Je n'avais pas prévu d'écrire une suite mais il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis...
Voici donc une suite qui, je l'espère, vous plaira.
Bonne lecture,
Lilly
Le bruit des talons de Regina Mills la précédait dans tous les endroits où elle se rendait. Elle aimait cela, le fait que les gens appréhendent ce qu'ils allaient lui dire, le fait qu'ils soient stressés de ne pas avoir les mots adéquats à lui dire. Elle aimait que l'on sache qu'elle arrivait et le bruit de ses talons donnait la mesure. Ce matin là, lorsqu'elle remonta le couloir qui menait au bureau d'Emma Swan, elle jubila d'avance en imaginant la tête de la blonde. Malheureusement, elle se retrouva en face de David qui remplissait des dossiers.
-Regina, que puis-je faire pour vous ? demanda David d'un ton jovial.
-Où est-elle ? cracha-t-elle d'un ton froid.
-Euh… qui ça ?
-Votre princesse du placard ?!
David haussa les sourcils, peu retourné par le surnom que Regina venait de donner à sa fille.
-En patrouille, je suppose. Ou en train de lutter contre une nouvelle malédiction… Mais si c'était le cas, j'imagine que vous seriez la première au courant ! lança-t-il sarcastique.
-Je-ne-lance-plus-de-malédiction ! Dit elle en détachant chaque syllabe d'une voix tranchante.
-C'était une plaisanterie Regina !
-Je doute que nous en soyons au stade des plaisanteries douteuses entre nous, David.
-Eh bien, vous êtes la mère de mon petit fils ce qui fait un de vous… ma presque fille, et vous êtes aussi la belle mère de ma femme ce qui fait de vous ma belle belle-mère… qui peut se vanter d'avoir deux statuts dans une famille ?
-Croyez-moi, je ne me vanterai jamais d'une telle chose ! Je ne suis ni votre presque fille, ni votre belle-mère parce que, croyez-moi, si j'avais eu un tel statut, j'aurai sauté immédiatement du clocher de l'horloge.
-Eh bien… moi qui voulait détendre l'atmosphère…
-Vous n'êtes pas doué pour parler, et si vous n'aviez pas un physique avantageux, je doute qu'on ait fait quoi que ce soit de vous !
-Wah ! Vous êtes vraiment en forme aujourd'hui… bon… Emma n'est pas là… donc… je vous laisse aller la chercher ailleurs…
Regina Mills serra sa cravache en apercevant une silhouette familière se dessiner derrière la barrière du paddock. Elle approcha sa monture et l'arrêta d'une simple tension sur les rênes.
-Swan ! lança-t-elle d'un ton qu'Emma aurait qualifié de dédaigneux, méprisant et glacial.
-On m'a dit que vous vouliez me voir !? Demanda-t-elle en évitant d'imaginer la mère adoptive d'Henry complétement nue sur l'étalon. Elle était vêtue d'une culotte de cheval blanche qui emprisonnait une chemise lavallière bleue. Elle déboutonna sa veste noire afin de pouvoir bouger plus facilement et planta son regard au fond des yeux verts qui la déshabillait du regard.
Emma attendait la réponse tout en se délectant de la position des cuisses de la jeune femme sur la monture.
-Par « on », vous voulez dire votre père ?
-David, oui.
-C'était ce matin que je voulais vous voir ! gronda-t-elle en enlevant ses gants blancs d'un geste qu'Emma aurait voulu voir encore et encore tant il était sexy sans même le vouloir.
-Je n'étais pas disponible, votre majesté ! souffla Emma d'une voix qui avait baissé d'un octave.
Regina se pencha dangereusement sur le côté tout en menant habilement sa cravache pour que la claquette se retrouve sous le menton de la jeune femme. D'une légère pression, elle fit lever la tête de la blonde et leur visage se trouva à quelques centimètres l'un de l'autre.
-Si je ne vous connaissais pas, miss Swan, je pourrai penser que vous êtes excitée.
-Heureusement que vous me connaissez alors ! répondit la petite effrontée. Dites, vous ne voudriez pas arrêter de me surplomber et descendre un peu de votre pur sang arabe.
Le cheval soupira bruyamment et Regina lui flatta l'encolure.
-Ce n'est pas un pur sang arabe, c'est un Andalou.
La cavalière se redressa et passa sa jambe par dessus la croupe de l'animal. Elle ramena les rênes devant le museau clair et fourra ses gants dans une poche de sa veste.
