Hello Hello !

Je sais : on est mardi !

Mais j'avais très très envie de publier, et je ne suis pas sûre que j'aurai eu le temps de le faire demain...

Alors, le voici, le voilà, un chapitre tout chaud rien que pour vous !

Je sais, j'ai du retard dans les réponses à vos review, excusez moi, ma vie va à 100 à l'heure... Je vous réponds dès que possible, promis.

Une autre chose : j'ai créer une page Instagram pour mon compte FF.

Je vous partagerais des petites choses du quotidien, alors si vous avez envie de nous suivre, tapez "Tiedfanfiction_" sur instagram, ça sera avec très grand plaisir qu'on échangera !

J'vous retrouve en bas, bonne lecture !


Disclaimer : Les personnages appartiennent à S. Meyer… je ne fais que m'amuser avec !


Chapitre 4

La tronçonneuse devait arrêter avant que mon cerveau n'explose.

Je tentai d'ouvrir les yeux, en vain.

J'avais l'impression que l'on m'avait collé les paupières à la glue. Qu'avais-je donc fait, pour que tout mon corps soit aussi douloureux ? Je n'arrivai même pas a remonter mes jambes en chien de fusil pour calmer le feu de mon ventre. Il me sembla entendre un murmure, mais mon cerveau était trop abîmé pour que j'en fasse une affaire d'état. J'enfonçais mon visage dans mon oreiller, espérant que ce bruit affreux cesse enfin.

Un corps brûlant se lova contre moi, s'imbriquant avec une rare perfection contre mien. Le souffle chaud sur ma nuque et l'odeur qui m'entoura apaisa mon corps engourdis. Je m'y blottis un peu plus, avec la sensation terriblement apaisante de vouloir être nul part ailleurs qu'ici.

Cette nuit, c'était certain, j'étais à ma place. Pile à ma place. Ces bras, ce corps, avaient été faits pour moi.

Je dus me rendormir, car, quand j'émergeai à nouveau, mes paupières réussirent à s'ouvrir lentement, la lumière du jour filtrant sous la porte de ma chambre.

Je grognai, me tournai sur le dos. Je bougeai un peu les jambes, les bras.

Ok, tout mon corps semblait courbaturé, mais au moins, j'arrivai à bouger.

Je réfléchis posément, l'esprit embrumé. Je me souvenais du début de soirée catastrophique chez Riley, de notre dispute, de son départ. Du regard d'Edward. Des mots d'Alice. Des geste d'Edward… Mais, ensuite…

Il y eu un mouvement à mon coté. Un instant de flottement passa.

La seconde d'après, je criai en poussant de toutes mes forces sur celui qui était dans mon lit.

Mon dieu ! Qui avais-je ramené chez moi ?

L'impacte de son corps sur le parquet de ma chambre fit un bruit sourd, suivit d'un grognement.

- Putain…

- Sortez tout de suite de ma chambre ! Hurlai-je en ramenant le drap sur moi.

- Arrêtes de crier bordel…

- Edward ?

Je me figeai, avec l'impression que j'allais tomber dans les pommes. Il se redressa, appuya son torse contre le matelas, une main sur son front. Je déglutis en tombant sur son épaule nue. Mes yeux s'attardèrent quelques secondes sur une trace sur son épaule que je jugeais être une cicatrice. Qu'est-ce qu'il foutait à poil dans mon lit ?!

- Qui croyais-tu que c'était ? Grogna-t-il en essayant de remonter dans le lit.

- Non ! Ne remonte pas dans mon lit !

Il se figea, me regardant à travers ses cils. Un bref mouvement de sa part m'indiqua qu'il avait encore son pantalon.

Le soulagement gagna un point sur mon hystérie.

Son torse nu à ma vue, je fermai les yeux, en proie aux tournis de mon crane malmené. Il était encore mieux foutu que les héros de mes livres préférés. Je grimaçai, cherchant à me reprendre.

- Tu peux m'expliquer ce qu'il se passe ? Finis-je par chuchoter, en ouvrant les yeux pour tomber sur ses deux lacs sombres.

- Ce qu'il se passe ? Répéta-t-il lentement, apparemment perdu.

Ses sourcils montèrent presque aussi haut que la racine de ses cheveux en bataille. Je soupirai lourdement et lui lançai un regard plein de sous-entendus.

- Tu es à moitié nu, et dans mon lit…

Il sourire fleurit sur son visage, ce qui eu le don de m'énerver d'avantage.

- Edward…

- Tu ne te souviens pas ? s'amusa-t-il franchement.

C'était de la torture. Je me sentis rougir, honteuse.

- Quoi qu'il se soit passé c'était une erreur, et ça n'arrivera plus jamais ! m'énervai-je en tentant de me reprendre.

Cette fois ci, malgré un éclair dans ses yeux que j'eus du mal à saisir, il éclata de rire, cachant son visage encore ensommeillé dans le matelas. Vexée, je resserrais un peu plus le drap autour de moi et attendis que son fou-rire de l'année se calme.

