Hello à tous! Oui je sais, ça fait un petit moment que je n'ai rien publié ^^' Mais je vais essayer de m'améliorer de ce côté là ;)

Encore merci pour ces commentaires merveilleusement encourageants! ^^ Je ne sais vraiment pas comment vous remerciez, alors je vous envoie de gros câlins par Iris message (oui je sais c'est pas possible XD)!

Je vais aussi partir à la chasse des fautes d'orthographe ou de frappes ;)

Bon pour en revenir au sujet initial, ce chapitre est rempli d'allusions à des choses pas très légales mais j'espère que vous ne m'en tiendrez par rigueur XD

Je vous suggère la chanson "Where did the party go" de Fall Out Boy parce que je trouve qu'elle est un petit peu déjantée comme ce chapitre ;)

Bon j'ai un peu trop parlé^^' donc je vous laisse à votre lecture ;)

Apparemment répondre à sa prof de maths « Parce que c'est la vérité» lorsqu'elle me demande pourquoi lorsqu'elle me regarde son cours n'a pas l'air intéressant, est un motif valable pour être envoyé chez le directeur. Bref je me retrouvai en salle de retenue pour deux heures au lieu d'être à l'entraînement, avec un surveillant qui prenait trop à cœur son rôle, il nous fixait tout le temps, sans bouger et dès que quelqu'un bougeait à l'autre bout de la classe ses yeux semblaient regarder dans les deux directions en même temps. Ça faisait une heure et quarante-sept minutes que je n'avais rien d'autre à faire à part l'observer. Mon hyperactivité était mise à dure épreuve, surtout que derrière moi, se trouvait la personne la plus agréable et calme au monde, Clarisse La Rue. C'était une fille plutôt baraquée, colérique et ma pire ennemie depuis le collège, bref plus violente tu meurs (littéralement). Notre haine était réciproque et c'est pourquoi elle s'occupait à donner de gros coups dans ma chaise, pendant que j'essayais de me contrôler. Soudain le surveillant se leva pour s'absenter le temps d'aller aux toilettes.

-Hey Persée!, cria-t-elle de sa voix agressive, dès qu'il sortit.

Je détestais qu'on m'appelle par mon vrai prénom mais ça elle le savait. Je me retournai malgré tout pour voir sa gueule de tyran.

-Qu'est-ce que fous là tête de con?

-Un malentendu, visiblement Mme Dodds n'a pas d'humour... Et toi t'as encore essayé de faire passer des élèves par les canalisations ?, ricanai-je.

-Dégradation du matériel scolaire, grogna-t-elle. C'est pas ma faute si le panier de basket a pas tenu quand je me suis accrochée à lui! Ils auraient dû en prendre un plus solide!

-Pas sûr qu'ils avaient le budget pour un panier plus dur que l'acier...

-Hein? Qu'est-ce que tu racontes?

-Rien, laisse tomber, fis-je, prenant conscience de mon erreur.

-Tu te fous de ma gueule?!.

Elle se releva et m'attrapa par le col par ses grandes mains calleuses.

-Non c'est pas une blague, c'est un fait... Mais c'est vrai qu'ils auraient pu y penser, sachant que tu t'entraînes tous les jours.

-C'est le type qui saute d'un bar avec des ballons multicolores qui me dit ça?

-Au moins il s'est pas écroulé sous moi.

Je savais que le sarcasme allait être la cause de ma mort mais je ne savais pas que ce serait aussi tôt! Deux options s'offraient à moi à cet instant:

a) mourir bien trop jeune

b) courir!

Vu que je tenais bien trop à ma vie et je m'échappai de son emprise, passai sous ses jambes et me mis à courir comme jamais!

Les couloirs du lycée défilaient devant mes yeux et je tentais d'éviter les gens du mieux que je pouvais!. Je bousculai pourtant le surveillant qui revenait vers la salle mais c'était le dernier de mes soucis et le premier se trouvait à quelques mètres derrière moi, fonçant tel un taureau. Je passai par n'importe quel couloir et porte pour la semer mais elle me suivait. Alors que je jetai un coup d'œil rapide derrière, je me cognai violemment sur quelque chose de mou et mécontent.

