Me revoilà, la compagnie !
Alors, j'ai pleiiiin de trucs à vous dire !
Tout d'abord, je vais désormais poster mes chapitres le matin parce que quand je le fais le soir, je n'en dors plus la nuit tellement je suis impatiente de lire vos commentaires (oui, j'ai un grain). Du coup je vous raconte pas la gueule le matin. Depuis le début de la semaine je dors au max 4 heures par nuit. Mon miroir s'est brisé d'effroi ce matin.
D'ailleurs, pour l'anecdote, c'est comme ça qu'est né Sir Romuald. Y'a deux ans je crois, j'avais écris un texte parce que j'avais eu une sale gueule le matin et je m'étais imaginé que mon miroir me le faisais comprendre. Je vous le mets ci-dessous :
Les Tribulations d'une J (mon prénom) dans sa salle de bain.
« Oh-putain-t'as-une-sale-gueule ! T'auras jamais assez de maquillage pour arranger ça. Désolé, mais j'peux rien pour toi là. Approche-toi. Aïe…t'as vu tes cernes ? On dirait un panda qui a prit l'eau ! Tu veux un conseil ? Lésine pas sur l'anti cernes. Voilà, c'est presque plus violet. Attends, rajoute un peu de blush. Mais pas autant, t'es folle ? Tu ressemble à une poupée russe maintenant ! Olalala…je sais pas si c'est pas pire qu'avant. Pour tes cheveux par contre y'a rien à faire. Tonds-les. Arrête, mais arrête ! Je rigolais ! Tourne-toi que je regarde ton chignon. On dirait un nid d'hirondelle. Ah non, t'as plus le temps de le refaire ! Ça ira bien pour aujourd'hui. Recule, je veux voir l'ensemble. Ouais…la différence est pas flagrante. Façon je te l'avais dit, je peux rien faire pour toi à ce stade. Allez, va bosser. Mais bouge ton cul, tu vas être en retard ! C'est ça, bonne journée. Et va au sport ce soir ! »
Et savant mélange de Sir Romuald et de Soul, je trouve.
Bref ! Sinon, l'autre truc : devant l'unanimité que fait ma petite Chiri d'amour, je vous mets le dessin que j'ai fait d'elle en photo de l'histoire. Dites-moi comment vous la trouvez ! Perso, je l'avais imaginée en Pocahontas badass.
Bon aprèsvérification, on voir pas grand chose sur le site mais ça vous laisse imaginer un peu. Merci de respecter mon travail et de ne pas me piquer mes dessins.
Parce que oui, le vrai projet de cette histoire est de l'illustrée. Je me rets doucement à dessiner (dieu que le corps humain est compliqué !) et je croque un peu les persos quand j'ai l'inspiration. J'ai que Chiridirelle qui me plaît vraiment pour le moment. J'ai croqué notre Nathanaël national mais sa tête ma plaît moyen. Donc à revoir.
Voilà les endives !
Bisous sur la fesse droite (maintenant qu'on se connait mieux, pourquoi se priver ?)
CyberCoffee
Chapitre 15
Nathanaël s'appliqua à écrire le plus lisiblement que possible dans la marge de Créatures de Légendes au chapitre qui traitait des drows. Il avait décidé de compléter au maximum les informations apparemment incomplètes de Théophile Gobeplanche. C'était une réelle chance pour lui que d'avoir rencontré Chiridirelle deux mois plus tôt. Continuer le travail de titan du sorcier était une idée qui l'avait taraudée pendant des nuits entières et avoir l'occasion de commencer cette lourde tâche, offerte sur un plateau d'argent était inespéré.
Pendant les deux mois qu'il avait passé à apprendre à connaître la drow -et à l'apprécier-, ils n'avaient pas chaumé.
