Coucou mes endives !
Comment allez vous aujourd'hui ? Bien, parce que le chapitre 27 est arrivé !
J'ai un petit sondage pour vous : une autre fiction me trotte la tête depuis six bons mois et j'ai terminé le premier chapitre car j'avais de l'inspiration, allez le lire et dîtes-moi si l'idée vous semble bonne.
Si c'est le cas, j'envisagerai de continuer après Nathanaël Wyllt ^^
Donc je vous invite à aller cliquer sur l'histoire Marius Late ou"putain, y'a un bug dans la matrice !" que je vais immédiatement mettre en ligne !
Gros bisous !
CyberCoffee
Chapitre 27
-Attention, Nat' ! s'écria Björn en chutant du haut du câble, déséquilibré par la tempête de flammes qui lui brûla l'arrière de la cuisse.
Le jeune homme n'eut que le temps de sauter à plat ventre sur la droite pour éviter le nain. La tête dans la neige, Nathanaël grommela et peina un moment à se relever.
-Et merde ! ronchonna le nain en se tenant la jambe.
-C'est bien la première fois que je te vois échouer plus de dix fois d'affilées, commenta le sorcier en souriant.
Björn grogna et se saisit de la main que lui tendait son ami pour se relever.
-Je voudrais bien t'y voir, toi, dit-il. Tu sais très bien que l'Air et moi ne sommes pas copains !
-Attention en bas ! hurla Chiridirelle que la tempête avait aussi éjecté hors du fil tendu qui reliait les deux pontons.
Les deux compères s'écartèrent comme un seul homme et la drow s'écrasa dans la neige qui amortit son atterrissage.
-J'en ai marre ! râla-t-elle en frappant de ses poings le manteau blanc. Cette fichue tempête de feu est impossible à franchir !
-Nous n'avons simplement pas encore trouvé comment mais je suis certain que ce n'est pas infaisable, temporisa Nathanaël en levant la tête vers la fameuse tempête.
Après avoir traversé l'épreuve des sphinx de feu qui leur avait donné beaucoup de fil à retordre et celle de l'Air qui avait été la seule que Nathanaël avait franchie en un seul coup, ils se retrouvaient devant une combinaison de deux éléments : l'air et le feu. C'est là que Chiridirelle et Nathanaël avaient rattrapé Björn qui ne cessait de chuter du câble tendu qu'il leur fallait traverser pour rejoindre l'épreuve suivante.
Ce nouveau challenge n'avait rien d'une sinécure. Le câble était suspendu à plus de dix mètres de hauteur et une tumultueuse tempête de feu s'acharnait à brûler vif quiconque s'essayait à le traverser. Et si le nain était à l'aise avec le Feu, il ne l'était pas du tout avec l'Air. La combinaison des deux l'handicapait dans sa progression qui restait au point mort depuis les six jours que lui avait déjà pris l'épreuve.
-Et si vous vous y mettiez à plusieurs ? suggéra Soul. Chiri est agile, Björn est à l'aise avec le Feu et toi avec l'Air, vous devriez trouver une manière de traverser cette tempête.
C'était une hypothèse intéressante mais la dernière fois que l'elfe noire et lui avait tenté de joindre leurs efforts l'épreuve avait évolué. Tout portait à croire que ce ne serait pas différent cette fois-ci. Il expliqua tout de même la théorie de Soul à ses deux amis qui hochèrent la tête : ils n'avaient pas d'autre idée et il commençait à faire trop froid pour tergiverser plus longtemps.
Salazar n'avait pas menti : le mois de Décembre était particulièrement rude dans les terres d'Écosse et les entraînements n'en étaient que plus difficiles et fatigants.
« Arrêtez de vous plaindre, bande de fainéants ! » rugissait Lailoken en ricanant de concert avec son ami Görth quand les trois adolescents s'outraient du traitement qu'ils subissaient. Les deux énergumènes prenaient un malin plaisir à détailler leur progression à coups de commentaires désobligeants ou de remarques cinglantes. Plus d'une fois Nathanaël et Chiridirelle avaient été choqué par le langage fleuri et imagé de Björn quand il rouspétait après son père et le vieil Enchanteur.