-Vous allez me dire pourquoi vous vouliez me voir ? questionna la blonde en la suivant de l'autre côté de la barrière.
-Je vous l'ai dit, je voulais vous voir ce matin, maintenant je n'ai plus envie… Vous pouvez disposer.
-Dispo…quoi ? Vous êtes sérieuses ? s'énerva la shérif en abordant une mine frustrée.
La Reine ne daigna pas lui répondre et ramena sa monture vers la porte qui permettait de quitter le paddock, elle donna les rênes à un homme qui semblait l'attendre depuis des lustres tellement ses joues étaient rougies par le froid. Elle flatta une dernière fois l'encolure de son cheval et se tourna vers Emma afin de poursuivre leur conversation.
-J'ai entendu dire que vous aviez viré votre pirate, avança-t-elle dans un sourire.
-Qui vous l'a dit ?
-Miss Swan, vous devriez savoir que votre mère n'est pas la mieux placée pour garder un secret.
Emma grommela un juron entre ses dents et serra les poings.
-Quoi qu'il en soit, félicitations !
-Je vous demande pardon ?
Regina tourna les talons et se dirigea vers un bâtiment de taille moyenne.
-Hey ! appela-t-elle en se dépêchant de la rejoindre. Vous vouliez me voir ce matin uniquement pour vous réjouir de ma rupture avec Hook ?!
-Je voulais jouir de votre rupture, Miss Swan !
Seigneur ! Emma sentit une chaleur dans son bas ventre se réveiller furieusement.
-Regina, à quoi on joue ?! demanda-t-elle en posant une main sur l'avant-bras de la mairesse.
Elle la retira aussitôt, sentant une brûlure dans sa paume.
-Ne me touchez pas ! cracha Regina en lui lançant un regard mauvais.
Elle continua de la suivre silencieusement, les larmes montant à ses yeux. Tant pis, elle pourrait toujours prétendre que c'était le froid. Regina lui lança un coup d'œil et gloussa soudainement. - Peine perdue – songea Emma.
-Vous êtes trop sentimentale, Swan ! ricana-t-elle en poussant la porte du bâtiment qu'elle venait d'atteindre.
-Et vous ? Avec votre homme des cavernes, vous en êtes où ? interrogea la blonde en se faufilant derrière elle.
-C'est « homme des bois » ! rectifia Regina en éclairant l'intérieur de la pièce. Je vous remercie, tout va bien.
-Vous mentez !
Regina fit volte-face et Emma sentit ses muscles se tendre, elle aurait juré que Regina allait lui arracher le cœur. Au moins, elle pourrait le sentir s'affoler entre ses doigts, peut-être même qu'elle pourrait le voir exploser et éclabousser sa parfaite petite tenue de cavalière.
-Miss Swan, ce n'est pas parce que vous m'avez diverti l'autre soir, que je vais quitter l'homme qui me tient chaud la nuit.
-Est-ce qu'il vous fait crier lorsqu'il vous touche ? interrogea-t-elle sure d'elle.
-Vous devenez vulgaire, Swan, allez donc vous rassasier au Rabbit Hole ! C'est un établissement de votre rang, je crois.
Regina parcourut les rayonnages avec attention et elle s'arrêta devant une panière de pommes.
-Vous êtes obligée de…
Emma s'interrompit en voyant la brune attraper une pomme rouge et la tourner entre ses doigts. Le regard de Regina rencontra le visage surpris du shérif.
-Oh… celle-ci n'est pas pour vous, Em-ma.
Emma sentit un gémissement s'échapper de sa gorge lorsqu'elle entendit le son de son prénom dans la bouche rouge de la mairesse; elle se sentit honteuse, on aurait dit une adolescente incapable de se maîtriser devant son petit copain. Un sourire victorieux étira les lèvres de la cavalière et elle passa sensuellement une langue entre ses lèvres.
-Bien, avez-vous d'autre question, Swan, ou je peux continuer mes petites affaires ?
Emma serra la mâchoire et plissa ses yeux verts, elle voulait se jeter sur elle et lui arracher ses vêtements, la prendre sauvagement contre le mur couvert de selles. Une brûlure sur sa cuisse la ramena à la réalité, Regina venait de la cravacher sèchement.
-Réveillez-vous, Swan, vous me bloquez le passage ! gronda-t-elle, un air agacé sur le visage.
Emma se décala afin de la laisser passer et huma son parfum alors qu'elle la frôlait.
-Je peux vous accompagner ? demanda-t-elle un peu plus fort qu'elle ne l'aurait voulu.