Il mordait de moins en moins la poussière et parvenait même à approcher à moins d'un pas de l'elfe sans s'en faire éjecter dans la seconde. Il avait partagé son temps entre les cours que lui donnaient toujours les sorciers le matin et de quinze heures à dix-sept heures, heure à laquelle il partait au village et les leçons de Chiridirelle -qui tenaient plus d'un cassage de figure en règles que de cours à proprement parlés- de treize à quinze heures. Il avait prétexté avoir besoin d'un temps de récupération auprès des sorciers qui lui avaient bien évidemment accordés. À cause de ses leçons avec la drow, Nathanaël avait été obligé de demander à Rowena comment faire pour obtenir un glamour parfait pour masquer les bleus et les coquards qui ne manquaient pas de fleurir sur son visage et sur la totalité de son corps. Il avait prétexté cette fois-ci vouloir faire une blague à Salazar et la sorcière avait sauté sur l'occasion pour se greffer à l'organisation de celle-ci.
Pendant deux mois, il avait fait beaucoup de demandes qui paraissaient étranges mais qu'il réussit habilement à camoufler comme de la curiosité toute innocente.
« Les drows, en plus d'être viles, cruels et pervers, semblent avoir un goût prononcé pour les plaisirs de la chair, s'adonnant souvent à de grandes orgies publiques. » griffonna t-il avec application.
Maintenant qu'il savait ce qu'était une orgie grâce aux explications gênées que lui avaient transmises les sorciers, il ne se gênait pas pour informer le prochain lecteur de leurs penchants pour la luxure. Il avait d'ailleurs vu Chiridirelle sous un autre jour après ça.
Nathanaël ricana en se souvenant de la scène du petit-déjeuner.
Rowena, Godric et Salazar, qui buvaient à ce moment là, avaient recraché leurs jus dans un bel ensemble, les deux hommes s'aspergeant mutuellement et Rowena couvrant Helga de jus de raisin. Cette dernière, quant à elle, avait eu une réaction bien moins mesurée : en effet, elle s'était littéralement étouffée avec son porridge. Salazar avait dû l'aider à expulser les flocons d'avoine qui avaient finis leur course dans le décolleté de l'imposante poitrine de Rowena. Ce fut tout poisseux que s'étaient tournés simultanément les quatre sorciers vers lui qui ne comprenait pas leurs réactions.
-On peut savoir où tu as entendu ce terme, avait murmuré dangereusement Helga, essoufflée.
-Je l'ai lu dans un livre, avait-il menti avec aplomb.
-On a des livres comme ça ? avait alors questionné Godric d'un air intéressé.
Rowena avait ricané en désignant Helga du menton :
-Il l'a sûrement trouvé dans la bibliothèque de cette nymphomane !
Nathanaël avait alors demandé ce qu'était une nymphomane et Helga avait fusillé son amie du regard avant de s'exclamer :
-Ah non, un terme à chaque fois ! D'abord une orgie et demain la nymphomanie !
-Euh…d'accord, avait-il alors répondu, tout penaud.
Puis, elle s'était raclé la gorge, avait ouvert la bouche, l'avait refermée…et s'était dégonflée :
-Ton père va t'expliquer ça mieux que moi, mon chéri.
Nathanaël s'esclaffa en repensant à la tête que Salazar avait fait devant une telle trahison.
Mais il s'était retroussé les manches, avait posé ses mains sur ses épaules et sous le regard inquisiteur de ses amis et de sa traîtresse de femme, il avait expliqué les tenants et les aboutissants du terme en question.
Et Nathanaël avait rougit comme une tomate trop mûre.
L'enfant mâchouilla son stylo bille avant de refermer le grimoire d'un geste vif. Salazar avait bien tenté de lui apprendre le subtil art de la calligraphie à la plume mais devant les pâtés informes qui avaient constellés son parchemin, il lui avait finalement tendu ce même stylo en soupirant.
