Guest : de rien! je réponds le plus souvent possible! Je ne spolie rien, mais l'histoire fait plus de vingt chapitres, donc d'autres choses vont arriver, bonne suite..!

11 : Des questions.

La nouvelle année avait commencé, cela faisait un mois que Noël était passé, et donc les Swan et les Mills vivaient ensemble depuis trois mois, quand aux deux femmes, elle se connaissaient depuis plus d'un an, et sortait ensemble depuis dix mois. Henry et Adèle étaient passé en année supérieure, ils étaient les meilleurs de la classe, et se faisait la guerre pour la première place, à chaque contrôle l'autre passait au dessus, et les deux s'amusaient de la situation. Ils passaient beaucoup de temps ensemble, l'apprivoisement était fini, maintenant ils étaient presque amis, mais des amis qui savaient aussi se battre et se disputer fortement et régulièrement. Et si cela pouvait agacer leurs mères, ces dernières étaient aussi heureuses de voir que les deux se soutenaient l'un l'autre face à elles, et savaient rire de pas grand chose ensemble.
Ce soir là, les devoirs finis, leur exposé commun terminé, ils s'étaient vautrés dans le pouf de la chambre d'Adèle, alors que Regina travaillait à la table basse du salon, pendant que la blonde préparait le repas. Les deux enfants discutaient de tout et de rien depuis un moment, quand le silence s'installa.

-Tu connais bien ta mère? Demanda Henry, allongé sur le dos, regardant le plafond.

-T'es sérieux là? S'étonna Adèle, en tournant la tête vers lui. On vit avec elle tout les jours, évidemment que je la connais bien, et toi aussi.

-Non, je parle pas d'Emma, je parle de ta seconde mère. Rétorqua Henry en tournant la tête vers elle.

-Oh.. Soupira la blondinette en venant regarder le plafond. Non, je la connais pas bien. J'ai que de vague souvenir d'elle. Lily s'est barrée quand j'avais trois ans, alors tu sais j'ai des souvenirs très très vagues. Expliqua-t-elle. Mais je sais que Lily et ma mère se sont aimées, vraiment aimées, tellement qu'elles se sont mariées jeunes, et qu'elles voulaient un enfant. Mais ma mère m'a plus aimée que Lily je pense.

-Tu la nommes Lily et pas maman? Interrogea Henry.

-Non, c'est pas ma mère. Répondit Adèle.

-Parce qu'elle a aucun lien biologique avec toi? Questionna le jeune garçon.

-Oh non ça je m'en fou. J'ai aucun lien biologique avec Gina, pourtant je la considère comme ma deuxième maman, tout comme je ne considère pas mon père biologique comme mon père. Fit bêtement la jeune fille, comme si c'était logique. Si je la considère pas comme ma mère c'est parce qu'elle nous a abandonnées du jour au lendemain, ma mère a tout sacrifié pour moi, elle a toujours tout fait pour que j'ai tout ce dont j'avais besoin, tout pour mon bonheur. Mais pas Lily, elle a la moindre difficulté elle s'est barrée. Expliqua-t-elle.

-Je comprends. Répondit Henry en se mettant à fixer le plafond. Je...Ta mère te parle de Lily des fois? Demanda-t-il.

-Non, à moins que je lui pose des questions, là elle répond, mais elle en parle rarement d'elle même. Expliqua Adèle. Des fois elle en parle parce qu'elle raconte une histoire qui lui aie arrivé et comme à l'époque elle était avec Lily, elle parle d'elle, mais c'est tout. Remarqua-t-elle.

-Au moins elle en parle. Soupira le jeune homme.

-Pourquoi tu dis ça comme ça? Demanda Adèle.

-Je ne sais rien de mon père. Je sais qu'il a abandonné ma mère, et je sais qu'il s'appelait Daniel parce que mon grand père me l'a dit, mais c'est tout. Marmonna Henry. Ma mère n'en parle jamais, c'est comme tabou.

-Tu lui en as déjà parlé? Questionna la blondinette.

-Les rares fois où j'ai essayé elle est devenue bizarre. Expliqua Henry.

-Bizarre? Interrogea Adèle.

-Soit elle panique, parle dans tout les sens, genre c'est à peine compréhensible ce qu'elle dit, elle parle sans s'arrêter et t'as pas le temps de parler. Soit elle se fige, elle dit pas un mot, elle respire à peine avant de se lever et de partir. Raconta le jeune garçon. Dans un cas ou l'autre elle finit par partir, et quand je la revois après elle fait comme de rien. Ajouta-t-il dans un soupir.