-C'est une habitude?!, cria-t-elle.

Merde, c'était Annabeth qui me dévisageait de ses yeux orageux.

-Désolé! S'teu plaît aide-moi! J'ai Clarisse qui veut me tuer!

Elle haussa un sourcil, surprise .

-Troisième porte à gauche!, répondit-elle, simplement.

-Euh merci, balbutiai-je

Pas le temps de réfléchir, mes pieds ne m'obéissaient plus et me conduisaient vers la direction indiquée. A peine arrivai-je dans la pièce que je compris mon erreur.

Des douches ! Des cris (pas toujours très masculins) fusèrent quand au même moment, quelque chose me percuta dans le dos et me poussa au sol.

Clarisse avait débarqué et glissé sur le sol mouillé pour s'écrouler sur moi. Je me dégageai et appuyai sur le bouton de la douche au dessus de sa tête en espérant que ça la ralentisse, puis m'échappai comme un voleur des douches en entendant un horrible grognement de rage.

Sorti du lycée, sur le parking, j'étais enfin sauvé. Je m'asseyais lourdement sur le rebord du trottoir pour reprendre mon souffle quand une voix retentit dans mon dos.

-Putain j'ai jamais vu ça! Ça va faire le buzz sur Tumblr! Clarisse trempée de la tête au pied avec une énorme bosse entrain d'engueuler des gars nus! Et un Percy pervers en bonus!, ajouta-t-elle.

-Ravi d'avoir servi ton blog!, grognai-je.

-Tu devrais me dire merci, sans moi tu n'aurais pas tout ton visage!

-Je sais pas pourquoi mais j'ai comme l'impression que tu as fais exprès de m'indiquer la direction des douches pour mecs!

-Non je vois pas pourquoi tu crois ça de moi! Mais tu n'avais pas trente-six milles solutions et celle-ci valait définitivement le coût!, s'amusa la blonde.

-Donc tu ne l'as pas fait par pur d'altruisme?, ironisai-je.

-Non mais je ne voulais quand même pas qu'elle gagne!

-T'aimes pas Clarisse?

-Je n'aime pas ceux qui s'imposent par la violence en général, je préfère la ruse.

-C'est vrai que t'es une tête toi!

-Je déborde de sagesse!, s'exclama-t-elle.

-Un puits de sagesse en gros!

-C'est sûr que comparé à toi, j'ai pas les algues de la piscine qui se sont infiltrées dans mon cerveau!, répliqua-t-elle.

-Ahahah très drôle..., soupirai-je

-D'ailleurs je devrais t'appeler comme ça! Une cervelle d'algues!

-Merci Puits de sagesse!

-De rien.

-Tu me passes une cigarette?, demandai-je après quelques secondes de silence.

-Vraiment? Je t'aurais contaminé?, lança-t-elle, faussement choquée.

-Non mais au moins j'espère pouvoir faire brûler les algues dans mon cerveau.

Elle rigola, pas de son rire moqueur ou hypocrite, non d'un vrai rire qui vient du cœur!

-J'en ai plus qu'une par-contre, on va devoir la partager.

Elle alluma sa clope, prit une grande bouffée et me la passa entre les lèvres en me fixant du regard. Bon je vais être honnête, c'était très sexy. Je pris une forte inspiration et laissai la fumée mortelle s'infiltrer dans mes poumons.

On resta comme ça à fumer jusqu'à ce qu'il ne reste plus qu'un mégot, puis elle s'en alla sans rien dire.

La semaine fut étonnamment calme, et rien que ça c'était bizarre. Annabeth à mon grand soulagement me laissa tranquille, elle était même retournée à son ancienne table en cours de biologie. Je croyais qu'elle m'avait définitivement oublier lorsque mon téléphona sonna à minuit, jeudi soir, provoquant un moment de panique au réveil. Je regardai le numéro, je ne l'avais jamais vu, je décrochai pourtant et ce fut une voix inconnu qui répondit.

