Bienvenue dans le vingt-troisième chapitre.

Désolée du retard. J'ai dû écrire trois fois ce chapitre à cause d'un bug de logiciel.

Disclaimer : Seuls mes OCs m'appartiennent et ils vont s'interner volontairement dans un hôpital psychiatrique à force d'en prendre plein la gueule.

/!\ Rating M pour le langage et les scènes crues. Je vous aurais prévenus.

Bonne lecture.


Lorsque je me réveillais, je vis le visage endormi et paisible de Sasha, mon nouveau frère. Nous étions très proche au point que mon faciès s'empourpra. Cependant, je ne pouvais détacher mon regard. Il était beau... Mais pas aussi beau que Ace. J'étais folle de continuer à le voir celui-là et même d'avoir baiser avec lui l'autre fois. J'avais été déçue hier. Sasha m'encourageait à me venger de lui en le prenant pour un con aussi et à me servir de lui pour me satisfaire, mais je savais au fond de moi que ce n'était pas ce qu'il fallait faire, qu'un jour ça allait me retomber dessus et que je ne pourrais plus me sortir de cette merde. Je devais donc cesser ma vengeance et tenter de l'oublier car finalement ça me rendait plus malheureuse qu'autre chose. Je l'aimais ? oui. Ce n'était pas réciproque ? oui. Notre relation -amicale ?- me bouffait ? Oui ! Je n'avais pas d'avenir avec lui ? Oui... Alors autant tout cesser même si je devais souffrir un bon coup. Je vivrais mieux après.

Sasha entrouvrit ses lèvres et les ferma ensuite pour avaler sa salive. Ayant des fourmis dans la cuisse contre le lit, je me retournais de l'autre côté, lui faisant dos. Je l'entendis grogner dans son sommeil sûrement dérangé par le mouvement puis il se colla contre mon dos, sa main sur mon ventre dont le bras était posé sur ma hanche. Son souffle nasal chatouillait la peau de mon épaule dénudée me donnant des frissons.

J'étais bien dans ses bras. Je me sentais protégée tout en étant libre. Avec Ace, ça n'était pas le cas. Lorsque j'étais contre lui, j'avais cette sensation de sécurité mais pas celle de la liberté. J'avais peur de toujours faire une connerie et de tout gâcher alors je me contenais. Heureusement que j'étais avec Thatch maintenant. Néanmoins, nous étions seulement au tout début de notre relation. Je ne devais pas conclure trop vite. A cause de Ace, il se faisait des films sur mon cousin et moi. Bon on baisait ensemble mais nous n'étions pas amoureux. Je ne le trompais pas avec lui. Ça n'avait pas l'air de le déranger que je puisse fréquenter d'autres mecs en particulier Marco son meilleur ami et aussi Deuce, un autre ami, il semblerait. Pourquoi faire donc une fixette sur Sasha ? Nous étions de la même famille... Bon oui, on se faisait des bisous sur la joue et des câlins mais il ne savait pas pour notre intimité et nos messages avec les je t'aime qui ne signifiaient rien. Je l'aimais comme un frère. C'était tout. Et puis nous étions devenus très proches rapidement et nous avions découvert aussi vite notre lien inhabituel.

Sa main exerça une pression sur mon abdomen et il grogna encore. Se réveillait-il ? Je ne savais même pas l'heure qu'il était. En tout cas pas midi car personne n'était venu m'apporter mon plateau repas. Son pouce caressa lentement mon ventre et je le sentis redresser doucement la tête pour me regarder puis l'entendis sourire m'ayant vu réveillée. Son corps s'étira dans un râle puis il se remit contre le mien, son visage enfoui dans le creux de mon cou. Je fermais les yeux au contact de ses lèvres contre ma peau.

- Bien dormi, Ma princesse ? Demanda-t-il d'une voix rauque.

Seigneur, que c'était sexy !

- Oui. C'était la meilleure sieste que j'ai jamais connu. Souris-je d'une petite voix.

- Moi aussi. Dormir avec toi revigore bien ! Lorsqu'on aura emménagé sous le même toit après ton émancipation, on dormira encore ensemble ?

- J'aimerais beaucoup. Mais Vitali ne comprendrait pas à mon avis.

- Ouais, il se ferait des films. On dormira ensemble en secret alors. Ricana-t-il.

- Oui ! Souris-je amusée.

Je me retournais lentement pour lui faire face et il m'enlaça de nouveau. Nos fronts étaient collés l'un contre l'autre. Recroquevillée contre lui, je posais ma main sur son torse puis la remontais jusqu'à sa mandibule pour caresser sa joue du pouce. Cette proximité avec lui me réchauffait le corps. Mes joues se colorèrent de rouge et mes yeux s'ancrèrent dans les siens.

- Tu te souviens de ce que nous avons rêvé ensemble ? Questionna-t-il faiblement.

- Pas vraiment. Je me rappelle juste que j'étais avec toi et que c'était bien. Répondis-je dans un souffle.

- Moi aussi mais depuis mon réveil, j'ai la drôle d'impression que quelque chose a changé entre nous. Je me sens plus heureux et plus confiant sur ce qu'il se passe entre nous.

- Oui c'est ça. Je ressens la même chose. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé dans ce rêve mais ça nous a fait du bien en tout cas. Souris-je en coin.

Sasha me sourit également puis se pinça les lèvres, anxieux. Son regard descendit sur mon abdomen et il y posa sa main dessus. Euh... Je craignais qu'il ne me parle de l'accident avec la capote hier. Je ne voulais pas en discuter et préférais faire comme si de rien n'était, car si personne n'en parlait alors ça ne pouvait pas être réel et rien de grave n'arriverait ensuite. Nan ? Au moment où il allait dire quelque chose, je repoussais sa main sur mon ventre le surprenant puis lui fis dos voulant être tranquille. J'avais été idiote de réagir comme ça mais pour les problèmes, je faisais toujours l'autruche. Il vint se blottir contre mon dos et cala son menton au creux de mon cou.

- Nastia... Tu m'en veux vraiment en fait ? Murmura-t-il peiné.

- Nan... C'était un accident. Je veux juste ne pas en parler. C'est tout.

- Mais tu sais, à un moment il faudra bien...

- Je sais ! Mais je préfère attendre. Après tout, rien ne nous garantit que je le sois. Et puis j'aimerais qu'on arrête d'en parler ! Le coupais-je un peu soûlée.

- Nastia...

- Nan ! Fis-je sur un ton sec.

Sasha soupira.

- Très bien mais s'il y a quoique ce soit qui ne va pas, promet-moi de m'en parler ! D'accord ?

- Oui, d'accord ! Soupirais-je en levant les yeux.

- Mais tu sais qu'avec une grossesse, tes seins vont devenir énormes. Encore plus que maintenant ! Ça, c'est un des côtés positifs. Ricana-t-il dans le creux de mon cou.

Je roulais des yeux avec un sourire.

- Et il y a d'autres points positifs à être enceinte ? Dis-je amusée.

- Ouais ! La libido augmente beaucoup. Tu pourrais devenir une vraie cochonne. Pouffa-t-il de rire près de mon oreille.

- Ah ouais ? C'est dommage pour toi. Souris-je telle une connasse.

- Hein ? Pourquoi ? Demanda-t-il, stupéfait.

- Tu n'arriverais pas à tenir le rythme. Je t'en demanderais trop. Riais-je.

Il éclata de rire puis vint me susurrer à l'oreille malicieusement :

- C'est toi qui ne tiendrait pas, Princesse ! Tu ne m'as pas encore connu en manque à bander comme un taureau.

- J'aimerais bien voir ça. Le cherchais-je, commençant à être émoustillée par notre conversation.

- Oh ! Émit-il amusé avant de me serrer dans ses bras.

Il me porta pour me basculer sur le dos contre son torse me tirant un petit cri de surprise. Je laissais reposer ma tête en arrière me logeant entre la sienne et son épaule avec un sourire. Du coin de l'œil, je vis son sourire railleur. D'une main, il remonta mon débardeur dévoilant ma poitrine vêtue de mon soutien-gorge en dentelle. Il abaissa les bonnets pour sortir mes seins. Je me laissais faire appréciant ses caresses sur ma poitrine nue. Il s'amusa à titiller mes tétons du bout des index et à les pincer avec le pouce en plus une fois bien durs. Je soupirais de plaisir.

- Dis-moi, Nastia ! Tu as déjà eu un orgasme des seins ? Questionna Sasha avec un sourire en coin.

- Euh nan, je ne crois pas... soufflais-je dans mon plaisir.

- J'ai envie de te le faire découvrir. Tu veux bien ?

Je me mordillais la lèvre inférieure avec un sourire.

- Oui ! Tu peux me faire tout découvrir, Mon chevalier ! M'exclamais-je.

Il ricana en me tirant les tétons avant de les relâcher.

- Très bien, Princesse ! Je vais t'apprendre beaucoup de chose.

Il me remit contre le matelas et me surplomba de toute sa masse afin de prendre en bouche un de mes mamelons tandis qu'il malaxait mon autre sein. Je me arquais dans un soupir de plaisir. Sa langue jouait lentement avec mon téton me donnant plus de sensation grâce à son piercing. De temps à autre, sa bouche l'aspirait et le suçotait avant de le lécher plusieurs fois du bout de la langue. C'était bon et je ne pouvais contenir mes gémissements étouffés par ma main ainsi que les ondulations de mon corps. Cependant à force de le stimuler, mon mamelon commençait à être douloureux et Sasha dû s'en apercevoir car il le laissa tranquille pour l'autre. Seigneur ! Je ne ressentais aucun sensation de plaisir au bas-ventre mais il était en feu. Je savais que je trempais ma culotte à mouiller comme une dingue. Je voulais plus !

- Sasha ! Marmonnais-je dans un souffle.

- Hum ? Fit-il, mon téton dans la bouche.

- Baise-moi ! Suppliais-je dans un râle.

Il pouffa de rire, ses lèvres toujours autours de mon mamelon.

- Nan, Ma Nastia adorée ! Et puis j'ai terminé. Tes gros seins de vache à lait ont bien joui. Dommage qu'aucun lait ne soit sorti. J'aurais bien voulu te téter. Je commence à avoir faim...

Mes seins avaient joui ? Hein ? J'avais envie de rire à les imaginer crier leur orgasme. Ça me rappelait Ace et son habitude de téter mes seins. Tous les hommes aimaient ça ? Thatch et Marco aussi ?

- Comment tu sais que mes seins ont eu un orgasme ? Demandais-je hébétée.

Il redressa sa tête pour me regarder avec un sourire moqueur.

- Et bien, ils se sont contractés et devenus plus sensibles, et puis il y a toi. Vu comment tu étais, ça te faisait beaucoup de bien et je suis sûr que tu es toute mouillée pour oser me demander de te baiser.

- Peut-être. Mais pour savoir si je suis toute mouillée, il n'y a qu'un seul moyen de le savoir, tu sais ! Souris-je en coin.

- Oh ! Dois-je en conclure que c'est une invitation à te baiser ?

- Qu'est-ce que tu n'avais pas compris dans Baise-moi ! ? Et puis j'aimerais beaucoup te voir en manque à bander comme quoi déjà ? Un taureau !

Il me regarda amusé avant de ricaner railleur.

- Je vois. Mais je ne suis pas en manque à ce point-là. Ce n'est arrivé que trois fois dans ma vie. Je n'en pouvais tellement plus que l'envie de me satisfaire était devenu incontrôlable. La première fois était à 14 ans. Je m'étais branlé derrière un arbre en cours d'éducation physique sportive. La deuxième fois, c'était à 17 ans après mon retour en Russie. C'était à cause de toi d'ailleurs. Je pensais tellement à toi en train de te doigter qu'une fois avoir vu mon ex, je lui avais sautée dessus chez elle sans mettre de capote et j'avais giclé en elle en imaginant que c'était toi. Elle m'a largué après ça...

- Ah... Je suis désolée... dis-je peinée.

- ... C'était pas une grosse perte. Je n'étais pas amoureux d'elle et puis c'est normal qu'elle m'ait largué si pendant que je la baisais, je disais tout le temps ton prénom et d'autres choses très crues sur toi.

Il était mal à l'aise et ça pouvait se comprendre. En tout cas, j'aimerais bien savoir ce qu'il avait dit sur moi. C'était flatteur mais gênant quand même.

- Ouais, c'est compréhensible et la dernière fois, c'était quand ? Demandais-je en remettant correctement mes vêtements sous ses yeux.

- C'était mercredi soir après être venu te rendre visite. Je pensais pas mal à toi mais en fouinant dans ton PC pour niquer ton ex en trouvant un truc contre lui, je suis tombé sur ta vidéo olé olé. Ça faisait un mois que je n'avais pas pu me branler car je ne bandais plus alors j'étais total en manque. En voyant ton Thatch te bouffer la chatte, j'avais une putain de trique aussi dure que du béton. J'avais très vite giclé mais les fois suivantes j'ai pu mater entièrement la vidéo avant de jouir. Je te dis pas la quantité de foutre ! Ça aurait donné un verre de lait. Ça avait été tellement bon. Vitali avait dû m'entendre à mon avis. Je n'avais pas été très discret.

Je riais avec lui, satisfaite de lui faire autant d'effet. J'adorais attirer les mecs et les rendre dingue surtout ceux qui me plaisaient. J'en ressentais de la fierté. Était-ce mal ? Peu importe. Ça m'amusait.

- Sasha, mon beau chevalier, j'aimerais beaucoup que tu me baises en total manque. Ça me donne très envie. Souris-je taquine.

Il me regarda longuement avant de descendre ses prunelles sur le décolleté de mon débardeur puis de relever les yeux vers moi avec un sourire en coin.

- Ca me demandera beaucoup d'effort pour en arriver là mais ok. Cependant, il n'y a pas que moi dans ce cas. Toi aussi !

Je le fixais sur le cul alors que son sourire s'agrandit.

- Et oui, ma jolie princesse ! Si tu veux profiter de ma queue comme ça, toi aussi tu devras y mettre du tiens. J'aimerais beaucoup voir à quoi tu peux ressembler avec une irrésistible envie de cul devenant incontrôlable.

- C'est d'accord mais je ne sais pas si je vais réussir à tenir. Ça ne m'est jamais arrivée. Dis-je avec un petit ricanement embarrassé.

- Tu vas y arriver si tu veux vraiment de ma queue. Vu que c'est ok, pas de cul jusqu'à ce que ça soit bon pour nous deux. Quand je dis pas de cul, ça comprend bien sûr la branlette.

- L'abstinence quoi !

- Ouais voilà !

- Et je fais comment si Marco cherche à baiser ? Questionnais-je évidente alors qu'il s'allongeait à côté de moi.

- Bah idiote ! Tu refuses. Tu as le droit de dire non, Nastia. Et s'il te force, tu me le dis que je le défonce. Clair ?

Son ton ferme ne permettait aucune objection alors je hochais frénétiquement de la tête.

- Bon ! Du coup pour conclure, on se promet de s'abstenir jusqu'à arriver au point de non retour par un baiser.

- Oui ! Souris-je.

Nous nous tournâmes l'un vers l'autre et scellâmes nos lèvres ensemble. Sans hésiter, Sasha fit entrer sa langue dans ma bouche pour caresser la mienne. C'était doux mais brusquement notre baiser devint plus passionnel et plus ardent. Mon orgasme des seins n'avait pas qu'excité ma personne. Mon cousin l'était aussi. Je passais ma jambe sur sa hanche et il malaxa en suivant ma fesse à même la peau car il avait glissé ses doigts sous mon short. Je m'agrippais à son T-shirt en me collant plus contre lui. Parfois, nous nous embrassions à l'air libre. Sa langue léchait mes lèvres de temps en temps. Mon bas-ventre me brûlait de plus en plus et la tension sexuelle entre nous depuis un moment commençait à peser lourd. J'ondulais du bassin pour me frotter contre la bosse naturelle de son pantalon. Oh pas d'érection ? Dommage...

- Ah Ma Nastia... Ma princesse... chuchota-t-il entre plusieurs baisers.

Je ne disais rien trop concentrée dans mon déhanchement. Ça me donnait du plaisir et je gémissais doucement, le cœur battant la chamade. J'augmentais le rythme de mes ondulations et il émit un râle en agrippant ma fesse.

- J'ai envie de toi, Mon chevalier ! Murmurais-je, le souffle court sans cesser mes mouvements.

- Moi aussi, Princesse ! Mais il n'était convenu que d'un baiser pour conclure notre marché. Et vu comment tu te déhanches, tu vas vite devenir en manque. J'espère que tu réussiras à m'attendre. Sourit-il à la fin.

- Je suis sûre que je pourrais tenir plus longtemps que toi. En plus, Thatch m'avait dit qu'à force d'attendre, ça devenait meilleur. Dis-je déterminée.

- Sois pas trop sûre de toi ! Ce sera ta première fois, je te signale. Moi, j'ai appris à connaître ma limite d'abstinence. Ricana-t-il.

- Possible et ta limite est de combien de temps ?

- Et bien je pourrais dire un mois à cause du problème que j'ai eu mais ça ne compte pas vraiment car j'avais quand même envie de cul au point que ça me rende dingue même sans bander. Alors je dirais une semaine grand max. Toi je ne te donne pas un jour. Se moqua-t-il ensuite.

- Un jour ? Tu... Bon peut-être... Mais toi, une semaine ? Je dirais moins surtout si j'aide un peu ! Souris-je avant de glousser comme une connasse.

J'adorais jouer et chercher la petite bébête sexuelle.

- Comment ça si tu aides un peu ? Fait gaffe ! Ne me cherche pas trop, Nastia ! Car moi aussi je peux jouer à ce je...

Il ne put finir sa phrase taquine qu'un téléphone vibra. Ce n'était pas le mien qui était en mode sonnerie pour les appels et de plus, sous mon mollet, je sentais les vibrations du sien dans la poche arrière de son jeans. Sasha se décala un peu tout en restant contre moi pour chopper son portable. Il regarda le correspondant et tira la gueule.

- Ah Tïatïa... soupira-t-il en grimaçant.

Mama ? Que voulait-elle ?

- Privet ? Décrocha mon cousin.

Pendant qu'il était en conversation avec ma mère, on toqua à la porte. Ni une ni deux, nous nous séparâmes à la va-vite. Sasha s'assît au bord du lit et moi je m'installais correctement sur le matelas. Un infirmier avec un plateaux-repas entra suivi de Marco portant un petit panier rempli de fournitures médicales.