-C'est bizarre. Marmonna la jeune fille.

-Ouais. Soupira Henry. C'est nul. C'est mon père et c'est peut-être un nul n'empêche je devrais en savoir plus sur lui. Ma mère devrait m'en parler. Rala-t-il.

-Je suis sure que ma mère doit en savoir plus. Argua Adèle. T'as vu non? Ma mère et Gina elles se disent tout, tout, tout. Elles ont pas de secrets, alors je suis presque sûre que ta mère à du parler à la mienne. Fit-elle.

-Des fois je me demande si ma mère m'a dit la vérité. Continua le jeune garçon.

-Qu'est ce que tu veux dire? Interrogea la jeune fille en se redressant pour s'asseoir.

-Je m'étais jamais posé la question avant de rencontrer ta mère est toi. Commença Henry en s'asseyant à son tour, face à son amie. Et si j'avais pas de père.

-Quoi? Interrogea Adèle, les sourcils froncés, perdue.

-Bah si ça se trouve ma mère m'a menti. Elle m'a dit que j'avais un père, Daniel, pour pas que je pose de questions. Mais si ça se trouve j'ai jamais eu de papa, mais une deuxième maman. Releva Henry. J'y ai pensé l'autre jour, quand on est rentrés des cours, et qu'on a surpris les mamans-

-Ouais je me souviens, je risque pas d'oublier qu'on a vu nos mères à moitié à poil. Grimaça la jeune fille.

-Ouais voilà, bref, j'ai réalisé que peut-être, il était possible que ma mère n'est jamais eu un homme, mais une femme. Remarqua Henry.

-C'est possible oui, mais ça change quoi? Demanda Adèle.

-Rien, enfin homme ou femme la personne à abandonner ma mère quand elle était enceinte ou quand j'étais tout bébé. Fit Henry. Mais si c'est une femme, ma mère m'a menti.

-Bah faut que tu lui demandes, si tu veux des réponses, va falloir que tu l'affrontes. Argua la jeune fille.

Avant qu'Henry puisse répondre, des coups furent donné sur la porte, avant qu'elle ne s'ouvre.

-Les gosses à table. Invita Emma.

-T'as fais quoi à manger maman? Demanda Adèle en s'approchant d'elle.

-Le plat préféré de mon bébé. Sourit la blonde en l'enlaçant pour embrasser sa tête.

-Arrête de m'appeler comme ça maman. Grogna la jeune fille.

Dans un rire, la blonde descendit avec les deux enfants, les laissant s'installer autour de la table, elle alla chercher Regina qui travaillait autour de la table basse du salon.

-Ma puce on mange, viens. Invita la blonde.

-Emma. Geignit la brune en levant les bras vers elle, comme une enfant. Sa compagne sourit et vint l'aider à se mettre debout pour l'enlacer, une main sur sa tête, l'autre dans son dos. Y a qu'avec toi que je me sens bien, même quand je suis épuisée.

-Pourquoi t'es si fatiguée? Demanda Emma.

-On lance un nouveau parfum, je dois tout gérer parfaitement, le lancement, les contrats, la publicité, les accords, les partenariats, les points de vente, et j'en passe. Je veux juste dormir avec toi. Geignit-elle.

-Ce soir, finit le travail, on passe la soirée ensemble, avec les enfants, puis on les couche, et ensuite je te ferais des milliers de papouilles. Proposa Emma en embrassant sa tempe.

-T'es un amour ma fleur. Souffla la brune en venant l'embrasser.

-Mamaaaaans!

-Les enfants attendent pour manger. Gloussa la blonde. Viens, et arrête de penser travail, pense juste famille. Sourit-elle.

Après un baiser volant, elle entraina la brune autour de la table, pour un diner familial. Elles oublièrent les histoires de travail, et passèrent un moment en famille avec leurs enfants. Durant tout le repas, Adèle attendit qu'Henry prenne la parole pour questionner sa mère, mais rien ne vint. Alors ils partirent se coucher sans plus d'information, et sans que Regina ne se doute une seconde des pensées de son fils. Elle se contenta de se lover dans les bras d'Emma qui la détendit avec beaucoup d'attentions.
Le lendemain au matin, alors qu'Adèle était sous la douche, et Emma en train de se préparer pour la boutique, Henry rejoignit sa mère dans la cuisine, qui préparait le petit déjeuné en lisant un document.

