Mais que m'arrive t-il ?
Je suis instoppable !
J'écris, j'écris, j'écris !
Oulalala, j'en profite un maximum, et je vous en fait profiter aussi :)
Je vous souhaite une très bonne lecture et je vous jete un sort pour que vous me laissiez une petite review toute mingnonne même si j'ai des soucis avec elles.
C'est d'ailleurs pour ça que je n'ai pas répondu à vos reviews, c'est très bizarre, elles sont là, elles existent mais je ne peux pas y accéder. J'ai envoyé un message au site pour qu'ils jètent un coup d'œil.
Gros bisous, les endives !
CyberCoffee
Chapitre 12
Il était des expériences qui rapprochaient les gens. Se faire attaquer par une manticore affamée et en ressortir vivants en faisait partie.
À son réveil, Nathanaël avait trouvé Salazar endormi, allongé à ses côtés. Cela l'avait surpris mais l'étreinte rassurante que lui prodiguait l'homme n'était vraiment pas désagréable. Qu'il était bon de se sentir protégé ! Alors, sans un mot, il s'était rapproché un peu plus encore du sorcier et s'était blotti contre lui.
Peu après, Helga était apparue à la porte de l'infirmerie, un air tendre collé au visage.
-Comment te sens-tu, mon chéri ? chuchota la femme en prenant garde à ne pas réveiller son mari.
-J'ai un peu mal à l'épaule et je suis fatigué, répondit l'enfant tout aussi doucement.
Helga s'affaira un moment dans les fioles de potions et autres baumes rangés dans le placard et en sortit une nouvelle fiole au liquide violet.
-Tiens, c'est un an…
-Un antidouleur, je sais, la coupa Nathanaël en souriant, Salazar m'en a donné une hier soir.
Helga gloussa.
-Il t'a veillé toute la nuit, tu sais ?
-Oui, je sais.
-Je crois qu'il t'apprécie beaucoup, continua Helga.
Nathanaël rougit et un sourire irrépressible fleurit sur son visage.
-Je crois que je l'apprécie beaucoup aussi, murmura t-il un peu plus bas.
La sorcière caressa les cheveux noirs de son nouvel enfant et effleura du bout des doigts son visage.
-Je suis heureuse que tu sois en vie, mon chéri.
Nathanaël s'approcha doucement de Helga et l'étreignit avec une force qu'il ne pensait pas avoir.
-Moi aussi, Helg…maman.
Les yeux toujours fermés, Salazar sourit.
Il les ouvrit lentement pour découvrir un tableau très joliment peint qui lui fit rater un nouveau battement de cœur.
Décidément, son muscle ne fonctionnait plus correctement ces temps-ci !
Il fit glisser sa main jusqu'à celle de sa femme pour la caresser avec douceur.
C'est comme ceci que les trouvèrent Rowena et Godric en rentrant dans l'infirmerie.
-Ooooh, qu'ils sont chouuuuuuuux ! minauda Rowena en joignant ses mains. Vous êtes a-do-rables !
Godric s'affala sur le lit voisin et Rowena le rejoint dans la foulée.
-Ce n'est pas tout, Nat', mais il s'agirait de prévoir cette fête d'anniversaire ! lui rappela l'homme aux cheveux roux.
-Il est hors de question que Nathanaël aille au village, il doit se reposer ! intervînt la médicomage en faisant les gros yeux.
L'enfant réagit au quart de tour.
-Mais j'avais tout prévu !
-Tu es trop faible mon chéri, tu dois garder le lit au moins aujourd'hui, je suis désolée.
Salazar, jusque là silencieux prit la parole :
-Ou alors…commença t-il, si Nathanaël ne peut pas aller à la fête, on peut faire venir la fête à lui, non ?
Le garçon se tourna vers son sauveur.
-Sérieusement ?! s'écria t-il.
Les quatre sorciers se concertèrent du regard et hochèrent la tête.
-Oui, sérieusement.
-Géniiiiiial ! cria Nathanaël. Roooh, je suis trop content ! Merci, merci, merci !
L'enfant commençait déjà à sortir de son lit mais Helga le stoppa net.
-Hop, hop, hop, toi tu restes là, on s'occupe de tout !
Et en deux temps, trois mouvements, les adultes sortirent de l'infirmerie non sans un baiser de la part d'Helga et un ébouriffement affectueux de la part de Salazar.