- Bonjour ! Les saluais-je avec un sourire.

Sasha les salua amicalement avec son accent puis se leva pour aller dans la salle de bain pour avoir une conversation tranquille.

- Bonjour, Anastasia, yoï. Comment te sens-tu ? Me dit Marco tandis que l'infirmier se courba avant de partir, le plateau posé sur la table à roulettes.

- Très bien. Passez du temps avec les bonnes personnes me fait beaucoup de bien. Souris-je en faisant référence à Ace qui me faisait pleurer à chaque fois.

- Oui, je le vois à ton sourire. J'ai eu vent de la visite de Ace hier soir. Deuce m'a expliqué ce qu'il s'était passé, yoï. Ne lui en veut pas ! Ace était invivable cette nuit au point que Père a dû l'envoyer au lit, yoï. Se moqua-t-il à la fin.

Je riais doucement.

- Ca a dû bien le calmer car il s'est excusé cette nuit et encore ce matin même si, je suis sûre, il l'a fait que pour avoir son compte. Soupirais-je, las.

- Ouais... Bon, j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle. Mais d'abord, je vais te faire une prise de sang comme d'habitude, yoï.

Je craignais le pire concernant la mauvaise nouvelle et ça devait se voir car Marco posa une main rassurante sur mon épaule.

- Tu n'as pas à t'inquiéter. Ce n'est rien de grave, yoï.

Je hochais de la tête avec un petit sourire puis il se lava les mains. Je me laissais faire ensuite lorsqu'il me fit la prise de sang. Sasha sortit de la salle de bain à ce moment-là, le téléphone dans la main.

- Je vais devoir y aller, Nastia. Tïatïa a besoin de la voiture pour faire des courses. Me dit mon cousin en russe.

- Ah dommage... Tu reviendras me voir quand ?

Marco nous écoutait sans nous comprendre. Il nous regardait à tours de rôle du regard tout en me mettant un pansement au pli du coude.

- Je ne sais pas. Peut-être tout à l'heure ou demain.

Je pris une petit moue peinée.

- Oh... J'aurais voulu que tu restes plus longtemps avec moi mais d'accord... soufflais-je tristement.

- Moi aussi mais pas le choix. Tu connais, Tïatïa ?! Bon... J'y vais et rappelle-toi de notre marché, ma Nastia. Pas de baise ni de branlette ! Ok ?

Je riais doucement puis hochais de la tête avec un sourire.

- Oui, je n'ai pas oublié. Je ne romprais pas notre marché et j'espère que c'en est de même pour toi. À plus tard, Sasha et passe le bonjour à notre famille.

- Je ne risque pas de la rompre, Princesse. Tu peux en être sûre. Passe une bonne après-midi. On reste en contact !

Il regarda ensuite Marco et le salua avec son accent russe avant de prendre ses affaires et de quitter la chambre sans un mot de plus.

- Un impératif, yoï ? Demanda Marco.

- Oui. Ma mère a besoin de la voiture sauf que je ne sais pas quand il reviendra me voir. Répondis-je peinée.

- Ton frère ou tes amis ne peuvent pas venir te voir, yoï ?

- Vitali, j'en sais rien. Il passe son temps avec sa copine. Et mes amis, je n'ai pas très envie de les voir pour le moment, car je verrais l'un d'entre eux et c'est le frère de Ace...

- Humm Luffy, yoï ? Je comprends que tu n'aies pas très envie de leur parler de ce qu'il t'est arrivé car c'est sûr qu'ils vont te poser des questions, yoï.

Oui et non... Je ne saurais pas quoi leur dire tout compte fait. Je ne leur parlais presque pas et notre amitié était récente, même pour Cavendish. Nous nous disions amis mais nous ne nous connaissions pas. Peut-être que Luffy m'avait intégrée un peu à sa bande car j'étais la meuf de son grand frère à l'époque ? Le seul moment que j'avais partagé avec eux était un repas au lycée, le reste c'était juste en temps que collègue de lycée et encore... Je me demandais pourquoi ils s'obstinaient tous à garder contact avec moi. Il n'y avait pas vraiment de raison, sauf pour Cavendish. J'avais commencé à lui parler de mon propre chef. Tiens ? Zorro aussi. Mais ça, c'était sûrement parce qu'il m'attirait sexuellement. Quand j'aurais terminé mon marché avec Sasha, faudrait que je pense à le mettre sur ma liste de plan cul, celui-là. Pareil il était toujours puceau comme Deuce ? Avait-il vu au moins une paire de seins ? Je me mis à glousser toute seule.

- Nan, rien. Je pensais à quelque chose, c'est tout. Dis-je en voyant le regard interrogateur de Marco.

- Bref. J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle, yoï. La bonne est que tu changes de service. Tu n'as plus rien à faire en réanimation et c'est tant mieux, yoï. Mais la mauvaise, c'est que tu ne peux pas encore commencer la rééducation. Tes derniers résultats sanguins montrent que ton métabolisme est encore trop fragile. L'épisode d'hier avec ta colonne vertébrale en est aussi pour preuve,yoï. Tu pourrais te blesser même dans l'eau. Demain, tu passeras un scanneur osseux pour voir les dégâts sur ton squelette dû à tes carences. J'aurais préféré te faire passer une IRM du cerveau avant pour voir les symptômes post-sédation que tu pourrais avoir mais pour le moment tu ne montres aucun signe clinique de divers troubles. Donc ça peut attendre, yoï...

Il m'avait dit que la mauvaise nouvelle ne serait rien de grave. Pour moi, ça l'était. Travailler pour Izou et surtout sortir d'ici très vite deviendraient impossibles. Et puis je changeais de service. Je n'allais plus le voir et pareil pour Deuce. Merde...

- ... J'en informerais tes parents tout à l'heure. Pour aujourd'hui, repose-toi ! Tu sembles très fatiguée, yoï. Termina-t-il avec un petit sourire.

- Si je change de service, je ne te verrais plus, c'est ça ? Questionnais-je avec une petite moue.

- Oui, tu auras un autre médecin. L'équipe soignante qui s'occupera de toi sera différente d'ici. Elle sera composée d'infirmiers et de médecins bénévoles très bien encadrés, je te rassure, yoï. A l'occasion, je viendrais te voir pour prendre de tes nouvelles. Tu déménageras demain après-midi, yoï.

Il était désolé de me l'annoncer. Je fis une expression tristounette et le vis bâiller à s'en décrocher la mâchoire. Il n'avait pas travailler cette nuit à l'hôpital et pourtant il était crevé. C'était ça de cumuler deux boulots, mon gars !

- Excuse-moi ! J'ai peu dormi cette nuit. J'ai besoin de me reposer. Je vais te laisser et me faire une sieste pendant ma pause repas. Ça me fera beaucoup de bien, yoï. Dit-il en se grattant la nuque.

Il me faisait de la peine comme ça alors je lui fis une proposition ne voulant pas rester seule.

- Reste avec moi, si tu veux ! On mange ensemble et tu te reposes ici.

Il me fixa un instant avant de sourire en coin.

- Pourquoi pas. Ça m'évitera de manger seul pour une fois. Bon, je vais déposer ça au labo et je reviens rapidement avec mon repas. A de suite alors, yoï !

Il me fit un grand sourire que je lui rendis avec joie puis il quitta la pièce. Ça allait me faire bizarre de passer un moment -amical ?- avec lui. Il était mon doc, le bras droit de Barbe Blanche, le meilleur ami de Thatch et Ace et également un plan cul. Je pensais qu'avec lui rien ne s'installerait à part du cul. De toute manière, j'avais promis à Sasha de ne pas d'avoir de contact charnel jusqu'à mon manque.

Je me penchais pour rapprocher la table à roulettes du lit et pris mon médicament du midi, puis examinais mon plateau-repas. Au menu, soupe miso, brochettes teriyaki, lamelles de bœuf avec portion de riz, et une part de gâteau que je ne connaissais pas. Il y avait beaucoup de sucre glace dessus et de la crème à l'intérieur. Ça donnait envie de le goûter en premier.

Ayant faim, je débutais mon repas par la soupe lorsque Marco revint dans la chambre. Rapide ! Nous nous sourîmes et il vint s'asseoir en face du lit sur le fauteuil en posant son plateau-repas contre le mien. Nous nous souhaitâmes un bon appétit et mangeâmes ensemble. Son repas était le même que le mien. Il semblerait que le personnel médical et les patients avaient le même menu chaque jour. Pas de jaloux comme ça.

- Ca me fait bizarre de manger avec la gente féminine, surtout en tête-à-tête. Je n'ai pas l'habitude, yoï. Sourit-il, un peu embarrassé.

Je lui souris en buvant la fin de ma soupe. C'était gênant aussi pour moi. Marco finit également sa soupe avant de bâiller sans convenance. Ace n'était pas le seul à le faire. Les mecs... Nous finîmes de déjeuner sans un mot et c'était très malaisant. Marco se grattait l'arrière du crâne et moi, je jouais avec mes doigts. Si nous ne baisions pas ensemble, finalement il ne se passait rien entre nous.

- Tu comptes te reposer aussi, yoï ? Questionna-t-il pour rompre le silence pesant.

- Euh oui... soufflais-je d'une petite voix timide, les joues roses.

- Ca ne te dérange pas de dormir avec moi, yoï ?

- Euh non, ça va. Souris-je par timidité.

Il esquissa un petit sourire puis bâilla encore. Je bus mon verre d'eau lorsqu'il se leva pour retirer ses lunettes qu'il rangea dans la poche de sa blouse de médecin la posant ensuite sur le dossier du fauteuil. Une fois mon verre posé sur le plateau, Marco fit rouler la table jusqu'au mur puis retira ses chaussures. Je m'allongeais sur le lit et il vint me rejoindre après avoir pianoté sur son portable qu'il rangea à sa place dans sa poche de jeans. J'allais me mettre sur le côté mais il posa sa tête sur mon sein entourant ma taille de son bras. Un peu gênée, je caressais ses cheveux avec tendresse. Je venais de me souvenir qu'il voulait la tendresse et l'attention d'une femme. Je le vis fermer les yeux et dessiner un petit sourire en coin sur ses lèvres pulpeuses.

- Ca fait du bien. Je comprends maintenant Ace quand il disait que tu avais des doigts de fée, yoï. Murmura-t-il doucement.

Ça aussi, il l'avait raconté ? Pff... Tout y était passé ou quoi ?

- Je vais vite m'endormir comme ça. Ça fait du bien. J'aime beaucoup ce genre d'attention. Je me dis qu'on pourrait se voir juste pour de la tendresse également, yoï. S'amuser en couchant ensemble, c'est bien mais je suis souvent fatigué alors des moments calmes pleins de tendresse me conviennent à ces instants-là, yoï.

- Oui ! J'apprécierais aussi. C'est vrai que nous pouvons partager de bons moments aussi comme ça. Et faire ça me détend. Souris-je doucement.

Je jouais avec des mèches blondes de ses cheveux secs, les entortillant autours de mon doigts, massais son cuir chevelu et caressais sa tignasse doré pendant un bon moment. Je ne savais pas pendant combien de temps mais Marco s'était endormi. Maintenant qu'il ne pouvait pas faire attention à moi, j'osais plus longuement le regarder. Je le trouvais beau avec son air détendu. Ça changeait de ses traits sérieux. Sa bouche était légèrement entrouverte. Qu'elle était belle ! Ça donnait envie de l'embrasser. Sa petite barbe de quelques jours lui donnait un côté très virile qui ne me laissait pas indifférente. Marco était bel homme et je ne comprenais pas comment il n'était pas déjà casé. Peut-être était-il trop exigeant ? C'était sûre qu'avec sa condition de pirate, il ne pouvait pas sortir avec n'importe qui. Et puis son travail de médecin ne lui laissait pas vraiment de temps pour une relation amoureuse. Le pauvre... Heureusement que j'étais là !

A ne rien faire comme ça, je m'endormis également. Même si j'avais fait une sieste avec Sasha, j'étais encore fatiguée et me sentais obligée de rattraper encore ma nuit.

La journée était vite passée. Marco était parti la tête dans le cul après que le réveil de son téléphone nous avait réveillés. J'espérais juste ne pas avoir pété dans mon sommeil. Trop la honte ! Bon j'avais eu droit à un remerciement avec un baiser sur la joue. Dommage... J'aurais bien voulu qu'il me roule un gros patin.

Je m'étais un peu fait chier ensuite alors j'avais prit des nouvelles de Thatch. Bien sûr, je l'avais réveillé car il se reposait également mais il m'avait dit qu'il faisait de son mieux pour se rétablir malgré la douleur. Je n'avais pas de nouvelle de Ace et ça me convenait.

De retour de mon pipi-Time, je reçus un sms. Il était 18h. Qui pouvait me faire chier à cette heure-ci ? Sasha ? Thatch ? Oh non pas Ace ? Et bien... Si. J'étais contente d'avoir de ses nouvelles mais je devais cesser d'espérer des sentiments de sa part. Il ne voulait que mon cul...

"J'ai envie de te voir, Ma souris. Tu me manques. Ton cousin est encore avec toi ?"

Qu'est-ce que je disais ? Mais merde, je répondais quoi ? Si je disais que j'étais seule, il allait se rappliquer et me connaissant , j'étais sûre de manquer à ma parole et de baiser avec lui. Mais si je mentais en lui disant que Sasha était toujours avec moi, ça serait la merde si finalement, monsieur Alexand'r faisait parler de lui sur internet. Bon autant faire la morte ! Ouais !

Je posais donc mon portable sur le matelas du lit et le recouvrais du drap. Là ! Comme ça, si je ne le voyais pas, il n'y aurait aucune tentation.

Putain penser à baiser avec Ace me donnait envie ! Je devais tenir sinon Sasha allait se foutre de ma gueule. Il estimait à un jour, ce con. Alors s'il apprenait qu'après seulement quelques heures je craquais, ce serait trop la honte ! Rahh...! Je poussais un petit cri en agitant mes poings devant moi puis soupirais de lassitude. Je me faisais chier. Bon... Ce n'était pas encore l'heure de bouffer donc je pouvais me permettre une balade. Je pris quand même mon portable au cas où et quittait ma chambre. Je longeais le couloir, pris un étage au hasard dans l'ascenseur et explorais ce qui s'offrait à moi. A force de vadrouiller, j'atterrissais au sous-sol. Le couloir comportait de gros paniers à roulettes remplis de linges. Il y avait un boucan signifiant que des machines s'occupant du linge travaillaient un peu plus loin. Je devais être dans la buanderie. Bon bah... Autant découvrir cet endroit jusqu'à l'heure du repas. Ça me passera le temps et il ne devait y avoir personne. J'avançais donc pour arriver dans la salle des machines. C'était immense ! La vache ! Et quel bruit ! Oh ? Il y avait des gens. Deux. Ils étaient loin mais je pouvais au moins voir que c'était une femme et un homme. La femme avait une tenue d'infirmière et semblait rire de ce que devait lui dire l'homme qui était de dos. Il était habillé en civil et il me disait quelque chose. Grand, brun et une veste noir de motard. Ace ? Nan... Pas possible. Qu'est-ce qu'il viendrait foutre là ? Il m'avait envoyée un sms il y avait à peine une demi heure. Ah nan ! Il y avait deux heures, vu mon téléphone. J'avais loupé le repas. Merde... Je n'avais pas de message de sa part et mis mon portable en silencieux au cas où.

Je ressentais de la jalousie à le voir avec une autre fille. Pourquoi était-il à l'hôpital et surtout ici, dans la buanderie, avec une infirmière ? Je m'avançais plus près et me cachais contre plusieurs gros paniers de linges. Heureusement que j'étais plus basse grâce au fauteuil roulant, ça m'évitait de me baisser. Je les regardais entre deux barreaux d'un panier. Je n'entendais rien de ce qu'ils disaient à cause du bruit des machines.

L'infirmière détacha avec un sourire son tablier blanc comportant son uniforme puis elle s'assit sur une pile de matelas plastifiés en déboutonnant sa blouse blanche jusqu'à son ventre. Ace, si c'était bien lui, la poussa en arrière pour la coucher. Oh bordel ! Ils allaient baiser ? Mes yeux s'embuèrent et mon coeur se serra.

Ace se pencha un peu au-dessus d'elle, abaissa un bonnet de son soutien-gorge puis attrapa son sein pour le caresser. Ouais, ils allaient baiser... Le voir faire ça me rendait encore plus mal et je finissais par pleurer silencieusement. Maintenant dans cette position, je voyais bien que c'était lui. Il s'était trouvé un plan cul. Au moins maintenant, j'allais être tranquille même si ça me faisait chier intérieurement. Quelques machines s'arrêtèrent rendant le boucan moins infernal. Je ne savais pas pourquoi je restais plantée là à chialer. Je devrais partir et m'isoler pour laisser ma peine couler sur mes joues sauf que mon corps refusait de bouger. J'étais pétrifiée à les fixer. Ace déboucla sa ceinture et défit sa braguette pour ensuite se masturber dans le but d'être en érection. Il se redressa peu après, se plaça entre ses jambes et la pénétra sans douceur. Elle n'avait pas de culotte ? Il se mit ensuite à la culbuter sans préservatif. Heureusement que l'autre fois j'avais insisté pour qu'il en porte un. Ça n'avait pas l'air de déranger l'infirmière. Pourtant j'aurais pensé que faisant parti du service médical, elle aurait été à cheval sur ça.

Ace se pencha pour l'embrasser sans arrêter son déhanchement. Honteusement, je sentais ma minette s'humidifier mais mon âme n'était pas d'humeur sexuelle. Il osait embrasser son plan cul ?! Bon moi aussi mais savoir qu'il fourrait sa langue dans la bouche d'une autre m'écœurait. Il la baisait comme s'il n'avait pas tiré un coup depuis des lustres. On aurait dit un lapin. Me baisait-il comme ça d'un point de vu externe ? Ça me mettait mal à l'aise. Thatch, Marco et Sasha n'étaient pas aussi bourrin dès le début, quoique mon cousin n'y avait pas été de main de morte ce matin mais nous étions tous deux très excités.