-Maman? Appela-t-il.

-Bonjour mon petit prince, ton petit déjeuné est là. Sourit la brune, avant de se replonger dans sa lecture.

-Merci. Souffla Henry en s'installant. Il voulait parler maintenant, mais il mit quelques minutes à se décider. Je peux te poser une question?

-Hmmhmm. Acquiesça Regina en continuant de lire son document.

-Il était comment mon père? Demanda le jeune garçon.

Regina releva brusquement la tête vers lui, les yeux écarquillés. Elle savait, elle avait toujours su qu'un jour viendrais où elle aurait des réponses à donner. Henry voudrait forcément un jour savoir qui était son père, connaitre ses origines. Mais elle avait espérer que ce jour arriverait plus tard, par exemple quand Henry aurait soixante ans, et qu'elle ne serait plus. Elle pouvait parler de tout, avait une grande culture, un bon nombre de connaissances, elle pouvait parler de tout, sauf du père d'Henry. Son premier amour était sa bête noire, le sujet à pas aborder.

-Je sais que t'aime pas en parler maman, mais j'aimerais savoir. J'ai parlé avec Adèle et Emma lui a parlé de sa deuxième maman, pourquoi tu me parles pas de mon père? Ça change rien tu sais, je t'aimerais toujours, et lui il sera rien, je veux juste savoir un peu. Expliqua Henry, tout bas, mal à l'aise.

-Je..je...Bégaya Regina en attrapant son thermos de café.

-Maman, s'il te plaît. Soupira le jeune garçon.

-Je dois y aller. Fit Regina en attrapant son dossier et sa thermos pour partir avec son sac rapidement.

-Maman! Appela Henry.

-Pardon, à ce soir. Coupa rapidement la brune en allant vers la porte. Elle percuta Emma dans le couloir, et la contourna. Pardon Em'. Fit-elle avant de passer la porte.

-J'ai loupé un truc? Demanda Emma, la porte fermée.

-Non, rien. Le petit déj' est prêt. Marmonna Henry en retournant s'asseoir.

Emma le suivit, rapidement rejoint par Adèle, qui s'attabla aussi pour le petit déjeuné, avec eux. Le silence perdura, même quand ils partirent, le silence resta. Dans la voiture, Adèle monta à l'arrière et devant l'école elle descendit rapidement après un bisou sur la joue de sa mère. Cette dernière retint Henry avant qu'il ne sorte.

-Je ne sais pas ce qui s'est passé avec ta mère ce matin, et je te forcerais à rien. Assura Emma. En tout cas, même si je suis pas ta mère, et seulement l'amoureuse de ta mère qui amène sa fille et t'oblige à l'aimer, gloussa-t-elle faisant sourire Henry, sache que si tu veux parler je suis de bonne aide. Je suis à l'écoute, je fais des câlins et des blagues, mais je peux aussi être sérieuse. Sourit-elle.

-Merci Emma. Sourit Henry. Je...Je suis content que tu sois l'amoureuse de maman, mais t'es pas que ça. Il baissa les yeux, gêné. Je sais pas si j'ai le droit, mais t'es un peu ma maman pour moi, pas comme maman mais genre t'es en deuxième place.

-T'as le droit Henry. Sourit Emma. Je serais ravie d'être ta deuxième maman, je prendrais jamais la place de ta mère est je le veux pas. Tout comme tu ne prendras pas la place d'Adèle, mais tu es mon fils dans mon coeur.

Henry sourit timidement, et vint enlacer la blonde.

-J'ai aborder la bête noire de maman, elle va avoir besoin de toi. Souffla henry dans son oreille avant de se détacher. À ce soir Em'! Fit-il en partant.

La blonde resta à fixer l'école émue par la douceur de ce garçon, elle voyait tellement Regina en lui, mais il y avait cette innocence que n'avait pas la brune, chez Henry. Quand elle se reprit, elle vit l'heure, et partit rapidement pour sa boutique. Elle laissa un message à sa compagne, mais ne reçu une réponse que vers onze heure.

#J'aurais besoin de te parler.

Et rien de plus, rien du tout, malgré les nombreuses réponses.

#De quoi tu veux parler?

#Quand?

#Regina? Est ce que ça va?

#Tu m'inquiètes ma puce.

