Bienvenue dans ce vingt-septième chapitre. On approche du trentième, dit donc !

Disclaimer : One piece n'est pas à moi même si je torture certains personnages. Quel dommage !

/!\ Rating M pour le langage et les scènes crues ! Je vous aurais prévenus.

Bonne lecture !


Nous nous étions fixés une heure pour la sortie nocturne. 02h30. Au repas, nous avions informé nos parents que nous passerons la nuit ensemble dans la chambre de Vitali.

En ce moment, j'étais en train de jouer à OPO avec mon frère et sa guilde. Enfin... A vrai dire, je m'étais à jour mon perso. Il y avait des nouvelles compétences et un système d'éveil que j'avais encore du mal à piger malgré les explications de mon frère. J'étais maintenant au Courtier pour m'acheter une nouvelle tenue. En mariée, c'était joli mais j'étais reconnaissable alors j'avais acheté une robe de princesse bleue avec une tiare comme Cendrillon. Tiens ? Un message privé. Oh Bonney !

" Re-Salut. Je suppose que Vitali t'a racontée. Il ne répond pas à mes messages. Tu peux lui dire que je suis désolée et que je regrette ce qu'il s'est passé. "

Sérieux ? Elle le prenait pour un chien ou quoi ?Mon frère était en train de parler dans le vocal alors j'attendis qu'il eut terminé pour l'interpeller d'un coup de coude.

- Quoi ? Émit-il sans me regarder.

- Bonney m'a envoyée un message in game. Regarde ! Lui dis-je.

Il se pencha pour lire mon écran vu que nous partagions son bureau.

- Dit-lui qu'elle aille se faire enculer par son nouveau mec ! Je ne suis pas son clebs ! Elle dit ça à chaque fois qu'on s'engueule. Qu'est-ce qu'elle a ? Elle a été voir son amant et elle s'est fait recaler car lui, il voulait que du cul ? Pesta-t-il mauvais.

- Si c'est ça alors ça veut dire que c'est bien Thatch. Mais ce n'est que des suppositions. Lui dis-je en écrivant ma réponse.

" Je viens de lui dire et il me dit de te dire que tu peux aller te faire enculer par ton nouveau mec et qu'il n'est pas ton clebs. Ce sont ses mots. "

- C'est bon je viens de lui dire. Ah elle m'a répondue. Elle a fait vite. Elle dit qu'elle n'a pas de nouveau mec car elle t'a menti pour te faire du mal puisque tu la soûles avec tes histoires d'égalité. Informais-je Vitali.

- Déjà c'est pas d'égalité mais d'équité. Moi aussi j'ai des besoins. C'est pas parce que je gicle que j'ai du plaisir. Et puis de toute manière, je m'en branle que son histoire soit du pipo. Je ne retournerais pas avec elle. Ce qu'elle a dit, ça ne se fait pas. Et puis surtout je ne la crois pas. Qu'elle aille se faire foutre ! S'emporta-t-il.

- Peut-être qu'elle t'a pas trompé en fin de compte ? Mais on pourra jamais vraiment le savoir. Soufflais-je peinée.

- J'en ai rien à foutre. Je ne veux plus d'elle. Tiens, dis-lui de venir me rejoindre sur le vocal ! Je vais régler ça.

Je passais le mot à Bonney et sans me répondre, je vis qu'elle rejoignit mon petit frère dans le canal Réunion. Sans attendre, il commença à gueuler. Sur ce côté là, il était comme Mama à toujours partir au quart de tours pendant les engueulades. Néanmoins, je reçus un message privé d'un joueur de la guilde me demandant si je voulais faire du PVP sauvage avec eux. J'acceptais et ils m'invitèrent dans leur groupe et à les rejoindre dans le vocal au canal PVP. Ils étaient deux et bien sûr, il y avait le pote de Vitali qui avait des vus sur moi. Ça ne me déplaisait pas à vrai dire mais mon frère m'avait dit de faire profil bas avec mes pulsions. Toutefois, s'il me cherchait, je n'allais pas tenir longtemps.

· Salut ! Fis-je avec un petit sourire.

- Oh Anastasia ! Tu as une voix toute mignonne dis-donc. Entendis-je du pote de mon frère.

Ouais. Pas de doute, c'était bien le même gars que le mois dernier. Ça me fit sourire.

- Arrête ! Elle ne va plus parler après et peut-être même se barrer. On sera dans la merde sans heal ! Râla l'autre type qui avait l'air jeune également au timbre de sa voix.

Ça devait être aussi un ami de mon frère. Je ne disais rien et les rejoignais via le téléporteur hors de la capitale.

- Mais nan ! Je sais y faire avec les filles. Et puis je peux tenter ma chance, elle est dispo maintenant. Surtout que je suis beau gosse. Se vanta-t-il tandis que son pote soupira, railleur.

- Non. Émis-je avec un sourire en coin.

- Hein ? Parût-il surpris.

- À propos de quoi ? Qu'il sait y faire avec les filles ou qu'il est beau gosse ? Demanda le second, amusé.

- Qu'il soit beau gosse, j'en sais rien. Je ne sais pas qui sait. Qu'il sache y faire avec les filles, ça n'a pas l'air. Qu'il tente sa chance, c'est mal barré vu ce qu'il avait dit à mon frère. Ce n'est pas en montrant sa queue que je vais lui tomber dans les bras... souris-je alors que son ami pouffa de rire.

Je n'avais rien dit concernant mon couple avec Sasha. Ça ne regardait personne et je ne voulais pas que ça s'ébruite.

- Tu dis ça car tu n'as toujours rien vu. Donne ton Facebook et tu verras ! S'exclama encore vantard l'ami de Vitali.

- Je n'ai plus Facebook. J'ai supprimé mon compte. Lui répondis-je du tac au tac.

- Pourquoi ? Demanda le second.

- Oui, pourquoi ?

- Je ne veux plus me faire harceler par mon ex. J'ai même changé de numéro de téléphone mais il est tenace. Avouais-je en leur mettant tous mes buffs.

- Faut le comprendre ! Tu es méga bonne. Tu as un beau cul et surtout une belle paire de nibards. Oh ouais ! Ils sont bien gros comme je les aime. Ricana le pervers de service qui servait d'ami à mon frangin.

Sérieux ! Il pouvait pas revoir ses fréquentations ? Et c'était moi qui disait ça...

C'était hyper embarrassant malgré le côté flatteur.

- Mouais... Je pense juste qu'il est un peu trop possessif. Même actuellement, le moindre gars qui me parle, c'est la crise. Sur OPO, j'ai changé de pseudo et d'apparence pour être tranquille sinon je ne pourrais même plus jouer.

T'inquiète pas ! C'est FireFist, c'est ça ? Alors ne t'inquiète pas. Je te protégerais. Il ne te fera plus de mal. Je veillerais sur toi. Me dit-il ensuite.

Bah bien sûr... Ce qu'il m'était arrivé s'était bien ébruité. Tout le monde du lycée était au courant à mon avis.

- Comment tu la dragues, là ! Je pense pas qu'elle ait besoin d'un nouveau mec. Elle veut juste être tranquille et penser à autre chose, à mon avis.

- Oui mais parler avec vous fait quand même du bien. Ça change du personnel médical. Dis-je en me mettant en PK.

Ils firent de même et nous commençâmes à chasser des victimes.

- Dit-voir, ta taille de soutif n'a pas changé avec ton amaigrissement ? Rassure-moi ! Questionna le pote de mon frère.

- Euh non. Ça va. Répondis-je avec amusement.

- Yes putain ! Euh et du coup, tes mensurations sont de combien ? Tour de poitrine, tour de taille et tour de hanche, s'teu-plaît ?

Son ami ricana ce qui l'amusa aussi.

- J'ai pas envie de te le dire... Là un joueur ! M'exclamais-je ensuite.

Oh dommage ! Je voulais un peu plus de réalisme dans mes rêves... Allez ! On lui fait sa fête. Stun-le qu'on le bousille !

J'étais sûre qu'il devait penser à moi en se tripotant, le coquin. Ça me plaisait et j'avais une envie monstre de jouer avec lui mais Vitali allait m'engueuler. Faisait chier ! Je voulais l'allumer.

J'étourdissais le joueur adversaire qui n'avait rien demander. Mes deux camarades en assassin se ruèrent sur lui sauf qu'ils se prirent tous une tornade enflammée. En panique, je leur donnais des soins pour les maintenir en vie. Qu'est-ce qu'il s'était passé ? On avait même pas eu le kill.

- Putain ! Quel est le con qui vient nous emmerder ? Pesta le pervers.

Une boule de feu percuta mon personnage. Je me soignais et plaçais un bouclier sur le groupe. Le joueur victimisé était mort et s'était déjà téléporté. Je soignais mes équipiers sauf qu'un des deux se faisait charger par un guerrier. Oh merde ! Thatch. Je l'étourdissais et les autres se jetèrent sur lui. Cependant j'eus juste le temps de leur donner les derniers soins avant de me faire attaquer encore par des flammes. Ça ne pouvait être que Ace. Qu'ils crèvent tous les deux, tiens ! Leur union prouvait bien qu'ils se parlaient toujours. Ça me serrait le cœur et je me sentais trahie. Nous étions tous les trois silencieux concentrés sur le combat. Vista n'était pas là et j'en étais soulagée. J'esquivais les attaques de Ace en courant en cercle comme j'avais prit l'habitude de le faire et je soignais, buffais et débuffais en même temps. C'était chaud car nos deux adversaires étaient très doués. Néanmoins après multiples coups, Thatch tomba. Il ne se téléportait pas et restait sur place. Au tours de Ace maintenant.

- Ah mais c'est FireFist ! Ricana l'ami de Vitali.

- Fait pas le con ! Le réprima l'autre.

Je mis un stun à Ace et les deux assassins de mon groupe se ruèrent sur lui. Ils enchaînaient plusieurs skills mais il tenait bon en usant de divers potions de soin. Les deux potes de mon frère prenaient cher malgré mes soins. Cependant Ace succomba enfin. J'avais mal aux doigts et aux poignets à force. Je soignais vite mes équipiers puis les buffais.

- Bravo ! On a eu cet enculé ! S'exclama joyeusement le pervers.

- Ouais et fait pas le con ! Je te connais toi ! Dit l'autre.

Faire le con ?

" Bah alors FireFist, tu ne fais plus le malin sans ton healer ! " lisais-je de Hect r en tchat de région.

Ah je vois...

Firefist : " Ta gueule ! Sans votre healer, vous seriez tous morts. "

Il n'avait pas tort.

Hect r : " Mais nous au moins on en a un. "

FireFist : " Fait pas trop le malin toi car il sera pas toujours là pour te sauver le cul. "

EvilCook : " C'est Anastasia. Je la vois dans le vocal de son frère en canal PVP avec deux autres personnes. Tu as un autre PC ? "

Merde ! Putain ! Thatch avait toujours accès au Discord de Vitali. Faisait chier ! Et d'où il osait me parler, lui ? J'étais sensée l'oublier. Va chier ! Bien sûr sans surprise, je reçus un message privé de Ace sur le jeu.

" Ma souris ? C'est toi ? "

Je ne répondis pas.

- Euh t'es grillée du coup. Désolé ! S'excusa le pote de mon frère.

- Nan ! Ils pensent que c'est elle mais ils n'ont aucune preuve. C'est pas parce qu'elle est en vocal avec nous qu'elle y est aussi in game. Expliqua l'autre.

- C'est vrai. Je n'y avais pas pensé. Bon, on se barre du coup ? On se fait du 3v3 car si on continue le PK, on va se les revoir.

Nous acquiesçâmes, quittâmes le mode Player Killer puis nous nous téléportâmes à la capitale laissant Ace et Thatch sans réponse.

- Vitali ? Appelais-je mon frère qui avait cessé de gueuler après Bonney.

D'ailleurs c'était un miracle que les autres ne l'aient pas entendu.

- Quoi ?

Ah il était toujours de mauvais poils. Je lui racontais ce qu'il venait de se passer et il soupira d'exaspération.

- Je vais lui retirer l'accès du Discord. J'avais oublié de le faire. C'est totalement fini avec Bonney. Elle me disait qu'elle avait menti mais je lui ai foutu dans la gueule que c'était trop tard car elle m'avait dit de trop mauvaise chose. Je lui ai dit que je voulais aussi du plaisir mais elle a fini par avouer qu'elle s'en fichait un peu... Je me sens utilisé. Raconta-t-il.

Nous fûmes téléportés dans l'arène.

- Je te comprends. J'ai ressenti ça aussi pour Ace. Ne t'en fais pas ! Tu trouveras une fille mieux qu'elle la prochaine fois. Souris-je.

- J'espère. Je viens vous rejoindre dans le canal. Vous êtes déjà en arène ?

- Oui. Le combat va commencer.

Nous nous sourîmes et en effet, il était temps que je sois attentive à mon écran.

- Re les mecs ! Fit mon frère en arrivant dans le canal.

- Oh le Tout-Puissant ! Alors on fricotait avec la copine ? Railla son ami pervers.

- Non ! Je rompais avec elle. Soupira-t-il alors que nous combattions.

- Ah merde ! Pourquoi ? Elle est bonne pourtant.

- Ouais mais au plumard, elle ne pense qu'à sa gueule.

Ah oui c'est vrai ! Et toi Anastasia, tu suces ou tu penses aussi qu'à ta gueule ?

Je pouffais de rire. Si tu savais, mon gars !

- Hey ! Fous-lui la paix ! Soupira mon frère.

- Oh ça va ! Elle est majeure. Elle peut faire ce qu'elle veut et je suis sûr que j'ai une chance. Ne fout pas tout en l'air, s'teu-plaît !

Une chance ? Faudrait déjà que je sache à quoi il ressemble déjà.

- Tu n'as aucune chance, mec. Je connais les goûts de ma sœur en matière de mec et tu en es loin. Se moqua Vitali.

Genre ? Il connaissait mes goûts ?

- Ah ouais ? Et c'est quoi son genre ?

Mon frère éclata de rire en me regardant. Quoi ?

- Elle kiffe le style mauvais garçon... dit-il avant de se faire couper par son ami.

Ouais bah moi aussi je peux être un Bad Boy.

Ça me fit sourire.

- Tu n'y arriveras jamais. Par contre chieur, tu n'as pas besoin de faire d'effort. Se moqua mon frère.

Cela les fit tous rire.

- Je peux quand même essayer même en étant juste chieur. Elle te supporte bien, toi.

Je regardais Vitali qui me fixait puis je secouais de la tête pour lui dire que c'était mort.

- Je suis avec Sasha ! Me justifiais-je.

- Vous êtes officiellement ensemble, ça y est ?

- Oui ! Depuis cette aprèm au téléphone. Il m'a demandée de sortir avec lui.

- C'est pas trop tôt. Ça se voyait que vous étiez amoureux l'un de l'autre.

Vraiment ? Questionnais-je.

- Ouais ! Les bisous, les câlins, les je t'aime et aussi que vous vous voyez le plus possible en une semaine. Sasha passait du temps avec moi mais beaucoup beaucoup beaucoup plus avec toi. Au début j'étais jaloux mais ensuite j'ai comprit.

- Tu sais, les bisous, les câlins et les je t'aime ne veulent rien dire. Regarde !

Suite à mes mots, je l'enlaçais au cou et lui fis un baiser sur la joue. Contrairement à d'habitude, il ne grimaça pas.

- Je t'aime, Frangin. Glissais-je à son oreille.

Contre toute attente, il passa son bras par-dessus mon accolade pour poser sa main derrière ma tête et me faire un bisou sur le front.

- Moi aussi je t'aime, la naine. Souffla-t-il ensuite.

Nous nous sourîmes et je retirais mes bras et lui sa main pour que je puisse me rassoir correctement.

- C'est vrai que ça ne veut rien dire mais ça se voit quand même que vous êtes amoureux tous les deux... Oh vu l'heure, je vais couper et dormir un peu sinon je vais être trop crevé pour cette nuit.

Je regardais l'heure sur mon PC et il était 23h17.

Moi aussi du coup. Baillais-je.

- Bon allez les gars ! Nous, on coupe. Anastasia est fatiguée. Je vais la ramener dans sa chambre. Dit mon frère en appuyant sur sa touche programmée.

- Oh quel dommage ! Avant de partir, Anastasia, passe ton mail et ton numéro ! On fera plus ample connaissance tous les deux. Ricana le pervers sous le pseudonyme de Hect r.

- Non, désolée. Je ne donne plus mon mail et mon numéro aux gens maintenant. Mais merci pour le groupe et le PVP. C'était sympa de jouer avec vous. Souris-je aimablement.

- Ah encore dommage ! Bon bah à la prochaine et passe une bonne nuit. C'était bien aussi de jouer avec toi. Tu es douée en healer. Me dit-il alors.

- Merci ! Bonne nuit à vous deux aussi. Souris-je encore.

Je quittais le groupe et le canal puis me déconnectais du jeu. J'allais faire pareil avec le Discord mais je reçus un message privé. Je levais les yeux au ciel en constatant que c'était Ace puis interpelais mon frangin pour lui signaler le message.

- Vas-y montre ! M'intima-t-il avec un sourire en coin.

Je cliquais sur la conversation pour l'ouvrir puis nous lûmes en même temps.

" Ma souris, je suis désolé pour cette après-midi. Je voulais te voir et te parler. Tu me manques. Je t'aime comme un fou. Bonney m'a raconté pour Thatch. Je t'avais prévenue mais bon... Elle m'a dit aussi que tu n'avais plus de PC mais tu es connectée sur Discord et je crois t'avoir vu sur OPO. Tu as un nouvel ordinateur ? "

Oh pauvre chou ! Il t'aime comme un fou. Mon cul ouais ! Et l'autre qui balance tout. Elle disait qu'elle ne lui parlait pas beaucoup. Mon cul aussi ! Elle se foutait bien de ma gueule, celle-là ! Pesta mon frangin.

- Ace et Thatch devaient toujours se parler vu qu'ils jouent ensemble sur OPO et à mon avis, Bonney a dû dire à Thatch que j'étais sur Discord avec toi cette aprèm pour tout entendre. Ça ne m'étonnerait pas qu'elle lui parlait en MP en même temps. Il a peut-être fait exprès d'être odieux car il savait que j'étais là. Je n'ai plus confiance en quiconque sauf en ma famille. C'est fini. Je les oublie. Dis-je en écrivant ma réponse.

" Ça suffit. Vous vous êtes tous bien assez foutus de ma gueule comme ça. Oubliez-moi ! Car moi je vous oublie. Adieu ! "

- Radical ! C'est vrai qu'il y a de quoi devenir parano. Je te comprends. Tu as raison de répondre ça. Qu'ils aillent tous se faire foutre ! On est mieux sans eux. Sourit-il.

- Ouais, qu'ils aillent tous se faire foutre ! Riais-je.

Je perdis mon sourire et soupirais d'exaspération en voyant le message de Ace.

" Nan ! Ne me fais pas ça ! Je t'aime. Tu n'as pas le droit de me laisser. On est fait l'un pour l'autre. Tu peux oublier qui tu veux mais pas moi. Je t'aime. Je veux qu'on se remette ensemble. "

Je ne répondis pas et me déconnectais du Discord pour ensuite le fermer.

- Pauvre type... Il est désespéré. Ça me fait de la peine pour lui malgré tout. Tu ne le bloques pas ? Demanda Vitali.

- Non pas tout de suite. Il va encore me parler et à ce moment-là, je lui demanderais qui il est car je l'aurais oublié. Pareil pour Thatch s'il me reparle un jour. Je n'attends que ça car après tout, n'a-t-il pas dit que je devais l'oublier ? Souris-je.

Pas con ! Bon allez ! Je vais chercher un truc à grailler. J'ai la dalle ! Tu veux un truc ?

- Oui, tiens ! Prends ce que tu veux.

- Ok ! Je reviens vite. Fait pas de connerie et ne touche à rien ! Pigé ? Dit-il en se levant de sa chaise de bureau après avoir éteint son ordinateur.

- Oui Boss ! M'exclamais-je en faisant le salut de la Marine.

Vitali sourit amusé.

- Ca ne te va pas de faire ça. Dit-il ensuite avant de sortir de sa chambre.

Avec un sourire, j'éteignis mon PC puis m'étirais les dos. Mon regard fut attiré par une notification VK sur mon téléphone. Sasha ! Avec joie, j'ouvris l'application et constatais que c'était une demande de modification de relation. J'acceptais et nous étions maintenant fiancés sur VK. Il avait dû voir mon acceptation car je reçus un MP de sa part.