Ace se retira pour se masturber et éjaculer sur elle. Déjà ? C'était vraiment très rapide. La pauvre, elle n'avait même pas joui, d'ailleurs elle n'avait pas l'air d'avoir prit de plaisir. Comme si cela ne lui avait rien fait. Il se rhabilla puis fouilla dans sa poche et sortit son portefeuille. Nan ! Il l'a payait ? Genre ?!

Je séchais mes larmes sur le cul. C'était pas un plan cul mais une pute ! Sérieux ! Il était si en chien que ça ? Et faire ça ici en plus... Bon c'était vrai que chez lui ce n'était pas possible... Voyant qu'ils en avaient terminé, je me dépêchais vite de faire demi-tours en espérant ne pas faire trop de bruit. Je roulais aussi vite que je pouvais dans les couloirs trouvant enfin après plusieurs tournants un monte-personne. J'appuyais, tremblante, sur le bouton d'appel de l'ascenseur et m'engouffrais à l'intérieur. La machine monta et je soufflais un bon coup en tentant de retenir mes larmes qui voulaient ressortir. Pourquoi fallait-il que ça arrive ? Pourquoi fallait-il que je vois ça ? Et surtout... Pourquoi fallait-il qu'il fasse ça là ? Mon cœur me faisait déjà souffrir d'un amour à sens unique et maintenant l'Univers en rajoutait une couche. Putain...

Je roulais dans le couloir de mon étage et croisais Deuce en tenue de civile, un sac sur l'épaule. Il discutait avec des collègues déjà en tenue. Il ne m'avait pas vue mais en rentrant dans ma chambre, je vis qu'il m'adressait un grand sourire que je lui rendis, contente d'avoir involontairement du réconfort. Il devait à peine commencer son service de nuit. Je me débarbouillais dans la salle de bain. Je ne vis pas mon plateau-repas dans la chambre. Je l'avais manqué et c'était la merde. Tant pis... J'allais crever la dalle toute la nuit car je n'avais pas une thune pour me payer un truc à la cafétéria. Oh vite ! Mes médocs.

J'avais beau tenté de penser à autre chose, les images de la buanderie ne cessaient de tourner en boucle dans ma tête. Baiser sans capote... Pareil il s'était chopé une MST ? En tout cas, heureusement qu'il y avait le marché avec Sasha, car je ne baiserais pas avec lui. Il pouvait aller se faire foutre ! Pauvre con ! J'étais en colère après lui et aussi après la meuf. Cependant, aucun ne m'avait trahie. Ils faisaient ce qu'ils voulaient. Je n'étais plus avec Ace sauf que mon cœur lui appartenait toujours malheureusement. Je me devais de remonter la pente et de passer à autre chose. Ma vie n'était plus avec lui mais avec Thatch maintenant.

Le reste de la soirée passa lentement malgré moi. Je n'avais pas de nouvelle de Ace et ça me convenait. Deuce n'était pas venu me voir et ça aussi ça me convenait. Je n'avais pas envie de visite, quoique peut-être Sasha. Il me manquait mais je n'osais pas l'appeler par peur de chialer et donc lui raconté ce qu'il s'était passé. Je voulais oublier. Alors, je m'étais mise en pyjama et couchée, le ventre vide gargouillant sans cesse. J'avais la dalle et impossible donc de m'endormir surtout que je pensais sans cesse à Ace et à sa catin. J'imaginais plusieurs scénarios allant de moi me montrant et pétant un câble stupide et à eux qui me découvraient malgré moi me mettant dans une position embarrassante. Je m'étais même dit que ce n'était peut-être pas la première fois qu'il le faisait pour ne pas mettre systématiquement un préservatif avec moi et avec sa prostituée. Il devait en avoir l'habitude. Pareil du peu qu'il était resté en moi sans capote, il m'avait refilé un truc ? C'était effrayant... De plus avait-il eu recours à des putes quand nous étions ensemble ? Et aussi lorsqu'il était avec Isuka ? Finalement, je m'étais endormie vers 4 heures du matin. Galère pour le réveil.


Comme d'habitude, Deuce était venu pour prendre ma tension et ma température. Ma gueule de zombi l'avait alerté et j'avais prétexté un cauchemar. Vive le mensonge ! Avant de partir, il m'avait montrée une photo de son chat prit sur le fait d'une bêtise. Ça m'avait fait du bien de rire alors je lui avais montré la photo que m'avait envoyée Sasha il y a un moment de mon chat en train de dormir droit comme un i. Ça lui avait plût. Toutefois lorsqu'il était parti continuer son travail, les souvenirs de la veille me hantaient encore. Ça meurtrissait mon cœur. Je fondais en larme en allant pisser. Dieu était si sévère ces temps-ci. C'était pendant mon lavage de main qu'on me téléphonait. Je l'avais toujours laissé en silencieux mais j'avais pu voir l'écran d'appel.

- Va te faire foutre ! M'écriais-je d'une voix aiguë en pleurant de plus belle.

Ace m'appelait... Et vu l'heure, ça me surprenait. Il n'était même pas 7h30. Monsieur avait la trique dès le réveil et voulait se satisfaire ? Pauvre enflure ! Tu pouvais aller te faire enculer par ta pute !

Je laissais l'appel émettre dans le vide, sortis de la salle de bain puis le cachais sous mon oreiller. Voilà ! Problème résolu ! Autant faire la morte...

Je m'installais dans le lit et pleurais comme une gamine sous le drap et la couverture. Après un temps, on toqua à la porte. Sortant ma tête, je vis un infirmier entrer et poser mon plateau-repas sur la table à roulettes. Dans le couloir, je reconnus la catin d'hier soir qui l'accompagnait pour la livraison. Elle sortait de la chambre d'en face avec un grand sourire. Elle me salua de la tête mais je détournais la mienne. Elle cumulait deux boulots ? Pute et infirmière ? Au moins elle avait eu la décence de se laver de son sperme. Sale putain ! Je l'entendis rire comme une bécasse et parler à quelqu'un avec une petite voix mielleuse sans que je ne comprenne. Ça s'entendait qu'elle faisait sa chauffasse. Pff...

- Oh salut Deuce ! S'exclama l'infirmier qui m'avait apportée mon plateau avant de fermer la porte derrière lui.

Oh alors elle parlait avec Deuce ? Elle le kiffait ? Je levais les yeux au ciel avec un sourire moqueur. Si elle l'intéressait vraiment, il aurait déjà cherché à se mettre avec elle, à mon avis. Elle devait être moche, je ne l'avais pas bien regardée, ou alors sa réputation de pute la suivait comme son ombre. On toqua à la porte et je séchais rapidement mes larmes avec mon drap. Deuce entra en tenue de civil avec un grand sourire, son sac sur l'épaule. Il avait laissé la porte à moitié ouverte et je voyais encore la salope dans le couloir discuter avec une autre infirmière. Elle avait vite arrêté de bosser, celle-là.

- J'ai terminé mon service. Ça n'a pas l'air d'aller. Qu'est-ce qu'il se passe ? Me demanda-t-il en s'asseyant sur le lit.

Sans réfléchir sur le coup, je me jetais à son cou pour l'étreindre et enfouir mon visage dans ses cheveux.

- Ce n'est rien de grave. Juste un petit coup de déprime... murmurais-je près de son oreille.

Dans cette position, je pouvais apercevoir du coin de l'œil la putain nous regarder. Elle tirait une de ces gueules. Ouais, elle devait le kiffer. Deuce me caressa amicalement le dos pour me réconforter accentuant sa surprise. Maintenant que je la regardais bien, elle n'avait rien d'exceptionnel. Grande, yeux verts, brune aux cheveux longs, un maquillage accentué sur les yeux -un peu trop même- et une poitrine pas trop imposante. J'en avais une plus grosse. Mouais... Je ne la trouvais pas spécialement jolie mais elle était potable.

- Tu veux en parler ? Me demanda Deuce en murmurant.

Devrais-je en parler ? Nan...

- Un peu... J'aime pas être toute seule. Chez moi, ça ne me dérange pas mais ici, c'est différent...

Autant raconter ça. Je ne mentais pas vraiment. C'était vrai ! Je me faisais chier et ça me rendait triste.

- Je comprends... commença-t-il doucement en me caressant encore le dos avant d'être coupé par une voix mielleuse.

Ah nan ! Pas elle ! Dégage !

- Deuce, tu viens boire un café au Mermaid Café avec nous ?

Nan ! Il restait avec moi, connasse !

Deuce défit notre étreinte pour tourner la tête vers elle. Je la regardais, impassible. Tu dérangeais alors casses-toi ! Elle était à l'entre-bâillement de la porte avec l'infirmière avec qui elle parlait juste avant et un homme en tenue de civile.

- Non, je suis crevé. J'ai dû faire ton boulot car tu étais on-ne-sait-où encore, je te signale. La cheffe est au courant et elle compte en parler au chef de service, cette fois-ci. Tu fous quoi à chaque fois ? Répondit-il.

Dans ta gueule ! Elle faisait la tapin dans la buanderie, mon gars ! Elle vira rouge avant de répondre hésitante :

- N'importe quoi ! Je fais mon travail...

Il roula des yeux en soupirant. C'était pas faux vu que son second boulot était pute.

- Bah voyons... En tout cas, je ne viens pas avec vous. Je vais rentrer chez moi et me reposer. Vous devriez en faire autant.

Ça faisait bizarre de le voir aussi sérieux. On aurait dit Marco.

- On dirait un petit vieux, Deuce. Tu devrais sortir plus souvent et te trouver une gonzesse. Parfois, il suffit de ne pas chercher bien loin, tu sais. Ricana le gars qui les accompagnait.

Deuce vira rouge et me jeta un rapide coup d'œil. Je vis ensuite la putain rougir également. Le type devait faire allusion à elle. Salope ! Ouais j'étais mauvaise mais elle le méritait.

- Tu n'as pas de conseil à me donner sur ma relation amoureuse, toi ! Ma vie ne te regarde pas. Je préfère privilégier mon travail que de payer des femmes pour avoir un minimum de vie sentimentale contrairement à toi. Rétorqua Deuce.

Bouh dans ta gueule ! Je ne disais rien et restais spectatrice de la scène. Le type me regarda avant de se pincer les lèvres puis esquissa un sourire narquois.

- À mon avis, la demoiselle préférerait un mec sachant baiser plutôt qu'un puceau giclant à la première culotte visible. Railla-t-il ensuite, mauvais, faisant référence à moi.

Deuce vira rouge et allait dire quelque chose pour se défendre mais je m'interposais, soûlée qu'il me mêle à la conversation.

- Nan, je préférerais un puceau plutôt qu'un type qui pourrait avoir des MST en couchant avec n'importe qui contre du fric.

- J'ai pas de MST. Je me protège toujours. se vexa-t-il.

- Ca, c'est toi qui le dit ! Je suis sûre que contre une certaine somme, les putes ne disent pas non pour le faire sans capote. souris-je en faisant allusion à l'autre catin à côté de lui.

Ce crétin allait répondre mais quelqu'un l'en empêcha.

- Qu'est-ce que vous faites-là ? Votre service est terminé, il me semble, sauf si vous voulez faire des heures supplémentaires, yoï ?

C'était Marco portant un dossier sous le bras et accompagné d'une autre personne que je ne voyais pas à cause des autres cons. D'ailleurs ils se courbèrent en s'excusant.

- Nous nous apprêtions à partir, Chef. Informa la catin, mal à l'aise.

Ouais, dégage ! Je sentais le regard de Deuce sur moi et le fixais à mon tours. Nous nous sourîmes amusé.

- Je vous dis à ce soir alors et je compte sur toi pour travailler. J'ai été mis au courant de tes petites escapades de cette nuit, yoï. La prochaine fois tu seras virée. Est-ce clair, yoï ? Dit-il sur un ton autoritaire en dévisageant la concernée.

Et dire que c'était un soumis... Euh c'était lui le chef de service alors ? Je ne savais pas qu'il était patron de la réanimation. Je me sentais fière.

La gueule qu'elle tirait ! Elle se courba puis partit avec ses potes avant de se retourner pour s'adresser à Deuce avec sa voix mielleuse.

- Tu ne viens pas ?

- Nan, je rends visite à une amie maintenant que j'ai fini mon service. Répondit-il avec évidence.

Elle ne dit rien, me regarda et partit pour de bon. Bon débarras ! Hein ? Il me considérait comme son amie ? Pour moi il était juste un plan cul, enfin un futur plan cul. Marco nous salua avec un sourire puis continua son chemin dans le couloir après avoir fermé la porte avec son accompagnant, un autre infirmier portant une casquette à cache-oreilles où il y avait écrit dessus "Penguin".

- Tes collègues de boulot sont spéciaux et si tu veux mon avis, il y en a une qui te kiffe. ricanais-je.

- Ah pff... Ouais, Julie. Elle n'est pas mon genre et puis il y a certaines rumeurs sur elle. Je ne suis pas du genre à croire ce que j'entends mais je reste sceptique. Mais ne prête pas attention à eux. En tout cas, j'ai trouvé ça marrant que tu baisses l'égo de ce crétin. sourit-il en dernier.

Julie ? Ce n'était pas un prénom de pute, ça !

- Il faisait trop le malin à se la raconter. Ca me soûlait. Mais tu sais, je ne veux pas foutre ma merde mais quand je me promenais hier soir, j'ai vu euh... Julie, c'est ça ? Elle était au -2 là où le linge est lavé...

J'étais hésitante sur la fin mais j'avais tellement envie de lui en mettre plein la gueule. Bien sûr, je ne parlerais pas de Ace et je ne dirais pas tout.

- A la buanderie ? C'était vers quelle heure et qu'est-ce qu'elle foutait là-bas ? dit-il hébété.

Je fis une expression embêtée mais déballais mon sac à voix basse.

- C'était juste avant que je ne remonte dans ma chambre. Je m'étais un peu perdue et j'avais atterri dans la buanderie du coup. C'est là que je l'ai vu avec un type. Il lui donnait de l'argent pendant qu'elle attachait sa blouse. Je suis vite partie ensuite mais j'ai juste vu ça.

J'allais pas tout raconter non plus. Si j'avais sorti que je les avais vus niquer, Deuce m'aurait prie pour une obsédée. La honte... Vu ses yeux bougeant de gauche à droite, il semblait réfléchir.

- Tu es sûre ? Car ça confirmerait la rumeur qu'elle se prostituerait.

- Bah je te dis juste ce que j'ai vu. Je ne l'ai pas vu couché avec le gars mais j'ai bien vu les billets et aussi qu'elle attachait sa blouse.

- Et ce type, il travaille à l'hôpital ?

- J'en sais rien mais il n'avait pas d'uniforme. Il était grand comme toi, jeune comme toi et brun. fis-je sur un air pensif.

- Ca voudrait dire qu'elle fait venir ses clients ici... Si ce que tu me dis est la vérité, ça signifie qu'elle a commis une faute grave et ça vaut un renvoie, surtout qu'elle n'a pas dû le faire juste une fois. Cette nuit, elle était souvent absente. Ca ne m'étonnerait pas qu'elle jouait la tapin pendant ce temps-là.

Il soupira ensuite puis se mit à sourire lorsque mon ventre gargouilla. Je virais rouge de gêne. Oh la honte... Deuce rapprocha la table à roulettes du lit sans un mot.

- Tu as faim, toi aussi ? Demandais-je d'une petite voix, embarrassée de manger devant lui en m'asseyant au bord du lit.

- Non, j'ai déjeuné avant de venir te voir. Mange ! Sourit-il bienheureux.

Je lui rendis son sourire et commençais mon repas. C'était froid maintenant mais tant pis.

- Tu n'es pas trop fatigué ? Ça va ? fis-je en le voyant bâiller, une main devant sa bouche.

Il y eut plusieurs Bip-Bip de téléphone portable. Ce n'était pas le mien car il était toujours en silencieux bien caché.

- Nan, ça va. J'ai l'habitude... répondit-il en regardant son portable.

Ses yeux se froncèrent montrant sa confusion puis il décrocha après s'être excusé. Je mangeais tranquillement mon riz en l'écoutant discuter avec son interlocuteur.

- Oui ?... Comm-euh... J'ai fini mon service mais je suis avec elle... Nan ! Pas du tout ! On papote un peu le temps qu'elle déjeune... Bon qu'est-ce que tu veux ?...

C'était qui ? Thatch, pour discuter de moi comme ça ? Nan. Vu le ton soûlé que Deuce prenait, ça devait être Ace. Qu'est-ce qu'il voulait celui-là ? La conversation tournait autours de moi dès le départ donc ce n'était pas un truc de pirate.

- ... Ah bon ? Je ne l'ai pas vu avec son téléphone. Attends, je lui demande !...

Deuce me regarda alors que je buvais un peu de mon thé froid. Il me fit un petit sourire blasé avant de parler.

- J'ai Ace au téléphone. Il me dit qu'il tente de te joindre depuis tout à l'heure et que c'est important...

- Ah bon ? M'exclamais-je surprise.

Important ? Mon cul ouais ! Je fis mine de chercher partout dans le lit mon portable avant de le trouver. Ouais à moi Hollywood ! Lorsque je regardais l'écran, ma mâchoire se décrocha.

- Elle vient de trouver son téléphone... parla-t-il à l'intention de Ace.

- Je l'avais laissé en silencieux pour la nuit... Ah ouais ! Ça doit être très important pour qu'il tente de m'appeler 12 fois. M'exprimais-je sur le cul, à voix basse.

Vu la gueule de Deuce, il hallucinait lui aussi. J'avais aussi un MMS de Sasha que j'ouvris et pouffais de rire en voyant mon chat dans une position embarrassante coincé dans mon armoire avec un bout de tissu dans la gueule. Il y avait un mot avec la photo et je riais toute seule.

" Salut Ma Princesse. Ton chat est un pervers. J'entendais du bruit dans ton armoire et je l'ai surpris en train de piquer ta culotte."

" C'est de ta faute ! :D Tu lui as appris de drôle de chose en Russie."

Hilare, je montrais la photo à Deuce qui sourit puis émit une petit rire lorsque je lui racontais le contenu du message et du miens.

- Rien... Elle vient juste de me montrer une photo marrante de son chat envoyée par son cousin... expliqua-t-il.

D'ailleurs, avec les 12 appels manqués, j'avais un sms de sa part. Bon alors c'était quoi de si important ?