Nathanaël se retrouva seul et bien vite -bien que la conversation avec Soul soit toujours passionnante- l'envie de lire le lire de Théophile Gobeplanche lui tirailla l'estomac.
-Pumkin ! appela t-il.
Crac. L'elfe de maison apparu et s'inclina bien bas.
-Pumkin est ici, Petit Maître Nathanaël. Que peut faire Pumkin pour le Petit Maître ?
-Peux-tu aller me chercher le grimoire de Théophile Gobeplanche, s'il te plaît? Il est sur ma table de chevet.
-Tout de suite, Petit Maître.
Deux craquements plus tard, Nathanaël remercia chaleureusement Pumkin et continua sa lecture.
Oo
Severus Rogue, actuel professeur du nébuleux art des Potions à l'école de sorcellerie de Poudlard, sirotait tranquillement une grande tasse du café bien noir qu'il affectionnait tant en feuilletant distraitement l'hebdomadaire du Potioniste, le magazine qui traitait exclusivement de l'univers de la potion.
Il profitait de ces deux mois de vacances pour se ressourcer et se détendre. Ne pas entendre un cri d'enfant pendant soixante jours était le nirvana. Il détestait les cornichons qui lui servaient d'élèves et abhorrait corriger les torchons que lui rendaient ces mêmes cornichons en guise de devoirs. Non, Severus Rogue n'était pas un homme de pédagogie.
Il s'était retrouvé « piégé » par Albus Dumbledore, son directeur et mentor, à cette place de professeur qui ne lui allait pas du tout. Cependant, il ne pouvait s'en prendre qu'à lui-même. Adolescent, il avait fait l'irréversible erreur de s'engager auprès du Seigneur des Ténèbres qui sévissait alors : Lord Voldemort. Cet homme prônait les valeurs si alléchantes de pureté du sang et d'éradication des moldus comme son ancêtre Salazar Serpentard l'avait fait avant lui. Maintenant qu'il avait vécu ce qu'il avait vécu, il déplorait avoir été si aveugle et idiot.
Il n'était même pas un sang pur !
Né d'une sorcière sang-pur, Eileen Prince et d'un moldu, Tobias Rogue, son statut n'était que de sang-mêlé. Mais les coups qu'avaient pris sa mère par son père ivre, l'indifférence des ses grands-parets maternels envers celle qui les avaient déçus et le meurtre de son père de ses propres mains l'avaient conduit à accepter la si terrible Marque des Ténèbres sur son bras gauche.
Son talent inné pour la fabrication de potion et son efficacité le propulsèrent dans le cercle des plus fidèles mangemorts du sombre Lord (c'était ainsi que se nommaient les fidèles du Seigneur des Ténèbres). Mais son zèle l'avait conduit à commettre ce qui allait être sa plus grande erreur.
Par une sombre nuit, il avait suivi Albus Dumbledore qui auditionnait alors Sibylle Trelawney pour le poste de professeur de divination. Alors que le directeur lui posait quelques questions, la femme fut prise d'une crise et d'une voix gutturale avait déclamé une prophétie. Severus n'avait entendu que le début de celle-ci avant que la porte ne s'ouvre par mégarde et ne l'oblige à fuir. Mais le mal était fait, le Lord fut prévenu et la quête de l'enfant qui détruirait le Seigneur des Ténèbres fut lancée.
Et ce fut en la froide et triste nuit du trente-et-un octobre mille neuf cent quatre-vingt un qu'il fut trouvé.
Il s'agissait d'un des rejetons de la famille Potter. Un des fils de sa si chère amie et la femme qu'il aimait depuis tant d'années, Lily Potter. Quand il apprit la nouvelle, il prévînt immédiatement Albus Dumbledore et transplana dans le petit village de Godric's Hollow pour y découvrir les décombres fumants de la maison des Potter.
Découvrir le corps sans vie de James Potter lui creva le cœur, il avait beau lui vouer une haine farouche, le voir mort était insupportable. À l'étage, dans la chambre des enfants, Lily était allongée, les yeux ouverts mais sans plus aucune vie non plus. C'en fut trop pour le pauvre homme qui avait hurlé à la mort en s'excusant auprès de son amour. C'était de sa faute. Uniquement de sa faute et il lui faudrait vivre toute sa vie avec ça.
