais pas comment le prendre mais ce qu'il disait était vrai et je n'allais pas le contredire. Je me penchais et passais lentement une main dans son dos pour l'aider à faire passer sa toux.
- Ca va prendre combien de temps à guérir ? Demandais-je tristement.
- Plusieurs semaines tout comme pour les os du nez. Marco m'a mit en arrêt de travail. Je devrais rester chez moi à me reposer et rester le plus possible allongé. Expliqua-t-il.
- Alors tu devrais aller t'allonger et te reposer. Souris-je bonne enfant.
- C'est vrai si tu me rejoins au lit ! Sourit Thatch sournoisement.
Je gloussais doucement puis hochais de la tête.
- Bien sûr mais avant je dois m'habiller car à 11h30 je crois bien, je dois voir Marco.
- J'ai le droit de rester pour te regarder te changer ? Questionna-t-il avec une lueur perverse dans les yeux.
Je le regardais outrée mais amusée à la fois. Thatch restait toujours Thatch et c'était rassurant.
- Tu ne changeras jamais ! Riais-je, le surprenant.
- Tu aimerais que je change, ma jolie ? Fit-il désolé.
- Oh nan ! Ne change surtout pas ! Reste tel que tu es ! C'est de cet homme dont je suis tombée amoureuse. M'exclamais-je heureuse.
- Je ne compte pas changer même si honnêtement j'ai déjà changé depuis que je t'ai rencontrée. Pour tout te dire, avant avec les femmes, lorsque j'en rencontrais une, tu pouvais être sûre que l'heure suivante, je l'avais baisée. Mais depuis que tu es dans ma vie, ça devient rare ce genre de chose. Je regarde toujours autant les femmes mais je n'ai plus cette impulsivité à chaque fois.
Ca m'avait un peu blessée le cœur quand il avait dit qu'il baisait toutes les femmes qu'il rencontrait et ça, même si c'était avant. Sans faire de commentaire, je fis demi tour et me dirigeais vers le petit dressing puis l'ouvris. Je sentais le regard de Thatch dans mon dos lorsque je me vêtis de mes sous-vêtements avec chaussettes, de mon débardeur et de mon legging. Je ne le voyais pas mais je savais que ses yeux étaient sur moi. J'adorais ça et me sentais exceptionnelle. Une fois habillée, je me retournais et lui souris grandement. Son regard était fixé sur moi, la bouche entrouverte à cause de son nez obstrué. Je le vis avaler sa salive puis esquisser un petit sourire en coin.
- Tu es belle ! Murmura-t-il.
- Merci. Toi aussi tu es beau.
- Pas aussi beau que toi, à mon avis. D'ailleurs, on te regardant t'habiller, je me demandais si tu avais eu déjà des avances d'autres gars.
Je fis une petite moue en repensant à Deuce et à Marco même si ce dernier n'en était pas vraiment.
- Oui, une fois mais j'ai refusé poliment. Deuce m'avait invitée à boire un café.
- Il ne doit pas être tranquille par rapport à Ace. Il doit se dire que s'il l'apprend, il s'en prendra à lui.
- C'est vrai mais je ne dirais rien. Il n'y a que toi qui le sait et ça restera ainsi. Enfin si tu veux bien garder le secret. Souris-je.
- Oui, je garderais le secret. Marco n'a rien tenté pour le moment ? Car il m'a demandé hier soir si nous étions dans une relation libre et si tu y adhérais pleinement. Ricana Thatch malicieux.
Et merde... Devais-je lui dire la vérité ? Ou rester vague ? Je rougissais malgré moi.
- Euh c'est vrai qu'il m'avait posée certaines questions mais nous n'étions pas encore vraiment ensemble, alors je n'ai pas trop répondu. Fis-je timidement.
- A mon avis, vu comment tu l'intéresses, il ne devrait pas tarder à se manifester. Ne te sens pas obligée de le repousser à cause de moi si tu as envie de t'amuser avec lui. Mais il t'a posée quoi comme questions ?
Mon rougissement s'accentua le faisant sourire. C'était très gênant.
- Et bien, il m'a demandée si lorsque nous serons ensemble, nous serons en relation libre, si je comptais voir d'autres hommes et si tu devais tout savoir.
J'étais restée assez vague. J'avais dit la vérité sans rentrer dans les détails mais mon embarras se voyait énormément et Thatch ria doucement avant de tousser une fois, son poing devant la bouche.
- Je vois qu'il a déjà tâté le terrain. S'il te propose de le voir, tu refuserais ou accepterais ? N'ai pas peur de me dire la vérité, je ne suis pas Ace. Je sais que tu n'aies pas obligé de me le dire mais je suis curieux. Sourit-il amusé.
Mon visage me brûla fortement et je baissais les yeux avec un petit sourire gêné avant de hocher de la tête timidement.
- J'ai confiance en Marco. Il ne te fera jamais de mal par contre, ça reste entre nous et n'ai pas peur, il affectionne beaucoup la douleur.
Ouais j'avais cru comprendre...
- Comment ça ? Dis-je confuse.
- Quand il a mal, il bande ! Autrement dit, il est masochiste. Mais n'aies pas peur ! Si tu n'adhères pas à lui faire mal, ne te sens pas obligée de le faire. Il ne te forcera jamais.
Je le regardais avec de gros yeux ronds. Je savais que Marco kiffait la douleur mais le fait qu'il soit maso ne m'avait pas traversée l'esprit. Comment gérer ça ? Il allait sûrement me demander de le fouetter ou de le scarifier ? Oh my God !
- Mais je ne saurais pas quoi faire ? Enfin ça ne me dérange pas qu'il soit comme ça et tenter de nouvelles expériences ne me gêne pas mais je n'y connais rien. M'exclamais-je un peu paniquée.
Thatch me fixait avec un sourire moqueur. Quoi ? Tu ne voyais pas ma détresse, mon gars ?!
- Je pourrais t'apprendre deux-trois trucs sur le sadisme, si tu as envie. Oh rien de bien méchant mais de quoi te plaire sans te faire peur. Et surtout plaire à Marco !
Ah oui ! C'était vrai que Monsieur jouait dans le Sado-maso. Ca voulait dire qu'il était les deux ou juste l'un ou l'autre ? Je l'imaginais mal Masochiste quoique Marco aussi et c'était son cas. Pourquoi fallait-il que je rencontre que ce genre de personne ? Une normale n'existait pas ? A croire que Dieu faisait tout pour m'envoyer vers ce chemin-là ! Etait-ce ma destiné d'être une Sado-Maso ? Allez savoir... Je ne répondis pas bien trop gênée mais je haussais des épaules avec un sourire.
- Ca me plaît que tu sois autant ouverte d'esprit et prête à t'engager sur de nouvelles nouvelles choses. Je connais très bien Marco après presque vingt ans d'amitié alors je peux te donner quelques anecdotes. Je sais que tu peux, par exemple, le griffer et le mordre. Il y a d'autres choses qui me sont venues en tête mais je ne pense pas que tu sois prêtes après je peux me tromper mais je ne veux pas que tu es peur ou que tu te braques s'il te le demande.
- Bah dit quant même. On verra bien. Tant que ce n'est pas de lui casser un bras, ça va ! Fis-je sur de l'humour pour ne pas montrer mon stress.
Il me sourit bruyamment.
- Nan, nan ! Bon tu peux l'attacher soft et lui bander les yeux par exemple. Je sais que ça, ça lui plaît beaucoup...
Je repensais alors au petit jeu que j'avais fait avec Ace lorsqu'il était allongé, sans bouger et les yeux clos pendant que j'osais m'occuper de lui. Etait-ce ça qui avait fait fantasmer Marco et l'avait décidé à vouloir s'amuser avec moi ? C'était probable et j'en étais même sûre. Je voulais bien faire la même chose avec lui. Il aurait les yeux fermés alors ça serait plus simple. Je souris sans m'en rendre compte.
- … Oh ! Est-ce que par hasard ça te branche ? Sourit Thatch amusé.
- Je... Oui, je l'avoue ! Riais-je prise sur le fait.
- Oh ! On va bien s'amuser tous les deux pendant ton apprentissage alors. Tu es ma femme parfaite.
Je lui souris affectueusement. Nous décidâmes ensuite de retourner dans la chambre et de nous allonger sur le lit. Il était sur le dos disant que ça le faisait moins souffrir et moi, j'étais contre le lui, sur le côté, ma tête contre son épaule.
- Ca fait du bien. Les anti-douleurs commencent à faire effet. C'est à quelle heure déjà ton rendez-vous avec Marco ? Fit Thatch, les yeux clos.
- 11h30, il me semble. Pourquoi ?
- Après le petit-déjeuner, je ferais bien une sieste avec toi. Sinon, ça m'a traversé l'esprit depuis qu'on parle de Marco. Tu as le droit de me dire non mais tu serais chaude pour un plan à trois avec lui ? Bien sûr ce serait plus soft qu'avec Ace, hein. Marco est très soft voir limite romantique.
Baiser en même temps avec lui et Marco ? C'était tentant mais j'allais passer pour quoi après ? Bon l'opinion de Thatch n'était plus aussi importante maintenant que j'avais un peu plus confiance en lui mais Marco, c'était autre chose. Je ne le connaissais pas et même s'il était un bon amant tout comme le fait que je ne regrettais pas notre ébat d'hier, je me méfiais. C'était moi ou je devenais un peu moins naïve ? Je faisais des progrès en tirant des leçons de mes erreurs et de mes expériences. Etais-je en train de mûrir ?
- Je ne sais pas. On peut reparler de ça une autre fois ? Fis-je avec une petite moue.
- Bien sûr, Bébé. Ce n'est pas pressant. Pour ça, nous devons nous rétablir. Alors je me dis, vu que je ne suis pas disponible pour des câlins pendant un certains temps, tu peux coucher avec Marco ou un autre quand tu veux sans te préoccuper de moi...
- Mais c'est horrible ce que tu dis ! Ce serait égoïste de ma part. M'exclamais-je ahurie.
- Ne t'inquiète pas pour moi, Bébé ! Avec les douleurs que je ressens à la poitrine, ça me coupe l'envie de cul. T'avoir regardée te changer m'a beaucoup plût et j'aurais bien aimé te toucher et te faire l'amour mais mon état de santé ne me le permet pas et la douleur me dissuade de faire quoi que ce soit. Alors ne t'en fait pas pour moi ! T'avoir près de moi me suffit et te savoir comblée également.
Oh ! Il n'avait pas dit Baiser mais Faire l'amour. Ca sonnait bizarre chez lui.
- Tu es tellement gentil, Thatch.
Je ne dis rien d'autre et me contentais de déposer un baiser sur sa mâchoire. Je voulais le toucher, lui donner du plaisir et prendre du plaisir avec lui mais l'idée que ça le fasse encore plus souffrir me rendait triste et me faisait du mal.
- J'ai très envie de toi, Thatch mais je veux avant tout prendre soin de toi. Fis-je plaintive.
Je l'entendis sourire et il allait dire quelque chose mais on toqua à la porte. Une infirmière apportait nos plateaux repas. Deuce avait dû passer le mot à propos de Thatch. Nous nous assîmes sur le lit pour manger tranquillement notre petit-déjeuner. Au menu, Riz blanc avec un œuf cru, poisson cuit en vapeur et thé noir pour moi avec mes médicaments tandis que Thatch avait prit un thé vert. Une fois terminé, j'allai dans la salle de bain faire un pipi et aussi un caca. Sur le trône, je croisais les doigts pour que Thatch n'entende rien. C'était difficile de le sortir car il était dur mais c'était un vrai soulagement une fois libérée. J'avais mit du papier toilette pour étouffer la chute. Après m'être bien lavée les mains, je me brossais les dents puis les cheveux avant de me mettre du parfum. Je finis par sortir et trouvais Thatch ayant les yeux fermés allongé sur le lit. Il dormait ? En essayant de ne pas faire de bruit, je me dirigeais près de lui et montais sans grâce dessus pour me caler contre lui. Je fermais les yeux mais les rouvris en sentant son bras me serrer contre lui puis sa main se poser sur ma hanche. Je lui jetais un coup d'oeil et constatais qu'il avait toujours les yeux clos. J'embrassais son épaule puis finissais par m'assoupir avec lui. J'étais bien, comme dans un cocon. Je fis même un rêve où j'étais avec Thatch. Il me portait en souriant comme un bien-heureux tout comme moi et nous faisait tourner sur nous-même. L'ambiance respirait le bonheur. J'étais amoureuse et surtout très heureuse. Puis Thatch s'était mit à saigner du nez puis à disparaître pour être remplacé par Ace amoché et saignant au visage. Il me tenait fermement. Ses yeux reflétaient la haine et la tristesse.
- Tu n'es qu'une salope ! Tu m'as menti...
- Nan... Tu te trompes... pleurais-je.
On me secoua pour me réveiller et je sursautais en ouvrant les yeux.
- Anastasia ? Ca va ? Me demanda Thatch alerté.
Je le regardais les yeux humides.
- Euh oui... J'ai juste fait un cauchemar... répondis-je faiblement.
- J'ai cru comprendre. Tu tremblais et couinais comme une petite souris. Ca m'a réveillé. Tu veux en parler ?
- Je me souviens qu'au départ, j'étais avec toi. On était heureux puis tu es parti et Ace est arrivé. Il s'en prenait à moi...
Thatch embrassa le haut de mon crâne et me serra plus fort contre lui.
- Tu n'as pas à t'en faire. Ace ne te fera plus jamais de mal. Je te le promets. Chuchota-t-il.
Je souris doucement puis on toqua à la porte. Un infirmier arriva tout sourire et me dit qu'il venait pour m'amener à mon rendez-vous avec Marco. Déjà ? On avait dormi pendant un bon moment alors. Je me faufilais sur mon fauteuil en saluant Thatch qui me prit un instant la main en me souriant.
- A tout à l'heure ! Sourit-il tandis que l'infirmier me sortait de la chambre.
Nous prîmes l'ascenseur et je fus surprise de voir que nous descendîmes au rez-de-chaussée. Mais le cabinet de Marco était bien au deuxième étage, non ? Nous prîmes un couloir que je ne connaissais pas puis entrâmes dans une salle comportant un bureau dans un coin, des tapis sur le sol au milieu de la pièce, des ballons de yoga et d'autres matériels contre le mur.
- Installez-vous sur les tapis ! Le Docteur Marco va arriver. Me dit-il en m'aidant à descendre du fauteuil.
Je le remerciais et il me laissa seule, assise sur le sol. Je m'asseyais en scribe puis lissais mes cheveux avec mes mains. Ils étaient détachés et je passais mes mèches derrière les oreilles. Je tournais la tête lorsque la porte s'ouvrit rapidement pour laisser entrer Marco en blouse, un dossier sous le bras. Cette fois-ci, il ne portait pas ses lunettes. Il me sourit et j'aperçus sa mine fatiguée. Il n'avait pas pu dormir cette nuit ? Le pauvre...Il devait travailler énormément. Comment faisait-il pour ne pas devenir dingue entre son métier de médecin et celui de pirate ? Je lui souris en retour tandis qu'il posait le dossier sur le bureau.
- Comment vas-tu, yoï ? Me demanda-t-il en retirant ses chaussures de ville noires près des tapis.
- Bien, à vrai dire. Mais je ne suis pas seule alors ça doit être pour ça. Souris-je timidement.
Ma conversation avec Thatch le concernant traînait encore dans mon esprit et des souvenirs d'hier refaisaient surface. Serais-je capable de le satisfaire dans son masochisme ? S'il était comme ça, ça voudrait dire qu'il était un soumis ? Alors serais-je capable de le dominer ? Ca me donnait envie d'essayer, car lors du petit jeu avec Ace où il ne devait pas bouger, j'avais adoré avoir le contrôle sur lui et de faire tout ce que je voulais de lui. Pour le moment, je n'avais pas confiance en moi mais je savais que dans le feu de l'action, n'importe quoi pouvait se passer.
Marco hocha de la tête, compréhensif et s'assit à côté de moi.
- Tant mieux ! Comment va Thatch ? J'ai été informé qu'il faisait une fièvre, yoï.
- Ca a l'air d'aller même s'il souffre bien. Il s'est reposé toute la matinée. Répondis-je, naturellement.
- Je passerais le voir tout à l'heure. Il compte rester dans ta chambre, yoï ?
- Je ne sais pas. Sûrement. Haussais-je des épaules.
- Bon, on va commencer tes étirements. On refait la même chose qu'hier. Allonge-toi, s'il-te-plaît, yoï.
Je fis ce qu'il me dit et il débuta sur ma jambe droite. C'était toujours désagréable lorsqu'il faisait craquer mes articulations. Je n'osais pas le regarder et restais silencieuse en fixant le plafond puis je me décidais à baisser mon regard pour lui jeter un coup d'oeil. Marco était concentré sur son travail et ses yeux étaient fixés sur ma jambe. Même fatigué, il restait beau. Sa bouche voluptueuse et attrayante me donnait envie de l'embrasser avec douceur. Ayant peut-être senti mon regard sur lui, il dévia le sien sur moi me faisait rougir d'avoir été prise sur le fait. Son sourire en coin n'arrangeait pas ma montée de sang. Il fit ma jambe gauche ensuite sans me quitter des yeux. Je n'osais pas dévier les miens.