Il se saisit de la liste de cadeaux du solstice d'hiver qu'il avait décidé d'offrir à chaque sorcier, à Archibald et Marysa, à Mrs Collins mais aussi à Chiridirelle. En effet, les sorciers ne fêtaient pas la naissance du petit Jésus comme les moldus mais celle du Soleil Invaincu. La naissance du Soleil Invaincu était tout bêtement la date à partir de laquelle les jours rallongeaient. Il avait prévu d'offrir de très belles choses et avait dû travailler dur pour obtenir les fonds nécessaires. Il avait passé un contrat avec Archibald et Marysa qui avaient dû souvent s'absenter en raison de complications de santé qu'avait eu la douce femme suite à l'accident qu'elle avait eu bien des années auparavant : pendant leurs rendez-vous à l'hôpital de Londres, Nathanaël garderait la boutique et se ferait ainsi un peu d'argent de poche.
Il ne souhaitait pas demander de l'argent à ses parents car il préférait suer sang et eau pour offrir ses cadeaux, il avait l'impression que cela n'aurait pas délivré le même message autrement.
Maintenant qu'il avait regroupé la somme nécessaire, il devait trouver un moyen d'amener les sorciers à aller se promener sur Le Chemin de Traverse, l'allée magique de Londres qui regroupait la plupart des magasins sorciers, sans éveiller leurs soupçons.
-Vous allez être en retard, Nathanaël, le prévînt Sir Romuald à qui il avait demandé de lui rappeler son rendez-vous avec Chiridirelle -sans lui préciser pour autant la nature du rendez-vous, seulement l'heure car dans La Citadelle ce n'était pas les murs qui avaient des oreilles mais les miroirs.
-Ah oui ! s'exclama t-il en se levant d'un bond souple.
-Chiri a dit qu'elle te jugerait aujourd'hui, non ? demanda Soul.
Soul avait complètement changé d'avis à propos de l'elfe noire. De la jalousie et l'envie, elle était passée à de l'admiration et du respect. Autant dire que Nathanaël ne comprenait vraiment rien au raisonnement de sa conscience. Toujours était-il qu'il lui était plus agréable de supporter les soupirs d'admiration que de dédain, aussi n'avait-il pas insisté sur le pourquoi du comment de ce soudain changement de comportement.
Ah les filles ! Incompréhensibles !
-Oui, elle veut qu'on se batte en duel pour déterminer quels sont mes progrès et les choses sur lesquelles je dois encore travailler.
-J'ai hâte, elle va encore te mettre une raclée ! ricana Soul dont le principe de solidarité féminine s'était exacerbé depuis qu'elle vouait un culte à Chiridirelle.
-Charmant. Je te rappelle que tu es dans mon corps…si je me prends une raclée, tu te prends une raclée.
-M'en fous, je sens rien, moi, souligna La Voix en rigolant de plus belle.
Nathanaël piaffa en se dirigeant vers la sortie de La Citadelle. À peine en fut-il sorti que Merlin se déplaça du perchoir où il était jusque sur l'épaule gauche de son ami. L'enfant le caressa affectueusement.
Il faisait horriblement froid en cette mi-décembre. Bien trop froid pour neiger à son grand déplaisir ! Il ajusta son écharpe de manière à ce qu'elle cache la totalité de sa gorge et, sans plus attendre, pénétra dans la forêt.
Tout à sa conversation avec Soul, il ne vit pas la touffe rousse de Godric le suivre d'un air suspicieux.
Oo
-Pumkin est désolée, pleura l'elfe de maison en agrippant le pantalon de Godric. Pumkin ne comprend pas, Maître Godric !
-Du calme, tempéra l'homme, explique-moi clairement le problème au lieu de t'agiter ainsi !
L'elfe essuya ses gros yeux humides avec son uniforme.
-Pumkin faisait les comptes du troisième trimestre quand elle a remarqué une anomalie : depuis le quinze octobre, les Maîtres ont dépensé beaucoup plus en matière de nourriture que les mois précédents. Mais Pumkin est formelle : nous ne recevons que la quantité habituelle. Pumkin est désolée de ne pas avoir vu le problème tout de suite.