Et alors qu'il pleurait en serrant le corps sans vie de l'amour de sa vie, un gazouillement s'était fait entendre.
Dans son berceau, le regardait un jeune bambin aux yeux verts. Une cicatrice sanguinolente en forme d'éclair décorait son front. Sans réfléchir, il attrapa la couverture qui était parterre et enveloppa l'enfant dedans. Il avait cherché du regard le deuxième enfant mais seules une cape noire et une seconde couverture étaient posées sur le sol, dans un tas de poussière. L'enfant avait dû être désintégré en même temps que le Lord.
Au loin, il avait entendu le bruit caractéristique de la moto du meilleur ami de James Potter, Sirius Black. Sans attendre Severus Rogue avait fuit avec l'enfant.
Il avait détruit la famille de cet enfant, il était hors de question qu'il gâche en plus sa vie future. C'était la moindre des choses que de lui offrir une vie nouvelle, une vie loin du monde sorcier et des prophéties sinistres.
Il parcouru l'Angleterre pendant plus d'un mois et demi. Il prit soin de l'enfant, le nourrit, le borda et joua même avec lui. C'est en passant par le village de Loudly-St-Thomas qu'il tomba amoureux du cadre de vie. Un marché, un maraîcher, un boucher, une boulangerie, une grande place très charmante et un orphelinat non loin. Après quelques jours d'enquête, il se décida à laisser l'enfant à l'orphelinat en lui souhaitant une vie pleine de bonheur.
Avant de partir, il sécurisa les lieux, plaça plusieurs sortilèges de protections et d'intraçabilité (il n'avait pas fait tout ça pour que le système de reconnaissance de signature magique détecte un sorcier à l'orphelinat !) et se promit de revenir chaque cinq décembre pour vérifier comment se portaient l'enfant et les sortilèges.
Puis, il alla trouver Albus Dumbledore pour créer un arrangement. Il avait aidé, Dumbledore l'aiderait en témoignant en sa faveur devant le Magenmagot. Un mois plus tard, il était innocenté et désormais professeur de Potions.
Il apprit, par la même occasion, que le deuxième enfant Potter n'avait pas été désintégré mais avait été retrouvé sous les décombres tombés du plafond. L'enfant fut porté au statut de héro, du Garçon-Qui-A-Survécu au terrible Lord Voldemort. La légende de Harry Potter était née. Severus avait soupiré, il n'avait pas su sauver cet enfant-ci.
Des petits coups portés à sa fenêtre le sortirent de ses pensées : le hiboux postier tapait à la fenêtre.
Il se leva, ouvrit la fenêtre et déposa les trois mornilles que coûtaient La Gazette du Sorcier dans la bourse attachée à la patte du hiboux avant de se saisir du journal.
Il se rassit et déplia le journal en reprenant une gorgée de café. La une était accrocheuse.
LA MANTICORE PERDUE DU ZOO RETROUVEE, UN SORCIER ET SON FILS ECHAPPENT À LA MORT DE PEU !
Curieux, Severus commença la lecture et manqua s'étouffer.
« C'est en cette après-midi du quatorze août que Salamander Silverstone et son fils Nathanaël furent attaqués par la manticore perdue du zoo de Londres. La famille Silverstone habite le manoir familial situé près du village moldu de Loudly-St-Thomas lui-même situé à une quarantaine de minutes de Londres. Pour se rendre au village, il faut traverser le célèbre Bois aux Disparus comme l'appelle les villageois. Il s'agit d'un bois magique où plusieurs villageois se seraient perdus et où la concentration de créatures magiques y est élevée. C'est sûrement cette attraction qui a attirée la manticore jusqu'à ce bois.
Nathanaël Silverstone traversait le Bois pour rentrer chez lui quand le dard de la créature l'a frappé de plein fouet à l'épaule. L'enfant -qui a fait montre de plus de courage que la plupart d'entre nous en ce genre de situation- gardera à jamais les cicatrices de son combat. Il se repose actuellement chez lui, où sa mère qui a une formation de médicomage prends soin de lui.
Salamander Silverstone, son père, quant à lui a été blessé au visage et gardera lui aussi les cicatrices de sa rencontre avec le monstre.
