Note Fiou, un chapitre plus long que les précédents. Je ne veux pas faire intervenir tout de suite l'équipe de X-Men, ce sera probablement d'ici 2/3 chapitres. Parce que j'ai une idée bien précise de ce début d'histoire pour une fois. Et je ne veux pas passer au travers de cette relation Brian/Judy. Chaque relation à son importance ici. J'ai un peu lutté pour le faire, car le début ne me plaisait pas d'où le fait que j'ai mis un peu de temps à l'écrire.

Bonne lecture à vous. J'espère que mes followers apprécieront. Et merci de me suivre encore une fois.


Chapitre 3

C'était le grand moment pour Judy, elle ne savait pas exactement ce qui allait lui arriver, mais tout ce qu'elle voyait c'était que Ross attendait cet instant avec impatiente. La jeune fille avait retrouvé l'entière fonctionnalité de son corps, mais continuait parfois de perdre un peu la main. Il lui aura fallu plusieurs minutes pour que tout puisse être aux normes et c'est sans compter sur l'aide de son spécialiste qu'elle put réussir. Pour un temps, il était devenu son kiné, pour qu'elle puisse se rééduquer. Elle était soulagée de voir que ce dernier avait bien plus de connaissances en dehors des sciences.

C'était une sensation étrange qu'elle n'avait pas connue jusque-là. Jamais sa mutation n'avait jamais été aussi importante. Si elle pouvait la contrôler, ce serait parfait, néanmoins sans savoir comment elle a pu l'avoir, il était impossible pour elle de passer à autre chose.

Quand elle repense à ses gardiens qui étaient à deux doigts de lui tirer dessus, en braquant dangereusement leurs armes sur elle, si Brian n'avait pas été là, Dieu sait où elle serait actuellement. À l'hôpital ? Ou plus de ce monde ?

Elle chassa rapidement cette idée de sa tête, tandis qu'elle continuait d'être escortée jusqu'à leur voiture au parking de l'industrie. Il était totalement vide, visiblement, tous les employés étaient tous rentrés chez eux, car quand elle était venue ici avec son père, cet endroit était rempli de voitures de luxe.

Il s'assura que Judy était bien installée confortablement et avec son garde ils chargèrent la voiture. Heureusement que le coffre était assez grand pour tout accueillir et qu'il avait pris les devants en expliquant aux responsables de la salle qu'il allait avoir besoin d'une baignoire. Évidemment, leur réaction ne s'était pas fait prier, car sur le coup ils s'étaient moqués de lui sans savoir pourquoi il en aurait impérativement besoin de cet objet. Il les avait convaincus d'une manière ou d'une autre sans pour autant leur révéler la véritable raison.

Une fois la voiture chargée, ils montèrent dans la voiture que Crane devais se charger de conduire.

Brian préférait rester avec la jeune femme à l'arrière de l'engin. .

Lorsqu'ils quittèrent le parking, il faisait totalement nuit dans les rues, seuls les lampadaires installés les éclairaient. Elle avait dans l'idée de pouvoir voir le soleil, mais non ! L'une des choses que son esprit gardait en mémoire était qu'il était fin septembre. Du moins, de ce qu'elle avait vu au journal télévisé. De rester enfermée la déréglait complètement.

Ce qui était bizarre pour Judy, c'était de remarquer que la population était toujours aussi active dehors alors que quand son père l'avait amené au laboratoire, il n'y avait personne. Peut-être étaient-ils en train de travailler ou de s'occuper chez soi.

Chaque fois que Judy arrêtait d'observer par la fenêtre de la voiture son stresse augmentait. Elle ouvrit alors en grand la fenêtre pour tenter d'aérer son esprit et profiter de cet air pratiquement pur. Cependant, son stresse se montra d'une autre façon. Elle était maintenant en train de jouer nerveusement avec ses doigts même si elle forçait son esprit à penser à autre chose. C'est alors que quelque chose attrapa ses doigts pour la stopper ce qui la fit sortir de ses pensées.

La jeune femme aux cheveux roux tourna doucement la tête vers son spécialiste, les yeux brillants. Il y pouvait lire la crainte qu'elle ressentait et qu'il avait vue plus d'une fois depuis qu'il l'avait rencontré.

« - Tu verras, tout va bien se passer. »

Ses lèvres s'entrouvrirent pour laisser échapper une phrase.

« - Pourquoi ne m'en dis-tu pas plus sur cet évènement ? »

Brian Cross était abasourdi, son cobaye venait de lui adresser la parole et sa voix douce et enfantine était en train de lui faire battre son cœur. Il planta ses yeux dans les siens.

« - Pour que tu ne stresses pas plus.

- Crois-tu vraiment que cette façon fonctionne ?