Godric réfléchît à la situation. Il était possible que les villageois aient augmentés leurs prix mais cela l'étonnait qu'Archibald ne les ait pas prévenu.
-Bien, calme-toi Pumkin, je vais enquêter.
-Pumkin est réellement désolée. Pumkin est un mauvais elfe de maison. Elle va aller se repasser les doigts pour lui apprendre !
C'était là tout le problème qu'engendraient les elfes de maison : ils avaient la sainte habitude de faire beaucoup, beaucoup, beaucoup trop de zèle.
-Cela ne sera pas nécessaire, Pumkin, fit Godric d'un ton qui ne laissait pas place à la discussion. Retourne en cuisine.
Crac ! Et l'elfe disparue, laissant Godric seul dans le couloir du château.
Le sorcier se décida à aller poser directement la question à Archibald, il en profiterait par la même occasion pour prendre des nouvelles de Marysa. Il sortit donc du château et s'enfonça dans le Bois aux Disparus non sans repenser à l'épisode de la manticore.
Vingt minutes plus tard, il était sur la grande place vide, Salazar ne s'y installant que sur les coups de dix-sept heures.
Il remonta la rue et arrivant devant le magasin des Brisefer. Il ouvrit la porte et salua l'homme d'une poignée de main virile.
-Comment va ta femme, Archie ?
L'homme se renfrogna.
-Pas très bien, malheureusement. Elle a de grave complications.
-Tu devrais demander à Helga de jeter un coup d'œil, elle a été un très bon médecin, il fut un temps, proposa Godric.
Le visage du maraîcher s'illumina.
-C'est vrai ? Mais c'est fantastique ! Nous passerons dès demain…enfin, se reprît-il, si c'est bon pour Helga !
-Je lui en parlerai dès que je rentre et je te passe un coup de fil pour te confirmer ça !
-C'est fantastique, répéta l'homme en souriant.
Godric posa ses deux mains sur ses hanches et demanda :
-Dis-moi, je faisais les comptes du troisième trimestre quand je me suis aperçu que nous payions plus cher en nourriture depuis la mi-octobre alors que nous consommons toujours la même quantité de nourriture, vous avez augmentés vos prix au village ?
Archibald secoua vigoureusement la tête.
-Non, bien sûr que non ! Mais Nathanaël me demande à chaque fois de rajouter assez d'aliments pour une personne de plus à cause de sa nouvelle passion pour la cuisine.
-Sa passion pour la cuisine ? s'exclama Godric qui ne comprenait rien et pour cause, il n'avait jamais vu le garçon dans les cuisines pour faire autre jour que de supplier Pumkin de lui faire des douceurs.
-Oui, c'est ce qu'il m'a dit : qu'il prenait plus au cas où il rate son plat.
Godric pinça les lèvres sous son épaisse barbe. Le gamin mentait comme un arracheur de dents ! Il n'en parla toutefois pas à Archibald et fit mine d'avoir un éclair de génie.
-Mais oui, suis-je bête ? Je n'y pensais plus ! Oublie donc que je suis venu, veux-tu ? Raaah, je me fais vieux, moi !
Il en rajouta des couches mais cela passa comme une lettre à la poste.
Il prit alors congé du maraîcher non sans plus reconfirmer son appel prochain.
Sur le chemin du retour il pensa au mensonge de Nathanaël. Il ne voyait pas ce que le garçon pouvait bien faire avec de la nourriture en plus si ce n'était pas pour la cuisiner ou la manger. Godric avait rapidement écarté l'hypothèse qui disait que Nathanaël avait simplement encore faim après avoir mangé sa part car il aurait fini par prendre une taille ou deux, ce qui n'était absolument pas le cas.