-Allô? Persée Jackson?

-Euh...oui C'est qui?

-C'est Malcolm.

-Malcolm?!, m'exclamai-je, un peu trop fort.

C'était un type plutôt intelligent qui était dans ma classe d'Anglais.

-Oui c'est Annabeth qui m'a demandé de t'appeler, expliqua-t-il

-Pourquoi faire?

-Il faut que tu la rejoignes vers l'Empire State.

-Hein?

-Va vers l'Empire State, elle t'attend, répéta-t-il, posément.

-Oui c'est ça! Bon allez bonne nuit!, terminai-je.

Je raccrochai, furieux, franchement là ça allait trop loin. Et si elle croyait que j'allais allé la trouver aussitôt pour me retrouver comme un crétin là-bas, et bien elle se trompait! Le sommeil c'est plus que sacré! Enfin enfoui sous ma couette, mon téléphone sonna encore une fois. J'avais oublié de le mettre en silencieux!

Je m'apprêtai à raccrocher quand je vis que ce n'était pas le même numéro et celui-là je le connaissais que trop bien.

-Jason? Mec qu'est...

-Oui désolée mais c'est pas lui!, m'interrompit une voix un peu trop féminine pour être Jason. C'est Thalia! On t'attend depuis 30min et tu ferais mieux de te bouger le cul!

-Attend quoi?!, m'écriai-je.

-La fête bouffon!, s'impatienta-t-elle.

-Maintenant?

-Bah oui pourquoi?

Non mais ils étaient tarés!

-J'y vais pas!

-Ahahah très drôle! Maintenant tu t'habilles et tu viens! Je sais pas pourquoi Annabeth veut que tu sois là mais j'ai pas attendu tout ce temps pour rien!, cria-t-elle avant de me raccrocher au nez.

Thalia était terrifiante au téléphone, je vous jure, j'avais l'impression qu'elle m'envoyait des décharges électriques à travers le téléphone.

-Qu'est-ce que je fous, me chuchotai-je en train d'enfiler un jean et sweat.

Il était minuit, l'appartement était plongé dans l'obscurité, ma mère et mon beau-père, Paul, étaient couchés depuis un petit moment. Je sortis de l'appart' en douce sans faire de bruit, ça va peut être un peu gamin mais je n'avais jamais fais ça de ma vie. J'espérais juste que c'était pas un canular parce que sinon j'allais l'étrangler.

Après avoir pris le métro le plus glauque de ma vie avec des gens qui n'avaient pas vraiment l'air humains, j'arrivais enfin dans la cinquième avenue, au pied de L'Empire State Building.

À part des personnes bourrés et quelques paumés, il n'y avait aucun signe de présence d'Annabeth ou de qui que ce soit que je connaissais. Je soupirai bruyamment en me réchauffant les mains. Soudain quelqu'un siffla à quelques mètres et je l'aperçus enfin. Elle était là, les bras croisés avec son sourire mystérieux, dans une petite robe grise.

-Je sais pas ce que je fous là!, grommelai-je.

-Moi je sais, tu viens t'éclater avec la fille, la plus cool que tu connaisses, rigola-t-elle.

-Tu sais je connais pas beaucoup de filles, raillai-je.

-Allez, viens! Reste pas planté là!

Elle m'attrapa par la manche et m'entraîna dans de petites ruelles avant qu'on s'arrête devant... Une bouche de métro!

-Hein? Sérieux tout ça pour prendre le métro? Mais elle est où cette fête?

-Dans le métro, affirma la blonde.

-Dis tu te la joues hipster tout le temps?

-La ferme et vient!

Arrivés sur la plateforme de métro, je vis une punk aux mèches bleues, deux blonds et une brune. C'étaient Thalia, Will, Malcom et Reyna.