" Ce n'est pas la demande officielle, hein ! :D "

Je gloussais comme une idiote.

" Quel dommage ! Mais c'est mieux que rien. Ça se passe bien chez les grands-parents ? "

" Ouais. On va passer à l'apéro, là. Je ne vais pas être frais avec la gnôle du vieux. Papa s'est prit un coup de tête de papi en rentrant dans la baraque car il ne leur avait pas rendu visite depuis deux ans et mamie a gueulé. Par contre, moi, j'ai été accueilli comme un Dieu même si j'ai eu droit au remarque de papi sur mes piercings et mes tatouages. Il m'a sorti la vieille blague sur le perçage et le marquage du bétail. Et toi comment ça se passe à la maison ? "

Tranquille le vieux ! Je ne savais plus son âge mais il devait bien faire dans les 70 piges. Mettre des coups de tête à son fils aîné, fallait être dingue. Mais bon... Je ne l'avais vu qu'une fois comme mamie. Je ne me souvenais vaguement de leur visage. Ça remonte à loin maintenant.

" Je suis contente pour toi. Amuse-toi bien ! :D À la maison, ça se passe bien. J'ai un peu joué sur OPO avec des membres de la guilde de Vitali. On a fait un peu de PVP mais il y avait Ace et Thatch qui jouaient ensemble. Ils ont deviné que c'était moi car Vitali avait oublié de bannir Thatch de son Discord mais on leur a mit une raclée ;D Ace est venu me parler sur Discord en MP en disant qu'il s'excusait et qu'il était amoureux de moi, comme d'hab quoi. Mais je l'ai envoyé chier en lui disant qu'avec Thatch, ils s'étaient bien foutu de ma gueule et qu'ils devaient m'oublier tous les deux car moi c'était déjà fait. Ça ne lui a pas plus. Il a sortit encore qu'on était fait l'un pour l'autre, que je ne devais pas le laisser et qu'il m'aimait. Je n'ai pas répondu et je me suis déco. Au fait, Vitali a rompu avec Bonney. Ils se sont prit la tête entre eux. Elle a dit qu'elle l'avait trompé mais ensuite elle racontait que c'était un mensonge. Mon frère n'a pas cherché à la croire et en plus elle parlait beaucoup à Ace car il savait grâce à elle que Thatch m'avait larguée comme une merde. Mise à part ça, avec Vitali on s'éclate bien. On va sortir cette nuit prendre l'air tous les deux. "

Sasha ne me répondit pas. Ils étaient sûrement passés à l'apéritif. J'en profitais pour regarder avec curiosité s'il avait répondu au commentaire de la nana sur les photos de nous deux. Rien. Ça ne m'arrangeait pas. J'aurais bien voulu qu'il la remballe. Dommage... Je décidais de migrer de ma chaise de bureau à mon matelas que Vitali avait installé près de son lit sur le sol. Fatiguée, je baillais sans convenance et décidais de me déshabiller pour me mettre plus à l'aise dans le but de dormir le peu d'heures prévues. Je retirais mon short que je pliais soigneusement à côté de mon oreiller puis à genoux, je retirais mon débardeur. En soutif et culotte, je m'allongeais sur le dos et matais les photos de Sasha dans mon téléphone. Putain qu'il était sexy sur celle où il était sur le rebord de la fenêtre d'hôpital ! L'épisode de cette après-midi me revint à l'esprit et bordel que ça m'excitait. Je ne m'étais toujours pas soulagée d'ailleurs et ça me frustrait. La tension que je ressentais dans mon bas-ventre commençait à devenir insupportable. J'avais envie de me satisfaire mais Vitali pouvait revenir à tout moment. Je devais prendre sur moi et me contrôler. Putain ! C'était difficile et je frottais mes cuisses l'une contre l'autre pour stimuler un minimum mon clitoris.

La porte s'ouvrit sur mon frère qui revenait le bras chargé d'une assiette garnie de friandise et de chips, et de deux bouteilles de cola. Il ferma la porte derrière lui, s'installa sur mon matelas en posant ses victuailles sur le sol puis me regarda toute tremblante, les pommettes rouges et la respiration saccadée. J'avais cessé mon jeu de jambe à son arrivée.

- Tu es en manque, c'est ça ? Murmura-t-il doucement.

Je hochais de la tête.

- Oui, ramène-moi dans ma chambre, s'il-te-plaît ! Soufflais-je, le corps tremblotant.

- Je... Ton matelas est là et les darons sont en train de monter se coucher. Ils m'ont vu et m'ont dit de ne pas traîner à nous coucher. Alors je... Je vais me retourner et tu fais ce que tu as à faire en restant discrète. Me chuchota-t-il en me faisant dos en position du scribe.

Je me redressais rapidement pour le prendre dans mes bras et l'embrasser sur la joue.

- Merci ! Tu es un frère en or. Soufflais-je à son oreille.

- Oui oui ! Allez, fait ça vite qu'on bouffe ! Râla-t-il faiblement.

Je l'embrassais encore sur la joue et me rallongeais. Me touchant la poitrine, je gémissais faiblement en le regardant du coin de l'œil. Il ne bougeait pas mais baissa juste sa tête. Je passais une main sous ma culotte pour caresser mon clitoris. Je gémissais bruyamment au contact de mon doigt dessus. Seigneur ! Il était gonflé et brûlant. Je me caressais en ondulant du bassin, mon souffle rapide et fort. Mon orgasme arriva très vite et je plaquais ma main sur ma bouche pour atténuer mon râle. Les yeux clos, je reprenais ma respiration puis les ouvris pour jeter un œil à mon frère qui n'avait pas cillé. Ça l'avait mit mal à l'aise ? Je me redressais et vins l'enlacer avec un petit sourire en coin.

- J'ai fini. Murmurais-je à son oreille.

Il ne bougea pas et son regard était vague. Il était ailleurs. Était-il en train de s'imaginer ma masturbation ? Je baissais les yeux et remarquais alors l'érection dans son jeans. Oh ! Ça l'avait excité. J'avais envie de le toucher. C'était mon petit frère et j'avais envie de lui donner du plaisir. C'était mal tout comme l'avoir sucé. Si je jouais un peu avec lui, allait-il craquer ? Il n'y avait rien de mal à s'amuser un peu. Alors je plaquais mes seins contre son dos et le serrais plus fort contre moi. Je l'embrassais sur la joue et lui susurrais à l'oreille pour le taquiner :

- Tu sais que tu bandes ?

- Ouais... lâcha-t-il dans un souffle.

- Tu comptes rester comme ça ? Continuais-je sur un ton joueur.

Il tourna légèrement la tête pour me regarder dans les yeux puis esquissa un sourire.

- Nan...

Sans me quitter du regard, il prit un de mes bras et dirigea ma main sur son entrejambe mais je la retirais vivement.

- Non ! J'avais dit qu'on ne recommencerait pas. Si on le refait, je sais que je n'arriverais pas à me contrôler et ça sera tout le temps. Je ne veux pas. Chuchotais-je.

- Oh allez ! Juste cette fois. J'en ai marre de me priver pour les autres. Avec Bonney, c'était tout pour sa gueule. Je veux du plaisir. J'en ai eu tout à l'heure et je veux recommencer. Met-toi à ma place !

C'était vrai. Je me pinçais les lèvres en le fixant puis pris la parole.

- Tu veux vraiment connaître le plaisir ?

- Ouais. A fond !

- Sasha m'avait demandée de lui faire un truc une fois pour essayer et il avait grave kiffé. Ça le rendait dingue de plaisir. Tellement qu'il était aussi dur que du rock et qu'il gémissait comme un taré avant de jouir comme une gonzesse.

- C'était quoi ? Dit ! Chuchota-t-il impatient de savoir.

- Je l'ai branlé en massant sa... Prostate ! Souris-je en murmurant à son oreille.

Il ria puis me sourit.

- J'ai un fantasme mais si je te le dis, tu ne te moques pas de moi et tu ne le dis à personne ! Promets-moi ! Dit-il ensuite.

- Promis ! Je serais muette comme une tombe. Dit-moi !

- Je... J'aimerais un jour faire un plan à trois avec un mec et une nana. Bonney voulait le faire mais moi je ne voulais pas car il y en aurait eu que pour elle. Tu vois ce que je veux dire ?

- Euh non. Fis-je perdue.

- C'est vrai que toi il faut tout te dire pour que tu comprennes. Et ben, dans mon plan à trois, j'aimerais que le mec m'encule pendant que je baise la meuf. Tu rigoles pas ! Expliqua-t-il sérieusement.

Je le regardais bouche-bée et mon vagin eut un spasme d'émoi. Ça me plaisait. Un mec qui baisait un autre mec. Je trouvais ça fantasmant.

- Oh bordel ! C'est super excitant ton truc. J'ai envie d'essayer. Gémissais-je avant de me mordre le coin de la lèvre.

- C'est vrai ? Tu crois qu'avec Sasha, on pourrait le faire tous les trois ?

- Euh... Bah j'en sais rien. Mais si on le fait, ça voudrait dire que tu me baiserais ?! Ça me bloque, ça ! Grimaçais-je.

- Ouais mais je ne saurais pas avec qui le faire. Personne ne voudra sauf peut-être vous deux. Allez ! Au moins juste une fois ? Supplia-t-il.

Il était sérieux, là ? Était-ce mon frère pour oser me sortir un truc pareil ? Je ne le connaissais pas comme ça. Déjà le coup de la pipe, c'était dingue alors baiser avec lui serait encore pire. Je soupirais et fis une petite moue.

- Bon, si Sasha veut bien alors je le ferais aussi. Mais seulement à cette condition. S'il veut pas, c'est mort ! M'exclamais-je avec assurance.

J'espérais vraiment que Sasha refuserait. Baiser avec mon frère était plus difficile que juste lui faire une fellation.

- Ok ! Je lui demanderais. Il sait déjà pour le fantasme et il a été compréhensif. Il m'a même dit qu'il aimerait un trio mais avec deux nanas. Je ne suis pas contre non plus. Sourit Vitali à voix basse.

- Moi, avec une fille en plus, c'est mort ! Mais ça veut dire que tu es bi du coup ?

- J'en sais rien. Peut-être. Faut que j'essaie ! J'en ai envie.

- Je comprends...

Je jetais un œil à son jeans puis continuais :

- ... Et tu bandes toujours mais... Ça ne te dérange pas de réaliser ton fantasme avec moi alors que je suis ta sœur, quand même ?

- Bah justement. Tu es ma sœur. C'est de l'inceste donc un interdit alors ça me plaît encore plus. Je trouve ça kiffant. J'y pense depuis que tu m'as dit que tu étais nympho. Je me dis qu'on peut faire ce genre de chose tous les deux et que ça pourrait ne pas te poser de problème. Avoua-t-il.

Seigneur ! Je pensais qu'avec Sasha, on était les seuls détraqués de la famille mais il semblerait que non. Je n'aurais jamais pensé ça de mon petit frère, lui qui était très réfléchi.

- Euh mais... Au début avec Sasha, je ne savais pas encore que nous n'étions pas du même sang et ça me posait un peu problème sauf que ça allait puisque nous étions cousins. Cependant, toi... C'est différent. Tu es mon petit frère ! Me justifiais-je pour le contredire.

- C'est vrai mais... Ça... Ça m'excite grave de faire des trucs avec toi. Je pensais encore à ta fellation pendant le repas et quand je t'entendais te tripoter là et tout à l'heure, ça me plaisait. Tu es ma sœur et ça me fait bander de t'entendre te doigter. Ça devrait me dégoûter et je devrais avoir envie de me foutre de ta gueule mais non. Ça m'excite !...Ce n'est pas les seules fois d'ailleurs. Même avant qu'on commence à bien se parler, je me branlais en t'écoutant. Je ne suis pas amoureux de toi et tu ne m'attires pas physiquement mais je suis un mec et entendre une gonzesse se faire du bien me fait vite bander, de plus tu es ma sœur et ça me plaît encore plus car l'inceste c'est mal et je kiffe ça. Tout ce qui est contraire aux règles me donne du plaisir.

Genre il se branlait en m'écoutant me masturber ? Je le regardais sur le cul. Je ne le connaissais pas comme ça. Je me trouvais bizarre avec ma nymphomanie mais les bizarreries devaient être de famille. C'était vrai que j'avais kiffé baiser avec Sasha en pensant que nous étions du même sang. Je le comprenais tout compte fait et je ne pouvais pas le critiquer.

- Je vois... Euh sauf que... Tu avais peur que je tente un truc avec toi ! Et là, tu me sors que tu veux réaliser ton fantasme avec moi ! Fis-je en me rappelant.

- Ouais mais je ne voulais pas que tu me juges. Tu vois ? Grimaça-t-il embarrassé.

Je hochais de la tête et lui fis un petit sourire qu'il me rendit.

- Alors ça te plaisait tout à l'heure quand je te taquinais dans ma chambre, tu sais avant l'appel de Sasha ? demandais-je en chuchotant.

- Ouais mais j'ai été déçu que tu refuses encore de recommencer. Ça ne me dérange pas que tu fasses tes trucs de nympho. Tu peux faire ce que tu veux. Je ne te jugerais jamais. Tu es ma sœur. Je l'ai dit aussi à Sasha. Et puis, faut bien que je m'y habitue vu qu'on vivra tous les trois ensemble. Avoua-t-il à voix basse.

- Je comprends et je te remercie. Du coup, je peux me balader à poils devant toi ? Ricanais-je faiblement.

- Ouais mais tu le fais déjà, je te signale ! Railla-t-il.

Je pouffais de rire, me décollais de son dos puis passais mes mains dans le dos pour dégrafer mon soutien-gorge afin de le balancer sur son lit. Je tombais à la renverse en soupirant sur le matelas.

- Adieu objet de torture ! Souris-je.

Vitali se tourna pour regarder sans gêne mes seins. Je les caressais avec un petit sourire, les palpais, titillais les mamelons avec les index et les soupesais sous ses yeux. Oui, je m'amusais à l'allumer et alors ? Ça me plaisait.

- Sasha dit tout le temps que j'ai des gros seins de vache à lait et il adore jouer avec. Il demande sans arrêt à les voir. Je ne les trouve pas si énorme que ça, moi. Ils sont normaux. Et Ace adorait les téter. Il s'endormait avec. Soufflais-je en les caressant.

Mon frère pouffa de rire. Sans un mot, il vint les palper à tour de rôle me surprenant puis les soupesa dans chaque main. Je ne disais rien et le laissais faire, trouvant ses gestes agréables même si c'était gênant venant de lui.

- Ils sont lourds. Tu n'as pas mal au dos ? Demanda-t-il.

- Si par moment mais je m'y habitue. C'est surtout l'été qu'ils me gênent. Ils me donnent chaud. Et toi avec tes couilles ? L'été ça va ? Crus-je bon de me moquer.

- Ca colle avec ma bite à cause de la transpiration et puis mes couilles sont plus basses alors c'est juste chiant quand je m'assois. Sourit-il doucement.

Je fis une moue confuse.

- Comment ça quand elles sont plus basses ? Je ne comprends pas.

- Et ben quand il fait chaud, les couilles se détendent et quand il fait froid, elles se contractent. C'est pour garder à bonne température le sperme. Expliqua-t-il en gardant ses mains sur ma poitrine.

- Oh putain ! Je veux trop voir ça. M'exclamais-je avec un grand sourire.

Cela l'amusa puis il m'intima de parler moins fort. En effet, nous entendîmes les parents monter les marches et il se leva rapidement pour éteindre la lumière. Dans le noir, nous vîmes la lumière du couloir s'allumer sous la porte et les darons passer devant la chambre.

- J'ai eu l'email de Nikolaï pour le dossier. Tu l'imprimeras pour qu'Anastasia le remplisse et le signe. Aleksand'r l'a déjà fait. Dit Papa.

- D'accord. Je le lui renverrais ensuite ou elle le garde ? Demanda Mama.

- Non, tu le renvoies à Nikolaï et tu l'envoies aussi à l'ambassade de la Russie. Tout est noté dans mon bureau. Oh Anya ! Je suis fatigué. Fut surpris mon père à la fin.

- Allez ! Tu peux venir là où tu sais. Ricana ma mère malicieusement.

Oh Seigneur ! Je tournais une tête choquée dans la direction de mon frère.

- Oh ! Alors dans ce cas, je vais tout te donner. Dit Papa avec un ton pervers qui m'écœurait.

- Pour ça, tu n'es plus fatigué, hein ?! Le taquina-t-elle enjôleuse.

Il ria doucement et nous entendîmes ensuite la porte de leur chambre se fermer. Oh bordel de merde !

- Putain de merde ! On sait d'où vient notre obsession pour le cul maintenant. Dit Vitali tout bas.

Nous gardâmes le silence avant de pouffer de rire ensemble. Suite à ça, il alluma son portable en mode lampe puis nous décidâmes de manger le contenu de l'assiette qu'il avait ramené plus tôt et de boire chacun notre bouteille de cola. Ça faisait du bien de se remplir le ventre. Si avec ces encas, je ne grossissais pas... Peu après, nous entendîmes les darons. Seigneur ! Ça faisait froid dans le dos. Me sentant vulnérable et mal à l'aise, je remis mon débardeur sous le regard de Vitali qui ne disait rien.

- Ca ne te gênait pas que je te touche les seins ? Demanda-t-il ensuite.

Les parents étaient en train de baiser et lui, il me parlait encore de cul...

- Si un peu mais ça allait. Répondis-je faiblement avant de finir ma bouteille de cola.

- Tant mieux car je me suis dit vu que tu m'avais touché cette après-midi, je devais te rendre l'appareil sauf que les darons sont montés.

- Ah ! Émis-je en posant ma bouteille vide sur le sol.

- Tu as envie que je continue ? Proposa-t-il.

- Euh non... Ne te sens pas obligé de me rendre l'appareil. Souris-je doucement.

- De toute manière, je ne bande plus avec eux alors bon...

Nous rîmes doucement puis nous décidâmes de nous coucher car la nuit allait être courte. Enroulée dans ma couette, je le laissais mettre son réveil sur son portable et lui souhaitais ensuite une bonne petite nuit.

Je ne dormis pas longtemps car un message de Sasha sur VK me réveilla. La tête dans le cul, je le lus alors qu'il était à peine 1h30 du matin.

" Désolé si je te réveille, Ma princesse. Tu me manques énormément. Je pense constamment à toi et j'ai hâte d'être marié avec toi. Je t'aime depuis que je suis gosse. J'ai toujours rêvé d'être avec toi depuis tout petit. Je ne sais pas si tu as lu mes lettres mais j'espère que tu m'acceptes tel que je suis. La gnôle du vieux me fait encore plus penser à toi et Papa est déjà bourré avec Papi. J'ai discuté avec Mamie et elle m'a dit qu'elle avait remarqué la première fois qu'elle nous avait vu ensemble, qu'on était des âmes jumelles. Quand elle m'expliquait ce que c'était, je me suis reconnu. Je te raconterais par appel. Faites attention à vous deux cette nuit si vous sortez ! J'ai entendu dire sur le Dark Web que des Dragons Célestes étaient de sortie à Red Line. Je te conseillerais de ne pas sortir mais comme nous sommes pareil, tu te baladeras quand même. Je t'aime et je souhaite qu'il ne t'arrive rien. Envoie un message quand vous serez rentrés. "

Hein ? Des Dragons Célestes ? Ça faisait flipper. Mais bon, pas dit qu'ils soient à East Blue. Ils pouvaient être n'importe où mais pas dans ce quartier. Ils devaient plutôt être dans le Nouveau Monde à dépenser tout leur fric de gros riche.

" Merci pour l'info. Nous ferons attention. Promis ! J'ai lu tes lettres et ça m'a beaucoup touchée. Je ne te détestais pas. Je t'évitais le plus possible car tu m'enmerdais mais ça, tu le sais. Je t'accepte pour ce que tu es, Mon Sasha ! Je t'aime et j'ai hâte aussi qu'on soit marié. Je penses tout le temps à toi. Il n'y a pas un seul instant sans que tu ne sois pas dans ma tête. Je t'aime ! J'ai entendu Papa dire à Mama que tu avais rempli les papiers pour le mariage par double procuration. Je vais le faire demain et Mama donnera une copie à Oncle Nikolaï et aussi à l'ambassade de Russie. On sera enfin marié ! J'ai hâte ! Je te tiendrais au courant. "

Je baillais silencieusement et regardais des photos de Sasha sur mon téléphone. Qu'il était beau ! Cependant, je trouvais Ace plus beau. Je devais l'oublier mais c'était difficile surtout qu'il ne m'aidait pas. Il pouvait pas faire comme Thatch, nan ? Au moins lui, il ne me harcelait pas ! Bon c'était lui qui m'avait quittée mais bon...