N'obtenant rien, elle commanda à manger, et à midi elle fila vers l'entreprise de sa compagne. En arrivant elle du se battre un peu pour monter, presque un an qu'elle sortait avec Regina, et à chaque fois c'était pareil, on lui disait que pas de rendez vous pas de possibilité de monter. Alors elle du jouer sur la carte menace, et monta finalement pour retrouver sa compagne au dernier étage de l'immeuble. Celui ci faisait vingt étages, entre les labos, les stocks, la comptabilité, etc, l'entreprise était impressionnante. Au dernier étage, la blonde traversa les couloirs, embrassa rapidement Belle, et alla toquer à la porte "Regina Mills".

-Entrez.

Emma passa la porte, sac de repas en main.

-Bonjour ma Gina, c'est moi. Sourit la blonde en avançant dans le grand bureau.

Ce dernier était lumineux, fait seulement de fenêtres montrant l'extérieur pour les deux murs, quand aux deux parois la séparant du reste de l'étage, elle était blanche, les laissant seules. Le bureau était central, la brune tournait le dos à la vue, et faisait face à la porte. Dans un angle un canapé et une table basse, dans l'autre une bibliothèque et une commode pour les dossiers. Devant le bureau deux fauteuils, Emma posa le sac sur l'un deux avant de contourner le bureau pour se pencher sur Regina et l'embrasser.

-Tu es là. Souffla la brune.

-Je suis là. Sourit Emma. J'ai déposé les enfants et j'ai parlé avec ton fils, il m'a rien dit sur ce matin, en dehors du fait que tu aurais besoin de moi. Et ensuite tu as dit que tu aurais besoin de parler. Alors je suis venue te voir. Expliqua-t-elle.

-J'ai besoin de toi Emma. Murmura Regina, regardant sa compagne au dessus d'elle. C'est quoi ça? Demanda-t-elle en montrant le sac.

-Repas italien pour nous. Quoi que tu aies, la bouffe ça aide. S'amusa Emma.

-Viens dans le canapé. Encouragea la brune.

Elles allèrent s'installer, et la blonde sortit les plats sur la table basse, et donna des couverts à sa compagne. Elle laissa le temps à la jeune femme de parler, mais apparement Regina ne savait pas comment s'y prendre.

-Ton fils m'a dit qu'il t'avait parlé de ta bête noire. C'est quoi ta bête noire ma puce? Aida la blonde, la voix douce.

-Son père. Murmura Regina.

-Tu m'en as que très peu parlé. Constata Emma, en mangeant.

-C'était mon premier amour. Daniel était un homme doux et tendre. Commença la brune. Il me faisait sentir comme la meilleure de toute. Je l'ai rencontré quand j'avais vingt sept ans, j'avais jamais eu de petit ami avant, j'avais couché avec des garçons pendant mes études, mais je n'avais jamais eu de relation.

-C'était le premier à qui tu donnais ton corps et ton coeur. Comprit la blonde en finissant l'assiette.

-Oui. Je lui ai tout donné. Admit Regina. Après un an de relation, le jour de mes vingt huit ans, j'avais la nausée depuis plusieurs jours, et du retard dans mes menstruations. Alors en me réveillant au matin, j'ai fais un test de grossesse, j'étais enceinte.

-Sympa comme cadeau. Sourit Emma.

-Moi j'étais heureuse, mais lui moins. Souffla la brune, avant de poser son assiette vide. Il m'a brisée Emma. Marmonna-t-elle au bord des larmes.

-Gina...Souffla la blonde en la prenant dans ses bras. La brune se colla contre elle, et elle caressa son dos et ses cheveux bruns, pour la détendre. Tout va bien, c'était y a douze ans, tu es une femme forte aujourd'hui.

-Mais à l'époque il ma achevée. Il m'a brisé le coeur, il a esquinté ma confiance en moi, et j'ai mis des années à m'en remettre. Murmura Regina. Avant toi jamais je n'avais su faire confiance à nouveau. Et je crois que le fait, que tu sois une femme m'a aidée, tu étais douce, rassurante et tu m'as beaucoup aidée.

-Je ferais toujours tout pour toi. Promis. Berça Emma.

-Alors aide moi Emma. Réclama la brune en se redressant pour regarder sa compagne dans les yeux.

-Qu'est ce que tu veux que je fasse? Demanda la blonde.

