Bienvenue dans ce vingt-cinquième chapitre.
Disclaimer : One Piece n'est pas à moi sinon ça se nommerait Plusieurs Piece, car ça ferait chier de n'avoir finalement qu'une pièce d'or dans le coffre au trésor de Roger !
Réponses aux reviews :
Anneso280990 : C'est une fille ! Merci pour ton commentaire. Anastasia n'a pas fini de subir. Tu vas le découvrir dans ce chapitre. La vie est si injuste ! :D En tout cas, bonne lecture!
Bonne lecture à tous !
Vitali était revenu peu de temps après et nous nous étions couchés en suivant. Bien sûr, j'étais entre les deux sur les futons, bien protégée. Bien avant de dormir, nous avions discuté de ce qu'il s'était passé. A la fin, Ace s'en était prit plein la gueule par les garçons puis nous avions parlé du retour de Sasha. Vitali avait trouvé bizarre qu'il n'y ait eu aucune nouvelle de l'ambassade. Notre cousin avait fait les papiers dans les bons délais et surtout rien ne manquait. Il aurait dû être contacté pour avoir une réponse lundi au plus tard alors au matin, il comptait téléphoner pour au moins savoir l'avancée de son dossier. Vitali lui avait fait remarquer qu'il aurait pu y penser avant mais Sasha avait répondu qu'il n'y avait pas pensé car il voulait passer le plus de temps possible avec moi, ce à quoi avait sourit Vitali d'un air railleur.
Durant la nuit, Sasha m'avait réveillée avec des caresses dans les cheveux et au visage. Sur le moment, j'avais pensé qu'il voulait baiser mais il s'avérait que non. Il voulait simplement discuter.
- Quelle heure est-il ? Demandais-je d'une petite voix endormie.
- 4h10. Répondit-il en murmurant.
- Ca passe vite. Bâillais-je en remarquant qu'il avait mit son portable en mode lampe torche.
- Ouais. Je n'arrive pas à dormir. Ça me soûle de partir cette aprèm. Je repense sans arrêt à ce qu'a dit Vi'. C'est quand même bizarre que je n'ai pas de nouvelle de l'ambassade. J'avais eu l'accusé de réception de mon dossier donc il était en cours de traitement. Ça devait mettre 48 heures max pour avoir une réponse donc lundi au plus tard si on ne compte pas dimanche. Surtout qu'en plus, pour mon arrivée au Japon, j'avais eu rapidement une réponse avec mon VISA touriste. S'inquiéta-t-il à voix basse, tourné vers moi.
Je me mis face à lui pour me blottir contre son torse. Il m'enlaça et je passais une jambe sur sa hanche pour plus de confort. Ses caresses dans mon dos faisaient du bien et je lui en faisais sur sa clavicule du bout des doigts.
- J'avoue que c'est étrange. Tu crois qu'ils auraient pu avoir un bug informatique ? Questionnais-je sans trop savoir.
- Va savoir ! Mais ce serait un coup à pas de chance.
- Ouais !...
Il soupira de lassitude puis notre lien se fit. Sa tristesse et sa déception me percuta de plein fouet. Je le serrais plus fort dans mes bras et humais son odeur. Étrangement, je ne ressentais aucune envie de sexe de son côté et du mien, tout ce qu'il y avait comme envie de notre part était de rester ensemble et partager ce dernier temps l'un avec l'autre.
Je pensais à ses lettres. Qu'avait-il bien pu mettre là-dedans ? Nous étions gamins quand il les avait écrit alors ça devait être des conneries pour me faire chier...
Sasha pouffa doucement de rire. Ah merde... Le lien.
"Ce ne sont pas des conneries, Nastia. Tu verras en les lisant. C'est très personnel et je ne voyais personne à qui en parler. Nous n'étions pas proche comme maintenant mais c'était vers toi que mes mots allaient automatiquement. Durant une bonne partie de mon enfance, je me suis toujours demandé pourquoi mais maintenant je sais. J'ai arrêté de t'écrire quand ma mère était partie. Ne me reproche pas de ce que j'ai noté à l'intérieur ! J'étais gosse alors j'avais besoin d'extérioriser tout ce que je ressentais." Entendus-je résonner dans mon crâne
"Je ne t'en voudrais pas, Sasha. Je comprendrais. Ton enfance a été difficile." Pensais-je.
" Ouais mais ça va mieux maintenant. Je n'aurais pas cru qu'en venant au Japon, tout irait bien mieux dans ma vie. Je m'attendais à ce que tu me fasses toujours la gueule à ton réveil et que je devais encore te faire chier pour avoir ton attention." Ricana-t-il dans ma tête.
"Tu sais quand tu es venu me voir avec Papa à mon réveil, je t'ai trouvé beau et très cool mais j'ai été surprise que tu viennes. Je m'attendais à ce que tu m'emmerdes et que tu te foutes de ma gueule mais au lieu de ça, on s'est réconcilié. Je ne pensais pas que je me confierais aussi facilement à toi. C'était plus simple que de le faire avec Vitali. Je n'avais pas peur."
" Moi, quand je suis arrivé à l'aéroport, j'ai demandé à Dïadïa de m'amener te voir. J'en ressentais le besoin et quand je t'ai vu branchée et aussi maigre, ça m'a fait mal au cœur et mit en colère. J'avais envie de buter direct ton ex. Puis j'ai vu ta grosse paire de seins et lorsque Dïadïa est partie boire un café avec ton Thatch, je n'ai pas pu résister à la toucher. Tu as des seins d'enfer !"
Hey !
Je le frappais au torse du plat de la main ce qui le fit glousser. Il avait osé me tripoter pendant mon coma, ce con ! Enfoiré !
"Je t'ai fait un bisou aussi... Sur le front. Et je t'ai promit de te venger. Je compte bien le faire. Personne n'a le droit de te faire du mal, Princesse ! "
Je lui souris et le remerciais d'un baiser sur le sternum malgré que ça m'inquiétait. J'espérais qu'il ne fasse pas une connerie juste pour moi.
" Pareil tu m'as fait un bisou et ça m'a réveillée, comme Blanche-Neige." Souris-je intérieurement bien que je savais que c'était dû à un procédé médical.
"Va savoir ! C'est peut-être moi ton Prince Charmant ?!"
Nous nous sourîmes sincèrement en nous regardant dans les yeux. Il passa ensuite une mèche de mes cheveux derrière mon oreille et mes joues se colorèrent. Ses lèvres vinrent se sceller sur les miennes, sa langue entra en contact avec la mienne et nous nous embrassâmes sans fougue, juste tendrement. C'était différent de d'habitude. Je basculais sur le dos avec lui et il se logea entre mes cuisses puis il cessa notre bécotage pour surveiller un instant Vitali qui dormait toujours sur le dos, la tête tournée face à nous, avant d'éteindre la lampe de son portable. Nous reprîmes ensuite notre baiser. Je ressentais son envie sexuelle et ne le repoussais pas lorsqu'il remonta d'une main ma nuisette. Il abaissa ensuite difficilement ma culotte alors je l'aidais à la défaire pendant qu'il abaissait son caleçon. Nous étions silencieux. Lorsqu'il me pénétra, je retins un gémissement la bouche close. C'était un peu douloureux car physiquement je n'étais pas prête à le recevoir. Sasha débuta des va-et-vient lents en m'embrassant tandis que je caressais ses cheveux, sa nuque, ses épaules, son dos et enfin ses fesses nues. Je sentais sous la pulpe de mes doigts la rugosité de ses tatouages sur sa peau chaude. Au fur et à mesures de son déhanchement, le plaisir montait et je prenais sur moi pour ne pas faire de bruit. Je n'étais pas la seule car Sasha tentait tant bien que mal de retenir sa respiration bruyante et saccadée. Son rythme s'accéléra et mon orgasme arriva sans prévenir cette fois-ci. Je sentis mon âme quitter mon corps comme l'autre fois pour percuter la sienne de plein fouet. Il ne s'y attendait pas et eut un tremblement. Ma jouissance déclencha la sienne et il finit par se retirer à contre-cœur de mon antre. La sensation de son sperme brûlant sur ma vulve me satisfaisait. Sa tête tomba mollement au creux de mon cou, son souffle chaud donnant des frissons à mon épiderme. Ce contact me fit revenir comme un réveil brutal.
" Putain ! Je ne m'y attendais pas. Faut voir mais je crois que je t'en ai mit." Me dit-il dans ma tête.
" Quoi ?" Paniquais-je.
Pas encore un remake de l'autre fois ! Pitié !
" Allons vérifier dans la salle de bain..."
Suite à ça, il se redressa pour remettre son caleçon correctement, mit son portable en mode lampe torche alors que j'abaissais ma nuisette, me donna ma culotte avant de me prendre dans ses bras dans le but d'aller dans la salle de bain. Sasha m'installa au bord du lavabo puis alluma la lumière ce qui nous aveugla partiellement sur le moment. Je pris un temps pour habituer mes rétines et me dépêchais de vite regarder entre mes cuisses. Ma minette et mes entre-cuisses étaient recouvertes de filaments de semence et de cyprine. Mon cousin me donna un gant de toilette humide pour que je puisse me nettoyer et j'en profitais pour pousser du périnée. Je ne voyais rien sortir mais par contre, je sentais quelque chose couler et entendis que ça gouttait sur le sol. Merde ! Merde ! Merde ! Pas encore. Seigneur ! Les larmes vinrent et je croisais le regard apeuré de mon cousin.
- C'est... C'en est, hein ? Questionnais-je faiblement, tremblante.
Il hocha de la tête, peiné puis vint me prendre dans ses bras. Je pleurais, le visage contre son torse mouillant donc sa peau brûlante.
- Je suis désolé... Je n'ai pas fait exprès... murmura-t-il émotif.
- Je sais... Qu'est-ce qu'on va faire ? C'est la deuxième fois que ça arrive... Je vais vraiment être enceinte... J'ai peur, Sasha... chialais-je d'une petite voix.
- Ouais... Mais ne t'inquiète pas ! Je vais tout gérer. Peu importe ce qui se passera, tu n'auras pas à t'en faire. Fais moi confiance ! Tout ira bien. Je t'aime, ma Nastia et je ne vais pas te laisser tomber. Rassura-t-il à voix basse.
Je hochais de la tête en pleurant.
- Que vas-tu faire ? Demandais-je d'une voix aiguë.
- Prendre mes responsabilités même si je risque de m'en prendre plein la gueule.
- Que veux-tu dire ?
- Rien. Ne t'inquiète pas ! Tu devrais te nettoyer un maximum et ensuite on retourne nous coucher.
J'acquiesçais et avec un reniflement, je m'attelais à la tâche. Mine de rien, ce qui sortait de mon vagin était d'une grande quantité. Il y avait beaucoup de sperme selon moi, beaucoup trop d'ailleurs. Pourtant il y en avait eu autant à l'extérieur. Sasha avait été productif...
- C'est bon ? Demanda-t-il alors que je rinçais le gant de toilette pour une énième fois.
- Ouais... Répondis-je en enfilant ma culotte.
Sasha nettoya ce qui était sur le sol et le bord du meuble avant de me prendre dans ses bras telle une princesse. Nous nous regardâmes dans les yeux et il décida de m'embrasser. Je posais ma main sur sa joue en acceptant son baiser.
- Tu crois qu'on serait heureux si on devait se marier ensemble ? Interrogea mon cousin.
Hein ?
- Euh... Je n'en sais rien mais on serait ensemble alors ça devrait aller... Je ne veux pas quitter Thatch... Et je ne veux pas que tu partes... répondis-je avant de refondre en larmes.
- Je sais... Ça me fait grave chier de te laisser alors que l'autre enculé peut venir t'emmerder quand bon lui semble... Il faudrait que tu rentres à la maison, là au moins il ne pourrait pas venir. Je vais voir avec Dïadïa si c'est possible pour que tu sois tranquille. Tu n'es plus en réa alors ça devrait aller, je pense. Et ça me rassurerait.
La porte s'ouvrit nous surprenant. Vitali, la tête dans le cul en caleçon et ébloui par la lumière, bailla à s'en décrocher la mâchoire.
- Qu'est-ce que vous foutez ? Émit-il la voix rauque.
Je ne savais pas quoi répondre. J'essuyais rapidement mes larmes du revers de la main tandis que Sasha prit la parole, peu sûr de lui.
- Si on te le dit, on devra te tuer ensuite.
Bravo...
Mon frère nous regarda à tours de rôle puis ricana.
- Bon allez dégagez ! J'ai envie de pisser moi aussi. Sourit-il en faisant un pas dans la pièce.
Je posais ma tête contre l'épaule de mon cousin alors que nous quittâmes la salle de bain. Vitali s'enferma à l'intérieur, -Pas la peine, on allait pas venir voir, Ducon !- et nous nous allongeâmes dans le futon de Sasha. Ce dernier avait mit son téléphone en mode lampe torche en attendant le frangin. Lovée contre ce dernier, je n'arrivais pas à fermer les yeux. J'avais peur... Cette histoire de grossesse revenait encore. Un nouvel accident, ce n'était pas anodin. Nous ne devions pas prendre ça à la légère et cesser de faire comme si de rien n'était, surtout moi. Le parpaing de la réalité me tombait d'un coup sur la gueule pour me réveiller. A croire qu'une grossesse devait arriver... Nan ! Je ne voulais pas. Je n'étais pas prête. Dieu ! Pourquoi ?
Les accidents n'arrivaient qu'avec Sasha. J'avais déjà baisé avec d'autre sans capote et jamais ce n'était arrivé. A croire qu'il l'avait fait exprès... Je repensais à ce que m'avait dit mon petit frère. Sasha était peut-être amoureux de moi quand nous étions gamins et c'était peut-être aussi le cas actuellement. Aurait-il mal mit la capote l'autre fois pour qu'elle craque et là, ne s'être pas de suite retirer pour jouir en moi dans le but que je sois obligée d'être avec lui ? C'était flippant !
"Nastia ! Je te jure que je n'ai pas fait exprès... Je ne vais pas m'amuser à te foutre en cloque pour être avec toi ! Je ne suis pas un salaud et surtout je n'ai pas besoin de ça pour être avec toi..." entendis-je de sa part dans ma tête.
J'hoquetais de surprise. Merde ! Nous étions toujours connectés et je commençais à regretter d'avoir pensé ça. Ça l'avait beaucoup blessé, je le ressentais.
- Je suis désolée... J'ai très peur Sasha ! Dis-je d'une voix rauque alors que mes pleurs reprirent.
- Je sais, Nastia.
Il déposa un baiser sur mon front me signifiant qu'il ne m'en voulait pas et Vitali arriva à ce moment-là.
- Tu as peur que l'autre connard t'emmerde encore, c'est ça ? Questionna-t-il en s'installant dans son futon.
Euh...
- Ouais, c'est ça ! Alors je vais voir avec Dïadïa si elle peut rentrer à la maison maintenant qu'elle n'est plus en réa. Répondit Sasha naturellement.
- Pas con ! Elle sera tranquille et Mama sera contente. Je crois que Papa travaille encore cette nuit. Si elle rentre aujourd'hui, ce serait bien. Sourit mon frangin.
- Ouais. Ce serait très rassurant surtout. Je vais m'en fumer une et tenter de téléphoner à Dïadïa du coup. Déclara notre cousin.
Je me dégageais de son étreinte pour le laisser se lever. Il enfila son T-shirt et son jeans avec ses bottines puis coupa la lampe de son portable. Il se remit sur le bord de la fenêtre à l'extérieur pour fumer une cigarette, son téléphone à l'oreille. Vitali avait allumé son téléphone à la place pour nous permettre de toujours y voir clair. Je me tournais vers lui et il me sourit.
- J'aimerais beaucoup rentrer à la maison. Je me fais chier quand je n'ai pas de visite. Murmurais-je.
- Je m'en doute ! Sourit-il grandement.
Je lui tendis son sourire et vins me blottir dans ses bras le surprenant. Il devrait commencer à s'y faire pourtant. Cependant, il me serra contre lui. Ça me faisait bizarre d'être contre mon frère en peau à peau. C'était presque malsain mais j'aimais bien car je me sentais en sécurité. Son odeur masculine me réconfortait.
- Ah salut Dïadïa. Désolé de t'appeler à cette heure... Nan, il n'y a pas de problème enfin plus maintenant... Ouais... Il y a deux heures, ce connard s'est pointé... Oh il mérite bien ce nom, Dïadïa. Dans la soirée, il a utilisé son numéro pour la faire rompre avec Thatch... Nan, il était avec elle alors il est pas con... Ouais, je l'ai grillé à la fenêtre mais quand je suis sorti pour le choper, je l'ai manqué. Il était déjà à l'intérieur à l'emmerder. Je l'ai eu avec Vitali mais les docs sont arrivés... De ce que j'ai compris, il veut toujours se remettre avec elle... Ouais, elle lui a dit qu'elle ne voulait plus le voir et qu'il devait l'oublier mais il ne veut rien savoir... Ah ouais ? Nastia m'a dit que l'autre con lui avait raconté de la merde et donc il lui en avait foutu plein la gueule... Je m'en fous, Dïadïa ! Je vais les buter tous les deux ! Personne ne... Ah tu vas pas t'y mettre toi aussi ?! J'étais gosse... fit Sasha au téléphone.
Vitali et moi sourîmes amusés. Papa devait faire la même que Mama sur le fait qu'il voulait se marier avec moi lorsque nous étions gamins.
- ... Bon sinon, avec Vitali, on se disait que le mieux serait qu'elle rentre à la maison. Au moins là-bas, il ne pourra pas l'emmerder. Ça devrait aller maintenant qu'elle n'est plus en réa, nan ?... On veut pas qu'elle soit toute seule... Mais même si l'hôpital lui refuse les visites, il va quand même se pointer. Tu crois vraiment qu'il s'est présenté à l'accueil cette nuit ? Déjà il avait l'air de vouloir passer par la fenêtre. Nastia nous a dit que c'était comme ça qu'était venu Sabo... Le mieux, c'est qu'elle rentre... Ouais, tu m'enverras un message... À plus tard, Dïadïa !
Et il raccrocha puis termina son tube avant de l'écraser contre sa semelle. La fenêtre close, il revint en caleçon se faufiler dans son futon.
- Dïadïa va téléphoner maintenant à la directrice pour faire sortir Nastia dans la journée. Il m'enverra un sms quand ce sera bon. Il hallucinait que l'autre se soit pointé tout à l'heure. J'espère que tu rentreras avec nous. Raconta-t-il alors que je mettais mise sur le dos pour l'écouter.