Vitali gémit faiblement attirant mon attention. Je tournais mon portable vers lui en me redressant pour l'éclairer faiblement et ainsi le voir. Il dormait, sa couette sur les cuisses. Ses muscles abdominaux bougeaient vite à cause de sa respiration rapide. Son bassin se mouvait légèrement d'avant en arrière. Et il avait une putain de trique ! Son gland dépassait un peu en haut de son caleçon. Monsieur faisait un rêve cochon ?! Le coquin ! Je souris malicieusement. Peut-être repensait-il à ce soir et cette après-midi ? Je me penchais un peu pour mieux regarder. Me retenant de rire pour ne pas le réveiller, je soulevais délicatement le bord élastique de son sous-vêtement. Son membre était à moitié décalotté et du liquide séminal coulait de son gland sur son ventre. Je me mordis la lèvre avec un sourire. Ça avait beau être mon frère, je trouvais cette vue très excitante. En tenant toujours le caleçon d'une main, je touchais sans appuyer l'endroit où était son frein avec ma main tenant mon portable allumé. C'était brûlant et je sentais ses palpitations cardiaques. Sa réaction ne se fit pas prier. Il soupira bruyamment. J'appuyais dessus et le titillais de quelques caresses du bout du doigt écoutant avec joie ses soupirs. J'émis un petit hoquet de surprise lorsque son membre eut un soubresaut, d'un coup sans prévenir. La frayeur, putain ! Je posais doucement le bord de son caleçon ayant eut peur de le réveiller, puis j'éteignis mon portable et me recouchais comme si de rien n'était en tentant de ne pas rire. Mon frère ne bougeait pas et continuait son rêve érotique. Il ne m'avait pas grillée. Je l'entendais gémir puis d'un coup plus rien. Avait-il fini ? Je n'osais pas bouger par peur qu'il se soit réveillé. Néanmoins, j'entendis du mouvement puis la lumière de son portable éclairée faiblement la chambre. Je fis semblant de dormir pensant qu'il vérifiait mon état puis ouvris les yeux après qu'il eut posé son téléphone sur sa table de nuit, l'ayant éteint. Seigneur ! Ça avait été difficile de ne pas sourire ou rire.

Qu'est-ce qu'il foutait ? Du mouvement et ensuite des bruits humides répétitifs. Oh bordel de merde ! Il se branlait ! Mon petit frère se tripotait la nouille à côté de moi. Bon je n'avais aucune morale à lui faire et en plus ça ne me déplaisait pas.

Il avait l'air d'y aller tranquille et ça devait bien lui plaire vu ses soupirs. Ça m'excitait encore plus. Lentement, je glissais ma main dans ma culotte pour me masturber également. Silencieusement, je prenais mon pied en l'écoutant se donner du plaisir. J'atteignais rapidement l'orgasme et devais prendre sur moi pour ne pas faire de bruit. Mon frère n'avait pas terminé et ses mouvements étaient plus rapides. Le bruit humide de sa cadence m'émoustillait encore et ça me rappelait Ace pendant une de nos baises dans ma chambre.

Ça me manquait. J'avais toujours envie de baiser une dernière fois avec lui mais ce serait faire une très grosse connerie. J'étais en colère après lui et je le détestais mais il m'attirait toujours autant. Il me manquait même. J'étais folle, hein ?

Vitali retînt sa respiration puis devint essoufflé alors que son activité venait de cesser. Ça y était. Enfin, il venait de jouir. Je l'entendis bouger dans son lit et ouvrir son tiroir de table de chevet. Moment mouchoir ? Je fermais vite les yeux lorsqu'il alluma son portable. Au bruit, il s'essuyait rapidement puis se rhabillait et ferma ensuite son tiroir. Terminé ! À travers mes paupières, je m'aperçus qu'il avait éteint sa lumière alors je les ouvris avec un sourire. Sans m'en rendre compte sur le moment, je m'étais tripotée avec mon frère. C'était bizarre mais pas vraiment incestieux.

Je sursautais quand mon cellulaire se mit à vibrer me signalant un message VK de Sasha. Je le lus avec un petit sourire en plissant les yeux à cause de la luminosité de l'appareil.

" Oui, j'ai déjà rempli et signé les papiers. J'ai mit Tïatïa comme représentante. C'était rapide du coup. Mon père m'avait passé les documents un peu avant de partir chez les vieux. Signe les vite ! Je veux vite être marié avec toi. Tu es la femme de ma vie. Je t'aime ! J'ai fait des recherches sur mon père biologique. Sa famille descend d'une des 19 lignées royales qui se sont installées à Mary-Geoise. Il était marié avant ma mère mais son ancienne femme est morte quelques années avant leur mariage. Elle est morte en couche. J'ai donc aussi un demi-frère plus âgé que moi. Il s'appelle Dmitri. Vu sa gueule, je ne suis pas le seul à ressembler à mon père biologique. J'ai aussi des grands-parents et une seule tante avec deux cousins de mon âge. Tu te doutes bien que je n'ai pas du tout envie de les connaître. Ils peuvent aller se faire enculer ! Il n'y a que les Ivanov qui comptent. Je vous aime, surtout toi ! Tu es la plus belle fille du monde. Je t'aime je t'aime je t'aime. "

Je souriais toute contente. Mon Sasha !

- Ca doit être Sasha vu ta gueule ! Chuchota Vitali en se mettant sur le côté pour me regarder tandis que j'écrivais ma réponse.

" Peut-être qu'ils sont comme ton père biologique et ta mère ? Même si j'en doute. Tu me manques, Mon Sasha ! Moi aussi je t'aime. Tu es très beau et très sexy. J'ai de la chance de t'avoir comme futur mari. Tu es formidable et tu me comprends mieux que n'importe qui. J'aimerais que tu sois auprès de moi. J'ai hâte qu'on vive ensemble avec Vitali. D'ailleurs il est au courant pour ma nymphomanie. Quand Thatch en a parlé cette aprèm, il m'a défendue mais ensuite il m'a posée la question et je n'ai pas pu lui mentir. Il a été compréhensif sauf qu'il m'a demandée un truc mais je lui ai dit que je serais d'accord si toi, tu l'étais également comme il aimerait qu'on le fasse tous les trois. "

J'osais lui parler du fantasme de mon frère. Je voulais vite me libérer de ça. S'il ne voulait pas, ça me soulagerait. Baiser avec mon frère était la limite que je n'avais pas envie de dépasser même si j'étais en manque.

- Oui ! Il est chez les grands-parents et je pense qu'il est un peu bourré. Riais-je en chuchotant.

Il fut amusé.

- Il m'a dit aussi qu'il a entendu dire que des Dragons Célestes étaient de sortie sur Red Line et donc qu'on devait faire attention cette nuit. Expliquais-je ensuite.

- Oh bah on ira pas dans des lieux fréquentés donc ça devrait aller. Si on les voit, les pires à craindre avec eux seraient qu'ils nous prennent comme esclaves ou qu'ils nous violent. Ils sont tarés, ces gens-là ! A Saobady, il y en a un qui avait tiré sur un mec pour prendre sa femme comme treizième épouse l'été dernier. Chuchota-t-il aussi.

Je le regardais choquée.

- Et personne n'a rien dit ? Hallucinais-je.

- Tu penses bien que non. Ces connards ont tous les droits parce qu'ils se prennent pour des Dieux. Même si le père biologique de Sasha a fait des trucs biens, il doit toujours être comme eux à péter plus haut que son cul.

- Papa le pense aussi. Il disait vendredi matin qu'un Dragon Céleste avait eu l'éducation d'un Dragon Céleste. Je suis d'accord aussi. Sasha vient de me dire qu'il a fait quelques recherches sur lui. Il s'appelle Piotr Romanov. Il était marié avant tante Irina mais son ancienne femme est morte en donnant naissance à un enfant. Alors il a un demi-frère un peu plus vieux que lui qui se nomme Dmitri. Il a des grands-parents, une tante et deux cousins aussi. Il n'a pas du tout envie de les connaître. Oh et il nous aime. Souris-je doucement à la fin.

- Je le comprends. T'imagine s'il avait été Dragon Céleste ? Avec son allure et sa manière d'être, je l'aurais mal vu se pavaner avec des fringues de bourge.

- On se serait sûrement jamais rencontré et je ne me serais jamais mariée avec lui. Soufflais-je tristement.

- Pareil vous vous seriez vus quand il aurait fait une virée dans le coin et il t'aurait forcée à te marier avec lui ou alors il t'aurait prise comme esclave... Sexuelle. Ricana-t-il ensuite.

- Ca ne m'aurait pas déplue. Si je me serais mariée avec lui, j'aurais été comme une princesse et si j'aurais été son esclave sexuelle, avec tout ce qu'il sait faire, je n'aurais pas été mécontente. J'aurais prit mon pied.

- Possible mais à ce qu'il parait les Dragons Célestes se partagent leurs esclaves. Tu serais passée en tournante.

- Hein ? En tournante ? Qu'est-ce que c'est ? Questionnais-je.

- C'est quand des mecs te baisent un par un, le plus souvent c'est sans ton consentement.

J'eus un frisson dans le dos qui se vit par le tremblement de mes épaules.

- C'est dégueulasse et horrible. Je suis nympho mais je ne souhaiterais jamais subir ça.

- Moi non plus ! Mais Sasha t'aurait épousée à mon avis. Tu aurais été sa énième femme, va savoir ! Rigola-t-il ensuite tout doucement.

- Alors là non ! Je veux être la seule.

Ça l'amusa.

- En parlant de ça. Tu comptes continuer avec des plans culs même mariée avec lui ?

- Non, je n'ai plus confiance en les gens. Sasha ne veut pas que je continue une fois mariée et puis bon, je ne pense pas aller voir ailleurs avec lui. Il n'y a que lui qui peut autant me combler.

- Pas faux. Bon vu l'heure, ça te dit qu'on sorte maintenant ? On est pas à une demi-heure près. Murmura mon frère en regardant son téléphone.

Je regardais le mien et acquiesçais. Sasha ne m'avait pas répondue. Il devait être bien occupé avec les vieux. Je me retirais de ma couette puis enlevais mon débardeur. Nous avions prévu des affaires chaudes pour notre escapade nocturne.

- Je commence déjà à m'y faire. Murmura Vitali.

- À propos de quoi ? Demandais-je en enfilant mon soutien-gorge.

- De te voir presque à poils. Dit-il en se levant.

- Moi aussi. Souris-je en pointant son caleçon.

Son gland recouvert de son prépuce dépassait de son vêtement sur une de ses cuisses. Il regarda et pesta en s'arrangeant bien ce qui m'amusa. Nous nous habillâmes rapidement puis mon frère vint me porter sur son dos pour sortir de la chambre silencieusement. Je nous aidais à y voir plus clair grâce à mon téléphone. En descendant l'escalier, nous faillîmes tomber à cause du chat qui dormait sur une marche. Vitali s'était rattrapé à temps à la rambarde en pestant contre lui qui avait l'air de pas mal s'en foutre.

- Putain de chat ! Murmura mon frangin en marchant dans le couloir de l'entrée.

- Attends ! J'aimerais aller faire pipi avant.

- Ouais bah grouille ! Je ne veux pas qu'on se fasse choper par les darons.

- Merci. Souris-je faiblement pendant qu'il faisait demi-tour pour me déposer aux chiottes.

Il ferma derrière lui et je pissais mon coup. J'en profitais pour changer ma serviette hygiénique et remarquais que je perdais beaucoup moins de sang. La fin approchait et on aurait dit des fins de règles. Soulagée, je me lavais les mains dans le petit lavabo qui était à ma portée avant de me rhabiller puis d'appeler mon frère. Il vint me reprendre sur son dos et je constatais qu'il s'était déjà vêtu de sa veste chaude. En arrivant dans le garage avec lui après être passés par la cuisine, je vis qu'il avait préparé nos chaussures et mon fauteuil roulant. Il m'installa sur ce dernier et nous nous chaussâmes rapidement. Je mettais ma veste chaude à capuche pendant qu'il ouvrait partiellement la porte du garage pour que nous puissions nous faufiler dehors avec aisance. L'air frais me fit grelotter légèrement et je me remerciais intérieurement d'avoir pensé à mettre un jeans et un pull léger avec mes baskets roses.

- Bon... On va où ? Demanda Vitali.

- Bah euh j'en sais rien. Répondis-je.

C'était bien beau de faire le mur mais au final on n'avait pas de programme pour cette nuit. On avait l'air de deux cons devant le garage fermé.

- Bah on va faire un tours au parc ? Il n'y aura personne à cette heure-ci. Proposa-t-il alors.

- Ouais et ensuite on verra. Haussais-je des épaules.

Nous avançâmes dans la rue éclairée par les lampadaires. C'était calme et il n'y avait pas un chat. Ça foutait presque les jetons. Pour aller au parc, nous devions passer devant le lycée et bien sûr devant chez Ace. Ça me rendait nostalgique mais en même temps, je flippais de le croiser. Il manquerait plus que ça, tiens. Les grilles du lycée étaient fermées lorsque nous passâmes devant.

- Je pensais que ça allait me manquer mais nan. Me dit Vitali en parlant du bâtiment.

- Moi non plus. Je m'en fiche un peu maintenant.

En chemin, nous croisâmes un binôme de la Marine qui nous interpela.

- Hey les gosses ! Où vous allez comme ça ? Vous devriez être chez vous à cette heure-ci.

Euh... Je regardais mon frère qui restait impassible.

- Je sors ma sœur. Elle est sortie de l'hôpital aujourd'hui et elle est anthropophobique alors elle ne veut sortir que la nuit. Expliqua-t-il sur un ton sérieux qui ne lui allait pas.

Hein ? Anthropoquoi ? Les deux Marines nous regardaient sans comprendre. Je ne savais plus où me foutre.

- Qu'est-ce ce que c'est ? Demanda un des deux soldats.

- Elle a peur d'être avec des gens. Elle est parano.

- Hey ! Je ne suis pas parano ! Je me méfie juste d'eux. M'offusquais-je en me tournant vers lui.

- Qu'est-ce que je disais ?! Avec tout ce qu'il se passe en ce moment, elle est devenue un peu cinglée. Elle pense qu'il y a des pirates partout qui lui feront du mal. Elle a demandé aux parents une nouvelle ligne téléphonique et un nouvel ordinateur car elle a peur que des pirates l'espionnent.

Je ne disais rien avouant silencieusement qu'il avait raison. Je ne voulais plus garder de contact avec les autres car j'avais peur de ne plus avoir de contrôle sur ma vie. Je voulais être tranquille même si pour ça je devais me couper du monde. Plus rien ne comptait sauf ma famille et Sasha. Ce que j'avais vécu avec Ace et Thatch me rendait méfiante sur le monde extérieur maintenant. Je voyais le mal partout chez les gens. Je ne faisais plus confiance aux autres. Pour ne plus être emmerdée, je ne devais plus leur parler, comme ça au moins personne ne me piratera, personne ne se foutra de ma gueule et personne ne me trahira.

- Oh ! Je comprends. Je vis la même chose avec ma femme depuis le piratage de la NHK, elle ne veut même plus regarder la télévision. Mais ne t'inquiète pas, gamine ! La Marine te protège. Voulu me rassurer l'autre soldat qui avait une moustache ensuite.

- Vraiment ? Pourtant j'ai entendu dire que des pirates avaient mit la main sur le réseau de sécurité de Red Line. Pareil ils nous observent à travers cette caméra, là ! Ou bien celle-là ! Ou celle-là, là-bas ! M'exclamais-je en pointant les différentes caméras attachées sur les pylônes électriques et les lampadaires.

Ils regardaient tous les trois à chaque fois dans la direction que je pointais du doigt. Inconsciemment j'avais montré le pylône situé vers le bâtiment où habitait Ace un peu plus loin.

- Peut-être qu'ils nous écoutent en ce moment-même grâce à vos radios, là ! Ou peut-être qu'en fait l'ordre de patrouille que vous avez eu ne venait pas de votre Supérieur mais d'un pirate qui aurait hacké le système de MarineFord pour que vous soyez là à discuter avec deux jeunes au lieu de faire votre devoir en tant que défenseur du peuple japonais leur permettant ainsi de pouvoir faire du mal aux gens comme bon leur semble ! Gueulais-je vite à la fin faisant aboyer un chien dans une rue voisine.

J'en faisais sûrement un peu trop mais fallait bien qu'ils croient en la version de Vitali et qu'ils nous foutent enfin la paix.

- Ne t'inquiète pas pour ça ! Aucun pirate nous observe à travers les caméras de la ville et MarineFord n'a jamais et ne sera jamais hacké. Tu peux vivre tranquille. Si nous sommes dehors c'est pour assurer à tous les citoyens une meilleure sécurité. Me sourit un des deux.

- Peut-être bien mais vos ordres, vous les avez comment ? Insistais-je, suspicieuse.

- Euh par mail ou par radio quand c'est inopiné. Répondit-il pris au dépourvu.

- Ouais, par mail, hein ?! Ça doit être la même pour celui qui vous parle par radio, à mon avis ! Donc vous n'avez aucune garantie que ce n'est pas un pirate depuis le début qui vous donne ces ordres. Rajoutais-je.

- Si ça avait été le cas, à un moment, ça se serait su par plus Haut, Gamine ! Sourit-il confiant.

L'autre par contre, il avait l'air pensif et dit :

- Bah pas forcément. Si MarineFord a été piraté alors c'est tout le réseau qui est corrompu et donc les Supérieurs de nos Supérieurs se font avoir aussi. Peut-être même l'Amiral en chef ? Imagine des pirates se font passer pour le Conseil des cinq doyens ! Ils contrôleraient toute la force Marine. S'ils réduisent les effectifs au QG en nous envoyant en patrouille dans une ville qu'ils contrôlent aisément grâce au réseau de sécurité des quartiers, il y aurait donc moins de monde pour bosser sur la défense de leurs attaques sur tous les citoyens.

Son collègue le regarda.

- Possible ! Ça y est tu me mets le doute aussi. Déjà que L'Armée Révolutionnaire montre des trucs qui font froids dans le dos alors si depuis le début en fin de compte on bosse pour des pirates, je vais devenir dingue et aussi parano que la gamine et ta femme. Dit-il ensuite.

- Vous comprenez maintenant pourquoi j'ai changé de ligne téléphonique et d'ordinateur ?! Les pirates sont anonymes et peuvent être n'importe où. Ça peut-être n'importe qui ! Hop vous croisez un type dans la rue, il vous demande s'il peut utiliser votre téléphone pour appeler sa mère car le sien n'a plus de batterie et paf, en fait il vous a hacké. Vous allez à la bibliothèque avec votre PC portable et hop vous vous faites hacker en vous connectant sur le wifi du lieu. Voilà pourquoi je ne veux plus sortir le jour. Fis-je.

- Oh bordel ! J'ai passé mon téléphone ce matin pendant une patrouille à une vieille dame. Elle devait appeler son mari. Putain ! Ça se trouve c'était une pirate ?! Commença à paniquer le soldat marié.

- Regarde ton compte en banque s'il n'a pas été débité ! L'incita à faire son collègue.

- Non ! Pareil, elle a installé un truc et elle attend que vous le fassiez pour y avoir facilement accès. Braillais-je en faisant encore gueuler le chien dans une rue voisine.

- Oh merde ! Qu'est-ce que je fais alors ?

- Relax ! C'est peut-être rien. On ira au QG vérifier ce qu'il en est après la patrouille. D'accord ? Le rassura l'autre.

- Ouais ! Bon on vous laisse, les jeunes. Faites bien attention à vous ! Et n'allez pas trop dans le centre du quartier ! Des Dragons Célestes y séjournent. Ce serait dommage qu'ils vous prennent comme esclaves.

Mon frère qui était resté silencieux et moi hochâmes de la tête et ils nous laissèrent discutant entre eux. Lorsque nous fûmes un peu plus loin, Vitali se pencha vers moi.

- Bien joué, la naine ! Me félicita-t-il amusé.