- Ravie que ça t'amuse autant, assénai-je, de plus en plus vexée voyant qu'il ne se clamait pas.

- Tu ne te souviens de rien ? Même pas du tout ? Rigola-il à nouveau.

Je me renfrognai.

- Edward… tu es vraiment…

- Je n'ai pas couché avec toi, balança-t-il en remontant sur le matelas malgré mon regard mauvais. Je te l'ai dit, la nécrophilie c'est pas mon truc.

J'ouvris la bouche plusieurs fois mais ne réussit à emmètre aucun son.

- J'ai picolé à ce point ? m'inquiétai-je quand il se pencha pour récupérer son pull par terre.

- Tu as dit des choses qui aurait fait rougir mon grand-père, avoua-t-il en s'habillant. Et si j'étais moitié nu, c'est que j'ai cru mourir de chaud tellement tu m'as collé toute la nuit. C'est assez incroyable d'ailleurs qu'un corps aussi petit que le tien produise autant de chaleur.

Il me lança un regard de biais, je baissais les yeux sur mes mains. Je pense que, de ma vie, je n'avais jamais autant insulter Alice mentalement. Elle me paiera très cher cette soirée beaucoup trop arrosée.

- Tu as du café ? Demanda soudain Edward en se levant du lit.

Cette vision était irréelle.

Cet homme, que je ne connaissais presque pas et que j'avais rencontré à peine une semaine avant avait passé la nuit avec moi, alors que j'étais en couple avec un autre, et je n'avais pas le moindre souvenir de ce qui avait pu se passer, et, presque pire que ça : de ce que j'avais bien pu lui dire pendant la nuit.

- Cuisine, grognai-je avant de réaliser que j'étais encore entièrement habillée sous le draps que je tenais pour me cacher.

Je me sentis rougir à nouveau, me traitant mentalement d'idiote. Son regard passa de mes épaules recouverte de ma chemise à fleurs d'hier, à mes yeux.

J'étais une telle imbécile.

Un sourire énigmatique prit place sur sa bouche, mon cœur se mit à battre frénétiquement dans ma poitrine. Il s'apprêta à quitter la chambre mais fit un arrêt à la porte avant de me regarder de nouveau. Je retins au mieux ma respiration, essayait de n'avoir pas l'air totalement hystérique. J'avais l'impression que j'allais exploser, littéralement.

- Pour ce que ça vaut… Si on avait couché ensemble, je ne t'aurais certainement pas laisser te rhabiller.

Il disparut, et je me laissai retomber dans mon lit, me cachant en rabattant les draps sur ma tête bouillonnante.

Je pris le temps de prendre une douche chaude, m'insultant intérieurement d'avoir bu autant, et surtout, de ne me souvenir de rien. En me lavant les cheveux, je me rendis compte que je me souvenais de certains passages de la soirée au pub: Alice et moi trinquant, chantant, dansant, riant. Jusque là, rien de très grave.

J'eus une vague d'angoisse quand mes souvenirs se firent plus précis : moi, dansant avec Edward. Moi, dansant contre Edward. Et ce n'était certainement pas du Rock'n'Roll.

Malgré l'eau bouillante qui essayait de me détendre, j'eus du mal à ne pas pousser un cri hystérique.

Le café embaumait l'appartement quand je regagnai la cuisine, espérant être assez calme pour affronter Edward dans mon propre chez moi sans devenir totalement folle à sa vue.

Quand, appuyé sur l'îlot de ma cuisine, sa tasse de café à la main, il me vit entrer dans la pièce, il ne pu retenir un sourire beaucoup trop moqueur à mon goût.

- Je ne veux pas un mot, grognai-je.

Il me tendit une tasse de café chaud, souriant comme un enfant. Je soufflai un « merci » avec peine, tant son regard pétillait. Il avait l'air tellement… léger, et heureux.

Son regard qui glissa sur mon corps me troubla plus que de raison.

Je jetai un regard à mes jambes, me demandant vaguement si j'avais bien finis de m'habiller. Heureusement pour moi, ce fut le cas.

Pendant un moment, il se balada dans mon salon, scrutant attentivement mes étagères pleines de livres, faisant glisser ses doigts sur les cd qui trainaient ici et là. Mon appartement était tout ce que j'aimais : de la douceur et de la culture de toute sorte. Il y avait un surement, un peu trop de livres partout, un peu trop de bougies aussi… mais j'aimais ça. C'était chez moi, et je m'y sentais bien.

Je l'observai déambuler en silence dans mon appartement pendant que je buvais mon café, regardant les photos, semblant vouloir percer chacun de mes secrets.

La sensation d'irréelle s'intensifiait à chaque seconde qui passait. Le voir ici, ce matin, à découvrir le lieu où je vivais était déroutant.