- Cool ! Bailla Vitali sans convenance.
- Nous devrions dormir. Il est 5h du mat. Suggéra Sasha.
Nous acquiesçâmes et le frangin coupa la lumière de son portable. Sans attendre, mon cousin me rapprocha de lui pour m'enlacer. Je me lovais contre lui et reniflais son odeur. Ça faisait du bien. Avec la fatigue et tout ce qu'il s'était passé, j'étais éreintée. Heureusement que Sasha et Vitali étaient avec moi en ce moment-mème, car je n'aurais pas tenu et j'aurais craqué. Ils étaient ma bouée au milieu de cet océan d'emmerdes, surtout Sasha. Sans lui, je serais anéantie. Il était ma force et mon courage. A son départ, tout s'écroulerait. Je savais que je devais rester forte mais plus facile à dire qu'à faire. Avec son absence, je redeviendrais la gamine faible et angoissée que j'étais avant son arrivée. Je craignais le pire ensuite. Écoutant les battements du cœur de Sasha, je m'endormis mais pas longtemps car son portable me réveilla ainsi que Vitali peu de temps après. C'était Papa. Garp était venu récupérer Ace et l'avait amené à Marineford pour passer le reste de la nuit avec lui. Il l'avait vu en sa compagnie là-bas avant de téléphoner à la directrice de l'hôpital. Bien sûr, Papa n'avait pas manqué d'aller le voir pour lui tirer les oreilles. De ce que j'avais compris, Ace l'avait envoyé chier et il maintenait que je lui reviendrais. Je ne savais pas ce qu'avait pu répondre mon père mais Ace avait été très con encore une fois. Sortir ça à MON père... Fallait être taré ! En tout cas, la directrice avait accepté mon retour à la maison seulement à partir de dimanche en fin de matinée car j'avais des examens importants. Après ma rentrée, j'allais être suivie médicalement à domicile. Un membre du personnel médical viendra tous les jours pour mes soins. J'étais très contente de pouvoir rentrer que j'avais enlacé comme une dingue mon frère et mon cousin avec un baiser chacun sur une joue. Je devrais attendre mais ensuite je serais tranquille. Ça avait fait chier Sasha que ça ne soit que dimanche car nous savions tous les trois qu'Ace reviendrait encore au moins une fois. Vitali lui avait dit qu'il serait le plus possible avec moi mais notre cousin n'était pas très rassuré pour autant. Mon frangin lui avait alors fait remarqué qu'il pourrait au moins me dire qu'il était amoureux de moi avant de partir, car ça se voyait à deux milles kilomètres qu'il en pinçait pour moi. Sans attente, Sasha avait rétorqué par un coup de poing dans son ventre en l'insultant de Petit con. Mon petit frère avait eu le souffle coupé mais ça ne l'avait pas empêché d'éclater de rire. Les mecs... Cependant, malgré la faible lumière du téléphone portable déverrouillé de notre cousin, j'avais constaté son air embarrassé. Avait-il les joues rouges ? Je n'avais pas pu le voir.
Dorénavant, nous dormions. J'étais contre Sasha et Vitali était dans mon dos. Deux gardes du corps personnels. Encore une fois, nous avions peu dormi. On toqua à la porte ce qui nous réveilla. Mon petit frère s'était redressé d'un coup en alerte mais en voyant l'infirmier aux cheveux blancs entrer dans la chambre, il avait soupiré de soulagement. Ne me dîtes pas qu'il avait cru que c'était Ace ?
- Euh bonjour... Excusez-moi de vous déranger. Je viens prendre la tension et la température de mademoiselle Ivanov. Dit-il peu sûr de lui.
Nous le saluâmes puis Vitali se rallongea et plaça son coussin sur sa tête pour se cacher de la lumière. Ouais, le réveil était difficile... Je sortais du futon de mon cousin pour permettre à Bepo, -il me semblait qu'il s'appelait comme ça-, de faire son travail. Au pied de la literie, je me laissais faire lorsqu'il attacha le brassard autours de mon bras maigre, le thermomètre sous l'aisselle du second bras.
- Excusez-moi ! On m'a parlé de l'incident de cette nuit. Avez-vous besoin d'aide concernant cet homme, Mademoiselle ? Questionna Bepo mal à l'aise.
- Euh... réussis-je à dire d'une petite voix embarrassée.
- Ouais ! Elle pourra rentrer que dimanche alors ça serait sympa de faire quelque chose pour que ce connard ne vienne pas l'emmerder. Grogna Vitali sous son oreiller.
C'était très gênant. Bepo hocha de la tête mais il était paumé. Le pauvre... Que pouvait-il faire ?
- Je vais voir ce que je peux faire alors. Sourit-il en récupérant son matériel.
Pas grand chose à mon avis. Il nous salua en quittant la chambre et je vins me rallonger entre mes deux gardes du corps.
- La lumière, putain ! Ragea mon frangin toujours sous son oreiller.
- Bah va l'éteindre ! Râla Sasha d'une voix rauque en me prenant dans ses bras.
Je me blottissais contre lui pendant que Vitali se leva en pestant avec colère pour aller éteindre la lumière. Il revint ensuite dans son futon aussi rapidement qu'il en était sorti.
- Bordel ! On se les pèle. Râla-t-il en se cachant sous sa couette.
- Ah bon ? Moi je suis bien. Sourit Sasha.
- Moi aussi ! Fis-je également de la même manière.
- Tu aurais pu te lever quand même, Sasha ! Rétorqua mon frère.
- Nan ! Je ne peux pas !
- Pourquoi ?
- Parce que je ne peux pas ! Je te fais pas un dessin.
Pourquoi il ne pouvait pas ? Je ne comprenais pas.
- Ah ! Ouais, je comprends. S'exclaffa mon frère.
- Moi pas ! Vous parlez de quoi ? Dis-je perdue.
- Rien rien ! Ricanèrent-ils complices.
- Mais allez ! M'offensais-je.
- Nan ! Ria Sasha.
Vitali éclata de rire. Il n'y avait rien de drôle, Ducon ! Ils se foutaient tous les deux de ma gueule. Bande de con ! Vexée, je me cachais sous la couette de mon cousin en ronchonnant comme une gamine. Ça les amusait encore plus. Leurs rires me rappelaient mon enfance. Débiles !
- Vous êtes méchants ! Pestais-je boudeuse.
- Oh ! Émirent-ils longuement pour se foutre de ma gueule.
- Pauvre petit bébé ! railla Sasha ce qui amusa toujours Vitali.
- Le bébé, il t'emmerde ! Me vexais-je sous la couette.
- Oh ! Recommencèrent-ils encore.
Je pestais d'énervement et ils rirent de plus belle. Quand ils étaient ensemble, rien ne changeait. Ça me faisait chier mais ça me rassurait d'avoir toujours quelque chose qui n'avait pas bougé dans ma vie actuellement.
- Tu boudes ? Questionna mon cousin.
Je ne répondis pas alors il finit par me rejoindre sous la couette. Je ne le voyais pas mais je sentais son souffle nasal près de mon visage et entendis son sourire.
- Elle fait la gueule ? Demanda mon frangin sous sa propre couette.
- Je sais pas. Répondit-il.
Je ne disais toujours rien. Ouais, je vous faisais la gueule, bande de con ! Soudainement, je poussais un petit cri aigu lorsqu'on me chatouilla les côtes de devant. C'était Sasha. Je me mis à rire de force alors qu'il continuait ses chatouilles. Vitali vint le rejoindre en ricanant. Les enculés !
- Nan ! M'exclamais-je en me tortillant.
- Si ! Fit notre cousin.
Ils m'emmerdèrent encore pendant ce qu'il me semblait une éternité avant de mettre fin à ma torture.
- Je me vengerais... émis-je avec un rire incontrôlé.
- Bien sûr ! Gloussa Vitali peu convaincu.
- Tu crois pouvoir faire quoi avec ta taille de naine, hein ? Pouffa de rire Sasha.
- Ca ! M'exclamais-je en ramenant mes pieds gelés sur son abdomen.
Il poussa un cri rauque en se décalant contre mon lit d'hôpital. D'ailleurs, il se cogna la tête contre vu le bruit sourd.
- Aïe ! Râla-t-il.
Vitali éclata de rire. T'allais pas te marrer longtemps, toi ! Je me retourner et lui donnais le même sort.
- Wow ! Tu es malade. Dit-il en s'éloignant.
- Vengeance ! M'exclamais-je triomphante.
Ensuite je poussais un cri de surprise car Sasha venait de me choper pour me soulever et me mettre sur son épaule comme un sac à patates, la tête à l'envers. Dans l'obscurité de la pièce, je ne voyais rien et ça faisait un peu flipper dans cette position. Mon cousin caressa furtivement une de mes fesses avant de ricaner.
- Tu ne fais plus la maline, là ! Se moqua-t-il.
- Lâche-moi ! Paniquais-je.
- Tu es sûre ?
- Oui !
- Pourquoi ? Il se passe quoi ? Demanda Vitali avant d'allumer son téléphone.
Lorsqu'il nous vit, il éclata de rire.
- Ok ! Te plains pas après ! Gloussa Sasha.
Qu'est-ce qu'il allait faire, ce... Ah ! Putain ! Il l'avait vraiment fait ! Ce con m'avait vraiment lâchée. Avant que je m'étale la gueule comme une vieille merde sur le futon, il m'avait rattrapée par la cheville. Je tentais tant bien que mal de maintenir ma nuisette correctement pour cacher mes seins nus et ma culotte. La honte ! Ça allait que ce n'était que devant mon frère et lui car c'était humiliant.
- Ah ! Imbécile ! Repose-moi ! M'offusquais-je d'une petite voix aiguë.
Il éclata de rire puis me balança dans les airs me faisant hurler de peur pour ensuite me rattraper dans ses bras telle une princesse. Comment il arrivait à faire ça, lui ? Je le frappais au torse en l'insultant de crétin tandis qu'il riait avec mon frère. Bande de con !
- Tu es super légère, Nastia ! On peut faire n'importe quoi avec toi. S'amusa-t-il à dire.
- Il y a des limites quand même ! M'offusquais-je boudeuse.
Il me sourit en coin d'un air railleur puis me déposa sur le futon à côté de Vitali qui nous regardait amusé avant d'aller dans la salle de bain pour aller pisser. Mon frère se tourna vers moi avec un sourire en coin.
- Il t'aime ! Chuchota-t-il comme si c'était un scoop.
- Moi aussi ! Souris-je.
- Nan ! Il t'aime. Il est amoureux de toi ! Railla-t-il.
- Mais nan ! On s'entend super méga bien et nous sommes devenus très proche comme je le suis devenue avec toi. C'est juste qu'il est plus euh... Physique que toi, voilà. Répondis-je évidente.
- Mouais, physique hein ? Mais je pense quand même qu'il est amoureux de toi depuis que nous sommes gosse.
- Peut-être bien quand nous étions gamins mais je maintiens qu'il ne l'est pas actuellement et puis, il me semble qu'il est amoureux d'une fille en Russie sauf que ça n'a pas l'air d'être réciproque.
- Ah bon ? J'ai pas le souvenir qu'il m'ait dit qu'elle était en Russie, moi. On en a vite fait parlé de ça mais je crois qu'il m'a dit qu'elle était russe et qu'elle avait déjà un mec. C'est tout.
- Oui voilà ! Mais j'en ai conclu du coup qu'elle devait être en Russie. Expliquais-je à voix basse.
- Mouais... Mais ça te ferait chier qu'il se trouve une meuf ? Sourit-il narquois.
Pourquoi cette question ? Il était bizarre... Et puis bien sûr que ça me ferait chier. Rien que d'y penser, ça me rendait jalouse. Sasha ne serait plus autant avec moi ça me faisait mal au cœur de savoir qu'il passerait son temps et surtout ses nuits avec une autre fille. Il pourrait m'abandonner...
- Nan ! Je serais hyper contente pour lui, voyons ! Tant qu'il ne tombe pas sur une connasse alors tout irait bien. Mentis-je avec un sourire forcé.
Vitali me regarda sceptique avant de ricaner moqueur.
- Je ne te crois pas. Ça se voit que ça te ferait chier. Ne me dit pas que tu es tombée amoureuse de lui ?
- Nan ! Répondis-je fortement du tac-au-tac, les joues roses.
Il éclata de rire. Imbécile !
- Il a eu la même réaction que toi lorsque je lui ai demandé hier soir. Vous êtes amoureux-euh~! Chantonna-t-il à la fin.
- Je ne suis pas amoureuse de lui. Je suis avec Thatch, je te signale !
Je ne savais plus où me foutre. Sasha et moi n'étions pas amoureux. Nous étions seulement des âmes jumelles et ce lien surpassait n'importe quel autre. Personne pouvait nous comprendre.
- Et tu es amoureuse de lui ? Enfin, te sens pas obligé de répondre automatiquement oui car tu sors avec lui. Regarde, moi, je suis avec Bonney mais je ne dirais pas que je suis vraiment amoureux. Je la kiffe et j'adore être avec elle mais je ne me vois pas l'épouser, si tu vois ce que je veux dire.
Étais-je amoureuse de Thatch ? Pas comme pour Ace, ça, c'était certain. J'adorais aussi être avec lui, passer du temps avec lui mais c'était vrai que si j'imaginais ma vie dans 10 ou même 15 ans, je ne me voyais pas marier avec lui et encore moins avec des gosses. J'imaginais bien mon bonheur avec lui mais en y réfléchissant bien peut-être pas sur le long terme. Je ne pensais pas le quitter mais étrangement, il n'apparaissait pas dans mon avenir. Je me projetais plutôt avec Vitali et Sasha vivant toujours ensemble dans un appart. De temps en temps, je m'amuserais avec des plans culs et le plus souvent possible avec mon cousin. Je bosserais pour Izou et je serais devenue totalement indépendante. Cependant, Ace ne ferait plus parti de ma vie. Tous les problèmes auront disparu. Je serais tranquille et en paix. Était-ce mal de sortir de ma vie tout ce qui était en rapport avec Ace dont ses proches comme Thatch, Marco, Luffy, Sabo et Deuce ?
- Je vais être honnête et je compte sur toi pour ne pas en parler. Je l'aime mais ce n'est pas fort. Enfin, je veux dire que il ne compte pas autant dans ma vie. Je m'en veux de penser ça... soufflais-je honteuse.
- Je ne dirais rien, La naine. Tu peux compter sur moi. Tu n'es pas vraiment amoureuse de lui. Je pense que tu es simplement en kiffe sur lui comme je le suis pour Bonney.
- Ca m'embête car, lui, il a l'air vraiment amoureux de moi. Soupirais-je embarrassée.
Vitali haussa une épaule, l'air un peu compréhensif.
- Je me doutais un peu que tu ne ressentais pas le grand amour pour lui. Je pense qu'il te plaît et tu t'es mise avec lui car tu as été déçue par Ace et tu avais besoin de te sentir mieux alors Thatch était un bon choix pour toi. Voilà ! Mais si avec Sasha, ça match alors...
Il haussa plusieurs fois des sourcils avec un sourire rempli de sous-entendus ensuite.
- Crétin ! Émis-je les joues rouges ce qui le fit rire.
- Vous êtes amoureux-euh~ ! Chanta-t-il à voix basse.
Je lui mis un coup de poing dans le ventre ce qui lui cloua le bec en le mettant sur le dos mais pas suffisamment longtemps car il continua en rigolant :
- Anastasia et Sasha sont amoureux ! Ils sont amoureux ! Ils sont amoureux ! Ils vont se faire plein de bisous. Bisous, bisous, bi-AH !...
Sasha venait de lui mettre un coup du plat du pied dans le ventre. Je ne l'avais même pas entendu arriver.
- Ta gueule ! Gueula-t-il avant de venir s'allonger à côté de moi.
Mon frère se tenait l'abdomen en gémissant de douleur.
- Ah... Je crois que je fais une hémorragie interne... Ah... Je vais crever... gémit-il en gesticulant de gauche à droite, les bras enlaçant son ventre.
- Crève en silence ! Râla notre cousin.
Il n'avait pas l'air de bon poil mais ça pouvait se comprendre si tout le monde l'enquiquinait avec ça. C'était soûlant à force. Je me lovais contre lui et il m'accueillit dans ses bras avec un sourire. Il mit la couette par-dessus nos corps pour nous réchauffer.
- Vous vous faites des bisous ? Nous taquina le frangin.
Lui, il allait s'en reprendre une !
- Ouais maintenant tu te fais discret pour qu'on puisse faire des trucs d'adultes. Railla Sasha.
- Des trucs d'adultes ? Tu veux dire baiser ? Questionna-t-il amusé.
- Shhh... Tu es trop jeune pour savoir ! Ria-t-il.
Je n'osais rien dire et me contentais de sourire d'amusement.
- Je ne suis pas trop jeune ! J'ai déjà baisé avec une nana. Se vanta Vitali.
- Ah ouais ? Tu as une preuve ?
- Euh bah... Demande à Bonney !
Mon petit frère commençait à être mal à l'aise.
- Et tu arrives à la satisfaire ?
Il allait pas un peu loin, là ?
- Oui ! Mais arrête ! S'offensa mon frère.
- Ah bah tu cherches la merde, Mon gars ! Alors tu la trouves. Qu'est-ce que ça peut vous foutre à tous si Anastasia et moi, on est amoureux ? Ça ne regarde personne. On a le droit d'être hyper proche comme ça. Foutez-nous la paix ! S'emporta notre cousin me surprenant.
- Alors vous êtes bien amoureux ?... Questionna Vitali.
Sasha allait répondre avec véhémence mais mon frère le coupa en continuant.
- ... Avant que tu ne m'envoies chier, j'aimerais juste dire que je m'en fous. Vous faites ce que vous voulez mais soyez responsable. Il y en a un de vous qui n'est pas célibataire et Thatch n'est pas con. Il a remarqué autant que moi votre proximité... Ça ne me dérange pas que vous soyez amoureux mais...
- Mais on est pas amoureux ! Le coupais-je soûlée.
- Oh arrête ! Je vois bien comment vous vous regardez. Vous vous faites constamment des câlins, des bisous, vous vous dites tout le temps Je t'aime et vous êtes inséparables. Vous êtes amoureux l'un de l'autre. Soit vous essayez de le cacher soit vous êtes trop cons tous les deux pour vous en rendre compte. Ça ne m'étonnerait pas de toi, Frangine. Vu comment tu as l'air paumé dans tes sentiments avec Thatch, je ne serais pas surpris que tu ne saches pas faire la différence entre kiffer et être amoureux de quelqu'un. Alors arrêtez de mentir, ça me gonfle !