" Ma souris, tu dors encore ? Tu me manques. J'ai trop envie de te voir. J'aimerais venir ce matin si ton cousin n'est pas là."

Ça datait de peu de temps. A mon avis, juste avant qu'il appelle Deuce. Monsieur voulait baiser. Il pouvait aller voir l'autre catin, tiens ! Enfoiré ! Je n'étais qu'un plan cul pour lui et ça me faisait chier. Moi, j'avais aussi des plans culs mais je ne les voyais pas que pour baiser. J'étais un peu plus sympa. La preuve ! Je ne leur sautais pas dessus à chaque fois que je les voyais. Je créais un lien avec eux petit à petit. Bon j'avouais que le marché avec Sasha me freinait beaucoup mais bon même sans ça, je ne les aurais pas baisé à chaque fois. Soûlée, je montrais silencieusement le sms à Deuce qui le lu sans faire de commentaire. Il leva les sourcils en fermant les yeux montrant que ça le blasait. Il avait comprit que finalement ce n'était pas important et que ce n'était pas la peine de le faire chier au téléphone pour si peu.

- ... Ouais ok... Mais tu sais, ce n'était pas la peine de me téléphoner pour avoir de ses nouvelles. Je pense qu'elle aurait vu à un moment donné que tu avais tenté de l'appeler. De ce que j'ai compris, son téléphone était en silencieux...Humm... Elle voulait être tranquille pour la nuit... Mais j'en sais rien. Elle a une vie tu sais... Tu lui demanderas, écoute !... Nan Ace, tu me demandes des trucs dont je n'ai pas la réponse. Je suis fatigué et je vais rentrer chez moi pour me reposer... Ouais, à plus tard !

Il raccrocha avant de soupirer de lassitude.

- Depuis qu'il n'est plus avec toi, il est devenu soûlant. Pas que c'est de ta faute mais je commence à me mettre plus facilement à ta place. Ça s'entendait que ça le faisait chier que je sois avec toi. Du coup, il veut te voir, c'est ça ? Me dit-il.

- Ouais et je sais pourquoi mais je n'en ai pas envie. Je ne suis pas une pute !... Il m'a dit hier matin au téléphone que finalement depuis le début, il ne veut que baiser avec moi et ça l'emmerde que je parle, ris ou traîne avec d'autres mecs. Soupirais-je.

- Je comprends... Enfin toi... Pas lui... Enfin tu vois... sourit-il mal à l'aise.

J'émis un petit rire.

- Oui j'ai compris.

Je terminais mon riz puis déballais ma compote.

- À mon avis, tu ne devrais pas tarder à avoir de ses nouvelles. Moi, je vais rentrer. Ça va que j'habite à côté. J'en peux plus. Désolé de te laisser... dit-il avant de bâiller.

- Ce n'est pas grave. Je comprends. Il vaut mieux que tu te reposes, surtout que tu as travaillé beaucoup plus de ce que j'ai compris.

- Ouais... Ce n'est pas la première fois qu'elle manque à son travail. Sauf que manque de peau pour elle, c'est moi qui est fait son taff. Les autres la couvrent mais pas moi. En tant qu'infirmière, elle s'est engagée à s'occuper des patients. Si c'est trop difficile, elle aurait dû faire un autre métier. Soupira-t-il en se levant.

Je hochais de la tête comprenant. Je le vis gratter l'arrière de sa tête mal à l'aise, ses joues se colorant de rose.

- Euh... Je... J'ai très envie de... De t'embrasser. Tu veux bien ? Bégaya-t-il, le regard fuyant.

Qu'il était adorable comme ça ! Avec un sourire, je hochais de la tête lorsqu'il me regarda. Souriant, il se pencha vers moi dans le but de sceller ses lèvres sur les miennes. Minute ! Nan ! Je ne devais pas. Si je l'embrassais, et j'en avais très envie, je romprais ma promesse faite à Sasha car j'étais sûre de craquer et lui sauter dessus. Misère...

Son parfum me plaisait beaucoup. Sa bouche était à quelques minimètres de la mienne. J'avais dit oui et si je le repoussais, il allait mal le prendre. Je ne voulais pas être en froid avec lui. Je l'appréciais et il était sympa avec moi. Oh et puis merde ! Sasha ne saura rien. Nous nous embrassâmes doucement puis nos langues se mêlèrent ensemble. Ça faisait du bien d'échanger un baiser. Je gémissais faiblement en enlaçant son cou de mes bras. Je l'entendis déplacer la table sur le côté puis je me couchais sur le lit alors qu'il vint se caler sur moi sans cesser de nous embrasser. Ses cheveux étaient tellement doux. Notre bécotage devint plus ardent. Ça m'excitait tout comme lui. Je pouvais sentir son érection contre mon pubis recouvert par ma nuisette. Ah Seigneur... J'avais envie de lui. Je voulais sa queue en moi. Franchement, il ne m'en fallait pas beaucoup. Ça allait être difficile de tenir le plus longtemps possible. J'écartais les jambes pour entourer ses hanches avec. Étant sans culotte, sa bosse stimulait plus facilement mon clitoris. Je me frottais difficilement contre lui accentuant mon plaisir personnel. Voulant plus, je laissais ma pulsion m'envahir et passais mes mains entre nos corps pour déboutonner son jeans et abaisser sa braguette. Contrairement à l'autre fois, il se laissa faire et ne m'interrompit pas lorsque je sortais sa queue durcie. Deuce cessa notre baiser enflammé pour se redresser et me regarder. Quoi ?

- Je... J'ai pas de préservatif sur moi... murmura-t-il embarrassé.

Je m'en doutais mais je voulais me satisfaire. Le désir que j'avais au creux des reins me brûlait au point que je mouillais. Ma cyprine coulait entre mes fesses collant sur ma peau. Son érection chaude dans ma main amplifiait mon excitation.

- Alors tu ne rentres pas dans ce cas. Soufflais-je, excitée.

- Hein ? Fut-il confus.

J'avais oublié que je parlais à un vierge.

- Allonge-toi ! Je vais te montrer... chuchotais-je.

Il se coucha à côté de moi et je pouvais enfin voir sa queue. Seigneur ! Il n'était pas large mais bordel qu'il était grand. Par contre, il avait de petits testicules. C'était mignon. Je les touchais du bout de l'index donnant un soubresaut à sa queue. Il n'y avait pas beaucoup de poils pubiens de couleur gris-bleu. Ça le rendait presque imberbe. Ça changeait. Je vins à califourchon sur son bassin pour me frotter contre lui. Il fut surpris et maladroitement, me tint les hanches avant de finalement se décider avec hésitation à me toucher les seins. Je glissais facilement contre lui grâce à ma mouille. Ayant marre qu'il me touche comme ça, je déboutonnais ma nuisette et dévoilais ma poitrine avant de retirer mes bretelles. Deuce agrippa mes seins pour les malaxer sans trop oser. J'augmentais le rythme de mon déhanchement. Oh mon Dieu ! C'était bon. L'accumulation du désir d'hier avec Sasha et celle de maintenant explosa en moi me faisant atteindre rapidement l'orgasme. Je tentais de le retenir en poussant des petits cris, les paupières closes, et le corps tremblotant. J'avais connu mieux comme jouissance mais elle était quand même bonne. En ouvrant les yeux tout en ralentissant ma cadence, je vis Deuce me fixer avec intérêt, la bouche entrouverte laissant passer son souffle saccadé.

- Tu as... Est-ce que tu as... ? Tenta-t-il de dire.

- Oui... soufflais-je comme réponse avec un sourire gêné ayant compris qu'il parlait de mon orgasme.

Il sourit joyeusement avant d'émettre un petit rire innocent. Je me penchais pour l'embrasser d'un petit baiser avant de m'asseoir à côté de lui. Je lui souris doucement, pris d'une main sa verge brûlante et rapprochais mon visage pour le sucer. La salope en moi ressortait sans contrôle. Je le voulais encore malgré ma jouissance.

- A-attend... dit-il embarrassé.

Mais trop tard. Je l'avais déjà dans ma bouche. Je prenais du plaisir à le sucer. Les yeux clos, je gémissais en faisant des va-et-vient lents avec ma tête, ma langue et ma main qui le masturbait. Il émettait des râles de plus en plus rapides.

- Ah... Attends... Je vais... Je viens...

J'accélérais la cadence puis sans tarder, il grogna longuement la bouche fermé. Son sperme chaud arriva en plusieurs saccades sur ma langue et mon palet. C'était toujours agréable de sentir les pulsations d'une verge dans ma main. Je continuais encore un peu à le sucer puis retirais sa queue de ma bouche afin d'avaler sa semence. Il n'y en avait pas beaucoup même si avec la salive, j'en avais un peu au coin des lèvres. Sa queue devenue molle retomba sur sa hanche dénudée de son jeans. Je vins m'allonger près de lui avec un petit sourire en coin puis récoltais de l'index le sperme que j'avais près des lèvres sous son regard encore embrumé par son orgasme. Je portais mon doigt à ma bouche pour le suçoter lentement, mon regard dans le sien. Deuce avala sa salive puis esquissa un petit sourire.

- C'est bon ? Demanda-t-il, essoufflé.

Je m'allongeais sur son torse en mordant le coin de ma lèvre inférieure avec un sourire.

- C'est très salé, en fait, mais j'aime bien. Ça va. Murmurais-je en caressant son cou et sa mâchoire avec tendresse.

Il fut amusé. Je me rapprochais ensuite pour déposer un baiser sur sa joue avant de m'asseoir à côté de lui pour me rhabiller. Il fit de même puis s'assit au bord du lit. Nous nous regardâmes avec un sourire puis émîmes un petit rire complice.

- Je suis désolé... J'ai... J'ai joui un peu trop vite... s'excusa-t-il mal à l'aise.

- Ah pff ! Un peu trop vite ? Tu as tenu plus longtemps que moi, je te signale. T'excuse pas ! Et puis, on s'est bien amusé, je trouve. Riais-je doucement.

Il ria amusé de ma remarque et hocha de la tête.

- C'est vrai. Et puis tu as joui, c'est le principal...

- Mais toi aussi ! Pour moi, le principal est qu'on s'amuse bien tous les deux. Le coupais-je amusée.

Il prit un temps de réflexion puis me sourit avant de hocher encore de la tête.

- Tu as raison... Bon je veux pas que tu me prennes pour un salaud mais je vais rentrer... Ça m'a encore plus fatigué... sourit-il gêné.

- Je comprends, ne t'inquiète pas ! Tu as besoin de repos. Moi, je vais terminer mon plateau et me reposer aussi. Il est déjà 9h. Ça passe vite !

- Déjà ? Kotatsu doit m'attendre pour manger. Il va être infernal en rentrant. Dit-il en se levant.

Je riais doucement amusée en le regardant prendre son sac à dos.

- Ah j'allais oublier ! Marco m'a dit que tu allais changer de service cette après-midi. C'est dommage mais d'un autre côté, tant mieux. Ça veut dire qu'il n'y a plus de risque mortel. On ne se verra plus aussi souvent mais je viendrais te rendre visite. Sourit-il en le mettant sur son épaule.

- Je t'en remercie, Deuce.

- Bon allez, j'y vais. Je vais retrouver l'appart en mauvais état sinon.

Je riais doucement et le saluais avant qu'il ne parte. Il vivait alors dans un appartement. Ça ne me surprenais pas vraiment. Il disait qu'il habitait à côté de l'hôpital donc il devait vivre dans un des immeubles qui étaient à côté du parc. C'était pratique s'il y avait une urgence.

Oh tiens ? Je n'avais pas fini ma compote. Je la terminais tout comme mon thé avec mes médicaments puis allais dans la salle de bain prendre une douche. Ça faisait du bien ! Les cheveux humides, je me coiffais puis me vêtis d'une robe sans manches, de mes sous-vêtements même si j'en avais chié à mettre mon soutif, et de mes bas de contention. Je me maquillais un peu pour le plaisir et me lavais les dents puis après avoir enfilé mes bijoux, je sortais enf... Oh bordel de merde ! Je poussais un cri de stupeur. Ace ! Il était là. Ce con était assis sur le fauteuil en train de rire. Il se foutais carrément de ma gueule. Que foutait-il ici ? Ah oui... Soit disant je lui manquais.

- Salut ma belle ! J'ai toqué mais tu ne répondais pas alors je suis rentré. Je me suis tâté à te rejoindre sous la douche mais la porte était fermée. Me sourit-il.

Ma belle ? Ça faisait longtemps. Genre ? Si je n'avais pas verrouillé la porte, il se serait pointé ? Le culot ! Je l'aurais très mal prit. Pervers !

- Salut. Lui dis-je en venant près de lui.

Putain ! Il était toujours aussi beau. Cependant, l'image d'hier soir de lui en train de baiser la catin me revint en mémoire comme un coup de poing dans la gueule. Je le revoyais encore la culbuter comme un lapin et éjaculer sur elle. Ça me serra le cœur et je me faisais violence pour ne pas chialer.

Ace rapprocha sa main pour toucher ma joue de l'index avec un sourire en coin. C'était de la drague, ça non ? Je ne fis aucune réaction. En temps normal, ça m'aurait plût mais là, depuis ce qu'il s'était passé hier, ça me dégoûtait. J'aimais Ace mais ce qu'il avait fait était écœurant. Je ne voulais plus qu'il me touche sexuellement parlant et surtout qu'il m'embrasse. Il avait fourré sa langue dans la bouche de cette pute et sa queue dans sa chatte possiblement infestée de MST. Argh dégueulasse !

- J'avais pas vu tes appels ni tes messages. Je me suis couchée tôt hier soir car j'étais très fatiguée. J'avais donc mis mon portable en silencieux pour être tranquille. Dis-je pour ne pas lui cracher à la gueule qu'il était un salaud.

- Ouais, j'avais cru comprendre. D'ailleurs, tu as dû le laisser encore en silencieux car tu ne répondais toujours pas après mon appel avec Deuce, alors j'ai décidé de quand même venir... Pourquoi il était là, tiens ?

Je n'aimais pas son ton à la fin. Gros jaloux !

- Il me rendait visite après son service. J'ai eu un coup de déprime au réveil. Être seule chez moi ne me dérange pas mais ici c'est différent. Sasha est parti hier et il n'a pas pu revenir... soufflais-je peinée à la fin.

Ses sourcils se froncèrent.

- Idiote ! Fallait m'appeler ! Je serais venu. J'étais dispo hier toute la journée. Ton cousin est parti quand ?

Ouais, je le savais mais je n'avais pas envie de te voir, surtout le soir !

- C'est vrai. Je n'y avais pas pensé. Euh Sasha est parti le midi, je crois. C'était quand Marco était venu pour me faire une prise de sang...

- À midi ? Franchement, la prochaine fois appelle-moi ! S'énerva-t-il sans trop hausser la voix.

- Ca va ! Je t'ai dit que je n'y avais pas pensé ! M'emportais-je soûlée.

Ace me fixa le visage dur avant de sourire en coin.

- Tu es vraiment craquante quand tu t'énerves. Une vraie petite souris ! Dit-il avec un ton charmeur.

Il me toucha encore la joue puis il se pencha pour m'embrasser mais mon regard fut attiré par mon portable sur le lit. Il n'était pas dans cette position quand je l'avais laissé en allant dans la salle de bain. L'enflure ! Il y avait touché pour fouiner dedans. Heureusement que j'avais laissé la langue du système en russe. Il n'avait pas dû y comprendre grand chose. Je le choppais et constatais que j'avais des notifications datant de mon temps sous la douche. En effet, Ace avait essayé de me joindre encore 5 fois depuis son appel avec Deuce mais sans laisser de sms cette fois-ci. Sasha ne m'avait pas répondue mais je me méfiais de Ace. Après tout, il avait touché mon téléphone. Je regardais dans mes messages et vis que j'en avais un nouveau en effet de mon nouveau frère et qu'il avait été lu. Putain ! Il ne pouvait pas s'en empêcher, celui-là ! Bon, il n'y avait rien d'extraordinaire. Sasha me disait juste qu'il lui avait appris aussi à ramener les bouteilles d'alcool et à décapsuler les bières. J'esquissais un petit sourire amusé et lui répondis.

" Pratique ! Tu devrais lui enseigner à faire le ménage aussi. Je te raconterais un truc de dingue mais là, mon ex est venu squatter sans prévenir. Je t'aime !"

Maintenant que le salaud de mon cœur était avec moi et que j'étais dégoûtée de lui, j'avais envie enfin de me confier pleinement sur ce que j'avais vu. Le souffle nasal de ce dernier dans mon cou me fit tourner la tête dans sa direction. Putain ! Il pouvait pas s'empêcher de fouiner même sous mon nez. Heureusement que je n'avais pas écrit son prénom...

- Vous parlez de quoi ? Interrogea-t-il calmement.

Sérieux ?

- De mon chat. Regarde ! Sasha m'avait envoyée une photo ce matin et c'est celle-là du coup que j'avais montré à Deuce quand tu étais au téléphone avec lui. Dis-je en lui montrant la photo.

Un sourire en coin se dessina sur ses lèvres. J'étais sûre que ce n'était pas la première fois qu'il la voyait.

- Oh ! Il est dans ton armoire, nan ? Exprima-t-il amusé.

- Oui, Sasha entendait du bruit à l'intérieur et il l'a retrouvé comme ça en train de chiper une de mes culottes. Riais-je doucement.

Il gloussa légèrement avant de me regarder avec un regard railleur.

- Je suis sûr qu'il ne doit pas être le seul à jouer avec tes culottes. Sourit Ace.

J'entendais bien qu'il faisait une allusion douteuse sur mon cousin.

- C'est vrai qu'il y a toi également. Me moquais-je avant de m'écarter un peu de lui.

Il était vraiment trop près. Même si mon cœur battait la chamade pour lui, ça me dérangeait maintenant qu'il se montre encore si... Enfin, ça me dérangeait voilà. J'avais l'impression qu'il m'avait trahie avec cette putain. Pourtant, il n'avait rien fait de mal à part prendre du bon temps, très court d'ailleurs ce temps mais vu comment il la sautait comme un lapin, c'était normal. Ça me fit rire bêtement.

- J'avoue que j'ai toujours ta culotte et vu que ça te fait rire, j'en veux bien une autre.

Ce sourire carnassier... Il m'avait honteusement manquée. Je plissais des lèvres pour tenter de cacher mon sourire hilare.