- Je le pensais un peu, tu sais. Les pirates avaient entre leurs mains tout le réseau de sécurité de la ville avant de le passer à l'A.R. le mois dernier. Je crois qu'ils ont encore les données des citoyens mais je ne suis pas sûre. J'ai confiance en Sasha et Papa mais sinon j'aurais cessé d'utiliser mon portable et mon ordinateur. D'ailleurs, je regrette d'avoir donné mon nouveau numéro à Thatch. Il pourrait s'en servir et même le passer à Ace vu qu'ils se parlent toujours aussi bien. Tu as raison quand tu dis que je suis machin-phobique. Les gens me font peur. Je me méfie beaucoup d'eux sauf de vous, bien sûr. Expliquais-je.

- Toi qui faisait vite confiance aux gens avec ta naïveté ! Je comprends ta parano avec tout ce qu'il t'es arrivée mais ne deviens pas folle, hein ! Ricana-t-il.

- J'espère ! Bref, du coup les Dragons Célestes sont dans le centre du quartier. On doit passer par là pour atteindre le parc. Dis-je pour changer de sujet.

- Ouais. On va faire vite. J'ai pas envie de voir leur sale gueule même si à cette heure-ci, ils doivent dormir dans leur lit à un million de Berrys. Ricana-t-il en accélérant le pas.

Nous croisâmes une autre patrouille qui ne nous fit aucune remarque. Heureusement car je n'avais pas envie de faire ma folle. Enfin au centre... Bien sûr toujours personne. Le konbini était ouvert mais il n'y avait qu'une personne à l'intérieur avec le caissier lorsque nous passions devant. Le type tourna la tête vers nous pour nous regarder. Je détournais rapidement le regard. Il était bizarre avec sa capuche sur la tête.

Nous arrivâmes enfin au parc uniquement éclairé par les lampadaires le bordant. La lune était haute dans le ciel et permettait donc de voir la forêt. Personne ! C'était tout mort. Vitali nous arrêta près d'un banc où il s'y assit.

- Bon... Pas de Dragons Célestes en vue. Ça m'arrange. Soupira-t-il en s'étirant le dos.

- Moi aussi. Ça fait du bien d'être tranquille et loin de tout. Il faudra rentrer avant l'aube car quelqu'un viendra pour mes soins.

- Ouais je sais. J'aurais bien prit des trucs à grailler au konbini mais il y avait un type bizarre et je voulais pas qu'il nous cherche des noises.

- Oui, j'ai vu aussi. J'espère juste qu'on ne croisera personne que je connais surtout Ace. Soufflais-je.

- Il manquerait plus que ça. Mais ne disons pas son nom, il pourrait apparaître ! Sourit-il.

Cela me fit rire doucement et il me rejoignit dans mon rire.

- Tu sais, les bons moments avec lui me manquent. C'est dommage qu'il soit si jaloux et possessif. Ça aurait pu mieux se passer entre nous. Il dit maintenant qu'il est amoureux de moi mais je ne le crois pas. Je ne le crois plus de tout manière. Il doit dire ça pour que je retourne avec lui et se foutre encore de ma gueule avec Thatch. Je me sens trahie et carrément prise pour une conne. Pourquoi ils me font ça ? Je ne leur ai rien fait de mal quand tu regardes bien. Ace ne me lâchera jamais. Vivement qu'on déménage avec Sasha.

- C'est lui le con dans l'histoire. Il veut revenir avec toi alors qu'il fait que des conneries. Il réfléchit pas un seul instant que tu en as marre ? Quel débile ! Il pourrait au moins...

Vitali se coupa lorsque nous vîmes le type du konbini s'asseoir sur le banc d'à-côté avec un grand gobelet à la main et un sac plastique qu'il posa à ses pieds. Pourvu que ça ne soit pas Ace ! Pitié Seigneur ! Du peu qu'on voyait de lui, il était bien fringué, très chic même. Il sentait le fric à plein nez. Thatch ? Non, sa carrure était plus petite et plus fine comme celle de Sasha et mon frère. Qu'est-ce qu'il venait foutre là tout seul ?

- Je disais donc... continua Vitali, en russe cette fois-ci.

Je compris qu'il avait switché de langue pour nous permettre de parler avec intimité. Le type tourna la tête vers nous cessant de boire dans son gobelet. Quoi ? Tu n'avais jamais entendu du russe de ta vie, Ducon ?!

- ... Il pourrait au moins se faire tout petit et disparaître de notre vie après ce qu'il t'a fait le mois dernier. Il aurait dû comprendre qu'en te foutant à l'hôpital, ça ne servirait à rien de te harceler pour se remettre avec toi. Il est vraiment con. Comment tu as pu tomber amoureuse de ce type ?

- Sasha dit que ce n'était qu'une idolâtrie et je trouve qu'il a raison. Que Ace soit amoureux de moi est inconcevable. C'est un menteur. Il fait ça seulement pour me faire du mal. Ça doit bien l'amuser avec Thatch de me prendre pour une conne. Je ne veux plus jamais les revoir ni entendre parler d'eux. Il faudrait qu'on se barre loin de East Blue pour avoir une vie tranquille.

- Ouais ! Comme ces Dragons Célestes dans leur château. Eux, au moins, ils n'ont pas de problème de la vie courante. Se moqua mon frère.

- C'est sûr. Ils doivent bien dormir la nuit. Pas de soucis d'insomnie, pas de stress, pas de problème d'impayés et pas de tristesse.

- Ouais, quand tu vois qu'ils ont envoyé deux des leurs à Impel Down et qu'ils vont être exécutés pour cacher leurs intérêts, ça montre bien comment ils sont. Ils ne doivent pas s'aimer.

- Ils ne doivent pas savoir ce que c'est d'aimer à vrai dire. Ils se marient sans amour vu ce que tu m'as dit. Le mec sans gène il bute le mari de la gonzesse qu'il veut prendre comme treizième épouse. Ils se prennent pas pour des merdes ! Pestais-je.

Mon frangin allait enchérir mais nous gardâmes le silence lorsque le type à capuche se leva pour aller jeter son gobelet à la poubelle du parc puis marcher vers nous. Qu'est-ce qu'il voulait ? Mon cœur battait la chamade en me disant que ça pouvait être Ace. Pitié non ! Il s'arrêta à notre hauteur, son sac en plastique dans la main. Quoi ?

- Salut ! J'ai remarqué que vous parlez russe et j'ai entendu votre conversation. Puis-je me joindre à vous ? Demanda-t-il d'une voix lente dans notre langue maternelle sans aucun accent.

Nous le fixâmes sur le cul. Il parlait russe. Putain ! Il avait tout entendu de notre conversation. Sans attendre notre réponse, il vint s'asseoir entre Vitali et moi qui étais toujours dans mon fauteuil roulant. Nous le fixâmes comme s'il était un extraterrestre.

- Tu parles russe ? Demanda enfin mon frère.

- Oui, c'est ma langue maternelle. Et vous ? Répondit l'inconnu en nous regardant à tours de rôle.

- Euh pareil. Tu es en vacances ici où tu es comme nous y vivant depuis l'enfance ?

C'était mon frangin qui parlait, moi je n'osais pas. Le type sourit voyant que je le fixais silencieusement. Ses dents blanches et parfaites luisaient à la lueur de la lune. Il posa son sac à ses pieds et abaissa la fermeture éclair de sa veste permettant de voir sa chemise noire collant à son corps.

- Non, je ne suis pas en vacances et je ne vis pas ici. Je reste dans le coin pour quelques jours seulement. Ma famille a des choses à régler ici et mon grand-père tient absolument à ce que je vienne mais leur présence me déplaît alors j'ai décidé de leur faire faux-Bon cette nuit. S'ils savaient ce que je suis en train de faire, ils en trépasseraient tous d'une crise cardiaque. Ria-t-il à la fin.

Vitali et moi nous regardâmes.

- Et tu t'appelles comment ? Demanda mon frère.

- Je me nomme... Euh appelez-moi par mon diminutif Mitia. Ce sera plus simple pour être ami.

Qui avait dit qu'on voulait être pote avec toi, mon gars ?

- Vitali et ma sœur, Anastasia. Nous aussi, on a décidé de faire le mur. On en avait besoin surtout ma sœur. Répondit mon frère.

Mitia enleva sa capuche et nous pûmes enfin voir correctement son visage. Ses cheveux bruns bien coiffés étaient plus longs sur le dessus et plus courts sur l'arrière et les côtés. Ses yeux noisettes ronds et creusés aux paupières apparentes brillaient à la lumière. J'eus un tremblement en me disant qu'il ressemblait à Sasha et vu la gueule de Vitali, c'en était de même pour lui. Toutefois, Sasha avait les yeux plus fins comme ceux de sa mère mais tout le reste du visage était pareil. Oh mon Dieu ! Nan ! Ça pouvait pas être lui ! Ça serait une putain de coïncidence sinon. Mitia devait peut-être être le demi-frère de Sasha. Oh Seigneur ! C'était un Dragon Céleste. Nous parlions avec un noble comme si de rien n'était. J'écarquillais les yeux mais ne dis aucune remarque. Ça reviendrait à un moment à parler de Sasha et je ne voulais pas qu'il ait des problèmes. De plus, je voulais voir ce que ce mec allait nous raconter. D'ailleurs il me sourit gracieusement me faisant rougir. Qu'il était beau ! Il avait beaucoup de charme et comme une con je lui souris timidement.

- Je vois. Vous parliez d'un homme au début. C'est à cause de lui que vous êtes en fauteuil roulant ? Demanda Mitia.

Euh c'était moi où il venait de me vouvoyer, là ? Ce n'était pas déplaisant même si c'était aussi gênant. Je jetais un œil à mon frère qui se pinçait les lèvres pour ne pas rire avant de répondre.

- Euh oui. Je suis sortie d'hôpital ce matin. J'étais dans le coma. C'était mon petit ami et il est très jaloux et possessif alors... Il m'a fait une crise et il m'a poussée dans les escaliers... expliquais-je timidement.

Pourquoi fallait-il que ma timidité revienne ?

- Et maintenant il la harcèle depuis son réveil pour qu'elle se remette avec lui mais il lui fait des coups de pute sans arrêt. Enchérit mon frère.

Mitia tiqua au mot pute. Vu sa manière de parler, il ne devait pas avoir l'habitude d'employer des vulgarités.

- Oui, j'ai dû changer ma ligne téléphonique et mon ordinateur portable pour être tranquille sauf qu'il continue encore à me harceler. Mais j'envisage de déménager. Ça arrangera peut-être les choses.

- Je vois. Votre ancien ami m'a tout l'air d'un idiot. Ce n'est pas en harcelant une dame que l'on conquit son cœur. Dans ma famille, il y a toujours eu des mariages arrangés avec d'autres famille. C'est la tradition. Mais mon père a fait l'exception à son second mariage. Il a épousé une personne qu'il aimait. Ça n'a pas plus à mes grands-parents mais il s'en moquait. Il m'a dit que ça avait été plus simple de courtiser la dame car il était tombé amoureux d'elle et donc il avait laissé parler son cœur. Si votre ancien ami souhaite vous reconquérir, il devra être plus sympathique. Mais selon moi, s'il vous a fait du mal, il devrait vous laisser tranquille. Un homme ne doit point faire de tort à une dame. Jamais ! Mon père m'a apprit a toujours traiter une dame comme son égal et de faire en sorte qu'elle soit toujours heureuse.

Je restais sans voix tout comme Vitali. Mitia parlait bien et son éducation se montrait très agréable à l'oreille. J'aimais son vouvoiement bien que ça trahissait facilement qui il était. Les Dragons Célestes n'étaient-ils pas censé être arrogants et méprisants envers le peuple ? Il était différent. Gentil, attentif et il avait un côté romantique qui ne me laissait pas indifférente.

- Oh ! Je trouve ça très romantique ! Souris-je, les pommettes roses.

Son sourire me charma.

- Si vous le dîtes. Mon père n'était pas amoureux de ma mère mais il la respectait et faisait tout pour la rendre heureuse. Je n'ai pas eu le temps de la connaître car elle est décédée en me mettant au monde. J'ai donc considéré la seconde épouse de mon père comme ma véritable mère. Raconta-t-il.

Oh le pauvre ! J'étais émue malgré moi par ses mots. Ce type avait un tel pouvoir d'envoûtement qui le rendait irrésistible. Il avait beaucoup de charme. Je lui souris avec compassion et son sourire me fit encore rougir. Cependant, c'était une preuve de plus qu'il était bel et bien le demi-frère de Sasha. Sa mère était morte en couche comme l'avait dit mon cousin qui était maintenant mon fiancé. Oh mon fiancé ! Sasha et moi allions nous marier. Ah~ J'avais hâte que ça soit fait et surtout j'étais impatiente d'être à la nuit de noce. Ça sera un moment fantastique. Je donnerais tout pour le rendre dingue de plaisir. J'étais sûre qu'il ferait de même pour moi.

Je souriais rêveuse en fixant le lampadaire sans vraiment le voir. Il n'y eut que le rire de mon frère qui me sortit de mes pensées salaces. Qu'est-ce qu'il avait, ce con ? Je le regardais confuse et remarquais alors le regard perdu de Mitia et celui amusé de Vitali.

- Qu'est-ce qu'il y a ? Fis-je.

- Oh rien ! Tu es comme d'habitude. C'est ce que je disais à Mitia. Il te parlait et tu étais ailleurs pour ne pas changer. Tu pensais à quoi cette fois ? Répondit mon frangin.

- Euh bah juste à Sasha. Fis-je embarrassée.

- Sasha ? Qui est Sasha ? Questionna Mitia.

- Son petit ami. Elle est très amoureuse de lui et ils vont même se marier. Sourit Vitali.

Oh oui, Mon Sasha !

Je soupirais avec un sourire béat. Sa présence me manquait. J'avais envie de l'embrasser et qu'il me fasse l'amour.

- Et c'est reparti... entendis-je de mon frère.

- Ah... Et même si elle est de nouveau avec un gentilhomme, son ancien ami souhaite la reconquérir ? Interrogea Mitia.

Un gentilhomme... J'avais envie de rire.

- Oui mais il n'est pas au courant et il ne doit surtout pas le savoir. Elle avait quelqu'un d'autre entre temps et plusieurs fois, il tentait de les faire rompre. Avant que Sasha ne sorte avec ma sœur, son ex a fait annuler sa demande de rallongement de séjour ici par jalousie. Sasha a dû rentrer en Russie après une semaine mais il reviendra quand il aura son nouveau Visa. Expliqua Vitali.

-Oh ! Alors ils se connaissent depuis peu ?

- Non, on connaît Sasha depuis l'enfance. C'est notre cousin. Ils s'aiment depuis toujours mais tu vois, ma sœur est un peu longue à la détente. Il faut tout lui dire. Ricana-t-il.

- Mais non ! Pas tout. Abuse pas ! Rétorquais-je vexée.

Il était en train de me faire passer pour une grosse idiote devant un noble. La honte, mais la honte ! Mitia ria doucement nous surprenant.

- Vous m'êtes fort sympathiques. Serait-il possible que l'on se revoit pendant mon séjour ? J'aimerais passer beaucoup de temps avec vous. Questionna-t-il gaiement.

Vitali et moi nous regardâmes puis il acquiesça et je fis de même. Pourquoi pas ?! Il était sympa et vu que c'était le demi-frère de Sasha, nous pouvions le connaître et ainsi parler de lui à notre cousin.

- Parfait ! Échangeons nos correspondances ! S'exclama-t-il en sortant son téléphone portable dernier cri.

Mon frère et moi fîmes de même et nous enregistrâmes son numéro avant de lui envoyer chacun notre tours le notre via un sms.

- Anastasia et Vitali, c'est bien ça ? Demanda-t-il en pianotant sur son portable pour être sûr.

- Oui ! Répondîmes-nous d'une même voix.

- Merci ! J'aimerais bien vous revoir demain, de préférence le jour si ça ne vous dérange pas. Sourit-il en rangeant son cellulaire dans sa poche de pantalon.

- J'avais prévu quelque chose demain mais avec ce qu'il s'est passé cette aprèm, c'est annulé du coup. Et ma sœur n'a que la visite d'un doc le matin. On se tient au courant. Sinon, c'est quoi ton vrai prénom ? Donna Vitali comme réponse.

- Dmitri, mais je préfère que vous m'appelez par l'un de mes diminutifs.

- Pourtant c'est joli. Tu as des frères et sœurs ? Interrogeais-je attentive.

- Non enfin oui, un petit frère mais je ne le connais pas. Il est du côté de la seconde femme de mon père. Il est en Russie, je crois. J'aurais aimé le connaître.

Ouais Sasha ! Son prénom et le fait qu'il ait un petit frère qu'il ne connaît pas confirmaient bien qui il était. La coïncidence de malade ! Fallait que ça tombe sur nous ! Quand Sasha allait savoir ça, il allait halluciner.

- Et tu n'as jamais pensé à le rencontrer ? Demanda Vitali.

- C'est plus facile à dire qu'à faire. Je ne me vois pas arriver chez lui et lui dire : Bonjour, je suis votre frère. Apprenons à nous connaître ! Il aurait sûrement mal réagi.

Pas dit. Sasha se serait senti moins seul. Mitia était sympa et pour l'instant on aurait pas dit qu'il était un Dragon Céleste.

- Tu sais où il habite et comment il s'appelle ? Demandais-je.

- Mon père a rencontré sa seconde femme lorsqu'il était en vacances à Omsk en Russie. Il doit être peut-être encore là-bas, je sais qu'il s'appelle Aleksand'r et qu'il doit avoir maintenant 20 ou 21 ans. Mon père aurait aimé le connaître aussi mais ça ne pourra jamais se faire.

Il avait été triste sur la fin et vu les circonstances, je le comprenais. L'expression qu'il avait me rappelait Sasha et j'avais envie de le prendre dans mes bras pour le consoler. Je sentis le regard de mon frère sur moi. Quoi ? Oh ! Venait-il de comprendre qui était réellement Mitia ? Ce n'était pas trop tôt. Je plissais donc les lèvres pour émettre un shhh silencieux lui faisant comprendre de ne rien dire. Il inclina la tête ayant comprit.

- Pourquoi ? Demanda-t-il ensuite.

- Et bien... Il ne pourra jamais le rencontrer . C'est tout... Vous savez quoi ? Je serais tout seul bientôt alors je quitterais cette famille de fou. J'ai envie de tout envoyer paître et commencer une nouvelle vie. Je trouverais mon frère même si je dois en saigner.

Il était très déterminé à la fin. Euh... Sérieux ? Il en faisait pas un peu trop à chialer comme ça maintenant ? Oh il avait la même manière de pleurer que Sasha. Je posais une main compatissante sur son avant-bras et lui souris doucement.

- Désolé... Beaucoup de chose s'accumule. Je suis très à fleur de peau en ce moment. Je vais perdre les personnes qui comptent le plus pour moi, les membres de ma famille me traitent comme un paria et maintenant ils veulent que j'assiste à la mort de mes parents pour que ça me serve d'exemple... Je n'ai pas envie de retourner à l'hôtel mais je n'ai pas d'autre endroit où aller. Pleura-t-il une main devant ses yeux.

La lumière du lampadaire près de nous éclairait ses larmes sur ses joues. Le pauvre. Il subissait énormément à cause de ce qu'avaient fait ses parents.

- Tes parents sont les deux Dragons Célestes à Impel Down, c'est ça ? Interrogea mon frère sur un ton sérieux qui ne lui allait pas.

Mitia tressaillit et nous regarda à tours de rôle puis il se pinça les lèvres avant d'avaler sa salive. Ses yeux confirmaient qu'il était bien un Dragon Céleste mais étrangement je m'en foutais pas mal. Il me semblait différent et très seul. Le fait qu'il se confiait aussi aisément le confirmait. J'allais de nouveau poser ma main sur son bras mais il se leva.

- Oui ! Mais je ne savais pas ce qu'ils faisaient jusqu'à ce qu'ils se fassent arrêter... Il serait préférable que je vous quitte. Ma présence doit vous déranger maintenant.

- Non ! M'exclamais-je fortement le faisant se retourner.

Mitia me regarda hébété avant de se tourner vers Vitali.

- En fait... Nous nous doutions de qui tu étais. Dis-je ensuite.

