Hé kids, wanna read the chapter 25 ?

Héhé, oui, oui, j'ai été méga longue... Je sais, mea culpa.

Mais c'est pas facile d'écrire des explications sinistres et un lemon -timide certes, mais lemon quand même !

Je vous laisse lire tout ça, laissez moi un petit mot quand même ! Vos impressions sur mon lemon de fillette me donnera un avis sur la question !

Je vous kiff bande d'endives !

Bisous sur les deux fesses,

CyberCoffee


Chapitre 25

L'air de la pièce était chaud, rendant la respiration de Nathanaël saccadée. Le jeune homme regardait fixement le visage de Lailoken Wyllt à la recherche du moindre signe qui lui indiquerait que tout ceci n'était qu'une vaste blague. Il scruta longtemps le vieux visage de l'homme qui s'avérait être le plus grand Enchanteur de tous les temps mais rien dans son attitude ne faisait penser à une bonne plaisanterie.

-Nat'…fit Soul, je crois qu'il est sérieux.

Le garçon fronça les sourcils.

-Je le pense aussi.

Il se racla la gorge et demanda à voix haute à Lailoken :

-Dîtes, le vieux, qui a décidé qu'il s'agissait de moi ?

Le vieil homme tiqua au sobriquet mais ne répliqua pas. A la place, il inspira, fouilla dans sa poche pour y sortir une cigarette de son paquet et celle-ci s'alluma toute seule à la seconde même où elle frôla ses lèvres fines. Il tira sur la tige un long moment puis expira la fumée qui s'envola dans les airs sous différentes formes d'animaux.

- Personne, finit-il par répondre. Enfin, presque.

-Qui ? répéta Nathanaël qui n'avait absolument aucune envie de jouer aux devinettes avec Merlin l'Enchanteur.

-Il y a très longtemps une prophétie a annoncé la venue d'un être immensément fort. Un être doué d'une puissance encore jamais vue et qui devrait se battre pour préserver l'équilibre du monde. Cette personne devrait livrer bataille contre le chaos et la destruction.

-Cet être…c'est moi ? demanda l'enfant.

-Non, fit le vieil homme, il s'agissait de moi.

-Mais…je ne comprends pas en quoi cela me concerne alors ! s'écria Nathanaël.

-J'y viens, sale gamin impatient ! Cette prophétie annonçait ma venue et surtout la venue des Enchanteurs. Je suis le premier et tu es le troisième. Et même si la puissance que l'on possède est immense et grisante, le revers de la médaille est bien plus terrible.

-Comment ça ? fit Chiridirelle d'une voix pleine d'appréhension.

Lailoken ne parut jamais plus vieux et usé par la vie qu'en cet instant.

-Parce qu'un Enchanteur ne meurt que lorsque son successeur est complètement apte à le remplacer.

Un silence lourd de significations retentit à la révélation du vieil homme.

-Mais…commença Nathanaël en choisissant précautionneusement ses mots, ce n'est pas si terrible. Je veux dire, vous avez plus de mille quatre cent ans, c'est très long mais Papa, Maman, Rowie et Godric sont presque aussi âgés.

Il s'interrompit un instant avant de poursuivre :

-Qu'est-ce que vous ne me dites pas ?

Si Lailoken ne pouvait fuir son regard, son mouvement de recul leur indiqua qu'il l'aurait fait s'il avait encore été en possession de ses deux yeux.

-Nous ne savons pas quand le prochain Enchanteur naîtra, déclara-t-il en se raclant la gorge. Cela peut être dans cinquante ans comme dans trois mille. Voilà le revers de la médaille Nathanaël : l'attente. L'attente d'une délivrance qui ne vient pas, l'attente d'une mort inaccessible.

Le vieil homme plissa les chairs brûlées de son visage.

-Et la folie qui guette, tapie dans l'ombre de tes souvenirs et de tes pertes. Là est la malédiction des Enchanteurs.

La gorge du jeune homme se serra, une désagréable boule d'appréhension grossit lentement dans ses entrailles, lui donnant envie de vomir tripes et boyaux.

-Tu…tu penses qu'ils sont au courant ? demanda Soul à son hôte bien qu'elle ne sache cependant déjà la réponse.

Nathanaël ne répondit pas.