Il était énervé et nous l'entendîmes se tourner dans son futon. Je n'osais rien dire. Étions-nous amoureux ? Je ne le pensais pas. Nous étions simplement des âmes jumelles, tout simplement. Personne ne pouvait nous comprendre, nous et notre lien. Peut-être que ça fera souffrir Thatch mais je savais que je ne renoncerais pas à Sasha pour lui. Mon cousin passait avant n'importe quel petit ami. Point ! D'ailleurs ce dernier ne disait rien également mais je sentais son souffle nasal contre mon front et j'entendais les battements rapides de son cœur. C'était tellement fort que je n'avais pas besoin de coller mon oreille contre sa cage thoracique pour les écouter. Était-il en colère ? Toutefois, il me serra plus fort dans ses bras me rapprochant de son corps. Son énergie me percuta la poitrine et je l'acceptais pour établir notre lien. Sans attendre, il communiqua avec moi.
"Tu es amoureuse de moi, Nastia ?"
Hein ?
"Bah non ! C'est comme toi." Répondis-je évidente.
"Et tu es amoureuse de Thatch ?"
"J'en sais rien. Je t'avais dit que je n'y connaissais rien à l'amour. Vitali a peut-être raison. Je suis peut-être juste en béguin sur lui. C'est effrayant car je ne sais pas ce qu'il va se passer ensuite. Surtout après ce qui est encore arrivé tout à l'heure."
"Ne t'inquiète pas pour ça ! Je vais gérer la situation, Nastia. Je t'aime !"
"Moi aussi je t'aime !"
Peu après ça, nous dormions tous les trois. C'était enlacée dans les bras de Sasha et le dos de Vitali contre le mien que Mama me retrouva en rentrant dans la chambre sans prendre la peine de toquer. Ça nous avait tous surpris et mon frère avait râlé en regardant l'heure sur son portable. De ce que j'avais compris, il était tout juste 8h.
- Mama ! Tu pourrais au moins venir plus tard ! Grogna-t-il encore.
- Nan, j'ai le téléphone de Anastasia et ton père ne va pas tarder à arriver. Vu que c'est Sasha qui a ma voiture, j'ai dû venir avec lui après son boulot de cette nuit. Je vois que vous vous êtes bien amusés hier soir ! Dit-elle en prenant une bouteille de Vodka vide.
Et merde... Nous aurions pu ranger mais avec l'ivresse, nous n'y avions pas pensé. On allait se faire défoncer !
- Mais peu importe. Votre père m'a tenue au courant de ce qu'il s'est passé cette nuit. Habillez-vous ! Il ne va pas venir seul. J'ai bien fait de venir en avance. Regardez-moi ce bazar ! Grommela-t-elle en mettant les déchets du fast-food dans le sac en papier servant à le transporter.
Nous nous regardâmes, Vitali, Sasha et moi puis les garçons s'habillèrent rapidement de leur tenue de la veille. Mon cousin me porta ensuite pour me transporter dans la salle de bain avec mon fauteuil roulant pour que je puisse me changer à l'abris des regards. Il déposa un petit baiser sur ma bouche et au moment où il se retira, je l'agrippais en enlaçant son cou de mes bras pour l'embrasser à mon tours.
- Tu reviendras vite hein ? Murmurais-je près de ses lèvres.
- Oui, Ma princesse ! Dès que j'aurais mon nouveau Visa, je prendrais vite l'avion pour te retrouver. Et puis, on continuera à se parler au téléphone et sur VK. Sourit-il à voix basse.
- Je n'ai pas VK mais je me ferais un compte en rentrant à la maison.
Sasha me sourit et colla son front contre le mien. Tiens ? Ça me rappelait lorsque je le faisais avec Ace. Je le vis fermer les yeux et il m'embrassa encore.
- Tu vas me manquer. Soufflais-je.
- Toi aussi... Je t'aime !
Je papillonnais des yeux alors qu'il me souriait en coin puis il se défit de mon étreinte pour sortir de la salle de bain sans me quitter du regard. Ce Je t'aime là m'avait beaucoup touchée et atteins direct mon cœur. On aurait dit qu'il avait implanté ces mots dans ma poitrine pour m'attendre plus personnellement. Comment avait-il réussi à faire ça ? Était-ce volontaire ?
Je lui souris alors qu'il fermait la porte. En suivant, j'entendis ma mère lui demander de les aider à ranger les futons rapidement. Je m'habillais d'un simple short et d'un débardeur avec mes bas de contention. Je me coiffais ensuite d'une queue laissant deux mèches encadrer mon visage avec ma frange. Je décidais de mettre ma tiare et un peu de maquillage avec du parfum. Je me trouvais belle même si j'étais toujours aussi maigre. Ce corps squelettique me dégoûtait. Comment Thatch pouvait me trouver belle et désirable comme ça dans ma globalité ?
Lorsque je sortis de la salle de bain, on toqua à la porte. Celle-ci s'ouvrît sur Papa fatigué que je saluais avec un grand sourire et le remplaçais vite par une expression de surprise. Il était accompagné de Monkey D. Garp. Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il venait foutre là ? Deux jeunes hommes en tenu de la Marine étaient avec lui. Je reconnaissais celui avec les cheveux roses que j'avais croisé dans l'immeuble de Ace mais l'autre avec ses long cheveux blonds et ses lunettes bizarres était un total inconnu.
Nous les saluâmes poliment puis je vins m'installer à côté de Sasha sur le lit. La pièce avait été nettoyée de notre fiesta de la nuit et je remerciais avec un sourire mon cousin quand il me posa son gilet sur mes épaules pour me réchauffer. Ce n'était pas nécessaire mais je ne disais pas non. Son odeur était dessus et je l'appréciais. Nous tournâmes tous les deux la tête vers Mama qui avait ricané. Elle nous fixait avec un sourire amusé.
- Salut les jeunes. Alors c'est toi, l'ancienne copine de Ace ? Ce gosse était dans tous ses états cette nuit. Ton père souhaite que tu aies une garde rapprochée en attendant ton retour chez toi. Je te prête ces deux gamins fraîchement gradés. Ils seront postés devant ta porte H24. S'exclama Garp en pointant les deux gugusses derrière lui avant de s'empiffrer d'un paquet de cookies sorti de je-ne-savais-où.
- À vos ordres, Mademoiselle ! Firent ces derniers en faisant le salut de la Marine.
Ce n'était pas un peu trop ? Et puis allait-ce dissuader Ace de venir me voir ? J'en doutais...
- Vous avez intérêt à bien faire votre boulot. S'il arrive quoique ce soit à ma fille, vous en subirez les conséquences. Grogna Papa.
Le ton autoritaire qu'il avait prit était effrayant. Alors il était comme ça au travail ? Froid et sévère ? Je me plaignais qu'à la maison, il était dur mais au boulot c'était pire. Sasha allait morfler. D'ailleurs je lui traduisais l'échange qui venait d'avoir lieu à voix basse pendant que les deux soldats promirent qu'ils feront tout leur possible pour me protéger. Mon cousin hocha de la tête compréhensif puis mon père l'interpella en russe au moment où il allait me dire quelque chose.
- J'ai eu l'ambassade au téléphone tout à l'heure. Ils disent que tu as supprimé ta demande de rallongement de séjour.
- Quoi ? Nous exclamâmes tous sauf Garp et mes deux gardes du corps.
- Je n'ai jamais supprimé ma demande ! S'emporta Sasha.
- Je n'en doute pas alors j'ai tracé ta dernière connexion sur ton compte. Ça datait de la nuit de samedi à dimanche avec un téléphone portable. Ce n'était pas le tien car l'opérateur est Kddi et pas Docomo. J'ai pu avoir le mail et le numéro de téléphone et bien sûr le numéro correspond à celui de Portgas D. Ace. Il a piraté ton compte pour te forcer à quitter le pays. Reste à savoir pourquoi. Déclara mon père.
Hein ? Ace avait fait quoi ? C'était de sa faute si Sasha devait repartir tout à l'heure. Mais pourquoi ? Pourquoi avait-t-il fait ça ? C'était mauvais ! La colère monta en moi. Il me pourrissait la vie et osait s'attaquer à ma famille. Quel enfoiré ! J'avais envie de le défoncer.
Contre toute attente, mon cousin ne disait rien. Son regard faisait froid dans le dos. Si j'étais en colère, lui, il bouillait de rage. Sa mâchoire était crispée, ses mains étaient tellement serrées que ses phalanges étaient blanchies et son corps tremblait.
- Je vais le buter ! Marmonna-t-il plusieurs fois.
J'allais poser une main hésitante sur son bras mais il se leva brusquement, chopa son sac et sortit en trombe de la chambre en bousculant le type aux cheveux blonds qui pesta de faire gaffe. Sasha lui lança une œillade qui le fit pâlir avant de disparaître dans le couloir. Où allait-il ? Il n'allait tout de même pas faire une connerie ? Vitali prit son sac et partit à sa suite en courant.
- Que se passe-t-il ? Demanda Garp après avoir avalé un cookie.
Mon père me regarda puis soupira en posant son regard sur lui.
- Ton petit-fils, Garp ! Répondit-il, las .
Genre, il le tutoyait ? Mais Le vieux était plus haut gradé que Papa pourtant.
- Hein ? Luffy ? Fut-il hébété.
- Nan ! Portgas D. Ace ! Il a fait en sorte que mon neveux ne puisse pas prolonger son séjour au Japon et il doit donc quitter le pays aujourd'hui.
- Ah !
Ah ? Juste Ah ? Sérieusement...
- Je pense qu'il a dû faire ça par jalousie. Vitali m'a racontée que Ace était jaloux de n'importe quel garçon qui était près de Anastasia. Sasha en faisait sûrement les frais. Dit Mama sérieusement.
Mais oui ! Ça devait être ça. L'enflure ! Je le détestais. Il osait faire ça à Sasha et ensuite il venait me voir avec une fleur dans le cul pour se remettre avec moi. Quel enculé ! Il voulait m'avoir que pour lui quitte à écarter tous les hommes de ma vie. Sasha me quittait à cause de lui. Je me vengerais !
- C'est vrai, Papa. A chaque fois qu'il venait me voir, il me faisait une crise de jalousie sur Sasha. Racontais-je, énervée.
- Oh ! Le gamin serait-il tombé amoureux pour se comporter comme ça ? C'est très étonnant de Ace. Je l'ai toujours connu à avoir tendance à partager plutôt qu'à jalouser. Sourit le vice-amiral.
- Peu importe. Ce n'est pas une excuse pour harceler ma fille et empêcher mon neveux de prolonger son séjour au pays. Nous devrions porter plainte contre ton petit-fils, Garp. Il nous cause beaucoup trop d'ennuis. Il a eu de la chance que ma fille ne souhaite pas lui porter préjudice après ce qu'il lui a fait. C'est à cause de lui si elle est ici et c'est à cause de lui si elle doit réapprendre à marcher ! S'emporta calmement Papa.
Ouais ! Vas-y Papa !
- Je comprends. De toute manière, Ace est interdit de l'approcher à moins de 50 mètres et je garde un œil sur lui. Dit-il avant de s'empiffrer de biscuits.
- J'espère bien car la prochaine fois, je me chargerais personnellement de son arrestation et ça ne sera pas une fin de nuit dans un bureau pour le calmer qu'il aura mais un séjour à Impel Down.
Wouah ! Papa foutait les jetons quand il s'y mettait.
- Aliocha ! Ce n'est qu'un gamin avec le cœur brisé. Impel Down, ce n'est pas un peu trop ? Fit ma mère en russe avec douceur.
- Nan ! Pas pour notre fille, Anya. Il a eu beaucoup de chance jusque là. Nous avons trop laissé couler. Les choses doivent être prises en main correctement. J'ai vu son regard lorsqu'il m'a dit cette nuit qu'il ferait tout pour qu'Anastasia se remette avec lui. Elle va rentrer dimanche à la maison. J'aimerais que ça soit bien avant mais elle doit passer des examens. En attendant, personne d'autre que nous ne viendra lui rendre visite. Pas d'ami, pas de petit ami, uniquement la famille ! Répliqua Papa dans notre langue maternelle.
Quoi ? Mais et Thatch ? Je n'osais pas protester mais l'injustice que j'exprimais sur mon visage fit froncer les sourcils de mon père. Et puis j'avais bien entendu le ton qu'il avait utilisé pour parler de Thatch. Il n'approuvait pas notre relation. Je soupirais sans batailler en serrant le gilet de Sasha plus près de mon corps. Ça me faisait mal au cœur mais tant pis. C'était mon père. Je ne pouvais pas lui faire la gueule... Je croisais le regard compatissant de Mama et elle vint s'asseoir pour me prendre dans ses bras. Je lui souris en réponse à son sourire.
- Bon, je vais y aller moi ! Je n'ai plus de biscuit. Vous deux ! Au boulot ! S'exclama Garp en quittant la chambre avec les deux soldats.
Je les vis se poster de chaque côté de la porte ouverte dans le couloir et le grand-père de Luffy se curer le nez en marchant. Sérieusement...
Mon père regarda sa montre puis fronça des sourcils.
- Que font Vitali et Sasha ? Ils t'ont dit où ils allaient ? Me demanda-t-il.
Je secouais négativement de la tête. J'en savais rien et j'espérais qu'ils ne fassent pas une connerie.
- Bon je vais voir ce qu'ils font. Anya ! Donne-lui son nouveau téléphone !
Et il partit en faisant virevolter son long manteau blanc de colonel de la Marine avant de fermer la porte. Mama me sourit une nouvelle fois avant de se lever pour prendre son sac à main et de se rassoir à nouveau. Elle farfouilla dedans et sortit une boîte en carton pas plus grosse que le plat de ma main. Lorsqu'elle l'ouvrit, je découvris le même que mon ancien téléphone.
- J'ai prit le même pour que ça ne te change pas. Ton nouveau mail et ton nouveau numéro sont écrits à l'intérieur du couvercle de la boîte. Sasha a dit qu'il te le programmerait pour que tu sois tranquille. Tiens, en parlant de lui. Tu ne remarques pas qu'il se comporte étrangement avec toi depuis son arrivée au Japon ?
Le sourire fourbe qu'elle avait prit à la fin... Je la voyais venir, celle-là !
- Bah c'est vrai qu'on s'entend beaucoup mieux maintenant et nous sommes devenus très proches... commençais-je avant qu'elle ne me coupe la parole.
- Proche comment ? Railla-t-elle.
- Comme une sœur et un frère ! Souris-je.
- Oh ma chérie ! On ne me la fait pas à moi. Je sais que vous êtes souvent en train de vous faire des câlins et des bisous sur la joue. Ton frère m'en a parlée et il pense comme ton père et moi. Alors ? Vous êtes amoureux tous les deux ?
- Je... Quoi ? Nan ! On est pas amoureux ! Et puis je suis avec Thatch, je te signale. M'offusquais-je.
- Oui je sais, tout comme je sais que tu n'es pas amoureuse de lui. Je suis ta mère. Je te connais, ma chérie. Ton père le sait aussi et comme tu dois t'en douter, il n'est pas d'accord que tu sortes avec lui. Il dit qu'il est trop vieux pour toi et surtout que c'est un pirate. Je suis d'accord sur ce dernier point mais si tu trouves le bonheur alors tant mieux. Cependant... Si tu ne te sens plus capable de continuer avec lui, je suis sûre qu'il y en a qui ne serait pas contre de prendre sa place. Je parle bien entendu d'Aleksand'r. Il est amoureux de toi depuis que vous êtes enfant. Je me souviens lorsqu'il disait sans arrêt qu'il se marierait avec toi et que vous aurez plein d'enfant dans les fleurs. D'ailleurs, il avait choisi les camélias rouges près du garage.
- Vitali m'en a parlée. Je n'en savais rien. Sasha me menait la vie dure. Dis-je le rose aux joues.
Parler de ça était vraiment embarrassant. Avec mon frère, ça pouvait aller mais avec ma mère, c'était différent. J'avais envie de tout lui dire de notre lien si spécial et unique.
- Oh oui, je sais. Mais tu sais, les garçons se montrent très idiots pour se faire remarquer par la fille qu'ils aiment. J'ai vu comment vous vous êtes regardés tout à l'heure et tu n'as pas dit non quand il t'a donnée son gilet. Mon bébé, une maman sait quand sa fille est amoureuse. Je l'avais vu déjà avec Ace et maintenant je le vois avec Sasha surtout que cette fois, c'est réciproque. Sourit-elle bien heureuse.
Je virais plus rouge encore. Oui, j'étais amoureuse de Ace mais pas de Sasha. C'était un autre amour.
- Mama... Nous ne sommes pas amoureux. C'est autre chose mais je ne sais pas si je peux t'en parler car peut-être que tu ne pourrais pas comprendre... soufflais-je, embêtée.
- Bah dis-moi et on verra bien !
Je me pinçais les lèvres et prenant mon courage à deux mains, je lui balançais la vérité. Elle resta ensuite silencieuse et je me bouffais la peau des lèvres attendant qu'elle parle.
- Ton père croit beaucoup à ce genre de chose à cause de sa mère. Moi, je suis très sceptique mais je respecte ses croyances. Je lui en parlerais si tu veux. Cependant, je maintiens que vous êtes amoureux tous les deux. Je vous vois bien mariés ensemble... ria Mama à la fin.
- Rah Mama ! Râlais-je ce qui l'amusa encore plus.
Elle avait tenté de me caser avec Thatch et maintenant c'était au tours de Sasha. Elle voulait me marier avec tout le monde ou quoi ?
- Mama ? J'ai dit à Thatch que je l'aimais mais... En discutant avec Vitali, je me rends compte que peut-être c'est juste un béguin. Murmurais-je pour me confier encore.
Elle claqua de la langue puis me sourit.
- Tu verras bien avec le temps mais c'est vrai qu'il n'y a pas cette petite lueur dans tes yeux quand tu me parles de lui. Tu l'avais avec Ace mais il t'a brisée le cœur, hein ?
Je hochais de la tête pour réponse et mes yeux s'humidifièrent. Ouais, il m'avait brisée le cœur, ce connard !
- Je le déteste maintenant. A cause de lui, Sasha va m'abandonner... commençais-je à pleurer.