-Ah bah c'est pas trop tôt!, gueula Thalia, tandis que Will et Annabeth s'embrassèrent.

Ça me mettait super mal à l'aise surtout depuis que je savais pour Will. J'avais aussi l'impression de ne rien avoir à faire ici, mais Reyna ne semblait pas aussi détendue.

-Au moins on est pile poil à l'heure, il reste plus qu'à rejoindre les quelques autres.

-Vous faites ça souvent, je veux dire les sorties nocturnes en pleine semaine?, questionnai-je.

-Ouais, chaque vendredi, répondit Reyna avec un air sérieux.

Elle n'avait pas vraiment l'air contente d'être là, comme si ça l'ennuyait plus qu'autre chose.

-T'inquiète tu vas voir c'est extra!, ajouta Will d'un ton enthousiaste.

Je restai là, silencieux, quand mon esprit sembla se réveiller.

-Mais comment vous faites pour faire la fête dans un métro?! J'veux dire c'est pas très légal.

-Annabeth et moi, on a diffusé d'autres images à la place des vraies et il n'y a pas de conducteur. Personne ne prend ce métro à cette heure, répondit Malcom en remontant ses lunettes d'un geste un peu crâneur.

Je restai hébété.

-Ferme ta bouche, Cervelles d'Algues, ricana-t-elle.

-Il arrive, fit Will tandis qu'un grand courant d'air se faisait sentir.

Les rames s'arrêtèrent dans un grincement terrible et je commençais à entendre la musique.

Les portes s'ouvrirent et tout ce que je pouvais dire c'est que c'était tout sauf une petite fête! C'était bondé d'ados et de jeunes adultes dont je n'avais jamais vu la tête. Dès qu'ils virent Annabeth, ils l'acclamèrent en levant leur verre comme pour lui porter un toast, et elle entrait souriante comme si de rien n'était. Les portes se refermèrent et je basculai en avant quand il démarra. C'était quasi impossible de rester correctement debout mais tout le monde semblait s'en foutre.

-Tu t'y habitueras, chuchota Reyna en voyant ma tête perturbée.

Une main frappa mon épaule, c'était une fille qui portait un grand plateau de brownies.

-Tu veux un brownie surprise?, fit la brune, avec un sourire malin.

-Je suis sûr que ce n'est pas un vrai brownie, devinai-je en me retournant vers Annabeth.

-Dis donc tu es perspicace, me félicita-t-elle, en haussant un sourcil.

J'hésitai, mais je ne pouvais résister à la tentation, complètement envahi par l'adrénaline que produisait la fête sur moi. J'en pris deux.

-Je sens que tu vas passer une bonne soirée!

Elle, en prit trois.

-Il t'arrive quoi Annie?

-J'ai envie de passer une bonne soirée aussi, répondit-elle d'un ton sulfureux tandis qu'elle disparaissait dans la foule d'inconnus en avalant un des brownies.

Je les mangeai, calmement, en observant autour de moi. Soudain il me sembla apercevoir une tête de bouclettes brunes plutôt familière, il se retourna et afficha une expression choquée en me voyant.

Je m'approchai.

-Grover?, m'étonnai-je. Mais qu'est-ce que tu fous là?

-Toi qu'est-ce que tu fous là?, s'écria-t-il.

-Annabeth m'a invité.

-Annie?

-Ouais... , fis-je tandis que mon cerveau venait de comprendre ce qu'il venait de dire. Attend tu la connais depuis quand?!, m'écriai-je.

-Depuis qu'on est petits.

J'étais bouche-béé, lui, Grover, le gars avec le bonnet rasta et le look écolo, timide et maladroit, était ami avec elle?!

-Tu peux arrêter de faire cette tête? Ça me met mal à l'aise.

-Ah désolé mec, m'excusai-je. C'est juste que j'arrive pas à réaliser! Pourquoi tu m'en as jamais parler?

-Je sais pas, j'ai oublié ..., répondit-il, gêné.