Évidemment que les quatre fondateurs étaient au courant. Ils n'avaient pas cessés de faire des allusions mystérieuses à ce qu'il se passerait après son apprentissage. Et il s'agissait finalement d'une terrible tâche, une responsabilité énorme. Être un Enchanteur était plus qu'être immensément puissant. L'existence même d'un Enchanteur n'avait de sens que s'il accomplissait le pourquoi de sa destiné : garder les équilibres du monde. Un Enchanteur était un être neutre, il ne prenait partie que pour la Magie elle-même. Quand le chaos souhaitait se répandre et engloutir les magies, la Nature appelait l'Enchanteur à l'aide et celui-ci devait éradiquer la menace de déséquilibre.

-Je suis condamné à être seul.

Ce n'était pas une question qui s'échappa des lèvres serrées de l'enfant.

-C'est le malheureux revers de la médaille Nathanaël, confirma Lailoken.

-Je vais tous les perdre alors ? s'inquiéta-t-il en dirigeant son regard vers Chiridirelle.

Le vieil homme déglutit -ce genre de discussion lui rappelait ses propres pertes- et hocha la tête.

-Je ne peux pas te rassurer et te dire que tu vivras autant qu'eux, je n'en sais rien. Je te souhaite simplement que ton successeur naisse rapidement et soit très vite apte à te succéder.

Görth, qui était silencieux jusqu'alors, prit la parole :

-Apprenti Enchanteur, tu as une certaine chance, si je puis dire, dans le sens où tes proches sont les Fondateurs qui sont extrêmement puissants et vivront encore de longs siècles. Et ton amie drow a une longévité plus que raisonnable.

Le nain n'avait pas tord. Mais cela n'apaisait pas la peur pernicieuse qui se frayait un chemin dans son cœur.

-Et après ? dit-il d'une petite voix. Et après leur mort ? Ils sont tout ce que j'ai !

-Je suis là Nat', je serai toujours là ! s'écria Soul. Je ne t'abandonnerai jamais, je te le promets.

-Merci Soul, merci.

Il souffla et pensa à Mrs Collins, Archibald et Logan. Et son cœur saigna. Sa respiration se fit plus saccadée, l'air entrait difficilement dans ses poumons.

Eux seraient les premiers à le quitter.

C'était un cadeau empoisonné qu'on lui faisait aujourd'hui.

Mais pouvait-il seulement le refuser ?

-Non, l'interrompit le vieux sorcier qui avait suivi son questionnement. Tu ne peux pas : ce n'est pas un cadeau, ce n'est pas une proposition, c'est ton devoir.

Nathanaël abaissa longuement ses paupières comme pour chasser ses peurs et ses doutes.

-Ah.

Lailoken Wyllt le fixa un moment.

La malédiction des Enchanteurs était bien pire que ça mais il ne pouvait en dire plus au jeune homme au risque de tout faire échouer. Les Fondateurs ne l'avaient pas tenu écarté du monde magique pour rien. Il ne devait jamais savoir qu'il avait un frère jumeau ou tout recommencerait avec de bien plus terribles conséquences s'ils devaient croire la prophétie dévoilée à leur naissance.

Ils n'avaient pas le choix que de lui cacher certaines choses pour son bien, pour le bien des équilibres.

Le chemin serait sinueux et semé d'embûches, de nouvelles alliances se créeront et des amitiés se briseront mais l'Enchanteur se devait de ne jamais choisir ce que lui dictait son cœur mais ce qui était bon pour la Magie.

Ce qui était bon pour elle et seulement elle.

Et lui, le premier des Enchanteurs devait lui montrer le chemin.

Björn se racla la gorge.

Le silence était pesant et il devenait gênant. Le nain ne se sentait pas à sa place. Autour de cette table étaient réunis les êtres les plus puissants qui lui avaient été donné de rencontrer. Même cette drow avait quelque chose de particulier, d'inhabituel. Il se sentait extrêmement commun en comparaison et toutes ces révélations ne faisaient que planter un peu plus l'épine de la banalité dans son cœur.

-Bon, dit-il d'un ton qu'il força à être enjoué, attaquons cette belle tarte au pommes !

Chiridirelle saisit aussitôt l'occasion de détendre l'atmosphère :

-Très bonne idée, je l'ai préparé avec soins !

Elle glissa sa main fine jusqu'à la cuisse de Nathanaël et la serra un moment pour lui démontrer son soutien inébranlable.

Jusqu'à la fin, elle se tiendrait à ses côtés.

Mais quelque chose gênait Nathanaël.