- Oui. Tu vois, en fait... Tu ressembles beaucoup à Sasha. Nous t'avons écouté parler et avec ce qu'il nous a dit puis ce que toi, tu nous as racontés, on en a conclu en même temps que vous êtes certainement frères. Le gars que tu aimerais chercher, et bien... Ca doit être certainement lui. La seconde épouse de ton père s'appelle bien Irina, hein ? fit mon frère.

Mitia nous fixait avec de gros yeux, silencieux. Il avait l'air perdu dans ses pensées.

- C'est bien Irina, hein ? réitéra-t-il ce qui le sortit de son monde.

- Euh oui ! s'exclama-t-il en venant se rasseoir.

- Elle était mariée avec le frère de notre père avant d'épouser ton père. Il est aussi celui de Sasha. Notre cousin nous a dit tout à l'heure qu'il avait fait des recherches sur lui et c'est comme ça qu'on a su qu'il avait un demi-frère qui s'appelait ROMANOV Dmitri. C'est ton nom ? continua mon petit frère.

- Oui ! Oui Diantre ! C'est ainsi que je me nomme. Aleksand'r est donc votre cousin. Quel bien heureux hasard ! Ce que vous me dîtes me donne du baume au coeur. Grâce à vous, je peux connaître mon petit frère. Merci infiniment !... S'exclama Mitia avec un grand sourire plein d'espoir.

Toutefois, il le perdit vite en laissant tomber sa tête dans ses mains, triste.

- ... Oh Sacrebleu ! Il ne pourra jamais connaître Père et revoir Mère. Leur exécution est prévue mercredi matin. Je n'ai pas le coeur à y aller mais je ne veux pas les laisser seuls. Ils ne méritent pas ce qu'il leur arrive. Ce sont des gens biens. pleura-t-il de nouveau.

Seigneur... J'avais envie de lui dire qu'ils allaient être secourus par l'Armée Révolutionnaire mais je devais garder le secret, même Sasha ne le savait pas. Alors, je posais ma main sur son dos pour le réconforter. Oh bordel de merde ! J'étais vraiment en train de frictionner le dos d'un Dragon Céleste ? De vrai ? Mitia ne me repoussa pas mais tourna la tête vers moi pour me regarder et me sourire en coin.

- Merci ! Souffla-t-il chaleureusement me faisant rougir.

Oh bordel de merde ! On dirait Sasha.

- Cela... Cela ne vous dérange-t-il pas que je sois un Dragon Céleste ? Demanda-t-il ensuite après s'être raclé la gorge.

- Tutoies-nous ! Ça aurait pu mais vu qui tu es et comment tu es différent de ce qu'on entend sur eux, alors on s'en fout. sourit Vitali.

- Je n'oserais jamais vous tutoyer... J'ai entendu ce que vous avez dit sur les Dragons Célestes. Tout est vrai mais ça ne vaut pas pour tout le monde. L'homme qui a prit une roturière pour treizième épouse en tuant son mari était Saint Charlos. Il est un bon exemple du comportement d'un Dragon Céleste. Je ne le connais pas personnellement. Nous sommes 19 familles vivant à Mary Geoise et je ne côtoie uniquement que les personnes de ma famille mais j'ai entendu que la famille Don Quichotte était comme mon père, ma mère et moi. Ils se considèrent comme humain alors ils sont plus respectueux envers les roturiers. sourit Dmitri.

- Ah mais ça veut dire que tu n'as pas d'esclaves alors ? m'enjouais-je ravie.

- Euh et bien... C'est-à-dire que si... Mais je la traite bien ! répondit-il embarrassé.

La ? C'était une fille ?

Mouais... Papa avait raison. Un Dragon Céleste avait l'éducation d'un Dragon Céleste. J'étais déçue. J'avais cru qu'il était bien plus différent que ça. Ma déception dû se voir sur ma gueule car il me dit en se voulant rassurant :

- Je compte lui rendre sa liberté lorsque je quitterai ma famille et elle ne manquera de rien ensuite. Je le promets ! s'exclama-t-il, sincère.

- Vraiment ? soufflais-je voulant le croire.

- Oui ! Je tiens toujours parole.

Ça, ça restait à voir. Son sourire franc me fit rougir et j'esquissais une petite moue timide. Dmitri était une personne attractive et envoûtante. C'était son charme et son charisme qui me rendaient si attirée par lui. En avait-il conscience ?

- Tu as un endroit où aller après ? demanda mon frère.

- Et bien, à vrai dire... Non. Je ne ferais pas la même erreur que des membres de la famille Don Quichotte il y a de cela environs trente ans. Ils avaient dit qui ils étaient et ils s'étaient fait battre par des roturiers.

- Peut-être que tu pourrais venir chez nous ? proposa-t-il sans réfléchir.

Quoi ? Mais il était malade lui ! Il voulait qu'on se fasse buter par les darons ou quoi ? Suicidaire ! Nous foutait pas dans la merde, toi !

Mitia le regarda ahuri puis un sourire plein d'espoir se dessina sur son visage éclairé par le lampadaire.

- Vraiment ? Vous seriez prêt à m'héberger de bon cœur ? Vous êtes si formidable ! s'exclaffa-t-il joyeusement.

Oh bordel de merde ! Habituellement c'était moi qui nous mettais dans la chiasse mais ça devait être de famille. Je regardais mon frangin sur le cul tandis qu'il ne me prêtait pas attention bien trop occupé à dire au demi-frère de Sasha qu'il pouvait venir quand il voulait à la maison avec un air enfantin et les joues roses. Oh Seigneur ! Bordel de chiotte ! Nan ! Ne me dites pas qu'il en pinçait pour lui ? Il était donc vraiment bi ? Mon frère s'entichait du frère de mon fiancé. Sérieux...

Un flash d'eux en train de baiser me vint à l'esprit et ça me fit sourire en coin. C'était excitant. Néanmoins, Dmitri n'avait pas l'air de s'intéresser aux mecs vu comment il me souriait. Je savais que j'avais une gueule très avantageuse malgré ma maigreur et ça me donnait un très gros atout dans la séduction. Seulement, si Vitali pouvait se trouver quelqu'un de bien alors je n'allais pas lui mettre des bâtons dans les roues.

- Oh merci ! Vraiment merci ! Vous êtes de bonnes personnes. Je vous revaudrais cette bienveillance. sourit Dmitri.

- De rien mais, tu sais, nous devons en parler d'abord à nos parents et puis la maison est petite. rétorquais-je pour lui faire comprendre qu'il ne pouvait pas venir comme ça à sa guise.

- Bien sûr. Je comprends...

Vraiment ? J'étais sceptique. Étant un Dragon Céleste, tout devait lui être acquis alors qu'on lui dise non ne devait jamais avoir existé dans sa vie.

- ... Sinon, j'avais cru comprendre qu'Aleksand'r reviendra au Japon. Pouvez-vous me donner la date de son retour ? demanda-t-il pour finir.

Euh...

- Désolée. Nous ne savons pas encore. Il attend son nouveau Visa pour revenir. répondis-je en coupant l'herbe sous le pied de mon frère.

- Ah je vois. Avez-vous une photo de lui ? Que je puisse ainsi constater ma ressemblance avec lui.

- Euh oui bien sûr. Répondis-je avec un sourire, fière de lui montrer mon fiancé.

Je sortais mon téléphone de ma poche de veste et lui présentais celle où Sasha était assis sur le rebord de la fenêtre. C'était la plus jolie... Oh bordel de... Pas encore ! Dmitri était en larme.

- Diantre ! Il ressemble tellement à Père mais il a les yeux de Mère. pleurnicha-t-il.

Hey oh ! Trempait pas mon téléphone ! Toutefois, je fus surprise qu'il ne fasse aucune remarque sur ses piercings et ses tatouages. Sasha était très beau sur la photo. Mon coeur s'emballait et j'émis un soupir de béatitude en la fixant. Oh mon Sasha ! Je t'aimais.

- Vous avez l'air très amoureuse de lui. Comment est-il ? m'interrompit Dmitri dans ma rêverie.

- Oh Sasha est fantastique. Souris-je comme une gamine.

Vitali éclata de rire faisant aboyer un chien pas loin.

- Ce n'est pas ce que tu disais il y a quelques années. Vous étiez comme chien et chat. ria-t-il.

- Vraiment ? questionna perdu Mitia.

- Ouais ! Sasha emmerdait tout le temps ma soeur. Il la faisait à chaque fois pleurer. Une fois, il lui a même coupée les cheveux. continua de rire mon frère.

Dmitri sourit amusé.

- Il est devenu un peu moins chieur maintenant...

Je fus coupée par la course d'une patrouille de la Marine qui passait pas loin de nous dans la rue donnant accès au parc.

- Halte ! s'écria le premier du peloton.

Ils devaient bien être une dizaine. Qu'est-ce qu'il se passait ? Les soldats se mirent en rang deux par deux et celui qui avait gueulé vint vers nous.

- Venez-vous de rire ? brailla-t-il près de nous.

Pas besoin de le gueuler, putain !

- Oui pourquoi ? C'est interdit ? sourit mon frère provoquant.

- En temps normal, non, mais vos bavardages troublent le sommeil des Dragons Célestes alors ils ont ordonné à ce que les fauteurs de trouble soient punis sévèrement. répondit-il.

Et merde... Je regardais Mitia en espérant qu'il avait pigé ce que le type venait de dire car je n'avais pas du tout envie de parler. J'avais peur et vu la gueule de mon frère, c'était la même. Nous étions dans la merde.

- Venez avec moi maintenant ! ordonna le soldat.

- Non ! Ils restent avec moi. Gronda Dmitri.

Hein ? Il venait de parler japonais et son accent trahissait facilement sa langue maternelle. C'était bien de le contredire mais le soldat ne savait pas qui il était exactement.

- Ecoute-moi bien, Gamin ! Tu obéis et il ne t'arrivera rien de malencontreux. Alors maintenant vous fermez vos gueules et vous venez avec moi. Je n'ai pas envie de subir les foudres de ces Dragons Célestes. gueula-t-il faisant aboyer le même chien qu'avant.

Ouais bah pour l'instant, c'était toi, le vieux, qui faisait chier tout le monde à brailler comme une chèvre. Mitia se leva rapidement et avec véhémence ce qui me fit sursauter de surprise.

- Vous n'avez pas l'air de comprendre qui je suis. Mon sang me donne le droit de faire tout ce que j'ai envie de faire et d'avoir. Vous me devez le respect et surtout obéissance. Je ne vous donne aucun droit de me parler ainsi alors j'ai dit qu'ils restaient avec moi donc ils restent avec moi. Je suis Saint Dmitri et je fais ce que je veux. Ce n'est pas un roturier de pacotille qui me dira quoi faire. grinça le demi-frère de Sasha sur un ton hautain.

Je le regardais sur le cul. Il ne se prenait pas pour une merde. Où était passé le mec hyper sensible et très gentil?

- Mais oui et moi, je suis la Princesse Shirahoshi ! Allez ! Au poste le plus proche ! s'emporta de plus bel le soldat en prenant l'avant-bras de Mitia.

Ce dernier se dégagea avec force faisant reculer d'un pas le pauvre homme qui ne faisait que son boulot.

- Ne me touchez pas, Vermine ! Je vous ferais exécuter pour cet outrage ! brailla-t-il.

- Tu commences sérieusement à me gonfler, toi ! pesta l'autre.

Il sortit de sa sacoche bleue une paire de menottes et allait les passer aux poignets de Mitia lorsque des pas résonnaient près de nous.

- Et bien et bien... Il faut tout faire soi-même ici. Je n'ai même pas eu le temps de me coiffer et je vais manquer d'heure de sommeil. Mon visage sera hideux au matin. Ces soldats sont des incapables, n'est-ce pas Grand-père ? ricana moqueusement un type jeune en tenue blanche avec un scaphandre en verre sur la tête.

Il était accompagné d'un vieil homme accoutré de la même manière que lui. Des Dragons Célestes ! Nous étions encore plus dans la merde. Je me liquifiais sur place en sentant leur mépris envers nous alors qu'ils ne nous avaient même pas encore regardés. N'empêche, qu'est-ce qu'ils avaient l'air con habillé comme ça.

- Bien sûr, mon enfant. Grogna le vieillard qui avait des cheveux bruns.

Le soldat était tétanisé comme mon frère et moi d'ailleurs. Heureusement que j'avais pensé à aller aux chiottes avant de partir.

- Je suis désolé, Messeigneurs ! bégaya-t-il, les larmes aux coins des yeux dont la lumière du lampadaire faisait briller.

- Oh mais ça ne serait pas Saint Dmitri ? Vous vous amusez avec des roturiers maintenant ? Qu'elle d'échéance ! Ça m'écoeure. grimaça le plus jeune avec son accent russe.

- Il est de la même trempe que son père. Une vraie déception. pesta le vieux en japonais.

- Vous avez vu, Grand-père ? Il n'a même pas de combinaison. Il va attrapé leur maladie et tous nous contaminer. ricana l'autre dans la même langue.

En cet instant, je vis dans les yeux du soldat qu'il venait de comprendre ce qu'était Mitia. Il se prosterna à terre en position du Dogeza puis lui présenta ses excuses sincères. Dmitri le regarda indifférent contrairement aux autres qui ne lui prêtèrent aucune attention.

- Il ne sera pas une perte s'il trépasse mais il semblerait que son comportement puisse poser problème à l'avenir. Cette escapade nocturne ne sera pas la dernière à mon humble avis. sourit le vieillard.

- Je fais ce que je veux. Je suis majeur. De toute manière, vous en avez que faire de moi. pesta Dmitri dans la langue locale.

Le plus jeune des Dragons Célestes se mit à rire, mauvais puis j'eus un frisson lorsque ses yeux se posèrent sur moi. Ils me détaillèrent de haut en bas puis ses lèvres s'étirèrent en un large sourire sournois. Je pris la main de Vitali pour me rassurer. Elle était tremblante. Lui aussi avait peur. Je n'arrivais pas à détacher mon regard de celui du jeune Dragon Céleste. Ca me tétanisait le corps de songer à le détourner. D'ailleurs il devait avoir l'âge de mon frère au vu de ses traits d'adolescent.

- Détrompez-vous, Mon enfant ! Vous représentez notre famille et votre comportement ainsi que celui de vos parents souillent notre image. Peut-être devriez-vous mourir en même temps qu'eux ?! Cela nous épargnera d'autres problèmes. sourit-il.

Dmitri ne dit rien et le jeune Dragon Céleste dévia ses yeux pour regarder Vitali de haut en bas également. La poigne de mon frère se serra me faisant mal. Il avait remarqué son regard.

- Grand-père ? Puis-je avoir une avance sur mon anniversaire ? J'aimerais avoir de nouveaux jouets humains. s'exclama l'adolescent Dragon Céleste.

Merde... Bordel de merde ! Il voulait nous prendre comme esclave. C'était de nous qu'il parlait. Il comptait nous faire du mal en nous torturant, en nous violant et que savais-je encore. Les larmes me vinrent aux yeux et je croisais le regard empathique du soldat de la Marine toujours en position de Dogeza. Putain ! Qu'est-ce qu'il nous avait prit de sortir cette nuit ? Mama, Papa... Sortez-nous de là ! J'avais peur. Nous avions peur. Vitali tremblait tout comme moi.

- Non ! Nous ne sommes pas venus à la campagne pour ça. Et vous avez suffisamment de quoi vous amusez. La semaine dernière, votre grand-mère vous a offert, à votre frère et vous, déjà deux esclaves femmes pour vos jeux sordides. C'est suffisant pour ce mois-ci. Rentrons maintenant ! Votre grand-mère doit nous attendre. Saint Dmitri, vous prendrez une douche désinfectante à notre retour ! Déclara le vieux dans sa bulle en tournant les talons.

Le jeune soupira de frustration en pestant qu'elles étaient presque mortes ce qui me fit froid dans le dos puis son regard se posa sur moi et enfin sur mon frère.

- Quel dommage ! Je me serais bien amusé avec eux. Ils se ressemblent beaucoup. Ils doivent être de la même famille. Cela aurait été hilarant de le voir la saillir. ricana-t-il mauvais avant de suivre son grand-père.

Saillir ? Il était dégueulasse ! Ce type avait un grain. Ça m'écoeurait. J'en avais la nausée. La main de mon frère serra plus fortement la mienne me faisant mal. Je tournais la tête vers lui et fus surprise de le voir se mordre le coin de la lèvre inférieure à sang. Mitia nous regardait, le tête penchée sur le côté, avec un air peiné. Je baissais la tête sans lâcher la main de mon frère. Était-il désolé ? Je n'avais aucune gêne à lui en vouloir. Il était un Dragon Céleste lui aussi alors il avait dû s'amuser avec des vies humaines. Je ne le connaissais pas après tout. Il était le frère de Sasha mais Papa avait raison. Un Dragon Céleste avait eu l'éducation d'un Dragon Céleste. Oncle Nikolaï avait bien fait d'élever Sasha. Au moins, il n'était pas devenu comme ces pourritures.

Je sursautais lorsque Mitia posa sa main sur mon épaule. Je levais la tête vers lui et restais stoïque à son sourire désolé.

- Mon cousin est un peu aliéné. Je ne le laisserais jamais vous faire du mal. A votre frère non plus... Parlons-nous par correspondance plus tard !... murmura-t-il avec douceur.

Je ne répondis pas et il partit à la suite des autres. Toute personne polie se serait excusée pour le désagrément même si elle n'en était pas coupable. Lui, il n'avait rien dit comme si ça ne le concernait pas alors qu'il venait d'en être témoin et qu'il avait bien vu que ça nous faisait du mal. Fallait être un putain de noble pour être comme ça ! Il disait qu'il était Humain mais en fait il en avait rien à foutre. J'étais sûre que depuis le début il voulait bien se faire voir pour être moins seul. Par colère, je regrettais de lui avoir parlé et montré Sasha.

- Rentrez... Rentrez chez vous, les gosses ! bafouilla le soldat en se relevant.

Vitali hocha de la tête tandis que j'étais incapables de bouger, puis il se leva gauchement et vint me pousser hors du parc en silence. Nous passâmes devant le groupe de soldats qui avait été spectateurs de la scène et je compris que mon frère faisait un détour pour éviter le centre en traversant la rue. Il tourna ensuite au carrefour et lorsque nous fûmes hors de toute vue, il s'arrêta, se laissa tomber contre le muret d'une maison en soupirant puis plaqua ses mains sur sa tête.

Ces types ne nous avaient fait aucun mal mais l'aura qu'ils dégageaient mettait notre instinct en alerte. Notre corps nous avait dit qu'être près d'eux nous mettait en danger. J'avais toujours la nausée et loin de cette menace, les muscles de mon abdomen compressèrent mon estomac et je me penchais sur le côté pour dégueuler sur le bord du trottoir. Tiens ? Il n'y avait que le cola de tout à l'heure qui était sorti.

- Ces gens-là mériteraient qu'on leur coupe les couilles et qu'on leur fasse bouffer ! murmura mon frère.

- Même mort, ils continueraient à nous faire chier ! rajoutais-je sur le même volume sonore.

- Jésus les punira tous et il les enverra en Enfer ! Je les hais.

- Moi aussi !

Nous gardâmes ensuite le silence. L'amertume de ma bile restait sur mon palet m'écoeurant et je regardais où nous étions. Ça ressemblait au coin des riches de East Blue même si avec la lumière des lampadaires, je ne pouvais pas le certifier.

- Tu veux qu'on rentre ? proposais-je d'une petite voix.

Il regarda l'écran de son portable puis le rangea dans sa poche de jeans en se levant.

- Nan ! Il n'est que 3h. Allons loin d'ici ! dit-il en me poussant.

Cette fois-ci sur la route, nous ne croisâmes aucune patrouille. C'était terriblement calme et nous n'entendions que les pas de mon frère et le roulement des roues de mon fauteuil sur le trottoir. Je reconnus le manoir des Vinsmoke sur le trottoir d'en face. De nuit, sans lumière, il faisait flipper. Ca signifiait bien que nous étions chez les riches. Nous continuâmes notre balade et au fur et à mesure, je remarquais qu'il n'y avait vraiment aucune patrouille. A bien y réfléchir, ca avait été le cas le jour de la fête chez Sanji et lorsque nous avions été chez Thatch. Pas un soldat !

- Il n'y a personne ! remarqua Vitali.

- Oui, je me disais la même chose. Les riches sont exemptés de patrouille, on dirait.

- Privilège du pognon ! pesta-t-il.