- À toi de me le dire Judy. Pendant une semaine tu es restée muette. Je pensais que tu m'en voulais et que tu rejetais ce que ton père avait fait sur moi.

- C'était le cas. Et je continue encore maintenant à t'en vouloir pour ça.

- Ça se comprend. Pourtant, tu as bien vu au début que je n'étais pas pour ce genre de chose.

- Combien mon père vous a payé pour financer tout ça ?

- Il ne m'a rien donné. Je le fais bénévolement. Et comment voulais-tu que durant ton silence je sache si je te faisais du mal ? Même si je suis sûr que nous t'avons bien traité.

- Le traitement était bien trop lourd au bout d'un moment.

- Je l'ai vu, c'est pour ça que nous avons diminué les doses et le rythme des examens. Mais aujourd'hui c'était les derniers.

- Les derniers, c'est ce que tout le monde dit à chaque fois et mon père fait parti de ces personnes-là.

- Je ne suis pas comme ton père Judy. Ne l'as-tu pas remarqué ? Sinon ça ferait longtemps que j'aurais accepté son argent ou que j'aurais refusé de m'occuper de toi à cause de cette mutation.

- Pensais-tu comme mon père avant que cela n'arrive à ton industrie ?

- Non, j'ai toujours été pour. Crane peut te le confirmer si tu lui demandais. »

Elle n'avait pas besoin de lui poser la question que le chauffeur répondit dans la seconde qui suivit.

« - Et pourtant je ne te dis pas le nombre de fois que nous en avons discuté. C'est pour ça que ton père s'est tourné vers moi. Puis j'ai une sainte horreur des pots de vin. J'ai juste promis à ton père que nous te prodiguerons les meilleurs soins. Je suis désolé si nos traitements t'ont épuisé.

- Pourquoi disais-tu que tu allais devenir riche dans ce cas ?

- Crois-tu vraiment que si je te le disais tu te sentirais mieux ?

- Je ne sais pas. Mais je saurais ce qu'il se passerait.

- Tout ce que je peux te dire, c'est que je préfère gagner ma vie honnêtement et ce que nous allons faire ce soir, va nous permettre de le faire.

- Et qu'est-ce que tu as dans ta sacoche ?

- Tout un dossier sur ce que nous avons appris jusqu'à tout à l'heure sur toi. Et si tu veux mon avis, ce que nous avons découvert, tu le sais déjà toi-même, mais tu ne veux pas encore l'admettre. D'où le fait que je ne t'en dise pas plus. As-tu manqué de quelque chose ? »

À cette question, Judy stoppa la conversation et retourna à son occupation d'avant, pensant peut-être que ce scientifique avait raison sur ce point. Était-il vraiment nécessaire de chercher des réponses lorsque celle-ci était sous votre nez ?

Il regarda à son tour par la fenêtre et lança :

« - Nous arrivons, annonça-t-il le sourire aux lèvres. »

Judy aurait aimé être aussi enthousiasme que lui, mais elle aurait préféré rester dehors, plutôt que de faire ça. Peut-être que s'il l'avait emmené faire un tour avant de se rendre à cet évènement, elle aurait été plus conciliante.

Certes, Judy n'avait pas été maltraitée ou violentée, seulement son confort. Auriez-vous apprécié vous que l'on vous enferme dans une cage durant une semaine ? Elle en sortait seulement quand elle faisait des examens qui n'étaient pas liés avec de l'eau. Tout ce qu'elle savait c'était que sa mutation lui permettait de respirer sous l'eau et d'en survivre.

La jeune fille contemplait ce soir le monde d'un autre œil, les choses changeaient et sa vie aussi. Était-elle toujours humaine ? Ou sa mutation commençait-elle à prendre le dessus ? Difficile de savoir, la seule sensation à l'intérieur qu'elle avait était que ces hormones se sentaient changer.

Quand elle était chez ses parents et qu'elle entendait à la télévision les différents débats qu'ils diffusaient durant plusieurs jours, elle pensait que cela n'arrivait qu'aux autres, et maintenant que l'impossible était là, sa vision avait totalement été réduite en cendre.

Pourtant, en y repensant, elle aurait pu anticiper la réaction de ses parents et peut-être éviter de faire remarquer ce changement physique. Cependant, comment aurait-elle pu éviter une telle crise d'angoisse lorsque ça vous tombe dessus sans vous avertir ?