Quelque chose que Lailoken avait dit plus tôt : « Je suis le premier et tu es le troisième ». Si un Enchanteur ne mourrait que lorsque son successeur était apte à le remplacer, que c'était-il passé avec le second ? Puisque Lailoken était toujours vivant, cela voulait forcément dire que le second Enchanteur avait échoué.

-Qui était le second ? demanda-t-il d'une voix tremblante. Que lui est-il arrivé ? Pourquoi n'êtes vous pas mort s'il est né ?

La peau noircie des orbites du vieux sorcier sembla se tendre à l'extrême.

-C'est une sale histoire, fit Lailoken. Il a fréquenté le mal qu'il était censé détruire et s'est laissé noircir les idées et le cœur. Je crois même qu'il l'a aimé d'un amour sincère. Puis sa sœur a été tué lorsque ces deux-là ont eu une violente dispute et cela a terminé de pourrir son destin. Il n'a jamais pu être apte à me remplacer : il avait trop besoin d'assouvir ses envies et ses désirs, trop besoin de vivre une vie simple. La Magie a donc changé sa destiné et j'ai dû assurer à sa place le temps qu'il aurait dû faire. Ne fais pas comme moi Nathanaël, ne pense pas que parce que ton successeur est né cela te délivrera de ta longue vie. Pouvoir toucher du bout du doigt le repos éternel et le voir s'éloigner aussitôt est la chose la plus horrible au monde.

-Cet homme, qui était-ce ? demanda doucement le jeune homme.

-Albus Dumbledore.

-Comme Albus Dumbledore, le directeur Poudlard !? s'écria l'adolescent. Il était le deuxième Enchanteur ?

-En effet, il a toujours eu certaines prédispositions pour la magie mais il n'a compris que trop tard qu'un Enchanteur ne l'utilise pas à des fins personnelles. Un Enchanteur est au service de la Magie et non le contraire.

-Donc la Magie a « effacé » sa venue en tant qu'Enchanteur et c'est pour cela que seule mon aptitude à vous remplacer pourra vous libérer de votre malédiction, termina Nathanaël d'un ton d'outre-tombe.

-C'est cela.

Lailoken soupira : il n'était pas facile d'annoncer à un gamin qu'il avait le poids du monde sur ses épaules. D'autant plus qu'il ne savait pas tout de la malédiction des Enchanteurs. Etre si puissant avait bien des désavantages : perdre ses proches était l'une d'entre elles mais perdre sa moitié en était une autre.

Le souvenir d'une femme au visage que le temps avait fini par effacer ressurgit pour laisser dans son cœur la plaie béante que le temps n'avait fait qu'agrandir.

Il secoua la tête, la femme sourit et le souvenir s'estompa.

Il mettait tellement d'espoir dans la réussite de l'enfant !

Il ne pouvait pas échouer, il ne devait pas échouer.

Oo

Chiridirelle s'approcha doucement de Nathanaël.

Le jeune homme était assis au bord du lac, plongé dans de sombres pensées depuis la fin du dîner.

Il regardait sans le voir le reflet ondoyant de la pleine lune miroiter à la surface.

-Je…commença la belle drow avant de ravaler ses paroles.

Il n'y avait finalement rien à dire.

Elle s'assit juste à côté de lui et colla son épaule dénudée à la sienne. Ils restèrent un long moment ainsi, profitant chacun de la présence nécessaire de l'autre puis Nathanaël s'allongea à même le sol et cacha son visage de son bras droit.

-Je suis fatigué, murmura-t-il. Fatigué de ces secrets. De ses responsabilités que je n'ai pas demandées.

Chiridirelle ne sut quoi répondre.

À la place, elle se mit à califourchon sur son ami d'un geste souple et retira vivement son bras pour découvrir son visage.

Elle contempla un moment le visage du jeune homme : Nathanaël était beau. Oh, ce n'était pas une beauté parfaite comme pouvait l'être celle des drows mais ces particularités lui donnait un charme fou. Ses pommettes trop hautes, son nez un peu long, sa bouche fine, tout ceci le rendait unique et réellement attirant. Si attirant qu'elle finit par se baisser et l'embrasser.

Nathanaël soupira d'aise et enlaça la taille de son amie. D'un mouvement de hanche, il la fit basculer et les rôles furent inversés. Sans cesser de s'embrasser, les deux amis s'engagèrent un instant dans un rapport de force amical : à celui qui prendrait le dessus sur l'autre. Si un passant assistait à la scène, il aurait plus l'image d'une lutte acharnée que d'un baiser fougueux. Mais c'était ce qu'ils étaient : des amis et des rivaux.

