Lorsqu'il se réveilla, il se trouvait sur une surface plane. Il faisait tout blanc, une lumière éblouissante le fit fermer les yeux aussitôt. Il entendait vaguement une voix au dessus de lui, qui lui parlait.

Harry finit par ouvrir ses yeux en les papillonnant, histoire de s'habituer à toute cette lumière. Voldemort était proche de lui, debout dans toute sa splendeur.

Le jeune garçon se leva à son tour et regarda aux alentours sans vraiment comprendre où ils étaient. L'autre homme ne lui parlait pas, se contentant de le fixer de ses yeux rouges illisibles. Le serpent finit par demander.

« Où sommes-nous ?

-Dans ton esprit.

-Que ce que ça veut dire Voldemort ?

-Je t'ai endormi pour pouvoir venir ici.

-Mais que … Harry porta ses mains à son cou, il parlait parfaitement anglais ici ! Il ne comprenait pas.

-Je t'ai implanté cette langue, pour que tu n'aies plus à l'apprendre.

-C'était inutile. Je m'en sortais très bien avec les … Serpentards.

-Tu as tellement à apprendre. Voldemort s'approcha de lui et attrapa son menton, contre toute attente le plus jeune le laissa faire. Ca aurait pris trop de temps. Tu sais ce qu'il se prépare n'est-ce pas ?

-J'ai cru entendre que vous meniez une guerre avec vos sujets.

-Ce ne sont pas vraiment –pas encore du moins- mes sujets, mais oui c'est cela.

-Pourquoi m'en parler ? Je m'en fiche. Déclara l'animagi en dégageant son menton des grandes mains de Voldemort.

-J'aurais besoin de quelques de tes écailles.

-Je vous demande pardon ? Vous avez le culot de me demander ça ? S'horrifia presque Harry en reculant du seigneur des ténèbres. Ne savez vous pas ce que c'est dans notre peuple ?

-Chez les humains ça ne veut rien dire. C'est comme si tu me demandais une mèche de cheveux, ça ne me ferait rien. Bien évidemment il mentait, toutes les potions qu'on pouvait faire avec des cheveux … c'était un nombre impressionnant.

-Me demander mes écailles revient à me promettre à un mâle. Les écailles servent de protection pour le nid dans mon espèce ! Vous êtes vraiment dégoûtant, et il est hors de question que vous touchiez à mes écailles.

-Ecoute, je sais que c'est difficile pour toi de supporter le fait d'avoir été élevé avec des serpents, et me voir te demander ça doit être horrible, mais je t'assure que cela n'aurait aucune conséquence de ce genre. Harry s'approcha et poussa violemment le lord noir.

-Arrêtez avec cet argument débile ! Je suis ce que je suis, vous n'arrêtez pas avec le fait que je dois être humain, alors maintenant assumez. Je ne me transformerais plus dans ce cas. Espèce de sale clébard galeux. Cria-t-il en direction de l'homme, sans aucune crainte dans le regard. Il poussa un couinement effrayé quand Voldemort le poussa avec force contre un mur transparent qu'il n'avait pas perçu.

-Tu n'es vraiment qu'un sale gosse. Harry déglutit devant les yeux rouges sangs qu'il avait devant lui, il ne les avait jamais vus d'aussi près et c'était … effrayant. Le plus jeune pouvait presque sentir tout le sang qui avait été versé pour que Voldemort puisse avoir ce genre d'yeux.

-Allez crever. Je sais que je ne suis qu'un sale gosse, mais je n'avais rien demandé moi ! Harry avait des larmes aux yeux. Ces jours ci c'est tellement compliqué, les humains sont compliqués ! Avant j'étais roi, roi vous vous rendez compte ? J'étais admiré, je fascinais, puis à cause de VOUS je me retrouve dans la putain de populace ! Je n'ai jamais demandé à ce que vous reveniez dans ce foutu lieu. Tout ce que je voulais, c'est continuer à ce que l'on m'apporte des proies, manger et dormir tranquillement, vous êtes venu tout foutre en l'air ! Je vous déteste ! S'exclama Harry les larmes aux yeux.

-Au moins tu as dis ce que tu ressentais. J'adore quand tu dis ce que tu ressens Harry, au moins maintenant je peux être là pour toi et te rassurer.

-Je n'ai pas besoin de vous, vous êtes la cause de tous mes soucis.

-Et toi, tu pourrais m'aider à résoudre les miens. Je vaincrais bientôt mon ennemi, et je pourrais faire de toi mon roi, mon allié, mon égal.

-Qu'entendez vous par là ? Demanda Harry, plus intéressé par le pouvoir que par la fascination qu'avait Voldemort pour lui.

-Que je te veux en tant que compagnon.

-Vous n'arrêterez donc jamais avec cette idée ? Questionna le plus jeune.

-Jamais. Répondit le seigneur des ténèbres. »

Les jours d'Harry rosirent, jusqu'à présent il n'avait pas vraiment à un compagnon ou une compagne, il s'estimait trop jeune. L'idée de vivre à deux dans le monde n'avait rien d'effrayant pour lui, il savait que les serpents n'avaient pas vraiment besoin de protection ou autre futilité de ce genre comparé à certaines autres espèces, pour n'en citer qu'une, l'homme par exemple. Il y avait toujours cette notion de protéger la personne de notre cœur et nos enfants, chez les basilics seul la protection des petits comptaient.

La construction du nid passait par le don d'écaille par l'un ou l'autre partenaire, puis étant donné que le serpent était plus faible sans certaines de ces écailles, l'autre veillait sur lui. C'était un échange équitable, que bien évidemment un homme comme Voldemort ne pouvait pas comprendre.

Il n'avait pas vécu dans cette optique, les enfants naissaient d'une autre manière chez les humains.

Harry était tenté de se dégager mais dès qu'il leva le bras, le regard de Voldemort l'en dissuada. Les yeux de l'homme étaient d'une telle intensité, le basilic n'avait jamais remarqué ce fait, toujours concentré à détester l'homme et a vouloir éviter tout contact.

« Je … je refuse. Je suis trop jeune pour prendre une décision, et vous le savez. Vous voulez me pousser à la précipitation et que je fasse une bêtise en disant oui.

-C'est exact, je ne peux rien te cacher. Nous sommes fait du même bois tous les deux, nous avons souffert de l'homme, nous sommes des serpents. Nous savons tout ça. Et toi encore plus, tu as vécu comme l'un d'eux pendant des années.

-Alors pourquoi continuez de demander si vous connaissez ce que j'en pense ?

-Lorsque tu te rendras compte de ma supériorité, tu voudras bien de moi. Parce que tu sais, qu'au vu de ta propre puissance, tu ne trouveras pas mieux. Et je sais ce que tu cherches à faire avec moi, tu me provoque pour te prouver à toi-même que tu as trouvé quelqu'un qui t'étais supérieur …

-Vous ne m'êtes pas supérieur ! S'emporta Harry, blessé dans son orgueil que le lord noir remette ça sur le tapis. Je suis un basilic.

-Si c'est ce que tu dis, mais au fond de toi, tu connais la vérité mon petit Harry. Et tu sais aussi que la Doyenne a raison, je suis le partenaire idéal.

-N'importe quoi … vous n'êtes pas le seul homme de ce pays. Je trouverais mieux. Voldemort le lâcha et le laissa libre de ses mouvements.

-Ma proposition tiendra toujours d'ici là. »