Non je suis encore en vie et je ne vous écris pas depuis le royaume d'Hardés! Je suis juste très très lente. Cette fan fiction n'est pas abandonnée, et un an après je n'ai pas oublié. Je suis vraiment désolée pour toute cette attente et j'espère que vous me pardonnerez.

Bon j'arrête le blabla inutile et je vous laisse lire ;)

Pour la playlist, je vous conseille "My house" de Flo Rida, "Reflections" de Misterwives et "Electric feel" de MGMT.

Mes pieds glissaient sous la glaise, le vent hurlait dans mes oreilles mais je ne devais pas m'arrêter. C'était affreux, je n'avançais pas, j'avais beau essayer de toutes mes forces, j'étais comme au ralenti et je m'enlisais plus profondément. Le souffle court, j'aperçus des lumières qui m'éblouirent, ils étaient là. Je ne savais pas quoi, mais c'était comme enfoui au plus profond comme si mon subconscient savait et tout d'un coup mon estomac se retourna. Je sentais chaque parcelle de mon corps se crisper. Soudain elle prit ma main, je sentis son pouls battre à toute vitesse, elle leva les yeux vers moi. Son image se miroita devant mes yeux pour ensuite se dédoubler et s'évaporer brusquement en un long cri persifflant.

Je me relevai brusquement dans mon lit, encore tremblant, trempé de sueur. Je m'essuyai le visage de la main. Ce n'était qu'un cauchemar.

C'était le dernier jour de l'année et la nuit commençait à tomber sur NewYork. Il fallait que je me prépare pour la fête. J'avais décidé de dormir un peu avant de partir pour ne pas être trop crevé. Après une bonne douche, j'enfilai un jean, une chemise et une veste. Le tout n'était pas extraordinaire mais je m'en foutais carrément. Je pris mon téléphone pour retrouver l'adresse de la fête et je vis que c'était près de l'East River. Je soupirai un peu, j'avais un peu peur. Une fête avec Annabeth j'avais l'habitude, mais je ne savais pas du tout à quoi m'attendre cette fois-ci.

Ma mère ne réagit même pas quand elle me vit sortir, elle commençait à être habituée à me voir sortir, pourtant je sentais que ça ne la rassurait pas, mais que pouvait-elle faire.

Léo et Hazel m'attendaient au pied de mon immeuble. Hazel était toute grelotante même avec son bonnet enfoncé sur les oreilles, et discutait tranquillement avec lui. Il avait l'air plus calme avec elle, il était différent. Il me vit et un grand sourire malicieux se dessina sur son visage:

-Hey voilà Cendrillon qui arrive!

-J'ai que cinq minutes de retard, répliquai-je.

-Oui c'est ça prend ton temps, on a pas encore gelé.

-T'as raison, je devrais attendre de pouvoir faire des bonhommes de neige de vous, fis-je en ricanant.

L'adresse nous mena devant ... un vieil entrepôt, un truc de pêcheur tout miteux. il faisait froid et humide et ce lieu n'inspirait décidément pas confiance. Une vieille pancarte rouillée « The Golden Fish » pendouillait piteusement et semblait vouloir s'écraser sur nos têtes.

-Je veux pas pourrir l'ambiance mais soit c'est pas la bonne adresse soit Madame est fan de poissons, ironisa le latino avec une pointe de dégoût dans la voix.

-Tu savais pas que le poisson c'était bon pour la peau?, fit Hazel.

Personne ne réagit, on était comme hypnotisés par la pancarte.

-Donc on fait quoi?, demanda-il en rompant le silence.

Comme pour réponse, nos téléphones sonnèrent.

"This girl is on fiiiiiiire! This girl is on fiiiiiree!"

On se tourna vers Léo, d'où provenait la musique.

-Quoi? C'est une très bonne chanson!

On décrocha.

"Derrière vous les débiles" chuchota une voix grave au bout du fil. On se retourna, intrigués, et nos regards tombèrent sur un bateau, un énorme yacht de deux étages, blanc, éclairé de lumières bleues. Fallait vraiment qu'on prenne un rendez-vous chez l'ophtalmo pour ne pas l'avoir vu avant.

Hazel était bouche-béé et j'avais l'impression que Léo sautillait sur place.

-C'est ce que je disais, Madame veut pêcher!, lâcha-t-il en faisant sortir un cri d'excitation qui ressemblait plutôt à un couinement de souris.

Léo attrapa la main de la pauvre Hazel et se rua vers le bateau pour embarquer. A l'entrée se tenait Calypso, ses cheveux caramels tressés et avec un sourire rayonnant plaqué au visage. La musique et les lumières vibraient derrière elle. L'intérieur avait quelque chose de magique, d'irréel.

