Bonjour mes chers Miraculers! Comment allez-vous?

Tout d'abord, je m'excuse pour cette longue attente. Cette dernière année a été difficile avec cette fichue pandémie qui a tout chamboulé. Mais ça y'est je suis de retour et en plus en même temps que la saison 4 qui s'annonce ... éprouvante!

Pour ce qui est de la saison 4, je ne vais pas -ou du moins je vais essayer - de ne pas la prendre en compte dans mon histoire sinon ça va tout chambouler. Je ne peux cependant pas assurer qu'elle ne m'influencera pas ce serait mentir. Néanmoins je ne suis pas Thomas Astruc ou quelqu'un de son équipe donc impossible pour moi de savoir de quoi sera faite la saison 4. Cette histoire sort de ma propre imagination :) et je vais faire en sorte de garder le fil directeur que j'avais en tête au départ.

Concernant ce chapitre, je voulais le sortir pour Noël mais je n'ai eu ni le temps ni la motivation de le finir. Encore un chapitre du point de vue d'Adrien car je trouve intéressant d'avoir un peu son point de vue sachant que la série est la plupart du temps du point de vue de Marinette. Je vous encourage à relire les chapitres précédents pour vous remettre dans l'ambiance.

Merci à tous ceux qui ont continué me lire pendant mon ... hiatus! Ca fait plaisir :)

Prenez soin de vous et bonne lecture!

Chapitre 10 : Joyeux Noël Adrien

Gabriel était concentré sur les modèles de sa nouvelle collection. Il avait beaucoup de travail à rattraper car depuis quelques temps il était obnubilé par les Miraculous. Il était tracassé. Ses ennemis bien qu'étant de simples adolescents lui menaient la vie dure malgré les akumatisations à répétition qu'il leur envoyait. Il repensa à l'akumatisé du Marché de Noël qui bien qu'ayant été un fiasco à la fin avait été un chef d'œuvre. Lui et Nathalie avaient su mêler leurs pouvoirs à la perfection. Grâce au Grimoire ils avaient pu découvrir plusieurs secrets sur les Miraculous tels que leurs pouvoirs cachés ou la fusion qu'il envisageait de plus en plus depuis que l'état de santé de Nathalie se dégradait de plus en plus. En effet, sa secrétaire ne voyait plus son état s'aggraver depuis que le Miraculous avait été réparé mais cette dernière continuait à tousser de temps en temps et montrait des moments de faiblesse. Rien qu'aujourd'hui elle avait oublié de le prévenir de deux rendez-vous importants, de récupérer un colis et s'était même assoupie lors de la réunion hebdomadaire avec son équipe de styliste. Elle qui était pourtant si professionnelle. Il s'en voulait terriblement d'être la cause de son mal. Il ne voudrait faire subir cela à personne surtout après … Emilie. Gabriel chassa ses mauvais souvenirs de ses pensées et se remit au travail. Dans l'autre pièce, le téléphone sonna. Il attendit que Nathalie le lui apporte mais personne ne vint.

-Nathalie ?, appela-t-il mais ne reçut aucune réponse.

Il entreprit d'aller répondre mais la sonnerie s'arrêta avant qu'il n'ait pu passer la porte. Il revint devant sa tablette et fut surpris de recevoir un appel vidéo d'Amélie, sa belle-sœur.

-Gabriel ! Doit-on toujours te courir après ?, s'indigna la jeune femme.

-Bonjour Amélie ! Dois-je te rappeler que je travaille …

-Oui oui je sais …le grand styliste Gabriel Agreste !, se moqua-t-elle. Mais dois-je te rappeler que votre train est dans 3h ? et qu'il faudrait peut être penser à faire vos bagages.

Gabriel ne l'écoutait plus et avait placé la conversation dans un coin de l'écran pour se reconcentrer sur ses dessins. Amélie continuait de parler.