Je ne disais rien, tout à fait d'accord avec lui. Le bruit des soldats marchant sans cesse dans les rues devaient perturber le sommeil de ces pauvres cons pétés de thune. Ils mériteraient un vacarme rien que pour les faire chier.

- Oh bordel de merde ! pestais-je en sursautant à cause de mon portable qui venait de sonner.

Je le pris de mauvais poils et regardais qui osait me faire chier. Oh Dmitri ! Qu'est-ce qu'il voulait ? J'en informais mon frère et nous lîmes ensemble.

" Chère Anastasia, êtes-vous rentrée chez vous ? Votre proposition tient-elle toujours ? Cordialement, Dmitri. "

Je me tournais vers Vitali avec un regard accusateur. Tu nous avais bien foutu dans la merde, toi !

- Dis-lui oui ! me dit-il sereinement.

- Quoi ? Tu es sérieux, là ? m'exclamais-je sur le cul.

- T'inquiète ! J'en prends la responsabilité auprès des darons.

Mouais... Il se le verra...

- Ok ! Mais je te préviens, je ne te sauverais pas les miches. râlais-je en écrivant ma réponse.

" Non, nous sommes toujours dehors. Nous nous baladons encore et oui, la proposition tient toujours. "

Sa réponse ne tarda pas. A croire qu'il attendait dessus.

" Merci. Où êtes-vous ? J'aimerais vous rejoindre. J'ai envoyé paître ma famille car nous nous sommes quereller. Je suis en train de fermer mes valises. "

Euh~ J'étais bouche bée devant mon écran puis mes yeux dévièrent vers Vitali. Tu voyais où ta connerie nous menait maintenant ? Crétin !

Mon frère nous fit faire demi me surprenant tout en me disant de lui dire qu'on l'attendra au parc dans quelques minutes. Hein ? HEIN ?

- T'es sérieux, là ? m'exclamais-je ahurie.

- Oui ! Je le sens bien, ce type ! répondit-il sérieusement.

- Dit plutôt que tu en pinces pour lui. raillais-je amusée.

- Nan ! Mais je le sens à la bonne, ce type. Et puis il ressemble à Sasha et c'est son demi-frère alors... Enfin tu vois ?

- Euh non mais je vois bien que tu le kiffes ! insistais-je pour le faire chier en envoyant ma réponse par SMS.

- Mais nan ! soupira-t-il soûlé.

- Roh !... S'il te propose de baiser, tu dis quoi ? le taquinais-je.

Vitali ne répondit pas.

- Tu dis oui, hein ? Avoue ! souris-je.

Il pouffa de rire. Grillé !

- Je ne sais pas en fait. Ce serait bien juste pour essayer mais j'ai peur d'être déçu. C'est pour ça que j'aimerais faire ma première expérience bi avec Sasha et toi. Surtout que bon, je vous connais et si ça ne va pas, je sais que je pourrais vous en parler sans crainte. chuchota-t-il à mon oreille, penché en avant.

- Oui, je comprends. Tu sais, ça me bloque beaucoup que tu... Enfin tu vois... Tous les deux quoi... Tu es mon frère mais si Sasha veut bien alors j'y arriverais. Je te fais cette promesse de ne pas te laisser tomber.

- Merci la naine ! Par contre, j'ai vu comment Mitia te regardait. Il te draguait tout à l'heure. ricana-t-il.

- Mais nan ! Il est juste sensible et très à fleur de peau en ce moment. Faut le comprendre, le Pauvre ! Ses parents vont... dis-je mais il me coupa.

- Pfff... Tu ne vois jamais rien, toi ! Je suis un mec. Je sais quand un mec drague une gonzesse. Il te draguait mais tu aurais vu la gueule qu'il a tiré quand je lui ai dit que tu avais déjà quelqu'un et que tu allais te marier. Il était déçu. Juste pour savoir, maintenant que tu sais qu'il s'intéresse à toi, tu comptes baiser avec lui. avant de te marier ou pas ?

- Euh nan... Je ne pense pas. C'est le frère de Sasha quand même.

Cependant, je trouvais ça flatteur que Mitia m'ait draguée. Ça faisait toujours plaisir d'attirer l'attention d'un homme, de plus beau. A force, j'allais prendre la grosse tête. En pensant à lui, sa réponse arriva.

" Parfait. J'arrive. Merci beaucoup ! J'espère que cela ne dérangera pas votre famille."

Bordel ! Nous étions dans la merde. Je tournais la tête vers mon frère pour le regarder avec des yeux remplis de sarcasme.

- Tu te rends compte qu'un Dragon Céleste va venir chez nous avec ses valises sans que les parents ne soient au courant, hein ? lui dis-je blasée.

- Oui ! répondit-il sans même me regarder en continuant d'avancer.

Son pas s'accéléra et nous tournâmes au croisement pour arriver au parc. Personne ! Ouf ! En traversant nous entendîmes des pas de courses et des bruits de roulettes sur un trottoir en face. Dmitri venait d'apparaître avec une valise et un sac à dos suivi par une personne. Mais... Ne me dites pas qu'il se pointait avec son esclave ?! Oh la merde... Je j'étais un oeil à Vitali qui voulait tout dire. Tu te démerdais, mon gars. Nous les attendîmes à l'entrée du parc alors qu'ils traversaient. La personne qui l'accompagnait était une jeune femme. Le premier truc qui m'était venu en tête était qu'il avait dû forcément la baiser. Même s'il avait dit qu'il la traitait humainement, il restait un mec avec des besoins. L'idée d'être à sa place à ce moment-là me traversa l'esprit. Ça m'aurait plût. Merci la salope en moi ! Qu'il me prenne pour combler son plaisir quand bon lui semblerait avait un côté excitant qui émoustillait un peu mon entrejambe. Seigneur ! Mon manque revenait.

Dmitri nous sourit en arrivant. Tiens ? Il avait la lèvre tuméfiée. La querelle avait dû être violente.

- C'est ton esclave ? questionna Vitali.

- Oui mais je lui ai rendue sa liberté sauf qu'elle n'a aucun endroit où vivre. nous dit-il un peu essoufflé de sa courses.

Ouais et donc ? Hors de question qu'elle vienne chez nous. Déjà lui c'était trop alors une gonzesse en plus, c'était mort. On allait déjà se faire butter par les darons mais alors là ! Ils donneront nos cadavres au chien et au chat. Merci Vitali ! Lucifer me chiera dans sa litière. L'image de mon chat en train de chier en spray me vint en tête et je retiens un sourire en plissant les lèvres. Rigolais pas ! Rigolais pas !

- J'ai bien une idée mais je ne sais pas si ça sera possible. Mais d'abord, allons ailleurs ! fit mon frère en faisant demi-tour avec moi.

Hein ? Une idée ? Hors de question que je partage ma chambre ! Je voulais pouvoir me tripoter en cam avec Sasha tranquillement.

Ils nous suivirent sans poser de question et nous allâmes encore dans le coin des riches. Là, Vitali nous amena dans le Konbini de la rue. Il n'y avait personne. Nous nous installâmes autours d'une table sous les yeux de l'employé du magasin. Maintenant en pleine lumière, je pouvais mieux voir Dmitri. Oh bordel Seigneur qu'il était encore plus beau ! Je fondais sur place. Quel beau gosse ! Il était plus beau qu'Ace. Mon instinct primitif de femme me disait qu'il était un parfait mâle pour la fécondation. Je voulais le baiser, là tout de suite ! Je serrais mes cuisses cachées par le plateau de la table. Mes yeux se posèrent ensuite sur son ancienne esclave. Ah bah en fait, elle n'était pas si jeune que ça. Elle avait les traits d'une femme mature ayant sûrement le même âge que Mama. Par contre, elle était très mince mais pas autant que moi. Ses cheveux bruns tournaient vers le blanc par endroit montrant qu'elle avait vécu beaucoup de stress. Elle faisait peine à voir.

- Je reviens. Je dois téléphoner à quelqu'un. nous dit Vitali en s'éclipsant aux toilettes des homme du magasin.

Me laissait pas toute seule, putain !

- Anastasia, face à la lumière, votre beauté me trouble fortement. me sourit Mitia penché vers moi.

Hein ? Trouble ? J'avais rien compris. Je devais le prendre comment ? Je ne dis rien pour ne pas le froisser et encore moins passer pour une idiote surtout que j'avais toujours autant envie de me faire baiser par lui. Mitia eut l'air embarrassé de mon silence puis il me sourit en se redressant.

- Euh quand à lieu la cérémonie de mariage ? demanda-t-il ensuite.

Hein ? Ah oui le mariage !

- Je l'ignore. Avec Sasha nous faisons un mariage par double procuration puisqu'il est en Russie actuellement mais nous souhaitons nous marier dans une église orthodoxe également quand je pourrais de nouveau marcher. souris-je heureuse de lui en parler.

... Et j'aimerais aussi que tu me baises !

- Oh je vois ! Où en êtes-vous dans votre convalescence ?

- Je suis sortie de ma sédation il y a une semaine et demi environs. J'aurais pu rester à l'hôpital mais mon ex venait me harceler jusque là-bas. Je n'étais pas tranquille. La nuit de mercredi à jeudi, il était venu dans la nuit et Sasha, Vitali et lui se sont battus. Jusqu'à ce matin, j'avais donc une garde à ma porte d'hôpital. Mon père y tenait absolument pour ma sécurité...

C'était gênant de parler de ça devant eux surtout devant la gonzesse. Elle me regardait comme si je lui faisais pitié en restant silencieuse. Ça faisait un peu flipper. On aurait dit qu'elle me jugeait du regard.

- ... Je dois faire de la rééducation mais le médecin à dit que ça allait attendre à cause du mauvais état de mon squelette. J'ai eu trop de carence et mes os sont abîmés. terminais-je.

- Je vois. Je vous souhaite un bon rétablissement. Vous m'êtes forte aimable. Je vous apprécie déjà sans vous connaître parfaitement. Mon frère a beaucoup de chance d'avoir une fiancée aussi charmante. Je devais me marier également mais voyez-vous, je n'aime pas les mariages arrangés. Je devais épouser une femme d'une autre famille de Marie Geoise. Je l'avais aperçu une fois et elle n'est pas à mon goût. Elle n'a pas une aussi grande beauté que vous. sourit-il me faisant rougir.

Son charme me faisait un tel effet. Un truc de dingue. Je pourrais tout accepter en cet instant. Était-ce à cause de ça que Vitali lui avait proposé de venir chez nous ? Mitia avait-il un pouvoir de séduction sur lui ? Peut-être sur tout le monde ? En tout ce n'était pas déplaisant. Ça me rendait toute béat. Quel charme ! Seigneur, ce type... Mitia me sourit de nouveau en passant une main dans ses cheveux pour se recoiffer brièvement. Oh bordel ! J'allais craquer. Mon vagin eut un émoi de plaisir. S'il continuait comme ça, j'allais finir par lui sauter dessus et le violer.

- Jeune Maître, puis-je parler ? demanda son ancienne esclave d'une voix monotone.

Jeune Maître ? Sérieux ?

- Oui mais tu n'es plus esclave. Tu peux parler quand bon te semble et faire ce que tu as envie sans crainte de ma part. répondit-il solennellement.

Il la tutoyait ? Pourquoi ? Parce que c'était son ancienne esclave ? Elle hocha de la tête puis s'exprima.

- J'ai remarqué qu'ils vendent des onguents ici, j'aimerais soigner votre plaie.

Mitia fit un geste de la main signifiant qu'il s'en foutait.

- Fait ce que tu veux mais n'en ai pas pour cher. Je n'ai pas grand chose sur moi.

Elle se leva sans un bruit en prenant le portefeuille qu'il lui donnait puis se déplaça dans le rayon pharmaceutique sans un mot. Un vrai fantôme, cette gonzesse. Je l'observais chercher attentivement ce qu'elle voulait puis portais mon attention sur Dmitri et fus surprise de voir qu'il me fixait. Son sourire en coin me réchauffa les entrailles. Ouh je le voulais ! En moi bordel ! Je me mis à trembler doucement en frottant mes cuisses l'une contre l'autre.

- Avez-vous froid ? interrogea-t-il.

- Euh non... Je... Je vais juste aux toilettes. Excuse-moi ! bégayais-je comme une conne.

Sous ses yeux confus, je reculais mon fauteuil roulant et me réfugiais dans les toilettes des femmes le plus vite possible. Je me rendais bien compte que je m'étais foutue la honte en partant comme ça mais je n'en pouvais plus. Mon bas-ventre me brûlait. Je m'enfermais dans une cabine, déboutonnais mon jeans, l'abaissais avec ma culotte dont la serviette hygiénique avait juste une petite tâche de sang, et me masturbais en essayant de ne pas faire de bruit. Ah Seigneur que ça faisait du bien de se soulager ! Rapidement, j'atteignis l'orgasme, le sourire aux lèvres. Je n'avais même pas eu besoin de fantasmer. Le plaisir ultime était venu sans effort. Le souffle court, j'avais encore envie. Je tentais de me donner encore du plaisir mais mon clitoris était tellement sensible que cela en était douloureux. Tant pis... Je me rhabillais en m'apercevant que je n'avais pas perdu de sang puis sortis de la cabine pour me laver les mains. Le sèche-main foutait un bordel monstre me donnant un sifflement à l'oreille. Ah enfin le silence ! Je me pinçais les lèvres tentant de contenir la lourdeur dans mon bas-ventre. Si ça allait être comme ça à chaque fois, j'allais devenir tarée. Comment faisait Sasha ?

- Oh bordel de... M'écriais-je de surprise en me retournant.

Qu'est-ce qu'il venait foutre là, lui ? C'était les chiottes des femmes ! Je ne l'avais pas entendu entrer à cause du bordel du sèche-main.

- Désolé de vous avoir fait peur. Loin de moi l'envie de vous effrayer. J'avais cru comprendre que je vous intimidais alors je voulais m'assurer que vous alliez bien. me sourit Dmitri en s'approchant de moi.

Ouais m'enfin bon quand même ! Ce n'était pas une raison de venir chez les femmes. Il était bizarre, lui.

- Ce n'est rien. Tu ne m'intimides pas en fait. Tu ressembles beaucoup à Sasha et... Et il me manque énormément. Tu vois ? trouvais-je comme excuse.

Il se mit à rire doucement me faisant rougir. Putain même son rire était si... Ah baisais-moi !

- Oui, je vois. C'est rassurant dans ce cas... C'est incroyable comme votre beauté me trouble fortement. Je pourrais dire que vous venez peut-être d'une lignée royale comme moi à cause de votre splendeur mais toutes les princesses ne sont pas des fleurs. C'est bien dommage que vous soyez née roturière, car nous aurions pu nous connaître avant. dit-il.

Est-ce qu'il venait d'insinuer que j'étais une princesse ? Oh~ Venant d'un noble, je ne me sentais plus pisser. Je gloussais comme une idiote puis hoquetais de surprise quand il s'accroupit en face de moi, les avant-bras sur ses cuisses et le sourire aux lèvres.

- Maintenant que tu as quitté ta famille, tu es toujours un Dragon Céleste ou pas ? demandais-je curieuse.

- Et bien, je suis parti en renonçant à tout. Je ne supportais plus les membres de ma famille. Ils étaient si horrible envers moi. Je ne pourrais pas accompagner mes parents dans leur mort. Ça me donne énormément de souffrance et je m'en veux mais je me dois de faire ce qu'ils auraient souhaité que je fasse. Je dois vivre et trouver mon petit frère. dit-il les larmes aux yeux.

Quel homme sensible !... Pauvre lui. Il fallait beaucoup de courage pour sortir de sa zone de confort. Ce n'était pas donné à tout le monde de faire ça sur un coup de tête. Sans m'en rendre compte sur le coup, je le pris dans mes bras.

- Vous surmonterez ça tous les deux avec Sasha. Ça l'affecte beaucoup aussi. Ça ira. Soufflais-je pour le réconforter.

Oh Seigneur ! L'avoir contre moi augmentait l'envie que j'avais de lui. Je pouvais sentir son corps svelte et robuste contre mes doigts et ma poitrine. Mon coeur s'affola et cogna fortement dans ma cage thoracique. Je le voulais. Mon vagin se contracta involontairement lorsqu'il répondit à mon étreinte.

- Vous êtes si maigre que j'ai peur de vous briser. s'amusa-t-il à dire.

- C'est à cause de ma sédation. J'ai déjà prit un peu de poids depuis. souris-je.

Je frictionnais doucement son dos par réflexe. Hein ? Il venait de me renifler, là ? Ça me rappelait Thatch. Arf je devais l'oublier !

- J'apprécie votre parfum. dit-il dans mes cheveux.

- Un cadeau de ma mère. murmurais-je sans oser lui dire que c'était un parfum bon marché.

Lui, il avait sûrement l'habitude de mettre de la marque qui devait coûter un bras voire même deux.

- Votre mère a bon goût. Excusez-moi de demander mais quand seriez-vous mariée par double procuration ?

- Sasha a déjà rempli sa part de document, moi, je dois le faire au matin et ensuite nous devons tout envoyer aux ambassades du Japon et de la Russie. Ça doit te faire très plaisir de savoir que ton frère se marie. C'est pour ça que tu me poses beaucoup de question sur le mariage ? le taquinais-je à la fin.

Ça me soûlait. Je ne le connaissais pas et il me demandait plein de truc sur ma vie privée. C'était chiant et quelque peu embarrassant.

- Qui ne serait pas content d'apprendre que son petit frère épousera une si charmante femme ? Cela me fait plaisir... Le monde extérieur est bien mieux que je ne l'aurais imaginé...

Il changeait souvent de sujet, celui-là. Je défis mon étreinte et lui souris.

- Je suis contente qu'il te plaise même si, tu te doutes bien que ça va beaucoup te changer.

- Oui c'est sûr mais je me lasse de la vie au château. Ceux qui vivent là-bas ne m'intéresse plus euh pas.

Il me sourit ensuite et j'avais tiqué à son rattrapage mais ça arrivait alors je ne fis aucune remarque.

- Ça ira de toute manière. A mon avis, les débuts seront difficiles mais tout ira bien. Ton hématome à la lèvre, c'est ta famille qui te l'a fait tout à l'heure ? demandais-je.

- Comment ? Euh oui. Je leur ai tenu tête et cela leur a déplut. Ce n'est pas la première fois. Ils étaient si odieux envers moi. J'ai beaucoup de chance de vous avoir rencontrée. Vous êtes très gentille et... splendide.

Son sourire larmoyant m'émouva beaucoup. Il avait un visage d'ange. Qu'est-ce qu'il était beau putain ! La chaleur de mon bas-ventre me brûlait et j'étais sûre que j'étais en train de mouiller. Mon corps tremblait légèrement. Mon manque revenait. Ca arrivait plus vite qu'avant. C'était plus fort aussi. Sasha... Revenait vite ! J'allais craquer et baiser ton frère sinon.

- Êtes-vous souffrante ? Vous tremblez encore. remarqua-t-il.

Merde ! Il l'avait vu. L'excuse du pipi pressant ne fonctionnerait plus.

- Non, j'ai juste un peu froid.

Et je voulais que tu me baises en fait !

Il fit glisser la fermeture éclair de sa veste, retira cette dernière et la mit sur mes épaules. Son odeur de parfum chic pénétrait mes narines et je le remerciais avec un petit sourire. Mitia mit la capuche sur ma tête avec un sourire en coin et posa sa large main dessus me faisant émettre une petit rire niais. Sa manière d'être avec moi me plaisait de plus en plus. Il était doux et attentionné... Comme Sasha ! Mon Sasha... Au matin, je signerais les papiers de notre mariage. J'avais hâte ! Ah mon Sasha adoré ! Tu me manquais terriblement. Je t'aimais ! J'étais amoureuse de lui. Son absence me le faisait ressentir de plus en plus.

J'émis un hoquet de surprise en sentant les lèvres de Dmitri, penché vers moi, contre les miennes . C'était bref et je le regardais sur le cul alors qu'il me souriait avec un faux semblant de gêne.

- Oh excusez-moi ! J'ai perdu l'équilibre en voulant me redresser. se justifia-t-il souriant.