Ma mère me prit dans ses bras et me consola comme lorsque j'étais gamine, en me frictionnant le dos.
- ... Je ne veux pas qu'il parte, Mama ! Continuais-je.
- Je sais, Mon bébé. Ton père a déjà envoyé les papiers cette nuit. Ça devrait aller vite. Dis-toi juste qu'Aleksand'r part en Russie pour simplement aller chercher son nouveau Visa. Il reviendra vite. Et puis, vu sa tête quand il est à la maison, ça doit l'embêter aussi. D'ailleurs, tu sais qu'il ne parle que de toi à chaque fois qu'il rentre de l'hôpital. Mais bon, ça ne changeait pas d'avant. Il t'embêtait tout le temps mais il ne disait jamais de mal de toi. Je me souviens qu'il disait que vous aurez de beaux bébés car tu étais belle. Ça nous avait amusés avec Irina. Ricana-t-elle.
Ça me faisait chaud au cœur de l'entendre mais c'était quand même hyper gênant.
- En parlant de tante Irina, j'ai appris qu'elle était à Impel Down avec un Dragon Céleste. Que va-t-il lui arriver ? Interrogeais-je avec innocence.
- Ah ! Qui t'en a parlée ?
- Thatch...
- J'ignore comment il a su que c'était ta tante mais Irina et le Dragon Céleste seront bientôt libérés enfin plutôt évadés. Ils font partis tous les deux de l'A.R. Je ne devrais peut-être pas t'en parler mais ce Dragon Céleste est le père biologique d'Aleksand'r. Irina l'a rencontré il y a longtemps et ils sont tombés amoureux. Ça n'allait pas très fort avec ton oncle déjà. Elle est tombée enceinte. Bien sûr, Nikolaï savait la vérité mais ne pouvant avoir d'enfant, il a élevé ton cousin comme son propre fils malgré que ta tante ait été voir ailleurs. Mais bon, leur ménage ne nous regarde pas. Irina est parti avec ce Dragon Céleste car elle disait qu'il n'était pas comme les autres. Je veux bien la croire maintenant. Pendant toutes ces années, ils ont donné pleins d'informations à l'A.R et ont libéré des esclaves par moment sauf qu'il y a quelques jours, ils se sont faits prendre. L'A.R compte les délivrer la semaine prochaine, le jour de leur exécution. Expliqua-t-elle.
- Hein ? Ils vont se faire exécuter ? Hallucinais-je.
- Oui, mais ça n'arrivera pas. C'est une exécution privée. Les Dragons Célestes se considèrent comme des Dieux alors ils ne doivent pas montrer qu'ils peuvent mourir. Surtout n'en parle pas à Aleksand'r s'il ne le sait pas. Je n'ai pas envie qu'il fasse une bêtise.
- Promis ! Mais où iront Tante Irina et le père de Sasha après ? Demandais-je en séchant mes larmes.
- Je l'ignore...
Mama fut coupé par le toquement à la porte qui s'ouvrit ensuite sur Papa, Vitali et Sasha. Je souriais de revoir ce dernier malgré qu'il ait l'air toujours sur les nerfs. Il vint s'asseoir à côté de moi tandis que Mama défit son étreinte.
- Tu lui as donnée son téléphone, Anya ? Questionna Papa.
- Oui.
- Ok, on y va. Je dois reprendre le travail dans deux heures. Vous restez là, les enfants ?
- Oui ! Répondit Sasha sans hésiter.
- Nan, pas moi. J'ai des choses à faire. Fit mon frangin avant de bailler.
Genre aller dormir ?
- Bon, je te laisse encore la voiture. Rentre vers 15h ! Sourit ma mère à mon cousin.
Ce dernier hocha de la tête avant de me regarder. Je lui souris et il me prit sans hésiter dans ses bras. Je ne refusais pas bien que je trouvais ça très embarrassant devant mes parents.
- Allez ! À plus tard, les enfants. Sourit amusée Mama encore une fois.
Papa s'approcha de nous avec un sourire.
- Pas de bêtise tous les deux ! Je reviendrais demain, ma fille. A demain !
- À demain Papa ! Souris-je.
Je me défis de l'étreinte de Sasha pour enlacer le torse large de mon père. Surpris, il finit par sourire bruyamment en répondant à mon étreinte, une main sur mon crâne à cause de notre différence de taille. Nous nous lâchâmes et tous les trois quittèrent la chambre en fermant la porte derrière eux.
- Dïadïa m'a dit qu'il avait interdit toute visite à part celle de la famille. Vitali a dit qu'il allait prévenir ton Thatch qu'il ne pourra pas venir sauf après ton retour à la maison. Me dit Sasha en me reprenant dans ses bras.
- Même là, je ne pense pas qu'il pourra venir. Papa n'approuve pas notre relation. Mama me l'a dit. Soupirais-je peinée.
- Oui, je sais. Je l'ai entendu en parler avec Tïatïa à la maison. Il disait qu'il était trop vieux pour toi, que c'était un pirate et qu'il n'avait pas intérêt à te toucher. Ça m'a fait rire. S'il savait que tu avais fait une sextape avec lui, il en ferait une crise cardiaque. Ricana-t-il.
- J'avoue et j'espère qu'il ne la trouvera jamais ! Je devrais peut-être la supprimer. Souris-je.
- Peut-être... Bon allez ! Je te fais ton téléphone. Donne-le moi !
Je le lui passais et il sortit ensuite son PC portable. Il l'alluma et le temps du démarrage, il configura mon cellulaire. Du coin de l'œil, je vis qu'il mettait la langue en russe, qu'il rentrait peu après ses numéros de téléphone. Celui japonais et celui russe. Puis celui des parents et de Vitali grâce au répertoire de son propre téléphone. Mon nouvellement plus gros forfait Internet configuré, il installa un clavier russe et les icônes Disney comme sur l'ancien ce qui me fit plaisir. Je le remerciais avec un bisou sur la joue ce qui le fit sourire tandis qu'il le branchait ensuite à son PC.
- Mama arrêtait pas de me dire que nous sommes amoureux et que ça se voit beaucoup alors je lui ai racontée pour notre lien spécial. Elle m'a dit qu'elle était sceptique sur ce genre de chose mais que Papa y croyait beaucoup à cause de Grand-mère. Tu ne m'en veux pas de lui avoir dit ? Dis-je alors qu'il pianotait sur son clavier.
- Nan, c'est pas grave. Dïadïa m'a taquiné sur ça aussi. Sourit-II sans quitter son écran des yeux.
- Mama me disait qu'elle nous verrait bien marié ensemble. C'était très gênant...
- Ouais, je comprends. Dïadïa m'a sorti presque la même en me disant qu'il m'accorderait ta main si je te demande un jour en mariage. Mais bon, ça me rassure sur ce point.
- Pourquoi ? Demandais-je sans réfléchir.
- Car si tu es enceinte, je t'épouse. Je t'ai dit que je prendrais mes responsabilités. Répondit-il évident en débranchant mon téléphone.
- Ah oui, c'est vrai...
Je baissais la tête en repensant à ce qu'avait dit ma mère. Je n'avais pas de lueur dans les yeux quand je parlais de Thatch. L'avais-je avec Ace ou même avec Sasha ? Car elle me disait que ça se voyait lorsque j'étais amoureuse. Etais-je amoureuse de mon cousin ? Je n'en avais pas l'impression mais après tout que connaissais-je à l'amour ? Pas grand chose. Je savais au moins que j'aimais Ace mais je le détestais aussi. Sasha partait à cause de lui. Il m'abandonnait à cause de lui ! Je lui voulais du mal. Je voulais me venger et le faire souffrir comme il m'avait fait souffrir. Je sursautais lorsque la main de Sasha se posa sur ma tête m'obligeant à la relever pour le regarder.
- Tu sais que je n'ai pas fait exprès, hein ? Murmura-t-il tristement.
- Oui je sais mais je ne pensais pas à ça. Tu crois qu'ils ont raison et qu'on est amoureux l'un de l'autre ? Mama dit que je n'ai pas de lueur dans les yeux quand je parle de Thatch et que ça se voit lorsque je suis amoureuse. Elle l'avait su pour Ace et maintenant toi.
Sasha me regarda longuement avant de me rendre mon téléphone.
- Je pense qu'on est amoureux ou tout du moins pas comme les gens l'entendent. Je pense plutôt que notre lien si spécial d'âme jumelle nous fait nous aimer d'un plus grand amour que personne ne pourrait comprendre ou même ressentir. Pour ma part, je sais que je ne suis jamais tombé amoureux de mes ex ou de qui que ce soit d'autre. Il n'y a que toi que j'aime autant. On peut dire que tu es mon grand et unique amour. Je voulais te le dire cette nuit mais ton chien d'ex s'est pointé. Je t'aime, Nastia et ce depuis notre enfance. Se confia-t-il sincèrement.
Des larmes coulèrent sur mes joues. Pourquoi je chialais ? L'énergie qu'il avait mit dans sa confession était si forte que je ressentais tout ce qu'il éprouvait. Son amour était fort comme le mien pour lui. C'était la même chose. Rien ne surpassait ça. Pas même celui pour Ace. C'était unique et puissant !
- C'est vrai ! Tu as raison !... Je t'aime Sasha. Bien plus que pour n'importe qui. Tu es aussi mon unique et grand amour. Personne d'autre que nous ne peut ressentir ce que nous éprouvons l'un envers l'autre. Je t'aime, Aleksand'r ! Pleurais-je en me connectant à lui.
Cette fois-ci, ça avait été beaucoup plus simple. Notre connexion s'était faite plus naturellement contrairement à d'habitude où nous devions nous concentrer. Sasha pleurait également.
- Oui ! Je t'aime aussi, Anastasia ! Sourit-il larmoyant.
Nous nous serrâmes fortement l'un contre l'autre comme si nos vies en dépendaient en nous disant plusieurs Je t'aime à tours de rôle chacun avec un sourire. Néanmoins, nous fûmes surpris d'entendre que l'on toquait à la fenêtre dont Mama avait ouvert les volets et les rideaux. C'était Papa. Sasha se leva en essuyant discrètement ses joues humides et vint à sa rencontre. Il ouvrit la fenêtre et mon père sourit amusé.
- Je ne vous dérange pas ? Demanda-t-il.
- Euh... Nan. Qu'est-ce qu'il t'amène, Dïadïa ? Fit mon cousin perplexe.
- Rien d'important. Anya a oublié ça dans la voiture pour Anastasia. Dit-il joyeusement en posant un sac plastique sur le rebord de la fenêtre.
- Ah merci ! M'exclamais-je contente.
- Ce sont des gourmandises que tu adores... Ah elle m'a parlé vite fait d'une histoire d'âme jumelle et que je devais voir ça avec toi.
- Ah oui ! Euh... commençais-je avant de me couper mal à l'aise.
C'était plus simple de parler à Mama mais à Papa c'était une autre affaire. Nous ne parlions pas tant que ça nous deux. Ce n'était pas platonique entre nous mais nous n'étions pas aussi proche que je l'étais avec ma mère.
- Dïadïa, c'est vrai ! Nous sommes des âmes jumelles et nous nous aimons énormément. Répondit Sasha à ma place.
Hein ? HEIN ? Comment il sortait ça à mon père ?! Je ne savais plus où me foutre. Papa nous regarda chacun notre tour avant de sourire en coin.
- Je m'en étais douté. Déjà quand vous étiez enfant, je m'en étais aperçu mais on parlera de ça une autre fois. On m'attend dans la voiture. Tant mieux si vous vous aimez, car je préfère t'avoir comme beau-fils plutôt que ce pirate. Allez, à plus tard et pas de bêtises !
Pauvre Thatch... Ça me faisait du mal qu'il dise ça. Thatch était gentil et bon avec moi... Mon cousin me lança un regard compatissant avant de se concentrer de nouveau sur mon père.
- Mais Dïadïa, on est plus des gosses. Pas besoin de nous dire de ne pas faire de connerie. Sourit-il ensuite.
- Justement ! C'est pour ça que je vous le dis. J'ai été jeune moi aussi, je vous rappelle et à votre âge, j'avais aussi les hormones en ébullition. Vous croyez que je n'ai pas remarqué ? Dit-il amusé en tapotant le côté de son cou avec son index.
Ohlala ! C'était encore plus gênant d'évoquer ça avec lui qu'avec Mama. Un flash d'eux en train de -Argh !- dans le salon me revint et je tirais une sale gueule. Sasha vira aussi rouge qu'une tomate tout comme moi et bégaya quelque chose que je ne compris pas mais ça fit rire mon père. Oh merde ! Ne me dites pas qu'il croyait que c'était lui qui m'avait fait le suçon ?! Oh la honte... Il nous laissa ensuite et mon cousin ferma la vitre après avoir récupéré le sac puis vint s'asseoir près de moi.
- C'est dingue ! A croire qu'il aimerait nous voir marier avec des gosses... soupira-t-il en regardant le contenu du sac.
- C'est vrai que c'est très gênant. Ça me fait de la peine pour Thatch. Soufflais-je en regardant ce qu'il y avait dedans.
Oh ! Des Sakura Mochi et des Ichigo Daifuku ! J'adorais ça. Mama était super.
- Putain, j'ai la dalle ! Râla Sasha en louchant sur les confiseries.
- Tiens ? Ça me fait penser que je n'ai pas encore eu mon petit-déjeuner.
- Ouais, il est neuf heures et demi. Ils foutent quoi ?
Et là, on toqua à la porte. Miracle ! Une infirmière apporta mon plateau-repas toute souriante. Comme quoi...
- Bonjour ! Vous êtes bien gardée dit-donc ! Murmura-t-elle penchée vers nous en déposant le plateau sur la table à roulettes.
Je regardais mes deux gardes du corps. Je ne pouvais voir que leur épaule dépasser de l'encadrement de la porte. Ils étaient bien droits et je me disais qu'ils devaient prendre cette mission très au sérieux ce qui me fit sourire.
- Oui... souris-je par politesse.
Elle nous salua en courbant l'échine puis sortit de la chambre en fermant derrière elle.
- Je vais me prendre un petit dej à la cafétéria vu qu'on ne me l'apporte pas au lit car je ne suis pas une princesse. Se moqua Sasha en se levant.
Je souris bruyamment puis agrippais son T-shirt pour le tirer vers moi et enlacer son torse de mes bras maigres. Il répondit à mon étreinte et déposa un baiser sur le haut de mon crâne.
- Tu fais vite, hein ? Lui dis-je tristement.
- Oui, ma Nastia. Je fais vite.
Suite à ça, il me quitta avec son portefeuille. Je soupirais de peine et m'allongeais sur le matelas en étoile, regardant le parc à travers la vitre. Il n'y avait personne dehors. C'était calme et paisible. Je pouvais entendre les oiseaux chanter et qu'est-ce qu'il faisait beau. Ça donnait envie de se balader. Mon attention fut attiré par le son de mon nouveau portable. J'avais un sms. C'était Sasha !
"Je t'aime !"
Les larmes aux yeux, je souriais comme une gamine et lui répondis.
" Je t'aime aussi !"
Mon téléphone contre ma poitrine, j'étais heureuse. Toutefois, était-ce mal d'aimer éperdument son cousin alors qu'on avait déjà un petit copain ? Ce n'était pas le même amour mais je me sentais coupable. Je trahissais Thatch sans le vouloir mais j'étais tellement bien avec Sasha. Dieu, venez-moi en aide ! Je savais que je devais profiter de l'instant présent avec mon cousin avant qu'il ne parte car ensuite je serais seule. Je ne verrais plus Thatch pendant un moment indéfini. Papa ne voudra pas qu'il vienne me voir à la maison enfin pas tant qu'il serait là. Je devais tenir bon jusqu'à dimanche. C'était difficile, j'en étais consciente. Ma famille viendra me voir sauf qu'elle ne pourra pas rester H24 avec moi. De plus, j'appréhendais la venue potentielle de Ace. Je savais qu'il reviendrait et ce n'était pas deux soldats de la Marine qui l'en empêcheraient. Pourquoi faisait-il tout ça ? Il s'acharnait à se remettre avec moi mais il me faisait beaucoup de mal en même temps. J'étais amoureuse de lui mais je le détestais également. Il s'en était prit à Sasha, mon Sasha. C'était impardonnable ! C'était la goutte d'eau de trop. Je me vengerais de tout ce qu'il m'avait fait subir. Il me privait de ma moitié. Je voulais qu'il souffre, qu'il ait mal et surtout qu'il ne m'emmerde plus.
J'avais un nouveau forfait internet sur mon nouveau téléphone et j'en profitais pour me faire un compte VK après avoir téléchargé l'application. Ça faisait plaisir d'avoir enfin du réseau. Sur l'ancien, je ne pouvais pas aller sur le web très longtemps vu que mon forfait était très limité. Maintenant, j'avais une ouverture sur le monde extérieur. Merci Mama !
La création du compte était très simple. Je devais mettre une photo de profil comme pour Facebook alors n'ayant rien pour le moment, je verrais plus tard. Une fois fait, je cherchais grâce au clavier russe mon cousin. Je l'avais trouvé grâce à son nom complet Ivanov Aleksand'r. Je le trouvais très beau sur sa photo. Il était de profil en débardeur en train de fumer une cigarette. Tiens ? Il était moins maigre que maintenant. Je regardais ses autres photos. Il y en avait beaucoup où il était à des soirées avec des amis, en boîte de nuit -j'adorais les peintures fluo sur son visage-, à son école de cuisine avec des photos de plat qu'il avait fait, et d'autres où il était avec une fille. Elle devait avoir son âge. Ça me pinçait le cœur en me disant que ça devait être la fille dont il était amoureux. Mais minute ! Il m'avait pas dit avant que Papa n'arrive qu'il n'aimait personne d'autre que moi ? Alors qui était cette fille russe dont il était amoureux mais qu'il n'osait pas se déclarer par peur de se prendre un râteau ? Était-ce vraiment cette fille ? Nan ! Il avait l'air trop proche sauf si elle le friendzonait. Était-ce alors une ex ? Je me pinçais les lèvres de jalousie en y songeant. Elle était belle. Les cheveux bruns coiffés en chignon et les yeux bleus, elle était souriante contre son dos en l'enlaçant d'un bras tandis que Sasha fumait une cigarette comme si de rien n'était. Tiens ? Elle était identifiée. Je regardais son profil via son nom et prénom et vit qu'elle était en Russie -bien sûr-, qu'elle avait fait la même école de cuisine que mon cousin et qu'elle était en couple avec un ami en commun qu'elle avait avec lui. Elle l'avait identifié plusieurs fois dans différents posts mais jamais Sasha n'avait jamais placé de commentaire. Ça parlait principalement à chaque fois de soirées faites ensemble ou de cours de cuisine. Je ne bataillais pas plus et envoyais une demande d'ami à mon cousin en reniflant son gilet que j'avais toujours sur moi. Son odeur était là et j'avais envie de la garder pour toujours sur mon corps. Je posais mon portable et fermais les yeux, le nez toujours dans le vêtement me remémorant nos ébats, nos baisers, nos caresses, la douceur de sa peau, sa chaleur corporelle, ses sourires, sa voix lorsqu'il me disait Je t'aime, et ses yeux bleus océans. Était-ce le véritable amour que je ressentais ? C'était totalement différent de Ace. Même si c'était inconditionnel, c'était plus fort. Le lien si spécial que j'avais avec mon âme jumelle faisait que je vivais le grand amour. J'aimais Sasha. Je l'aimais au point que ça me meurtrissait de l'avoir loin de moi. Revenait vite, mon Chevalier !