-Aide moi à parler à Henry. Demanda Regina. Il veut en savoir plus sur son père et c'est normal, mais je me sens incapable de lui parler. Quand il pose ses questions, je suis incapable de parler, de penser. Expliqua-t-elle. J'ai besoin de toi pour parler à Henry. Appuya-t-elle, laissant une seconde avant de reprendre vivement. Parce qu'en plus c'est ta faute tout ça!

-Pardon? S'étonna Emma.

-C'est parce que toi et ta fille est si fusionnelle, que tu lui racontes tout et leur nouvelle amitié les pousse à parler, résultat elle a parlé de ton ex à Henry, et il a réalisé qu'il ne savait rien, alors il est venu parler de son père. Il a des questions parce que ta fille n'en a pas. Expliqua la brune, faisant glousser la blonde.

-Je ne m'excuserais pas de tout dire à ma fille. Sourit Emma. Et ma puce, soyons réalistes, il aurait finit par te poser des questions un jour ou l'autre.

-Je sais, mais j'avais espoir que ça arrive quand il aurait soixante ans et que je serais morte. Argua Regina, boudeuse. La blonde explosa de rire. C'est pas drôle.

-Si totalement. Sourit la blonde avant de l'enlacer. On lui parle ce soir.

-Ce soir? Interrogea Regina, paniquée.

-Plus vite c'est fait, plus vite tu seras sereine. Remarqua Emma en embrassant son front. Et ton lancement de parfum?

-Bouclé ce matin. Sourit Regina. Faut que je te montre quelque chose. Elle se leva, alla chercher dans la pile de pancartes, et en sortit une, la cachant à la jeune femme. Petite surprise pour ma compagne.

Elle tourna la pancarte, dévoilant une publicité pour le nouveau parfum. Une femme -plutôt belle au gout d'Emma- tenait un parfum, le récipient en forme de bouton de fleurs, rempli par un liquide d'une jolie couleur doré. Et en dessous en lettres cursives était écrit Emma.

-Dois-je comprendre que ton nouveau parfum porte mon nom? Demanda la blonde. Regina hocha la tête, et Emma se leva pour prendre la pancarte et la mettre de côté. Je t'aime. Lâcha-t-elle avant d'attraper son visage pour l'embrasser passionnément.

Rapidement elle la fit reculer vers le bureau, jusqu'à la coincer entre elle et le meuble. Elle se sentait transportée, elle savait que la parfum était l'art de sa compagne, alors si elle donnait son nom à une de ses créations, c'est vraiment qu'elle l'aimait plus que tout.

-Tu sais, tenta Regina, c'est vraiment une de mes créations, c'est pas un de mes parfumeurs qui à créer cette senteur, c'est moi. Murmura-t-elle contre ses lèvres.

Les baisers de la blonde redoublèrent d'intensité, et les mains caressèrent son corps avant d'attraper les fesses de Regina pour la soulever et l'asseoir sur le bureau. La brune réalisa ce dans quoi elles s'aventuraient, quand sa jupe fut relevée à ses fesses.

-Em'...Em'..Tu sais qu'on- elle soupira en sentant la langue de sa compagne dans son cou. Est dans mon bureau.

-Je sais. Tu te souviendras de ça à chaque fois que tu t'assiéras ici. Murmura Emma.

-Oh mon dieu je t'aime. Marmonna Regina.

Jamais avant elle n'aurait laissé la personne partageant sa vie lui faire l'amour sur son bureau, mais c'était Emma. Et elle était incapable de lui résister, à peine les mains de la jeune femme sur son corps, qu'elle bouillait et désirait l'orgasme prometteur qu'Emma allait pouvoir lui donner.
Le soir même, Emma rentrée de la boutique, elle trouva les enfants autour de la table faisant leurs devoirs. Elle alla faire des boissons, et vint les aider ensuite, avant d'entendre Regina arriver. Ils passèrent la soirée ensemble, et le repas prêt ils passèrent tout les quatre autour de la table. Et c'est au dessert que la brune se lança.

-Henry? Appela sa mère. Tu avais des questions ce matin je crois.

-Quoi? T'es sérieuse? S'étonna Henry, les yeux écarquillés. Tu vas vraiment me répondre sur mon père?

-Oui, vraiment. Acquiesça Regina. Mais n'en demande pas trop non plus.

-Je dois vous laisser? Proposa Adèle.