- Nan ! murmurais-je amusée.

- Si, ma souris ! Sourit-il encore.

Quel démon ! Il me dégoûtait mais je ne le détestais pas. Rapidement et riante, je me jetais sur le lit pour grimper dessus mais il était plus vif que moi. Le ventre sur le lit, j'étais enlacée de ses bras. Souriante, je criais d'amusement tout en essayant de m'extirper de son étreinte ce qui était peine perdue vu ma force et la sienne. Il riait lui aussi et son rire m'avait manquée.

- Nan... Nan... riais-je alors qu'il remontait ma robe d'une main.

Je savais qu'il n'allait pas insister longtemps ce petit jeu. Enfin... Pas vrai ?

- Si ma belle !... Tu m'as beaucoup manqué...

Ouais tellement que tu as payé une pute hier...

- ... J'adore jouer avec toi... Nos jeux me manquent... Dommage que je ne puisse plus te chasser. C'était vraiment bien... continua-t-il en riant.

Je l'avouais aussi. C'était très excitant surtout. J'aimerais bien le faire avec Thatch. Je l'imaginais me courser puis me plaquer contre un mur chez lui après m'avoir rattrapée pour me baiser sauvagement. Ah Seigneur ! Ça m'excitait. Thatch... J'avais envie de lui. Mon Thatch ! En cet instant, c'était lui que je voulais.

Ace... Je l'aimais sauf que je lui en voulais d'avoir forniqué avec une pute sous mes yeux. Même si ça ne serait qu'un plan cul, ça reviendrait au même pour moi. C'était une trahison injustifiée, certes, mais il était sali par une autre. Avec Isuka, c'était différent car je ne l'avais pas vu la baiser. Pour moi, ce n'était pas vraiment réel. Il était simplement sorti avec elle et puis c'était tout. Néanmoins, l'imaginer la culbuter comme il l'avait fait avec la catin d'hier me serra le cœur. Pauvre conne ! Tu souffrais pour que dalle, Anastasia. Ace n'était pas amoureux. Il n'aimait personne comme ça et ça n'arrivera jamais.

Maintenant que ma robe était remontée jusqu'à mes hanches, sa main abaissa ma culotte rose. Nan ! Faire semblant pour faire chier, oui, mais le faire vraiment, non !

- Non arrête ! M'exclamais-je affolée en tentant de l'en empêcher avec mes mains.

J'avais une trop faible force comparée à lui alors il finit par la faire descendre jusqu'à mes genoux. Les larmes me montèrent aux yeux et je n'osais plus bouger lorsqu'il me caressa une fesse. C'était agréable mais j'aurais préféré que ce soit un autre qui le fasse. Sasha, Thatch, Marco ou même Deuce. Ace me faisait peur. Je me souvins de l'autre fois chez moi. C'était très douloureux. Il était imprévisible.

- Je viens de me rappeler que tu dois avoir ta punition, toi. Ricana-t-il.

Nan... Il allait me faire du mal.

- Non... S'il-te-plaît... suppliais-je d'une petite voix.

- C'est pas toi qui décide, ma petite souris, mais je veux bien être sympa cette fois-ci.

Je soufflais de soulagement intérieurement. Merci Seigneur ! Je voulus me redresser mais il me maintenait toujours contre le lit. Pourquoi ? I

- Je ne vais pas te mettre de fessée mais je n'ai pas dit que c'était terminé. Ria-t-il.

Il voulait continuer à jouer sauf que moi j'avais cesser notre jeu dès le moment où il avait abaissé ma culotte. Je me sentais vulnérable mais pas comme je le voudrais. Qu'il arrête ! Cependant ma voix était bloquée dans ma gorge. J'étais effrayée, le visage contre le lit en pleurant silencieusement. Je ne voulais pas. Sa main caressa encore ma fesse puis un de ses doigts glissa sur ma minette passant entre mes petites lèvres pour atteindre mon clitoris.

- Ca me ravive des souvenirs. Tu es déjà toute mouillée. Ricana-t-il en me caressant lentement.

Mouillée ? Si c'était le cas, ce n'était pas à cause de lui. Mes pensées envers Thatch devaient y être pour quelque chose.

Son doigt s'inséra dans mon vagin et automatiquement je me contractais. Ace n'avait pas l'air de s'en soucier car il s'enfonça plus loin dans le but de toucher mon point de plaisir. J'étais toujours contractée et je ne ressentais pas de plaisir à son touché. Mon corps ne bougeait pas, ma voix restait coincée dans ma gorge et pourtant je devais faire quelque chose pour que ça cesse. Impossible. C'était trop difficile. En plus, je manquais encore au marché passé avec Sasha.

Ah Sasha ! Son prénom s'affichait sur l'écran d'appel de mon portable toujours dans ma main. Il me téléphonait. J'avais envie de répondre mais j'étais statufiée.

Ace déposa des baisers sur mon épaule nue. Son odeur me chatouillait les narines. Il sentait bon mais je me disais que la catin avait dû elle aussi sentir son parfum hier soir. Il accéléra le rythme de son doigt, ses baisers se rapprochèrent de mon cou puis son souffle rapide et chaud frôlait mon oreille.

- Tu sens bon. On baise, ma souris ? Murmura-t-il contre moi.

Je ne répondais pas. L'appel de mon cousin avait cessé, à mon regret. Je ne voulais pas qu'il arrête. Je voulais qu'il continue de me téléphoner car ça me permettait de ne pas perdre le peu de contrôle qu'il me restait.

Vu que je ne disais rien, je sentis Ace se redresser un peu pour dire quelque chose.

- Ma souris ?...

Je restais muette. Son doigt se retira doucement de mon antre et il me remit correctement la culotte avant de se redresser pour s'asseoir sur le lit. Tremblante, j'abaissais ma robe puis me recroquevillais sur moi-même, lui faisant dos. Je voulais être tranquille. Je savais que c'était de ma faute si je me sentais comme ça mais c'était tellement difficile de parler ou de bouger pour me défaire de lui. C'était un traumatisme à cause du mois dernier chez moi.

Je sursautais avec un couinement lorsqu'il posa sa main sur mon bras nu.

- Ma souris ?... Ça va ?... J'ai fait quelque chose de... murmura Ace inquiet.

- Ne me fait pas de mal... soufflais-je d'une petite voix aiguë et tremblotante en le coupant.

Il inspira bruyamment, se pencha pour me regarder et je fermais les yeux en couinant encore, effrayée. Il allait encore me plaquer contre le lit et me fixer avec le même regard de l'autre fois. Il allait recommencer. Jamais deux sans trois.

- Ma souris, je ne vais pas te faire de mal... C'est tout le contraire. Qu'est-ce qui te fait croire ça ?

- Tu... Tu me fais peur... articulais-je difficilement d'une voix faible.

Il s'allongea contre mon dos pour me prendre dans ses bras, son souffle nasal chatouillait la peau de mon cou. Même si j'étais dégoûtée par ce qu'il avait fait et que j'étais effrayée de ce qu'il pouvait me faire, je me sentais bien dans ses bras. Son parfum musqué caressait mes narines. Ses câlins m'avaient manquée. Étant amoureuse de lui, je voulais le garder près de moi. Encore idiote, n'est-ce pas ?

- Je suis désolé, ma petite souris. N'ai pas peur de moi. Je ne le referais plus. Je te le promets. Pardonne-moi, ma souris !

Mouais... Ace restait Ace. Toujours pareil. Des pardon par-ci et des je ne le ferais plus par-là qui revenaient toujours. Mais il était tellement beau, putain ! Ses caresses sur mon bras et mon épaules me détendaient. Il déposait ensuite des baisers sur ma nuque me donnant des frissons. Pourquoi arrivais-je à lui pardonner si facilement ? Était-ce par amour ? Ferais-je la même avec Thatch ou une autre personne ? Mais Thatch ne s'en prendrait pas à moi comme le faisait Ace. Enfin... Pas vrai ?

- Ma souris... Pardon... souffla-t-il.

Je ne disais toujours rien. Si je lui disais que je lui avais pardonné, il recommencerait encore et encore... J'étais trop gentille, je le savais.

- Je suis désolé d'avoir continué alors que tu m'avais dit non... Je pensais que tu voulais jouer... J'ai pas pensé que tu avais peur... Pardon... Ne m'en veux pas... Ma petite souris. Tu comptes pour moi. Je n'ai que toi et j'aimerais qu'on s'amuse encore comme avant...

J'ouvris les paupières à ses derniers mots. Il n'avait que moi ? Vraiment ? Pourtant il s'était tapé une pute hier soir. Il me prenait pour une conne, lui ! Quel connard ! Mais bon, il m'avait menti sur notre relation donc ça ne m'étonnait pas qu'il mente encore. Toutefois, je voulais en être sûre car une pute n'était pas un plan cul.

- Vraiment ? Tu n'as vraiment que moi ? Pourtant, tu es beau, Ace. Les filles devraient facilement te dire oui pour passer du temps avec toi. Dis-je pas trop fort.

Il resta silencieux un instant avant de répondre :

- Oui, ma souris. Je n'ai que toi et je ne veux m'amuser qu'avec toi...

Menteur ! Je me retournais lentement pour le regarder avec mes yeux humides.

- Ne dis pas n'importe quoi ! Juste moi ? Je ne te crois pas. Je suis sûre que beaucoup de fille paierait pour être avec toi. Souris-je en faisant allusion à hier.

Ace baissa les yeux puis esquissa un sourire.

- Tu deviens intelligente, ma petite souris. C'est vrai qu'il m'arrive de voir d'autres filles par moment mais il n'y a qu'avec toi que je m'amuse autant.

- Tant que tu t'amuses et que tu te protèges alors ça va. Dis-je alors que ses mots me serraient le cœur.

Il ne niait pas qu'il baisait d'autres nanas. L'image d'hier me revint encore comme un flash et je me retenais de pleurer. Pourquoi cela faisait autant mal alors que le mois dernier, j'en avais rien à foutre d'être en relation libre avec lui ? C'était incompréhensible.

- Oui c'est vrai. Je me protège toujours donc oui ça va. Sourit-il en coin.

Menteur ! Salaud ! Je t'avais vu baiser cette pute sans capote.

- Et toi ? Tu as baisé avec d'autres mecs depuis ? Demanda-t-il sérieusement.

Ça sentait la jalousie à plein nez. Mais ouais, mon gars.

- À ton avis ? Souris-je évidente.

- Bah je sais pas. Ici, il y a des mecs et tu reçois de la visite. Tu as dû bien baiser avec un autre, nan ?... Genre ton cousin. Ricana-t-il.

- Arf tu es encore avec ça ?! Sasha est comme un grand frère pour moi. L'inceste est dégueulasse. C'est pas mon truc... me défendis-je.

- Sauf que vous n'êtes pas du même sang donc on ne parle pas d'inceste, là.

Il me soûlait.

- Arrête ! Et puis, si Sabo ou Luffy étaient des filles, je suis sûre que tu ne ferais rien car vous n'êtes pas du même sang et pourtant tu les considères comme ta famille. Et bien, Sasha et moi, c'est pareil. Répliquais-je.

- Mouais... Mais ça me ferait bander de me taper ma cousine, moi. Surtout si elle est aussi bonne que toi.

Je roulais des yeux avec un sourire amusée.

- Sasha est différent de toi ! Riais-je.

- Possible mais je suis certain de ce que je dis. Il n'a qu'une envie, c'est de te baiser. Ça ne m'étonnerait même pas qu'il te kiffe.

Son sourire railleur me gonflait encore plus.

- Argh ! N'importe quoi !

- Nan ! C'est courant qu'un cousin tombe amoureux de sa cousine et qu'ils finissent par se marier. Je te l'avais déjà dit l'autre fois. Et vu comment il te regarde, te fait des bisous et des câlins, j'en mettrais ma bite à couper qu'il se branle en pensant à toi... Ah Anastasia... Ah oui... Je vais gicler sur tes gros seins... Ah... C'est trop bon... Ton cul est génial... imita-t-il faussement Sasha en se tripotant à la fin avant d'éclater de rire.

Moi, ça ne me faisait pas rire. Il se foutait de la gueule de mon cousin alors je lui mis un coup dans le ventre l'arrêtant net.

- Arrête ! T'en prends pas à Sasha ! Je te l'interdis. M'énervais-je d'une voix aiguë.

- Oh ! Mais tu as un peu de force en fait. Tu es trop mignonne quand tu t'énerves. Ça te rend craquante, ma petite souris. Sourit-il en coin en caressant ma joue du pouce me faisant rougir.

D'un geste vif, je dégageais sa main en fronçant les sourcils, énervée, le surprenant.

- Je ne suis pas craquante ni mignonne ! Tu parles mal de mon cousin. Ne le refais plus ! Ça m'énerve. Tu peux t'en prendre à moi mais pas aux personnes que j'aime. C'est clair ? M'emportais-je.

Il me regarda sur le cul avant d'éclater de rire. Quoi ?

- Tu n'es vraiment pas crédible quand tu t'énerves. Je maintiens ce que j'ai dit. Tu es trop craquante. Ça me plaît. Et puis, je ne fais dire que la vérité sur ton cousin. Il ne pense qu'à une chose : te baiser dans tous les sens.

Je le giflais sans m'en rendre compte. Le fourmillement et la douleur dans ma main étaient désagréables. Ace me fixa sans rien dire, le regard surpris puis énervé. Je couinais de stupeur lorsqu'il me coucha sur le dos pour me surplomber de toute sa masse. Oh nan... Pas encore !

- Il veut te baiser ! Tu ne comprends pas ? Il n'attend que ça. Un jour, il va croire que tu le cherches pour baiser à force que tu lui fasses des câlins et des bisous. S'emporta-t-il, les yeux sévères.

- Non, c'est faux ! Sasha ne me ferait jamais de mal, lui. Murmurais-je la voix tremblante.

- Ne me crois pas si tu veux mais ne vient pas te plaindre une fois qu'il t'aura violée...

- La ferme ! Tu racontes n'importe quoi ! Sasha est quelqu'un de bien. Il ne me violera jamais et tu délires en pensant qu'il me kiffe et ne pense qu'à vouloir baiser avec moi. Tu es juste jaloux de lui. Il passe beaucoup de temps avec moi et ça te fait chier. Je ne suis pas ta chose, Ace ! Rentre-toi ça dans le crâne ! Finis-je par hausser le ton.

J'avais trouvé le courage de surmonter ma peur pour défendre mon nouveau frère. Sasha, me violer ? Elle était bonne celle-là ! Il ne me ferait aucun mal sauf me faire chier, bien sûr.

- Je ne suis pas jaloux ! Je te veux juste que pour moi. Tu comprends ? Brailla-t-il.

Ouais je le savais déjà. Il me l'avait dit. Cependant, je me disais que même si je lui répétais sans arrêt la même chose, il garderait toujours en tête que je lui appartenais. Il m'emprisonnait et ça me rendait malheureuse.

- Va-t'en ! Je ne veux plus jamais te voir. Je ne t'appartiens pas, Ace. Sors de cette chambre et ne reviens plus jamais !... soufflais-je sévèrement.

Il fut surpris, me fixa durement, la mâchoire crispée qui craqua sous la colère, et rapprocha son visage du mien. Son souffle nasal rapide frôlait ma peau.

- Nan ! Je reste. Tu es à moi. Personne n'a le droit de te toucher. Tu m'appartiens et si tu me rayes de ta vie, je balance la sextape et les photos de toi à poils sur le net avec ton numéro de portable. Tu as compris ?

J'écarquillais les yeux de stupeur. Il avait été froid et prit une voix lente et monotone. Ses yeux se plissèrent. Il n'oserait quand même pas ? Son silence pesant me disait que oui. Merde... Sauf que minute !

- Sasha a effacé la vidéo et les photos de moi que tu avais... dis-je d'une petite voix fluette.

- Pas les copies sur disque dur externe. J'ai encore tout. Alors tu as compris maintenant ? Répondit-il froidement.

Il avait prévu son coup, ce connard ! Après un silence, je hochais lentement de la tête, les larmes aux yeux. J'étais dans la merde. Mon bonheur ne se fera jamais. Thatch, Sasha ! A l'aide !

- Bien. Maintenant on va baiser comme avant et bien s'amuser.

Hein ? Nan ! Je n'en avais pas envie. Comment pourrais-je baiser avec un type qui me faisait du chantage pour rester dans ma vie ? Il était fou, lui. Pauvre con !

Ace se redressa et d'un geste habile me glissa au milieu du lit me faisant mal au bras. Je tenais toujours mon portable et l'ayant sûrement vu, il me le prit de force de la main pour le balancer au pied du lit avant de s'asseoir sur mes cuisses.

Je tentais de dégager ses mains lorsqu'il essayait de soulever le tissu de ma robe.

- Tiens-toi tranquille ! Râla-t-il

- Nan ! Arrête ! Je ne veux pas. Arrête Ace ! Commençais-je à pleurer.

Je n'avais déjà pas de force alors en chialant c'était encore pire. Il n'avait aucun mal à mettre à nu mes jambes

- Allez ! Pourquoi tu veux pas ? S'énerva-t-il en tentant de retirer ma culotte.

- Je n'ai pas envie de baiser. Alors arrête s'il-te-plaît !

Je pleurais toujours et le vis soupirer de lassitude en remettant correctement ma culotte à peine retirée. Je n'osais pas bouger par peur qu'il s'énerve encore et que la situation s'empire tandis qu'il s'allongea à côté de moi.

- Pourquoi tu n'as pas envie ? On s'amuse bien à chaque fois. Se plaignit-il soûlé.

Je baissais ma robe avant de sécher mes larmes en reniflant.

- Le fait que tu t'en prennes à Sasha m'a coupée et surtout ce que tu m'as dit n'aide en rien, Ace. Tu vas vraiment mettre la vidéo et les photos de moi sur internet ? Demandais-je d'une petite voix enrouée.

Il me regarda un moment en se mordant l'intérieur de la joue avant de soupirer.

- Nan... Bien sûr que nan. J'ai dit ça car j'étais énervé. J'ai pas envie de ne plus te voir. Mais tu n'as vraiment pas envie ? Même un peu ? On pourrait se tripoter comme avant ou je te bouffe la chatte pendant que tu me suces ?

C'était rassurant mais oui, je n'avais pas envie de baiser avec un type qui était en train de me forcer à baiser avec lui ! Et dire que j'étais amoureuse de ce gars...