Regina la regarda étonnée et aussitôt un masque de plomb couvrit ses traits.
-Pourquoi pas, je pourrai avoir besoin de vous !
Emma sentit son cœur chavirer, pourquoi lui faisait-elle cet effet là, pourquoi avait-elle eu le droit de la posséder une fois, seulement une fois ? Pourquoi ne pouvait-elle pas l'embrasser comme elle le voulait ? Comment faire pour que Regina chavire à son tour ? Emma s'efforça de garder le même rythme de marche que son aînée et mit ses questions de côté. Les hanches de Regina roulaient devant elle et elle n'avait qu'une seule envie, poser ses mains dessus.
Regina se dirigea vers les écuries et regarda sa montre, il était vingt-trois heures.
-Vous ne travaillez pas ? demanda-t-elle au shérif qui la reluquait sans ménagement.
-David prend mon tour !
-En voilà une bonne idée ! murmura Regina tellement bas qu'Emma crut à une hallucination auditive.
Les écuries étaient vides et les box surmontés de barreaux laissaient entrevoir des chevaux tous plus couteux les uns que les autres.
Regina s'arrêta devant l'un d'eux et Emma reconnut celui que la jeune femme montait tout à l'heure. Sa robe gris pommelé se détachant dans l'obscurité.
-C'est le vôtre ? interrogea-t-elle doucement pour n'effrayer aucun animal.
-A qui voulez-vous qu'il soit ?
-Comment s'appelle-t-il ?
-Ca ne vous regarde pas !
-Regina ! s'impatienta la jeune femme.
La mère adoptive enferma son protéger après lui avoir servit la pomme qu'Emma aurait voulu placer entre les cuisses de la brune.
-Ce qui est intéressant lorsqu'on débourre un cheval sauvage, c'est qu'il est persuadé d'être indispensable, commença Regina en plaçant le bout de sa cravache à l'ouverture de la chemise de la blonde. Il y a cette lueur dans ses yeux qui veut vous prouver que vous êtes perdant. Si vous lui donnez ce qu'il désire tout de suite, alors il ne sera jamais à vos pieds, il ne sera jamais...
Elle déboutonna un bouton en tournant la cravache d'un quart de tour entre ses doigts fins.
-…obéissant. Tout réside à lui faire croire qu'il obtient exactement ce qu'il veut…
Elle recommença avec un autre bouton et aperçut le soutien gorge du shérif.
-… sans lui donner vraiment satisfaction. C'est comme ça qu'il vous mangera…
Elle fit sauter un autre bouton.
-…dans…
Elle recommença.
-…la…
Le dernier bouton était bloqué dans le pantalon de la blonde qui avait arrêté de respirer. Regina passa la cravache dans son jean et frotta la claquette contre le sexe d'Emma.
-…main. Acheva-t-elle d'une voix rauque.
Emma plongea son regard dans le sien et crut mourir lorsqu'elle sentit le bout de la cravache contre mont de Vénus. Elle voulut s'approcher, faire quelque chose, elle ne pouvait pas rester comme ça! mais aussitôt, la cravache fut retirée et Regina l'abattit vivement sur sa joue.
Emma poussa un cri en sentant la morsure du caoutchouc sur sa pommette. Déséquilibrée, elle tomba à quatre pattes sur le sol et Regina se trouva rapidement vers elle. Elle lui agrippa les cheveux et l'enfourcha, telle un étalon. Emma sentit Regina s'asseoir sur son bassin et se pencher sur elle. Tous ses sens étaient en alerte, elle sentait le frottement de la chemise de soie dans son dos, et la chaleur qui se dégageait du bassin de sa belle se répandait sur ses hanches.
-Vous êtes mon petit cheval sauvage, Swan.
Emma poussa un gémissement sonore.
-Regina ! appela-t-elle pantelante.
Le poids qui reposait sur son dos disparut et ses cheveux furent relâchés, elle entendit les talons de Regina claquer sur le sol. Un grincement la fit sursauter et jeta un coup d'œil pour voir ce qui se passait derrière elle.
-Debout ! l'enchanta une voix.
Regina était dans le fond d'un box et déboutonnait elle-même son chemisier en lui lançant un regard brûlant. Elle voulut se jeter sur elle mais elle fut stoppée par le bout de cette maudite cravache.
-Regina ! grogna-t-elle.
-Taisez-vous ! ordonna l'autre en dégageant sa chemise de sa culotte de cheval. Lorsque ce fut fait elle lui fit signe d'avancer.