- J'ai repensé à ce qu'il s'est passé entre nous alors hier soir, j'ai discuté avec Thatch...
Oh il engageait une conversation et pas n'importe laquelle, la même que Thatch et moi avions évoqué tout à l'heure. Devais-je lui dire que nous en avions parlé aussi ? Pourtant je préférais l'écouter.
- … Il m'a confirmé que vous étiez bien en relation libre et il m'a même dit que ça ne le dérangerait pas que toi et moi, nous nous amusions de temps en temps, car il a bien vu comment j'avais l'air de m'intéresser à toi. Il me connaît bien alors je n'ai pas nié, yoï. Ricana-t-il à la fin.
- Il me l'a dit ce matin et m'a demandée si c'est réciproque. J'ai répondu oui et ça l'a amusé mais je n'ai pas parlé de ce qu'il s'est passé hier. Souris-je doucement.
- Je n'en ai pas parlé aussi. Hier, j'ai discuté également avec Thatch à propos de ce que m'avait raconté Ace sur vous deux, enfin Thatch avait lancé la discussion. Et de fil en aiguilles, nous en sommes venus à un point très important pour moi. Alors je vais peut-être te braquer mais si nous allons nous voir fréquemment, je tiens à t'en parler. Thatch m'a dit et même confirmé ce que m'avait raconté Ace. Tu es ouverte au BDSM . Ne lui en veut pas, s'il-te-plaît !...
Oh ! Il voulait déjà parler de son masochisme... Je ne disais rien et l'écoutais attentivement. Il était mal à l'aise. C'était la première fois que je le voyais comme ça. Habituellement, il se montrait très sûr de lui.
- … Je ne sais pas comment tu vas réagir à ce que je vais te dire, j'espère en bien en tout cas. Bon, tu as dû remarquer hier que la douleur et le sang ne me dérangeaient pas pendant un rapport et donc peut-être, si tu as bien réfléchi, tu as dû comprendre par toi-même que je suis masochiste... Alors je me suis dit qu'avec le petit jeu que tu avais fait avec Ace et le fait que ça ne te dérangeait pas de me griffer à sang hier, qu'on pourrait s'amuser avec du BDSM ensemble. Je voulais attendre pour t'en parler mais après en avoir discuté avec Thatch, j'ai décidé de me lancer, yoï.
Il avait terminé et je le regardais en silence. Je me souvenais de tout à l'heure. Thatch m'avait dit que pour un début, je pouvais mordre, griffer et même attacher Marco. C'était très tentant mais s'il demandait plus, je ne savais si j'en serais capable et surtout je ne savais pas quoi faire d'autre. Je n'y connaissais rien. Voyant mon silence, Marco baissa la tête en se mordillant la lèvre inférieure. Pour le rassurer, je posais ma main sur son genoux et ses yeux rencontrèrent les miens.
- Ca ne me dérange pas mais tu sais, je n'y connais presque rien et je ne saurais pas quoi faire. Ca ne t'embêtera pas de me guider ? Fis-je d'une petite voix.
- Nan ! Nan, je veux bien te guider. Mais je suis sûr que tu n'auras pas besoin de moi. On peut commencer doucement, si tu veux. Terminons tes étirements et après on parlera tranquillement de tout ça, d'accord, yoï ? Sourit-il gaiement.
Je hochais de la tête avec un sourire timide puis le laissais terminer ma jambe avant de faire mes bras. Je couinais lorsqu'il fit craquer mes poignets le faisant sourire d'amusement. Je m'asseyais pour m'étirer les muscles du dos, touchant mes orteils de mes doigts. J'avais encore mal et Marco posa une main chaude sur ma colonne pour me soulager pendant mon effort. Ca faisait du bien et c'était très agréable. Il avait la main large et recouvrait donc une partie de mon dos. Je fermais les yeux de bien-être.
- Bien... J'aimerais que tu essaies de te mettre sur les genoux toute seule, yoï. Me dit-il.
Je me redressais et fit ce qu'il me demandait. Mon corps tremblait un peu mais ça allait. Putain ! Qui aurait cru que rester dans cette position usait beaucoup d'énergie ? Marco me prit les mains et me força à me redresser pour ne plus avoir mon cul collé sur mes chevilles. Je flageolais mais réussis à trouver mon équilibre. Ce n'était pas parfait et tanguais de gauche à droite mais j'étais fière de moi. Toute contente, je souriais comme une gamine. Soudainement il me lâcha et je partis en avant m'obligeant, par réflexe, à m'accrocher à sa chemise en panique. Tiens, ce n'était pas la même que cette nuit ! Etait-il rentré tout compte fait chez lui ?
- Désolée... Mais tu m'as lâchée et... J'ai eu peur... fis-je peinée.
- Ce n'est rien. Je suis fatigué alors je n'ai pas eu l'idée de t'avertir. C'est moi qui m'excuse, yoï.
- Ca se voit que tu es fatigué. Tu n'as pas beaucoup dormi cette nuit ?
Il m'aida à me rasseoir et s'installa à côté de moi en tailleur, son genoux touchant le mien.
- Ouais enfin, je n'ai pas dormi du tout. Ca va que je termine en début d'aprèm. Pour me maintenir éveillé, je tourne au café. Bref, tu auras besoin de retrouver ton équilibre. Mais ne t'inquiète pas, ça va se faire en même temps que ton renforcement musculaire. D'ailleurs, j'ai eu les résultats de ta prise de sang. Tu réagis bien aux médicaments. Ca augmente petit à petit. C'est bien, yoï. Sourit-il chaleureusement me faisant rougir à la fin.
Je le trouvais beau comme ça. Je lui souris en retour, les pommettes roses.
- Donc tout à l'heure, tu disais que je n'aurais pas besoin de toi pour le BDSM. Pourquoi tu penses ça ? Fis-je timidement.
- Et bien, j'ai vu comment tu as réagi hier en me griffant encore et plus fort après que je te l'ai demandé, et surtout ton petit jeu avec Ace a tout l'air d'être du BDSM, enfin plutôt du SM, ce qui m'intéresse beaucoup. J'aime beaucoup la douleur et encore plus une femme qui me contrôle pendant l'acte sexuel. Je trouve ça très excitant alors quand Ace m'avait racontée ce que tu lui avais fait, ça m'avait beaucoup plût, yoï.
- Tu aimerais que je refasse la même chose pour toi ? Demandais-je sans trop oser.
Il sourit bruyamment puis se gratta l'arrière du crâne.
- Et bien, je n'osais pas te le demander. Ca ne te dérange pas, yoï ?
- Nan, si tu ne regardes pas sinon je n'oserais pas le faire. Souris-je un peu embarrassée.
- Je ne regarderais pas. Promis ! Tu veux faire ça avec ou sans préservatif ? Car je sais qu'avec Ace, c'était sans, yoï.
Putain ! Même ça, il lui avait dit. J'aimais beaucoup sans capote. Il y avait plus de sensation. Mais je ne savais pas trop en fin de compte.
- Moi peu importe. A toi de voir. Répondis-je.
- Honnêtement, c'est meilleur sans mais je sais par expérience qu'avec l'excitation, un peu de sperme peut sortir sans qu'on s'en rende compte. Ce serait dommage qu'il arrive un accident mais je n'ai pas de préservatif sur moi. Désolé, yoï.
Vraiment ? Alors j'aurais pu tomber enceinte de Ace plusieurs fois ? Oh bah merde ! C'était effrayant. Je hochais de la tête, compréhensive avec un petit sourire. Il n'avait pas intérêt à jouir en moi.
- Tu veux faire ça quand ? Questionnais-je timidement.
Il me sourit en coin puis regarda son portable dans sa poche de blouse.
- Il me reste du temps avant ma pause-déjeuné, on peut faire ça maintenant si tu veux. Nous avons terminé tes étirements et Thatch ne te fera pas de crise pour rester plus longtemps avec moi, yoï.
Je souris bruyamment amusée puis hochais de la tête timidement. J'étais partante pour une partie de jambe en l'air même si techniquement ça n'allait pas être le cas. Marco se leva pour verrouiller la porte puis fermer les rideaux des fenêtres nous plongeant dans une faible obscurité. Il revint ensuite près de moi, à ma hauteur, avec un sourire en coin. Je pris l'initiative de m'asseoir à califourchon sur lui qui était assis en lotus puis l'embrassais, mes bras autours de ses épaules. Sa salive avait le goût du café. Il en avait sûrement bu avant de venir me voir. Il enlaça mon dos et le caressait doucement. Sa bouche dévia sur ma mâchoire puis descendit sur mon cou. Je frémissais en sentant sa langue lécher ma peau pour remonter sur mon oreille. Je gémissais en sentant son souffle chaud sur mon lobe et je me cambrant lorsqu'il me mordit l'oreille. C'était bon. Mes doigts se nichaient dans ses cheveux blonds, les agrippant pour les tirer en arrière. Il lâcha un grognement lorsque sa tête suivi le mouvement. Pour ne pas croiser son regard, je me jetais sur son cou, le dévorant mais j'avais eu le temps d'apercevoir son sourire amusé. Je mordillais sa peau et un peu plus fortement son oreille le faisant gémir.
- Tu comprends vite. Je t'avais dit que tu n'aurais pas besoin de moi, yoï. Ricana-t-il avant d'inspirer entre ses dents car je mordais plus fortement son lobe.
J'avais lu, en me renseignant l'autre fois sur le BDSM, que les Masochistes étaient également Soumis et aimaient donc recevoir des ordres. Marco avait dit qu'il aimait qu'une femme le contrôle pendant l'acte sexuel. Il allait être servi. Enfin, j'allais faire de mon mieux même si j'avais peur de me couvrir de ridicule.
- Chut ! Tait-toi ! Fis-je un peu sèchement sans m'en rendre compte sur le coup.
- Oui...
Hep !
- Je t'ai dit de te taire ! M'exclamais-je violemment en le poussant en arrière.
J'avais été un peu trop fort me surprenant. Ca m'avait fait mal aux bras et au dos. Toutefois, je le maintenais plaquer contre le tapis et vis son sourire en coin. Ca lui plaisait vraiment ? Ca me rendait fière de moi.
- Ferme les yeux maintenant et ne bouge plus ! Ordonnais-je.
Il s'exécuta sans broncher et je me penchais vers lui pour surveiller qu'il jouait bien le jeu. Je ne savais pas combien de temps j'avais attendu mais il ne fit rien alors je déboutonnais sa chemise et vis apparaître un petit sourire en coin sur son visage. Je terminais de la déboutonner puis embrassais sa peau en commençant par sa clavicule. L'odeur de son parfum fruité enivrait mon nez. Qu'il sentait bon ! Lorsque j'arrivais à son torse, je vis ses tétons déjà en pointes et me tâtais à jouer avec. Peut-être aimerait-il ? Je me risquais à essayer alors je déposais mes lèvres sur un et l'embrassais, puis ma langue le lapa lentement. Aucune réaction. Bon... C'était vrai qu'il kiffait avoir mal. Je le mordis entre mes incisives et là, cela lui fit de l'effet. Marco se cambra en avant dans un râle de plaisir. Je recommençais mais en le léchant de temps en temps. Je fis pareil avec le second. Son corps tremblait par moment tandis qu'il gémissait doucement. Je me redressais en le griffant un peu fort sur le ventre. Etrangement, je prenais un kiff à lui faire mal. C'était exaltant d'avoir le contrôle sur quelqu'un et de me faire obéir. Je ne me savais pas comme ça. Bien sûr, j'étais sûre d'avoir une limite que je découvrirais un jour.
Mes doigts arrivèrent à son pantalon et je défis sa ceinture puis le déboutonnais rapidement. J'embrassais son ventre et me décalais ensuite sur le côté pour me déshabiller. Nue à côté de lui, il n'avait pas bougé. On aurait dit qu'il dormait tellement qu'il était stoïque. J'écartais les pans de son jeans puis l'abaissais jusqu'à ses chevilles. J'avais eu un peu de mal car il ne m'avait pas aidé. Il jouait trop bien le jeu pour ne pas tenter de le perdre. Je souris en voyant la bosse naturelle de son caleçon. Aucune érection. Ace serait déjà en train de bander, lui. Les hommes mûrs étaient bien différents des jeunes de ma tranche d'âge. J'abaissais son sous-vêtement qui rejoignit son pantalon et fixais sans m'en rendre compte ensuite son sexe au repos. Ses bourses étaient encore plus impressionnantes comme ça. Comment faisait-il pour marcher correctement avec ça ? Si j'étais à sa place, je me déplacerais comme un crabe ou un sumo ! La plus à plaindre devait être sa mère quand elle avait dû accoucher. Pareil, ce n'était pas la tête qui était sortie en premier mais ses couilles. Je retins un rire en y pensant. Allez ! Reprenait ton sérieux, Anastasia !
Je revins à califourchon sur lui en me plaçant sur ses cuisses puis me penchais pour déposer des baisers papillons sur son ventre jusqu'à descendre sur son pubis sans toucher à sa verge. Néanmoins, je passais ma langue sur ses testicules imberbes et les pris en bouche pour les aspirer fortement. Marco émit un râle rauque et je sentis sa queue bouger contre mon visage. Il avait eu un soubresaut. Que c'était satisfaisant, putain ! Je n'arrivais pas à les prendre totalement en bouche mais ça me faisait saliver énormément. Il eut plusieurs soubresauts et du coin de l'oeil, je vis sa queue être à demi-molle. Elle bougea sur le côté et c'était la première fois que j'observais une verge devenir en érection. Ca se levait doucement pour finir par s'arrêter à la verticale contre son ventre. Je trouvais ça beau à voir. On aurait dit la lavée d'un roi. Je laissais de côté ses bourses pour m'attaquer au plus intéressant. Mes lèvres déposèrent un baiser soufflé sur son prépuce recouvrant encore partiellement son gland. Puis je le pris en bouche sans douceur et le décalottais d'un geste vif de la main. Ca avait dû lui faire mal car il grogna en grimaçant. Bah quoi ? Tu voulais de la douleur, mon gars ! Je débutais ma succion sans douceur contrairement à l'autre fois. De temps en temps, je mettais un peu les dents et vu ses gémissements et son souffle rapide, ça devait lui plaire. Lentement, j'enfonçais sa verge presque entièrement dans ma bouche puis me stoppais. Je ne voulais pas dégueuler mais je sentis sa queue avoir plusieurs soubresauts à la suite. J'adorais ça et mon égo montait en flèche. Par contre, je bavais beaucoup et ma salive gouttait sur son pubis et ses testicules. Je redressais un peu la tête mais le gardais en bouche puis griffais son torse pour venir titiller ses tétons. Je les palpais, les caressais et les griffais de mes index. Marco grognait de plaisir en tremblotant de plaisir.
C'était bon de jouer avec lui et surtout de lui donner du plaisir. En le voyant, je n'aurais jamais cru que ça se passerait comme ça entre nous. Je pensais qu'il me dominerait comme le faisait Thatch, Ace et même Sasha mais pas qu'il me serait soumis. Ca changeait et je trouvais ça bien. C'était une nouvelle expérience sexuelle qui me fera évoluer.
Le sucer m'excitait beaucoup. Ma cyprine coulait le long de mes cuisses et je gémissais de plaisir. Je le voulais en moi alors j'arrêtais tout et me redressais pour venir m'empaler sur lui lentement dans un soupir. Son passage toucha mon point de plaisir et je couinais en tremblotant avant d'onduler du bassin. Je me penchais pour mordiller ses mamelons. Ses râles et ses gémissements étaient différents d'hier. Le jour d'avant, ça ressemblait à ceux d'un rapport quelconque comme avec Thatch, Ace ou Sasha mais cette fois-ci, j'avais l'impression que le plaisir que je lui donnais le rendait limite dingue. Il se laissait aller sans retenue et c'était presque déstabilisant. Je n'avais pas l'habitude d'entendre un homme gémir de cette façon. Je voyais ça plus chez moi. Il prenait son pied en fait. Incroyable ! Arriverais-je à rendre fou de plaisir comme ça Thatch un jour ou même Sasha ?
- … Ah... Anasta... Ah... Je tiens plus... Je vais venir, yoï... grimaça-t-il en grognant, épris de son plaisir.
Hein ? Déjà ? Et moi alors ? Je venais à peine de commencer. Savoir que je le dominais l'excitait tant que ça ? Bah merde alors... J'avais peut-être été trop fort d'un coup ? Pourtant, je n'étais même pas fatiguée par mon effort.
- Nan ! Je t'interdis de jouir avant moi... Si tu réussis, tu auras une récompense entre plusieurs choix... Mais si tu échoues, sache que je ne me retirerais pas... Tu as compris ?... haletais-je en poursuivant ma cadence.
- … Ah... Oui Domina, yoï...