Je l'invitai à s'asseoir dans le canapé avec moi, prenant soin tout de même de me maintenir à distance. J'avais besoin que mon cerveau marche assez pour pouvoir réfléchir à ce que j'allais dire sans bégayer comme une adolescente. On bût quelques gorgées d'un nouveau café dans un silence pesant, et quand, après un énième regard sur lui, mon ventre sursauta encore une fois, je craquais.

- Ok, allez, dis moi. C'est si horrible que ça ?

Il éclata d'un rire joyeux avant de secouer la tête.

- Je savais que tu allais finir par poser la question.

- Edward…

- Tu as dansé sur le bar avec Alice, puis avec moi. Je t'épargne le moment où tu as faillis te ramasser sur le trottoir, et celui où tu t'es débattue comme une lionne quand je t'ai dit que j'allais te ramener. J'ai du t'attacher dans la voiture, parce que tu gloussais tellement que tu n'arrivais à rien… ensuite, je t'ai ramené ici, et… tu n'as pas voulue que je parte.

Il fit une pause, son regard fixé sur l'écran de la télé éteinte. Le cœur battant, suspendue à ses lèvres, j'attendis qu'il poursuive. C'est moi, qui lui avait demandé de rester ? Si j'avais pu, je me serais cachée sous le canapé.

- Ensuite… tu as voulu te déshabiller.

Je manquai de m'étouffer avec ma gorgée de café.

- J'ai…

- Oui. Mais, rassures toi, je t'en ai empêché ! D'où ton réveil encore toute habillée de ce matin.

Il haussa les épaules, comme si cela était anodin. Pour ma part, j'étais morte de honte. Je me cachai dans ma tasse, me demandant si je pouvais réussir à me noyer avec le peu de café qu'il me restait.

Edward passa une main sur son visage puis me regarda. Il avait l'air fatigué, les cernes sous ses yeux le trahissaient.

Il resta silencieux un moment, ses yeux se promenant sur mon visage sans se poser. Une nouvelle fois, je me sentis rougir sous son regard. Un sourire en coin, son sourire en coin, prit place sur ses lèvres, mon cœur loupa un battement.

- Je n'ai… rien fait d'autre ?

Cette fois, il sourit vraiment. Je ne pus faire taire ma conscience qui me criait qu'il était bien trop beau.

- Non. Rien en tout cas dont tu pourrais avoir honte ou qui… te porterais préjudice. Tu peux dormir tranquille.

Je soupirai discrètement dans ma tasse.

Bon, j'avais imaginé mille scénarios bien pire que ça le temps de ma douche.

Je repliai mes jambes sous moi, essayant de calmer mon cœur et mon cerveau.

- Promets moi que tu m'empêcheras de boire autant la prochaine fois.

- Tu comptes remettre ça ? s'amusa-t-il en penchant la tête sur le coté.

Je grognai pour réponse, ce qui le fit rire.

- Promis, finit-il par dire après s'être calmé.

Je ne pus m'empêcher de sourire. J'étais bien, ici, avec lui. Tout était facile. Tout semblait… normal, tellement normal.

Cette pensée me fit perdre mon sourire, et je déglutis difficilement quand sa main remit, à nouveau, une mèche derrière mon oreille. Ses doigts traînèrent sur ma joue, effleurant ma peau, traçant un chemin brûlant de mon oreille à ma bouche que son pouce caressa distraitement.

Je ne fus pas certaine qu'il ait lui même conscience de ce que ce geste provoqua dans mon corps.

C'était intime, beaucoup trop intime pour ce que nous étions.

J'eus du mal à retenir le tremblement qui me saisit, partagée entre l'envie qu'il s'en aille tout de suite, et l'envie qu'il ne cesse jamais de me toucher. Ses yeux passèrent sur ma bouche, mon souffle se coupa, sous l'intensité du regard qu'il me jeta.

- Tu devrais rentrer, réussi-je à murmurer, en proie à un malaise tellement ma tête tournait.

Un ange passa.

Il cligna des yeux, semblant sortir de sa torpeur, tandis que le froid m'étreignit quand il me relâcha. Je l'observai se lever et récupérer sa veste sur le dossier d'une chaise de ma salle à manger.

De nouveau, j'eus ce sentiment étrange que c'était la dernière fois que je posais les yeux sur lui. J'essayai de me reprendre, espérant calmer les tremblements de mon corps. Je finis par me lever pendant qu'il enfilait son vêtement.

- Au fait, hier, tu… tu m'as demandé de venir avec toi pour ton week-end à la mer que Riley à lâchement abandonné...

- Quoi ? m'étranglai-je, le faisant sourire.

- Tu as aussi demandé à Alice et Jasper, me rassura-t-il pendant que je me sentis pâlir.

- Ah…

- Si c'est toujours ok, je serais partant, annonça-t-il en haussant les épaules.

- Oh euh… ouais. ok.

Je fronçai les sourcils, pas moi-même convaincue que c'était une bonne chose.

Pas du tout, même.