-Hey Percy!, cria-t-elle en s'avançant pour recouvrir les bruits.

-Salut!

-Alors tu montes enfin sur ta femme?

Mon cerveau avait vraiment dérapé cette fois.

-Hein?!

Je la regardai avec un regard d'incompréhension. Elle se retenait de pouffer.

-Andromède...Persée...

Je lui fis non de la tête. Toujours pas capté.

-Le bateau il s'appelle Princesse Andromède! C'est le nom de la femme de Persée.

Je la regardai, complètement blasé.

-Hahah très drôle Calypso...

-En même temps j'ai oublié à qui je m'adressais.

Je ne l'écoutais plus, je scrutai la foule.

-Si tu la cherches, elle n'est pas là comme Will, Malcom et Thalia, dit-elle d'un ton las. Aucune trace d'eux.

J'étais à peine surpris, après tout Annabeth ne faisait rien comme tout le monde. Mais pour les autres, ça restait quand même étrange.

-T'es venu seul?, demanda-t-elle.

-Non je suis venu avec Léo et Hazel mais ils m'ont pas attendu… Si t'as vu un lutin surexcité passer à la vitesse Flash, c'est lui.

-Cool! Moi je suis là depuis des heures, fallait que je prépare tout pendant que les autres jouaient à cache cache.

-Tu m'avais jamais dit qu'elle avait un bateau?

-Parce qu'elle en a pas... C'est disons... emprunté...

-À qui?, elle ouvrit la bouche pour me répondre. Non dis rien, je connais le refrain..., l'interrompis-je.

-C'est pas contre toi, c'est compliqué..., expliqua-t-elle d'un air désolé.

-Putain! Je suis pas un gosse Calypso! Je comprends où tout ça mène et j'aimerais qu'on me le dise!

-Je sais Perc' ...

Un grand silence se fit entre nous, seule la musique résonnait.

-Je crois que tu devrais rejoindre tes potes, je dois m'occuper de la musique vu qu'y pas Will.

Je me sentais mal, elle était si solitaire... Je rejoignis Jason, Piper et les autres. La fête avait l'air incroyable, comme sortie d'un film hollywoodien, rien n'était ringard et tout donnait envie de se déchaîner, on se sentait faire parti d'un truc immense, mémorable. Les battements de mon coeur s'étaient accélérés et l'adrénaline commençait à monter.

-Hey Percy!, hurlèrent-ils en me tirant de mes pensées.

-Alors c'est qui cette fille avec qui tu discutais?, chuchota Piper avec un sourire espiègle.

-C'est Calypso, une amie.

Elle sembla déçue.

-Vous avez vu ça?!, hurla Léo. Il y a un jacuzzi en haut avec des filles! J'ai pas mon maillot mais ce serait dommage qu'elles loupent ça!

-Moi je dirais que c'est une chance, fit Piper.

-Bref! Je sens que je vais réchauffer tout ça!

-Dîtes, ça sent pas le brûlé?

-Rhhhhoooo Pip's arrête ton cinéma. Il renifla l'air avant de s'exclamer: C'est bizarre ça sent vraiment le cramé.

-OH PUTAIN TU BRULES!, s'écria Jason. Une bougie posée dans son dos avait commencé à embraser sa chemise.

Une vague de panique s'empara de lui et il courut à travers le bateau en hurlant à la mort.

Ses pieds s'emmêlèrent et il s'écrasa sur une fille en reversant une table dans un grand fracas.

-Tu pues le cramé, grogna la fille.

-PUTAIN! Je viens d'échapper à la mort!

-Tu pouvais pas échapper à la mort sans m'écraser ou détruire un buffet?!

-Désolé princesse mais j'ai fait du mieux que j'ai pu!

-M'appelle pas comme ça!

-Bien MADAME Princesse! Et puis qu'elle idée de mettre du feu sur un bateau! C'est genre super dangereux!

-On est entourés d'eau! On pouvait pas prévoir qu'un crétin se prendrait pour une torche humaine!

-Tu me blesses!

-Je suis trempée d'alcool maintenant!

-Et moi TU CROIS QUE C'EST MON EAU DE TOILETTE?!