-Non reste, tu es de la famille aussi, chérie. Sourit tendrement Regina.

-D'accord, d'accord. Accepta Henry. Il s'appelait bien Daniel? Regina hocha la tête. Comment vous vous êtes rencontré?

-On avait vingt sept ans, je travaille dans une boite de parfum, il était un ami de ma meilleure amie de l'époque. Commença Regina. Il était le meilleur des hommes, après ton grand père évidemment. Je l'ai rencontré à l'anniversaire de ma meilleure amie, ça a été le coup de foudre. Souffla-t-elle, laissant planer un silence.

-Tu l'as aimé? Murmura Henry, ému, après quelques minutes.

-Oui Henry. Ce n'était pas un homme parmi tant d'autre, c'était mon premier amour. Assura la brune.

-Papy et mamie l'aimaient bien? Demanda son fils.

-Papy l'appréciait, et mamie le haïssait. Gloussa Regina, avant de perdre son sourire. Elle disait qu'il me ferait du mal, et je ne voulais pas la croire.

-Mais il t'a fais du mal? Comprit Henry. Regina hocha la tête. Pourquoi il est partit maman?

-Le jour de mes vingt huit ans, j'ai fais un test de grossesse. J'étais enceinte. Sourit la brune. Le soir on faisait un repas en tête à tête. Quand il est arrivé, j'étais si heureuse d'être enceinte, que j'ai pas attendu. Je lui ai dis que j'attendais un bébé, notre bébé. Il est resté immobile et silencieux pendant au moins dix minutes, puis il m'a dit un non dur et sec, et il est partit. J'ai jamais réussi à le retrouver, j'ai jamais eu de nouvelles, si il voulait pas de toi alors j'allais t'élever seule, je te voulais, je t'aimais, et l'idée de ne pas te garder m'était impossible.

-Il est partit quand il a su pour moi? Fit Henry ahuri.

-Il ne se sentait probablement pas capable d'être père. Expliqua Regina, les larmes au yeux. Mais tu n'y es pour rien mon coeur, d'accord?

-Mais t'as perdu ton amour pour moi. Marmonna le jeune garçon.

-Non Henry, j'ai perdu un homme et j'ai gagné un amour. Je t'ai eu toi, j'ai jamais jamais regretté cette décision mon petit prince. Tu as été le soleil de ma vie. Tu es l'amour de ma vie, d'accord. Assura la brune.

-Je t'aime maman. Sourit Henry en venant l'embrasser.

-Moi aussi mon chéri. Murmura la brune en le serrant.

Adèle et Emma à côté, regardaient les deux, la grande souriant en les regardant, alors que la plus jeune était émue.

-Maman? Demanda Adèle, attirant l'attention de tous.

-Oui mon bébé? Répondit Emma avec un sourire alors que sa fille lui envoyait un regard noir.

-Pourquoi Lily est partie? Interrogea la jeune fille.

Regina se tendit et fixa la blonde. Daniel était sa bête noire, et Lily était celle de sa compagne, elle le savait. Henry s'assit sur chaise, sentant le sérieux, alors qu'Emma déglutit difficilement.

-Je...Emma se racla la gorge. Tu le sais on en a déjà parlé.

-Non maman, je sais tout de votre relation mais pas pourquoi ça c'est fini. T'as jamais voulu le dire. Tu dis toujours que c'est seulement ta faute. Souffla Adèle. Pourquoi elle est partie?

-Ta mère-

-C'est pas ma mère. Ma mère c'est toi. Elle c'est Lily. Argua Adèle, faisant sourire sa mère.

-Ok, alors Lily, reprit Emma, a abandonné. Quand tu es née Adèle tu le sais ta santé était pas au top, alors on a passé beaucoup de temps à l'hôpital pour toi, et les traitements que tu subissais était difficile pour toi mais pour nous aussi. Et un jour Lily a abandonné. Un soir en rentrant de l'hôpital, tu avais trois ans, et on était loin de t'avoir guérie, et Lily à dit qu'elle pouvait plus, qu'elle supportait plus de te voir branchée à des appareils la moitié du temps. Elle a pris ses affaires, et elle est partie.

-Comme ça? Demanda sa fille.

-En fait elle a juste pris son sac à main, j'ai pensé qu'elle avait besoin de prendre l'air. Seulement les jours ont passé et elle est jamais revenue. Marmonna Emma.

-Même après l'opération. Comprit Adèle.