Domina ? C'était du latin, nan ? Je ne savais pas ce que ça voulait dire et ne fis aucune remarque. Marco grimaçait en râlant sur un rythme plus rapide et court. J'avais vraiment osé lui dire ça ? Ca me surprenait moi-même. Etait-ce vraiment moi ? Je ne me reconnaissais plus. Pourtant ça me plaisait énormément. Il gesticulait alors je me redressais pour tenir fermement ses poignets contre le tapis. Je ne pouvais pas mettre énormément de force à cause de ma condition physique mais ça me permettait de prendre appuis pour accélérer le rythme de mes déhanchements. Sa peau se perlait de sueur. Le plaisir montait en moi. Le voir aussi épris de sensation m'excitait encore plus. Je couinais sans retenue de plaisir et me sentis jouir alors que mes jambes commençaient à en pâtir à force de bosser. Seigneur ! Que c'était bon ! Je tremblais en ondulant plus lentement des hanches tout en ayant ma tête relevée vers le plafond, les yeux clos avec un sourire béat sur le visage. J'étais au septième ciel, sur un vrai nuage de plaisir. Le Dieu du sexe, s'il existait, me prenait dans ses bras et m'enivrait du plaisir du monde entier. Je sentis un liquide chaud couler en continue de ma minette. Je ne m'en préoccupais pas bien trop occupée à savourer ma jouissance. Ce fut néanmoins Marco qui m'en sortit.
- … Ah... Domina... Je ne tiens plus... Je n'en peux plus... Domina...Ah... Domina, yoï... grimaçait-il entre plusieurs râles.
Je le regardais avec un sourire en coin. Encore épris de mon orgasme, je me penchais à son oreille et lui susurrais :
- Tu es un bon garçon, Marco... Tu as droit à ta récompense comme promis... Je te laisse le loisir de choisir où tu veux jouir. Dans ma bouche, sur mon visage, sur mes seins ou... Dans mon cul ?...
Hein ? J'avais peut-être fait une connerie en sortant Dans mon cul, moi ?! J'allais douiller mais il était trop tard pour faire marche-arrière. Toutefois, pour une première, il n'allait peut-être pas choisir cette option-là. Marco se mit à rire, essoufflé.
- … Dans ton cul... Dans ton cul, yoï... sourit-il en grognant de plaisir.
Et merde... Mais bon, je n'allais pas me défiler. Une promesse était une promesse. Je stoppais mon faible déhanchement et le sortis de mon antre. Oh ! Le liquide que j'avais senti provenait de mon orgasme. J'avais énormément mouillé d'un coup. Marco en avait sur lui et c'était un peu gênant. Cependant, au moins, sa queue était hyper bien lubrifiée et devrait rentrer sans encombre dans mon cul. Je le positionnais à l'entrée et me forçais à me détendre en sentant son gland rentrer en moi. Ca passait comme dans du beurre mais c'était quand même un peu douloureux. Je grimaçais en le faisant rentrer en entier. Je bougeais très lentement et priais pour qu'il jouisse rapidement. Pour l'aider, je titillais de nouveau ses mamelons de mes ongles, les griffant et les pinçant fortement. Je voyais qu'il n'en pouvait plus. Pour le faire venir encore plus vite, je pris sur moi et sautillais sur lui en prenant appuis sur ses poignets. Putain, allez !
… Domina... Je viens... Je viens, yoï... grogna-t-il.
Enfin ! Marco émit un long et bruyant grognement en grimaçant. Je stoppais tout mouvement et le sentis convulser à l'intérieur de moi, giclant son sperme chaud. Malgré la douleur, j'adorais ça. C'était tellement agréable et satisfaisant alors je lâchais un gémissement de bien-être. Quand il eut fini, je m'effondrais sur lui, ma tête contre son torse. J'entendais les battements affolés de son cœur et sa respiration saccadée.
- Tu as été un bon garçon, Marco et tu m'as donnée un incroyable orgasme. Riais-je doucement.
- J'ai cru comprendre... Tu vois, je t'avais dit que tu n'aurais pas besoin de moi... Tu as du potentiel pour être Domina... Thatch devrait t'enseigner son savoir-faire, yoï...
Ca allait être le cas.
- Vraiment ? Tu sais, je ne me savais pas comme ça. Si tu n'avais pas fermé les yeux, je n'aurais osé rien faire. Sinon, Ace le sait que tu es Maso ? Questionnais-je sans trop oser.
- C'est vrai que j'ai été un peu surpris au début mais je suis très vite rentré dans le jeu. A te voir comme ça, on dirait pas que tu débutes dans le BDSM. Je suis content de m'amuser pleinement avec une belle femme qui correspond à mes attentes. Et pour te répondre, seul Thatch est au courant. Ace ne le sait pas et je pense que c'est pour ça qu'il disait que tu étais une dépravée. Il n'y connaît rien. Oh je sais que Thatch lui parle de ce qu'il fait mais c'est un ignorant. Il n'a pas pensé une seconde que tu t'essayais sans t'en rendre compte à la Domination. Quand il me le racontait, j'avais de suite compris et je pense que Thatch également. Ce serait bien qu'il t'enseigne ce qu'il sait, tu as vraiment du potentiel. Je lui en parlerais si tu veux, yoï.
- Si tu lui en parles, ça voudrait dire que tu lui raconterais ce qu'il vient de se passer ? M'inquiétais-je.
Marco garda le silence un moment avant de rire.
- Merde, c'est vrai. Alors je ne dirais rien. Ce que nous faisons ne le regarde pas, yoï.
Je le regardais. Il avait toujours les yeux clos et ne bougeais toujours pas. Attendait-il que je lui dise ce qu'il pouvait faire maintenant ? Oh...
- Je lui en parlerais alors. Et tu peux ouvrir les yeux et bouger de nouveau, Marco. Souris-je doucement.
Il le fit et me regarda avec un sourire avant de m'enlacer de ses bras.
- Oh ! Je suis toujours à l'intérieur de toi. Si je bouge, je ne sortirais pas seul et le papier absorbant est dans le tiroir du bureau au fond, yoï.
C'était vrai qu'on était un peu dans la merde comme ça. La galère... Je ne dis rien et il chercha dans la poche de sa blouse, son portable. Du coin de l'oeil, je vis qu'il regardait l'heure et j'eus le temps de voir qu'il était 12h06.
- Ma pause-déjeuné vient de commencer. On va devoir y aller sinon Thatch va se douter de quelque chose, yoï. Sourit-il amusé.
Je riais légèrement puis me redressais pour venir l'embrasser. Sa main vint dégager un côté de mes cheveux pour se loger ensuite dedans tandis qu'il l'approfondissait de lui-même. C'était tendre comme la première fois. Même si Marco était Maso, il était également respectueux et également bon amant. Je mis fin au baiser et me redressais avec un petit sourire pour m'asseoir sur lui, sa queue toujours en moi. Elle était molle et je n'avais pas mal. D'ailleurs, je trouvais ça étonnant qu'elle ne soit pas sortie toute seule. Je me souvenais qu'avec Ace, c'était arrivé et ce fut la panique. Ses yeux me regardèrent de haut en bas et ses lèvres esquissèrent un sourire en coin. Ensuite ses mains se posèrent sur mes cuisses et les caressaient pour remonter sur mes seins en passant par mes hanches et mes côtes. C'était agréable. Soudainement, je poussais un petit couinement amusé lorsqu'il me prit dans ses bras en se redressant tout aussi amusé que moi. Nous nous embrassâmes avec gaieté. Marco me bascula doucement en arrière et je m'accrochais à sa blouse pour ne pas chuter comme une merde.
- Ne bouge pas et relève bien les jambes. Je vais chercher du papier absorbant, yoï. Sourit-il près de ma bouche.
- D'accord. Soufflais-je avec un petit sourire.
Il se redressa puis se retira lentement de mon antre et je relevais rapidement les jambes pour rehausser mon cul, serrer les cuisses et l'anus. Je sentais que ça voulait sortir et fis de mon mieux pour ne rien évacuer. On aurait dit que je retenais une gastro. Lâchais rien ! Putain ! Marco se dépêchais de se rhabiller en se dirigeant vers le bureau au fond de la pièce puis il ouvrit un placard et prit un rouleau de papier absorbant avant de revenir à grand pas vers moi. Il me donna plusieurs feuilles puis posa le rouleau à mes côtés. Je le remerciais en posant les feuilles sur mes fesses mais n'osais pas tout relâcher car je savais que j'allais péter. Trop la honte ! Marco repartit au bureau et s'occupa du dossier, ses lunettes sur le nez. Lentement et en contrôlant mon souffle, je relâchais mes sphincters. Heureusement que la couche de papier étouffait le bruit. Je virais rouge en regardant Marco qui ne prêtait finalement pas attention à moi, bien trop occupé à écrire dans son dossier. Une fois sûre que tout était sorti, je m'essuyais rapidement encore avec d'autres feuilles avant de me redresser pour me rhabiller. Ouais parce que vu la position dans laquelle j'étais, si quelqu'un souhaitait entrer, on serait vite dans la merde. Moi à poils en position de l'oeuf avec le cul dilaté... Et Marco... Bon Marco, lui, ça allait ! Personne ne lui dirait rien. Ce serait uniquement moi qui passerait pour une conne avec le cul à l'air. Je me tortillais comme un vers pour enfiler mon legging. Sur le fauteuil, c'était plus facile. J'arrivais au cul puis m'arrêtais net en voyant que Marco me fixait avec un sourire en coin. Oh la honte...
- Besoin d'aide, yoï ? Demanda-t-il, toujours avec son sourire en coin.
- Nan merci. J'ai terminé. Fis-je d'une petite voix.
Il retira et rangea ses lunettes dans la poche du torse de sa blouse avant de se lever pour me rejoindre tandis que je m'asseyais sur le tapis.
- Accroche-toi à moi ! Je vais te porter à ton fauteuil, yoï. Sourit-il.
Je hochais de la tête et m'accrochais à son cou lorsqu'il me porta telle une princesse. Il m'assit en suivant dans le fauteuil puis jeta les papiers usagés dans la poubelle et enfin, récupéra son dossier sur le bureau.
- Allez je te ramène à ta chambre et comme ça j'en profiterais pour ausculter Thatch, yoï. Me dit-il en me poussant jusqu'à la porte.
Je hochais de la tête avec un sourire tandis qu'il déverrouilla la porte et ainsi l'ouvrir.
Nous arrivâmes peu de temps après dans ma chambre et aucune trace de Thatch, même pas dans la salle de bain pourtant ses affaires étaient toujours là. Marco soupira puis m'aida à m'installer sur le lit. Les draps avaient été changés.
- Il a dû aller fumer. Vu l'heure, vos plateaux ne devraient pas tarder à arriver. Je vais rester un peu avec toi, le temps que ça arrive, yoï. Fit-il en s'asseyant au bord du lit.
Je lui rendis son sourire.
- En tout cas, j'ai beaucoup apprécié ce qu'il s'est passé entre nous. J'ai cru que je n'allais jamais tenir mais je ne pensais pas autant m'amuser avec toi dès le début. Je m'étais dit qu'il allait te falloir du temps et de la confiance pour oser faire ça. Quand on sera chez moi, on aura plus de possibilité de jeux, yoï.
- Oui, mais je n'oserais jamais faire quelque chose si tu regardes. Il me faudra du temps pour me laisser aller pleinement. Sinon, par curiosité, il y a des choses que tu aimerais que je fasse ? Demandais-je sans trop oser à la fin et sans le regarder.
Je l'entendis sourire bruyamment.
- Oui, bien sûr mais ça se passera chez moi. J'ai ce qu'il faut, yoï. Ricana-t-il.
Comment ça il avait ce qu'il faut ? Lui aussi, il avait un grenier rempli de jouets pervers ?
- Tu as un grenier comme Thatch ? Questionnai-je sur le cul.
Il éclata de rire.
- Je vois que tu es aussi au courant de ça. Nan, je n'ai pas de grenier et je ne suis pas aussi riche en accessoires comme lui mais j'en ai assez pour m'amuser.
J'allais dire quelque chose mais on toqua à la porte. Elle s'ouvrit sur une femme accompagnée d'un chariot avec des plateaux repas. Elle nous salua, déposa le mien puis Marco lui ordonna de laisser celui de Thatch en plus avant qu'elle ne quitte la chambre.
- Thatch ne devrait pas tarder, je pense. Je vais te laisser manger avec lui et reviendrais après mon rendez-vous pour l'ausculter, yoï.
Je hochais de la tête sans faire de commentaire avec un sourire puis il se pencha pour déposer ses lèvres sur les miennes. L'embrasser était toujours aussi plaisant malgré que je connaissais son secret intime. Il perdait un peu de mystère mais ça m'importait peu. Marco restait séduisant et également toujours mon fantasme. J'ouvris la bouche pour laisser passer sa langue qui pointait contre mes lèvres closes. Nos appendices se caressaient lentement dans une danse romantique. C'était agréable. Sa main se posa sur ma joue et son pouce caressa ma peau tandis que je remontais mes mains sur son torse pour ensuite enlacer son cou, me rapprochant de lui. Son souffle nasal chatouillait mon visage, mon cœur battait la chamade et je sentais que je commençais à être excitée. Il m'en fallait vraiment peu. Toutefois, Marco interrompit notre échange buccal et me sourit amusé.
- Thatch arrive, yoï.
Je le regardais confuse et il s'éloigna de moi pour se lever puis la porte s'ouvrit lentement sur Thatch qui sourit en nous voyant. Marco avait une putain de perception ! Comment faisait-il pour entendre les gens arriver comme ça alors que c'était le calme plat ?
- Vous êtes revenus depuis longtemps ? J'étais parti fumé et j'ai traîné un peu. Questionna Thatch du nez.
- Nan, nous venons à peine d'arriver tout comme vos repas. Je vais manger et je passerais tout à l'heure pour t'ausculter, Thatch. A plus tard, yoï. Informa Marco avant de prendre son dossier.
- Oh, ok... A plus tard ! Sourit-il avant de venir s'asseoir en se tenant les côtes près de moi.
Marco sortit de la chambre en fermant derrière lui.
- Alors comment ça s'est passé ? Demanda Thatch en rapprochant la table à roulettes où étaient posés les plateaux.
- Oh comme hier... Des étirements sauf que j'ai pu tenir sur mes genoux. Marco a dit que je devait retrouver mon équilibre et que ça allait se faire avec la rééducation. Répondis-je simplement.
La suite ne le regardait pas et quand bien même je n'avais pas spécialement envie de lui raconter. Il me sourit en coin puis hocha de la tête.
- Tant mieux ! Moi, je me suis encore reposé et ensuite j'ai téléphoné à mes employés pour les avertir que je ne pourrais pas venir travailler pendant un certains temps. Marco m'a mit en arrêt pendant un mois. Ca ne m'arrange pas mais c'est vrai que je ne peux pas travailler avec des côtes fêlées et un nez cassé.
- Tu fais encore de la fièvre ? Questionnai-je, inquiète en posant ma main sur son front.
- J'en sais rien. Je me sens bien malgré la douleur. Fit-il nonchalant.
Son front n'était pas chaud mais ça ne voulait rien dire. Nous prîmes ensuite la décision de manger. Mouais, je n'étais pas fan des choux farcis alors j'avais laissé le légume et mangé la viande ce qui avait fait sourire Thatch. Pourtant, lui non plus n'avait pas mangé son choux.
- Nous voilà un autre point commun culinaire. Je n'aime pas le choux également. Ricana-t-il ce qui me fit sourire.
- C'est vrai. Je trouve ça trop amer. Fis-je amusée.
- Ah oui ? Moi, je trouve que c'est très acide pour un légume et pourtant j'aime l'acidité.
Nous rîmes ensemble puis terminâmes de manger. Je pris une douche rapide ensuite puis m'habillais de ma robe blanche avec mes bas de contention. Thatch en profita ensuite pour aller au toilette et moi, je décidais de téléphoner à ma mère pour enfin lui dire la nouvelle nous concernant, mais j'avais surtout envie de lui raconter ce qu'il s'était passé hier soir avec Ace. Je ressentais le besoin de me confier à elle. En prenant mon portable, je vis que j'avais un sms et un appel en absence. Ace... Bordel ! Il voulait encore s'excuser ou quoi ? Qu'il aille se faire foutre !
« Je suis désolé pour hier soir. J'étais en colère après Thatch et aussi après toi. Je comprends que tu ne veuilles pas me répondre au téléphone mais j'aimerais pleinement m'excuser et te parler. J'ai réfléchi et je me rends compte que j'ai agi trop hâtivement et surtout comme un con. J'aimerais me faire pardonner et rester ami avec toi. Je tiens beaucoup à toi et je ne veux pas te perdre. J'essaierai de t'appeler encore tout à l'heure. Je suis sincèrement désolé, ma souris. »
Le message datait d'il y avait à peine une demie heure. Je n'étais pas encore revenue de ma séance d'étirement à ce moment-là. Je n'avais pas envie de lui répondre et je verrais bien tout à l'heure à son prochain appel. Ca me pinçait le cœur de lire son message. Du peu que je connaissais de lui, je savais qu'il essayait de se convaincre de quelque chose et surtout que ça le faisait chier de ne plus me fréquenter. Il en prenait un coup au moral. Ca pouvait se comprendre. Même si j'étais en colère contre lui et que je lui en voulais, j'avais envie de lui parler et de le revoir. J'étais conne, n'est-ce pas ? J'étais avec Thatch et pourtant je voulais rester ami avec Ace. Etait-ce mal ? Je ne savais pas et je ressentais de la culpabilité. Je soufflais un bon coup puis appelais à la maison en croisant les doigts pour que ce soit Mama qui réponde.
- Privet ?
Ah Sasha... Pourquoi il répondait, lui ?
- Sasha ? C'est moi... fis-je en russe avant qu'il ne me coupe la parole.
- Qui ça moi ?