Me retrouver avec lui dans une maison que j'avais louer au bord de la mer ? Une bonne grosse blague. Pourtant, une petite voix en moi en avait très envie. Et puis, si Alice et Jasper étaient là, il n'y avait aucune raison pour que cela foute ma vie en l'air. Non ?

- Ne te sens pas obligée, s'amusa-t-il en voyant mon trouble.

- Non, non. Un week-end à quatre… ouais, ça sera cool.

Il me sourit puis avança dans l'entrée où je le suivis. J'eus du mal à penser quand il me regarda de nouveau.

Mes yeux tombèrent sur sa bouche, mon cœur s'accéléra en même temps que mon souffle. Mes lèvres me picotèrent et je me demandai vaguement ce que cela ferait si, maintenant, j'embrassai les siennes.

Il finit par soupirer, s'approcher et embrasser mon front. On resta dans cette position un court moment qui me parut une éternité. Ses lèvres contre ma peau allaient me faire avoir une crise cardiaque.

Quand il quitta l'appartement, je restai un moment à me demander ce qu'il m'arrivait, et si j'étais vraiment en état de me poser la question.

Après m'être étalée sans aucune grâce dans mon canapé, je me rendis compte que je venais de m'embourber dans une embrouille sans nom.

La fin de la journée défila sans encombre majeure. Je rangeai un peu l'appartement, essayant de ne penser à rien.

J'appelais Alice en fin d'après-midi, pour mener ma petite enquête personnelle. Malgré le fait que je croyais ce qu'Edward m'avait raconté, je sentais, au fond de moi, qu'il ne m'avait pas tout dit. Ma meilleure-amie répondit par des grognements lascifs tout au long de mon monologue. Je me demandai même à un moment si elle ne s'était pas endormie en m'écoutant. Quand je raccrochai je n'étais pas plus avancée. Alice ne se souvenait de rien de plus que moi. Hormis le fait qu'elle avait fait un strip-tease à son futur mari, une fois rentrés chez eux, avant de faire la chute la plus mémorable de sa vie quand elle avait essayé de monter sur une chaise de leur cuisine.

Elle était définitivement folle, et le bleu sur sa cuisse, qu'elle m'envoya en photo juste après avoir raccroché m'en donna une preuve de plus.

J'essayai de m'occuper au mieux, tentant d'ignorer mon téléphone qui restait beaucoup trop silencieux. Je n'avais aucune nouvelle de Riley, et cela m'agaçais autant que ça m'inquiétais. Ce silence marquait-il la fin de notre histoire ?

Le dimanche, je restais seule à la maison, essayant de remettre mes idées en vrac dans le bon ordre. Cela fut un combat terrible.

Le lundi, Riley ne montra aucun signe de vie. Je lui envoyai deux messages, lui demandant, même si il était fâché, de me répondre pour me dire qu'il allait bien.

Le mardi midi, n'ayant toujours aucune nouvelle, j'appelai à son bureau et tombait sur une secrétaire trop aimable pour être honnête qui m'annonça qu'il était partit déjeuner ailleurs.

Le mercredi, ne tenant plus, je déboulai à son bureau comme une boule de canon.

La tête que fit Riley en me voyant entrer en trombe dans le grand espace qu'était son bureau me fit douter sur la légitimité de ma présence dans ces lieux.

- Qu'est ce que tu fais ici ? Demanda-t-il d'une voix plate, en se redressant sur sa chaise de bureau.

J'eus un bref moment d'hésitation. L'expression de son visage ne me disait rien qui vaille.

- Tu ne réponds pas à mes messages, me justifiai-je.

- Tu as dit que tu voulais prendre de la distance, je t'en laisse.

Je fronçai les sourcils, sentant la colère me piquer la gorge.

- Je voudrais que l'on parle, soupirai-je devant son air renfrogné.

- As-tu changé d'avis en ce qui concerne le fait de venir vivre avec moi ?

J'haussai un sourcil, pas certaine de bien comprendre où il venait en venir. Il avait l'air tellement froid, tellement fermé. J'eus un frisson.

- Je te demande pardon ?

- As-tu changé d'avis, oui ou non ?

Il croisa les bras sur son torse, sûr de lui. Il était l'arrogance personnifié. Mon cerveau marcha à mille à l'heure. La façon dont il me prenait de haut commençait sérieusement à m'agacer. Je refoulais la boule de colère qui grossissait dans ma poitrine, essayant d'être le plus adulte et calme possible.

- Je… j'aimerais que l'on puisse parler de nos problèmes, avant d'évoquer notre possible aménagement et...

- Alors tu n'as pas changé d'avis. Cette discussion est donc clause.

Un sourire se dessina sur ses lèvres, mais n'atteignit pas ses yeux. Ceux-là commençaient à m'effrayer.

- Tu es odieux, crachai-je sentant mon cœur s'accélérer.

De la colère pure éclata dans sa pupille, il souffla par le nez lentement, comme s'il cherchait à se contrôler.

- Ne me pousse pas à bout.

J'inspirai, me sentant trembler.