Alors qu'il sortait du Bois, il vit Nathanaël sortir de La Citadelle, Merlin perché sur son épaule. Godric n'y aurait pas prêté plus attention si l'enfant n'avait pas regardé suspicieusement à sa droite et à sa gauche avant de s'enfoncer dans la forêt qui faisait face au Bois aux Disparus. Cela aiguisa sa curiosité : il était persuadé que Nathanaël allait soit faire une bêtise soit s'attirer des ennuis. Silencieusement, il le suivit de loin.
Il le perdit malheureusement de vue au bout d'un moment mais fut rapidement attiré par des coups métalliques retentissants à intervalles réguliers. Les bruits l'amenèrent jusqu'à une cascade puis jusqu'à un clairière où il découvrît avec stupeur Nathanaël, allongé sur le dos, tenue en joue par la lame pointue d'un cimeterre lui-même tenu par une jeune drow.
Godric ne réfléchît pas et lança immédiatement un sort de stupéfixion sur l'agresseur de son presque-neveu. Il accouru ensuite jusqu'à ses côtés.
-Nathanaël, tu vas bien ?
L'enfant le regarda avec des yeux écarquillés et, sans lui répondre, l'écarta de sa vue pour se jeter vers la drow pour lever le sortilège.
Celle-ci fronça immédiatement les sourcils et se mit en position de défense, défiant Godric de s'approcher à nouveau.
-Chiridirelle, du calme ! s'exclama Nathanaël en s'interposant entre les deux.
-Il m'a jeté un de vos sorts ! s'indigna la drow en grinçant des dents. Je vais lui apprendre à se mesurer à une drow !
Godric, qui était complètement perdu, réagit au quart de tour. Il n'était pas du tout du genre à réfléchir avant d'agir après tout !
-Non mais dis donc ma petite, tu arrives mille en trop tard pour essayer de te mesurer à moi !
La drow ouvrit des yeux horrifiés.
-Ma petite !? Nathanaël, fit-elle en le regardant, laisse-moi lui couper la langue. Il me manque totalement de respect ! Et d'abord qui est-ce ?
Le garçon qui assistait jusqu'alors à la scène d'un air à moitié indécis à moitié impuissant en pinçant les lèvres gonfla ses joues et expulsa l'air qu'il y avait emmagasiné en hurlant :
-STOOOOOP !
L'enfant ferma les yeux, ôta ses lunettes, se frotta l'arête du nez, remis ses lunettes et ensuite seulement il daigna apporter une réponse aux questions muettes que se posaient les deux énergumènes qui se fusillaient du regard.
-Godric, Chiridirelle, fit-il en les présentant tour à tour. Chiridirelle, Godric. Godric est mon oncle, je t'en ai déjà parlé.
Chiridirelle hocha la tête.
-Godric, continua t-il en s'adressant au sorcier, voici Chiridirelle, une amie très chère.
Nathanaël fit en sorte de bien insister sur le mot « amie » pour que Godric rappelle sa magie en lui.
Ce que le sorcier fit.
-Nathanaël, on va devoir parler, fit-il en désignant La Citadelle du menton puis, en désignant Chiridirelle, il ajouta : Elle vient.
Il n'y avait pas place à la discussion dans le ton qu'avait pris Godric aussi, l'enfant et la drow le suivirent jusqu'au château en se lançant des coups d'yeux complices.
Oo
-Et donc, résuma Salazar, tu as recueillis un « chiot blessé » et as décidé de le soigner tout seul parce que tu pensais que ce chiot avait la rage, j'ai bien compris ?
En substance, c'était à peu de chose près ce qu'il s'était passé.
-À peu de chose près, oui, confirma Nathanaël.
Chiridirelle, pas très à l'aise dans le canapé d'ours élastique, grogna.
-Je ne suis pas un chiot blessé ! Plutôt une panthère noire meurtrie…
Godric eut un gloussement irrépressible.
-Et l'ours mal léché peut aller se faire v…
-Chiri ! la coupa Nathanaël qui sentait qu'ils s'engageaient en terrain hostile.