-L'opération? Interrogea Henry.

-Adèle est née avec une insuffisance respiratoire. Elle avait besoin d'une greffe. Qu'elle a eu a cinq ans. Expliqua Emma, en tenant la main de sa fille dans la sienne. Elle a passé les cinq premières années de sa vie à ne pas pouvoir respirer correctement.

-Sérieux? Interrogea Henry.

-Ouep. Regarde. Fit Adèle en relevant son teeshirt pour montrer la cicatrice sur son torse.

-C'est ma super héroïne. Sourit fièrement Emma.

-Pourquoi tu m'as jamais raconté ça? Demanda Regina surprise.

-Parce que c'est du passé, Adèle à une vie normale depuis la greffe. On en parle peu, en fait on en parle seulement quand on va chez le médecin faire les test.

-Mais c'est important, tu aurais dû me le dire. Remarqua la brune. Et puis ça t'a couté ta femme.

-Mon ex femme est une idiote et une lâche. S'énerva Emma. On avait le plus beau et le plus battant des bébés, et elle a pas été foutue de rester pour notre fille. Les médecins nous ont dit que la probabilité qu'Adèle vive plus de deux ans était impossible, elle a vécu cinq putains d'années sans sa greffe! C'est une championne ma fille, et Lily a pas été foutu le voir, j'ai rien perdu, c'est elle qu'a tout perdu. Adèle était petite mais elle l'aimait éperdument et moi aussi, Lily à tout perdu et c'est bien fait. Je suis fière de ma fille, et je suis heureuse que Lily soit partie, elle méritait pas l'amour d'Adèle. Lâcha durement Emma les larmes aux yeux.

-Ni le tiens, maman. Souffla Adèle, émue en venant enlacer sa mère. C'est parce que t'as pris soin de moi que j'ai tenu cinq ans avec mon insuffisance.

-C'est parce que t'étais une battante que j'ai tenu bon. Tu es ma fierté mon amour. Murmura la blonde en l'embrassant sur le front.

-Bah putain la famille de battantes que j'ai, je suis ridicule à côté. S'étonna Henry.

-Parle mieux, Henry. Rouspeta Regina. Et faudra t'y faire, tu es entourée de femmes fortes, à toi d'essayer d'avoir le niveau. S'amusa-t-elle en se levant. Elle embrassa la tête d'Emma, puis d'Adèle. Les super héroïnes un film? Proposa-t-elle.

Les deux hochèrent la tête et Henry et Emma partirent vers le salon, suivit d'Adèle qui fit demi tour pour venir enlacer la brune.

-C'est peut-être horrible, mais je suis contente que Daniel soit parti, sinon t'aurais jamais été ma deuxième maman. Sourit la blondinette. Oh et t'es une deuxième maman du tonnerre, la meilleure de toute, mieux que Lily. Argua-t-elle.

-Je t'aime chérie. Sourit Regina.

-Sérieux?! S'étonna Adèle. La brune hocha la tête. Elle la serra de nouveau dans ses bras. Moi aussi Gina.

La brune l'embrassa et la laissa repartir dans le salon. Elle débarrassa rapidement et fut rejointe par sa compagne.

-Pourquoi ma fille pleure en souriant? Demanda la blonde avec un sourire.

-Je lui ai dis que je l'aimais. Gloussa la brune.

-Oh je comprends, les premiers je t'aime de Regina Mills ça fait chialer. Sourit Emma en l'enlaçant.

-T'a versé ta larme toi aussi. Sourit Regina, en venant l'embrasser. Je t'aime mais j'en reviens pas que tu m'aies rien dit pour Lily et la greffe d'Adèle.

-J'ai pas tout dis à ma fille. Souffla Emma. Lily est passé prendre des affaires un jour où je n'étais pas là, elle a laissé une lettre. Dans celle ci elle écris que Adèle n'est pas sa fille, mais la mienne et celle de l'autre homme avec lequel on a couché.

-Elle a renié sa fille? S'étonna la brune. Emma hocha la tête. Elle est décidément très conne. Vous êtes des cadeaux, et elle vous a quitté, qu'elle andouille. Elle caressa les joues de sa compagne. Je prendrais soin de vous moi.

La blonde sourit et l'embrassa tendrement, avant de la tirer pour rejoindre leurs enfants. Les deux jeunes se blottirent contre les deux femmes, Regina un bras autour des deux enfants tout comme Emma.