Nathanaël finit par bloquer Chiridirelle -plus parce que celle-ci se lassa faire que par réelle capitulation- et il bloqua ses bras pour qu'elle cesse de bouger. Il passa un de ses mains sous le léger t-shirt qu'elle portait et caressa son ventre plat. Il remonta vers la poitrine déjà frissonnante de la drow et s'amusa à titiller de ses doigts ses mamelons dressés. Sans aucun mot tous leurs vêtements disparurent et ils furent nus.

Nathanaël s'arrêta un instant pour contempler le corps athlétique de la drow dont la couleur était intensifiée par les rayons argentés de la lune. Qu'elle était belle ! Ses seins aux pointes dressées semblaient si appétissants. Il se saisit d'eux et commença à les lécher avec application. Les gémissements appréciateurs de Chiridirelle lui indiquèrent que le traitement qu'il lui infligeait lui plaisait. Il guettait le moindre signe de contentement de sa partenaire. Ce serait la première fois qu'il ferait l'amour et, quelque part, il n'aurait souhaité autre partenaire que l'elfe noire.

La complicité qu'ils avaient le rendait plus sûr de lui et cela l'encourageait à suivre son instinct.

Et son instinct lui criait de déplacer sa langue bien plus bas.

Il fit glisser sa langue tout le long de son ventre, s'attarda un petit instant autour de son nombril et continua son chemin vers son intimité. Sans attendre il plongea sa tête entre les cuisses fermes de Chiridirelle. Quand sa langue toucha son clitoris, celui-ci se contracta et sa respiration se fit plus saccadée. Nathanaël sourit tout en s'appliquant à faire gémir le plus possible son amie.

Il inséra un doigt dans son intimité humide et fit des vas et viens lent. S'il en croyait ses gémissements aiguës, il s'en tirait à bon compte.

-Je crois qu'elle apprécie ! s'exclama Soul.

-Ah non ! hurla Nathanaël dans sa tête. Va t'en ! Laisse-moi tranquille, bordel !

-C'est toujours la même chose, tu t'amuses toujours sans moi ! ronchonna-t-elle en atténuant tout de même sa présence. Tu me raconteras…

Nathanaël secoua la tête en souriant de plus belle et retourna à ses occupations. Les mains de Chiridirelle pressèrent soudainement sa tête contre son intimité et ses jambes se serrèrent autour de son cou. Elle gémit encore plus fort et Nathanaël sut qu'elle avait atteint l'orgasme.

Sans savoir vraiment comment, le jeune homme se retrouva sur le dos et Chiridirelle enjamba son membre durcit et se laissa glisser tout du long. La chaleur de Chiridirelle lui procura des sensations encore jamais ressenties. De délicieuses sensations. La jeune femme était étroite et ses chairs coulissaient autour de son membre, l'enserrant d'une douce moiteur.

Sous la lumière de la lune, la vision de l'elfe noire à califourchon sur lui, les seins pointés, la tête renversée vers l'arrière et les cheveux emmêlés était la chose la plus érotique que Nathanaël n'avait jamais vu.

Leurs corps moites dansaient dans une valse singulière, s'entremêlant, s'approchant, s'éloignant, s'épuisant, s'unissant.

C'était un beau ballet qui se jouait près du lac, sous la pleine lune.

Oo

« Celui qui a le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres approche,

Il naîtra de ceux qui l'ont par trois fois défié,

Il sera né lorsque que mourra le septième mois,

Et le Seigneur des Ténèbres le marquera comme son égal mais il aura un pouvoir de le Seigneur des Ténèbres ignore,

Et l'un devra mourir de la main de l'autre car aucun d'eux ne peut vivre tant que l'autre survit,

Si le Seigneur venait à triompher, la Magie elle-même sombrerait dans le plus effroyable des chaos,

Celui qui a le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres naîtra quand mourra le septième mois,

D'un œuf naîtra deux êtres indissociables mais un seul sera destiné à une vie au service de la Magie,

Sa trop grande puissance sera comme pour les Autres divisée entre lui et sa moitié et viendra un jour où la Mort la libérera,

Mais la malédiction pour une fois pourra être levée si les deux êtres sont séparés,

De deux êtres indissociables deviennent deux êtres différents,

Celui qui a le pouvoir de sauver la Magie naîtra quand mourra le septième mois. »