- Nan, Ace. Je ne veux pas. Et tu allais vraiment continuer ? Tu comptais vraiment me forcer à baiser avec toi ?

- Je...

Il se coupa avant de prendre un air d'enfant coupable. Ça le rendait mignon. Mais ne me dites pas qu'il venait juste de se rendre compte que s'il avait continué, il m'aurait violée ?

- ... Pardon ma souris. Je ne recommencerais plus. Je te le promets. Mais j'ai tellement envie de toi. Tu me manques. Notre relation me manque ! Je pense tout le temps à toi et à ce qu'il se passait entre nous. Je veux tout retrouver...

- Tu as tenté de me violer ! M'exclamais-je, les yeux encore humides.

- Chut ! Chuchota-t-il fortement en plaquant une main sur ma bouche.

Nous restâmes silencieux ensuite tandis qu'il tendait l'oreille, sa main bloquant toujours mes lèvres. Toutefois, je la retirais doucement attirant son attention sur moi. Il se laissa faire sans broncher.

- Tu t'en rends compte quand même ? Questionnais-je en chuchotant.

- Ouais... Je m'en veux assez comme ça. J'ai été con ! Désolé... soupira-t-il, peiné.

- Tu t'excuses tout le temps Ace mais tu recommences à chaque fois. Je ne sais même pas si je vais te pardonner ça. C'est très grave, tu sais. Tu perds ma confiance. J'ai déjà peur de toi à chaque fois que tu t'énerves, quand tu t'apprêtes à me mettre des fessées et quand tu te mets au-dessus de moi. Je me souviens à chaque fois de ce qu'il s'était passé avant et ça me terrorise.

Je n'avais pas osé le regarder en parlant. Je m'inquiétais de son regard. C'était plus simple de lui dire mes pensées sans le voir. Cependant, je l'entendis s'asseoir au bord du lit et soupirer lentement du nez. Je levais les yeux vers lui et le voyais le visage dans les mains. Ça me faisait de la peine de le voir comme ça mais il le méritait surtout si ça pouvait lui faire ouvrir les yeux et prendre conscience de ses actes. Ace se leva puis se tourna vers moi en se pinçant les lèvres.

- Je ne m'en rendais pas compte. J'espère que tu me pardonneras. Je ne veux pas que notre relation se détériore et j'aimerais toujours garder contact avec toi. Tu es la seule nana auquel je tiens le plus. Mais j'aimerais savoir une chose. Est-ce que lorsque je suis avec toi, tu as peur de moi ?

Je secouais de la tête.

- Non. Ça se passe bien sinon. C'est seulement quand tu refais les mêmes choses qu'avant. Répondis-je en m'asseyant sur le lit.

Il hocha de la tête avec un bref petit sourire puis avala sa salive.

- Et tu penses que tu pourras baiser avec moi quand tu auras envie ?

- J'en sais rien. Laisse-moi du temps ! Surtout que je commence à ne plus pouvoir supporter tes moqueries envers mon cousin. Ça me fait beaucoup de mal car je l'apprécie beaucoup.

- Je comprends ma souris. J'ai très envie de toi mais je vais essayer de prendre sur moi. Par contre pour ton cousin, c'est au-dessus de moi. Je ne supporte pas qu'un autre mec soit aussi proche de toi. Ça m'énerve au point que j'ai envie de péter la gueule aux types qui sont avec toi...

Il marqua une pause, soupira les yeux clos pour se calmer puis continua.

- ... Tu te souviens quand je t'avais proposée de sortir avec moi secrètement ?...

Je hochais de la tête. Ouais, je l'avais bien envoyé chier.

- ... C'est peut-être con mais je le pensais vraiment pour avoir encore la relation qu'on avait avant. C'était bien. On s'amusait bien tous les deux chez toi, chez moi et même sur le PC. J'aimerais encore le faire, enfin faire tout ce qu'on faisait avant. Je sais que ça ne sera pas totalement comme avant mais j'aimerais qu'on s'entende aussi bien. Je m'en fous que ton frère ou ta famille me fassent la gueule tant que je suis bien avec toi. C'est ce qui compte. En plus, à chaque fois qu'on se voit, on s'engueule. Ça me gonfle...

Ouais, à qui la faute si on s'engueulait tout le temps ?! Il ne m'avait pas regardée pendant qu'il parlait. Ses yeux fixaient le pied du lit où était mon portable et il avait l'air mal à l'aise.

- ... Mais bon, je sais que ça vient de moi à chaque fois sauf que tu n'aides pas non plus ! Termina-t-il.

Hein ? Quoi ? Sérieusement ? Je le regardais outrée. Il cherchait la merde à chaque fois et c'était aussi de ma faute ? Son regard croisa le mien.

- Fait pas la surprise ! Si je m'emporte ce n'est pas pour rien. Ça me pète les couilles que tu sortes avec mon ancien meilleur pote ! Tu peux comprendre, nan ? Imagine, je te dis que ta meilleure pote est amoureuse de moi, qu'on se quitte et que je me mets avec elle en te disant que finalement j'étais amoureux d'elle depuis un moment alors que j'étais avec toi. Tu le prendrais comment, toi ? Et puis tu sais bien que te voir avec un autre type en train de vous faire un câlin et des bisous sur la joue, ça me gonfle. Tu le fais quand même. C'est pour me faire chier, c'est ça ? Tu me fais payer ce que je t'ai fait comme ça, hein ? Brailla-t-il sous la colère.

Il n'avait pas tout à fait tort. On faisait passer Ace pour le méchant dans l'histoire mais il était aussi le plus à plaindre. Si j'avais été à sa place, ça m'aurait fait beaucoup de mal et je l'aurais très mal prit aussi. Pauvre lui... Néanmoins, ce n'était pas de cette manière là que je me vengeais de lui.

- Je comprends ce que tu ressens et je suis désolée mais je ne fais pas ça pour te faire chier ou te faire payer ce que tu m'as fait. Pour ça, j'ai simplement fait de toi mon larbin. Répondis-je calmement avec une once de honte.

- Alors arrête d'être comme ça avec les autres mecs devant moi ! Ça me rend dingue. Grogna-t-il, la mâchoire crispée et la tempe palpitante.

- Je ne suis comme ça qu'avec Vitali et Sasha, tu sais. Mais ça te rend dingue ? Soufflais-je doucement pour ne pas l'énerver encore plus.

- Ouais, ça me rend dingue ! J'ai envie de tout péter et c'est pire quand je t'imagine avec Thatch. Je m'en fous que ça soit ton frère ou ton cousin. J'aime pas. Ça ne me plaît pas, c'est tout. J'ai l'impression que ma tête et ma poitrine vont exploser. Ça me ronge de l'intérieur au point que je ne pense plus correctement et que je n'ai qu'une chose en tête.

Ace montrait enfin sa souffrance. Il me faisait de la peine. Il passa une main sur son visage, baissa la tête pour la secouer en soupirant puis se rassit au bord du lit. Je me rapprochais sans trop oser de lui, à genoux sur le matelas.

- Je suis désolée... Je ferais un effort aussi. Mais qu'est-ce que tu as en tête ? Fis-je faiblement.

Il orienta ses pupilles vers moi pour me regarder un instant avant de fixer de nouveau la porte de la chambre.

- Toi ! Je ne pense qu'à toi, à nous, à ma connerie... J'ai des remords... J'aimerais remonter le temps pour tout changer. Tu n'aurais jamais baisé avec Thatch, on aurait jamais fait de plan à trois avec lui, on se serait marié et on aurait emménagé ensemble... Je voyais ma vie avec toi mais tout a été gâché. J'ai tout fait foiré comme un con. Je ne suis pas comme ça normalement. C'est depuis que je t'ai rencontrée que je me montre si... Argh ! Laisse tomber ! Je rentre chez moi.

Il se leva rapidement et sans m'en rendre compte, j'attrapais une des boucles de son jeans attirant son attention. Il venait enfin de se confier honnêtement. Je l'avais senti. Ace venait d'ouvrir véritablement son cœur. Il tenait beaucoup à moi. Peut-être pas au point d'être amoureux comme moi mais suffisamment comme pour ses frères.

- Toi aussi tu comptes beaucoup pour moi et même énormément. Je n'ai pas envie de te rayer de ma vie. Je te l'ai dit tout à l'heure mais je ne le pensais pas. J'étais énervée après toi... Alors reste ! S'il-te-plaît ? Lui avouais-je.

Je sortais ce que j'avais sur le cœur et dont je tentais depuis un moment de me convaincre du contraire. Je ne voulais pas qu'il sorte de ma vie. Mon cœur lui appartenait au détriment de Thatch. C'était mal de lui mentir mais je ne voulais pas le faire souffrir. Étais-je une garce ? Probablement, mais j'étais trop gentille pour blesser quelqu'un psychologiquement et ça, je savais qu'un jour ça me porterait préjudice.

Ace me fixa sans rien dire avant de s'asseoir encore et de me prendre dans ses bras. Je tressautais à son contact mais me détendis ensuite. Son odeur m'apaisait en me ravivant de bons souvenirs. Son visage se logea dans le creux de mon cou et il renifla mes cheveux.

- Tu sens bon, ma souris. Ton odeur me manque. Tout comme m'endormir entre tes seins. Promets-moi que tu ne le feras jamais avec un autre ! Murmura-t-il.

- Je te le promets ! Ton odeur aussi me manque, mon chat. Chuchotais-je.

Il se redressa en faisant caresser son visage contre le mien. Nos nez se touchaient puis nos lèvres se frôlaient. Mon cœur tambourinait fortement dans ma poitrine. J'avais envie de lui dire mes sentiments, de tout lui avouer mais une voix dans ma tête me disait d'attendre car je pourrais le regretter.

- Ma souris... susurra-t-il près de ma bouche.

Son souffle rencontrait le mien et je trouvais ça agréable. J'étais amoureuse de lui.

- Mon chat... dis-je de la même manière.

Nous nous embrassâmes enfin. Le baiser était doux. Le contact de sa langue contre la mienne était bienfaitrice même si j'étais dégoûtée qu'il ait embrassé une pute. Tout compte fait, une fois dans l'action, je m'en foutais. Notre bécotage était tendre et romantique. Sa main était dans mes cheveux et l'autre dans mon dos tandis que mes bras enlaçaient son cou.

Je l'aimais...

J'étais bien, apaisée et heureuse en cet instant. Je ne voulais que rien ne nous dérange et que ce moment dure pour l'éternité. Bien qu'il avait voulu me violer, ça ne me dérangeait pas qu'il soit avec moi, que je l'embrasse et qu'il me touche en me prenant dans ses bras. J'étais dingue, hein ?

- Je... commença Ace avant de se couper pour ne pas continuer et encore m'embrasser.

- Oui ? Émis-je entre deux baisers.

- Rien...

Nous continuâmes de nous embrasser tendrement sans rien dire d'autre.

"Je t'aime. Je t'aime. Je t'aime." Pensais-je du plus profond de mon cœur.

Je ne savais pas pendant combien de temps nous nous bécotions mais je commençais à avoir mal aux lèvres et à la mâchoire. Heureusement qu'il mît fin de lui-même à notre léchage de pomme car ça devenait désagréable.

- J'ai très envie de continuer, ma souris, mais je commence à avoir mal aux lèvres. Ricana-t-il avec un sourire en coin.

- Moi aussi. Répondis-je, les joues roses.

Nous nous sourîmes et il caressa ma joue du pouce descendant son doigt pour tracer la ligne de ma mâchoire. C'était doux et j'en fermais les yeux savourant ce tendre contact.

- Ma souris ? Murmura-t-il.

- Humm ? Dis-je en ouvrant les yeux.

Il me sourit victorieux avant de parler.

- Je te promets de faire beaucoup d'effort envers Thatch maintenant que je sais.

Hein ? Pourquoi il me disait ça ? Et qu'est-ce qu'il savait ? Je le regardais confus alors qu'il affichait maintenant un grand sourire me faisant rougir.

- Merci mais qu'est-ce que tu sais ? Questionnais-je perdue.

Il pouffa de rire.

- Tu sais bien de quoi je parle, ma souris. Mais je maintiens ma promesse. Je serais plus sympa et je redeviendrais pote avec lui. Maintenant que les choses sont plus claires pour moi, je m'en fous qu'il sorte avec toi. Ça m'est complètement égal.

Nan je ne voyais pas du tout de quoi il parlait. J'étais sceptique sur ce qu'il me disait. Que manigançait-il ?

- Tu es ma petite souris et pour le moment, je m'en contente. Je suis encore sincèrement désolé pour ce que j'ai fait tout à l'heure. Je ne recommencerais plus. Promis !

Mouais... Tant qu'il ne créait pas de problème, ça allait. Je lui souris contente que les choses se passent mieux pour une fois.

- Je pense que pour le moment, chez toi les choses ne sont pas aussi claires que pour moi mais je prendrais le temps qu'il faudra pour te le faire comprendre car je sais que tu te montres un peu lente là-dedans. Ricana-t-il comme un enfant en me mettant une pinchette sur le front.

- Hey ! Boudais-je en me frottant la peau ce qui l'amusa encore plus.

Il m'avait fait mal ce con ! Sadique ! Mais me faire comprendre quoi ? Oh ? Son regard ! C'était celui de l'autre fois. Ses yeux doux et -amoureux ?- me firent rougir fortement. Une vraie tomate.

Je trouvais ça bizarre. Pas plus tard qu'hier, il était le type salaud qui ne voulait que mon cul pour jouet et là, il faisait le gars doux, tendre et aimant.

- Ace ? Il y a quelque chose que je ne comprends pas. Hier tu étais différent de maintenant. A quoi tu joues ? J'aimerais savoir. Est-ce que tu te fous de ma gueule par hasard sans vouloir être méchante ? Hier tu me disais que tu ne voulais que baiser avec moi et là, tu te comportes comme s'il y avait plus que ça. Ça me laisse donc sceptique sur ton comportement. Soufflais-je sans trop oser.

Il se pinça les lèvres dans une petite moue pensive, baissa ensuite les yeux semblant réfléchir puis sourit amusé.

- C'est bien ce que je t'ai dit à l'instant. Les choses ne sont pas claires pour toi et je m'armerais de patience pour que tu saisisses parfaitement. Mais ne t'en fais pas ! Je serais sincère sur tout ce que je te dirais à partir d'aujourd'hui. Tu peux me faire confiance.

Je clignais plusieurs fois des yeux assimilant ce qu'il me disait. Euh... Ok ! J'étais curieuse de voir ce qu'il allait se passer.

- D'accord !

- Et je ne me fous pas de ta gueule. Je ne savais pas avant ce qu'il en était pour toi donc je ne disais pas totalement la vérité hier. Mais maintenant, c'est différent. Je le sens. Je le sais.

Je fronçais des sourcils encore plus confuse. Mouais... Il était vraiment bizarre. D'ailleurs son grand sourire victorieux me laissait encore plus perplexe. Il cherchait pas la merde au moins ?

- Je suis le principal responsable de notre rupture. Thatch n'y est pour rien alors je compte véritablement arrêter de lui faire la gueule. Je lui téléphonerais pour m'excuser et faire la paix.

C'était encore plus louche. Il manigançait quelque chose. Mais peut-être était-il sincère ? Je verrais bien.

- Merci Ace. Tu me fais plaisir. Souris-je tout de même.

Il répondit à mon sourire et me prit dans ses bras me surprenant. J'étais tout de même bien. Pas autant qu'avec Sasha mais c'était tout de même agréable. Je reniflais discrètement son parfum musqué, sentant la chaleur de son corps contre le mien. J'adorais ça. Sa jugulaire palpitait rapidement montrant la fréquence de son rythme cardiaque. Ses mains caressaient mon dos et mes cheveux. Je fermais les yeux en enlaçant sa cage thoracique. Ensuite, d'un geste habile, Ace me souleva pour me placer à califourchon sur lui avant que ses mains se positionnèrent dans mon dos et il cala sa tête contre la mienne. Ça me rappelait une fois chez moi. Quel bon souvenir !

- Les câlins avec toi me manquaient. Murmurais-je doucement, les yeux clos contre son cou chaud.

- Moi aussi. Chuchota-t-il.

Nous restâmes ainsi sans bouger pendant je ne savais combien de temps jusqu'à ce que je sente son corps basculer en arrière pour tomber lourdement sur le lit, les bras écartés. Euh... Je me mis à sourire amusée. Monsieur dormait la bouche grande ouverte se mouvant au rythme de sa respiration. Alors lui ! Je me permettais de le mater sans gêne. Seigneur, qu'il était beau ! Son minois était tellement craquant. Je l'aimais. J'étais hystérique comme une fangirl intérieurement. Me mordant la lèvre inférieure, je fis une bêtise dont j'espérais qu'il n'y aurait aucunes représailles.

- Je t'aime. Je suis tombée amoureuse de toi dès que je t'ai vu la première fois. Tu me manques et je t'aime tellement... murmurais-je avant de me couper en le voyant remuer légèrement.

L'avais-je réveillé ? Avait-il entendu ce que j'avais dit ? Pitié nan ! Seigneur ! Il ouvrit les yeux. La panique. Je virais rouge et lâchais un petit cri aigüe. Ace me fixait sans rien dire avant d'afficher un petit sourire en coin puis fouilla dans la poche de son jeans difficilement à cause de moi pour sortir son portable.

- Ah 11h47 ! Je me disais bien que je commençais à avoir faim. On mange ensemble ? Proposa-t-il nonchalant avant de poser son téléphone sur le lit, près du mien.

- Euh oui, je veux bien. Émis-je timidement.

Ressaisissais-toi, Anastasia ! Ace n'avait fait aucune remarque et j'en étais soulagée. J'avais eu du cul qu'il n'entende rien.

- Allez bouge ! Je vais me chercher à bouffer.

Quelle délicatesse ! Sans un mot, je m'installais sur le lit, le regardant se redresser avec habilité. Il me fixa ensuite avec un sourire en coin sans rien dire.

- Quoi ? Fis-je d'une petite voix.

Il prit un moment avant de répondre avec un sourire.

- Mais rien, ma petite souris.