La porte s'ouvrît sans que l'on toque me faisant sursauter avec un petit couinement. Sasha !
- Oh ! Tu dormais ? Demanda-t-il surpris, un plateau à plat dans la main.
- Non, je t'attendais. J'ai fait un compte VK et je t'ai demandé en ami. L'informais-je avec un petit sourire.
- Ah super ! Je vais t'accepter. Sourit-il joyeusement en posant son plateau sur la table carré.
Il sortit en suivant son portable et je reçus ensuite une notification sur le mien me disant que la demande avait été acceptée.
- On pourra se faire des photos ensemble ? J'aimerais que les premières que j'aurais dans mon nouveau téléphone soient avec toi. Proposais-je souriante.
- Ouais ! Ça nous fera de beaux souvenirs.
Il vint me prendre dans ses bras pour m'installer sur une chaise puis déposa mon plateau-repas sur la table à côté du sien. Nous déjeunâmes joyeusement et avec amusement.
Ensuite, nous prîmes plusieurs photos de nous avec mon téléphone et le sien. Je l'avais photographié avec le mien et il avait fait pareil avec son portable. Sur certaines nous nous embrassions sur la joue, nous nous enlaçâmes et sur une, en espérant que personne d'autre que la famille ne la voit, nous nous bécotions. Ce n'était qu'un simple baiser mais je ne voulais pas que Thatch ou pire Ace tombe dessus alors vu que c'était Sasha qui l'avait dans son téléphone, je lui avais dit de ne pas me la transmettre. Il avait comprit. C'était dommage mais je n'avais pas le choix. Je voulais garder secrète notre lien si fort tout comme lui. Pour le moment, seul Papa était au courant. Quoique peut-être Mama et Vitali aussi du coup vu comment mon père avait l'air joyeux de l'apprendre... Ça ne m'étonnerait pas qu'il se soit vite empressé de leur raconter dans la voiture.
Après ça, nous nous lavâmes les dents dans la salle de bain et je fus surprise de le voir se mettre de la mousse à raser sur le visage et débuter son rasage pendant que je brossais ma dentition.
- Ku as de la barbe ? Questionnais-je hébétée, la bouche pleine de dentifrice.
- Ouais mais j'ose pas la laisser pousser. J'ai commencé à en avoir il y a deux ans et ça faisait moche. Je ne sais pas ce que ça donnerait maintenant. Dit-il le regard fixant son reflet dans le miroir en se rasant.
Je crachais le savon et me rinçais rapidement la bouche avant de parler.
- Bah essaie au moins une fois ! Pareil ça t'irait hyper bien. Souris-je en rangeant ma brosse à dent.
- Tu crois ? Je vais voir alors. Sourit-il également en passant le rasoir sous sa mâchoire.
Je grimaçais d'amusement au contact de la mousse à raser sur ma joue. Sasha venait d'y déposer un baiser. Je m'essuyais avec la serviette pour les mains sous son rire railleur.
- Je vais la laisser pousser mais ça va prendre du temps. Elle ne pousse pas vite alors je n'ai pas besoin de me raser tous les jours.
La matinée était vite passée à notre plus grand regret. Le repas du midi arriva et nous savions qu'il ne nous restait plus que trois heures avant qu'il ne me quitte. C'était pourquoi après manger, nous ne nous séparâmes plus. Nous étions allongés sur le lit dans les bras l'un de l'autre.
- Emmène-moi avec toi ! Le suppliais-je comme une gamine.
- J'aimerais bien, ma Nastia, mais...
- Je sais... le coupais-je tristement.
- Je te ramènerais des souvenirs. On se parlera par téléphone et on se verra sur VK.
- Oui mais... Tu ne seras pas vraiment là ! Me plaignis-je.
- Ouais, c'est pareil pour toi. Tu sais quoi ? Tu n'as qu'à garder mon gilet comme ça, je serais tout le temps avec toi. Me sourit-il, son front contre le mien.
- Oh merci ! Tu voudrais quelque chose de moi ? Proposais-je, les joues roses.
- Euh ouais même si j'ai déjà deux de tes culottes. Ricana Sasha.
Hein ? Il les avait gardées ? Alors lui...
- Tu voudrais quoi ?
- Ton pyjama. Il y a ton odeur dessus. Je ne veux pas te cacher que je dormirais avec. Me dit-il embarrassé.
- Oh tu sais, je vais faire la même chose. Tu me manques déjà, Sasha !
- Je suis toujours là, tu sais ! Railla-t-il.
Je fis la moue et il me caressa la joue avec un sourire avant de le perdre pour une tête anxieuse.
- J'étais en train de me demander que ferais-tu si ton Thatch venait à apprendre pour nous deux ? Il a cru facilement ce que lui avait raconté ton chien d'ex et vu la manière qu'il avait de nous regarder hier soir, il doute de notre relation cousin/cousine. Il finira par chercher à avoir les réponses à ses questions. Fit-il.
Ah ! Je n'y avais pas pensé. Je réfléchissais et c'était vrai que Thatch se posait et se poserait des questions. Il m'en fera part un jour comme l'autre fois lorsqu'il m'avait demandée si j'étais amoureuse de Sasha au téléphone, la nuit où ce dernier dormait avec moi.
- J'avoue. Et bien, je dirais la vérité et si ça ne lui convient pas bah au revoir. Tu es irremplaçable Sasha ! Pas lui. Répondis-je.
- Comme pour toi ! Mais tu songerais à le remplacer si tu devais le quitter ?
Je fronçais des sourcils, pensive.
- Non, et puis le remplacer par qui ? Si ça ne fonctionne pas avec Thatch à cause de ça, je me dis que ça ne fonctionnerait jamais même avec un autre alors autant rester célibataire. Répondis-je honnêtement.
Mon cousin soupira avant de hocher de la tête.
- Je me dis la même chose pour moi, enfin, tu verras dans une des lettres que je t'ai écrites. C'est la dernière. J'attendais mon retour pour te la donner mais je pense que je vais te la transmettre avant de partir.
Ah mais oui ! Les lettres ! J'avais envie de les lire maintenant mais je lui avais promis d'attendre son départ.
- Tu veux bien me dire ce qu'elles contiennent, tes lettres ? Tentais-je avec un petit sourire.
- Nan ! C'est beaucoup trop embarrassant pour que je sois là quand tu sauras le contenu. Surtout ne me juge pas ! Ce qu'elles contiennent est très intime.
- Je ne te jugerais pas, Sasha ! Tu ne m'as pas jugée quand je t'ai raconté tout ce qu'il m'était arrivée alors je ne le ferais pas. Et puis, je n'ai aucune raison de le faire. Nous sommes pareil après tout. Souris-je.
Il répondit à mon sourire.
- Tu promets d'être honnête une fois que tu les auras lues ?
- Oui, promis ! Au fait, tu te souviens que tu as gagné notre pari concernant Ace et donc que tu dois me choisir un mec à draguer ? Souris-je toujours.
- Ah oui ! Mais je ne le ferais pas même si je suis content d'avoir gagné.
- Ca m'arrange mais pourquoi ? Dis-je perplexe.
-Bah je trouvais ça marrant mais je voulais surtout avoir une occasion de t'embrasser encore. Avoua-t-il amusé.
Je riais doucement en le regardant dans les yeux.
- Tu n'as pas besoin d'excuse pour le faire. Tu peux m'embrasser quand tu veux et autant de fois que tu le veux. Répondis-je.
- Même devant certaines personnes ? Questionna-t-II avec amusement.
- Nan ! Faut pas abuser ! Pas devant Thatch. Riais-je.
- Oui je me doute mais devant la famille, ça ne te pose pas de problème ?
- Après ce que tu as dit à Papa, ça ne sert plus à rien de nous cacher devant eux mais Vitali ne va pas arrêter de nous embêter avec ça.
- C'est vrai. Dïadïa a l'air de beaucoup tenir à ce qu'on se marie ensemble. Ria-t-il.
- J'avoue et c'est très malaisant. J'espère qu'il ne dira rien d'embarrassant devant Thatch.
- Ouais ! Du genre que c'est moi qui t'épouserait. Railla Sasha.
- De ce genre-là !... Tu sais bien que ça me fait chier pour Thatch si... Si... Enfin tu vois... dis-je gênée.
- Oui, j'ai compris. Mais ne t'inquiète pas pour ça ! Selon ce que tu me diras le mois prochain, je gérerais la situation. Je ne te laisserais pas tomber et je ne te cache pas que je m'en bats les couilles de ce qu'il peut se passer avec Thatch. Ce qui compte c'est nous.
Je papillonnais des yeux me rendant compte de ce qu'il venait de dire. C'était compréhensible qu'il se fiche pas mal de savoir si je rompais avec Thatch ou pas. Il ne le connaissait pas réellement et n'avait aucun lien avec lui. Pour lui, il n'était que le type qui sortait avec moi depuis peu. Ça me blessait un peu mais je ne pouvais pas lui en vouloir.
- Oui, ce qui compte c'est nous. Souris-je doucement.
Il caressa ma joue puis descendit sa main sur ma hanche pour me rapprocher encore plus contre lui. Serrée comme une sardine, je lui souris amusée en retour au sien. Nous nous regardâmes dans les yeux toujours en souriant. Je pouvais voir mon reflet dans ses yeux bleus. Son regard était attirant. Avec ses cheveux en arrière dont deux mèches blondes tombaient sur son front, je le trouvais très beau. Sasha était bel homme, pourtant avant je ne le trouvais pas spécialement attirant physiquement. Mais bon, il ne faisait que m'emmerder alors je l'évitais le plus possible à l'époque.
Je passais ma jambe sur sa hanche et sa main descendit sur ma fesse pour la malaxer avec douceur.
- Au fait Princesse, ça tient toujours le fait qu'on vive ensemble tous les trois avec Vitali ? Questionna-t-il.
- Bah oui ! Pourquoi ?
- Je m'étais dit du coup qu'on aurait pu besoin de se cacher pour dormir ensemble maintenant, alors on peut partager la même chambre.
- Ouais c'est vrai mais si Thatch vient, il va trouver ça bizarre, nan ? Fis-je mal à l'aise.
- Ah c'est vrai... Bon tant pis alors...
Il était très déçu.
- Tu sais, moi aussi j'ai envie qu'on partage la même chambre mais je ne veux pas quitter Thatch. Il est tellement gentil avec moi et surtout je ne veux pas lui briser le cœur. émis-je désolée.
- Je comprends. Tu es trop gentille, Nastia. Mais j'aimerais savoir, si tu te rends compte qu'il n'y a plus rien de ton côté pour lui, tu n'oseras pas le quitter car tu ne voudras pas lui briser le cœur ?
Euh... Je n'avais pas pensé à ça. Oserais-je le faire ? Je l'avais fait hier soir car j'étais en colère et déçue par lui mais si le problème venait de moi, je savais pas comment je réagirais.
- Je ne sais pas. Hier soir, ça ne m'avait posée aucun problème pour le quitter mais le soucis venait de lui alors si ça vient de moi, j'en sais rien. Cependant, j'en suis pas encore là et puis peut-être que ça n'arrivera jamais. Souris-je à la fin.
- Je m'en fous Princesse. Tout ce que je veux c'est que tu ne sois pas malheureuse. Promets-moi que si ça ne va pas, tu ne te forceras pas à rester avec lui pour lui faire plaisir, d'accord ?
Je hochais de la tête avec un petit sourire.
- Oui, promis !
- Promets-le avec un baiser ! Sourit-il provoquant.
Je riais doucement bien amusée et scellais mes lèvres sur les siennes. Notre baiser était doux voire limite romantique. Je sentais son énergie percuter ma poitrine et me laissais submerger par son envie charnelle. J'y répondais en ondulant du bassin contre le sien lui donnant ainsi mon accord.
Cachés sous le drap et la couverture, nous forniquions nu tendrement en nous laissant envahir par notre union énergétique. Mes pensées se mêlaient aux siennes et résonnaient comme des échos dans nos têtes. Nous ne voulions pas nous quitter, nous séparer et être loin l'un de l'autre. Sa respiration haletante s'accordait avec mes petits gémissements que j'essayais d'émettre le plus discrètement possible pour ne pas me faire entendre. Nous nous embrassions à tours de rôle. Nos peaux en sueur collaient entre elles. Nous avions très chaud à cause de notre ébat et sous les draps, cela amplifiait notre température mais ça ne nous empêchait pas de continuer. J'étais tellement bien avec lui que je pouvais tout surmonter en cet instant. Je ne le voyais pas a cause de l'obscurité mais je sentais son odeur, j'avais son contact contre mon corps et je l'entendais. C'était suffisant pour que je me sente bien.
Mon orgasme arriva et je savais que le sien n'allait plus tarder car sa respiration se faisait plus rapide et plus forte. Je m'accrochais à lui comme si ma vie en dépendait tout en savourant ma jouissance. C'était tellement bon ! Sasha plaça une main sur ma bouche pour étouffer mes cris. Une larme coula sur ma joue à cause de la crispation de mon visage. Mon cousin me dit quelque chose mais au septième ciel, je ne le compris pas. A un moment, je sentis qu'il essaya de se redresser mais ma jouissance était plus longue qu'à l'accoutumé alors je le maintenais toujours contre moi les bras et les jambes croisées dans son dos, le corps tremblotant. Je ne voulais pas me séparer de lui même si c'était dangereux. Au point où nous en étions, du sperme en plus ne changerait rien à notre situation. Cependant, il n'insista pas et je l'entendis grogner contre mon oreille, les muscles bandant. J'entendais dans son esprit qu'il avait comprit mon envie de le garder contre moi et donc ne me fit aucune réflexion. Sasha se coucha sur moi, sa tête dans le creux de mon cou, le souffle rapide près de mon oreille. J'avais hyper chaud mais je m'en foutais.
- Ah Nastia ! Je pense que maintenant, on est sûr que je t'ai foutue en cloque. Ricana-t-il le souffle court.
- Bah jamais deux sans trois. Mais bon, ça ne changera rien de toute façon. Et puis, c'est avec toi alors... Ça va... haletais-je en l'enlaçant toujours.
Je n'avais rien senti lorsqu'il avait joui en moi sauf les soubresauts de sa queue mais c'était tout. J'aurais aimé sentir ses giclées en moi pour savoir ce que ça faisait. Mais bon tant pis...
- Nastia ? M'interpella Sasha.
- Humm ? Émis-je.
Il se redressa et sortit nos têtes des draps pour me regarder dans les yeux. Son visage, ses cheveux et son cou étaient perlés de sueur, et ses pommettes étaient rouges. Je devais avoir la même tête que lui avec sûrement mon maquillage qui avait coulé. D'ailleurs ma frange humide collait sur mon front. C'était désagréable et nous avions besoin tous les deux d'une bonne douche pour bien nous décrasser.
- Vu que là, on est sûr que tu tomberas enceinte... Tu veux bien te marier avec moi ?... Je sais. C'est pas la meilleure demande en mariage du monde mais... C'est le mieux à faire, tu ne trouves pas ?
Il était embarrassé et ne savait plus où se foutre. Je le comprenais. C'était la même pour moi. Je le fixais en clignant plusieurs fois des paupières avant de lui donner ma réponse.
- Humm oui... J'ai peur mais je ne vois pas d'autre solution alors je veux bien me marier avec toi. Souris-je tristement.
Pourquoi m'attirais-je que des emmerdes ? Si je me mariais finalement avec Sasha, Thatch allait être anéanti. Pauvre lui ! Pauvre moi ! J'étais trop jeune pour un gosse surtout qu'en plus je n'en voulais pas. Mon cousin colla son front contre le mien et ferma les yeux.
- Ca va aller... Je t'aime Princesse !
Nous nous embrassâmes puis suite à ça, nous décidâmes de prendre une douche commune. Ça faisait du bien d'être propre et surtout de ne plus sentir le fennec. C'était mignon mais ça chlinguait de ouf, cette bête-là !
Séchés et apprêtés, nous retournâmes dans la chambre tout sourire. Sasha me portait dans ses bras telle une princesse et me déposa sur le lit défait.
- Je vais m'en fumer une et en profiter pour aérer. Me dit-il en prenant une cigarette dans son paquet qu'il jeta ensuite sur la table, après avoir rangé ma nuisette dans son sac.
- Oui, il vaut mieux ! Souris-je amusée.
Ça sentait la sueur dans la chambre alors une bonne aération allait faire du bien. Je le regardais s'asseoir sur le rebord de la fenêtre qu'il venait d'ouvrir, le tube dans la bouche qu'il alluma en suivant avec son briquet. Je le trouvais cool comme ça alors je le pris en photo avec mon nouveau portable. Ah grillée ! Il s'était retourné au même moment mais la photo était réussie.
- Dis voir, Princesse ! Tu me promets de ne parler à personne de mes lettres ?
Ouf ! Il ne parlait pas de la photo.
- Bah je te le promets mais ça ne m'était pas venue à l'esprit. Ça ne regarde personne ! Dis-je sincèrement.
Il hocha de la tête, satisfait, et continua de fumer en silence. Je le trouvais beau comme ça aussi pensif. Il ferma les yeux en soufflant sa fumée puis se racla la gorge avant de dévier son regard vers moi. Nous nous fixâmes sans un mot, pas besoin d'en utiliser car nous pouvions nous comprendre d'un simple regard. Sasha était triste tout comme moi.
- Tu as fait ta valise ? Questionnais-je peinée.