« Sales pourritures puantes qui empestent le haut de la cuisse mal lavée ! »
« Rognures d'ongles incarnés ! »
« Un bout de cervelle putride pour deux…qu'ils aillent crever les intestins à l'air dans les Sept Enfers ! »
L'intimidation qu'avait fait naître chez lui la prestance de Lailoken les premiers jours avait bien vite disparu, remplacée par un agacement fermement ancré et une envie latente de lacérer son visage hautain. Et même s'il aurait un éternel respect pour cet homme insupportable, s'il avait une seule chance de lui découper la tête, Björn savait qu'il ne manquerait jamais pareille occasion. Après tout, Lailoken Wyllt ne pouvait mourir pour le moment et cela apaiserait sûrement un bref instant ses envies de carnages.
-Je me pèle les roubignolles ! grogna Björn.
-Quelle classe, souligna Soul.
Nathanaël sourit en se faisant la remarque que lui et Rowena devraient bien s'entendre : aucun des deux n'avait un langage châtié. Il fallait absolument qu'il les présente l'un à l'autre !
-Que faîtes-vous pour les fêtes ? demanda Nathanaël à Björn.
-Nous allons certainement fêter le Soleil Invaincu avec le clan, répondit le nain en haussant les épaules. Et vous ?
-Lailoken est d'accord pour retourner à La Citadelle pour aller passer les fêtes avec mes parents, Rowie et Godric.
Chiridirelle sourit.
-Archibald, Logan et Mrs Collins seront des nôtres, non ?
-Évidemment ! s'exclama Nathanaël.
-Mais comment as-tu fait pour convaincre Lailoken ? s'enquerra Björn.
Nathanaël gloussa.
-Je lui ai dit que je serai rapidement apte à le remplacer et qu'il lui serait judicieux de passer ses dernières fêtes avec le peu de gens qui l'apprécie !
-Et il a juste accepté ? demanda Chiridirelle, sceptique.
-Ah non, fit Nathanaël. Il m'a jeté un éclair aux fesses en me traitant de sale gamin impertinent. Du coup, j'ai dû le prendre par les sentiments et je lui ai dit que Maman m'avait confié que sa compagnie lui manquait beaucoup. Tu sais à quel point il apprécie Maman…c'était trop facile !
Chiridirelle sourit en regardant Nathanaël ricaner. Il ressemblait énormément à Salazar. Manipulations, sournoiseries et absence totale de modestie. Mais si on l'observait bien il ressemblait encore plus à Helga. Il était d'une loyauté sans faille, protecteur et toujours prêt à attaquer quiconque s'en prenait aux gens qu'il considérait comme sa famille. C'était un mélange étonnant et détonnant.
-Je suis fatiguée, fit soudainement Soul. Je vais dormir un peu.
Nathanaël stoppa net, déclenchant les regards étonnés de ses deux amis.
-Tu es quoi ?
-Fatiguée, répéta-t-elle faiblement.
Soul n'avait encore jamais manifesté de fatigue. Que se passait-il ?
-Je reviens ! lança-t-il à Chiridirelle et Björn tandis qu'il marchait dans la neige à grandes enjambées en direction de la chaumière.
Il avait beaucoup neigé ces derniers jours et se déplacer entre la chaumière et le lac devenait très compliqué. La neige le ralentissait et il était réellement tenté d'utiliser sa magie pour faire avancer les choses mais il réussit de justesse à se retenir.
-Lailoken ! aboya-t-il en ouvrant la porte à la volée. Lailoken !
Mais où était donc passée cette vieille chouette ?
Nathanaël traversa la chaumière en quelques pas et ouvrit la porte de la chambre du vieux sorcier.
-Lailo…ken.
Sa voix mourut dans sa bouche.
L'Enchanteur était assis dans un coin de la pièce, une cigarette dans la bouche et une vielle photo racornie dans les mains. Son absence d'yeux n'empêchait aucunement le jeune homme de ressentir tout le désespoir qu'il pouvait lire sur son visage ridé. Nathanaël pensa un bref instant à quel point cela devait être dur de ne pas pouvoir contempler le visage de ses disparus et encore plus de ne plus pouvoir les pleurer.