Ils continuaient à s'engueuler alors qu'ils étaient par terre, trempés de ponch avec des morceaux de fruits collés au visage, tandis qu'un troupeau s'était amassé autour d'eux, sidéré. Frank tentait de contenir son rire mais il était tout rouge et il avait les larmes aux yeux. Nos regard de croisèrent et on explosa de rire tous ensemble. Mes côtes me faisaient mal à force de rire. On aurait dit une bande de drogués. Piper était par terre pliée de rire. Au bout d'un moment Jason l'aida à se relever et le fou rire reprit de plus belle.

-Ahahah j'en peux plus! Je vais me pisser dessus!, lâcha la brune.

-Hé Léo! Super astuce pour prendre une douche gratis! Suffit que tu dragues une fille!, ajoutai-je.

Léo était furieux et ruminait en essayant de se frayer un chemin jusqu'aux toilettes.

J'étais à bout de souffle à force de rire.

-Les gars! Je sors prendre l'air!

Ils ne m'entendirent pas. Piper était hilare, elle ne tenait plus sur ses jambes et s'accrochait à Jason.

En sortant je fus surpris par le froid, à croire que j'avais oublié qu'on était en hiver. Le vent glacé fouettait mon visage et les bruits de New York semblait être recouvert par les clapotis de l'eau et le bruit du moteur. Malgré le fait que j'étais glacé et que je frôlais l'hypothermie, je me sentais bien et détendu. Je me posai contre la barrière et en fermant les yeux pour mieux entendre les clapotis de l'eau. Je distinguai des voix éloignées qui se rapprochaient quand soudain un grognement résonna. En fait c'était plutôt une voix, une voix que je connaissais.

- Détend toi, tout va bien, on va juste s'amuser un petit peu.

-Je sais pas si on peut être là… Je crois qu'on devrait partir… Ils me haïssent, ils veulent ma peau…, fit une autre voix, plus masculine.

Je m'avançai et vit l'ombre de Clarisse se dessinant à côté d'un grand gars à quelques mètres de moi.

-Tu n'as rien à te reprocher et rien ne va arriver je te le promets, fit-elle d'une voix rassurante.

-Je ne sais pas! Je les ai trahi! Tu comprends ça?! J'ai été avec eux, j'ai été avec eux Clarisse… J'ai été comme eux…, sa voix se brisa et il éclata en sanglot.

Elle se rapprocha de lui et posa sa tête au creux de son cou. Puis se détacha pour fixer son regard.

-Tu n'as jamais été comme eux et c'est une simple fête. Viens on va rentrer se réchauffer, tu verras tout va bien se passer…

Ils rentrèrent à l'intérieur sans même passer devant moi.

Je ne savais pas quoi penser de tout ça, j'étais confus et une cigarette n'aurait pas été de refus, mais je n'en avais pas. C'était la première fois que je voyais Clarisse agir de façon aussi…délicate et aimante.

Je prenais une dernière grande bouffée d'air frais avant de rentrer que j'entendis le bruit d'un moteur se rapprocher et des rires, au loin apparut un petit bateau où se trouvaient les grands manquants de la fête. Annabeth, Will, Reyna et Thalia. Il y avait un truc louche, j'avais un terrible pré-sentiment.

Ils étaient complètement pétés, mais vraiment.

Ils n'arrivaient pas à conduire le bateau correctement et n'arrêtaient pas de se cogner contre la coque du yacht en poussant des hurlements à chaque secousse, au bout d'un moment le moteur s'arrêta et ils essayèrent de monter à bord. C'était un étrange spectacle, vraiment.

-Faut que je monte sur tes épaules!, cria la blonde.

-Mais tu vas tomber!, riposta Will.

-Oui si tu arrêtes pas de bouger!

-T'es lourde en fait!

-Ca s'appelle du muscle! C'est bon j'y suis.

Elle venait de s'écraser lamentablement sur le sol à deux pas de moi en se traînant comme un phoque sur la banquise.

-Je ne pensais pas que je pourrai voir la grande Annie complètement bourrée de mon vivant.

Elle se retourna comme si de rien n'était, son maquillage n'était plus du tout à sa place initiale et ses cheveux blonds étaient emmêlés. Mais elle dégageait une force qui faisait oublier tout ça, une assurance presque insolante.

-Percy, dit-elle tout simplement.

Elle se leva en remettant en place sa robe bleue nuit en velours qui était un peu trop remontée et me fixa.

-On a eu quelques ennuis, rien de plus et puis je vais très bien.

-Ton nez s'allonge Pinocchio!

Elle parut vexée, mais dans le genre bourrée, je n'arrivai pas à la prendre au sérieux.

-Enlève moi tout de suite ce sourire Jackson!

-Attention on croirait entendre Clarisse! D'ailleurs elle est à l'intérieur.