Bah voyons ! Comme si j'allais le croire! Mais putain craquais pas! Craquais pas! Craquais pas! Je le regardais ahurie et silencieuse se mettre droit. Je serrais les poings pour ne pas lui sauter dessus et ainsi lui rouler un patin. Seigneur! Accordez-moi le courage de ne pas céder! Bordel qu'il était séduisant! Quel charme fou dans ses gestes! J'étais prête à me défringuer et à écarter les cuisses pour qu'il me baise comme un chien. Ma minette était brûlante et mon vagin avait par moment des spasmes d'émoi. Je n'en pouvais plus! Ce type ressemblait beaucoup à Sasha et je ne pouvais pas le toucher car c'était son demi-frère. Je voulais rester fidèle à l'homme que j'allais épouser même s'il m'avait dit que je pouvais m'amuser avant le mariage. Je voulais qu'il garde confiance en moi comme je lui faisais confiance. C'était difficile mais je devais tenir bon. Enlaçant mon corps de mes bras, je baissais la tête tremblotante.

· Allez-vous bien? Vous avez vraiment l'air souffrante. Me dit Mitia, inquiet.

Je couinais dans un sursaut lorsqu'on toqua à la porte.

· La naine? Tu es là? Entendis-je de la part de Vitali derrière la porte.

· Oui! Entre! M'exclamais-je rapidement, la voix tremblante.

Qu'il fasse cesser cette souffrance en faisant partir Dmitri. C'était horrible!

Mon frère entra et fus surpris de voir que je n'étais pas seule. Il posa les yeux sur moi puis fronça des sourcils.

· Votre sœur n'a pas l'air bien. Je pense qu'elle devrait… commença Mitia avant que Vitali ne le coupe.

· Je m'en occupe. Ton ancienne esclave te cherche pour tes soins.

· Oh oui, j'avais oublié qu'elle avait acheté des onguents. Sourit-il en prenant le pas.

Je croisais son regard avant qu'il ne ferme la porte. Il n'était pas vraiment inquiet, il n'exprimait rien d'ailleurs. Même s'il n'avait plus de titre, il restait tout de même un Dragon Céleste.

Vitali vint près de moi et s'agenouilla à ma hauteur.

· Ça va? Il t'a fait du mal où tu es juste en manque? Demanda-t-il en chuchotant.

· Je suis juste en manque. C'est très difficile de ne pas craquer surtout qu'il vient de m'embrasser. Il dit qu'il n'a pas fait exprès en perdant l'équilibre mais je ne le crois pas. Tu es arrivé à temps. Expliquais-je tout bas.

Mon frère ricana moqueusement.

· Ouais, je ne le crois pas non plus mais si tu veux te…

· Nan! Ça ne changera rien. Je l'ai déjà fait et je suis toujours en manque. Le coupais-je.

· Bon… Sasha reviendra vite, tu sais. Murmura-t-il pour me faire sourire.

· Oui et j'ai hâte. Tu risqueras de ne pas dormir toutes les nuits. Riais-je faiblement.

· Pas grave! Je mettrais des boules Kies.

Nous gloussâmes doucement tels des gosses ne voulant pas se faire choper.

· Bon plus sérieusement, j'ai téléphone à Sabo car je me suis dit que l'A.R. pourrait aider la gonzesse. J'ai dû tout lui raconter en détails ce qu'il s'est passé en m'y reprenant à plusieurs fois car il était très fatigué, à croire qu'il n'a pas dormi depuis des jours. Et j'en ai apprit une bonne mais tu ne dois surtout rien dire à Sasha et à Mitia. Clair? Murmura-t-il sérieux.

Sabo… J'avais encore en travers le sale coup qu'il m'avait fait avec Ace.

· Oui, clair! Répondis-je un peu soûlée qu'il ait appelé un connard.

· Je comprends que tu sois énervée mais soit c'était lui ou soit c'était Papa. J'ai prit le choix le moins pénible pour nous. Du coup, Sabo m'a expliqué que les parents de Sasha avaient été évadés tout à l'heure dans la plus grande discrétion…

· Oh putain super! Murmurais-je fortement avec un grand sourire.

· Oui mais chut! Ça doit rester secret. Ils ont raconté ce qu'il leur était arrivé. Quelqu'un les a dénoncés. Et tu ne devineras jamais qui c'est!

· Quelqu'un de l'A.R.? Proposais-je à tout hasard.

· Non, Dmitri!

Hein? Il les avait balancés? Pourquoi? C'était ses parents. Il les aimait pourtant vu comment ça l'affectait. J'en tombais des nus.

· Sabo m'a dit de faire très attention à lui car son père a dit qu'il était instable et qu'il ne fallait pas qu'il rentre en contact avec Sasha. Il est extrêmement jaloux de lui. Tante Irina a dit qu'il entrait dans des colères noires dès que son prénom était mentionné. Il les a balancés à cause de ça. Son père disait que parfois il était obligé de l'enfermer seul dans ses appartements car il était violent. C'est un excellent manipulateur et un menteur. Ça ne m'étonne pas qu'il t'ai embrassée s'il est jaloux de Sasha. Sabo était avec eux alors il ne devrait pas tarder à arriver. Nous devons rien lui dire sur cette conversation. Promis? Souffla-t-il en tendant son petit doigt.

· Promis! Fis-je en enlaçant son doigt avec le mien.

J'en revenais pas. Mitia était un cinglé. Ace était un cas mais alors lui, il avait l'air de le surpasser. Je regrettais sincèrement de lui avoir parlé de Sasha et de lui avoir montré une photo de lui. Ce type nous avait bernés avec ses fausses larmes. J'étais déçue de m'être faite avoir. Mitia avait l'air si gentil mais c'était vrai qu'il se montrait un peu trop bien. Je ne m'étais pas un seul instant méfiée. Je serais plus vigilante avec lui dorénavant.

· Tu te sens prête à voir Sabo? Demanda Vitali ensuite.

· Ouais, c'est pas comme si j'avais vraiment le choix. Tant qu'il ne me fait pas chier, ça va.

· Ok, allons-y! Tâchons d'être le plus naturel possible avec lui! Chuchota-t-il en venant pousser mon fauteuil.

Il s'arrêta devant la porte.

· Par contre, Papa et Maman sont au courant. Ils étaient avec Sabo quand je lui ai téléphoné. Je pense qu'ils vont venir aussi. Grimaça-t-il.

Et merde … Ils allaient nous buter. Plus jamais nous ne pourrons sortir en douce. Ils nous surveilleront H24.

- On est dans la merde! Soupirais-je.

- Dans le purin, ouais! Enchérit-il.

- Ils vont nous défoncer.

- Bah techniquement, ils vont TE défoncer. Moi, je peux faire ce que je veux vu qu'ils m'ont émancipé. Raillait-il avec un sourire narquois.

Ah bordel! J'avais oublié.

- Veinard! Souris-je alors qu'il ouvrit la porte.

Cela le fit sourire bruyamment et nous sortîmes des chiottes. Nous vîmes Dmitri avec la gonzesse-fantôme attablés. Elle lui prodiguait les premiers soins à la lèvre et à bien la voir, quelque chose n'allait pas.

- Ah! Tu ne peux pas faire attention, idiote?! Pesta Mitia en dégageant ses doigts tenant le coton d'un coup brusque du plat de la main.

- Pardon, Jeune Maître! Dit-elle en baissant les yeux.

Il était dos à nous alors il ne nous avait pas remarqués. Pauvre femme! Elle me faisait de la peine mais bientôt elle sera tranquille. Mon petit frère se pencha à mon oreille pour me murmurer:

- J'ai comme l'impression qu'en fait il ne l'a pas libérée.

Je hochais lentement de la tête étant d'accord avec lui. Mitia avait sûrement menti pour bien se faire voir. Comment ça s'appelait déjà les personnes qui montraient une figure parfaite devant les gens alors qu'au fond ils étaient m des monstres? Je ne me souvenais plus de l'appellation. Il y avait eu plusieurs publications sur Facebook il y a plusieurs mois et beaucoup racontaient leur rencontre avec ce genre de personne. Il me semblait que c'était une maladie qui ne se soignait pas car la personne était trop bornée pour se rendre compte qu'elle avait un problème.

Nous nous approchâmes avec un sourire puis à leur hauteur, je retirais la veste de Mitia de mes épaules et la lui tendis.

- Je te remercie. Je me sens mieux maintenant. J'ai un peu de mal avec les gens après un moment. Ce n'est pas contre toi, c'est moi. Après ce qu'il s'est passé avec Ace, j'ai un peu peur des personnes qui ne sont pas ma famille. Souris-je à Dmitri.

Il me fixa indifférent puis prit sa veste avec un sourire.

- Mais bientôt, je ferais parti de votre famille. Vous n'avez rien à craindre de moi.

Oh Seigneur! Qu'il était beau! Son sourire charmant me fit rougir. J'avais beau savoir qu'il n'était pas ce qu'il laissait paraître, Mitia avait un charme fou. J'avais toujours envie de le baiser. Il avait un tel pouvoir d'attraction que je ne pouvais détacher mon regard du sien. Ses yeux noisettes étaient envoûtants. Je lui souris en hochant de la tête. Oui, il allait faire partie de ma famille. J'étais d'un côté contente qu'un beau gosse comme lui y entre mais d'un autre, je voulais protéger Sasha de ce cinglé. Que pouvait-il lui faire en étant aussi jaloux? Déjà Ace et maintenant lui! Nous ne serons jamais tranquille.

Mitia allait me dire quelque chose mais mon portable sonna me forçant à détacher mon regard du sien. Sasha! Il lançait un appel vidéo. Et merde! Il ne fallait pas que Dmitri le voit.

- Ah un appel important! Je dois répondre. Excuse-moi! Souris-je en roulant vers les chiottes des femmes.

Mitia me fixa sans expression jusqu'à ce que je passe la porte. J'entendis mon frère lui adresser la parole ensuite. Je décrochais avec un grand sourire.

Le visage de Sasha vêtu de ses vêtements chaud d'extérieur à l'écran. Oulah! Il était pas frais. Son œil disait presque merde à l'autre. Son grand sourire me réchauffait le cœur et mes yeux se mirent à larmoyer de joie. Il m'avait manquée. Derrière lui je pouvais voir l'extérieur de la maison des vieux éclairée par une lampe accrochée au mur.

- Hey ma princesse! Je vois que tu es rentrée. Dit-il sur un ton fort et jovial.

- Non pas encore. Je suis dans un Konbini avec Vitali et… D'autres personnes. Répondis-je sans trop oser à la fin.

- Ah! D'autres? Des potes vous ont rejoins?

Je regardais en direction de la porte au cas où si nous étions écoutés même si ça ne servait à rien vu que je ne pouvais pas voir à travers puis j'avançais un peu plus dans la pièce.

- Non pas vraiment. Tu te souviens que tu m'as dit qu'il y avait des Dragons Célestes à Red Line? Dis-je à voix basse.

- Ouais et?

- Et ben…

Je lui racontais ce qu'il s'était passé dans le parc et au Konbini. Je lui avais dit pour l'appel de Vitali à Sabo et ce qu'il nous avait racontés sans l'informer de la liberté de ses parents et mon envie de baiser son demi-frère. Le récit du baiser de Dmitri n'avait pas été mis sous silence aussi. Je voulais qu'il sache tout, enfin je me comprenais.

- …Il est spécial. Des fois il me regarde sans expression et je ne sais pas à quoi il pense puis d'un coup il sourit et me parle gentiment. Ça fait limite flipper. Tu entendrais comment il parle à la meuf dans notre dos et devant nous il fait le tout gentil avec elle. Vitali pense qu'en fait, il ne l'a pas libérée. Terminais-je tout bas.

- Bah tu vois avec tout ce que tu m'as raconté, ce type est un pervers narcissique. Je ne sais pas comment l'A.R. a découvert tout ça mais il ne faut pas que tu t'approches de lui. Tu l'évites le plus possible. Reste loin! Il se montre tout beau et tout mignon mais en fait c'est un vrai monstre. Le mari de la vieille qui m'hébergeait était comme ça. Il la rabaissait et la frappait quand ils étaient seuls mais devant les autres, c'était le gars parfait. Alors reste loin de lui! Je ne veux pas qu'il te fasse du mal. Déjà qu'il t'embrasse avec une excuse à la con, ça a dû mal à passer alors la prochaine fois, ce sera quoi? Oh pardon! J'ai glissé et ma bite est rentrée toute seule dans ton cul. Foutage de gueule! Qu'il ne te touche pas, car je le buterais. J'en suis capable, tu le sais.

Son sérieux mélangé à son alcoolisme me fit sourire. Je savais qu'il serait capable de le tuer. Je hochais de la tête pour affirmer.

- Je comprends qu'il soit jaloux de toi. Tu es formidable, beau, sexy, drôle, gentil et fantastiqueau pieux. Personne ne t'égale. J'ai tellement de chance de t'épouser. Avec toutes les merdes qu'il m'arrive, je trouve limite ça suspect. Ricanais-je à la fin.

- Faut pas ma princesse! Toi aussi tu es incroyable. Tu es la femme de ma vie. Je t'aime comme un dingue. Je pense sans cesse à toi depuis toujours. Je t'aime Nastia! Je t'aime! Je le crie à la Terre entière. Je t'aime! Je t'aime comme un fou! Tu es la femme de ma vie. Épouse-moi! Je t'aime!

Il hurlait tellement que j'étais sûre que tout le Konbini l'avait entendu. Sasha était en extérieur et gueulait au ciel qu'il était amoureux de moi. Le visage rouge, je souriais comme une gamine.

- Quêqu'tu caquettes tôt seul comme un nigaud, toi? Entendis-je fortement au loin d'un vieil homme.

- Hey! Dedushka!... s'exclaffa-t-il joyeusement.

Ah ça devait être papi! Sasha se mit à marcher rapidement avec un sourire. S'il-te-plaît, ne faisais pas ce que je pensais que tu allais faire!

- … Je suis amoureux d'une fille incroyable et je vais l'épouser. S'exclama-t-il joyeusement.

Ah bordel… Je gloussais doucement, une main devant ma bouche, le visage rouge pivoine. C'était gênant!

- Content pôr toi, G'min! Mais on en r'parlera quand qu't'auras décuvé. Entendis-je de Papi.

Je me mis à rire tout comme Sasha.

- Tu fais quoi avec ta p'tite télé? Elle est pô branchée. Dit-il ensuite.

Je pouffais de rire dans ma main.

- C'est un téléphone portable, Dedushka. Je parle avec Nastia. C'est elle que je compte épouser. Répondit Sasha fièrement.

- Nastia, Nastia, Nastia?... Ah la g'mine d'Aliochka. Elle est pô un peu jeune pôr toi, g'min? Elle doit ben' avoir 8 années. Dit Papi, pensif.

Quoi? Mais pas du tout! J'étais petite mais de là à dire que j'avais 8 ans, fallait pas déconner.

- Nan Dedushka! Faut rajouter 10 ans de plus. Nastia a fêté ses 18 ans il y a deux semaines. Sourit Sasha amusé.

- Déjà? Elle doit ben' avoir grandi! Hallucina-t-il.

- Ouais enfin pas tant que ça. Elle est petite. Debout, elle m'arrive là à peu près. Dit-il en montrant son torse pour jauger ma taille.

- Ah c'est une p'tite femme, di'donc!

- Oui et elle est très belle. Regarde!

J'étais gênée. Suite à ses mots, il pivota légèrement son portable. J'aperçus Papi dans ses vêtements chaud et sa chapka. Son air surpris me fit sourire timidement. Il avait beaucoup vieilli depuis l'autre fois et je ne l'avais pas reconnu. Je le saluais d'un mouvement de la main en élargissant mon sourire.

- Oh c'est fou ce qu'ils savent faire de nos jours! Les photos bougent tôtes seules maint'nant. S'exclama-t-il impressionné.

J'éclatais de rire. Il n'avait pas comprit. On était pas dans Harry Potter!

- Nan Dedushka! Elle est en direct avec nous depuis le Japon. Tiens! Je te passe un écouteur pour que tu puisses l'entendre.

Et il exécuta le geste. Papi prit l'écouteur sans trop savoir quoi en faire alors Sasha le lui mit dans l'oreille.

- Ah c'est une oreillette de la Marine, ton truc! Ricana le vieux.

- Nan, tout le monde en a.

Je souris amusée de la situation.

- Là, tu m'entends, G'mine? Parle-t-il fortement.

- Oui, Dedushka mais pas besoin de parler si fort. Répondis-je souriante.

- Ohlala que tu es tôte mignonne, di'donc! Mais il faut manger, tu es tôte maigrichonne. Viens don' chez nous! La gnôle de Dedushka va te r'quinquer, va! Et Babushka t'fera de la bonne tourte de poisson. Tu manges qu'du riz en Chine ou quoi? Sourit Papi toujours en parlant fort.

- Je suis au Japon, Dedushka pas en Chine. Et je ne mange pas que du riz. J'ai reprit un peu de poids depuis mon réveil. Souris-je gentiment.

Il n'était pas au courant pour ma sédation? Je n'avais pas très envie de lui raconter.

- Ton réveil? Ah mais oui! Ton oncle nous a racontés ton accident. Oh pauv' g'mine, va! Alors tu comptes épouser ce g'min-là? Ria-t-il à la fin en prenant Sasha par l'épaule.

J'allais répondre mais on me coupa l'herbe sous le pied.

- Nan, dit rien! S'exclama Sasha.

- Bah pôquoi? Interrogea perdu mon grand-père.

- Je ne lui ai pas fait ma demande officielle. Expliqua-t-il gêné.

- Oh qu'vous êtes bizarres, vous les g'mins! D'mon temps, c'était pô comme ça. Après avoir demandé la main vot' grand-mère, j'ai dû prouver mon courage en tuant un ours. Avec juste un couteau! Ah c'était une sacrée affaire, di'donc! J'l'avais pendu d'vant le ch'nil d'son père. Ah un brave monsieur, c't'homme-là! Qu'il repose en paixavec sa gnôle! J'lui avais mit discrètement dans l'cercueil car le prêtre n'voulait pas. Il disait qu'ça allait trop fermenter avec l'temps et exploser. Mais d'puis, aucune explosion dans l'cimetière! Raconta Papi en riant sur la fin.

Je riais amusée et contente d'écouter sa jeunesse. Les temps avaient bien changé. Je voyais mal Papa demander à Sasha d'aller chasser l'ours avec un couteau. Je le voyais plutôt lui poser plein de question pour l'embêter.

J'entendis qu'on toqua à la porte des toilettes puis la voix de Vitali me demandant si j'avais terminé car Sabo et Papa étaient là. Arf! Je l'invitais à entrer pour qu'il vienne saluer Papi.

- A qui qu'tu causes, g'mine? Demanda ce dernier.

- A Vitali. Il arrive. Répondis-je avec un sourire.

Mon frère se pointa à côté de moi tout souriant. Il dû s'accroupir pour être vu à l'écran.

- Salut Dedushka! S'exclama-t-il joyeusement.

- Ohlala! Qu'il a changé, ce p'tit! Toi aussi tu te prends pour un veau? Quêqu'z'ont tous, ces g'mins, à se mett' des anneaux? Ça t'fait quel âge, p'tit gars?

- 16 ans. Répondit mon frère.

- 16 ans, déjà?! L'arfois qu'j'vous ai vus, vous étiez haut comme trois pommes, di'donc! Le temps déguerpit vite. J'espère qu'vous viendrez nous voir avant l'Bon Dieu. Ah ohlala! Faut qu'Babushka vienne vous voir! J'vais la chercher. Bougez pô, les g'mins!

Et il parti. Nous entendîmes le grincement d'une porte puis sa voix appelant notre grand-mère.

- Nastia m'a raconté ce qu'il vous est arrivés. Mon putain de demi-frère chelou est toujours là? Demanda Sasha à Vitali.

- Ouais! Sabo et Papa sont arrivés et ils sont avec lui. Il me posait beaucoup de question sur toi mais je restais vague. Certaines étaient très intimes.

- Ah ouais? Du genre? Fit-il avec un sourcil arcqué.

- Bah il demandait si tu avais déjà défloré ma sœur. J'étais tellement sur le cul que j'ai pas répondu. Papa est arrivé avec Sabo ensuite et je me suis vite esquivé ici. Il est très bizarre.

- Ouais Nastia me l'a dit. C'est un pervers narcissique, faites gaffe! Mais franchement qu'est-ce que ça peut lui foutre si Anastasia est encore vierge ou pas? Il veut se la taper ou quoi? Ne la laisse pas seule avec lui! Jamais! Je ne le sens pas, ce type. Pesta Sasha.