- Bah Anastasia, débile ! Soufflais-je un peu soûlée.
- Connais pas ! Mais si tu dis la phrase magique peut être que la mémoire me reviendra sauf que je ne garantis rien. Ricana mon cousin.
Ce con...
- Sérieux... Allez passe-moi ma mère ! Soupirais-je blasée.
Je l'entendis rire au combiné.
- Nan, avant tu dois dire « Je serais ton esclave pendant 24h dès mon retour à la maison. Tu es le meilleur, le plus beau, le plus fort et je pense à toi à chaque instant surtout à ton corps super sexy. Tellement que je t'admire, je te serais dévouée corps et âmes, surtout corps pendant ces 24h. » Voilà !
Sérieux ?...
- Ca fait plus d'une phrase, ça ! Rétorquais-je.
- Pas grave ! Allez, j'attends ! Fit-il arrogant.
Je soupirais encore en roulant des yeux. Il lâcherait pas l'affaire, ce con. Tant pis... J'étais tout de même contente de l'avoir au téléphone.
- Bon ok... « Tu es le plus beau, le plus fort et je pense à toi. Je te serais dévouée pendant 24h... »
- Ce n'est pas ce que j'ai dit !
- Ouais bah, il y a trop de truc, j'ai pas tout retenu donc tu devras te contenter de ça !
- Mouais... Bon tu téléphones pour quoi ?
J- e voulais parler à Mama pour lui dire pour Thatch et moi. Répondis-je, satisfaite qu'il lâche l'affaire.
- Elle n'est pas là. Elle est partie avec Dïadïa après mangé.
- Tu ne pouvais pas me le dire direct au lieu de me faire chier ? M'énervais-je.
- Nan ! Tu sais bien que c'est un plaisir de t'emmerder. Alors ça se passe bien avec ton amoureux ? Ricana-t-il.
- Oui mais... Mais hier soir, il s'est passé quelque chose...
- Quoi ? La capote a craqué ? Me coupa-t-il.
- Mais nan ! On a même pas baisé... Hier soir, Ace a été mit au courant que Thatch et moi étions ensemble maintenant. Alors il est venu à l'hôpital et s'en ai prit à Thatch qui fumait dehors. Il lui a cassé le nez et fêlé plusieurs côtes mais Thatch l'a amoché aussi. Du coup, il a dû rester cette nuit à l'hôpital et il est en arrêt pendant un mois. Expliquais-je tristement.
Sasha soupira.
- Je vais le défoncer ! Il est aussi à l'hôpital ? Interrogea-t-il irrité.
- Nan, il est rentré chez lui hier soir. En plus, il m'a envoyée un sms tout à l'heure. Je n'ai pas répondu. Il veut s'excuser et me parler pour qu'on continue à rester ami...
- Tu vas lui répondre et lui dire de venir pour que je le défonce ! S'exclama-t-il avec véhémence.
- Mais nan ! Je ne veux pas que tu es d'ennui ni de représailles. La Marine est venue hier soir à cause du grabuge et elle reviendra si tu en provoques. Je ne veux pas que tu te fasses arrêter pour moi. Je préfère te voir à l'hôpital ou à la maison plutôt qu'en cellule à Impel Down. Je t'aime, Sasha ! Émis-je d'une petite voix.
Mon cousin garda le silence pendant un moment.
- Si je le croise, je le bute ! Je viendrais te voir tout à l'heure. Comme ça, s'il vient, je le défonce.
Je ne dis rien sachant pertinemment que je ne le ferais pas changer d'avis et puis j'étais contente qu'il vienne.
- Bon allez, à tout à l'heure ! Je t'aime, Kuzina et fait pas la connerie de quitter Thatch pour ses beaux yeux ! Sois pas conne !
- Ne t'inquiète pas pour ça ! Je sais que je suis amoureuse de Thatch depuis un moment déjà. J'ai juste mit du temps à m'en rendre compte...
- Mais on s'en fout des sentiments ! C'est le pognon qui compte ! Me coupa-t-il.
Je roulais des yeux. Alors lui...
- Je ne veux pas me faire entretenir, Kuzen. J'aime Thatch et je serais heureuse avec lui.
- J'espère bien que tu seras heureuse avec lui. S'il te fait du mal, je lui pète la gueule ! Ria-t-il.
- Tu veux péter la gueule à tout le monde, toi ! Souris-je amusée même si ça me blessait qu'il dise ça.
- Seulement à ceux qui te font du mal, Nastia. La famille que j'aime est sacré pour moi.
- Tu aurais fait pareil, il y a trois ans ? Questionnai-je pour savoir.
- Oui, bien sûr. Même si nous n'étions pas très proche à l'époque, je n'aurais pas supporté de te savoir mal. Je pense que ça aurait fini par nous rapprocher.
- Je le pense aussi. En tout cas, je suis très contente que tu viennes tout à l'heure. Vitali sera avec toi ?
- Nan, il doit aller voir sa meuf chez elle. Sinon, tout à l'heure, Thatch sera là ?
- Oui sauf s'il n'a plus de fièvre alors il rentrera chez lui. Il a des anti-douleurs mais il souffre.
- Je sais ce que ça fait. J'ai déjà eu des côtes et le nez cassés. C'est très douloureux surtout en respirant. C'est une douleur continue et même une fois soigné, ça fait encore mal pendant quelques semaines. Je te dis pas, pour baiser et même me tripoter, c'était chaud. Ria-t-il à la fin.
Je riais avec lui tandis que Thatch sortait enfin de la salle de bain. Il me sourit en me voyant hilare avant de s'asseoir à côté de moi.
- Bon je vais te laisser, Kuzen. Thatch vient de revenir. On se voit tout à l'heure. Fis-je avec un sourire.
- Ouais ! A tout à l'heure.
- Je t'aime, Sasha !
- Je t'aime, Nastia !
Et je raccrochais.
- J'ai voulu appeler ma mère pour lui dire pour nous deux mais elle n'était pas là tout comme mon père alors c'est Sasha qui a décroché. Je lui ai raconté ce qu'il s'est passé hier. Ca l'a énervé et il vient tout à l'heure. Il a demandé de tes nouvelles. Souris-je à la fin.
- Oh ! Il ne t'a pas dit à quelle heure ? Sembla-t-il intéressé.
- Nan, à mon avis, il partira en même temps que Vitali qui doit aller voir Bonney chez elle.
- Je vois. J'ai l'impression que ton cousin est très protecteur envers toi ou je me trompe ? Fit Thatch sérieusement.
- Tu ne te trompes pas. Sasha a eu l'éducation russe. Les hommes russes sont élevés pour être le pilier de la famille. Ils doivent la protéger, savoir subvenir à ses besoins et même de la soutenir. Papa nous disait souvent qu'il existe un proverbe pour qualifier les hommes russes : kak za kamennoy stenoy. Ce qui signifie comme un mur de pierre. L'homme doit être solide et fiable comme un mur derrière lequel une femme peut se cacher et oublier toutes ses peurs et tous ses soucis. Je me souviens lorsque j'étais enfant, Sasha s'était énervé car il n'y avait pas d'arme à feu parmi les jouets de Vitali. Ca m'avait marquée car il disait qu'il n'avait que des jouets pour fille et qu'un garçon devait jouer avec des couteaux et des pistolets. J'avais été choquée alors j'avais été le raconter à mon père. Il m'avait dit que c'était normal pour un garçon russe de jouer avec des armes factices, puisque c'était l'éducation instaurée aux garçons de Russie pour leur apprendre à ne pas laisser les autres les blesser ou faire du mal à sa famille, d'être en mesure de défier physiquement un attaquant et de protéger les plus faibles. Je retrouve tout ça chez Sasha. Alors quand il a su pour Ace... Vaut mieux pas que les deux se croisent ! Expliquais-je.
Thatch m'avait écoutée attentivement.
- Il a déjà utilisé de vraies armes ? Questionna-t-il avec intérêt.
- Je ne sais pas mais je pense. Une fois, il voulait aller chasser avec mon père et mon frère, il y a trois ans mais ma mère n'avait pas voulu.
- Oui surtout que c'est interdit. On ne chasse plus à East Blue depuis un certains temps. Je trouve ça bien qu'il te protège comme ça. Je suis rassuré. Tu lui a dit pour ma proposition d'emploi ?
- Oui ! Il commence déjà à parler un peu japonais. Ma mère va lui passer ses cahiers de note pour l'aider. Il est motivé à avoir un travail et son Visa. Plus rien ne le retient en Russie. Il reste bien son père mais il est en froid avec lui. Racontais-je.
- Il a perdu sa mère ?
- Pas vraiment. Ma tante a quitté mon oncle puis s'est volatilisé. Sasha avait essayé de la retrouver après qu'il a été mis à la rue par son père à ses 18 ans mais en vain.
- Il était SDF ? Demanda-t-il surpris.
- Oui, mais pas longtemps. Il s'est engueulé avec son père car il voulait entrer dans une école de cuisine et pas devenir avocat comme lui. Son père disait que la cuisine était un travail de femme sauf que c'est le rêve de Sasha d'être cuisinier alors il avait fait son choix. Je ne sais plus combien de temps, il est resté à la rue mais il a eu l'aide d'une personne sympathique qui l'a hébergé et aidé financièrement. Il m'a dit qu'elle a fini par mourir d'un accident de voiture et qu'il a dû se démerder financièrement pour continuer à payer ses études. Continuais-je.
- Je vois. Je ne veux pas te cacher que j'ai eu la curiosité de m'informer un peu sur lui. J'ai appris qu'il jouait de temps en temps les pirates sous le pseudonyme de RedHands et qu'il avait fait un bon coup contre l'Empereur Pirate Big Mom récemment... sourit-il mais je lui coupais la parole.
- Quoi ? Hallucinais-je un peu trop fort.
Genre Sasha avait attaqué un Empereur Pirate ?!
- Oui, il lui a pris une certaine somme. 2000 Berrys, je crois bien. Elle a mit une prime sur sa tête. En plus d'être recherché par la Marine, il a les alliés de Big Mom et les chasseurs de prime au cul. Père s'intéresse à lui. Je ne lui ai pas dit sa véritable identité mais il a dû faire ses propres recherches tout comme les autres. Il se méfie de lui, tu vois. Réussir à hacker le réseau de Big Mom et voler de l'argent sans se faire contrer ensuite, faut le faire. Il a du potentiel. J'espère juste qu'il est assez intelligent pour ne pas s'en prendre à nous. Ricana-t-il à la fin.
J'étais sur le cul. Alors comme ça, Sasha avait une prime sur la tête ? C'était inquiétant. Il avait des ennuis et je ne pouvais même pas l'aider. J'avais envie de lui en parler pour savoir pourquoi il avait fait ça. Enfin je me doutais pourquoi vu qu'il adorait l'argent mais je voulais surtout savoir pourquoi il s'en était prit à un Empereur. C'était dangereux et carrément dingue. J'avais peur pour lui. Oh Sasha... Dans quelle merde, tu t'étais fourrée ?
- Si tu as su pour sa véritable identité, ça veut dire qu'il ne s'est pas très bien caché ? Demandais-je.
- Pas exactement. Je ne sais pas pourquoi il a fait ça mais il avait laissé quelques indices et c'était volontaire vu comment c'était fait.
- Vraiment ? Quel genre d'indice ?
- Sa nationalité, son sexe et puis le message qu'il a laissé comme signature, ça m'a fait tout de suite pensé à lui malgré que je ne le connaisse pas. C'était de l'anglais. Sourit-il amusé.
- Vraiment ? C'était quoi ? Questionnai-je, curieuse.
- C'était très vulgaire mais en gros, il disait à l'Empereur Big Mom qu'il n'avait pas eu besoin de se sortir les doigts du cul pour entrer et se servir, car c'était aussi facile que de faire jouir une pute.
J'éclatais de rire. Oui, ça ressemblait bien à Sasha. C'était sa manière de parler et traduit en russe ça sonnait juste le concernant.
- Ca correspond à Sasha. Je reconnais bien sa façon de parler. Il a toujours été assez vulgaire dans ses propos. Mais comment tu peux être sûr que c'est lui ? Riais-je.
- J'ai mes secrets, Bébé mais je sais qu'il avait hacké le pc et le portable de Ace avant mais je ne sais pas pourquoi. Je sais que c'était via ton pc donc peut-être que c'était un moyen direct de nous atteindre mais il n'a rien fait contre nous. Il s'est simplement arrêté à Ace.
Oh putain ! Il avait cafté.
- Oui, je le savais. Ace m'en avait parlée et Sasha aussi. Il n'en avait qu'après lui. Sasha m'avait dit qu'il avait fait ça pour me protéger alors il a supprimé certaines photos et vidéos qu'il y avait de moi. Il ne m'a pas dit ce que c'était par contre.
J'avais menti à la fin mais je ne voulais pas lui dire qu'il avait vu la sextape.
- Des vidéos ? Tu crois qu'il a vu la notre ? S'inquiéta Thatch.
Je haussais des épaules puis fis semblant de réfléchir.
- S'il l'avait vu, t'inquiète pas qu'il m'aurait emmerdée avec ça, le connaissant. Après, j'ai pas fait gaffe si elle était toujours sur mon pc. Je regarde. Fis-je en prenant mon ordinateur pour le poser sur mes genoux.
Du coin de l'oeil, je le vis se pincer les lèvres avec anxiété. Ca l'inquiétait beaucoup et je le comprenais mais jamais je lui dirais la vérité. Sasha serait un jour son employé et ce serait très malaisant entre eux. Je retirais la veille prolongée puis cherchais le dossier de Ace. C'était toujours à la même place. Le mot de passe y était encore et la vidéo aussi tout comme les fichiers concernant le BDSM et les fantasmes de Ace. Je soufflais soulagée puis fis un sourire à Thatch.
- C'est bon ! Elle est toujours là. Le dossier est mit par mot de passe et Sasha ne m'a rien dit donc ça devrait aller, je pense. Le rassurais-je.
- J'espère... souffla-t-il sans me regarder.
Je me souvenais que mon cousin m'avait dit qu'il m'avait mit des films. J'en profitais donc pour vérifier ce que c'était et les cherchais. Je les trouvais dans le dossier Vidéo. Oh ! Il y avait des Disney : Cendrillon, mon préféré; Blanche-Neige La Belle et la Bête Peter Pan et Anastasia. Les titres étaient en russe alors ça ne devait pas être en japonais. Tant pis pour Thatch... Mais comment Sasha savait-il que j'adorais les Disney ? Je vis qu'il y avait un dossier de photos alors je cliquais dessus et fus surprise de trouver des photos de la famille datant de mon enfance. Je pouffais de rire en voyant Sasha enfant assis sur l'ancien canapé de mes parents tenant Vitali, bébé, dans ses bras et à côté de moi en pleure. Il avait dû me faire une crasse juste avant pour que je chiale comme ça et surtout vu son sourire de connard peint sur son visage. Je devais avoir 4 ans sur la photo, Vitali 1 an et donc Sasha 7 ans. Ca remontait à loin.
- Qu'est-ce qu'il y a ? me demanda Thatch avec un sourire.
- Sasha a mit des photos de nous enfant. La première résume bien mon enfance avec lui. Rigolais-je.
Je tapotais la place sur le lit à côté de moi et Thatch vint s'y allonger. Je lui montrais la photo et il sourit bruyamment.
- C'est toi qui pleure, là ? Fit-il amusé.
- Oui ! Regarde la tête de Sasha. Il avait dû m'emmerder juste avant. Souris-je en lui montrant du doigt mon cousin.
- Je ne suis pas surpris de le voir comme ça. Je te l'ai dit, je ne le connais pas mais ça se voit qu'il est railleur. Tu te souviens de ce qu'il t'avais fait ?
- Nan, mais il m'a tellement emmerdée...
Je passais à la photo suivante. C'était moi adolescente. Je devais bien avoir 13-14. J'étais assise sur le sol contre le canapé à lire un bouquin. Sasha qui devait avoir 16-17 ans était affalé sur le canapé à rien foutre. Tiens, il me regardait du coin de l'oeil sans air fourbe. C'était étonnant de sa part. Il réfléchissait à un nouveau mauvais coup ? Oh merde ! A moins que ce ne fut le jour où il m'avait vu me tripoter. Oh nan ! Le malaise... Je lui demanderais pour être sûre mais si c'était le cas, ça voudrait dire que c'était à partir de là qu'il avait commencé à fantasmer sur moi. C'était flippant surtout que c'était la dernière fois que je l'avais vu. Si j'avais su, j'aurais cherché à être plus sympa envers lui. Il ne m'avait pas spécialement manquée mais ce qu'il lui était arrivé me faisait de la peine.
- Oh ! Tu n'avais pas autant de poitrine que maintenant. Tu avais quel âge, là ? Demanda Thatch avec un sourire me faisant rougir.
- Euh je crois que je devais avoir 13-14 ans. C'était la dernière fois que j'avais vu Sasha. Habituellement, il venait tous les ans et pendant trois ans, il n'était pas venu. Son père l'avait mit à la porte et ensuite il est entré dans une école de cuisine. Il venait de terminer quand il est arrivé au pays.
Il hocha de la tête puis je passais aux autres photos. Sur beaucoup, on me voyait plus jeune avec Vitali en train de jouer en extérieur avec notre père au ballon, sur d'autres j'étais avec ma mère et une femme brune aux cheveux longs. Il me semblait que c'était la mère de Sasha. Tante Irina. Elle avait un air doux mais triste. Gamine, je ne me rendais pas compte qu'elle vivait elle aussi un enfer avec Oncle Nikolaï.