Avait-il vraiment entendu ? Mon visage s'empourpra encore plus me faisant baisser les yeux de gêne. Je sentis son pouce caresser ma joue puis Ace releva mon menton avec son index. Je croisais son regard amusé et il se pencha pour déposer un petit baiser sur ma joue. Il se leva, farfouilla dans sa veste de moto posée sur le dossier du siège pour prendre son portefeuille et quitta la chambre avec un sourire enfantin. S'il avait entendu, j'étais dans la merde. La vraie grosse merde, genre le purin et le lisier mélangés à de la bouse. Le truc bien dégueulasse quoi. Il allait le raconter à Thatch et s'en vanter pour lui faire du mal. J'avais été con. Espèce de conne ! Je tapais des pieds avec un petit cri de frustration mais m'arrêtais à un bruit d'entrechoquement. Oh mon téléphone ! Ace avait oublié le sien. C'était tentant de fouiner dedans. Nan ! Ce n'était pas bien. Quoique... Ace ne se gênait pas pour le faire avec le mien. Oh et puis merde ! A mon tours ! Vengeance ! Je le chopais rapidement puis retirais la veille. Pas de mot de passe. Sérieux ? Sasha avait fouiné dedans l'autre fois, Ace devrait faire preuve d'intelligence et en mettre un. Quel débile ! Mais ça m'arrangeait. Je faisais ma fouine dans ses sms et constatais qu'il y avait ma conversation avec lui en plus récent et une avec Deuce en suivant que je lisais rapidement. Ça parlait de moi mais sans plus. Ace lui demandait de mes nouvelles chaque jour et Deuce lui répondait en petit résumé. C'était très banal comme conversation mais ça me faisait plaisir qu'il ne s'intéresse pas qu'à mon cul. Je tombais ensuite sur une conversation avec un numéro non identifié par un prénom. C'était qui ? Ça datait d'hier soir.

"- Salut ! J'aimerais un service dans une heure.

- Salut, bien sûr. Que veux-tu comme spécialité ?

- C'est la première fois que je fais ça. Je veux que ce soit rapide et discret. Je ne veux pas que ça se sache. Clair ?

- C'est très clair. J'ai l'habitude et je sais être discrète. Rejoins-moi dans une heure à l'hôpital, niveau -2 en passant par l'ascenseur de la zone jaune. Je t'attendrais dans la buanderie. Sans préservatif, c'est le double. Gicler à l'intérieur, c'est 2000 Berrys de plus. J'avale pour 500 Berrys. Embrasser ne coûte rien. La prestation est gratuite si je jouis !

- C'est intéressant. Je ne veux pas prendre le risque de te foutre en cloque mais je préfère sans capote. Je ne compte pas te faire jouir. Tu n'es pas mon genre d'après ta photo et la description sur le site.

- Très bien. Quel est ton genre de fille ? Je pourrais faire un effort physiquement.

- Petite, blonde, gros seins, beau petit cul et avec une personnalité très douce et gentille.

- Vu que c'est dans une heure, je n'aurais pas le temps de faire ce qu'il faut pour te plaire. Ça t'évitera de payer 1000 Berrys de plus. Tu en as de la chance.

- Tant mieux !

- La description de ton genre de fille est assez précise. Tu es soit amoureux d'une certaine fille secrètement ou alors soit tu t'es fait rejeter comme une merde et donc tu viens vers une prostituée pour calmer ton petit cœur brisé.

- Ta gueule ! Je t'engage pas pour jouer la psychologue mais juste pour que je te baise.

- RDV à 21h dans la buanderie de l'hôpital. "

Oh bordel de merde ! C'était le numéro de la catin d'hier. Alors c'était la première fois qu'il le faisait ? C'était un peu rassurant. La description de son genre de fille qu'il avait donné me correspondait. Peut-être l'avait-il communiqué car il était en manque de cul ? En tout cas, ça me faisait plaisir et j'en tirais une satisfaction.

Dans son dossier Photos, il y en avait beaucoup de lui avec ses frères, un peu de ses potes dont certaines avec Thatch et quelques unes de moto ou de pièces mécaniques. Tiens ? Il avait encore des photos de nous deux. Je me sentais nostalgique en voyant celles où nous nous embrassions chez lui et à la fête de Sanji. Notre relation me manquait. Mis-à-part, les épisodes de jalousie et de disputes, on était bien. Nous manquions juste de communication. J'étais un peu triste. S'il n'avait pas été un salaud, j'aurais pu être heureuse avec lui. Les débuts auraient été encore difficiles à cause de sa jalousie mais à force de discuter et de faire des efforts, nous aurions été heureux. Sauf que Ace était un salopard. Il n'était pas amoureux de moi. Il ne voyait en moi qu'un sextoy réel qu'il pensait user à sa guise. Toutefois, pourquoi gardait-il encore des photos de nous ? S'il en avait rien à foutre de notre couple, il les auraient supprimées. Et puis aujourd'hui, il se comportait bizarrement. C'était louche.

Je regardais encore un peu le contenu mais ne trouvais rien d'autre d'intéressant, sauf des conversations banales avec Luffy, Sabo et d'autres potes. Je posais donc son portable au pied du lit et prit ensuite le mien. Un appel manqué de Sasha datant de tout à l'heure. Un sms de sa part et un mms de la part de Deuce. J'ouvris ce dernier et souris en voyant son chat, Kotatsu, en train de manger des croquettes éparpillées sur le sol sortant d'un paquet éventré. Un message l'accompagnait.

" Il y en a un qui ne pouvait pas attendre. :D"

Je lui répondis amusée.

"Aha il est trop mignon ! Il y en a un autre qui ne pouvait pas attendre aussi. Ace est arrivé peu de temps après que tu sois parti :D. Nous allons manger ensemble ce midi."

Je m'intéressais maintenant au sms de Sasha.

"Ça va Princesse ? J'ai un mauvais ressenti. Tout se passe bien avec ton ex ? Tu veux que je vienne ?"

" Tout va bien. Nous nous sommes encore disputés mais maintenant ça va mieux. Il s'est enfin confié sur ce qui le ronge depuis un moment. Je te raconterais. Je mange avec lui ce midi. Ça a dû lui faire du bien de déballer son sac car il semble plus léger et il est plus souriant. Il compte même s'excuser auprès de Thatch. Je ne sais pas quand il partira mais j'ai un scanner osseux cette aprèm et ensuite je change de chambre pour un autre service. Je te tiendrais au courant. Je t'aime mon chevalier !"

Ça faisait du bien de savoir encore que je n'étais pas seule et que de l'aide pouvait encore arriver. Je souriais heureuse, d'ailleurs la réponse ne tarda pas.

" Je me suis inquiété et je n'allais pas tarder à venir dès que Tïatïa revenait avec la voiture. Je suis soulagé que ça se passe mieux. Je viendrais te voir quand tu auras fini ton déménagement. Ton Marco a appelé hier aprèm. C'est une bonne nouvelle que tu quittes le service de réanimation. Tu pourras recevoir plus de monde pendant les visites. A tout à l'heure, Princesse ! Et s'il y a un problème, tu appelles ! Clair ?"

" Reçu 5 sur 5 ! Je suis désolée de ne pas avoir donné de nouvelle avant. J'ai hâte de te voir tout à l'heure."

"Oublie pas notre marché ! Je t'aime Ma Nastia. A tout à l'heure."

Ouais... Le marché... Devais-je lui dire ? Je verrais. Bref... Me retenir de baiser n'était pas si difficile... Euh ouais bon, me frotter sur Deuce aidait beaucoup. Mais au moins, rien n'était rentré. C'était le principal. Quoique...

On toqua à la porte pour mon plateau-repas. Je n'avais pas encore faim mais en voyant l'assiette de tomate en rondelle, ma gourmandise se réveilla. Yes ! Mais pipi... Ça allait devoir attendre.

En me lavant les mains, j'entendis toquer à la porte puis entrer. Ça devait être Ace. Mon maquillage n'avait pas coulé avec mes pleurs, heureusement. Ensuite je sortais de la salle de bain et fus surprise de trouver Ace en face de la porte avec un sourire timide. Hein ? Timide ? Ace ?

- Ferme les yeux, ma souris ! J'ai quelque chose pour toi. Dit-il gêné, les pommettes un peu roses.

Quelque chose pour moi ? Un cadeau ? C'était rare de sa part mais le voir aussi embarrassé le rendait encore plus mignon. Alors je lui souris et fermais les yeux. Une minute s'écoula à mon avis avant que je n'entende un bruit de papier plastifié.

- Tu peux les ouvrir. Entendis-je de sa part.

En les ouvrant, je restais sur le cul. La bouche entrouverte, je virais rouge sentant mon cœur battre la chamade dans ma poitrine et dans mes tempes. Ace était là, devant moi, ne sachant plus où se foutre, se mordillant les lèvres, les joues aussi rouges que les miennes puis afficha un petit sourire en me présentant une belle rose rouge bordeaux emballée dans un joli papier plastifié rose et blanc avec un ruban rouge entourant la base.

- Oh Ace ! Elle est magnifique. Merci ! Souris-je sincère.

- C'est vrai ? Tu aimes ? Question a-t-il heureux tandis que je prenais la fleur.

- Oui beaucoup. C'est un beau cadeau.

Je sentais le doux parfum de la rose, les yeux clos avec un grand sourire. Puis cela fit tilt dans ma tête. Ses câlins, ses baisers, ses caresses, ses mots doux, sa gentillesse, sa tendresse et la fleur. Il me draguait ! Mais pourquoi ? Pour se venger ? Faire du mal à Thatch ?

Je perdis mon sourire et regardais Ace en fronçant des sourcils.

- C'est très gentil, Ace, mais pourquoi tu me l'offres ? Qu'est-ce que tu manigances ? Fis-je sceptique.

Il fut surpris.

- Je ne manigance rien de mal si c'est ce à quoi tu penses. J'ai envie d'être sympa avec toi et de te faire plaisir. J'ai fait foirer notre relation et à cause de mes conneries, tu crois que je suis un vrai connard. Je veux te prouver le contraire. Je ne suis pas un salaud et encore moins un connard. Je sais que je ne suis pas tout rose mais je ne suis pas une mauvaise personne. Tu peux demander à mes frères et à mes potes. Habituellement, je ne me comporte pas comme je l'ai fait le mois dernier avec toi... s'énerva-t-il sans hausser la voix.

- Luffy m'a dit qu'il avait été surpris d'apprendre que j'étais à l'hôpital à cause de toi et ce qu'il s'était passé. Même Deuce m'avait dit que ça ne te ressemblait pas. J'ai envie de te croire mais laisse-moi du temps. M'exclamais-je.

Nous nous fixâmes en silence ensuite puis il hocha de la tête avec un petit sourire. Je roulais jusqu'aux fleurs en vase que j'avais déjà. Elles tiraient un peu la gueule. Je plaçais la rose avec le bouquet de Vista qui tenait un peu plus que les autres et sursautais légèrement lorsque Ace me prit dans ses bras, son torse contre mon dos et son visage dans le creux de mon cou.

- Je veux être bien avec toi. Tu sais, je suis toujours convaincu que nous sommes fait l'un pour l'autre... Tu pourras me dire tout le temps le contraire mais je sais que ça ne durera pas avec Thatch. Le temps que tu te rendes compte qu'il n'est pas fait pour toi, j'aurais tout le temps qu'il faudra pour te montrer et te prouver qui je suis réellement. Ma petite souris... Je n'en ai pas rien à foutre de toi. Si ça avait été le cas, je ne serais pas là. Je veux me rattraper avec toi. Tu veux bien me laisser cette chance ? Souffla-t-il dans mes cheveux.

Lui laisser une autre chance ? J'en avais envie par amour mais je lui avais déjà donné une troisième chance mais les vérités avaient été dites et je ne savais pas si cette chance était toujours d'actualité. J'avais été encore déçue et là, il voulait une autre chance pour se racheter. Je ne comprenais plus rien.

- Ace ! Tu me fais tourner en bourrique ! Je ne sais plus quoi croire. Un jour, tu es doux et tendre et un autre, tu te comportes comme un salaud et un connard ! J'ai l'impression que tu te fous de ma gueule pour avoir ce que tu veux de moi. Alors une bonne fois pour toute, mets-toi d'accord sur ce que tu veux vraiment ! M'exclamais-je soûlée.

Il se redressa puis fit tourner le fauteuil-roulant pour que je sois face à lui.

- Toi aussi, tu me fais tourner en bourrique. Tu me disais que tu étais amoureuse de moi quand nous étions ensemble, puis ensuite tu m'a sortie hier que c'était faux et que tu étais simplement attirée sexuellement par moi. Et maintenant, tu te comportes comme si tu avais des sentiments pour moi...

- Mais toi aussi ! Le coupais-je fortement.

- Oui ! A cause de toi ! Alors mets-toi d'accord toi aussi sur ce que tu attends de moi ! Répliqua-t-il sur le même ton.

- Hein ? Parus-je surprise.

Que voulait-il dire ? C'était de ma faute ? C'était lui qui voulait simplement me baiser depuis le début et c'était de ma faute ? Il hallucinait, lui !

- Tu m'aimes ou pas ? Beugla Ace me faisant sursauter.

La bouche entrouverte, je virais rouge. Oui, je t'aime, Ducon ! Sauf que ça ne servait à rien de le dire car ce n'était pas réciproque.

- C'est... C'est Thatch que j'aime... bégayais-je sans oser le regarder.

- Menteuse ! S'écria-t-il me faisant encore sursauter avec un petit couinement.

Les larmes aux yeux, je serrais la mâchoire pour ne pas chialer et tout avouer.

- Non... murmurais-je, la tête basse.

- Si, tu mens ! Tu n'es pas amoureuse de lui. Tu ne l'as jamais été... Allez dit-le !

Je secouais de la tête et mes larmes finirent par couler. J'aimais Thatch mais c'était lui dont j'étais éperdument tombée amoureuse.

- Nan... C'est Thatch que j'aime... C'est lui... pleurais-je.

- Arrête de mentir ! Je sais que c'est moi que tu aimes... s'exclama-t-il en s'accroupissant devant moi.

- Non... émis-je dans un sanglot.

- Tu me l'as dit ! Tout à l'heure... Ça m'a réveillé. Je l'ai entendu. Tu m'aimes. Tu es tombée amoureuse de moi dès que tu m'as vu... Dis-le ! S'il-te-plaît ?!...

Ace avait prit une voix plus calme et triste qui me fit de la peine. Il avait entendu. Il avait tout entendu ce que j'avais dit. Merde, merde, merde ! J'étais statufiée et n'osais rien dire puis pleurais de plus belle. Mes sanglots étaient incontrôlables et je cachais mon visage dans mes mains pour chialer tout mon soûl. C'était idiot mais j'avais honte qu'il sache enfin mes sentiments pour lui car je savais que j'allais me prendre un râteau et qu'il allait aussi se foutre de ma gueule et tout balancer à Thatch.

Mais pourquoi Ace avait l'air si peiné ? Il ne devrait pas. Il devrait plutôt se foutre de ma gueule et me dire que c'était perdu depuis longtemps. Cependant, il fit quelque chose qui me laissa sur le cul me tirant un hoquet de surprise. Ace me prit dans ses bras.

- Je suis désolé... Tout ce qu'il s'est passé depuis ton réveil n'aurait pas dû arriver. C'est de ma faute. J'aurais dû être plus clair mais j'avais peur. Tu restais vague dans tes réponses. J'avais vraiment cru que tu t'étais foutue de ma gueule dans le but d'être avec Thatch et que tu étais comme toutes les autres nanas attirées par les beaux mecs qui ont du fric... Quand tu m'as dit hier que finalement on était ensemble seulement pour baiser, ça m'a fait tellement de mal que j'ai pas dit le contraire par fierté. Au début, c'était le cas. Je voulais juste m'amuser avec toi mais après... Je ne sais pas si c'est de l'amour -je n'y connais rien- mais je me sens bien avec toi. Je ne veux pas te perdre. Être loin de toi et savoir que nous ne sommes plus ensemble me fait beaucoup de mal. Ça me rend dingue !... Je veux qu'on soit de nouveau ensemble. Je te l'avais dit l'autre fois... murmura-t-il tristement.

Je m'en souvenais. Il me l'avait dit quand il était venu pour s'expliquer. Mais il me faisait quoi, là ? Était-il en train de me dire que finalement ce qu'il m'avait avouée au téléphone hier matin était des conneries qu'il avait balancé pour ne pas se prendre un râteau ? Était-il amoureux de moi ? Pensait-il depuis le début comme moi mais en croyant que c'était moi la salope qui se foutait de sa gueule ? Ça en avait tout l'air. Seigneur ! Je voulais y croire mais j'avais tellement été déçue que c'était trop beau pour être vrai.

- Ace... Je... J'avais peur que tu me rejettes. Je pensais que tu te foutais de ma gueule alors je t'ai raconté n'importe quoi pour ne pas souffrir. Juste ne dis rien à Thatch sur ce que je ressens pour toi... Il n'y a que Sasha qui est au courant alors il m'a dit que je devais essayer de t'oublier et passer à autre chose... J'aime Thatch mais... Mais pas autant que toi... Je n'arrive pas à me libérer de toi... Tu me hantes tout le temps... Si je n'ai pas de contact avec toi, je pense tout le temps à toi ou bien il arrive quelque chose en rapport avec toi... pleurais-je, avouant finalement.

- Moi aussi, Ma souris ! J'avais dit toute la vérité l'autre fois mais ensuite tu t'es mise avec Thatch et ça m'a fait énormément de mal. J'avais envie de tout péter et de te faire souffrir mais j'en étais incapable alors je me suis vengé sur lui. J'étais tellement en colère, Ma souris, que j'ai fait de la merde... Je ne veux pas te quitter... Je veux que tout redevienne comme avant... Je veux qu'on soit de nouveau ensemble... On est fait l'un pour l'autre... Tu es ma petite souris...

Ace avait craqué sur la fin et il pleurait. Ça me fendait le cœur d'entendre sa voix se briser. Il ne m'avait pas dit qu'il m'aimait et il n'avait pas véritablement répondu à mes sentiments. Je m'agrippais à son T-shirt toujours en pleurant.

- Mon chat... murmurais-je en pleurs puis je lui embrassais la tempe en lui caressant les cheveux.

Ace me prit dans ses bras pour me soulever, s'asseoir au bord du lit pour me mettre sur ses genoux, à califourchon. L'un contre l'autre, nous calmâmes nos pleurs sans rien nous dire. Ses caresses sur mon dos me faisait du bien. Ce n'était pas une habitude de sa part lui qui préférait recevoir plutôt que donner.