La porte grinça et Lailoken sortit brusquement de sa nostalgie. Il se leva rapidement et rangea tout aussi vite la photo dont Nathanaël ne put apercevoir que des cheveux blonds.
-Qu'est-ce que tu veux, morveux ? demanda-t-il avec rudesse.
-Je…
L'adolescent dû réfléchir une seconde pour se souvenir de ce qui l'amenait ici.
-Soul ! s'exclama-t-il alors brusquement. Elle m'a dit être fatiguée, elle avait une voix faible ! Elle ne peut pas être fatiguée, c'est impossible, non ?
L'homme pinça sa barbe tressée entre ses doigts et la fit rouler entre eux d'un air songeur.
-C'est étrange, en effet. Assieds-toi !
Nathanaël obéit immédiatement et s'installa en tailleur comme il le faisait quand ils travaillaient l'Occlumencie.
-Je vais entrer dans ton esprit et voir ce qu'il s'y passe, expliqua le vieux ronchon. Inspire.
Nathanaël prit une ample inspiration et détendit son corps. Lailoken projeta alors son esprit dans celui de son apprenti. Les deux mois passés à ranger et discipliner le bordel qu'était l'esprit de Nathanaël Pouffsouffle-Serpentard n'avaient pas été inutiles mais le gamin avait encore énormément de progrès à faire s'il voulait protéger correctement sa colocataire. Lailoken s'attarda un instant sur un souvenir concernant l'enfant, Salazar et une gigantesque manticore puis il chercha plus profondément dans l'esprit de son apprenti.
Il flotta longtemps avant de trouver cette caractéristique lumière noirâtre. Il n'était venu qu'une seule fois aussi loin dans ce que Soul appelait L'Abysse. C'était un endroit où il n'y avait rien sinon le silence. Il comprenait pourquoi Soul avait été si heureuse quand elle avait pu commencer à communiquer avec son hôte : rester seul dans L'Abysse aurait rendu fou l'homme le plus coriace.
Le vieil homme s'approcha doucement.
La lumière était vacillante, Soul avait l'air extrêmement faible. Lailoken se décida à faire le tour pour jeter un œil. Quand il arriva à la face cachée, il vit un filament verdâtre accroché à l'âme. Ce filament émettait des bruits de succion et d'engloutissement répugnants, comme s'il aspirait son énergie. Le vieux sorcier longea le fil qui s'enfonçait bien plus loin dans les abîmes de l'esprit de Nathanaël. Quelques longues minutes plus tard, la chaleur se changea en fraîcheur puis en un froid mordant et glaçant Lailoken sut alors qu'il n'était plus dans l'esprit de son apprenti.
Dans quel lieu étrange se trouvait-il ?
-Malefoy, retentit une voix froide qui semblait venir de partout et nulle part à la fois, qu'a dit Fudge concernant ta proposition ?
Une image sombre apparue : une silhouette tremblotante et recroquevillée sur elle-même sanglotait dans un coin de ce qui semblait être un cachot, tenue en joue par une baguette magique noire qu'une femme à l'air fou s'amusait à faire courir sur sa joue. À ses côtés se tenait un homme grand aux longs cheveux d'un blond presque blanc.
-Il est intéressé, répondit ce dernier en se tournant vers Lailoken. Il signera.
-Ne me déçois plus, Lucius ! persiffla la voix qui sembla sortir cette fois-ci de la bouche-même de l'enchanteur.
-Oui, Lucius, ne déçois plus jamais le Maître ! ricana la femme d'un rire hystérique en appuyant le bout de sa baguette dans le cou de la misérable forme qui couina.
La personne dans laquelle se trouvait Lailoken se leva et elle se frotta les mains.
-Peter Pettigrew, murmura-t-elle d'un ton doucereux, je t'ai pourtant donné tellement d'occasion de prouver ton allégeance…
La silhouette tremblotante sortit de l'ombre aussitôt en s'écriant :
-Maître, maître ! Je suis votre plus fidèle serviteur, je vous ai ramené à la vie, moi, pas Lucius ou Bellatrix mais bien moi !