- Qui est-ce ? Elle est très belle. Sourit en coin Thatch.
Oh je le voyais venir, celui-là !
- Tante Irina. La mère de Sasha. La dernière fois que je l'ai vu, j'étais gamine. J'avais appris plus tard qu'elle avait laissé tomber Oncle Nikolaï. On ne sait pas ce qu'elle est devenue. Sasha aimerait bien la retrouver.
- Je peux essayer. Il me faudrait son nom complet et une photo d'elle. Je ne te promets rien mais on ne sait jamais.
Je le regardais avec des yeux humides. S'il la retrouvait, Sasha serait heureux. Je me jetais à son cou et déposais un baiser sur sa joue, l'amusant.
- Tu ferais vraiment ça ?
- Oui, Bébé. Je sais que ça te rendrait heureuse de voir ton cousin heureux. Je ferais tout pour toi, même te décrocher la lune. Je t'aime, Bébé !
Je l'embrassais doucement sur ses lèvres et le sentis ouvrir la bouche pour faire entrer sa langue dans la mienne. Notre léchage de pomme fut bref pour qu'il puisse respirer.
- Je t'aime Thatch ! Souris-je, les yeux toujours humide.
J'allais rajouter quelque chose mais on toqua à la porte qui s'ouvrit sur Marco avec un dossier sous le bras. Il nous sourit en nous voyant allongés côte-à-côte sur le lit.
- Je viens t'ausculter avant de rentrer chez moi, Thatch, yoï. Informa-t-il avant de se laver les mains.
Thatch s'assit correctement sur le lit et Marco me sourit avant de lui donner un thermomètre qu'il plaça sous son bras.
- Ca va les douleurs, yoï ?
- Je commence à m'habituer. Les médocs prennent leur temps pour faire effet mais ça diminue seulement l'intensité de la douleur. Je n'ai plus mal à la tête, au moins.
Marco reprit le thermomètre et esquissa un petit sourire.
- Tu n'as plus de fièvre. C'est rassurant. Je vais écouter tes poumons maintenant, yoï.
Thatch hocha de la tête puis retira lentement sa chemise pour laisser Marco faire son travail. Pendant qu'ils étaient occupés, je me rendais compte que j'avais toujours en fond d'écran Ace et moi en train de nous embrasser. Je remplaçais la photo par une potable de Sasha avec Vitali et moi lorsque nous étions enfant. Heureusement qu'il y en avait au moins une où je ne chialais pas. Je reçus un sms de la part de Sasha et le lus avec un sourire. Il était arrivé à l'hôpital et signait la fiche de présence. Il n'allait pas tarder à monter. Toute contente, je lui envoyais un smiley faisant un bisou et je reçus de sa part un cœur. Venant de lui, ça ne me choquait pas, étonnement. Sasha était moins pudique et plus ouvert que Vitali. Dire ce qu'il ressentait pour quelqu'un ne lui faisait pas peur et il n'en avait pas honte. Les japonais étaient plus réservés de ce côté-là.
- Bon, il n'y as aucune séquelles aux poumons. Il va falloir attendre que ton nez dégonfle pour voir s'il faut t'opérer. Sinon, tu vas pouvoir rentrer chez toi et te reposer en faisant le minimum d'effort, yoï.
- Voilà qui est rassurant. Sourit-il.
J'étais déçue qu'il parte si vite mais tout de même contente et rassurée de le savoir tiré d'affaires.
- Je vais te faire une ordonnance à renouveler et tu devras signer des papiers à l'accueil puis tu pourras sortir. Allez, prend tes affaires ! Je te raccompagne, yoï. Dit Marco en se levant.
Thatch me regarda avec un petit sourire désolé puis vint déposer un baiser sur ma joue en me prenant la main. Je la serrais fortement en lui rendant son sourire. On toqua ensuite à la porte et Thatch remit sa chemise. Sasha entra dans la chambre en suivant avec un grand sourire, un sac à dos sur une épaule.
- Bonjour. Fit-il en japonais avec son accent.
Marco et Thatch le saluèrent poliment tandis que je le fis en russe de bonne humeur. Thatch se leva lentement du lit en boutonnant sa chemise alors que Marco prenait ses sacs. J'informais à Sasha ce qu'il se passait et il hocha de la tête en venant s'asseoir sur le lit.
- A plus tard. Je te téléphonerais. Sourit Thatch en caressant mon crâne.
- Oui, à plus tard. Fis-je avec un grand sourire.
Nous nous regardâmes dans les yeux puis il prit sa veste chaude et quitta la chambre avec Marco. Sasha ne se fit pas prier pour retirer ses chaussures et s'allonger à côté de moi avec un sourire en coin, son sac sur les cuisses.
- Alors tu as bien dormi avec ton amoureux ? Questionna-t-il avec humour.
- On va dire. Tiens, on a parlé un peu de toi avec Thatch. Alors comme ça, tu joues les pirates sous le pseudonyme de RedHands et tu as chipé 2000 Berrys à l'Empereur Big Mom ? Ricanais-je.
- Oh ! Alors mon exploit est déjà arrivé chez Barbe Blanche ?! Ils en pensent quoi ? Se vanta-t-il.
- Euh honnêtement, je n'en sais rien. Thatch m'a dit qu'il avait deviné que c'était toi mais il ne sais pas si Barbe Blanche connaît ta véritable identité. A mon avis, Ace doit l'avoir deviné aussi car Thatch est au courant que tu l'avais hacké. Il pensait que tu essayais de t'en prendre à eux mais je lui ai dit nan car tu voulais juste me protéger. Pourquoi tu t'en ais prit à un Empereur Pirate ? Tu as une prime sur la tête maintenant.
Sasha ricana fourbement avant de me répondre.
- Je cherche à me faire une réputation. J'avais envisagé de m'en prendre à Barbe Blanche à cause de ton ex mais vu que tu as ton nouveau mec chez eux, j'ai cherché une autre cible. J'aurais pu m'en prendre à LaRoux mais avec les recherches que j'ai fait sur lui, je me suis rendu compte que ce n'était pas un mauvais gars tout comme Barbe Blanche. Kaido était difficile d'accès et Big Mom, c'était aussi facile que de voler la tétine d'un bébé. Elle s'est crue trop bien protégée par sa réputation, mais moi j'en ai rien à foutre. Elle l'a bien mérité. Tiens, pour la peine, on va fêter ça, Nastia ! Je compte sur ta discrétion, hein !
Je le regardais sceptique. Que manigançait-il ? Et puis comment ça fêter ça ? Je l'observais, silencieuse, ouvrir son sac et farfouiller dedans pour sortir une petite bouteille de Vodka. Oh putain de merde ! Il était sérieux, là ? Je le regardais sur le cul. Sasha... Il était fou ! Il déboucha la bouteille et bu direct au goulot de grandes gorgées avant de me tendre la flasque. Je la pris hésitante puis bus dedans avec un petit sourire timide sous ses yeux railleurs. J'avalais le liquide brûlant difficilement ce qui l'amusa avant de tirer une grimace. Je ne m'habituerais jamais à ce goût amer. Ca avait l'air plus fort que la vodka de Thatch. Mes yeux me piquaient et je sentais déjà mon visage me chauffer. Je regardais Sasha avec un sourire et il se mit à rire.
- C'est la première fois que tu bois ? Demanda-t-il.
- Nan, j'avais déjà bu mais ça monte vite à la tête. Riais-je doucement avant d'en prendre encore.
- Tu tiens pas l'alcool. Ca se voit que tu es déjà bourrée. Se moqua-t-il.
- Nan !... pouffais-je de rire.
- Oh si, Nastia ! Vitali tient mieux que toi.
Je rebus dans la bouteille sans m'en rendre compte sous ses yeux moqueurs.
- Partage quand même ! Railla-t-il avec un sourire en me prenant la flasque des mains.
Je riais amusée tandis qu'il bu de grandes gorgées sans me quitter du regard.
- La prochaine fois, j'en prendrais deux. Sourit-il.
- Tu comptes t'en prendre encore à Big Mom ? Demandais-je inquiète.
- Nan ! Elle a dû mettre pas mal de défense maintenant. J'ai pu avoir certains de ses plans et je vais lui couper l'herbe sous le pieds en hackant les entreprises avant elle. J'ai déjà commencé d'ailleurs. J'aimerais bien voir sa tête quand elle se rendra compte que c'est moi. Ricana-t-il.
- Ne t'attire pas d'ennui ! M'inquiétais-je.
- Mais nan ! Ne t'en fait pas pour moi. Tiens, boit encore à ma réussite ! S'exclama-t-il en me donnant la bouteille.
Je fis une petite moue mais bus quand même. Sasha était insouciant. Ca devait être de famille de se retrouver dans la merde.
- Bon allez ! On se mate un film ? Tu as regardé ce que je t'avais mit ? Fit-il pour changer de sujet.
Je ne bataillai pas et acquiesçai d'un hochement de tête en buvant encore.
- Oui mais je n'ai encore rien mater. Mais comment tu sais que j'adore les Disney ? Fis-je avec un petit sourire tandis qu'il prenait la bouteille pour boire.
- Nastia, enfin... Tu es ma cousine. C'est pas parce qu'on ne se parlait pas et que je t'emmerdais que je ne sais rien de toi. Quand on était gamin, tu me faisais chier avec tes dessins animés de princesse. Je voulais mater Dragon Ball et GTO mais il y avait toujours ta VHS de merde de Cendrillon qui tournait en boucle. J'ai dû m'en débarrassé pour avoir la paix !
- C'était toi qui l'avait enterrée dans le jardin ? Papa l'a retrouvé en sale état en voulant planter les rosiers de ma mère. Hallucinais-je soûlée.
Pour réponse, il me fit son sourire de connard comme il avait l'habitude de le faire à l'époque après qu'il m'eut emmerdée. Ce con !
- Espèce d'enfoiré ! Je l'avais cherchée partout et j'avais pleuré plusieurs nuits ! Tu me le paieras ! M'offusquai-je en le frappant avec ma faible force.
Ca ne devait rien lui faire car il ricanait en se foutant de ma gueule. Pauvre type !
- Ca va. Passe à autre chose ! Je te l'ai téléchargée, ta Cendrillon. Tu pourras la mater quand tu voudras. Allez, on se fait un film ! Sourit-il.
Je fis une moue boudeuse mais choisis un film dans la liste. Tiens ! Dans ta gueule !
- Oh nan ! Nan, nan ! Pas ça, un autre ! Râla Sasha en soufflant soûlé.
- Si ! Ca t'apprendra à l'enterrer dans le jardin. Tu vas encore subir pour la peine. C'est ma vengeance ! Souris-je mesquinement.
Je mis play en souriant toute contente. J'adorais ce film et ne me lasserais jamais de le voir. Je ne savais pas si Thatch était mon prince Charmant mais il était riche comme un prince. C'était déjà ça.
- Avoue ! Tu te prenais pour Cendrillon et tu étais tombée en kiff sur le prince. Se moqua-t-il.
Je pouffais de rire.
- Toute petite, c'est vrai que je voulais être Cendrillon. Souris-je en redressant la tête de lit pour qu'on soit plus à l'aise.
- Si on regarde bien, tu l'es un peu maintenant avec ton amoureux. C'est un riche. Ria-t-il en ouvrant son sac alors que je bus dans la bouteille.
Il sortit des paquets de snacks russe qu'il avait sûrement ramené avec lui. Il en ouvrit plusieurs et les posa entre nous. Je reconnus des Soukhari variés, sorte de crouton au fromage, au jambon braisé et au rôti de porc. J'aimais bien. C'était très bon. Il y avait aussi des bâtonnets de pain. Il avait pensé à tout pour qu'on passe une bonne aprèm ensemble.
- Merci Sasha ! Souris-je en piochant des Soukhari au fromage.
- La première bouchée est gratuite mais les prochaines, il va falloir payer, Nastia. Ricana-t-il, fourbe.
Je le regardais sur le cul mais amusée.
- Tu es marrant, toi. Je n'ai pas de thune, là !
Il éclata de rire.
- Fait un bisou alors ! S'exclama-t-il en pointant sa joue.
Je soufflais avec un sourire puis me penchais pour déposer un baiser sur sa joue. Je sentais l'odeur de la vodka émanant de son haleine et ça devait en être de même pour moi. Il me regarda amusé avec un sourire en coin.
- A chaque fois que tu en prendras, tu me feras un bisou.
Cet air à la con... Il se foutait carrément de ma gueule.
- Tu es sérieux, là ? Je ne vais pas te faire un bisou à chaque fois !
- Hey ! Je me tape ta Cendrillon alors j'ai droit à une compensation. Pour la peine, fait-moi encore un bisou !
Je roulais des yeux mais lui fis son bisou pendant qu'il buvait de la Vodka. Nous commençâmes à regarder le film qui avait déjà commencé. Je piochais encore dans le paquet et Sasha m'intercepta.
- Hep ! Faut payer !
Je roulais des yeux en soupirant de lassitude.
- Ca va être chiant à chaque fois, tu sais. Même pour toi. Soufflais-je avant de grignoter ma portion.
- Et ben, tu pourrais faire crédit ou tout payer d'un coup.
- Comment ça tout payer d'un coup ? Dis-je confuse.
Il me sourit en coin en bouffant son bâtonnet de pain. Il allait me sortir une grosse merde, lui.
- Tu me roules un patin. Maintenant ou après le film. Ricana-t-il la bouche pleine.
- Autant faire ça maintenant. Riais-je amusée.
L'alcool m'avait vite rendue pompette. Ma timidité était partie aussi vite que ma pudeur. J'attendis qu'il bu dans la bouteille pour lui prendre et boire également avant de la poser entre nous puis me jetais sur ses lèvres après avoir mit la vidéo en pause. Sa salive alcoolisée se mélangeait à la mienne. Je logeais mes mains sur son torse et lui, il posa une des siennes sur mon sein qu'il malaxa doucement. C'était agréable. L'alcool aidait beaucoup à avoir de l'assurance. J'appréciais ses caresses sur mon corps et approfondis les miennes sur son cou puis sa nuque. Il avait la peau douce et malgré l'odeur de l'alcool, je pouvais sentir celui de son parfum. Ca ressemblait à celui de Ace.
- Nastia... Tu sens bon... murmura-t-il près de ma bouche avant de reprendre le baiser.
- Toi aussi... soufflais-je.
Notre baiser devint plus ardent. Nos langues échangeaient une danse endiablée. Je déviais ma bouche et ma langue sur son cou pour lécher et embrasser sa peau chaude.
- Nastia... J'ai envie de toi...
Il n'avait pas juste envie de baiser, c'était de moi dont il avait envie. C'était flatteur. Moi aussi, j'avais envie de lui. Je voulais encore prendre mon pied avec sa queue. Cette fois-ci, c'était moi qui allait lui montrer ce que je savais faire. L'autre fois, il avait dit que j'avais fait ma feignasse alors j'allais lui prouver qu'il avait tort. Je me dégageais de notre étreinte, fermais mon PC, le posais au pied du lit puis m'assis à califourchon sur Sasha. Je pris la bouteille de Vodka et en bus de grosses gorgées me brûlant la gorge. Je manquais de m'étouffer avant de la lui donner. Il la termina avec un sourire puis dégagea les snacks et la bouteille vide sur le côté, là où fut ma place. Je me penchais pour l'embrasser à pleine bouche tout en défaisant sa ceinture. Ses mains sur mes hanches, il les remonta jusqu'à ma poitrine qu'il tripota sans gène. Sa ceinture ne l'entravant plus, je déboutonnais son jeans, écartais les pans en cessant notre baiser pour baisser son pantalon puis son caleçon. Il était déjà en érection. Je la touchais du bout des doigts avec un petit sourire embrumé par l'alcool lui donnant un soubresaut. Ca m'amusa et je pouffais de rire avant de me pencher pour le prendre en bouche. Je le suçais avec gourmandise. Sa respiration bruyante égayaient mes oreilles. Je sentais ses palpitations cardiaques à travers ses veines sur ma langue.
C'était mal ce que nous faisions mais j'en avais très envie. Même si nous étions cousins, je reconnaissais que Sasha ne me laissait pas indifférente. Il était beau, tout à fait mon genre avec de l'humour, je m'entendais mieux avec lui, on se comprenait très bien sur nos problèmes sexuels et surtout il était soucieux de moi. Si ça se savait, ce serait la honte pour la famille.
Il logea ses mains dans mes cheveux et je lui jetais un regard. Il me fixait, la bouche entrouverte laissant passer son souffle saccadé. Je le trouvais beau comme ça. Etait-ce mal ? Toutefois, je me redressais ayant envie de le sentir en moi. Il lâcha mes cheveux en me regardant avec envie pendant que je soulevais ma robe dévoilant ma culotte. Il sourit en coin puis passa la pointe de sa langue sur sa lèvre inférieure.
- Tu t'es fais le minou ? Demanda-t-il avec un ricanement.