- Tu comptais rester avec Thatch malgré que tu sois amoureuse de moi ? Questionna-t-il avant de renifler bruyamment.

- Oui... soufflais-je la voix enrouée.

Je me raclais la gorge tandis qu'il avala sa salive.

- Et maintenant, tu vas encore rester avec lui ?

- Oui... lâchais-je sans trop oser.

Je ne voulais pas quitter Thatch et pourtant j'avais envie d'être de nouveau avec Ace. Seulement, il n'était pas très apprécié par ma famille. Elle le prendrait très mal et je ne voulais pas me la mettre à dos. Ace soupira puis inspira fortement.

- Ok... Mais tu aimerais te remettre avec moi ? Sois honnête, Ma souris.

- Euh oui... Mais je ne veux pas quitter Thatch... Avouais-je difficilement.

- Je trouve ça con mais je ne veux pas te forcer à le quitter pour que tu me fasses la gueule après. Ça me ferait grave chier. Sauf que je te repropose de sortir aussi avec moi en secret. Je ne veux pas être loin de toi et je sais que tu finiras par le quitter un jour mais je ne veux pas attendre pour être avec toi. Alors tu veux bien qu'on se remette ensemble ?

J'étais à la fois heureuse qu'il me le demande et en même temps embêtée. Trahir Thatch n'était pas dans mes cordes. Je ne voulais pas lui faire du mal. Il était bon et doux avec moi. Pourquoi la vie était-elle si compliquée ? J'aimais comme une dingue Ace mais mon bonheur était avec Thatch. L'amour ou une vie de rêve ? Le choix était difficile. Surtout que Ace me disait encore qu'un jour je le quitterais. Il était bien sûr de lui.

- Désolée, Ace. J'en ai très envie mais je ne veux pas tromper Thatch. Ça m'est impossible. Je ne suis pas comme ça. Il est si doux et attentionné avec moi... dis-je d'une petite voix.

- Moi aussi je peux l'être, Ma souris. Laisse-moi te le montrer ! Donne-moi cette chance ! Supplia-t-il tristement.

- Je suis désolée, Mon chat. Je ne peux pas...

Les larmes revinrent malgré moi. Ace posa ses lèvres sur les miennes à plusieurs reprises.

- S'il-te-plaît ?! Insista-t-il entre deux baisers.

- Non et puis, ça reviendrait à te tromper aussi et c'est encore plus horrible. Je souhaite que personne ne souffre.

Surtout que bon, je n'étais pas sûre à 100% qu'il me disait la vérité et il pouvait manigancer quelque chose.

- Mais c'est déjà le cas, Ma souris ! Je souffre déjà de ne pas être avec toi. Et toi aussi ! Regarde-toi ! Ça te fait du mal...

- Je sais ! Mais... Ma réponse reste la même. Désolée, Mon chat...

- Ca me gonfle mais je ne vais pas insister car de toute manière, tu as besoin de comprendre les choses par toi-même. Ta cervelle est un peu lente. Se moqua-t-il à la fin en tapotant mon front.

Je le regardais blasée ce qui le fit éclater de rire. Il avait beau rire, ses yeux étaient rouges et ses joues humides. C'était bizarre de le voir comme ça. Je ne trouvais pas ça normal.

- Ta tête est trop marrante avec tes yeux bouffis. On dirait un poisson Fugu. Ria-t-il.

L'enculé ! Je fis une moue boudeuse et il explosa de rire. Tu pouvais parler, toi !

- C'est encore pire ! Fit-il prit dans un fou rire.

Vexée et pour le faire taire, je lui mis un coup dans le ventre lui coupant le souffle. Bien fait pour toi, Ducon ! Ace me regarda sur le cul puis ria de nouveau.

- C'est tout ce que tu as ? Dit-il avec défi.

Voulant lui clouer le bec, je lui mis un autre coup ce qui l'amusa. Avec un sourire, il me bascula sur le lit avant d'enchaîner des chatouilles sur mon ventre et mes côtes.

- Nan !... Démon !... J'en pe... J'en peux plus... riais-je en gesticulant.

- Tu as trop fait la maline, toi ! Ricana-t-il sans cesser.

- Arrête !... C'est trop dur... J'en peux pl... riais-je à en pleurer.

Ace s'arrêta en riant doucement et je pus reprendre mon souffle. L'enflure ! Il m'avait bien eue. Nous nous regardâmes avec un sourire. J'étais prise de rire convulsifs par moment.

- Tu as de la chance que j'ai faim sinon tu aurais encore subi, ma souris. Me dit-il amusé.

- Et toi, tu as de la chance que je sois en convalescence car je t'aurais mit une bonne raclée. Riais-je.

- Oh tiens ? J'aimerais bien voir ça. Avec tes petits poings, tu n'es pas très impressionnante. Bon allez, j'ai la dalle !

Sur ses mots, il se leva pour choper son gros sac plastique contenant assurément des tas de plateau-repas. Je m'assis au bord du lit et rapprochais ma table à roulettes tandis qu'il vint se placer à côté de moi. Nos repas devaient être froids mais tant pis. Nous mangeâmes tranquillement en nous regardant de temps en temps avec un sourire. Vu la couleur de la sauce de ses plateaux, ça devait être du curry bien épicé. Comment faisait-il pour réussir à avaler ça sans hurler ? Mystère !

Contrairement à d'habitude, j'avais fini avant lui. Je farfouillais dans mon téléphone le temps qu'il termine et vis que Deuce m'avait répondue.

" Le paquet de croquettes est à moitié vide et il était neuf. J'en connais un qui ne mangera pas sa pâtée ce soir. Là, il est affalé dans son coussin, le ventre énorme."

J'éclatais de rire en voyant la photo qu'il m'avait envoyée en suivant. En effet, son chat allait exploser !

- Qu'est-ce qu'il y a ? C'est ton cousin ? Questionna Ace avant de déballer son dessert.

Oh bordel de merde ! Nan ! Une part de tarte au citron meringuée. Ça donnait trop envie. J'en salivais.

- Nan ! C'est Deuce. Regarde ! Souris-je avant de lui montrer l'écran avec la photo.

Il regarda attentivement avec un sourire avant de tendre la main pour tenter de le prendre mais je ramenais le portable vers moi d'un geste naturel pour lui montrer la première photo.

- Tiens ! Celle de tout à l'heure qui explique l'autre. Fis-je amusée.

Cette fois-ci, il le prit sans hésiter et je me pinçais les lèvres, soûlée. Pas de crise ! Je ne voulais pas m'engueuler encore avec lui. Là, calme !

Pour faire comme si de rien n'était, je pris mon médoc du midi mais gardais un œil sur lui. Il n'était pas discret dans la lecture de la conversation. Son pouce glissait sur l'écran.

- Tiens, donne ! Je vais lui répondre. Souris-je en posant mon verre après l'avoir fini.

Ace me donna le portable sans broncher et je tapais mon sms sous ses yeux. T'avais pas une tarte à bouffer, toi ? Il était calme voire carrément stoïque. Ça devait cogiter bizarre dans sa tête. Une raison de plus pour ne pas me remettre avec lui. Je n'aurais plus de vie ni d'intimité.

" A la diète ! Ton chat est adorable. J'espère rentrer vite chez moi pour être avec le mien."

- Depuis quand tu as son numéro ? Demanda Ace naturellement.

Et voilà...

- Euh depuis peu. Pourquoi ? Émis-je, mes yeux fixant mon écran.

- Pour rien. Comme ça. Répondit-il un peu boudeur en prenant son dessert.

Mouais... Je mettais mon téléphone en sonnerie, ayant encore oublié de retirer le silencieux, puis cherchais dans mes paramètres pour mettre un code d'accès. J'allais en choisir un mais Ace me coupa.

- Vous avez parlé de quoi tout à l'heure avant que j'arrive ?

Sérieux ?... Il me gonflait.

- On n'a pas parlé. On a baisé comme des bêtes. Il m'a donnée 5 putains d'orgasme. Je hurlais tellement que l'hôpital a dû faire venir la Marine pour nous demander d'arrêter, même les journalistes sont venus et ils ont voulu savoir son secret pour rendre dingue de plaisir une fille. Souris-je telle une connasse en croisant les bras, mon portable dans la main.

Ace me regardait silencieux en se bouffant la peau des lèvres. J'avais peut-être été trop loin ?

- Ca t'amuse de me dire ça ? Demanda-t-il d'une voix monotone.

Je perdis mon sourire mais le repris vite pour lui répondre.

- Un peu. Ça me plaît de t'embêter, Mon chat.

Il finit par sourire, posa sa tarte puis se pencha vers moi.

- Tant que ce n'est pas vrai, ça va. Ça me ferait bien chier que tu te tapes mon meilleur pote de lycée.

- Ca n'arrivera pas, Ace. Mentis-je.

- J'espère et puis de toute manière, je le saurais. Deuce est toujours puceau et pas très à l'aise avec ça. Alors je saurais facilement qu'il sera dépucelé vu qu'il va gagner en assurance et comme il n'a pas de copine ou de crush en ce moment, je saurais que c'est toi. Sourit-il comme un démon.

Comment il venait de dénigrer son meilleur pote. Il n'avait aucune honte à me dire que Deuce était toujours puceau ?

- Hey ! Tu me prends pour une pute ou quoi ? Ah tiens ! En parlant de ça. Ce matin, j'ai vu des collègues à Deuce du service de nuit. Il y avait une fille parmi eux et elle est en kiffe sur lui...

- Pourquoi tu me racontes ça ? Me coupa-t-il.

Pour voir ta réaction, mon gars ! J'avais toujours en travers le fait qu'il s'était tapé une pute.

- Attends ! J'ai pas fini. Tu vas voir. Donc la fille, elle s'appelle Julie et elle est en kiffe sur Deuce...

- Ouais j'avais compris. Me coupa-t-il encore.

- Mais chut-euh ! Et donc ses collègues de boulot l'ont invité à boire un café mais il a refusé en disant qu'il était très fatigué vu qu'il a dû faire également le travail de la fameuse Julie qui se barrait très souvent à la buanderie, de ce que j'ai compris...

Ace écarquilla des yeux. Ouais, ça y était, mon gars. Tu venais de comprendre ?!

- ... J'ai compris aussi que leur cheffe en avait informé le chef de service, alors manque de peau pour elle, Marco était arrivé dans le couloir et il l'a engueulée comme une merde mais il lui laisse une dernière chance avant de la renvoyer...

Il me regardait attentivement, écoutant bien chaque mot de ce que je lui disais.

- ... Mais le plus drôle vient après. Quand ils sont partis, j'ai un peu taquiné Deuce sur la meuf. Il m'a dit qu'il savait qu'elle le kiffait mais qu'il ne voulait pas sortir avec elle car il y a des rumeurs sur elle, dont une qui serait qu'elle se prostituerait et que ça ne l'étonnerait pas qu'elle aurait fait ça cette nuit dans la buanderie. Terminais-je avec un sourire amusé.

Je souriais mais en en parlant, j'avais eu des flashs d'hier soir et ça me pinçait le coeur.

Il ne dit rien semblant perdu dans ses pensés puis il me sourit en coin avant de parler.

- Et donc Deuce a le numéro de cette Julie ?

Hein ? Ma tête surprise le fit rire doucement.

- Euh bah j'en sais rien. Tu lui demanderas. Ça veut dire que tu voudrais payer son service ? Le taquinais-je ensuite.

- Peut-être bien. Mais pourquoi tu demandes ? Tu es jalouse ? Ricana-t-il en rapprochant un peu plus son visage du mien me faisant rougir.

- Non... Non... Tu fais ce que tu veux. C'est juste que je te conseille de toujours te protéger avec ce genre de fille. Je pense qu'elles ne veulent que de l'argent alors contre une certaine somme, elles doivent autoriser sans la capote et donc avoir plein de maladie. Me justifiais-je gênée.

Ace se rassit correctement un peu inquiet, les yeux vagues.

- C'est pas faux... souffla-t-il.

Ne me dites pas qu'il n'y avait pas pensé une seule seconde ? Oh le con !

- Ca va ? Qu'est-ce qu'il y a ? Demandais-je en jouant la comédie.

Je savais parfaitement que ça devait bien cogiter dans sa tête et qu'il n'était pas tranquille. Il prit son portable, regarda vite fait l'écran déverrouillé puis me fit un baiser rapide sur la joue me surprenant avant de se lever. Euh...

- Désolé ma souris. Je dois y aller. Je n'avais pas vu l'heure. J'ai un impératif. Je reviendrais te voir bientôt. S'exclama-t-il en mettant sa veste de moto.

- Hein ? Déjà ? Mais et ton dessert ? Dis-je déçue en voyant qu'il avait posé sa part de tarte sur mon plateau.

- Mange-le ! C'est cadeau. J'ai quelque chose d'important à faire. Désolé.

- Humm... émis-je la tête basse avec une petite moue.

- Je reviendrais et tu peux dire à ton cousin de venir te voir, même si ça me fait chier. Mais réfléchis bien à ma proposition ! Tu sais, Thatch ne saura rien si on se remet ensemble en secret...

C'était sûr que lui, il n'allait pas fouiller dans mon portable ! Mais j'étais un peu triste qu'il parte. Et puis, j'étais sûre d'avoir fait une connerie en lui avouant mes sentiments. J'étais dans la merde !

Ace me prit dans ses bras et comme une conne, je m'agrippais à sa veste en collant mon visage contre son torse, les yeux clos. Qu'il sentait bon, putain !

- ...Merci de m'aimer, Ma souris. Je savais au plus profond de moi que ce n'était pas des conneries. Tu ne peux pas oublier d'un coup ce genre de chose et ton corps ne peut pas mentir même si tes mots m'ont fait douter plusieurs fois. Je ne peux pas te dire que je t'aime car je ne sais pas exactement si c'est ça mais je sais au moins que je ressens quelque chose pour toi... Je vais te prouver que je ne suis pas un connard, ma petite souris, et tu finiras par te remettre avec moi. Chuchota-t-il avant défaire son étreinte et de prendre son casque de moto pour quitter la chambre.

Bah même pas un au revoir ? Je restais hébétée. Il ne savait pas s'il m'aimait mais il savait au moins qu'il ressentait quelque chose pour moi. Je devais le prendre comment ? Cependant, je m'inquiétais pour moi et ma relation avec Thatch. Si Ace lui disait tout, c'était fini. J'avais peur et mon visage se crispa avec des larmes perlant le coin de mes yeux. Un sanglot m'échappa et surprise par le toquement à la porte, je me couchais sur le lit face à la fenêtre. Quelqu'un entra et se présenta pour prendre le plateau-repas.

- Je vous laisse de côté la part de tarte, mademoiselle ? Fit l'infirmière.

- Oui, merci. Répondis-je d'une voix tremblante et enrouée.

Je l'entendis débarrasser.

- Tout va bien ? Demanda-t-elle, inquiète.

- Oui, ça va. Dis-je un peu trop sèchement sans que je le veuille.

Pardon...

Elle quitta la chambre sans rien dire d'autre et mes pleurs reprirent de plus belle. Ce genre de problème n'arrivait qu'à moi ou quoi ? Étais-je vraiment dans un drama ? Que devrais-je faire maintenant ? Attendre de voir ce qu'il se passe ou... J'en savais rien. Je me sentais comme prise au piège. Dieu ! Aidez-moi ! J'avais choisi de l'oublier et maintenant j'avais envie de renouer avec lui. J'étais une belle conne. Ace avait tenté de me violer et je voulais garder contact avec lui. Je méritais des baffes.

Je pleurais encore un temps avant que finalement la réponse m'illumina. Thatch ! C'était avec lui que j'étais. Lui, j'avais la confirmation qu'il m'aimait. C'était lui mon petit ami et plus Ace. Alors je lui envoyais un sms. Je ne voulais pas lui téléphoner car je venais de pleurer et je n'avais pas envie de lui en parler.

" Je t'aime ! Tu me manques X3"

Oh ! Je venais d'y penser. Ace avait dû voir mon fond d'écran. Tant pis. Ça reflétait ce qu'il se passait maintenant.

Mon cœur se serra en me disant que je venais de trahir Thatch en avouant mes sentiments à Ace. J'étais une salope ! Je ne méritais pas un homme tel que lui. Honte à moi ! Tiens ? Un sms. Thatch ? Nan. Un numéro inconnu.

" Bonjour Nastasie. Es-tu dispo ce soir à 21h ? Je serais en ville dans la soirée. Nous pourrons discuter. Sabo"

Sabo ? Qu'est-ce que je devais lui répondre ? Débile ! Tu foutais rien ce soir.

" Bonjour Sabo. Oui, je suis disponible ce soir. Enfin normalement. J'ai un scanner osseux dans l'après-midi et on me change de service en suivant."

"Très bien. A ce soir. Ne dis à personne que je viens."

Euh...

"A ce soir. Promis !"

Bon... Donc j'avais rendez-vous avec Sabo à 21h. Sabo, le bras droit du boss de l'Armée Révolutionnaire. Putain de bordel de merde ! J'allais m'habiller comment ? J'allais dire quoi ? Et surtout, il allait me dire quoi ? Ah mais putain ! Sasha allait venir. Merde ! Je ne devais rien dire. Ça devait être un test, à mon avis. Je ne lâcherais pas. Je voulais intégrer l'A.R et j'allais réussir. Alors si je devais fermer ma gueule, je la fermerais !


Bonus futilité :

- La famille Ivanov vient de la ville de Omsk en Sibérie.

- Sasha a fait ses études à l'école de cuisine publique de Moscou.

- Il a obtenu un CAP cuisine à 19 ans et demi avec mention bien puis il a terminé second lors de son BP cuisine récemment.

- Il a dépensé toutes ses économies dans son billet de train pour aller à Moscou et dans trois nuits à l'hôtel.

- Il était sans un sous ensuite et a dû vivre dans la rue jusqu'à ce qu'il rencontre une âme bienveillante.

- Il réussissait à suivre ses cours malgré la rue pendant presque deux mois. Sasha prenait ses douches et ses repas du midi qui étaient gratuits à l'école de cuisine. Seuls les repas du soir étaient payants alors il ne mangeait pas.


Fin du chapitre 23.