- Oui mais de toute manière, je n'ai pas grand chose. C'était très rapide à faire. J'ai déjà prit mes nuits d'hôtel à Moscou et mon billet d'avion pour Omsk. Tïatïa a appelé les grands-parents avant-hier pour les prévenir que je venais leur rendre visite jusqu'à mon retour ici. Ils étaient très emballés surtout Grand-mère. Sourit-il à la fin en écrasant son tube terminé contre la semelle de sa chaussure.
- Ca fait très longtemps que je ne les ai pas vus. La dernière fois remonte à quelques années quand j'étais gamine. Ils étaient venus au pays passer Noël avec nous. Tu te souviens ? Dis-je pensive.
- Ouais ! Je m'en souviens bien. C'était la seule fois où mon père... Enfin Nikolaï... Est venu avec nous. Je peux te dire que je me tenais à carreaux cette fois-là.
- Humm... Je m'en rappelle ! Tu ne jouais pas beaucoup avec Vitali et tu restais la plupart du temps dans ton coin à ne rien dire. Mais au moins, j'étais tranquille. Souris-je railleuse.
- Ah ah ! C'est très marrant... C'était les pires vacances de ma vie. Je priais pour qu'il ne vienne plus avec nous. Je le déteste ! Pesta-t-il en sautant avec agilité du rebord pour atterrir pieds joints dans la chambre.
Je hochais de la tête compréhensive et le regardais s'asseoir à côté de moi en soupirant laissant la fenêtre ouverte. Il ne disait rien et se contentait de me fixer. Quoi ? Mon attention se porta soudainement à ma main qu'il venait de prendre dans la sienne. Elle était chaude et bien plus grande que la mienne. Me laissant faire, je relevais les yeux vers lui qui se pinçait les lèvres d'anxiété.
- Nastia... Je me demandais si... Si tu n'es pas enceinte en fin de compte... Est-ce que tu voudras toujours m'épouser ?
Hein ? Qu'est-ce qu'il me faisait, là ? Je papillonnais plusieurs fois des paupières avant d'émettre un petit rire embarrassé le surprenant.
- Sasha... Je t'aime mais s'il y a bien une chose que j'ai apprit avec Ace, c'est de ne pas dire oui à une demande en mariage aussi rapidement. Enfin, pas sans vrai raison en tout cas. Et puis, pourquoi tu me demandes ça ? Je croyais que tu ne voulais pas vraiment te marier. Répondis-je avec un sourire en coin.
Il sembla déçu de ma réponse mais fit un bref sourire gêné en détournant le regard. La tête baissée, il soupira :
- Et bien... Reparler sans arrêt de moi voulant me marier avec toi quand j'étais gamin, qu'on m'enmerde à ce sujet et qu'on devra véritablement le faire si tu es enceinte m'ont redonner envie de... Euh... De me marier... Avec toi... Comme avant... Enfin... Tu vois...
Ouah ! Il était hyper mal à l'aise. Tellement qu'il n'osait même pas me regarder. Oh bah merde alors ! Il souhaitait vraiment se marier avec moi, pas par obligation mais par amour. Amour ? Sasha était amoureux de moi ? Les parents et Vitali avaient raison alors ?
- Sasha, est-ce que par hasard tu es amoureux de moi ? Questionnais-je hésitante.
Ma question le surprit et il me regarda confus.
- Bah oui ! Je te l'ai dit tout à l'heure et tu m'as dit que tu ressentais la même chose. On a partagé nos énergies et c'était pareil. Tu ne te souviens pas ? Dit-il hébété.
Hein ? Quoi ? Comment ? J'étais perdue. Ça voulait dire que tout à l'heure, on ne s'était pas déclaré notre amour d'âme jumelle mais plutôt... Euh je ne savais pas comment l'appeler exactement...
- Attend attend attend ! Tu veux dire qu'en fait on est amoureux l'un de l'autre ? Demandais-je pour être sûre de ne pas me gourer.
Sasha me regardait comme si j'étais une grosse conne avant d'esquisser un sourire moqueur.
- Je comprends mieux Vitali maintenant quand il m'a dit qu'en fait il faut tout te dire pour que tu piges mieux les choses. Mais oui, Nastia ! Nous sommes amoureux l'un de l'autre. Moi, je t'aime et toi, tu m'aimes. Ça y est tu as comprit ? Nan attend ! Je vais faire plus simple...
Je plissais des yeux comprenant qu'il prenait plaisir à se foutre de ma gueule. Il me pointa de l'index avec un sourire à la con en reprenant.
- ... Toi amoureuse de moi et moi amoureux de toi. Toi plus moi égale amour ! Toi comprendre maintenant ?
- Imbécile ! Jurais-je avec une moue boudeuse ce qui l'amusa encore plus.
Il riait et je finis par le suivre dans son hilarité malgré moi. Alors c'était ça finalement l'amour ? Un sentiment si fort que rien ne pouvait briser ? J'aimais Sasha bien plus que Ace alors que pourtant je savais que j'étais amoureuse de ce dernier. Pouvait-on aimer deux personnes à la fois ?
- C'est possible d'aimer deux personnes en même temps ? Interrogeais-je.
- Euh j'en sais rien. Pour moi, ce n'est pas possible. Tu parles de Ace, c'est ça ?
Pour réponse, je hochais de la tête.
- Et bien sache juste que lorsque nous sommes connectés et que tu me parles de lui, ce que tu ressens n'a rien à voir avec ce que tu ressens pour moi. Tu l'aimes mais tu illusionnes ce dont tu éprouves. Je ne sais pas si tu arrives à me suivre. En fait, ce que tu ressens pour lui est un amour idéal. A chaque fois qu'on est connectés et que tu penses à lui, j'entends que tu le trouves très beau, qu'il est intelligent, qu'il est fort, que tu prenais ton pied avant avec lui et qu'il est marrant. On dirait une vraie groupie. Tu l'idolâtres, Princesse. Je suis sûr que dans ton PC et dans ton ancien téléphone, il y a encore des photos de lui.
- Maintenant que tu le dis, c'est vrai que lorsque j'étais avec lui, j'étais un peu hystérique intérieurement. Avouais-je honteusement.
- Ouais une vraie groupie ! C'est pas un vrai amour Nastia surtout qu'il n'est pas amoureux de toi. Vu comment il se comporte avec toi, je pense que c'est un gros jaloux qui te trouve hyper belle et il te veut rien que pour lui. Il est cinglé ! Comment tu as pu sortir avec ce gars ?
- Bah il était pas comme ça avant et ça a surprit son entourage d'apprendre ce qu'il m'avait fait et de savoir comment il se comporte actuellement. Mise-à-part tout ça, Ace est sympa et a un bon fond. C'était bien au début jusqu'à ce fameux jour avec Thatch. Il est devenu possessif et jaloux mais je me dis qu'il a dû devenir comme ça à cause de son ancienne copine qui l'avait trompé quand il était encore au lycée. Me défendis-je.
- Mouais... Il a perdu confiance en lui. Ça peut se comprendre mais ça n'empêche pas qu'il ait le droit de t'emmerder. Vivement que tu sortes d'ici. Tu seras beaucoup plus en sécurité chez toi.
- Oui, comme ça on pourra encore se voir quand tu seras en Russie. Souris-je tristement.
Je n'avais plus envie de parler de Ace. Penser à lui me faisait du mal et surtout me mettait en colère.
- Oui aussi. Putain ! Ça me casse les couilles que ce fils de pute ait supprimé ma demande. Je vais lui faire un coup de pute à ce connard ! Il va pas comprendre ce qu'il lui arrive. Je vais lui faire payer ce qu'il m'a fait. Il va morfler ce con !
Sa colère était justifiée.
- Promets-moi de ne pas te mettre en danger ! S'il-te-plaît ? Soufflais-je inquiète.
Sasha soupira bruyamment avant de hocher de la tête.
- Je ne vais pas faire de connerie mais il ne s'en tirera pas comme ça. Je compte bien te venger aussi. S'il n'y avait pas eu ces putains d'infirmier, je l'aurais défoncé... Qu'il ose même pas venir te voir ici et qu'il n'ose pas aussi te faire du mal ! Je le tuerais sans hésiter. Cracha-t-il avant de pincer ses lèvres, énervé, les yeux clos.
Je serrais sa main qui était toujours dans la mienne et il me regarda. Ses yeux exprimaient encore la colère qu'il ressentait mais je savais que ça ne m'était pas destiné. Sasha me protégeait et il ne le cachait pas. N'importe qui pouvait le voir. Thatch le faisait aussi mais il n'était pas aussi explicite que lui. Enfin il le disait juste...
Je n'en revenais pas de savoir que j'éprouvais de l'amour pour mon cousin. J'avais connaissance que je ressentais un amour unique pour lui. C'était tellement nouveau que je remettais tout ce que j'avais conclu sur mes relations amoureuses. Ace. Thatch. Le premier était plus fort que le second mais Sasha les surpassait tous les deux. Était-ce un véritable amour ? Aimais-je vraiment ou était-ce encore une idylle ? J'étais paumée. Tout ça était nouveau pour moi. Je verrais bien avec le temps.
- Je ne laisserais personne te faire du mal, Nastia. Personne ! Physiquement et verbalement ! J'aimerais me marier avec toi. Avec ou sans bébé. Et je m'en bats les couilles que tu sois avec Thatch. Je te ferais quand même ma demande en mariage à mon retour.
Il était sérieux ? Ouais, il était sérieux ! Je le regardais sur le cul. M'épouser ? Moi ? Je trouvais ça très tôt surtout après ce que j'avais vécu avec Ace. Mais c'était vrai qu'en Russie, les gens se mariais très jeunes. D'après Mama, se marier et avoir des enfants après 25 ans étaient très mal vu comme si c'était trop tard alors les jeunes se mariaient au minimum à 18 ans. C'était effrayant.
- Tu serais prête à quitter Thatch pour moi ? Demanda-t-il ensuite.
Hein ?
- Euh... émis-je prise par surprise.
- Je sais que c'est beaucoup te demander mais... Non laisse tomber ! Oublies ! Mais je compte toujours te faire ma demande à mon retour. Par contre, je ne suis pas riche comme lui, je ne vais pas avoir un super boulot comme lui, je n'ai pas de baraque comme lui avec piscine, jacuzzi et grenier rempli de sextoy et je ne pourrais pas t'offrir tout ce que tu voudras mais je t'aime depuis toujours et c'est fort probable que tu sois enceinte. Alors réfléchis bien jusqu'à mon retour.
Son regard déterminé m'incitait à acquiescer sans broncher. J'étais sûre que si je n'avais pas rencontré Ace et Thatch tout aurait été plus simple. Peut-être qu'avec Sasha ça se serait très bien passé comme maintenant et il serait resté au pays plus longtemps avant de partir pour avoir son Visa travail. Pareil aussi, il m'aurait demandée en mariage. Je ne remettais pas la faute sur Ace et Thatch mais ma vie était plus tranquille avant.
- Sasha... tentais-je mais il me coupa.
- Nan. Ne me donne pas ta réponse tout de suite. Ce n'est pas une vraie demande aujourd'hui.
- D'accord. Soufflais-je.
Sans défaire sa main de la mienne, il chopa son portable dans sa poche de jeans et regarda son écran avant d'afficher une mine triste.
- Déjà 14h50. Je vais devoir y aller... murmura-t-il peiné en rangeant son téléphone.
Mes yeux se mouillèrent. Nan... Pas déjà ! Je me jetais à son cou en commençant à pleurer. Il répondit à mon étreinte et nous nous enlaçâmes fortement. Je chialais sans contenance gémissant dans mes sanglots.
- Je ne veux pas que tu partes... Reste !... Je ne vais pas y arriver sans toi... chialais-je d'une voix aiguë.
- J'aimerais tellement rester, ma Nastia adorée, mais je ne peux pas. Souffla-t-il à travers mes pleurs.
- Alors reste plus longtemps !...
- C'est impossible. Je risque de loupé mon avion sinon. L'aéroport est à une demi-heure d'ici. Je suis désolé, ma Nastia. Je reviendrais vite. Répondit-il désolé.
- Je t'aime ! Pleurnichais-je comme une gamine.
- Moi aussi je t'aime, ma Princesse.
Il se décala de notre étreinte mais je le maintenais toujours fermement contre moi alors il prit mes bras pour les desserrer. Cependant, je ne voulais pas perdre son contact ainsi je l'embrassais derechef. Il répondit à mon baiser. Néanmoins, ce fut bref car il prit son sac d'une main et quitta la chambre précipitamment sans un au revoir ni un regard. Lorsque la porte claqua, je poussais un hurlement, les larmes coulant à flot sur mes joues. Son départ me déchirait de l'intérieur. Mon cœur me faisait souffrir. Ma poitrine se compressait au point que j'eus du mal à reprendre ma respiration. La porte s'ouvrit rapidement. Je me foutais de qui ça pouvait être. Je pleurais bruyamment à m'en casser la voix. On me parla. Je ne compris rien. Puis on me toucha le bras. Je repoussais violemment la personne. Fous-moi la paix ! Mon Sasha venait de partir. On insista encore un peu plus fermement. Je me débattis en criant de me laisser tranquille.
- Sasha ! Criais-je en espérant le faire revenir.
Mais en vain... Je tentais encore à plusieurs reprises sauf qu'il ne venait toujours pas. Depuis la porte ouverte, je voyais à travers mes larmes mes deux gardes du corps me fixer avec un air peiné. L'infirmière n'insista pas plus et se contenta de me frictionner le dos ayant peut-être comprit ce qu'il se passait avant de partir et de fermer la porte.
Je pleurais tout mon soûl recroquevillée sur moi-même avec le gilet de mon cousin et mon portable. D'ailleurs ce dernier se mit à biper.
"Je t'aime ma Princesse. Je suis dans la voiture. T'avoir entendu hurler m'a horriblement fendu le cœur mais je ne peux pas rester. J'ai un temps limité au Japon et je n'ai pas envie d'avoir une escort de la Marine pour aller à l'aéroport. Je t'aime ! C'est difficile aussi pour moi, ma Nastia adorée. Réfléchis bien à ma future demande jusqu'à mon retour ! Je ferais vite. Promis !"
Pour lui aussi c'était difficile... Mais s'il était dans la voiture alors il ne devait pas être loin. Avec espoir, je tentais de me connecter à lui. C'était difficile. Je faisais travailler mon imagination mais mes émotions prenaient le dessus. J'abandonnais rapidement en me disant que ça ne servait à rien s'il était trop loin pour moi. Je n'osais pas répondre car les mots du cœur étaient trop nombreux pour être dit.
Je reniflais sans grâce l'odeur de son vêtement. Ça sentait bon... ça m'apaisait. Je ne pleurais presque plus ayant seulement des spasmes de sanglots. Plus calme, je fermais les yeux et me remémorais mes souvenirs récents avec lui et là, je me rappelais ses lettres. D'une main, je chopais le paquet d'enveloppes sous mon oreiller. Tiens ? Il y en avait une en plus. Quand l'avait-il mit avec les autres ? Elles étaient de couleurs différentes. Une blanche, une bleue, une rouge et une grise avec chacune mon prénom et son prénom avec son âge. J'ouvris la première dans l'ordre chronologique. Elle était rouge et Sasha avait 8 ans. Son écriture maladroite et les cœurs un peu partout me firent sourire.
"Chère cousine Anastasia,
Tu me manques. Je voudrais te voir et te parler quand je suis chez toi mais tu me fais tout le temps la tête. Tu es méchante ! Moi, je t'aime ! Un jour, je me marierais avec toi quand on sera grand. Avec mon travail, je t'achèterais un château de princesse comme Cendrillon et on vivra dedans et on aura plein de bébé et on sera heureux. Vitali pourra venir vivre avec nous et ma Mama, ton Papa et ta Mama aussi mais pas mon Papa. Je ne l'aime pas. On aura des chats aussi et des chiens aussi pour aller à la chasse. Avec le château, on aura un parc et on se baladera en amoureux tous les deux. Je t'aime Nastia. Tu es une princesse et je suis ton prince charmant. Je t'aime ! Je t'aime ! Je t'aime ! Je veux te faire des bisous. Tu veux bien être mon amoureuse ? Car moi, je veux être ton amoureux pour la vie !
Aleksand'r"
Je riais doucement d'une voix enrouée les yeux toujours humides. Je trouvais ça adorable et l'imaginais bien l'air boudeur en train d'écrire cette lettre. Bon, il y avait beaucoup de fautes d'orthographe et de grammaire mais ça m'en touchait énormément. Il était amoureux de moi depuis si longtemps ? Incroyable ! Ça me faisait de la peine car je l'avais esquivé pendant tout ce temps. J'embrassais la lettre avant de sentir son odeur. Ça sentait le vieux papier mais je m'en foutais. Puis j'ouvris la deuxième de couleur bleue datant de ses 12 ans. Ce qui me percuta à son ouverture était les tâches d'eau sur l'écriture. Il avait pleuré et je compris pourquoi en la lisant. Pauvre Sasha ! Ça avait dû être très difficile.
" Chère cousine,
Mama est partie. Elle m'a abandonné sans me dire au revoir. Je lui en veux de m'avoir laissé avec Papa. Elle ne doit pas m'aimer pour m'abandonner. Personne ne m'aime. Toi non plus tu ne m'aimes pas ! Et pourtant, moi, je t'aime. Dans mes rêves, j'étais marié avec toi mais plus maintenant. Je suis tout seul et je suis triste. Papa me déteste, tu me détestes, Mama me déteste, tout le monde me déteste. Je ne sais pas pourquoi je suis né si tout le monde ne m'aime pas. Pourtant j'ai toujours envie de te voir. Je t'aime Nastia. Dans mon cœur, tu restes encore mon amoureuse. Ça me fait beaucoup beaucoup beaucoup de mal que tu me détestes autant. Si je t'embêtes c'est pour que tu me regardes car je veux que tu vois que je suis là. Je t'aime, je t'aime, je t'aime.
Aleksand'r "
Je m'étais plainte de mon enfance à être moquée par les autres sans amis mais lui, il avait été rejeté par sa famille. Quelle horreur ! C'était pire que moi. Son enfance avait été difficile. Je comprenais pourquoi il était emmerdeur avec moi pendant tout ce temps. J'avais honte de mon comportement et culpabilisais. Pauvre Sasha... Je pleurais en serrant la lettre contre mon cœur pendant un moment. Pardonnais-moi Sasha ! Je n'étais qu'une idiote de gamine. Je ne te détestais pas. Je t'évitais juste car tu me faisais peur à me faire chier comme ça.