Je ne dis rien et pour réponse, je me mis sur le côté pour retirer mon sous-vêtement puis écartais les jambes avec un sourire alcoolisé. Il ricana et je pouffais de rire. Ensuite il se redressa pour se pencher entre mes cuisses et loger sa tête sous le tissu de ma robe en riant comme un enfant. Je gloussais comme une gamine. Cependant, je cessais de rire en sentant sa langue et son piercing laper mon clitoris. Son souffle chaud et humide augmentait le plaisir qu'il me procurait. C'était vrai qu'un piercing donnait plus de sensation. Putain ! Je couinais avec un sourire béat, assise en biais avec les bras prenant appuis sur le lit. Je ne voyais pas la tête de Sasha recouverte par ma robe mais je l'entendais prendre du plaisir à me faire un cunni. Il se débrouillait bien. Ce n'était pas le niveau de Thatch mais j'adorais tout de même. Néanmoins, sans vouloir être méchante, il était meilleur que Ace. Je devrais peut-être penser à faire un tableau de comparatif sur mes partenaires sexuels, moi ?!
Je sursautais en entendant mon téléphone sonner ce qui avait également alerté mon cousin. Il sortit sa tête de ma robe lorsque je pris mon portable pour voir qui c'était.
Ah... Ace...
Je tirais une sale gueule puis le regardais peinée. Que devais-je faire ? Répondre ou laisser sonner ? Ca me faisait de la peine d'être en froid avec lui mais je n'arrivais pas à lui pardonner ce qu'il avait fait récemment.
- C'est qui ? Demanda Sasha, les sourcils froncés.
- Euh... Ace... répondis-je d'une petite voix.
Il se leva en se rhabillant et je le regardais mettre ses chaussures. Ca m'avait refroidit et à mon avis, lui aussi.
- Je vais fumer. Dit lui qu'il se ramène pour que je lui défonce sa gueule ! Pesta-t-il en fouillant dans la poche avant de son sac à dos pour sortir son paquet de cigarettes.
Je soupirais en secouant de la tête. Ca non, alors ! Sasha quitta la chambre d'un pas rapide me laissant seule avec la sonnerie du portable. Je me pinçais les lèvres puis les humidifiais rapidement avant de décrocher.
- Oui ? Fis-je timidement, la voix un peu tremblante.
- Bonjour, ma souris. J'ai cru que tu n'allais pas encore répondre. Je ne te dérange pas ? Ca va ? Dit Ace tristement.
- Je vais bien. J'ai manqué ton appel ce matin car j'étais en rendez-vous pour mes étirements. Là je suis avec mon cousin, on se mate un film. Enfin, il est parti fumé donc bon...
- Ah... Je vois...
Il allait enchaîner sur autre chose mais je pris les devants.
- Ace... Je comprends que tu sois en colère pour ce qu'il s'est passé hier soir. J'allais te le dire lorsque tu viendrais me voir mais tu l'as appris avant. Je comprends aussi que tu puisses m'en vouloir et en vouloir surtout à Thatch. Je trouve ça normal. J'aurais sûrement fait la même chose. Enfin peut-être pas d'être aussi violente mais j'aurais été aussi attristée et en colère.
Ace ne parla pas de suite. J'entendis qu'il inspira bruyamment par le nez puis qu'il avala sa salive avant de se racler la gorge.
- Merci, ma souris... Vous vous êtes mit ensemble quand ?
Sa voix tremblait légèrement montrant son émotion. Etait-il en colère ou triste ? Pleurait-il ?
- Hier soir, enfin officiellement en tout cas.
- Et officieusement ?
Cette fois, son ton était sec me montrant bien qu'il était sur les nerfs.
- Ca ne s'est jamais fait. On s'est mit ensemble hier soir.
- Pourtant Marco a dit qu'entre vous...
- Ca ne s'est fait qu'hier soir. Je ne me sentais pas prête avant. Je te l'avais dit qu'il me fallait du temps.
- Oui, je m'en souviens... Je veux qu'on continue à se parler et à se voir. Je sais que tu as vu les sms que j'avais envoyé à Thatch hier soir. Je suis désolé... J'étais en colère et je ne pensais pas que tu allais le voir. Pardon, ma souris. J'étais mal quand j'ai su que tu étais dorénavant avec Thatch. Dit moi honnêtement, tu es amoureuse de lui ?
- Oui... soufflais-je sans trop oser.
Ace expira bruyamment avant de renifler.
- Et... Et tu étais amoureuse de moi ?
- Oui...
Ce fut difficile de le dire mais je ne pouvais pas lui mentir. Ace était dans mon cœur malgré que je sois en colère contre lui. Je ne pouvais pas l'oublier. C'était impossible.
- Alors ça veut dire que rien n'est perdu. Enfin, je veux dire... Je me doute que tu ne reviendras pas avec moi, pas après ce qu'il s'est passé mais j'aimerais... Je veux dire... Enfin...
Bon il accouchait ?
- … Avec Thatch, vous êtes en relation libre, c'est ça ?
- Oui, bien sûr. Pourquoi ?
Qu'est-ce qu'il allait me sortir encore ?
- Bah je me demandais du coup si tu serais d'accord pour qu'on se voit de temps en temps pour... Enfin... Pour qu'on couche ensemble... Tu vois ?
Il avait l'air mal à l'aise mais au moins il semblait accepter ma relation avec Thatch. Toutefois, ça montrait bien qu'il ne pensait qu'à mon cul depuis le début. Il n'était pas chier de me demander ça. Cependant, j'avouais que ça ne me déplairait pas d'accepter. Ace baisait bien et je prenais mon pied avec lui mais ce qui me freinait était Thatch. S'il apprenait que j'aurais fait de mon ex un plan cul, ça allait lui faire beaucoup de mal et peut-être que ça mettrait notre relation en péril. C'était effrayant mais j'avais envie de lui dire oui, même s'il m'avait fait du mal et même s'il s'en vanterait à tout le monde.
- Je ne sais pas Ace... Je te dirais bien oui mais... fis-je désolée avant qu'il ne me coupe la parole.
- Thatch ne le saura jamais. On peut garder ça pour nous, ma souris.
C'était bien beau de dire ça mais et sa copine ?
- Et Isuka ?...
Il garda le silence un instant avant de répondre.
- Je l'ai larguée hier. Sinon, tu veux bien alors ? Je te promets que personne ne le saura. On se verra en secret et on passera du bon temps comme avant. Tu me manques, ma souris. J'ai envie de te voir. Tu as une connexion internet ?
Alors il l'avait fait hier soir ?! Avant ou après être passé à l'hôpital ?
- Nan, je n'ai pas internet. Ecoute, Ace, on peut en reparler plus tard ? Je dois y réfléchir et puis Sasha ne va pas tarder à revenir surtout qu'il ne te porte pas dans son cœur. Je ne veux pas qu'il voit que je suis au téléphone avec toi. On se reparle plus tard, d'accord ? Et ne t'en prend plus à Thatch, s'il-te-plaît. Fis-je plaintive.
- Je ne... J'arrête de m'en prendre à lui si tu acceptes qu'on couche ensemble comme avant !
Oh bordel ! Sérieusement ? C'était du chantage, ça ! J'étais sur le cul. Tout ce qui l'intéressait n'était que de baiser avec moi. J'avais bien fait de ne pas me remettre avec lui. J'aurais été encore malheureuse. Crétin !
- Ace ! Tu te rends compte de ce que tu dis ? C'est du chantage ! Et je ne cède pas au chantage alors je le répète, je vais y réfléchir. Sur ce, au revoir ! M'exclamais-je soûlée avant de raccrocher.
Nan mais pour qui il se prenait, lui ? Me forcer à baiser avec lui pour qu'il laisse Thatch tranquille. J'hallucinais. Pauvre con ! Mon portable vibra et je vis que Ace m'avait envoyée un sms. Pfff...
« Je suis désolé, ma souris. Je retire ce que j'ai dit. Je t'ai dit ça car tu me manques et j'ai envie de vite te revoir. Pardon. Je te laisse réfléchir alors. »
Mouais... Il avait surtout vite envie de me baiser, oui ! Pauvre con ! J'allais lui répondre, en colère, qu'il pouvait aller se faire foutre avec ses excuses mais Sasha revint dans la chambre. J'effaçais le début de mon sms et posais mon portable en pestant dans ma barbe, boudeuse.
- Ca s'est mal passé ? Demanda mon cousin en venant s'installer allongé sur le lit à côté de moi.
- C'est un vrai crétin ! Bon, il a l'air d'accepter finalement que je sois avec Thatch mais vu qu'on entretient une relation libre, il m'a demandée d'être son plan cul. A la rigueur, là, ça va. Mais quand je lui ai dit que j'allais y réfléchir et que je devais le laisser car tu arrivais puis qu'il devait laisser tranquille Thatch, il m'a dit qu'il le laisserait tranquille si je couchais avec lui. Quel chantage ! Je l'ai envoyé chier et dis que j'allais réfléchir à sa proposition de plan cul avant de raccrocher. M'énervais-je.
Sasha soupira puis attrapa mon bras pour m'attirer à lui. Je ne bronchais pas et me calais contre son torse, la tête contre son épaule. J'étais en colère mais être contre lui me faisait du bien.
- Moi, si une ex me sortait qu'elle voudrait être mon plan cul, je ne dirais pas non mais si elle me faisait du chantage pour que je la baise, elle pouvait toujours se doigter toute seule. Tiens, tu sais ce que tu devrais faire ? C'est dire oui, le baiser quand tu veux, où tu veux sans lui laisser le choix, du genre que c'est toi qui décide de tout et de le considérer comme un objet sexuel. Il t'a prise pour une pute quand vous étiez ensemble et ben tu fais pareil ! Sert toi de lui pour te satisfaire. Tu le baises et ensuite tu te barres à chaque fois à la fin. Expliqua-t-il sérieusement.
Je le regardais sur le cul.
- Je n'oserais jamais faire ça. C'est tentant de se venger mais je sais que je suis trop gentille pour faire du mal psychologiquement à quelqu'un. Soufflais-je en levant les yeux vers lui.
- Mais on s'en fout. Le gars n'a eu aucun scrupule à se servir de toi pour niquer et pour avoir du fric. Venge-toi ! Baise-le comme s'il était ta pute ! Et sois exigeante avec lui ! C'est toi qui décidera quand le voir et où le baiser. Pas lui !
- Mais... fis-je peu sûre de moi mais il me coupa.
- Affirme-toi, putain, Nastia ! Tu vas faire comment à l'Armée Révolutionnaire ? Lorsque tu seras face à un soldat de la Marine, tu vas te barrer et nous laisser en plan car tu ne voudras pas lui faire de mal ? Haussa-t-il la voix me surprenant.
- Nan, pas du tout. Ce n'est pas pareil... tentais-je de me défendre.
- C'est sûr que le soldat, lui, il ne t'a pas prise pour une pute !
- Mais Ace ne m'a pas prise pour une pute...
- Hey ! Fout-toi de ma gueule ! Il t'a dit qu'il était sorti avec toi pour te baiser et qu'il n'a pas attendu bien longtemps car tu es sois-disant une salope. Me prend pas pour un con ! Il t'a prise pour une pute et c'est toujours le cas. Il cherche pas à avoir une relation amoureuse avec toi, il cherche juste à te baiser. Alors tu vas me faire plaisir de lui envoyer un message, nan, tu l'appelles comme ça c'est fait et tu lui dis que tu es ok. S'il te demande quand, tu lui dis ce soir et s'il est pas dispo, tu le laisses poireauter plusieurs jours car tu ne seras pas disponible puisque je serais tout le temps avec toi.
Il était sérieux ? Oui, vu son regard déterminé, batailler avec lui ne ferait que nous disputer. Je le regardais stupéfaite.
- Allez appelle-le ! S'exclama-t-il pressant me faisant sursauter.
Je me redressais et lui obéissais en prenant mon portable. Je lui jetais un coup d'oeil avant d'appeler Ace. La tonalité retentit deux fois avant qu'il ne décroche. Je sentais le regard de Sasha lorsque je parlais.
- Oui, c'est moi. Je veux bien du coup mais tu me promets de ne rien dire à Thatch ? Fis-je d'une petite voix sans oser regarder Sasha.
J'entendis Ace sourire bruyamment.
- Oui, je ne lui dirais rien, ma souris. Je te le promets. Tu as vite réfléchi, dit moi. Fit-il joyeusement.
- Oui, mon cousin n'est pas encore revenu et j'avoue que toi aussi tu me manques. Je ne veux pas être en froid avec toi. Je t'apprécie Ace et puis tu n'es plus avec Isuka et Thatch m'a dit qu'il n'était pas obligé de savoir avec qui je couchais ni quand et où. Je trouve ça bien.
- Bah alors pourquoi tu t'inquiètes de savoir si je vais lui en parler ? Dit-il confus.
- Parce que je ne veux pas que tu lui fasses du mal.
- Je te promets de ne rien lui dire. Je ne veux pas qu'on arrête de se voir donc tu peux être sûr que je fermerais ma gueule. C'est super que tu veuilles bien. Tu voudrais qu'on se voit quand ?
Et voilà ! Il était ravi, ça s'entendait parfaitement bien. Je regardais Sasha qui me fixait sans rien dire. Il leva un sourcil pour me presser à continuer la conversation même s'il ne comprenait rien.
- Euh tu es dispo ce soir ? Car je n'aurais pas d'autre créneau vu que Sasha passera les jours suivants avec moi. Répondis-je en le regardant encore.
Il fronça des sourcils ayant entendu son nom.
- Ouais, je suis dispo ce soir. J'arriverais à 20h comme ça on mangera ensemble si tu veux. Luffy n'est pas à l'appart ce soir.
- Ouais bien sûr ! Souris-je.
- Parfait ! Tu voudras que j'apporte le tube de lub' au cas ou, ma souris ?
- Si tu veux mais je ne sais pas si on en aura besoin.
- Bon je le prends au cas où. Sinon, tu te sens prête pour différentes positions ? Questionna-t-il malicieusement.
Sasha me mit un coup de coude dans le bassin pour m'interpeller. Il me demanda d'un geste de la main et silencieusement de couper court à la conversation. Comprenant, je hochais de la tête.
- Euh désolé, Sasha vient de revenir. Je dois te laisser. On parlera de ça ce soir. On aura le temps. Souris-je en parlant rapidement.
- Oui, bien sûr ma souris. A ce soir, tu me manques !
- A ce soir ! Souris-je avant de raccrocher.
Sasha se redressa alors que je posais mon portable.
- Alors ? Demanda-t-il pressé.
- C'est bon. Il vient ce soir à 20h. On mangera ensemble.
- Ok, nickel. Je partirais avant car si je le vois, je le défonce. Bon, on continue le film même si ça me fait chier de mater ta Cendrillon.
- Oui ! Souris-je joyeusement.
Nous nous allongeâmes correctement sur le lit tandis que je mis les snacks entre nous et Sasha le PC sur mes jambes en retirant la veille prolongée.
- Tiens ? Tu n'as pas remis ta culotte ? Ricana-t-il en prenant mon sous-vêtement entre ses doigts.
- Ah bah nan ! Du coup, j'ai oublié. Riais-je.
Je tentais de la reprendre mais Sasha la mit hors de ma portée.
- Nan ! Je vais la garder, tiens. Sourit-il mesquinement.
Je roulais des yeux avec un sourire amusé. Ca me rappelait Ace. Oh putain ! Il avait toujours ma culotte d'ailleurs et moi son T-shirt. Je ne savais pas ce que mon vêtement était devenu du coup mais à mon avis le sien devait toujours être dans ma chambre. Devais-je le lui rendre ? Honteusement, je n'en avais pas envie.
- Et tu en ferais quoi, hein ? Souris-je moqueuse.
- Bah j'en sais rien mais je la garde quand même. Ricana-t-il.
Il prit son sac et la rangea dedans en me fixant avec son sourire de connard.
- Je vais être bien sans culotte ce soir, moi. Riais-je.
- Tu te démerdes mais tu as pas besoin de culotte pour le baiser. Pouffa-t-il de rire.
Je riais avec lui encore éméchée de la Vodka.
- Ca me rappelle qu'Ace m'avait fait la même une fois. Je crois qu'il l'a toujours. Je lui demanderais. Fis-je amusée.
- Il doit se branler avec à mon avis. Rigola-t-il railleur.
Je le regardais choquée.
- Genre ? Tu crois ? Hallucinais-je.
- Ouais ! Quand un mec a la culotte d'une nana, c'est pour se branler.
- Ca veut dire que tu vas le faire aussi ? Questionnai-je.
- Ouais, Nastia !
- Mais comment tu peux te branler avec une culotte ? Je vois pas le truc.
- Secret !
Je le regardais suspicieusement mais ne bataillais pas. Je lançais la suite de Cendrillon et vis du coin de l'oeil, Sasha lever les yeux. Vengeance ! Nous regardâmes tout de même le film en silence, enfin en silence, c'était vite dit. On foutait un bordel monstre en bouffant les snacks. J'avais le grand sourire lorsque Cendrillon allait au bal avec sa belle robe scintillante tout comme lorsqu'elle dansait avec Charmant.
- Pfff tu es à fond dedans ! Se moqua mon cousin avant de ricaner.
Je tournais des yeux pétillants vers lui avec un grand sourire le surprenant.
- Oui ! Fis-je d'une voix aigu en souriant comme une gamine.
- Tu aimes tellement ce film que ça ? Questionna-t-il étonné.
- Oh oui ! Merci Sasha ! M'exclamais-je heureuse.