L'épisode de sa colère noire dans la cuisine le week-end passé me revint, je réprimai un sursaut. La bile me monta à la gorge quand il serra les mâchoires, en proie à sa colère grandissante.

- Riley…

- Ta soirée était bien ? Me coupa-t-il, hargneux en se levant de son siège d'un bond.

Surprise, je reculai. Il passa son bureau, s'avançant vers moi. Ses traits habituellement calme et doux, trahissaient une colère incandescente. Ses yeux bleus aciers n'avaient plus rien de tendre.

- Ma quoi ? Bégayai-je, avec l'envie subite de vomir.

- La soirée. J'imagine qu'elle à dû se finir de manière plaisante pour toi. Au vue de comment tu dansais contre ce…

- Que… quoi ? m'étranglai-je, essayant de comprendre le moment où cette conversation en était arrivé à parler de la soirée de samedi et de ma personne en état d'ébriété dansant avec Edward.

- J'étais là. Je suis venu te rejoindre à ce putain de pub, pour m'excuser de mon comportement, je sais que vous finissez toujours là bas. Et quand je suis entré… quelle joie j'ai eu de découvrir ma putain de petite amie en train de danser comme une pute avec ce putain de mec de…

Ma gifle fut plus rapide que le reste de ma conscience. Le bruit résonna si fort dans son bureau, la tête me tourna. Son visage fut déformé par sa colère, il serra les dents si fort que je cru les entendre grincer. Ma main me brûla et ses yeux se fermèrent un court instant.

- J'espère qu'il en valait le coup.

- Riley…

- J'ai adoré découvrir sa voiture devant chez toi samedi matin, poursuivit-il, la voix étrangement plus calme.

J'avais envie de mourir. Là, à cet instant, j'avais envie de disparaître. La trace de mes doigts sur sa joue apparut petit à petit, me coupant la respiration.

- Riley, ça n'est pas…

- Laisse moi deviner, ça n'est pas ce que je crois ? Oh, s'il te plaît épargne moi ce discours qu'on a déjà entendu mille fois partout.

Je fermai les yeux une courte seconde, essayant de me reprendre, espérant trouver les bons mots pour lui faire comprendre que, jamais, jamais, je ne l'aurai trompé.

- Je ne t'ai jamais trompé, tentai-je, trouvant cette situation tellement absurde.

Il émit un rire mauvais, reculant vers son bureau. Le cœur battant à mille à l'heure, je sentais pertinemment que la situation m'échappait.

- Sors de mon bureau Isabella, trancha-t-il froidement.

- Riley, écoute moi !

- J'en ai rien a foutre de tes explications ! On est ensemble depuis un an et tu te fais déjà sauter par un autre mec ! Comment veux-tu que j'ai envie de t'écouter une seconde de plus ?

- Mais je n'ai pas couché avec lui ! m'écriai-je en appuyant chaque mot.

Il me scruta un long moment, le sang pulsait si fort dans ma tête que cela me donna le tournis.

- Si ça n'a pas encore eu lieu, ça arrivera bientôt, conclu-t-il en baissant les yeux sur les dossiers qu'il avait sous les yeux. On ne regarde pas quelqu'un comme ça sans que rien n'arrive.

- Comment peux-tu me faire si peu confiance ?

Cette fois, ma voix trembla sans que je ne réussisse à la contrôler.

- Ne fais pas ta femme fragile Isabella, j'ai vu, comment il te regardait, comment il se comportait avec toi… Et le pire… le pire, c'est que tu t'en rends compte autant que moi, mais toi… toi, tu aimes ça.

Un silence passa, je ne savais que dire, pire encore, je n'avais rien à lui répondre… parce que, quelque part, il avait raison.

Ma réaction démultiplia sa colère, d'un bras rageur, il balaya son bureau d'un mouvement de bras, étalant les dossiers qu'il avait devant lui sur le sol autour de nous.

S'en suivit un moment de flottement, nos respirations saccadées résonnant dans la pièce.

Sa colère irradiait, la mienne avait disparue, laissant place, petit à petit, à un chagrin énorme.

Je voulais nous sauver, mais rien ne semblait aller en ce sens. J'avais la sensation cruelle, que, quoi que je lui dise, l'atterrissage de cette conversation sera le même. Il finit par appuyer ses poings contre le dessus de son bureau, arrondissant son dos, respirant profondément plusieurs fois de suite. J'avais envie de m'enfuir, loin, vraiment, vraiment très loin, et d'oublier cette histoire sans aucun sens.

Je n'étais pas amoureuse d'Edward, j'étais amoureuse de Riley. Je ne connaissais pas Edward, je ne savais presque rien de lui, et, ce que je ressentais en sa présence n'était rien.

Absolument rien.

Pendant quelques secondes, j'essayai de trouver quelque chose à dire, quelque chose à faire, pour apaiser cette situation, mais rien ne vint. Comme si, mon subconscient, lui aussi, savait que cette conversation devait s'arrêter là.