Et ce même si Judy la rousse avait plus d'une fois entendu son père et sa mère dire qu'ils n'appréciaient pas le fait que cette métamorphose puisse exister. Son père était celui de la famille qui avait un avis bien plus tranché que sa fille et sa femme. Il racontait à qui voulait l'entendre que si ça arrivait dans sa propre maison, il était capable d'aller jusqu'à renier la personne si le stade de sa mutation était bien plus élevée. Sur le coup, il s'était senti trahi et consterné par les infos que balançaient les médias ainsi que cette femme qui parlait au nom de tous les mutants de la terre. Elle disait que le mal de la famille dominant était porteur des gènes, mais d'après ses souvenirs, jamais il n'avait vécu une telle chose. Il s'était alors demandé si cette femme porteuse d'espoirs pour toutes ces personnes concernées ne tentait pas de convaincre que ce serait lui le responsable.

Encore maintenant, elle entendait de temps à autre les hurlements de peurs qu'avait eues son père à son égard quand il l'avait découverte ainsi dans la salle de bain. Durant sa première journée au laboratoire, elle s'était rejetée à chaque fois la faute sur elle, car Judy avait peur de voir disparaitre du jour au lendemain ses parents.

Au final, le résultat était le même, ni son père, ni sa mère n'étaient venus lui rendre visite depuis qu'il l'avait déposé ici.

Comment des parents qui ont vécu 17 ans avec leur enfant pouvaient du jour au lendemain faire comme s'ils n'existaient pas ? Devait-elle aussi disparaitre et reprendre une nouvelle vie ?

Ils arrivaient devant la guérite et Dr Ross montra sa carte pour qu'ils puissent les laisser passer. Ils s'engouffrèrent dans le sous-sol de ce bâtiment. Elle respira profondément et s'exclama :

« - quelque chose me manque…

- Si c'est de tes parents que tu parles, je peux comprendre, je ne suis pas là pour les remplacer. Je suis là que pour t'aider. »

Sa tête fit un demi-tour pour qu'elle puisse regarder le jeune homme.

« - Je me disais juste que si jamais je devais encore rester dans votre laboratoire, il allait falloir faire quelques aménagements.

- Lesquels par exemple ?

- J'aimerais bien avoir une télévision. Parce que je m'ennuie un peu dans cette cage. Je ne peux même pas lire, ni écouter de la musique.

- Je verrais ce que nous pourrons faire. Mais j'espère tout de même que tu retrouveras ta famille.

- Quelque soit le résultat ils ne me reprendront pas.

- Je ferais de mon mieux pour arranger ça.

- Et si ça ne marche pas ?

- Je ferais en sorte que tu puisses avoir le confort au laboratoire en attendant de trouver une meilleure solution. »

Son cœur n'en croyait pas un mot, il était difficile de faire changer d'avis mon père surtout, il était borné. Ceci dit, Brian était ravi d'avoir pu avoir une « presque » longue discussion avec la jeune femme.

Le téléphone de Brian sonna, il le sortit de sa poche.

« - Allô ? Oui ! Nous arrivons dans quelques minutes. Très bien. Nous nous retrouverons dans le parking. »

Judy écoutait la conversation sans pour autant laisser sa curiosité l'emporter. Elle était surtout occupée à admirer la vue depuis sa fenêtre, tel un enfant qui montait pour la première fois dans une voiture.

oOo

Ils passèrent la sécurité pour s'enterrer sous le sol de cet immeuble. Pourquoi avait-elle pensé qu'elle allait pouvoir sortir dehors avant de se rendre à ce rendez-vous, elle faisait fausse route. Ils devaient directement aller préparer l'évènement avec un homme qui les attendait dans le parking.

« - Merci d'être venu Wesley. »

Il se tourna vers moi en tendant la main accompagnée d'un sourire qui se voulait bienveillant. Judy hésita un instant avant de la lui serrer.

« - Alors c'est toi la fameuse Judy Oswald dont Brian me parle tous les jours au téléphone ?

- Il semblerait que oui. »

Judy était quelque peu gênée de voir que Brian avait parlé d'elle à d'autres personnes, mais ne le sentait pas malveillant.

Pendant qu'ils déchargèrent la voiture pour les mettre dans le monte-charge qui se trouvait près de l'ascenseur et qui le menait jusqu'à la salle, Judy restait prête à les regarder.

Crane qui après quelques instructions se rendit à l'étage pour gérer l'arrivée, laissant les deux hommes avec leur cobaye.

« - J'ai beaucoup réfléchi à cette histoire Brian et j'ai mené mon enquête.

- Qu'as-tu trouvé ?

- Je ne parle pas de recherches scientifiques.

- Judy pourrais-tu nous laisser un instant et attendre près de la voiture le temps que nous chargions tout ça ? »

Avait-elle réellement le choix ? Elle décida de s'asseoir sur le siège arrière et laissa la portière ouverte.

« - Il existe une école quelque part dans l'état de Salem qui recruterait des personnes comme elle. Elle s'appelle l'institut de Charles Xavier. »

Il sort quelque chose de sa poche et le lui tend. C'était un prospectus qui expliquait les origines de cette école et qui y vivait. Il examina la première page et la rangea pour attraper un autre objet.