Je me jetais à son cou et l'embrassais d'un long baiser sur la joue.
- Je t'adore ! Souris-je en le regardant dans les yeux.
Il me regarda, la bouche entrouverte. J'étais tellement heureuse et l'alcool me rendait encore plus joyeuse. Je souriais en gloussant comme une hystérique. J'étais ivre et je m'en foutais.
- Je t'aime, Nastia. Souffla-t-il doucement.
Je perdis mon sourire et le regardais étonnée. C'était étrange. C'était différent des autres fois. Il ne souriait pas et ses yeux détaillaient mon visage. J'avais l'impression qu'il était sérieux en disant ça. Il était pas amoureux de moi quand même ? C'était mon cousin. Bon ça nous arrivait de baiser ensemble à cause de notre maladie mais... Amoureux de moi ? Nan ! C'était encore plus anormal. C'était sale. Pourtant, je me disais que si nous n'étions pas du même sang, j'aurais pu tomber en kiffe sur lui. Sasha était beau. Nous nous fixâmes dans les yeux sans parler, seule la chanson de Cendrillon et du Prince résonnait dans la chambre. C'est ça l'Amour. Le titre de la chanson accentuait l'ambiance. C'était un comble.
- Sasha... C'est moi ou... Tu es amoureux de moi ? murmurai-je hésitante.
Il garda le silence un instant avant de sourire d'un air moqueur.
- Tu es bien bourrée, toi ! Je ne suis pas amoureux de toi, débile. On est cousin. Tu te souviens ?
- Ouf ! Tu m'as fait peur. Ouais, je suis bourrée ! Soupirais-je soulagée avec un sourire mais un peu honteuse.
Je riais ensuite de bon cœur ce qui le fit sourire en coin. Je redéposais un baiser sur sa joue puis retirais mon accolade pour reprendre le film avec un grand sourire. A un moment, je vis dans le reflet de l'écran, son regard sur moi. Je tournais la tête pour le regarder avec un sourire et il dévia ses yeux en se pinçant les lèvres pour jouer avec ses piercings. Je regardais de nouveau le film me disant que c'était juste banal et qu'il devait être dans ses pensées mais je vis de nouveau ses yeux aller vers moi. C'était effrayant et intérieurement, je commençais à me faire un film. Etait-il vraiment amoureux de moi ? Si c'était le cas, depuis quand ? Oh et puis merde, je devenais dingue, moi. Sasha était mon cousin. Il pouvait pas être amoureux de moi. Pendant toute mon enfance, il m'avait fait chier. Bon il m'avait matée en train de me tripoter mais ça ne voulait rien dire. Nous terminâmes le film et également les snacks puis Sasha s'étira les bras dans un râle.
- J'ai envie de fumer. Il est quelle heure ? S'exclama-t-il en sortant son portable de sa poche de jeans.
Je regardais par curiosité sur mon pc et vis qu'il était déjà 16h27. Ca passait vite. Mon cousin sortit du lit en suivant.
- Je sors fumer et prendre deux-trois bricoles au shop à côté. Tu as besoin de quelque chose ? Demanda-t-il en prenant son sac.
Je pris un temps pour réfléchir mais finalement secouais négativement de la tête.
- Bon, je fais vite, Nastia. A de suite. Sourit-il.
Il vint embrasser ma tempe me tirant un sourire et je le saluais jovialement puis il quitta la chambre. Je fermais le lecteur vidéo puis pris mon portable pour appeler ma mère sur le fix. Elle devait être rentrée et j'espérais que Papa ne réponde pas. Ca sonnait un moment jusqu'à ce que ça décroche enfin.
- Oui ? Fit la voix de ma mère.
- Oh Mama ! Je suis contente de t'avoir. C'est moi, Anastasia. Souris-je.
- Oh mon bébé ! Comment vas-tu ?
- Très bien. Sasha me rend visite. Il est dehors en train de fumer, là. J'ai tenté de te joindre tout à l'heure mais tu n'étais pas là avec Papa.
- Oui, nous étions sortis voir des amis. Nous venons de rentrer.
- Ah... Je t'appelais pour te dire que finalement Thatch et moi... Euh bah... J'ai écouté ton conseil et... Bah on s'est mit ensemble...
C'était difficile et embarrassant de lui dire mais j'étais contente qu'elle le sache. Elle ricana comme une gamine m'amusant.
- Oh je m'en doutais ! J'en parlerais tranquillement à ton père, ne t'en fait pas. Alors vous vous êtes embrassé ? Fit-elle moqueuse à la fin.
Je rougissais fortement en me disant qu'elle m'avait fait le même le coup une fois avec Ace.
- Oh Mama... soufflais-je gênée ce qui la fit rire.
- Bon, sois heureuse avec lui, ma chérie. Sinon tu as eu des nouvelles de Sabo ? Changea-t-elle de sujet mais toujours amusée me soulageant.
- Nan, d'ailleurs il faut que je te raconte quelque chose. Avec Thatch, on s'est mit ensemble hier soir mais Ace a été mit au courant par un de leurs amis communs et il l'a mal prit. Je peux comprendre mais c'était pas une raison pour venir à l'hôpital s'en prendre à Thatch. Il lui a cassé le nez et fêlé plusieurs côtes. Thatch a dû rester à l'hôpital cette nuit et il est rentré chez lui en début d'après-midi.
- Oh ma chérie... J'espère qu'il va bien. Ca va aller pour lui. Si les médecins l'ont laissé sortir, c'est que tout vas bien. Ace n'aurait pas dû faire ça. Mais les hommes peuvent se comporter comme des idiots. J'avais cru comprendre que Thatch et lui étaient meilleurs amis avant alors c'est normal qu'il se soit fâché. Ca va aller maintenant. Ca va lui passer Il faut juste que vous parliez tous les deux de tout ça.
Mama était rassurante. Je la remerciais de bon cœur et nous raccrochâmes en suivant. Le cœur apaisé, je posais mon portable et m'installais dans mon fauteuil pour aller aux toilettes. J'étais encore pompette et c'était difficile de me diriger correctement jusqu'à la salle de bain. Assise enfin sur les chiottes, je me laissais aller. Un peu trop peut-être car un pet fut évacué.
- C'était pas prévu... soufflais-je à moi-même.
J'éclatais de rire encore bien ivre. Il me fallut un moment pour me calmer. Je me lavais ensuite les mains et en me voyant dans le miroir, je décidais de me maquiller. Je voulais plaire et avoir le regard des autres sur moi. Le retour de la salope. Un peu de fard, de line-liner, du mascara et je me trouvais belle. Je n'avais pas mit de rouge à lèvres pensant qu'il allait se barrer à la moindre occaz. Je me souris en me remettant un peu de parfum puis sortis de la pièce. Sasha n'était pas revenu. Je retirais les sachets de snacks vides et les mis à la poubelle. Je retirais comme je pus les miettes sur le lit puis m'installais dessus et attendis mon cousin. Mon téléphone sonna me signalant un sms. C'était Ace.
« Re ma souris, j'ai très hâte de te revoir. En farfouillant dans ma chambre, j'ai trouvé ta culotte. J'aimerais la garder mais si tu veux la récupérer, je te la rendrais ce soir. Tu as toujours mon T-shirt, d'ailleurs ? »
« Re, Bah écoute, garde-la:D Je crois que je l'ai toujours mais vu que je ne suis pas retournée chez moi, je ne sais pas ce qu'il est devenu. Ma mère ne m'a rien dit et Sasha, qui squatte ma chambre, non plus donc il doit toujours y être. Tu voudrais que je te le rende ? »
Intérieurement, je n'en avais pas envie. Je voulais encore avoir la possibilité de sentir son odeur.
« Merci ma souris. Nan, garde-le du coup. Comme ça tu penseras encore à moi. Tu es toujours avec ton cousin ? »
« Oui, enfin, il est encore parti fumé. On a regardé un film. Mon préféré. Il a prit sur lui car durant notre enfance, il avait subi. Je le matais tout le temps :D »
Parler avec lui par sms était plus simple et je ne ressentais pas de colère vu que que je ne le voyais pas.
« C'est quoi le film ? »
« Cendrillon. Quand nous étions enfant, Sasha en avait tellement marre qu'il avait enterré la VHS dans le jardin. J'avais pleuré pendant des jours et c'était mon père qui l'avait retrouvée en plantant les rosiers de ma mère. Du coup, je me suis vengée aujourd'hui :D »
« Aha ! Je le comprends. Cendrillon ! Franchement... Ca ne m'étonne pas de toi. Ca te ressemble de mater ça. Ne m'oblige jamais à regarder ce truc, s'teu plaît !:D »
Je riais toute seule.
« Aha:D Tu mériterais bien de mater La Belle et la Bête, tiens ! Ou Blanche-Neige ! Aha »
Je ricanais toute seule, me foutant bien de sa gueule. Je reçus un sms mais ce n'était pas sa réponse. Ca venait de Sasha.
« J'arrive, Nastia. »
Comme réponse, je lui envoyais un smiley faisant un bisou. Fallait vraiment que je me télécharge un clavier russe. J'eus un cœur de sa part avec un smiley envoyant un baiser me faisant sourire. Ah maintenant, c'était au tours de Ace.
« Nan ! Tu n'oserais pas faire ça. C'est trop cruel ! Tu es trop douce et gentille pour me faire ça, ma souris. Je sais que tu ne le feras pas de toute manière.:D »
« Tu es trop sûr de toi. Je te signale que je viens de faire endurer plus d'une heure de dessins animés à mon cousin pour me venger d'une histoire qui remonte à loin alors t'infliger la même sentence pour rien, ça m'amusera aussi. Et tu n'as pas de chance, c'est en russe. Aha »
« Trop cruauté venant d'une si jolie fille. Ma souris, je suis content qu'on se parle toujours. J'ai hâte de te revoir. Ton sourire me manque et ta douceur aussi. »
Il me faisait quoi, là ? Il me draguait ? Sasha me coupa dans mes pensées en entrant dans la chambre. J'envoyais vite un message à Ace.
« Tu as beaucoup à apprendre de moi, Ace:D ! Mais je dois te laisser. Mon cousin vient de revenir. A ce soir:D »
Je posais mon portable et souris à Sasha qui vint s'asseoir sur le lit après avoir posé son sac sur le sol. Il retira ses chaussures avec un sourire puis s'installa à côté de moi en prenant son sac.
- Je n'ai pas été trop long ? Fit-il en ouvrant son sac.
- Nan, ça a été.
Il me regarda avec un sourire sournois.
- J'ai fait le tours du shop et j'ai réussi à trouver de l'alcool buvable. Je t'ai même prit un petit cadeau malgré que tu m'aies obligé à mater ta Cendrillon de merde. Ricana-t-il en sortant deux petites bouteilles de vodka, me faisant glousser.
Il ne jurait que par cette alcool ? Il me donna une bouteille en la débouchant et je la pris avec un sourire amusé.
- Ferme les yeux, Nastia et ne triche pas !
Les yeux clos, j'attendis avec un sourire la fameuse surprise. Qu'est-ce qu'il avait prit ? Une connerie ou de la bouffe ? Je l'entendis fouiller dans son sac puis je sentis qu'il retirais le bandeau de Thatch que j'avais dans les cheveux pour le remplacer par quelque chose d'autre. C'était quoi ?
- Ouvre les yeux !
Je les ouvris et le regardais me sourire. Par automatisme et curiosité, je portais ma main à ma tête et reconnus aussitôt une tiare. Je souriais comme une gamine à Noël avec les larmes aux yeux. Avait-il acheté ça car je lui avais dit qu'étant gamine je voulais être Cendrillon ? Oh Sasha...
J'enlaçais son cou d'un bras et embrassais sa joue d'un long baiser.
- Merci Sasha. Du coup ça fait de toi mon prince, nan ? Riais-je joviale.
Il me regarda étonné un moment puis pouffa de rire.
- Nan, voyons. C'est ton amoureux ton prince. Moi, je suis... Euh... Je suis ton chevalier protecteur. Sourit-il tel un enfant.
J'avais l'impression que c'était la première fois que je le voyais sourire comme ça. Habituellement, il avait toujours ce rictus moqueur.
- Tu me protégeras tout le temps, alors ? Souris-je doucement.
- Oui, Nastia. Je te protégerais. Je te le promets. Il ne t'arrivera jamais rien avec moi. Je suis ton chevalier, ne l'oublie pas.
Nous nous sourîmes et je déposais encore un baiser sur sa joue. J'étais contente de super bien m'entendre avec lui. Finalement, Sasha était quelqu'un de sympa. Si ça avait été comme ça dès le début entre nous, on aurait pu être hyper proche et même peut-être inséparable. Il aurait été mon premier confident et je l'aurais considéré plus comme un frère que comme un cousin. Un véritable grand-frère, quoi !
- Je suis très contente qu'on s'entende bien. Je m'en veux que ça ne soit pas comme ça depuis le début. On aurait été très proche depuis longtemps. Souris-je heureuse.
- T'embête pas avec ça, Nastia. Le plus important, c'est qu'on s'entende bien maintenant. Allez, tiens ! Buvons à nous ! Fit-il en levant sa bouteille.
Je gloussais éméchée et trinquais avec lui avant de boire. L'amertume me fit grimacer mais le liquide réchauffait ma gorge et mon estomac.
- Tu as déjà joué au jeu Je n'ai jamais ? Demanda-t-il avec un sourire en coin railleur.
- Hein ? Euh nan. Je ne connais pas. Qu'est-ce que c'est ? Répondis-je confuse.
- Un joueur commence en disant Je n'ai jamais en terminant par quelque chose qu'il n'a vraiment jamais fait et si les autres l'ont fait, ils boivent une gorgée mais si personne ne l'a fait alors c'est l'autre qui doit boire. Alors ça te tente ?
- Ouais, ça a l'air marrant ! Ricanais-je.
T- rès bien, je commence pour te montrer. Je n'ai jamais... Sucer un mec ! Sourit-il mesquin.
Oh le fourbe ! Il commençait fort ! Je pouffais de rire puis bus une gorgée. Je voyais bien les règles du jeu maintenant.
- Ok, j'ai bien compris. Alors je n'ai jamais... Baiser avec une fille.
Il voulait jouer à ce jeu alors il allait être servi. Il n'y avait pas que moi qui devait boire. Sasha bu dans sa bouteille avec un petit rictus moqueur.
- Je n'ai jamais fait de triolisme.
Je bus une gorgée, les joues rouges.
- Je n'ai jamais... Su ce qu'est vraiment l'Amour.
- Vraiment ? Pourtant tu es amoureuse de ton Thatch, nan ? Questionna-t-il perplexe.
- Oui, enfin je ne sais pas. Peut-être que ce n'est juste qu'un béguin comme pour Ace. Je n'y connais rien. J'en avais discuté avec Thatch mais je ne peux pas vraiment m'y fier.
Sasha ne dit rien et prit une gorgée.. Oh ? Il était déjà tombé amoureux ? Je me souvenais qu'il avait parlé d'une petite amie l'autre fois. Il avait été amoureux d'elle ?
- Tu as déjà été amoureux ? Demandais-je surprise.
Il hocha de la tête en me regardant.
- Ouais, c'est toujours le cas. Je suis tombé amoureux il y a longtemps et depuis je pense toujours à elle. Expliqua-t-il.
- Et c'est réciproque ? Souris-je.
- J'en sais rien. Je n'ai jamais osé lui dire ce que je ressens par peur d'être rejeté.
- Ah... Et qu'est-ce qu'on ressent alors quand on est amoureux ?
Mon cousin prit un temps pour répondre semblant réfléchir.
- Je pense tout le temps à elle même après toutes ses années et même si je suis avec d'autre gonzesse. J'ai envie qu'elle soit heureuse et je veux lui faire plaisir. Avant je faisais l'intéressant et l'emmerdais pour qu'elle me remarque et me regarde mais j'ai compris assez tard que ça ne servait à rien. Alors depuis peu, je me montre plus sympa avec elle. Je sais que je l'aime. Après toutes ses années, les sentiments que j'éprouve sont toujours là. J'aimerais beaucoup que ce soit réciproque mais ça ne se fera pas.
- Pourquoi ? Tu es génial et beau, Sasha. Elle serait idiote de te rejeter. Souris-je avec douceur.
- Merci, Nastia mais elle est amoureuse de quelqu'un d'autre.
- Ah la merde ! Du coup, tu l'as rencontrée où car tu dis que ça fait des années que tu es amoureux ? Compatis-je.
- On se connaît depuis l'enfance. Elle est russe, elle aussi. Bon on continue ? Je reprends. Je n'ai jamais vomi pendant une cuite.
Le sujet était peut-être trop sensible. Pauvre Sasha... J'enlaçais son cou de mes bras avec la bouteille dans la main, le surprenant, puis lui fis un baiser sur la joue. Il répondit à mon étreinte en enfouissant son visage dans mon cou.
- C'est pas grave si la nana n'est pas amoureuse de toi, car moi, je t'aime Sasha. Jamais je ne te ferais de mal et je serais toujours là pour toi. Je te le promets. Aussi vrai que je suis une princesse. Souris-je grandement.
Il éclata de rire.
- Une princesse ? Mouais mais une princesse cheap alors ! En tout cas, ça me touche beaucoup ce que tu me dis. Moi aussi, je t'aime Nastia.