Mon frère hocha de la tête puis je croisais son regard. Nous pensions tous les deux la même chose. Mitia nous bernait pour nous cacher quelque chose. Il faisait une fixette sur Sasha et peut-être qu'il cherchait à l'atteindre à travers moi puisque j'allais me marier avec lui. Ça faisait froid dans le dos et j'étais rassurée que Papa soit là même si on allait se faire défoncer.

Nous vîmes Dedushka revenir avec Babushka et Oncle Nikolaï. Sasha dû éloigner son téléphone pour que tout le monde rentre dans le cadre. Papi avait bien vieilli mais mamie n'avait pas beaucoup changé. Je la reconnaissais bien avec son foulard sur la tête noué autours du cou. Ça me rappelait des souvenirs. Je le lui piquais sans arrêt quand j'étais petite et elle m'avait dit qu'elle m'en offrirait un quand je serais en âge de me marier. J'allais épouser Sasha. Me le rappeler me donnait de la joie au cœur. J'espérais sincèrement que pour une fois rien ni personne ne gâchera mon bonheur. Ace et Dmitri devront rester bien sages. Si le mariage viendrait à être annulé, je buterais tout le monde. J'en avais marre de subir des enmerdes. Ras-le-fion de souffrir et de chialer!

- Oh les p'tits chéris! Que vous avez grandi! Je suis très contente de vous voir. Vous êtes devenus très beaux. Comment allez-vous? Dit Mamie avec un grand sourire.

- Très bien! Répondîmes-nous presque en même temps.

- Il doit bien être 4h du matin au Japon. Pourquoi êtes-vous debout à cette heure-ci? Questionna suspicieusement Oncle Nikolaï en regardant sa montre.

Euh… On toqua à la porte et la voix tonitruante de notre père sonna gentiment à nos oreilles.

- Sortez de là! Nous devons parler!

Ah bordel! Vu la tête des autres, ils l'avaient entendu aussi.

- Ah Aliochka est là! S'exclama Papi.

Mon frère et moi nous regardâmes puis il soupira en allant ouvrir. Papa entra le regard sévère puis soupira aussi en voyant que j'étais au téléphone.

- Il est là, g'mine? Demanda Papi.

- Oui, Dedushka. Souris-je doucement.

Vitali revint à côté de moi et notre père le suivit par curiosité.

- Ah Aliochka! Ça fait très longtemps qu'on qu't'a pas vu! Ça s'passe bien à la Marine? Sourit Papi.

- Oh Papa! Oui, j'ai beaucoup de travail en ce moment. Je suis très content de tous vous voir. Aleksand'r, j'espère que tu as pensé à ce qui allait se passer à ton retour.

- Oui Dïadïa! Je m'y suis déjà préparé. Je suis presque prêt. Il ne me manque plus que tout ce qui est matériel, si tu vois ce que je veux dire. Répondit Sasha avec un petit sourire.

Mon père ricana en hochant de la tête. De quoi ils parlaient ?

- Parfait! Bon, désolé de vous dire ça mais nous devons vous laisser car nous avons des choses à faire et nous sommes aussi dans les toilettes des femmes. Je vous rappelle plus tard.

Aïe! Ça, ça voulait dire qu'il comptait toujours nous atomiser.

- Oh Aliochka! Nous aurions voulu te parler un peu plus. Soupira Mamie.

- Je suis désolé, Mama. Une autre fois car là, je dois sermonner deux enfants qui ont fait le mur. Sourit peiné Papa.

Papi éclata de rire.

- Nous savons c'que c'est. Les g'mins tiennent de toi. Ça t'montre c'que tu nous as fait subir dans l'temps. Se moqua Dedushka.

Notre père avait l'air soûlé mais sourit tout de même.

- Ils ressemblent à leur mère donc il faut bien qu'ils aient quelque chose de moi. Bon allez! A plus tard.

- Au revoir, Babushka, Dedushka, Oncle Nikolaï et Sasha! Fîmes Vitali et moi presque ensemble.

Ils nous saluèrent de bon cœur et Papa raccrocha en appuyant lui-même sur le sigle rouge. Bon… C'était l'heure de mourir. Papa nous regardait en fronçant des sourcils puis ouvrit la bouche pour commencer son engueulade mais mon frère le stoppa de la main.

- Attend! J'aimerais prier pour mon âme avant de mourir.

Papa haussa un sourcil puis soupira. Vitali s'agenouilla, les mains jointes avec les doigts entrecroisés et les yeux clos.

- Ô notre Père qui êtes aux Cieux, accueillez mon âme avec bienveillance. J'ai décidé de sortir cette nuit sans l'accord de mes merveilleux, fabuleux, extraordinaires, beaux, splendides, incroyables, sensationnels et tout-puissants parents -Oups pardon! Il n'y a que vous qui soyez tout-puissant.-, car j'ai larguée ma copine qui m'a trompé et donc j'ai voulu me changer les idées avec ma sœur pour aller mieux. Cette sortie nocturne nous a quand-même servit de leçon car nous nous sommes mis en danger en tombant sur des Dragons Célestes tarés qui voulaient nous prendre comme esclave. Accueillez également l'âme de ma sœur même si elle est un peu folle et surtout un peu con! La pauvre, il lui a fallu du temps pour comprendre qu'elle était amoureuse de Sasha depuis un moment déjà. Pardonnez aussi mon père de porter atteinte à notre vie! Il ne mérite pas votre jugement. C'est un homme bon, juste, très beau, intelligent, de bonne volonté et un très bon père. Aidez-le à surmonter cette bêtise de nous tuer pour une histoire de sortie nocturne qui n'en valait pas la peine sinon il ne s'en remettra jamais et pardonnez notre mère qui le tuera ensuite. Amen!

Quel crétin!... Papa le fixait blasé. Vitali se releva avec un sourire en coin, fier de lui.

- Tu as quitté Bonney? Questionna notre père.

- Oui. On s'est disputé, elle m'a dit plein de mauvaise chose et surtout qu'elle m'avait trompé même si deux heures après elle me disait que c'était faux. J'en avais marre d'elle de toute manière.

- Ta mère l'appréciait mais tant pis. Sabo m'a raconté comment vous avez rencontré le demi-frère d'Aleksand'r. Vous n'auriez pas dû sortir de la maison en pleine nuit. Ça aurait pu être pire. Votre mère est très inquiète. Vous avez eu beaucoup de chance que ces Dragons Célestes ont décidé de ne pas vous prendre. Je n'aurais pu rien faire pour vous sortir de là. Vous êtes inconscient! Si vous étiez mes subordonnés, je vous aurais donnés une bonne correction et envoyés au trou. Nous rentrons à la maison. Votre mère nous y attend.

Papa avait gueulé sur la fin et nous avions baissé la tête, mon frère et moi. Nous savions que nous nous étions mis en danger et que ça aurait pu être pire.

- Désolée Papa. On ne recommencera plus. Soufflais-je tristement, sans oser le regarder.

- Vous êtes mes enfants alors je sais qu'un jour vous recommencerez. C'est donc pourquoi même si toi, Vitali, tu es émancipé, je vous punis tous les deux 1 mois sans sorties. Vous sortirez seulement pour l'hôpital et le travail.

Mon frère affichait une mine outrée contrairement à moi qui en avait rien à foutre. Je ne comptais pas sortir de toute manière par peur de croiser Ace ou Thatch. Concernant le travail, je ne savais pas si je comptais toujours être embauchée par Izou. Il ne devait plus me vouloir vu mon état. Vitali pouvait bosser sans moi. J'allais me marier avec Sasha. C'était le seul point positif de mon avenir. Il allait me falloir beaucoup de temps pour retrouver mon corps d'avant et surtout réapprendre à marcher.

- Mais nan! S'offusqua Vitali.

- Vi'! Ça va. Ça aurait pu être pire. Le coupais-je.

- Ah ouais? Du genre? Me dit-il sur les nerfs.

- Il aurait pu nous couper internet et je n'aurais plus eu de nouvelle de Sasha. Répondis-je évidente.

Mon frère ne dit rien mais fit une moue boudeuse.

- J'en avais eu l'idée mais je préfère garder cette punition si vous désobéissez. Bon allez! Rentrons! S'exprima calmement Papa.

Nous ne nous opposâmes pas et le suivîmes hors des toilettes pour femme. Tiens? Il n'y avait uniquement que l'employé dans le Où étaient passés Dmitri, son esclaves et Sabo?

- Où ils sont, Papa? Demanda Vitali.

- Sabo les a prit avec lui en arrivant. Ce Dmitri voulait vous dire au revoir mais il en était hors de question. Je sais que Sabo vous a racontés les grandes lignes concernant ce garçon. Je ne veux plus qu'il vous approche. Il est très dangereux. Expliqua notre père en quittant le magasin.

Nous entendîmes une femme rire sans gêne et nous manquions de peu de lui rentrer dedans à la sortie. Elle était accompagnée de deux hommes. Mon cœur rata un battement en les reconnaissant. Marco, Thatch et la gonzesse blonde me disait quelque chose. Je l'avais déjà vu quelque part. Mais où? Thatch perdit son sourire en nous voyant. Tout comme Marco qui jeta un coup d'œil inquiet à son meilleur ami.

- Oh pardon! Nous ne vous avions pas vu. Sourit grandement de bonheur la gonzesse avec ses boucles d'oreilles en forme de rondelle de citron.

Citron? Oh bordel de merde! Mikita, le plan cul de Thatch qui était amoureuse de lui! Je croyais qu'il avait arrêté de la voir pour moi? M'aurait-il menti? Ça me pinçais le cœur mais je faisais bonne figure. Je n'en avais plus rien à faire de lui. Je l'avais oublié. D'ailleurs, c'était qui déjà? Je croisais son regard puis détournais les yeux pour avancer jusqu'à la voiture de Papa que j'avais vu de garer a quelques mètres près du trottoir. Papa me suivit sans un mot mais il dut appeler mon frère pour qu'il ramène son cul car il était resté en fixant Thatch d'un œil mauvais de ce que j'avais vu. Commençait pas des enmerdes! Il vint d'un pas lourd pour m'ouvrir la portière puis me porter telle une princesse et je lui souris joyeusement avant de lui faire un bisou sur la joue.

- On s'en fout de lui maintenant. Personnellement, je ne le connais plus alors ignorons-le! Souris-je d'une voix chuchotée.

- C'est vrai mais ça me soûle qu'il s'en tire bien, tu vois.

- Je comprends. Moi aussi mais je vous ai tous et ça me suffit. Souris-je encore.

Papa nous avait écoutés sans rien dire puis monta dans la voiture lorsque mon frère m'installa à ma place à l'arrière. Je mis ma ceinture pendant qu'il fermait la portière puis il mit mon fauteuil dans le coffre et nous rejoignit à l'intérieur. Papa démarra. Avant que l'auto ne roule, j'aperçus Mikita embrasser Thatch puis Marco dans le Konbini. Je croisais le regard surpris de mon ex -si je pouvais l'appeler comme ça- et détournais la tête pour envoyer un message privé à Sasha sur VK. J'avais envie de chialer mais je ne voulais pas qu'il voit que j'étais blessée. A quoi jouait-il? Avait-il repris contact avec elle après m'avoir larguée ou bien m'avait-il menti depuis le début? Intérieurement, je pleurais en pianotant sur mon portable.

«On rentre à la maison. Sabo a prit Dmitri et la nana avec lui avant qu'on ne sorte du Konbini. Je ne l'ai pas vu donc. Sauf que lorsque nous sommes sortis, on a croisé Marco, Thatch et un de ses plans culs qu'il avait normalement quitté pour moi. Ils se sont embrassés dans le magasin et elle a roulé une pelle à Marco aussi. Tu penseras comme moi qu'ils doivent se faire un plan à trois ensemble. J'ai rien dit et je les ai juste ignorés comme Papa et Vitali. Je m'en fiche de lui maintenant mais ça blesse quand même. J'aimerais que tu sois là avec moi pour que je me sente mieux. Avec toi, c'est plus facile.»

Lorsque nous fûmes assez loin, je pleurais silencieusement. Vitali s'en aperçu et posa sa main sur mon bras. Je la pris dans la mienne et lui fis un petit sourire triste. C'était douloureux. Je me sentais trahie et prise pour une conne. J'avais envie de faire du mal à Thatch. Mon cœur était meurtri. Je n'avais vraiment pas de chance avec les mecs. Pour le moment, il n'y avait que Sasha qui tenait la route. Heureusement qu'il était là. Mon Sasha…

Nous arrivâmes à la maison en silence. Je séchais mes larmes du revers de la manche de ma veste chaude pensant que Papa se garait devant le garage. Vitali m'aida à sortir de la voiture et nous vîmes Mama quitter la maison en courant vers nous. Elle nous prit dans ses bras alors que j'étais dans les bras de mon frère.

- Bande d'imbéciles! J'ai imaginé le pire. Allez dans vos chambres! S'emporta-t-elle en pleurant.

Nous ne dîmes rien et obéîmes. Elle pleurait par notre faute et je m'en voulais. Ça devait être la même pour Vitali vu sa gueule de déprimé. Il m'aida à retirer ma veste et mes chaussures puis après avoir rangé nos affaires, il me monta dans ma chambre. Mon matelas avait été remis sur mon cadre de lit ainsi que mes draps, mon PC et le reste de mes affaires.

- Quel connard! C'était qui la gonzesse? Chuchota Vitali en m'installant sur le lit.

- Mikita, un de ses plans culs qu'il avait soit disant quitté pour moi. Mais on s'en fout, hein? Dis-je alors qu'une larme coula sur ma joue.

- Le pleure pas! Il ne te méritait pas de toute manière et puis, tu as Sasha.

- Ouais! Et toi aussi. La famille est bien plus importante que lui. Je vais très vite m'en remettre. C'est juste que ça fait du mal de voir qu'on est prise pour une conne.

- Tu veux que je reste? Proposa-t-il doucement tandis que je retirais mon pull sous ses yeux.

- Non, je vais dormir le peu d'heure qu'il me reste avant l'arrivée du Doc.

Je retirais mon jeans. Vitali me regardait en silence. Mon soutien-gorge enlevé, je me vêtis de mon pyjashort.

- Je vais vite m'habituer à te voir comme ça devant moi. Sourit mon frère à voix basse.

- Tu peux faire pareil, tu sais. Quand on vivra ensemble avec Sasha, il n'y aura aucun tabou. Souris-je doucement à mon tours.

Il ricana en retirant son pull me montrant fièrement ses abdos et son tatouage sous le nombril. Je me pinçais les lèvres avec un sourire lorsqu'il avança son bassin d'un geste provoquant après avoir déboutonner et écarter les pans de son jeans montrant ainsi son caleçon dont je pouvais voir la bosse naturelle de sa queue.

- Tu le fais exprès? Murmurais-je amusée.

- Nan… Dit-il très peu convaincant avant de ricaner.

Je pouffais de rire. Si! Il le faisait exprès, ce con.

- Me tente pas, Crétin! Je suis toujours en manque. Soufflais-je.

Il ne dit rien se contentant de sourire en coin. Je ne pouvais m'empêcher de fixer son caleçon. Ça donnait envie de toucher, de caresser, de lécher, de sucer et d'embrasser. J'avais envie de lui tailler une pipe. C'était mon frère, merde…

- Si tu veux, tu peux toucher. Comme ça, ça te fera penser à autre chose qu'à ce connard. Murmura-t-il faiblement.

- Euh ce n'est pas l'envie qui manque mais ça ne serait pas une bonne idée. Je ne pourrais plus me contrôler et puis Mama et Papa sont à la maison. Surtout qu'en plus, tu es mon frangin… répondis-je faiblement sans quitter son entrejambe des yeux.

- C'est vrai. Si tu veux, je te montre alors?

Je lui souris.

- Tu es vraiment sûr de toi? Ricanais-je doucement.

- Ouais.

- Je sais ce que tu veux et c'est hors de question que je te suce encore. Chuchotais-je, amusée.

- Roh allez! Se plaignit-il comme un gamin.

- Non!

- Juste encore une fois. La dernière! Insista-t-il.

- Non! Dis-je fortement.

Vitali claqua de la langue lorsque nous entendîmes Mama gueuler d'aller nous coucher.

- J'ai hyper envie de baiser alors arrête s'il-te-plaît! Je ne veux pas que notre relation se dégrade à cause d'un manque. Expliquais-je, désolée.

- Elle ne se dégradera pas. Je trouve ça trop cool que tu sois nympho avec Sasha. Ça veut dire qu'on pourra s'éclater quand on habitera ensemble. S'enjoua-t-il en chuchotant.

Wouah! Je venais de comprendre. Il prenait notre maladie pour un jeu. Il ne se rendait pas compte qu'il n'y avait rien de drôle à subir ça. Des fois, j'avais l'impression d'être une salope.

- Frangin, tu vois comment notre vie une fois aménagé ensemble? Demandais-je pour être sûre.

- Bah je nous vois vivre sans tabou De tu as dit. On s'éclatera un max en baisant sans arrêt. Quand l'envie nous prendra, on se matera un porno et on se branlera devant avant de baiser tous les trois, et puis on pourra faire tout ce qu'on voudra. On sera libre!

- C'est vrai que ça botte bien. Notre chez nous avec nos propres règles sans pudeur et mœurs. Une vraie dépravation. Souris-je à voix basse.

- Ouais! J'ai hâte. Du coup, tu serais ok pour baiser?

Quoi?

- Hein? Émis-je sur le cul.

- Pas maintenant, hein! Mais quand on aura emménagé avec Sasha. Si on sera seul tous les deux et que tu seras en manque, je serais là, tu vois.

- Tu es sérieux? Je suis ta soeur! Hallucinais-je.

- Ouais! Et alors? Franchement, il n'y a rien de mal à s'amuser de cette manière si on fait attention à ne pas faire de gosses consanguins. C'est comme jouer à la maman et au papa ou au docteur en étant gosse. Tu comprends?

- C'est de l'inceste putain!

- Ouais et alors? Tu m'as déjà sucé, je te signale et tu as prit ton pied.

- Je sais et je commence à regretter, tu vois. Ce n'est pas bien ce qu'on a fait et on doit arrêter tout de suite. Maintenant!

Il me regarda sans rien dire puis soupira d'ennui.

- Qu'est-ce qu'il se passe? Je ne te reconnais plus, Frangin. Je suis ta sœur. C'est mal de faire ça. N'insiste plus! D'accord? Murmurais-je peinée.

Vitali soupira une nouvelle fois en hochant de la tête.

- Ouais, ok. Je vais me coucher. Si tu as besoin, fait-moi signe! Ok? Lâche-t-il en fermant son jeans.

J'acquiesçais silencieusement de la tête et il remit son pull.

- Si tu veux que j'arrête, cesse de me provoquer dans ce cas! Je suis un mec. Ne l'oublie pas!

Puis il quitta la chambre sans éteindre la lumière du plafond. Que j'arrête de le provoquer? C'était difficile. Je prenais goût à être moi-même devant lui. Ma nymphomanie me faisait faire des choses que je n'aurais jamais fait avant. Comment faisait Sasha pour se contrôler?

Putain j'avais envie de baiser! Sans réfléchir, je me masturbais en tentant de rester silencieuse. Suite à ce qu'il venait de se passer, j'imaginais Vitali me toucher et me prendre. C'était mal mais enivrée par le plaisir, je ne ressentais aucune honte. C'était une fois mon orgasme passé que le dégoût de moi-même arriva. Il était mon petit frère. Je n'aurais jamais dû le sucer et encore moins fantasmer sur lui. Honte à toi Anastasia! Honte à toi! Les larmes vinrent mais ne coulèrent pas. Je m'en voulais d'avoir encore envie et d'attendre le repos de mon clitoris pour me caresser de nouveau. J'étais malade mais putain que j'adorais ça!


Fin du chapitre 27.


Bonus Futilités :

- ROMANOV Dmitri est inspiré de l'acteur, chanteur et danseur norvégien TØMMERAAS Herman.

- Les diminutifs de Dmitri sont Mitia et Dima.

- Il est âgé de 23 ans.

- Il mesure 2m22.

- Au second mariage de son père, il était âgé de 14 ans.

- Il a deux ans de plus que Sasha.

- Dedushka est du russe signifiant Grand-père.

- Babushka est du russe signifiant Grand-mère.

- Anastasia n'emploie pas le terme Dïadïa pour Nikolaï car elle n'ose pas être familière avec lui alors elle le nomme Oncle.

- Le Konbini est situé dans la rue de Thatch mais à cause de la nuit, Vitali et Anastasia ne s'en étaient pas aperçus.