-C'est un truc qu'on peut oublier de dire?, ironisai-je.

-Oh mais c'est pas possible!, s'exclama-t-il. Il faut à tout prix que j'aille chercher la boîte de conserve là-bas!

-T'as faim?, dis-je, perplexe.

-Non mais on peut pas laisser ça traîner ça par terre!

-Bon je vais faire comme si tu n'essayais pas de me fuir..., maugréai-je.

-Je dois absolument te laisser!, m'interrompit mon ami. Bonne soirée!

Comme la dernière fois, je me retrouvai seul à une fête avec pour seul compagnon un verre d'alcool.

C'est alors que le wagon s'arrêta et un gars plutôt baraqué, d'origine hispanique, il m'était familier.

Soudain tout le monde regarda vers sa direction et commença à chuchoter. Annabeth se dirigea vers lui, crispée.

Ils se parlaient mais je n'arrivais pas à entendre un traître mot, il semblait presque triste d'être là mais elle, elle était furieuse comme jamais.

Je me penchai vers une fille, à côté de moi pour lui demander ce qu'il se passait.

-Personne ne monte à cet arrêt et surtout pas lui, répondit la brune en continuant de les fixer.

-C'est sympa pour lui...

-Laisse tomber, t'es pas au courant visiblement..., soupira-t-elle.

J'étais agacé, j'avais beau être une vraie Cervelle d'algues, comme elle le disait, je savais qu'on me cachait quelque chose. Je décidai alors de me rapprocher d'elle pour enfin comprendre.

-Je t'ai déjà dit de ne plus jamais me parler de lui!, s'écria-t-elle.

-Mais tu ne comprends pas! Ils vont pas s'arrêter!, insista-t-il, de sa voix grave.

-Tout ça s'est fini avec lui!

-C'est ce que tu crois mais ouvre les yeux!

-J'ai pas de leçon à recevoir de ta part, Chris!

-Bon c'était juste pour te prévenir, mais tu ne veux pas être sage pour une une fois.

-Et c'est toi, l'ancien fou qui me dit ça?, railla-t-elle.

-Je t'interdis de dire ça, c'est derrière moi!, cria-t-il, en pointant son doigt vers elle d'un air menaçant.

-Et bien laisse moi aussi avancer..., conclut-elle, en lui jetant un regard glacé.

-Très bien Annabeth, je m'en vais.

Le wagon s'arrêta encore une fois et il descendit sans rien ajouter. Annabeth se retourna et me vit qui l'observait.

Elle s'avança vers moi, bu d'une traite son verre, poussa les autres autour d'elle, m'attrapa le bras et planta son regard dans le mien.

-Reste pas planté là! C'est une fête faut que tu danses!

Elle se mit à danser autant qu'on le pouvait dans le métro et je suivis le mouvement. C'était géant de danser ici, le rythme de la musique, les secousses et les lumières vibrantes, créaient une ambiance démentielle. Mon corps était parcouru de de vibrations et rien ne semblait exister autour de nous, le monde se limitait à nous! J'attrapai un autre verre puis un autre, après tout je m'en fichais. Tout me montait à la tête et j'étais incapable de m'arrêter. Elle aussi d'ailleurs, ses cheveux semblaient être propulsés dans les airs par les pulsations de la musique et je ne pouvais détacher mon regard d'elle.

Un peu à l'étroit je montai sur les sièges et continuait à danser et la poussai à me rejoindre. Elle me regarda, suspicieuse, puis me rejoignis. Mon corps était bousculé contre la vitre et je n'avais plus d'équilibre mais c'était comme si tout était amplifié, comme si chaque secousse, chaque mouvement pénétraient mon corps en profondeur, ou c'était la drogue. Elle sembla aussi s'en rendre compte et me félicita d'un regard approbateur. On se frôlait, on se cognait dans nos mouvements et d'ici j'arrivai à sentir son parfum citronné. Les autres nous observaient, étrangement, puis commencèrent à nous rejoindre. C'était presque jouissif d'avoir toute cette attention et je commençai à comprendre Annabeth.