Je serrais plus fort mon étreinte avec un sourire puis fermais les yeux en calant ma tête contre la sienne. Je me sentais bien dans ses bras. Il était mon chevalier protecteur. J'avais l'impression d'être encore plus protégée avec lui qu'avec un autre homme. Nous étions plus proche et je trouvais ça normal de lui faire des câlins et des bisous. J'aurais fait la même à Vitali mais lui, il restait pudique de ce côté-là.
Je sentis les lèvres de Sasha déposer un baiser sur ma mâchoire près de mon oreille, ses piercings faisant pression sur ma peau. Je caressais ses cheveux avec un sourire.
- Au fait, j'ai regardé les photos de nous avec Thatch tout à l'heure. Ca l'a beaucoup amusé. Par contre, ne m'en veut pas. On a parlé de toi et aussi de Tïatïa Irina. Alors, il s'est proposé d'essayer de la retrouver mais pour ça, il faudrait ton accord et son prénom et son nom de jeune fille. Dis-je sans trop oser, d'une petite voix.
N'entendant aucune réponse de sa part, je défis mon accolade mais il me serra plus fort contre lui m'empêchant de m'échapper. Ca le rendait émotif ? Je repris alors mon étreinte comme si de rien n'était et attendis qu'il se décide à parler.
- Irina Lopatina. Murmura-t-il dans mes cheveux.
Ca voulait dire qu'il était d'accord ? Il avait donné son nom de famille au féminin comme ça se faisait en Russie. Ici, au Japon, l'administration n'avait pas prit en compte ce principe donc mon patronyme était masculin comme celui de Mama, sinon nous aurions dû nous nommer Ivanova.
- J'espère qu'il la trouvera. Je n'ai pas réussi mais j'ai quand même espoir de la revoir. Elle me manque...
Sa voix était fragile. Ca le touchait beaucoup que Thatch tente de la retrouver. J'embrassais son oreille avec un sourire.
- J'espère aussi. J'aimerais bien la revoir. Au fait, tu dois boire. Je n'ai jamais vomi pendant une cuite. Ricanais-je amusée.
- J'aurais cru le contraire vu comment tu es vite bourrée.
J'avais entendu son sourire railleur puis sans se détacher de moi, bu dans sa bouteille.
- A ton tours ! Finit-il par dire ensuite.
- Je n'ai jamais... Mater ma cousine en train de se masturber. Riais-je.
Il ricana et bu encore.
- Je te rassure, je ne l'ai fait qu'une fois. Je n'ai jamais joui avec le point P enfin pour toi c'est le point G.
- Hein ? C'est quoi le point P ? demandais-je curieuse.
- La prostate. Les femmes n'en ont pas. Vous, vous avez le point G. Ca doit être hyper kiffant de prendre son pied comme ça.
- Tu aimerais essayer, c'est ça ? Fis-je avant de boire une gorgée.
- Ouais, bordel ! Mais pas facile de trouver une gonzesse qui sache le faire et surtout qui veuille bien.
Il me semblait que la prostate était une partie de l'anatomie sexuelle de l'homme mais où elle se situait exactement, je ne le savais pas.
- Je ne connais pas mais si tu veux bien m'apprendre, je veux bien te le faire.
J'avais vraiment osé lui sortir ça ? Et ben oui... J'espérais au moins que ça ne soit pas un truc bizarre que j'allais regretter. Sasha éclata de rire. Quoi ?
- C'est gentil, Nastia mais je ne peux pas demander à une princesse de faire ça. Vraiment pas.
- Ah... Je voulais te faire plaisir mais pourquoi tu ne peux pas ? Ca ne va pas me tuer. Si ?
Sasha s'écarta de moi en me tenant toujours dans ses bras pour me regarder avec un sourire en coin.
- Tu ne sais vraiment pas comment on fait ? Questionna-t-il railleur.
Je me contentais de secouer de la tête innocemment ce qui l'amusa encore plus. Il se foutait carrément de ma gueule.
- Mais rigole pas et dit moi comment on fait ! M'offusquai-je avec une moue boudeuse.
On aurait dit une gamine vu comment j'étais bien ivre. Il arrêta de rire et me fixa avec un sourire.
- Si je te le dis, je ne pense pas que tu voudras toujours me le faire, Nastia. Pouffa-t-il de rire.
Je le regardais sceptique. Vraiment ?
- Bah dit et on verra bien. Instruit-moi ! Souris-je avec un air faussement hautain.
Mon cousin éclata de rire puis secoua de la tête.
- Allez dit ! Insistais-je.
- Bon bon... Déjà la prostate est accessible uniquement en mettant un doigt au cul. Ca te donne une image de ce qu'il doit être fait pour jouir.
Ca se voyait qu'il était mal à l'aise et ma gueule sur le cul n'arrangeait pas la chose. Si je voulais lui faire plaisir en comblant son fantasme -car oui c'en était un-, je devais lui mettre un doigt dans le cul et titiller sa prostate jusqu'à l'orgasme. Oh bordel de merde ! Je ne m'attendais pas à ça.
Je baissais le regard et réfléchissais. Ca ne dérangeait pas Ace et Thatch de faire pareil avec moi et je trouvais ça très excitant. Ca me donnait même du plaisir donc bon... Et puis si je ne testais pas, je ne saurais jamais si ça valait le coup. Pareil, je kifferais le faire ? Mon regard revint sur Sasha qui me fixait anxieux. Je finissais par hausser des épaules, nonchalante.
- Ok... dis-je avec une petite moue.
- Hein ? Parut surpris mon cousin.
- Je veux bien essayer.
- Hein ? Hallucina-t-il encore plus.
- C'est ok ! Tu me diras quand tu seras prêt. Souris-je doucement.
Il avait des yeux aussi ronds que des balles puis il avala sa salive avant de boire plusieurs gorgées de sa Vodka.
- Ok ! Maintenant ! Déclara-t-il avec assurance.
Là, c'était moi qui était surprise. Maintenant ? Bon... Je hochais de la tête avant de boire beaucoup d'alcool. Ma première fois dans le cul d'un mec. Il allait me falloir pas mal de courage. Sasha se leva ensuite et farfouilla dans le placard sous le lavabo.
- Ils doivent bien y avoir des gants et du lub' ici... Ah ! Les voilà.
Il me montra ses trouvailles avec un grand sourire puis revint sur le lit. Ensuite, il regarda son téléphone et fit une petite moue.
- 17h12. Ca passe vite. Bouda-t-il.
- Déjà ? Oui, ça passe vite. Soufflais-je avant de boire encore dans ma bouteille en poussant mon PC au bord du lit.
Sasha me sourit puis scella ses lèvres sur les miennes. Sa langue vint rencontrer la mienne et j'enlaçais son cou en m'installant à califourchon sur lui. Sa main glissa sous ma robe pour malaxer mes fesses nues tandis que l'autre tenait toujours sa bouteille. C'était agréable et je lâchais un gémissement étouffé par notre baiser.
Nous sursautâmes en entendant un vacarme dans le couloir. Automatiquement, nous tournâmes la tête en direction de la porte. Un homme s'excusa fortement d'avoir fait tomber un plateau.
- On va dans la salle de bain au cas ou ? Proposais-je en chuchotant, ayant les chocottes que l'on soit surpris par un membre du personnel médical.
- Ouais, on sera plus tranquille. Répondit-il sur le même ton.
Je me décalais sur le côté et il me donna sa Vodka avec les gants et le lubrifiant. Puis il se leva et me prit dans ses bras telle une princesse et nous amena dans la salle de bain. Il me posa sur le bord du lavabo pour fermer à clé la porte puis ouvrit mon petit dressing et sembla chercher quelque chose.
- Qu'est-ce que tu cherches ? Demandais-je.
- Des serviettes pour les poser sur le sol. C'est mieux si je suis allongé.
- Oh ! Dans le placard sous le lavabo. M'exclamais-je.
Il vint vers moi et je soulevais difficilement mes jambes pour lui permettre d'ouvrir les portes du placard. Il prit plusieurs grandes serviettes pour les étendre sur le sol en plusieurs couches. Il prit ensuite les gants et le lub' qu'il balança sur le tas de serviettes avant de venir me porter pour me poser doucement à côté. Je lui souris puis bus dans ma bouteille. Heureusement qu'il m'avait portée car étant bien pompette, mes déplacements -même en rampant- auraient été catastrophiques. Je gloussais comme une gamine en le regardant se déshabiller avec un sourire. Je fis de même en retirant ma robe, amusée, puis mes bas de contention et mon soutien-gorge. Nu debout face à moi, c'était la première fois que je le voyais à poils. Qu'il était beau et bien fait. Son sexe était au repos mais ça ne me dérangeait pas pour déjà être excitée par lui. Il avait des tatouages également au mollet droit. Des flammes avec un trompe-l'oeil de son tibia à ouvert. C'était spécial mais pas vilain. Il vint s'asseoir en face de moi et je touchais du bout des doigts le cœur enflammé qu'il avait sur la poitrine tandis qu'il frôla de la pulpe de son index ma joue puis mon cou et enfin descendit jusqu'à mon sein.
- Tu es vraiment jolie, Nastia. Souffla-t-il en matant mes seins.
Je gloussais avec un sourire montrant mon ivresse ce qui le fit sourire en coin.
- Mais toi aussi, tu es beau Sasha. Dans la famille, il n'y a aucun thon. Riais-je.
Nous nous sourîmes puis il empoigna ma poitrine des deux mains en déposant ses lèvres sur les miennes. Nous échangeâmes un baiser langoureux. Je logeais mes mains dans ses cheveux coiffés en arrière puis cessais notre bécotage pour déposer plein de baiser sur sa joue, son cou, sa pomme d'Adam, son épaule et sa clavicule jusqu'à arriver à son sein dont je lapais et suçotais le mamelon. C'était spécial de lécher un piercing mais Sasha appréciait vu son souffle rapide. Il vint remonter mon visage pour m'embrasser encore et malaxer ensuite mes seins avant de tout cesser et s'allonger enfin sur le tas de serviette. Sa queue commençait à être en érection et reposais partiellement sur sa cuisse gauche. Je caressais son corps avec un sourire, m'asseyais à califourchon puis me penchais pour l'embrasser avec ardeur. Ses mains parcouraient mon dos alors qu'une des miennes attrapa sa queue pour la masturber. Je léchais son corps en descendant ma langue à plusieurs reprises jusqu'à son pubis. Je pris ensuite en bouche son gland et débutais une succion dessus. Sasha prit sa bouteille, se redressa un peu et bu dedans. Il me passa ensuite un gant en posant la Vodka à côté de la mienne.
- Je suis prêt, Princesse.
Je souris amusée à son surnom. Ca me plaisait et je me sentais bien lorsqu'il me parlait comme ça. J'adorais être unique pour un homme et ce même si c'était mon cousin.
- D'accord. Tu me guides, hein ? Souris-je.
- Ouais, t'inquiète. Vas-y !
Je mis le gant qui était légèrement grand pour moi en me mettant entre ses jambes qu'il avait écarté puis pris le lubrifiant et en mis une bonne dose sur les doigts. Nous nous sourîmes complice puis je soulevais doucement ses bourses et passais mes doigts lubrifiés sur son anus imberbe. Je le caressais lentement en faisant attention à son expression. Il avait les yeux clos, la bouche entrouverte avec un petit sourire en coin. Ca lui plaisait ? Certainement. J'effectuais une pression à l'entrée et il soupira de bien-être. Je recommençais plusieurs fois et il eut un tremblement. Je fis doucement entrer mon majeur en pliant mes autres doigts pour faciliter l'insertion. C'était très serré et chaud. Putain ! J'avais mon doigt dans le cul d'un mec et pas n'importe qui, mon cousin. Sasha ! Je n'aurais jamais cru que cette situation arriverait un jour. M'enfin, avait-il eu mal ? J'avais fait le plus doucement possible pour lui éviter une brûlure. Cependant, il n'avait tiré aucune grimace.
- Ca va ? Demandais-je, inquiète.
- Ouais, t'inquiète ! Continue, Nastia. Souffla-t-il, les yeux clos.
Je ne dis rien et entrais plus loin jusqu'à la dernière phalange.
- Maintenant, plie un peu ton doigt et tu devrais sentir quelque chose. C'est la prostate. Masse-la doucement comme tu veux. Sourit-il.
Je pliais le doigt et butais contre une boule assez grosse. Putain, c'était ça ! Souriante, je passais lentement ma première phalange dessus de gauche à droite. Sasha tremblotait en soupirant de plaisir. J'étais contente de bien faire les choses et de lui faire plaisir. Je changeais pour faire des petits cercles. Le même effet. Je modifiais pour des petites pressions en même temps et soudainement, il lâcha un râle guttural. Je continuais encore et il recommença à intervalle régulier. Il prenait son pied, dit donc ! Je gardais le rythme et l'enchaînement voyant qu'il appréciait.
- Ah... Nastia... Plus vite... Ah... Oui...
J'accélérais la cadence mais au lieu de faire des cercles, je fis des va-et-vients en continuant les pressions sur sa prostate. Sasha ondulait du bassin en gémissant fortement. C'était plaisant à entendre. Je me surprenais à y prendre du plaisir et soupirais donc.
- Ah... Nastia... Oui... Ah...
- Sasha... Humm... soupirais-je avec un sourire.
Ses râles devenaient plus rapprochés et son souffle plus rapide et court. Il bougeait tellement ses hanches que sa queue rebondissait sur son ventre. Tiens ? Elle était plus saillante et plus veinée qu'avant. Je la touchais par envie de ma main libre et constatais qu'elle était très dure, plus que d'ordinaire. Oh merde ! Je la voulais en moi pour prendre également mon pied.
- Sasha... Je te veux... J'en peux plus... me plaignis-je en gémissant d'envie.
- Ah... Oui... Capote...Jeans... Ah... Vient Nastia... Vient... Ah... Vite...
Sans retirer mes doigts, je chopais son pantalon et fouillais dans ses poches pour trouver le préservatif. Téléphone, Briquet, ticket de caisse. Ah capote ! Il me la prit des mains et la déballa pour l'enrouler rapidement autours de sa verge. Je vins m'asseoir à califourchon pour m'empaler sur sa queue qu'il dressait d'une main. Seigneur ! Que c'était bon ! C'était la première fois que je sentais un sexe d'homme aussi dur en moi. Je me déhanchais comme une folle sur lui en faisant de mon mieux pour continuer le massage prostatique. Nos gémissements bestiaux résonnaient dans la salle de bain et sur le moment, je me foutais pas mal qu'on nous entende. Je prenais mon pied comme jamais. C'était mieux que l'autre fois avec Marco. Je me sentais mouiller comme jamais puis l'orgasme m'atteignait. Je couinais avec un sourire béat et un liquide sortit encore de mon vagin, comme ce matin avec Marco. Malgré ma jouissance, je continuais mon déhanchement animal. Je voulais maintenant que Sasha ait son fameux orgasme. Nous étions là pour ça, nan ?
- Ah... Putain... Nastia... Continue, je viens... Ah oui !...
Il grogna comme un diable, ses mains sur mes fesses et je sentis son anus se contracter me forçant à ralentir le rythme de mon doigt. Lentement, je le massais encore alors que les muscles de son plancher pelvien se serraient et se desserraient autours de mon doigt. Je sentais en moi nettement les soubresauts de sa queue. C'était agréable et je souriais en me mordant la lèvre inférieure. Je me retirais doucement de son cul puis enlevais le gant pour le jeter sur le côté.
Nous nous regardâmes avec un sourire puis éclatâmes de rire. J'étais encore bien ivre et après un tel effort, ma tête tournait. Euphorique, je pris tout de même ma bouteille pour boire à grande gorgée dedans. Mon cousin fit de même avec la sienne et la termina. Il balança la bouteille vide à côté de lui puis je pris sur moi pour terminer la mienne et fis de même. Je riais encore et déposais un baiser bruyant sur ses lèvres avant de m'allonger à côté de lui. Du coin de l'oeil, je l'aperçu retirer sa capote mais toujours amusée pour rien, je riais encore avec un grand sourire. J'étais plus que ivre. Une première pour moi. J'avais dû boire trop vite à mon avis et l'alcool avait atteint mon cerveau depuis longtemps.
- Merde... Nastia ! Fit Sasha alerté.
Je continuais de rire, me foutant de ce qu'il disait.
- Nastia !
Je riais encore mais en le regardant cette fois-ci. Quoi ?
- Putain Nastia ! Arrête de rire ! S'énerva-t-il.
- Mais quoi ? Gloussais-je.
Pour réponse, il me montra le préservatif mais je ne voyais rien d'anormal alors je l'embrassais sur la joue avec un sourire.
- Et ben quoi ? Souris-je.
- Nastia ! Tu ne remarques rien ? S'impatienta-t-il, soûlé.
- Bah nan !
- Elle a craqué ! S'exclama fortement Sasha sérieusement.
Fin du chapitre 20.
Bonus futilité :
- Ivanov Alexei est inspiré physiquement de l'acteur allemand THOMAS KRETSCHMANN.
- Ivanov Anya est inspirée physiquement de l'actrice allemande Diane Kruger.
- Je sais qu'après la sortie d'un long coma, les muscles sont beaucoup attrofiés mais pour la suite de la fiction, j'avais besoin qu'Anastasia puisse bouger un minimum.