-Oh, j'en suis bien conscient, mon cher petit rat. Mais, vois-tu, l'on m'a dit que tu avais demandé asile à ce cher Dumbledore.
-Mensonges ! hurla Pettigrew, les yeux exorbités et le souffle court. Mensonges !
Il s'agenouilla et baisa les bas souillés de la robe noire de l'homme à la voix froide.
-Je vous serez à jamais fidèle ! Je le jure !
Le Maître ricana, provoquant les couinements apeurés du petit homme bedonnant qu'était Pettigrew.
-Mais tu ne m'es plus utile, trancha le Maître d'une voix glaciale. Avada Ked…
-Nooon, s'il vous plaît !
-…avra !
Pettigrew fut frappé d'une lumière verte venue de nulle part. Le corps retomba sur le dos, les bras croisés et le regard vitreux.
La femme écarquilla les yeux en souriant d'un air carnassier.
-Maître, Maître, vous l'avez tué ! Vous avez tué cette pourriture de rat !
Elle se baissa et cracha sur la dépouille encore chaude de ce qui fut Peter Pettigrew.
-Je peux le garder ? demanda-t-elle au Maître comme un enfant demande à garder un petit chien. Je peux garder son corps ?
-Bien évidemment, Bellatrix, fit le Maître en balayant la demande d'un geste nonchalant de la main. Mais n'en mets pas partout.
L'homme fit demi-tour et gravit l'escalier humide et sombre qui menait hors des cachots. Il passa devant un miroir devant lequel il s'arrêta un instant pour remonter les bords de sa cape.
Lailoken put alors voir à qui était connectée Soul : un visage plus pâle que la Mort elle-même, un nez en fentes reptiliennes et deux pupilles d'un rouge écarlate. Lailoken était dans l'esprit du Seigneur des Ténèbres, le tristement célèbre Lord Voldemort.
Celui-là même qui était revenu à la vie et contre qui devait se battre Nathanaël.
L'Enchanteur fit le chemin inverse, longea à nouveau le filament noirâtre qui puisait dans les forces de Soul et s'arrêta quand il arriva à la jonction.
Comment allait-il faire pour briser ce lien ?
Une seule personne assez forte en magies de l'esprit lui vînt en tête : la mère adoptive de ce petit diable, Helga.
Il était désormais nécessaire de passer les fêtes chez les Fondateurs.
Oo
-Qu'avais-tu ? s'inquiéta Chiridirelle en posant sa main sur l'épaule de son ami.
Nathanaël balaya la question d'un geste :
-Une soudaine migraine, mentit-il avec aplomb. Lailoken n'est pas inquiet, il dit que c'est dû à ma restriction d'utilisation de la magie.
-Et tu te sens mieux ? insista la drow en fronçant les sourcils.
Nathanaël l'imita, il n'aimait pas vraiment la suspicion qu'il lui semblait percevoir dans sa voix.
-Un peu, oui.
-Vous, les sorciers, êtes vraiment de fragiles petites choses ! commenta alors Björn en se décrottant l'oreille droite.
Il souffla sur son doigt pour faire partir la saleté et se saisit de son gourdin.
-Bon, cette épreuve de va pas se franchir toute seule !
Nathanaël et Chiridirelle acquiescèrent et prirent bâton et cimeterres : l'épreuve des sphinx leur avait démontré que l'on n'était jamais trop armé.
-Allons-y ! fit le jeune homme en repoussant dans son esprit les sombres révélations du vieil Enchanteur.
Lailoken lui avait expliqué qu'une sorte de filament vert aspirait la force vitale de son amie. Il n'en savait pas vraiment plus mais il lui avait dit qu'il devrait obligatoirement en parler à sa mère afin qu'elle jette un coup d'œil. Ce dernier point l'avait fait grimacer : il n'avait pas spécialement envie que les Fondateurs découvrent l'existence de Soul mais, devant l'urgence de la situation, il lui faudrait bien leur révéler son secret.
Soul passait avant tout.