La troisième enveloppe était grise et l'écriture datait de ses 17 ans. Il avait une plus jolie dactylographie. Elle ressemblait un peu à la mienne. Tiens ? Il y avait quatre pages recto-verso.
" Chère cousine,
Tu es devenue tellement belle. Je suis rentré au pays et tu me manques déjà. Je t'aime toujours autant. Ma meuf m'a quitté aujourd'hui car je pensais à toi en baisant. Je la comprends. Faut dire que l'appeler par ton prénom en lui disant que je t'aime depuis toujours n'est pas plaisant à entendre. Je l'aurais mal prit moi aussi. Je dois l'avoir foutu en cloque aussi. J'ai giclé en elle en imaginant que je te le faisais après que tu me l'aies demandé. C'était très con de ma part et ça me fait peur. Je ne suis pas prêt pour un gosse. J'en veux pas d'ailleurs. C'est pas mon truc. Quoique peut-être avec toi ?! Je t'aime Nastia. Ça me rend dingue ! Tu es mon fantasme. J'ai tellement envie de toi à chaque instant. Je suis toujours en train de rêvasser en pensant à toi. Je t'ai vu te doigter et ça me hante depuis. Tu étais tellement belle. J'avais envie de venir et de te baiser. Tu ne liras jamais cette lettre et tu dois pas mal t'en foutre alors je peux écrire tout ce que je veux. Tu es la fille la plus belle que j'ai jamais vu et la plus désirable aussi. J'aimerais avoir ta virginité, avoir ton premier baiser, avoir ton premier rendez-vous galant et être ton premier amour. J'imagine te faire plein de chose comme t'embrasser, te toucher, te prendre dans mes bras, te caresser et te dire que je t'aime. Avant de m'endormir, je nous imagine ensemble heureux avec une vie parfaite. Je suis dingue de toi, dingue de ton corps et dingue tout court à cause de toi. Je t'aime !
Aleksand'r"
Wouah ! Il était très cru dans ses mots. Je n'avais que 14 ans à l'époque et il voulait me baiser. Le pire était qu'il l'avait imaginé quand il baisait avec son ex. Ça faisait flipper mais je ressentais une once de fierté. Sasha avait bien du kiffer venir en moi tout à l'heure. Il avait dû réaliser son fantasme. Maintenant, je devais être enceinte. Y penser me foutait les jetons. Je ne voulais pas de gosse contrairement à lui. De ce que je comprenais, il en voulait qu'avec moi. Sasha me trouvait belle. Je me souvenais de lui il y a trois ans. Il n'avait pas tous ses tatouages, piercings et ni sa coupe de cheveux actuelle. A bien réfléchir, c'était vraie qu'il était beau enfin, je ne faisais pas trop attention à lui étant occupée à l'esquiver le plus possible et puis à l'époque je ne m'intéressais pas aux garçons. Je les trouvais ennuyeux. Je lus les deux autres feuilles. Il ne les avait pas écrites à la même époque. C'était il y a quelques mois.
" Ma Nastia,
Je me sens si triste et je suis si effrayé de l'après. Mon père m'a foutu dehors il y a de ça deux ans et demi environ. J'ai dû me démerder seul. Il m'est arrivé plein d'emmerdes que je crois que je fais une dépression. Je suis tout seul. J'ai vécu à la rue au cours de ma première année en école de cuisine mais heureusement une bonne personne m'a aidé enfin seulement pour un temps. Malheureusement, elle est morte. Je peux encore vivre chez elle mais plus pour longtemps. Je serais de nouveau à la rue. J'ai des amis mais je n'ai pas assez confiance en eux pour leur parler de ma vie. Ils ne pourront pas comprendre. Une fois à suffit pour que je ne me confie plus jamais à eux. Mais le pire n'est pas là. Ma bonté m'a perdu. En venant en aide à un pauvre type, je me suis foutu encore plus dans la merde. J'ai dû tuer un homme pour la mafia en plus de combattre pour eux dans des paris illégaux... "
Je fis une pause dans ma lecture.
Hein ? Quoi ? Je relisais plusieurs fois pour être sûre de bien comprendre. Sasha avait tué un homme ! J'étais stupéfaite. C'était un meurtrier, un assassin. Il avait tué ! Quelle horreur ! Mais ça avait dû être horrible pour lui. Sasha était bon. Je me plaignais de ma vie depuis ma rencontre avec Ace mais alors lui... Le pauvre. J'avais envie de le prendre dans mes bras et de le consoler.
"...Ça a été l'expérience la plus horrible de ma vie entière. Ils ont dit qu'ils me tueraient si je ne le faisais pas. J'ai eu très peur. Je vois tout le temps le visage de ce gars quand je ferme les yeux. Ce souvenir me réveille toutes les nuits. Je pleure et il n'y a qu'en pensant à toi que je réussis à me rendormir. Tu es ma lumière, Ma Nastia. Je t'aime. Je t'aime. Je t'aime. J'ai pensé à me soûler pour ne plus y penser mais je ne veux pas t'oublier aussi. C'est tellement horrible. Je n'en peux plus, Nastia. Vivre devient insupportable !... "
Seigneur... L'enfer qu'il avait dû vivre. Ça me fendait le cœur. Et quel courage aussi ! Personnellement, je ne l'aurais pas supporté et je me serais foutue en l'air. Mes larmes coulaient de plus bel et les mains tremblantes, je continuais ma lecture.
"...Te revoir me serait bénéfique mais ça n'arrivera plus jamais. Ça fait déjà trois ans que je ne t'ai pas vu. Tu dois avoir changé, être devenue encore plus belle et avoir un petit ami qui te donne la vie que tu mérites. Tant mieux si c'est le cas, car moi, je ne pourrais jamais. J'ai cessé d'espérer te revoir. Ma vie ne vaut plus rien. Ce n'est plus la peine de continuer. Cette dernière lettre t'est adressée mais tu ne pourras jamais la lire. Je n'en peux plus de cette vie. Je vais y mettre un terme et peut-être qu'un jour, nous nous retrouverons dans l'au-delà. Je t'attendrais, Ma Nastia, et j'aurais peut-être le courage de me confesser sur mes sentiments. Je t'aime. Je t'aime. Je t'aime.
Aleksand'r"
Ça devait être à ce moment-là qu'il avait tenté de se suicider. Je ne voulais pas que tu meures, mon Sasha ! La vie a été si injuste avec toi. Tu méritais le bonheur toi aussi et j'avais envi de te le donner pour que tu sois enfin heureux. Ace te privait inconsciemment de ça. Revenait vite, mon Sasha, et tu seras enfin heureux avec nous, ta famille !
J'embrassais la lettre en la mouillant malencontreusement de mes larmes. Merde ! Bon tant pis ! Ça séchera. Et puis, ça ne se verra pas car lui aussi avait pleuré vu les tâches sur le bas du papier. J'ouvris la dernière enveloppe un peu anxieuse. Elle était beaucoup plus récente. C'était le mois dernier vu la date.
" Chère cousine,
Je vais buter le type qui t'a fait ça. Dïadïa m'a raconté ce qu'il t'est arrivée par mail. J'ignore comment il l'a eu d'ailleurs mais j'ai été anéanti d'apprendre ce que ton petit ami t'a fait. Je viens au Japon le mois prochain pour amener ton cadeau d'anniversaire et je compte bien te venger. Je vais défoncer la gueule de cet enculé. Il va crever ! Je vais le tuer ! Maintenant, je comprends pourquoi je n'ai pas réussi à me suicider, car je dois te protéger. C'est difficile mais je dois être patient pour te rejoindre, Ma Nastia. Je t'aime toujours autant. Même si je sortais avec d'autres nanas, je n'étais pas amoureux d'elles. Elles me plaisaient physiquement mais sans plus. Il n'y avait que toi qui comptait. Je n'ai pas eu d'autres meufs depuis trois ans. C'était impossible car tu hantais toujours plus mes pensées. Mon cœur t'appartient depuis très longtemps. Je ferais tout pour toi. Je suis si heureux de pouvoir te revoir. J'ai juré devant Jésus que je t'avouerais mes sentiments avant de rentrer en Russie. Pas grave si tu m'envoies chier, car Jésus m'offre l'occasion de le faire et je ne compte pas la laisser passer. Je t'aime. Je t'aime. Je t'aime.
Aleksand'r"
Il avait juré devant Jésus qu'il se déclarerait à moi ? Et dire que je n'avais rien pigé sur le coup. Je me sentais conne. Sasha m'aimait depuis notre enfance et il avait pour ambition de m'épouser. M'épouser... Ce mot sonnait bizarre dans ma tête. Je me sentais encore gamine malgré mes 18 ans. Je me trouvais trop jeune pour me marier et aussi pour avoir des gosses. J'avais honte de moi. Moi, Anastasia, 18 ans, en couple avec un type de 41 ans célèbre et pirate à son temps libre allait probablement devoir épouser son propre cousin qui l'avait peut-être foutue en cloque. Ma vie était une merde monumentale. Pourquoi ça m'arrivait à moi ? Dieu, avais-je été une grosse connasse dans une vie antérieure pour en arriver là ?
Tiens ? Il y avait une flèche en bas de page. Je tournais cette dernière et remarquais qu'il avait griffonné un gros paragraphe au stylo rouge.
" Tu m'aimes et ne me détestes pas. Je suis si heureux. J'ai cru au début quand tu m'as dit je t'aime que tu te déclarais à moi mais après réflexion ça aurait été étonnant de ta part. Tu es comme moi et je me sens moins seul. C'était tellement bien de baiser avec toi. Je ne te pensais pas si serrée dans mes fantasmes, mais bonne suceuse comme je l'imaginais, oui. Et ta paire de nibards. Seigneur ! Ton corps est si beau. J'ai adoré ta petite voix quand nous baisions. Tu embrasses bien même si j'ai connu mieux. Tu sentais si bon que j'ai encore ton odeur dans mes narines. Je ne cesse de repenser à ça. Je veux recommencer encore et encore. Je n'avais jamais ressenti ça. C'était incroyable. J'avais l'impression de faire un avec toi. Nous ne sommes pas cousin de sang alors il n'y a rien de mal. Je te veux Nastia ! Je t'aime et peut-être que tu pourrais tomber amoureuse de moi. Je t'aime comme un fou Nastia. Ma princesse. Je t'aime je t'aime je t'aime ! "
Ça me faisait chaud au cœur et même très plaisir mais bordel ça pouvait foutre les chocottes. Ce n'était que ses pensées heureusement. Sasha était amoureux de moi depuis si longtemps que je hantais son esprit à chaque instant. N'empêche, je devais le prendre comment son tu embrasses bien même si j'ai connu mieux ?
Je riais d'amusement avant de grimacer pour pleurer. Sasha... Tu me manquais déjà. Je serrais toutes les lettres contre mon cœur en chialant comme une madeleine. Je t'aimais énormément. Notre lien si spécial rendait notre amour unique et je m'en rendais compte de plus en plus. Sans toi à mes côtés, je ne m'en sortirais pas. Je le sentais au fond de moi. Je priais Dieu pour qu'il te ramène vite auprès de moi.
- Mon Sasha... pleurnichais-je.
J'avais besoin de le voir alors en reniflant sans pudeur je pris mon portable pour regarder nos photos. Il était déjà 15h56. Son avion décollait pour 16h. Il devait déjà être à l'intérieur. Un sms. C'était lui. Avec un sourire, je le lus sans cesser de pleurer.
" Ma Nastia adorée, je suis dans l'avion. Les au revoir avec la famille n'ont pas été simples mais le tien a été le plus difficile. J'ai envie de quitter l'appareil pour te rejoindre mais ce serait très con de ma part. Tu me manques énormément. Je t'aime, ma Princesse. Et sache que même si tu es encore avec Thatch à mon retour, je te ferais quand même ma demande. Je t'aime et je souhaite être pleinement avec toi. J'ai 10h de vol et je dois couper mon portable. Je t'enverrais un sms à mon arrivée à l'hôtel. Je t'embrasse. Je t'aime je t'aime je t'aime."
Je lui envoyais vite un message en espérant qu'il l'ait avant de couper son téléphone.
" Moi aussi je t'aime. J'ai lu tes lettres et j'attendrais ton sms. J'aimerais tellement que tu ne prennes pas cet avion mais tant pis. Reviens-moi vite ! "
Échec de l'envoie
Merde... Je comptais bien veiller tard jusqu'à recevoir des nouvelles de sa part. Je ne cessais de pleurer jusqu'à recevoir un sms de mon frère. Il avait dû noter mon numéro grâce à Sasha ou à Mama.
"Re la naine, j'espère que ça va. Je suis triste aussi mais je me dis qu'il reviendra vite. Sinon, j'ai envoyé ton numéro sur Discord à Thatch en lui disant que je te passais le sien et qu'il ne pouvait pas venir te rendre visite à cause de Papa. Tiens d'ailleurs, il vient demain matin avant le boulot. Courage !"
Un autre sms arriva et c'était le partage de contact de mon frère pour Thatch. J'enregistrais le numéro et l'adresse mail, remerciais mon frère puis décidais d'envoyer des nouvelles à mon petit ami.
" Coucou, c'est Anastasia. Mon frère m'a dit qu'il t'avait envoyé mon nouveau numéro sur Discord mais je ne sais pas si tu l'as vu. Sasha a prit son avion pour la Russie il y a quelques minutes. Ça m'embête que tu ne puisses pas venir me rendre visite. Je t'aime. Tu me manques."
Voilà expédié ! Vu l'heure peut-être qu'il faisait une sieste.
Le temps passait lentement alors que je chialais toujours comme une madeleine. J'allais me dessécher à force mais j'avais autre chose à penser qu'à m'hydrater. Sasha me manquait énormément. J'avais un vide dans le cœur qui ne pouvait être comblé qu'avec sa présence.
On m'apporta mon plateau-repas que je ne touchais pas. L'estomac noué, j'avais préféré observé le ciel s'assombrissant accoudée au rebord de la fenêtre. Lorsqu'on revint le chercher, l'infirmière me fit la remarque que je devais manger pour prendre des forces. Je n'avais pas répondu. Qu'elle aille se faire foutre ! Je voulais mon Sasha. Elle partit ensuite sans un mot en fermant la porte derrière elle. Sasha était encore dans l'avion. Vu l'heure, il lui restait cinq heures de vol. Pour le voir le plus possible, je me foutais de me réveiller dans la nuit juste pour lui parler. C'était mon Sasha... je t'attendrais !
Un sms. Sasha ? Non, mon frère. Ça me faisait penser que Thatch ne m'avait toujours pas répondu. Qu'est-ce qu'il pouvait bien foutre ?
" La naine, ça va ? Je peux venir demain avec Papa si tu as envie. "
" Ça peut aller. Il me manque énormément. J'ai envoyé un sms à Thatch mais il n'a toujours pas répondu. Il doit être occupé. Tu peux venir. Ça va me faire du bien. "
Au moins, je n'étais pas seule...
" Ok ! J'ai pas de nouvelle non plus de Thatch. Je sais qu'il a vu mon message sur Discord mais il n'a pas répondu. Alors tu as vu ?! On ne me l'a fait pas à moi. J'avais raison quand je disais que vous étiez amoureux tous les deux. Papa nous l'a dit dans la voiture en partant de l'hôpital. Mama disait qu'elle l'avait deviné aussi. Vous êtes amoureux-euh ! :D"
Je souriais d'amusement. Il allait nous faire chier avec ça, celui-là.
" Oui mais tu me connais, j'en savais rien. Bah Sasha et moi, on est des âmes jumelles. On est absolument pareil. "
" Ouais je m'en doutais. Tu es une vraie quiche ! Faut tout te dire pour que tu comprennes bien, et encore des fois il faut te le répéter :P J'ai regardé sur internet ce que ça voulait dire votre truc d'âme jumelle. C'est spécial mais c'est vrai que vous avez beaucoup de similitudes. "
Ah bon ?
" Quelles genres de similitudes ? "
" Bah des fois je parle dans le vide quand je lui parle ou quand je te parle. Vous n'écoutez pas tellement que vous êtes ailleurs, ou vous faites la même gueule quand on vous raconte un truc. Quand je lui cause j'ai l'impression de te parler. Il a un kiff sur les chats lui aussi et il adore aussi la tomate. Dans la voiture, il écoute de la K-pop à fond de sa clé USB. Ça m'avait direct fait penser à toi avec tes groupes de gonzesses. Mais lui au moins, il pige facilement ce qu'on lui dit :P sauf qu'il est assez naïf comme toi. Je l'ai vu sur OPO. Il croyait tout ce que lui disait Bonney. On a bien ri d'ailleurs :D Et vous avez le don de vous attirer des enmerdes. Sur le jeu, il avait toujours des problèmes soit à cause de sa naïveté soit des problèmes techniques. Combien de fois j'avais du lui filer des pièces d'or pour s'acheter des fioles de pex car il en avait données un à pauvre con qui le baratinait ?!"
Genre Sasha écoutait de la K-pop ?! Il ne m'avait pas dit qu'il aimait les chats. Ça avait dû beaucoup lui plaire d'être avec Lucifer.
" Sasha est gentil mais il me faisait la morale sur ma trop grande gentillesse alors que lui ne s'était pas regardé aha :D je le retiens celui-là. Mais bon on est pareil. "
" Ouais ! Quand on jouera ensemble sur le jeu, je vais devoir me trimballer deux pauvres cons :D On va bien se marrer. Sinon, j'ai entendu Sasha dire à Papa un truc mais je ne sais pas si je dois te le dire :D "
Hey ! On était pas deux pauvres cons ! Mais il parlait de quoi ? L'idée que ce soit la demande en mariage me traversa l'esprit. Pitié nan !
" C'est quoi ? Dit ! "
" Ah je ne sais pas si je dois vraiment te le dire. En tout cas, tu es dans la merde ! J'aimerais pas être à ta place. "
Oh nan ! Il n'avait pas parlé de la grossesse à Papa quand même ? Seigneur !
" Dit ! C'est quoi ? Tu me fais peur. Rien de grave j'espère. "
Je commençais à paniquer. Si c'était bien ce que je pensais, Papa allait me tuer.
" Nan rien de grave, enfin pas pour moi :D Tu devrais déjà faire des prières pour que ça se passe bien demain matin. :P"
Mais bordel de merde !
" Allez ! Dit ! "
" Je ne sais pas trop. J'ai quoi en échange si je te le dis ? :P "
L'enfoiré !