Je finis par soupirer, et renoncer.

- Je ne te tromperai jamais. Peu importe ce que tu penses de moi, je ne suis pas ce genre de personne. Je ne te briserai pas de cette façon, murmurai-je lentement, tentant de peser mes mots.

L'envie de pleurer m'étreignit tellement fort que l'air me manqua. Riley se redressa, puis se tourna vers l'immense baie vitrée sans me lancer un seul regard. Il connaissait mon passé, mon histoire.

Il savait a quel point mon premier amour m'avait brisé en me trompant avec une amie que je croyais sincère et loyale. Comment pouvait-il vraiment croire que je lui aurait fait la même chose ?

Il se perdit un instant dans la contemplation du quartier des affaires qui grouillait sous ses pieds, avant de soupirer si fort que cela me fit frissonner. Je ne savais même pas s'il s'était rendu compte que j'étais encore là.

- Moi je l'ai fait, finit-il par lâcher après une minute de silence où je me demandai si je ne devais pas m'en aller.

Cela fit l'effet d'une bombe.

Pourtant, hébétée, je fronçai les sourcils, essayant de ne pas me mettre à hurler.

- Quoi ?

- Je l'ai fait, répéta-t-il en se tournant cette fois pour me regarder.

Les larmes brûlèrent mes yeux. Aucun sentiment ne se reflétait de son visage. J'allais lui demander de répéter à nouveau, pour être certaine d'avoir bien entendu ce que j'avais entendu quand il reprit, un peu plus fort.

- Je l'ai fait. Je t'ai trompé.

Je tentai de rester calme, et de ne pas traverser son bureau pour le pousser à travers la vitre pour qu'il tombe du haut de ce 28ème étage de l'enfer.

J'eus du mal à soutenir son regard quand ses mots impactèrent mon cerveau, puis mon cœur.

La douleur fut vive, peut-être moins que je ne l'aurai pensé, mais la colère se remit à dévorer ma gorge, m'empêchant de respirer silencieusement.

- Que viens-tu de dire ?

- Je t'ai trompé, répéta-t-il, en posant chaque mots. Ça n'était pas prémédité j'ai…

- Pas prémédité ? m'écriai-je, à peine consciente que je devais avoir l'air d'une folle.

La pression dans mon corps était telle que j'éclatai de rire, sans pouvoir m'en empêcher.

Je n'arrivais plus a penser, à respirer. J'avais l'impression qu'on me passait au rouleau compresseur. Je serrais mes mains en poings, si bien que mes ongles entamèrent ma peau. La douleur ne me fit même pas frémir, j'avais l'impression de devenir totalement folle, en riant ainsi. Mais pour dire vrai, cela fit évacuer le peu de respect que j'avais encore pour lui. Je finis par réussir à me calmer, devant son regard complètement perdu.

Apparemment, mes doutes étaient fondés, je devais avoir l'air d'une folle.

Dire que j'avais lutée, depuis le moment où j'avais rencontrée Edward pour ne pas laisser mon corps exprimer ce qu'il ressentait pour son être tout entier et lui… lui ne c'était absolument pas gêné une seule seconde ! Et dire, qu'en plus de ça, il y a peine cinq minutes il me piquait la crise du siècle parce qu'il m'accusait de l'avoir trompée ! C'était absolument ridicule !

- C'était qui ?

- Ça n'a pas d'importance !

- Bien sûre que si, ça en a ! C'était qui ? Une simple histoire dans un bar parce que tu avais trop bu ? Ou une ex que tu n'as pas encore oubliée ?

Son regard, malgré lui, passa de l'autre coté des baies qui fermait son bureau de l'étage.

Je me tournai à mon tour, tombait sur la secrétaire de son cabinet qui était au téléphone. Une sale blonde pulpeuse et outrageusement vulgaire. Je pouffai, n'y croyant pas mes yeux. Comment avais-je pus être aussi naïve ?

- Combien de fois ? demandai-je, consciente de n'avoir pas envie d'entendre sa réponse.

Ses yeux me regardèrent à nouveau. Son silence répondit pour lui.

- Tu veux me blesser c'est ça ? Finis-je par m'exclamer, n'y tenant plus. C'est quoi ton but ? Tu veux me faire mal parce qu'un autre mec que toi à attirer mon attention le temps d'une soirée et, en plus, parce que j'étais saoule ?

Je m'efforçai de garder le silence la soirée d'Alice et ma danse plus qu'incontrôlée et incontrôlable, malgré mon envie fulminante de lui dire combien Edward était beau, doux et gentil, rien que pour lui faire mal comme il venait de le faire.

Il secoua la tête, refusant de me répondre.

C'était pourtant clair : j'étais certaine qu'en me disant une telle chose, il pensait que j'allais m'effondrer. Ce que je ressentais était à mille lui d'être anéantie, j'étais bien trop en colère contre lui pour lui donner cette satisfaction.