On ne peut que saluer les réflexes de Mr Silverstone qui a réussit à tuer la bête et sauver son fils.
On peut aussi se demander comment le zoo a pu laisser s'échapper une manticore adulte connaissant la dangerosité de ces animaux. Comment le zoo n'a t-il pas pu retrouver la bête avant qu'elle ne s'attaque à des moldus et des sorciers ? Pourquoi le Ministère n'a pas réagit bien plus tôt ?
Ce qui est certain, c'est que Mrs Silverstone à décidé d'engager des poursuites contre le zoo et contre le Ministère de la Magie et nous ne pouvons qu'encourager cette femme à se battre pour que justice soit faîte ! »
Loudly-St-Thomas…ce n'était certainement pas une coïncidence. Il s'était renseigné et aucun sorcier ne vivait aux alentours quand il avait déposé l'enfant. Un couple avait dû s'y installer entre-temps et découvrir l'enfant.
Sans même terminer son café, il transplana à l'orphelinat St Thomas.
Il ouvrit la porte et se dirigea vers l'entrée de l'orphelinat. Une vieille femme y passait le balais.
-Excusez-moi madame, pouvez-vous m'indiquer le bureau de la directrice ?
-Bien sûr, suivez-moi ! dit-elle en l'invitant à la suivre.
Severus suivit la vieille femme jusqu'à une double porte qu'elle frappa sèchement de trois coups.
-Entrez ! claqua une voix froide.
Severus entra.
-Bonjour Madame, je me présente Severus Rogue, je cherche à obtenir des renseignements sur un enfant déposé dans votre orphelinat le cinq décembre mille neuf cent quatre-vingt un.
La femme plissa les yeux.
-Et je peux savoir en quoi vous êtes autorisé à faire ces recherches ?
-Je suis agent de l'assistance sociale, fit-il en montrant une carte préalablement métamorphosée. Nous avons peut-être une raison de penser que l'enfant à été enlevé.
C'était le genre de situation qui faisait que les gens cessaient de poser des questions.
-Hm, bien. Je me souviens très bien de cette date, il s'agissait de Nathanaël Porter. Il a été adopté le premier août de cette année par Mr et Mrs Silverstone avec qui il avait créé des liens quelques mois avant son adoption.
Les soupçons de Severus se confirmaient.
-Bien, merci beaucoup Mrs... ?
-Mrs Fridge.
-Je vous souhaite une très bonne fin de journée, je vous tiendrais au courant si d'aventure nous avons de nouvelles informations, fit Severus en se levant.
Il s'apprêtait à sortir quand il se tourna vers la femme :
-Oh, j'ai failli oublié !
Il sortit sa baguette magique et du bout des lèvres murmura le sort d'oubli :
-Obliviate.
Les yeux de la mère supérieure se voilèrent et Severus quitta l'édifice.
Il transplana jusqu'au village sans attendre après avoir supprimé chaque protection, désormais inutiles. Il devait trouver où habitait l'enfant et vérifier sa qualité de vie.
Il arriva à une dizaine de mètres de l'entrée du village. Il avança dans la rue principale et déboucha sur la grande place où trônait une très jolie fontaine. Il continua dans une autre rue et avisa le magasin de primeurs où s'affairait un homme à la moustache fournie.
-Bonjour Monsieur, je cherche la maison du jeune Nathanaël Silverstone.
-Bonjour à vous ! s'exclama l'homme en souriant. Vous êtes là à cause de l'attaque de l'ours ?
Severus mit un instant à faire le lien.
-Oui, tout à fait !
-Rolalala, quand on a apprit ça avec ma femme on s'est fait un sang d'encre ! Vous comprenez, le petiot est un petit gars en or, on a vraiment pensé au pire mais heureusement Sal à réagit au quart de tour !
-J'imagine, marmonna Severus.
Bon, apparemment l'enfant était totalement intégré à la vie du village et s'y plaisait. C'était une très bonne chose à savoir.
-Où est-ce que je peux trouver sa maison ? demanda l'homme au maraîcher.
-Oh, c'est très facile ! Vous passez par le Bois aux Disparus et c'est au bout, par contre ne vous éloignez pas du chemin, ce ne sont peut-être que des croyances de village mais il s'y passe des choses vraiment étranges, le mit en garde l'homme.