" Ce que tu veux mais dit s'teu-plaît ! "
Je stressais comme une merde. Il avait dit que je devais commencer à faire mes prières pour demain matin. Je craignais le pire. Papa devait être au courant. C'était la merde !
" J'ai mon idée de ce que je veux mais on verra plus tard à ton retour à la maison. Donc Sasha a dit à Papa que... "
Mais allez ! Accouche ! Putain ! Quel enmerdeur ! Ça l'amusait de me faire poireauter comme ça.
" Vous avez baisé et la capote a craqué alors il va te demander en mariage à son retour. Mais c'est vrai ? "
Putain... Quand Sasha avait dit qu'il prendrait ses responsabilités, je ne pensais pas à ce qu'il en parle à mon père. J'allais crever demain ! Enfer !
" Oui... C'était un accident. On avait beaucoup bu. Dit rien à Thatch s'il-te-plaît ! Je ne sais pas quoi faire. J'ai peur, Frangin. "
" Je me doute que tu as peur. C'est arrivé quand ? Tu peux peut-être prendre la pilule du lendemain. "
" Ça ne te regarde pas ! Mais c'est trop tard pour la pilule. Dit rien à Thatch. "
Je chialais de nouveau. J'étais vraiment dans la merde.
" Je ne dirais rien mais c'est dingue comment tu attires les enmerdes, toi ! Tu comptes faire quoi ? Tu vas quitter Thatch et épouser Sasha ? Car je ne sais pas si tu es éligible pour un avortement. D'ailleurs, je crois que Mama n'est pas au courant. "
" J'en sais rien. J'ai toujours pas de nouvelle de Thatch et Sasha m'a dit qu'il ferait quand même sa demande même si je suis encore avec lui. Il a dit quoi Papa du coup ? "
Mon père allait me buter. Pareil en fait, il avait déjà buté Sasha et enterré dans le jardin...
" J'aimerais pas être à ta place ! Je ne sais pas ce qu'il a dit car c'était au téléphone mais Sasha s'excusait tout le temps et vu le ton qu'il prenait, il devait bien se faire engueuler à mon avis. On verra demain. Mais il faudra peut-être que tu en parles à Thatch si tu ne peux pas avorter. "
" Je sais mais je vais attendre un peu avant. J'ai pas envie d'avoir de gosse. Ça fout les jetons mais Sasha, lui, ça ne le dérange pas plus que ça. Si je n'avorte pas, ma vie sera foutue. Je ne pourrais même pas travailler pour Izou. Je ne veux pas être enceinte. "
" C'est sûr et je ne te vois pas avec un gosse. Tu ne sais déjà pas te gérer toi-même alors un môme... Le pauvre ! Vous avez pas de chance que la capote ait craqué. Mais si c'est trop tard pour la pilule, ça veut dire que vous avez baisé entre son arrivée au Japon et il y a trois jours. Rassure-moi ! Vu qu'il est hypersexuel, il ne t'a pas forcée j'espère ? "
Hein ? Me forcer ? Du genre me violer ?
" Nan ! Il ne m'a pas forcée. Sasha ne m'aurait jamais fait de mal. J'étais consentante. "
" J'espère car te connaissant, tu ne dirais rien si c'était le cas. Tu es trop gentille pour balancer quelqu'un. Sinon c'est un bon coup ou c'est un trop grand excité à cause de sa maladie ? ;P "
Roh l'autre !
" C'est un bon coup ! "
" Mieux que Thatch ? :P"
De quoi il se mêlait, lui ? Mais c'était vrai qu'avec Sasha, c'était mieux qu'avec n'importe qui. Incomparable.
" Oui mais tu ne dis rien ! Je compte sur toi. "
" Muet comme une tombe ! Tu peux compte sur moi. Je trouve ça bien que ça match entre vous. Ça fait juste chier pour Thatch. Bonney va faire la gueule. "
Ouais mais bon...
Nous parlâmes encore un moment avant qu'il ne me laisse pour jouer à OPO avec sa guilde et Bonney. Je n'avais rien de Thatch et pas encore de sms de Sasha mais vu l'heure c'était normal. Le temps passait et la fenêtre avec le store était fermée. J'étais donc allongée dans mon lit en train de regarder les seules photos que j'avais dans mon téléphone. Je voulais mon Sasha près de moi. Il me manquait.
23h. Minuit. Minuit et demi. 1h. 1h30. 2h. Toujours pas de nouvelle. C'était vers 3h45 que je reçus un appel. Ça y était. Enfin ! Il me téléphonait avec son portable russe. Avec émotion, je décrochais.
- Sasha ! M'exclamais-je joyeusement.
- Ma Nastia adorée ! Désolé. Ça a été long pour arriver à l'hôtel. Il y avait des embouteillages. Ça fait du bien d'entendre ta voix. Tu me manques Princesse !
L'entendre me fit pleurer.
- Tu me manques aussi ! Pleurais-je doucement.
- Tu vas bien ? Il est quelle heure au Japon ?
- Ca peut aller... Il est exactement 04h47 et en Russie ? Reniflais-je, un peu calmée.
- 22h47. Tu soustrais 6h de chez toi. Je suis crevé. J'ai dû te réveiller. Bailla-t-il.
- Non, je n'ai pas dormi. Je t'attendais. Baillais-je.
- Fallait pas ! Tu dois être crevée.
- Oui mais pas grave. Au fait, Vitali m'a dit qu'il t'avait entendu parler au téléphone avec Papa. Il est au courant pour l'accident et ta demande en mariage. Dis-je d'une petite voix.
Je l'entendis soupirer dans le combiné puis inspirer par le nez.
- Ouais, j'ai parlé à Dïadïa de ça. M'en veux pas ! Je devais le faire pour lui demander ta main. Je suis de la vieille école alors je veux que ça soit parfait. Tu te doutes bien que je me suis fait engueuler comme une vieille merde et que j'ai eu droit à un sermon sur la contraception mais... Il a accepté de me donner ta main. Il aimerait que ce soit un mariage orthodoxe et il a dit aussi que tu pourrais être éligible à un avortement car tu es encore mineure au Japon mais que dans ton état, ça pouvait être risqué donc nous sommes obligés selon lui de nous marier. Ça ne me dérange pas car tu sais bien ce que je t'ai dit avant de partir. Je te ferais quand même ma demande à mon retour. Je t'aime Nastia ! Raconta-t-il.
Franchement, me marier me faisait chier ! Je voulais être libre, car j'avais le sentiment que Sasha ne voudrait pas de mes plans culs.
- Je vois... Il vient demain matin avant le travail. Vitali sera là aussi. Il a promit de ne rien dire à Thatch. D'ailleurs, je lui ai envoyé un sms mais il ne répond pas et c'est pareil pour Vitali qui lui avait envoyé un message sur Discord, qu'il a vu en plus.
- Bataille pas pour Thatch, va ! Dïadïa va sûrement te parler de ce qu'il s'est passé alors tu me tiendras au courant. Je pense que ça l'arrange d'un côté car il m'a dit qu'au moins il n'aurait pas comme gendre ce pirate. Il devait parler de Thatch. Tu comptes faire quoi à son propos ?
- J'en sais rien. Le frangin m'a dit de lui en parler mais je préfère attendre encore un peu... soufflais-je peinée.
- Je comprends. Ça ne sera pas facile. Mais je trouve ça bizarre que tu n'aies pas de nouvelle de sa part. Il devrait direct t'appeler sur le fait qu'il ne puisse pas venir au moins. Tu me dis qu'il a vu le message de Vitali sans y répondre. Je trouve ça louche mais bon peut-être qu'il donnera signe de vie demain.
- Ouais peut-être. Je verrais bien... Papa aimerait un mariage orthodoxe ? Ça fait très longtemps que je n'ai pas été à l'église. Il n'y en a pas à East Blue, seulement dans le Nouveau Monde. On devra aller là-bas à mon avis. Expliquais-je, pensive.
- C'est bien le Nouveau Monde ? Demanda-t-il avec intérêt.
- Je ne sais pas. Je n'y suis jamais allée. Répondis-je.
- Vitali parlait d'y vivre un jour avec Bonney. Ça a l'air sympa de ce qu'il me disait. Tiens ça me fait penser que Dïadïa croit que je t'ai dépucelée. J'ai rien dit car je ne voulais pas foutre ma merde en lui disant que c'était l'autre enculé et puis j'aurais voulu que ce soit moi ton premier.
- Je ne regrette pas de l'avoir fait avec lui mais c'est vrai que ça aurait pu se passer mieux. C'était un peu trop précipité. Mais tant mieux si Papa pense que c'est toi. Ça aurait pu être pire. Il aurait pu croire que c'était Thatch. Dis-je d'une petite voix.
- Ouais, il l'aurait assurément tué. D'ailleurs, il m'a demandé si c'était la seule fois. J'ai dit que non. Désolé...
- Pas grave mais c'est très gênant que mon père sache ça. Cependant, s'il demande demain je lui dirais que c'était avec toi que j'ai perdu ma virginité. Souris-je doucement.
- C'est gentil mais je n'ai rien eu en première fois venant de toi. C'est l'autre con qui a tout eu. Ta virginité, ta première sodomie, ta première fellation, ton premier cunni, ton premier baiser et même ton premier rencard.
- C'est vrai mais toi tu es le premier à avoir joui en moi par accident et volontairement. Bien sûr tu seras le seul.
- Bah j'espère ! Ça me ferait bien chier que tu sois en cloque d'un autre alors que nous seront mariés.
Merde ! Je venais de penser que Sasha ne serait peut-être pas d'accord pour une relation libre. Oh bordel !
- Ca n'arrivera pas. Là, c'est arrivé car je ne prenais pas encore la pilule. Je dois attendre mes prochaines règles pour ça.
- Bah là, ça risque pas ! Et puis, je te le dis tout de suite, j'adhère pas à la relation libre et à l'amour polygame donc les plans culs, c'est mort.
Ça me serrait le cœur. Si on se mariait, j'allais devoir dire adieu à Marco et Deuce, peut-être même Thatch. Ça me faisait chier.
- C'est sûr ! Mais je m'en doutais un peu... émis-je tristement.
- Je sais que ça te fait chier, Princesse, mais pour moi le mariage c'est juste nous deux et personne d'autre. Je te serais fidèle alors j'aimerais que tu en fasses autant et puis avec moi, tu n'auras pas besoin d'aller voir ailleurs. On se fera de supers parties de jambes en l'air, tu peux en être sûre !
Je riais doucement à son humour mais intérieurement, j'étais déçue. Dans la famille, nous étions de croyance orthodoxe même si j'étais ouverte au shintoïsme. Sasha était très croyant alors c'était sûr qu'une fois marié, le libertinage serait fini.
- C'est vrai qu'avec toi, c'est méga bien. Je me souviens que pour Ace, j'avais dû penser à toi pour ressentir quelque chose. Soufflais-je.
- Ca prouve bien que tu n'as pas besoin de plan cul. Mais tu devrais profiter de mon absence pour te faire plaisir jusqu'à mon retour car après tu ne pourras plus. Ricana-t-il.
- Mouais... Profiter, bof. Il n'y a que la famille qui peut me rendre visite et une fois à la maison, mes plans culs ne pourront jamais passer la porte d'entrée alors bon... Et puis, je n'ai plus leur numéro de téléphone...
- Remercie ton chien d'ex pour ça ! Mais tu as encore trois jours à attendre avant de rentrer et je ne sais pas quand je reviendrais donc tu devras utiliser tes petits doigts en attendant tout en pensant à moi.
J'avais entendu son sourire pervers et je gloussais comme une gamine avant de soupirer.
- Sasha, tu sais, j'ai pas envie de me marier... Enfin pas pour ça... Je veux me marier par amour et pas par principe que je suis enceinte. Je le ressens comme si on me forçait. Ça ne me convient pas et ça me rend triste. Tu comprends ?
Sasha garda le silence avant de claquer de la langue et de soupirer.
- Je comprends mais moi, je veux t'épouser même si tu n'es pas enceinte. Je t'aime et je me suis toujours vu avec toi. Je te l'ai dit je te ferais ma demande en mariage à mon retour et ça, même si tu n'es pas enceinte. Je t'aime comme un fou, Nastia alors réfléchis bien. Je te demanderais de m'épouser par amour pas à cause d'un accident de capote.
- Oui je sais mais... Ça sera fait dans la précipitation et ça, ça ne me convient pas. J'ai toujours rêvé d'un mariage d...
- De princesse ? Oui je sais. Je te le donnerais ce mariage, avec le peu que j'ai mais tu l'auras. Je te le promets. J'ai envie de te l'offrir comme tu l'entends. Me coupa-t-il joyeusement.
- Mama voudra tout gérer la connaissant... Sasha... Ça me fait peur, tu sais...
- Pas moi ! On est pile dans l'âge pour se marier car plus tard ce sera trop tard, tu vois ?
- Oui mais au Japon, une femme peut se marier dès l'âge de 16 ans et un homme dès l'âge de 18 ans mais jusqu'à 20 ans, il faut l'accord des parents. La tendance au mariage va jusqu'à 30 ans. J'ai peur, Sasha. Je n'ai même pas fini le lycée et je vais devoir me marier. Me plaignis-je.
- Je sais mais tu sais, Nastia, il va falloir que tu grandisses un jour. Tu n'es plus une gamine.
Ça me blessait mais il n'avait pas tort. J'avais 18 ans maintenant. Ce n'était pas encore ma majorité mais ça me donnait un peu de responsabilité. Je ne répondis pas et laissais traîner un silence. Sasha soupira avant de continuer.
- Il me faudrait ton tours de doigt car tu te doutes bien que je vais te prendre une bague de fiançailles et les anneaux de mariage.
- Oui, c'était 6 en taille japonaise mais depuis j'ai maigri. Informais-je d'une petite voix.
- Bon je prends cette taille et tu as intérêt à grossir Princesse. Ça serait con que tu la perdes... Enfin si tu acceptes.
De nouveau un silence. Je n'avais pas envie de répondre. Je n'étais pas prête. Ce mariage me forçait la main. Il me privait de ma liberté et surtout de mon libre-arbitre.
Sasha bailla bruyamment.
- Je vais te laisser Nastia. Je n'en peux plus. Je suis crevé. Je n'ai même pas dormi dans l'avion. Souffla-t-il d'une voix fatiguée.
- Oui moi aussi. Je suis rassurée que tu sois bien arrivé. Je te souhaite une bonne nuit, Mon Sasha.
- Oui, bonne nuit Ma Nastia. Je t'aime ! Et j'espère que tu réfléchiras bien jusqu'à mon retour. Je m'en fous de ton Thatch. Tu n'es pas amoureuse de lui, ne l'oublie pas !
J'acquiesçai vite fait puis nous raccrochâmes. J'étais bien avec Thatch même si je n'étais pas amoureuse de lui. Il était gentil, bon au pieux, marrant, riche, célèbre et il avait une énorme... Ah un sms ! Sasha.
" Je sais que je t'ai dit de ne pas me donner de suite ta réponse mais s'il-te-plaît, médite bien sur ça et ne m'envoie pas chier comme une merde. Je ne le supporterais pas. Je t'aime Princesse. "
Je me doutais que mes silences devaient lui faire du mal mais j'étais effrayée.
" Désolée. J'ai juste très peur. Je ne veux pas être privée de liberté et aussi de libre-arbitre. J'étais un oiseau en cage avec Ace et je ne souhaite pas revivre ça à cause d'un mariage. Tu comprends ? "
" Ouais, je comprends ! Mais faut te dire que je ne suis pas ton putain d'ex de merde. Je ne te ferais jamais de mal et je ne serais jamais mauvais avec toi. Tu comptes énormément pour moi. C'est parce que je t'ai dit que je n'adhérais pas à la relation libre que tu te braques pour le mariage ? "
" Non, rien à voir. Je me doutais déjà que tu ne voudrais pas que je continue. C'est juste que j'ai l'impression que ce mariage est une décision qui m'est imposée et qui sera fait au plus vite. "
Mon téléphone sonna me faisant sursauter. Sasha me rappelait. Je décrochais et il ria joyeusement.
- Mais ma Nastia, je t'ai déjà dit que ma demande en mariage ne concernait pas le fait que tu sois enceinte. Je souhaite t'épouser car je t'aime et on n'est pas obligé de se marier le mois prochain. Ça peut attendre l'année prochaine. T'en fait pas ! On a tout notre temps pour ça et en plus je te ferais officiellement ma demande à mon retour. Du coup, si ce n'était que ça, ça veut dire que tu diras oui ? Nan attends ! Ne dit rien ! Je veux pas savoir tout de suite. S'exclama-t-il amusé.
Je riais d'amusement. J'avais envie de me marier avec lui et ça me rassurait de prendre le temps. Aller trop vite me faisait peur. Sauf que j'allais devoir rompre avec Thatch. Ça sera le plus difficile. Il sera anéanti. J'avais mal au cœur rien que d'y penser.
- Bon allez, bonne nuit ma Princesse. Je t'aime !
J'avais entendu son sourire.
- Bonne nuit mon Sasha. Je t'aime aussi ! Souris-je également.
Nous raccrochâmes définitivement cette fois puis j'éteignis ma lumière avec la télécommande du lit et tentais de fermer les yeux. Si je disais oui à Sasha, je me marierais avec lui. Ça ne me déplaisait pas car je l'aimais et j'avais confiance en lui. Nous étions pareils et je savais avec certitude qu'il était sincèrement amoureux de moi. Notre lien psychique ne permettait aucun mensonge. Cependant, je n'avais pas osé lui parler des lettres. Le fait qu'il avait tué quelqu'un me choquait. Il avait ôté la vie d'une homme ! Bon c'était pour rester en vie mais quand même... C'était horrible ! Crevée, je finissais par dormir, mon portable dans la main vers 04h57.
Fin du chapitre 25.
Bonus futilités:
- Sasha a représenté son meurtre par un couteau planté dans un crâne en tatouage sur son flanc droit. C'était celui qu'il ne voulait pas que Anastasia touche dans le chapitre 17 (page 18).
- Son pseudonyme de hacker RedHands vient de là également.
- Dans le chapitre 22 (page 23), il s'est réveillé deux fois dans la nuit à cause de cauchemar ressassant sans cesse ce crime alors pour se calmer il cherchait le réconfort charnel de Anastasia.
- Les autres nuits, à ses multiples réveils, il se masturbe en pensant à elle. Ça l'aide à pouvoir se rendormir.