La honte traversa ses traits, mais jamais le regret. Je finis par secouer la tête, j'en avais assez entendu.

- Je te renverrai tes affaires d'ici la fin de semaine, avec la clé de ta maison, finis-je par dire, avant de reculer vers la porte.

- Bella, s'il te plaît…

- Non. Ça suffit Riley. J'ai entendu beaucoup plus que ce que je pouvais entendre. C'est terminé.

En à peine deux secondes, il se retrouva devant moi, entre la sortie et mon corps. Il fut si rapide qu'il me bouscula au passage, me retenant les mains.

- Ne me touche pas, assénai-je, en retirant mes mains vivement.

- Ne pars pas. S'il te plaît… on peut essayer… d'arranger les choses...

- Arranger les choses ? Tu m'as trompé Riley ! Comment veux-tu qu'on arrange les choses ?

Ses yeux fouillèrent les miens avec tant de rage que je manquai d'air.

- Je ne veux pas entendre tes excuses bidons. Maintenant, pousse toi, je veux sortir.

- Non Bells je...

Je le repoussai de toute mes forces, mes mains à plats sur son torse. J'avais tant envie de lui faire mal que s'en était inquiétant. Un élan de violence qui ne me ressemblait pas me prit à la gorge, me donnant l'envie de le frapper aussi fort que je le pouvais.

- C'est terminé. Laisse-moi sortir, m'énervai-je, sentant mes nerfs lâcher.

Il finit par reculer de quelques pas et serra les dents devant ma colère qui revenait au galop.

- J'te souhaite bon vent avec ta salope, crachai-je quand je passais la porte, le plus fort possible, de façon à ce que tout l'étage l'entende.

Les regards se tournèrent vers nous alors que je traversais le hall, mon regard concentré sur ce que j'allais faire, maintenant, là, tout de suite. Mes yeux fixèrent sur la blonde horriblement maquillée qui se recula légèrement en me voyant arriver sur elle.

- Tu es Natacha, je présume ? Lui demandai-je, étrangement calme, attrapant la bouteille d'eau dans mon sac à main.

La blonde jeta un regard à Riley, qui observait la scène au pas de la porte de son bureau.

Lentement, je devisais le bouchon de ma bouteille, et m'appliquai, consciencieusement à lui verser sur le tout son bureau. Clavier d'ordinateur, papiers, téléphone, mains manucurées, tout y passa. Je secouai la fin de la bouteille au dessus de sa tête, inondant son visage, faisant couler son eye-liner beaucoup trop épais au passage. Une fois terminé, je soupirai longuement, particulièrement satisfaite de mon geste. Sa bouche grande ouverte, elle émit un petit couinement quand l'eau coula entre ses seins refaits. De l'index, je lui refermais la bouche, et, avec un sourire satisfait je me penchai vers elle.

- Je te souhaite bien du courage avec lui, et ferme ta jolie bouche, je crois qu'il va lui falloir un nombre incalculable de pipes pour le calmer !

Quand je partis en direction de l'ascenseur, la scène se jouant devant mes yeux me fit sourire. En venant ici, une demie heure plus tôt, je n'avais pas pensé une seule seconde que ma vie aurait prit ce tournant en si peu de temps.

J'entendis vaguement le patron, de ce qui était désormais mon ex petit-ami, se mettre à hurler après la poupée Barbie qui gémissait qu'elle n'était pour rien dans ce qu'il venait de se produire.

Cette scène fut très jubilatoire.

La colère animant mes neurones, je ne me sentis pas triste quand, décontenancé, Riley me jeta un regard plein de colère.

Le doigt d'honneur que je lui fit en disparaissant derrière les portes de l'ascenseur fut magistral, bien que quelque peu puérile, mais surtout incroyablement libérateur.

En sortant de l'immeuble, mon cœur battait à tout rompre.

Il fallait que je marche pour me calmer, je traversais la rue, et fit un travail de respiration qui était censé me calmer. Cela ne marcha pas des moindres. Je continuai de marcher, perdue dans mes pensées, arpentant les jolies rues de Boston, ne regardant rien autour. Chaque personne que je croisai me donnait un peu plus envie de vomir.

J'avais pourtant dit, plus jeune, que cela ne m'arriverait jamais : Être trompée. J'avais prétendue être trop intuitive, trop intelligente pour ne pas voir les signes. J'avais été complètement idiote de croire, que, pour une fois, un homme m'aimait et me respectais assez pour ne pas me trahir.

Ma colère m'aveuglait, m'étouffait. J'étais vraiment la reine pour ne tomber que sur ce genre de mec. Je ne pourrais plus jamais faire confiance, j'allais finir vieille fille, seule avec un chat que j'appellerais Cacahuète.