-Très bien, je ne m'éloignerai pas ! le rassura le sorcier. Je vous remercie, bonne journée !
Et il laissa là le marchand de primeurs.
Il sortit du village par l'entrée opposée et entreprit de traverser le Bois. Il y régnait en effet une atmosphère pesante où la magie crépitait en continue. Il remarqua les nombreuses traces de pas et les marques de lutte sur le sol et dans les branchages cassés. Des flaques maronnâtes jonchaient le sol et Severus devina qu'il s'agissait de flaques de sang séché. Il ne s'attarda que peu de temps sur les lieux de l'attaque et continua son petit bonhomme de chemin.
Il déboucha enfin dans la clairière où terminait le Bois.
Le sorcier apprécia la vue que lui offrait le paysage. Nathanaël Silverstone vivait dans un bien bel endroit !
Un magnifique château dont les fondations baignaient dans un immense lac lui faisait face. C'était le cadre idéal pour élever un enfant. Non, Severus Rogue ne pouvait rien dire quant au cadre de vie de son petit protégé.
Il espérait simplement qu'il ne verrait pas l'enfant débarquer à Poudlard de sitôt. Il n'avait pas vu son nom dans les registres de l'école mais peut-être n'y avait-il pas fait attention, tout simplement. Il vérifierait dès son retour.
Rasséréné, il sourit et décida que l'enfant aurait une bonne vie. Même si elle ne serait pas loin de la magie, elle serait loin de ses origines et de son passé.
Oo
-JOYEUX ANNIVERSAIRE ! scandèrent dans un bel ensemble tous les invités.
Nathanaël était absolument ravi de voir que Mrs Collins, Archibald et Marysa et les quatre sorciers soient réunis dans l'infirmerie rien que pour lui.
-Merci, merci, merci ! s'extasia l'enfant en battant des mains.
-Tu nous as fait bien peur, petiot ! lui lança Archibald.
-Se faire attaquer par ours, ça n'arrive pas à tout le monde, rajouta Marysa de sa voix douce.
-Je suis bien contente que tu t'en dois sorti qu'avec deux cicatrices, sale môme ! fit Mrs Collins en souriant.
Les convives offrirent divers cadeaux à Nathanaël qui les remercia chaleureusement.
Rowena avait encore une fois fait un travail de titan pour brouiller tout ce qui avait un caractère magique aux yeux des moldus bien que Nathanaël l'ait prévenu que Mrs Collins ne serait pas dupe puisqu'elle connaissait déjà la vérité.
-Au fait, un homme m'a demandé où tu habitais Nathanaël, tu l'as vu ? demanda Archibald.
Salazar fronça les sourcils.
-Personne n'a sonné, non.
-Étrange, il était là pour l'attaque de l'ours.
-Étrange, en effet, confirma Salazar en jetant un coup d'œil à Godric.
Celui-ci lui fit un signe de tête, ils enquêteraient le lendemain.
-Mon chéri, dit Helga, nous avons un présent pour toi, de notre part à tous les quatre.
Godric s'avança, un très joli faucon agrippé à son bras.
-Je l'ai trouvé dans le Bois, il était blessé et il ne semble plus vouloir partir. Nous avons pensé que tu serais ravi de t'en occuper.
Nathanaël fixa l'animal, pétrifié.
-Oh mon dieu, il est magnifique ! s'écria t-il au bout de quelques secondes.
L'oiseau était en tout point identique au faucon émérillon qu'il avait vu dans le livre de l'orphelinat et plus tard dans le livre de Théophile Gobeplanche. Car il s'était avéré de cet oiseau était une créature magique, communément appelé Faucon Merlin. Il tenait son nom de la légende qui voulait que Merlin l'Enchanteur en avait un comme fidèle compagnon.
-Merlin ! Je vais l'appeler Merlin !
Nathanaël ne voulait pas faire dans l'originalité, il pensait simplement que ce prénom lui allait comme un gant.
Le faucon cria et s'envola vers le bras tendu du garçon.
-Merci beaucoup, c'est le plus beau cadeau du monde !
La fête continua deux bonnes heures et Godric raccompagna les convives au village.
Sous sa couverture, Nathanaël était extatique. Cela lui prit cependant peu de temps avant de s'endormir, épuisé des derniers événements.
-Joyeux anniversaire, Nat', chuchota Soul.