Les trois amis grimpèrent rapidement en haut du mur de bois aux multiples pièges, traversèrent les geysers avec dextérité, se retrouvèrent bloqués une bonne partie de la matinée à l'épreuve des sphinx à qui une deuxième tête était poussée et réussirent à rejoindre le dernier ponton dans le début de l'après-midi en surfant sur les vents meurtriers de l'épreuve de l'air.
Cette dernière était une des épreuves les plus risquées : des vents de différentes forces se battaient et s'entrechoquaient entre l'espace des deux pontons. Il avait fallu une bonne journée pour que Björn ne se décide à imiter Nathanaël et Chiridirelle et à se laisser aller à sauter dans le vide pour se laisser porter par les airs. Combien de fois s'était-il brisé les os et lacéré les chairs quand il ratait les changements d'intensités ou de directions ? Lailoken et son père n'avaient pas cessé de se moquer de lui et de son dégoût du quatrième élément mais cela n'avait en rien changé son incapacité à l'écouter et le comprendre : il était un nain et pas un oiseau, bon sang de bois !
-Bien, grogna-t-il en reniflant, comment allons-nous procéder ?
Nathanaël, qui avait déjà un pied sur le câble, se retourna pour lui faire face :
-Je n'en n'ai absolument aucune idée, avoua-t-il. La combinaison de nos aptitudes pourrait effectivement nous permettre de traverser la tempête mais je ne vois pas comment nous pourrions nous y prendre.
Le jeune homme se gratta la tête en réfléchissant.
-Nous allons de toutes manières nous faire carboniser, alors autant s'agripper à ce fichu câble à la noix et le longer en faisant fît de la douleur ! lança Björn à qui la patience et la réflexion faisaient cruellement défaut.
-Tu endureras plutôt bien la chaleur grâce à ton patrimoine génétique mais tu te feras de nouveau expédier hors du câble à cause de l'Air, le stoppa Chiridirelle qui fixait les flammes.
Le Feu était vraiment l'élément qu'elle craignait le plus. Les SombresTerres étaient une contrée humide, froide et sombre et l'élémentaire était son parfait opposé. Elle avait beau avoir été habituée à la lumière du jour, le Feu lui brûlait atrocement les rétines et asséchait sa peau.
Les trois compères réfléchirent à une solution durant une bonne heure mais aucun d'entre eux n'eut de lumineuse illumination.
-Bien ! finit par dire Nathanaël. Je vais passer en premier, Björn tu prendras la suite et Chiri tu passeras en dernier. Nous aviserons sur le tas.
Le nain et la drow hochèrent la tête dans un bel ensemble et ils se mirent en file indienne.
Le jeune sorcier sauta dans le vide et se rattrapa avec facilité au câble qu'il saisit par la suite avec ses pieds. Il longea deux bons mètres en grimaçant sous les brûlures des flammes et en contractant tous les muscles de son corps pour lutter contre les vents violents qui menaçaient sans cesse de l'éjecter au sol. Björn se baissa et voulut agripper le câble à son tour mais un mur invisible l'en empêcha. Et comme il y avait de ça des années aux abords de la fontaine de Salazar, des lettres de feu apparurent devant le nez du nain : « Les épreuves sont à traverser seuls, bande de crétins ! ».
Chiridirelle eut tout le loisir de voir la bouche de Björn se tordre de rage et ses yeux se plisser dangereusement.
-Je ne supporte plus cet abruti ! hurla-t-il en direction de la chaumière comme s'il voulait que Lailoken l'entende.
-L'ABRUTI T'EMMERDE, BJÖRN ! retentit en retour la voix du vieil Enchanteur. QUEL EST L'INTERÊT DE PASSER UNE EPREUVE SANS S'ÊTRE CONFRONTE A CHACUN DES ELEMENTS ? CE N'EST PAS COMME CELA QUE VOUS ALLEZ PROGRESSER !
Tendu à son câble, Nathanaël secoua les épaules :
-Il n'a pas tord, reconnu-t-il en ronchonnant.
Une bourrasque de flammes bleues lui carbonisa les mains et il chuta en hurlant de douleur.
-On est pas rendus, commenta Chiridirelle en croisant les bras.