« - Je suis allée là-bas pour me renseigner. Je n'ai pas dit pourquoi exactement je cherchais une école pareille. J'y ai rencontré un professeur là-bas, tu sais, celle qui se charge de la communication avec les médias. Elle est scientifique et directrice adjointe. Et sa particularité, je te la donne dans le mille.

- Elle est mutante ?

- Oui. Je me suis dit que peut-être que Judy se plairait mieux là-bas. Elle pourra se socialiser avec des jeunes de son âge qui eux aussi ont le même souci qu'elle. Plutôt que de la garder dans un laboratoire.

- Avec ou sans résultats je comptais la ramener chez elle.

- Parce que tu penses que ses parents vont accepter l'anormalité de leur fille ? Tu crois encore aux doux rêves Brian. C'est impossible. Et comme elle a 17 ans, ils feront tout pour la mettre ailleurs. Je ne pense pas que tu souhaites qu'elle aille en pension ou dans une maison de jeunes dont on ne sait pas quoi en faire.

- Je n'ai pas envie de tout ça. Je pensais convaincre ses parents de la garder. De leur faire comprendre qu'elle reste tout aussi humaine que nous Wesley. »

Ils chargent le dernier matériel qui était bien plus lourd que les autres et Wesley s'essuya le front ruisselant de sueur. Il posa une main amicale sur l'épaule de Brian et c'est avec sincérité qu'il le fixa.

« - Je suis persuadé que tu feras le bon choix pour Judy. Mais n'oublie pas : ses parents ne la reprendront pas. Toi-même tu t'es plaint de leur manque de présence envers elle dès le début. Pourtant, c'est quelque chose de traumatisant à vivre j'imagine.

- Je comprends ce que tu veux dire. Si je pouvais, je la prendrais sous tutelle, mais c'est tellement difficile avec tous ses papiers.

- Tu n'aurais pas pu la garder. Tu es bien trop pris par ton travail.

- Aussi. Je vais y réfléchir et je verrais ce que je choisirais.

- Fait-le bon choix mon ami.

- Merci du conseil. Bien, nous avons terminé. »

Ils observèrent les alentours, il ne restait plus rien. Wesley appuya sur le bouton vert après avoir fermé la porte et ils se dirigèrent vers la voiture. La midinette était assise en train de se reposer sur le siège arrière.

« - Tu vois bien que tous ses tests la fatiguent, s'exclama-t-il en la désignant par un signe de tête.

- Tu as raison ! Il faut qu'on la réveille. »

Le Dr Cross la réveilla avec douceur. Judy ouvrit les yeux petit à petit et ne s'était pas aperçue qu'elle s'était assoupie.

« - Nous allons monter Judy, expliqua-t-il en l'attrapant par les bras.

- D'accord, balbutia Judy. »

oOo

Arrivés à l'étage où la salle était, ils virent Crane en compagnie de cinq autres personnes. Tous plus baraqués les uns que les autres ce qui les impressionnaient sur le coup.

« - Nous sommes l'équipe de montage, nous venons d'arriver et nous sommes là pour vous aider à tout installer.

- Je n'ai pas pu te prévenir que toute l'équipe était arrivée. Il y a ceux qui sont en chargent de la partie technique aussi qui est là. Ils t'attendent dans la salle.

- Merveilleux ! Crane, peux-tu aller les voir ?

- Je veux bien, mais je ne sais pas ce que tu souhaites comme son et lumières, répondit-il légèrement stressé. »

C'était la première fois qu'il s'occupait de ça, il avait pour habitude de surveiller l'industrie.

« - Dis-leur pour la lumière que je souhaite quelque chose de simple, mais de façon à ce que tous nos invités puissent nous voir.

Il se hâta à sa tâche pendant que Crane et Cross déchargeaient avec les installateurs. Judy n'était que spectatrice. Il ne lui disait rien. Seulement de rester là et d'attendre. Pour elle c'était un peu comme si elle était une prisonnière en phase de se rendre dans le couloir de la mort. C'était certes un peu exagéré sa façon de penser, mais elle se sentait ainsi à ce moment-là. Personne ne lui disait ce qui allait lui arriver, tout en sachant qu'elle avait été comme dans une prison durant une semaine. Comment pouvait-elle le prendre autrement ? Avait-elle eu raison de se mettre à parler ? Sa tête qui continuait sans cesse de trouver de nouvelles questions pour la torturer un peu plus chaque jour.


Qu'est-ce que la suite va donner ? Avez-vous une idée alors de ce que pourrait être sa mutation ? Avez-vous réfléchi au film dont je vous ai parlé avant ?

Chapitre 4 sûrement le week-end prochain.