Au bout d'un moment il me fallut redescendre parce que ma tête tournait et on s'était aussi réunis en cercle pour voir qui réussirai à boire le plus de bières sans tomber par terre, un type appelé Pollux gagna face à Dakota, trempé d'alcool.

Puis certains, pas que des filles d'ailleurs, s'étaient mis à se trémousser contre les barres et tentaient de faire du strip-tease tandis que tout monde criait et sifflait dans tous les sens.

Soudain, Annabeth déboula au milieu de la foule. Tout le monde s'interrompit. Mais aussitôt elle attrapa la barre et commença à tourner autour, balançant ses hanches au rythme de la musique. Sa danse fut de plus en plus sensuelle jusqu'au moment, où ses pieds ne touchèrent plus le sol. Elle était en suspension, accrochée à la barre! Les applaudissements, des sifflements et des cris fusèrent. Je sifflai pour l'encourager tandis qu'elle descendait lentement dans une pirouette. Elle me remarqua alors et m'adressa un de ses typiques clins d'œil. Il n'y avait pas à dire, c'était la reine de la soirée et personne ne pouvait le nier.

La fatigue commença à prendre le dessus et je me retrouvai affalé sur une banquette à côté de Thalia, Will, une fille aux cheveux cannelle et un mec qui dormait. On discutait en observant les « danses » des autres. Annabeth était là bas, au milieu de la foule, même pas épuisée.

-J'aimerai tellement que tous ces nazes se cassent la gueule, s'esclaffa Thalia.

-Genre dominos ?, fis-je en laissant échapper un rire.

-Ouais !, s'écria-t-elle.

On se tordit tous de rire. On était hilares.

-Pfff... après faudra tous les soigner, reprit Will, en séchant des larmes de rire sur sa joue. Je vous ai déjà dit que je voulais être médecin ?

-OUI!, cria-t-on tous en cœur.

Will était complètement jeté, il avait bouffé je ne sais combien de brownies, il ne savait sûrement pas ce qu'il y avait dedans et depuis il n'arrêtait pas de parler de médecine. J'avais l'impression d'être à un cours de bio.

-T'as fait que de parler de ça !, dit la fille. Alors maintenant si tu pouvais nous foutre la paix pendant qu'on se bourre la gueule pour pas réfléchir !

-Ouais elle a raison Machine ! File moi la bouteille Will, j'ai soif !, ordonna Thalia.

Il prit une gorgée et lui tendit la bouteille à moitié vide.

-D'ailleurs t'es qui toi ?, demandai-je.

-Calypso et me demande pas de l'épeler parce que j'arrive pas à penser à cause de cette fichue musique.

-Calypso ? Genre comme la fille coincée sur une île dans la mythologie grecque?

-Oui.

Je pouffai bruyamment.

-Qu'est-ce qu'il y a ?, s'offusqua-t-elle.

-Moi je m'appelle Persée en vrai, ça craint.

-Laisse tomber on m'a appelé comme la muse de la comédie. Dis moi, j'ai une tête de comique ?, fit la brune en se penchant vers moi pour me fixer des ses yeux électriques barbouillés de maquillage.

-Non je dirais plutôt une tête de psychopathe.

Elle rigola et me donna un coup de pied dans la cuisse.

-Vous devriez monter un club des noms nazes !, suggéra Will.

-On t'a pas pas sonné William !, répliqua-t-elle.

-M'appelle pas comme ça.

-Putain c'est mooooche, ça fait vieux !, s'exclama Calypso.

-Je te verrai bien avec une barbe très très longue !, continuai-je.

-Attend je veux te voir avec des rides !, fit la punkette en lui déformant le visage de ses mains.

-Enlève tes sales pattes pleines de bactéries de mon visage !