Je vis une lueur de panique passer dans son regard avant qu'elle reprenne son calme.

-Bien, répondit-elle comme si de rien n'était.

-HEY! Ca dérangerait pas son altesse si elle nous aidait à monter?!, hurla Thalia, toujours dans le bateau.

Je les aidai à remonter un par un, puis on rentra calmement dans le yacht et la chaleur m'enveloppa. C'était tout une atmosphère, l'odeur de transpiration, les lumières qui fractionnaient nos gestes semblaient à la fois ralentir le temps et l'accélérer et cette musique qui transperçait les corps. C'était ma drogue. En entrant Annabeth sembla changer, elle revêtait son masque, ou peut-être l'enlevait-elle. Elle avait l'air plus confiante et plus dangereuse. Quelques personnes commencèrent à remarquer sa présence et en quelques secondes tout le monde s'était stoppé pour la regarder et levait son verre avec des hurlements.

Et elle s'avança pour saluer des personnes. Calypso déboula, sa robe blanche encore tachée et elle, encore furieuse.

-Mais vous étiez où PUTAIN?, hurla-t-elle.

-Calypso! C'est vraiment magnifique tout ce que t'as fait! C'est la meilleure fête, vraiment!, entonna-t-elle joyeusement pour la calmer.

Cela la déstabilisa un peu avant qu'elle redevienne en colère. A ce moment là, Annie s'avança près de son oreille pour lui chuchoter quelque chose qui lui fit prendre un air inquiet. Finalement elle décida de changer de sujet.

-Tu devrais venir voir, il y a des soucis au niveau du son, suggéra Calypso.

-Demande à Will.

-Hey! Je suis pas ingénieur du son!

-Ramène tes fesses Will.

Malgré tout, un sourire apparut sur son visage et il fonça aux platines accompagné de Calypso. Je me retrouvai donc étrangement seul avec Annabeth.

-Tu peux m'expliquer ce qu'il se passe?, fis-je en la fixant dans les yeux.

-Ce qu'il se passe?

-Oui. Pourquoi vous vous chuchotez des trucs à l'oreille? Pourquoi vous étiez absents? Et surtout, pourquoi t'es déjà saoule?

-C'est quelque chose qui ne te concerne absolument pas.

-Ah bon? C'est comme ça que tu le vois? Parce que je n'ai jamais reçu de texto bizarre et que tu n'as jamais détruit mon téléphone pour ça? Parce que je m'inquiète pas pour vous? Parce que je ne suis que ton ami?

-Oui tu n'es que mon ami et tu ne dois pas t'inquiéter pour nous, lâcha-t-elle en remettant une de ses mèches blondes en place.

Je restai bouche-bée.

-Bon j'ai pas envie de me disputer avec toi.

-Alors explique moi, même en gros ça me va.

-Bien, je n'irais pas dans les détails. Tu te rappelles à la première fête, quand je t'ai dit que ce n'était pas mon appartement?

-Oui?

-Et bah il appartenait à quelqu'un, ou plutôt à un groupe…

-Et?

-On a réussi à se débarrasser de ce groupe, seulement il y des rumeurs selon lesquelles un autre groupe du même genre se reformerait, ce serait eux qui t'auraient envoyé ce sms.

-Et vous êtes en danger?

-Comme je l'ai dit ce n'est qu'une rumeur.

-Alors pourquoi tu es partie?

Il eut un long blanc.

-On est allés voir un informateur et puis on a pris une cuite.

-Bizarrement je l'avais deviné, raillai-je Mais qu'est-ce qu'il vous a dit?

-Qui?

-L'informateur.

-J'ai dit « pas dans les détails ».

-C'est pas un détail.

-Bah devines dans ce cas.

Je restai muet un moment.

-Tu veux dire que…

-J'ai pas le temps j'ai des choses à gérer, on en discutera plus tard, finit-elle en s'éloignant.

J'étais surpris avec quelle facilité elle surmontait les effets de l'alcool, mais je réalisai qu'elle ne marchait pas droit et le mythe s'effondra. Sans m'en rendre compte j'étais à nouveau seul. J'aperçus une tête brune familière dans la foule.

-Reyna?, criai-je.

-Salut Percy!, elle n'était pas comme d'habitude, elle avait l'air joyeuse, ce qui dans son cas était suspect. Elle ne ressemblait en rien à la Reyna que je connaissais, ses longs cheveux bruns étaient détachés et flottaient dans son dos, elle portait une robe pourpre, on aurait dit une toute autre personne. Même en soirée elle n'était pas habillée comme ça.

-Ca va?, m'inquiétai-je.