J'avais pourtant dit, plus jeune, que cela ne m'arriverait jamais : Être trompée. J'avais prétendue être trop intuitive, trop intelligente pour ne pas voir les signes. Pourtant, maintenant que la vérité c'était imposée à moi, mon cerveau commençait a comprendre plein de choses. Le puzzle se mettait en place. Toutes ces soirées d'absence, ces sorties annulées à la dernière minutes, ces appels en absences, cette boite à bijou qui ne devait certainement pas être pour sa mère comme il me l'avait prétendu, son téléphone qu'il ne laissait jamais traîner, les douches qu'il prenait avant même de venir m'embrasser. Je me retins de rire à nouveau, seule au milieu de la rue. J'avais été tellement stupide d'avoir cru toutes ces histoires.

Je finis par traverser la moitié de la ville, et tomber sur l'entrée du Jamaica Pond Park, le lieu préféré de maman.

Nous venions toujours ici prendre le goûter après l'école dès qu'il faisait beau.

Inconsciemment, mes pas m'avaient menés jusqu'à lui.

Cela faisait tellement de temps que je n'y étais pas revenus que j'eus du mal à reconnaître les lieux.

Mon cœur se serra, quand, m'arrêtant devant la grande entrée du parc, je pris une grande inspiration en regardant le ciel.

Il faisait très gris aujourd'hui, la pluie menaçait et le froid commençait à sérieusement s'insinuer sous mon manteau. Pourtant, je n'avais aucune envie de faire demi-tour.

Si j'avais atterrit là, c'était pour une raison bien précise… ma mère aurait voulu qu'on y vienne, dans un moment pareil de ma vie. Si elle avait été de ce monde, on aurait certainement prit un chocolat chaud, et on se serait promenées, main dans la main, autour du lac, admirant la beauté des lieux et la sérénité qu'apportait cet endroit. On se serait moqué des commères, toujours assises sur ce même banc, et de ces gens totalement fous, qui aiment se torturer en faisant leurs footings ici, à toute heure de la journée et de la nuit.

Cette pensée me réchauffa toute entière, et, lentement, j'avançai dans le parc, serrant mon manteau autour de moi, déambulant dans ces allées où je m'étais tellement promené autre fois. Si je fermais les yeux, je pouvais presque entendre encore le son de sa voix, l'éclat de son rire. Elle était si belle, quand elle riait. Les larmes me brûlèrent quand j'atteignis le ponton.

Combien de couché de soleil avait-on admiré, ici, tous les trois ?

Pour la première fois depuis longtemps, mon corps rendit les armes, et je m'autorisai enfin à lâcher prise, ne retenant plus aucune de mes larmes pendant un long moment.


La lumière du jour déclinait déjà quand je sortie du parc.

Combien d'heures étais-je restée à airer dans cet endroit ?

Je me demandais également depuis combien de temps je n'avais rien avalé quand, un peu étourdie, je me sentie affaiblie.

Je repérais un kiosque à café un peu plus loin, et décidai sagement d'aller acheter un chocolat chaud et un beignet. Cela serait peut-être pas de très bonne qualité mais il fallait impérativement que j'avale quelque chose si je voulais réussir à rentrer chez moi sans tomber dans les pommes.

Certaines personnes me dévisagèrent en passant. Je ne sais combien de temps j'étais restée à pleurer, mais mon visage devait être carrément horrible. Une chose était certaine, cela m'avait totalement vidée. Je me sentais légèrement anesthésiée, et je n'avais qu'une hâte : aller dormir pour ne plus avoir à penser… ni à Riley, ni au reste.

Je ne me sentais pas totalement anéantie par notre rupture, j'étais triste, certes, mais pas autant que je l'avais imaginé.

J'avais le sentiment de m'être voilé la face concernant notre relation. Si j'avais été moins naïve, aurais-je sus voir à quel point il n'était pas fiable ?

La nuit commençait déjà à tomber quand je fis la queue dans la file d'attente pour mon chocolat, le temps se couvrait dangereusement, et mon esprit était torturé de preuves pourtant si évidentes de ce qui nous avait menés à la rupture, quand on me bouscula.

Ma patience ayant été anéantie par les derniers évènements, je me retournai, prête à broyer le cerveau de celui ou celle qui avait osé interrompre mes pensées.

- Vous pourriez pas faire atten… Edward ?!

- Oh ! Salut Bella, sourit-il en s'arrêtant dans sa course, enlevant ses écouteurs.

Mon cœur, lourd, sursauta dans ma poitrine quand je tombais sur l'inconnu d'Alice. Mes yeux glissèrent le long de son corps revêtu d'un jogging et d'un sweat. Je manquai de m'étouffer avec ma propre salive.

Qui arrivait à être attirant en tenue de footing ?

Je jetai un rapide coup d'œil vers le ciel, maudissant ma mère que j'entendais presque rigoler comme une folle.


Le destin est parfois dur… mais le meilleur reste à venir, non ?

Allez, on se retrouve très vite.

J'ai hâte que vous lisiez la suite.

Laissez moi une review, je veux vous lire… il n'y a que comme ça que j'arrive à écrire efficacement : grâce à vos mots.

J'vous embrasse,

Tied.