-Etes vous prête à me manger dans la main, Swan ? Non, je ne crois pas, vous êtes encore une sauvageonne, mais bientôt, vous plierez.
Le ton grave de la jeune femme remonta le long de la colonne d'Emma pour la faire frémir de désir, elle sentit un liquide chaud entre ses jambes et soupira d'aise.
-Je suis déjà à vos pieds, majesté ! ironisa la blonde.
Regina se jeta sur elle pour la propulser contre les barreaux du box.
-Seigneur…
-Je sens comme de l'ironie dans votre voix, Swan, et cela ne me plait pas du tout ! chantonna la voix grave de Regina alors que tout son corps était pressé contre celui de la princesse.
Leurs yeux s'accrochèrent et Emma déglutit difficilement.
-Désolée ! murmura-t-elle en sentant Regina déboutonner son jean pour passer rapidement sa main à l'intérieur de sa culotte. Les mains d'Emma s'ancrèrent dans les cheveux noirs et elle écrasa ses lèvres sur celle plus rouges de Regina.
Emma sentit deux doigts s'enfoncer en elle et elle cria, sentant des va et vient rapide la propulser frénétiquement contre la paroi derrière elle faisant trembler les portes des box attenants.
Alors qu'elle allait atteindre la délivrance, Regina se retira et se dégagea de son emprise. Elle la laissa retomber et lui asséna un coup de cravache sur les flans. Ce n'était pas fort, ça ne faisait même pas mal, mais cela excitait la blonde et la prévenait que toute tentative de rébellion serait punie.
Elle se redressa et regarda Regina qui s'était éloignée pour quitter tranquillement sa veste. Sans crier garde, elle l'attrapa par la taille et la plaqua à son tour contre les barreaux du box.
-Ah…? le petit cheval se rebelle !? fit mine de s'étonner Regina en brandissant sa cravache qu'Emma lui arracha habilement.
Regina plongea son regard dans l'océan vert d'Emma et sourit en voyant toute l'excitation qu'elle avait suscité chez elle. Elle sentit une main lui presser un sein de façon brutale et quasi désespérée.
-Swan ! siffla Regina pour la ramener à l'ordre.
Emma se radoucit et baissa la culotte de cheval pour pouvoir atteindre un peu plus facilement l'intimité de la Reine.
Leurs lèvres ne se quittaient plus et les grognements de Regina l'encourageaient à aller plus loin… beaucoup plus loin. Emma s'arrêta pour l'aider à quitter ses bottes et sa culotte de cheval mais lorsque Regina voulut quitter le dernier rempart à son intimité, Emma l'en empêcha en la plaquant de nouveau contre les barreaux.
-Remonte ta jambe ! ordonna-t-elle en attrapant le lobe de l'oreille de la brune avec les dents.
Regina releva une jambe sur la hanche d'Emma et riva son regard au sien lorsqu'elle sentit le manche de la cravache contre son sexe en feu. Le morceau en argent l'excita d'avantage et elle donna des petits coups de bassins pour avoir sa part de plaisir.
-Ne bouge pas ! demanda Emma en caressant violemment son clitoris.
Regina s'agrippa aux barreaux derrière elle, afin d'enrouler ses jambes autour des hanches de la blonde. Elle se mit à rire lorsqu'Emma déplaça sa culotte afin de la péné elle eut un regard étonné en sentant les imperfections de la cravache en elle.
-Han…
Emma se délecta de la stupéfaction qu'elle pouvait lire dans les yeux et sur le visage de la mairesse. Elle faillit crier de plaisir rien qu'en se rendant compte qu'elle avait réussi à surprendre l'Evil Queen.
-Surprise ? interrogea Emma en faisant bouger la cravache tout en malmenant gentiment le clitoris de sa compagne.
-Vaillant petit cheval sauvage ! complimenta Regina en faisant onduler ses hanches tout en continuant de se tenir fermement aux barreaux derrière elle, aidant Emma à la maintenir en place.
Elle ne mit pas longtemps avant d'exploser, le visage rivé vers le ciel, profitant des baisers brûlants de son shérif.
Elle redescendit doucement et Emma délogea la cravache provoquant un soubresaut de son amante. Elles se séparèrent, doucement et Regina remit ses vêtements à l'aide de sa magie. Elle était de nouveau impeccable et épingla Emma de son regard.
-Un chemisier à 300$ plus une cravache flambant neuve… il va vous falloir une augmentation si ça continue, miss.
Review?
N'hésitez pas, c'est toujours bien de savoir ce qu'en pense les lecteurs!