-Vous savez pas quoi ? J'ai l'impression qu'on se connaît depuis longtemps ! Genre depuis toujours !, remarquai-je.

-Grave !, reprirent-ils tous.

-Grave, murmura le type d'à côté, à moitié endormi.

À chaque arrêt le wagon se vidait un plus et finalement les autres de la banquette étaient partis.

-C'est pas le moment de dormir Cervelle d'algues!, cria-t-elle en me sortant du sommeil

Je sursautai et mit à certain temps avant de distinguer ses traits.

-Alors comme ça tu m'avais caché certains de tes talents!, m'amusai-je.

-Tu n'as encore rien vu Jackson!, fit Annabeth, en rassemblant ses cheveux dans une queue de cheval tandis que des gouttes de sueur perlaient sur son cou bronzé.

-Pourquoi est-ce que ça sonne plus comme une menace à mes oreilles?

-Parce que t'es bourré peut être?

-Et toi aussi, observai-je.

-Pas faux, s'exclama-t-elle en finissant son gobelet avant de l'écrabouiller et de le balancer au sol

-Tous les jeudis?, la questionnai-je.

-Ouaip!

Un silence se fit.

-Tu veux recommencer c'est ça?, dit-elle en rompant le calme.

-T'as pas idée!, m'écriai-je en m'étirant. D'ailleurs, pourquoi ce jour là?

-Pourquoi pas?

Elle me fixa intensément, ses yeux étaient vraiment déstabilisants.

-J'en ai marre tu fais toujours ta fille mystérieuse et ça fait chier!, m'indignai-je.

-Moi j'en ai marre que t'apprécie pas tout ce que je fais pour toi!, riposta-t-elle.

-Qu'est ce que tu fais exactement? À part mettre la merde.

-Je rends ta vie infiniment plus intéressante!, expliqua-t-elle en pointant son doigt vers mon nez.

-Tu fais peur quand t'es ivre!, lui fis-je remarquer.

-C'est pour ça que je bois pas d'habitude. Ça te dis qu'on fasse un jeu?, me questionna-t-elle d'un ton de défi.

-Je le sens mal.

-T'inquiète! Chaque jeudi soir, parce que j'ai prévu de te réinviter, on va dire trois anecdotes sur nous et une seule sera vraie.

-Humm, okay, maugréai-je.

-Commence!

-Euh..., laisse moi réfléchir...

J'essayai de trouver quelque chose de potable au fin fond de mon esprit noyé par l'alcool.

-Étant petit j'avais une vache que j'ai appelé Bessie. Je mange régulièrement de la nourriture bleue. J'ai déjà avalé un poisson rouge vivant.

-La deux!, affirma-t-elle instantanément.

J'étais abasourdi ! Cette fille n'était vraiment pas ordinaire.

-Putain comment tu fais?!

-J'ai mes secrets. Bon à mon tour. Je suis dyslexique. Je n'ai jamais volé quoi que ce soit. Et le dernier, j'ai un un faible pour les nageurs.

C'était une rebelle, il n'y avait qu'à voir oú elle m'avait emmené, mais peut être qu'elle ne l'était pas tant que ça...

-La deux!, assurai-je.

-Nan c'est faux!, fit-elle fièrement.

-J'aurais dû le savoir!

-Et ouais, t'as loupé toutes tes chances!

Les rames crissèrent, on s'arrêta soudainement.

-Tu devrais y aller, c'est ton arrêt... Il faut que tu dormes un peu pour ce matin, me conseilla-t-elle.

Mon cœur rata un battement. Les cours ! J'avais complètement !

Au moment où j'allais me lever, elle se pencha vers moi et m'embrassa sur la joue, aux coins des lèvres.

-J'ai peut être un peu menti... Deux sont vraies, déclara-t-elle en m'adressant un clin avant que les portes se referment, sur moi.

Bon c'était un peu plus long que d'habitude mais voilà ^^'

J'espère que ça vous aura plu ;)

Le prochain chapitre sortira dans une semaine et demie (environ)