-Hum, pardon, j'ai tendance à l'emporter quand les gens sont irrespectueux, déclara t-elle en regardant fixement Godric qui fronçait encore les sourcils de l'insulte qu'avait failli prononcer la drow.
-Dis la drow qui s'apprêtait à découper mon neveu en rondelles ! ne pût s'empêcher de s'insurger le sorcier roux rien que pour avoir le plaisir de faire passer Salazar et Helga de son côté et remporter cette première manche qu'il semblait se battre avec elle.
Devant les auras dangereuses qui s'élevèrent à ces mots, Nathanaël décida de s'interposer avant qu'un meurtre ne fut commis.
-Chiridirelle m'apprend gracieusement à me battre, expliqua t-il plus particulièrement à ses parents. Vous savez, je l'ai supplié pour pouvoir réagir si je me retrouve encore dans une situation semblable à celle de la manticore.
Et hop, ses parents étaient revenus de leur côté ! Nathanaël avait assez pratiqué pour savoir dégainer les arguments qui feraient mouche auprès des palpitants de ses parents.
Godric n'avait pas l'air ravi de ce retournement de situation. Rowena, quant à elle, ne cessait pas de passer de son ami à la drow puis de la drow à son ami. C'était bien simple, elle avait l'impression de retrouver la relation qu'entretenaient Salazar et Nathanaël des mois plus tôt.
-Qui vous dit que Nat' n'a pas été ensorcelé ? joua comme toute dernière carte le pauvre sorcier roux.
-C'est vous les sorciers, pas moi ! répliqua la voix claquante de Chiridirelle qui était très agacée par ce sorcier horripilant.
Et Godric ne sur plus quoi répliquer.
Il chercha du soutient auprès des ses amis qui lui firent signe de la tête qu'il ferait mieux de lâcher l'affaire avant de se ridiculiser. Le sorcier grommela dans sa barbe et partit bouder dans son coin.
-Allez tente-le, pressa Soul.
Nathanaël se racla la gorge, se concentra un instant, appliqua un air résolument mignon sur son visage et fixa sa mère avec détermination.
-Maman, maintenant que vous savez pour Chiri, est-il possible qu'on l'héberge ? Je veux dire, il fait siiii froid dehors !
Chiridirelle tourna un visage étonné vers son ami.
Helga ne pouvait résister au visage emplit d'innocence de son fils chéri et elle interrogea du regard son mari et Rowena qui acquiescèrent immédiatement à sa question muette puis, elle regarda Godric.
-Hors de question.
Helga et Nathanaël humidifièrent leurs yeux. La volonté de Godric chancela.
-Non, je vous dis !
Salazar fixa son ami avec un air réprobateur.
-Non !
Rowena fit la moue.
-Oh, et puis merde ! Faîtes ce que vous voulez ! Mais je te préviens, avertit-il la drow, je te surveille !
-Je m'en doute.
Oo
Couchés sur le lit de Chiridirelle dans sa nouvelle chambre qui faisait face à la sienne, Nathanaël et la drow discutaient virement des changements qui s'étaient opérés.
-Je te remercie Nat', il est vrai que j'avais très froid dans la grotte.
-C'est normal, Chiri ! Entre amis, on s'aide non ?
Chiridirelle eut l'air touché de cette déclaration.
-Tu es mon premier ami, Nathanaël Silverstone, murmura t-elle avant de lui déposer un doux baiser sur le front. Je t'en remercie.
L'enfant pouvait à nouveau être confondu avec une bouilloire.
-Euh…de rien, balbutia t-il.
Godric qui espionnait sans honte la scène à travers son miroir hurla au détournement de mineur et même le fait que Chiridirelle n'ait que quinze ans et par conséquent était elle aussi mineure ne sembla le faire redescendre de sa fureur.
Son neveu était complètement ensorcelé par cette créature au physique enjôleur !
Mais heureusement, il veillait.
Et alors qu'il s'endormait, il se promit de sauver son cher Nathanaël des griffes de la si terrible panthère noire.