-Oui très très très bien.

Elle avait l'air absente mais surtout bourrée.

-C'est bien tout ça. Dis t'aurais pas un peu trop bu?

-Noooooonnnnn, Dakota m'a assuré qu'il n'y avait pas une goutte d'alcool.

-Et tu lui fais confiance?

-Bien sûr que non, c'est pour ça que j'en ai bu.

-C'est ironique?

-Non, je sais pas faire avec l'ironie. Je sais pas faire avec grand chose en fait.

C'était bien sympa cette conversation, mais je n'avais aucune envie qu'elle ne me déballe toute sa vie en étant bourrée.

-Tu veux savoir?, demanda la brune.

-Euh…

Je n'avais pas franchement envie de savoir.

-Je t'aimais vraiment bien, mais genre vraiment. Comme j'aimais bien Jason. Et puis je me suis rendue compte que c'était fichu.

Elle marqua un temps d'arrêt avant de reprendre. Je le sentais mal. Très mal…

-T'es raide dingue d'Annabeth, et c'est elle va te foutre en l'air, si c'est pas toi tout seul.

Son regard était ailleurs comme si elle était perdue dans ses pensées.

-Voilà c'est ça! T'es auto-destructeur, t'es prêt à n'importe quoi pour les autres, mais est-ce que ce serait pas parce que tu veux juste te trouver une raison de te détruire. T'es rempli de rage, de haine de toi. Tu savais que l'ironie était le signe d'un mal-être? T'es pas aussi simple que tu le laisses paraître, t'as vécu un truc lourd et t'essayes de protéger ceux qui t'entourent. Toute cette ironie, c'est ça qui m'a fait tilter.

Je venais de me prendre un coup, et soudain l'air me manquait.

-Sur ce bonne soirée!

Puis elle s'en alla sans rien ajouter de plus alors que je restai abasourdi. Le denier truc dont j'avais besoin c'était d'avoir une analyse psychologique faite par une fille bourrée. Je le savais déjà que j'étais un cas désespéré pas besoin de me le recracher à la figure. Soudain, je réalisai que je n'avais pas bu de la soirée, même pas une goutte et je décidai que la soirée serait sûrement meilleure si je buvais.

Les gens autour de moi étaient déjà tous ivres et je tentai de me frayer un chemin sans me recevoir d'alcool sur la tronche. Quand j'arrivai au bar, la musique s'arrêta quelques secondes avant de repartir.

Will était aux platines à côté de Nico et ils semblaient avoir une violente dispute. Ils avaient l'air complètement désespérés. Je ne savais même pas qu'ils se connaissaient, et les voir deux à côté était très étrange, de parfaits opposés. On aurait dit qu'ils n'appartenaient pas au même univers, deux aliens. Finalement Nico fila comme l'ombre d'une voiture sous les réverbères. Je ne savais pas quoi en penser alors je pris un verre de tequila que j'avalai à cul sec, sans même tousser. Le type au bar me regarda bizarrement, comme si en tant que barman il ne voyait pas des gens se bourrer la gueule violemment. Nico passa vers moi en me bousculant sans s'excuser et sans même me jeter un regard. Will avait l'air d'être super mal à l'aise quand Annabeth arriva vers lui. Ils parlèrent et je vis qu'elle commençait à s'énerver violemment. La musique couvrait leur voix mais je pouvais distinctement voir que les mots employés n'étaient pas jolies. Un bruit suraigu résonna à travers le bateau et la musique s'arrêta pour laisser entendre Will crier:

-J'veux plus être avec toi, c'est tout! Tu m'intéresses pas! Tu peux pas comprendre que le monde ne tourne pas autour de ta petite personne?!

Annie était rouge et Will avait l'air choqué de ce qu'il venait de se produire comme tout ceux dans le yacht.

-Non William, le monde ne tourne pas autour pas autour de ma petite personne! Mais n'oublie jamais ce que j'ai fait pour ce monde!

Finalement elle partit furieuse en poussant les gens qui étaient sur son passage tandis que Will tentait de la retenir.

-Annabeth! Part pas steuplaît! Annie!

Il était tombé à terre, sa voix était chargée de tristesse et son cri était un cri de douleur. Elle se retourna, plus furieuse que jamais.

-Ne m'appelle plus jamais comme ça!, lui cracha-t-elle.

Mes yeux la perdirent, elle avait disparu dans la masse, encore une fois.

J'espère que ça vous a plu ;) N'hésitez pas à laisser vos réactions en commentaires (j'ai l'impression d'être une youtubeuse quand je dis ça) )