-Nous sommes tellement contents que vous veniez passer les fêtes avec nous. Félix ne fait que parler d'Adrien. Il a hâte de voir son cousin si tu savais ! Nous avons prévu pleins d'activités pendant votre semaine avec…

-Semaine ?, l'interrompit le styliste. Nous ne restons que quelques jours. Nous repartirons après Noël.

- Comment ça ? Ce sera beaucoup trop court … je me suis dis que …

- Hors de question Amélie ! Nous ne resterons pas ! C'est MA décision.

Une dispute s'en suivit entre les deux adultes et Gabriel raccrocha exaspéré par l'attitude de sa belle-sœur. Il voyait très bien son petit jeu. Elle voulait s'immiscer dans la vie d'Adrien. Elle le pensait incapable de s'occuper de son fils, de la seule chose qu'il lui restait de sa sœur. Adrien n'était pas un Graham de Vanilly. Adrien était un Agreste. Rien ni personne ne lui dira le contraire.

Adrien faisait ses valises en écoutant de la musique. Il n'avait jamais été aussi heureux. Ladybug avait eu raison. Cette année il passerait un Noël joyeux avec sa famille en Angleterre. Il n'arrivait pas à croire que son père ait accepté l'invitation de sa tante. Il était tout excité !

-Tu te rends compte Plagg ? Noël avec ma tante et mon cousin dans la maison familiale ? Là où a grandi ma mère ! J'ai tellement hâte !

-Oui c'est génial ! J'ai hâte de goûter le fromage là-bas ! Un peu de nouveauté ça ne fait pas de mal !

-T'es vraiment qu'un ventre sur pattes !, rit Adrien en serrant son kwami dans ses bras. Mais je te promets que tu pourras avoir n'importe quel fromage !

-Youhou, se réjouit la créature noire. Mais au fait tu as prévenu Ladybug ? de ton absence ?

-Oui bien sûr. Elle était tellement contente pour moi qu'elle m'a serré dans ses bras et m'a dit de ne pas m'inquiéter pour Paris. En cas de problème, elle me préviendra. Elle est tellement gentille …

Le sourire d'Adrien s'agrandit. Rien ne pourrait gâcher toute la joie qu'il ressentait à cet instant… On frappa à la porte. Plagg se cacha et Adrien invita son père à entrer.

-Père, j'ai presque fini ma valise. Partons-nous bientôt ?

-Finalement, il est inutile que tu fasses ta valise. Nous n'irons pas Adrien.

-Quoi ?, se paralysa le jeune homme. Mais pourquoi ? Vous aviez dit …

- C'était une mauvaise idée. Nous passerons donc Noël entre Agreste.

Il sortit aussitôt et le mannequin tomba à genoux. Il ne put retenir les larmes qui coulèrent sur ses joues. Plagg le rejoint et voulut le consoler mais ne trouva pas les mots. Adrien se leva, prit sa valise des deux mains et la jeta à l'autre bout de la pièce. Il s'allongea sur son lit et hurla un bon coup dans son oreiller.

-Adrien, je suis désolé, lui dit son kwami en le regardant avec tristesse.

-J'aurais dû m'en douter ! C'était trop beau pour être vrai ! Il ne pense qu'à lui ! A chaque fois que je pense qu'il se soucie de moi, il me prouve le contraire. Je ne veux pas passer Noël avec quelqu'un qui ne m'aime pas !

Il prit son téléphone et chercha dans son répertoire. Il ne pouvait pas appeler Nino car avec le décalage horaire il risquait de le réveiller. Il essaya Kagami mais tomba sur son répondeur.

« Tsurugi Kagami. Laissez un message. »

-Kagami … je … je suis désolé de t'appeler comme ça. Tu dois sûrement être avec ta famille. Je … je ne vais plus à Londres. Décision de mon père. Je … voulais …

Il n'arrivait pas à trouver les mots. Il n'arrivait pas à lui ouvrir son cœur car il savait pertinemment ce qu'elle lui répondrait : « C'est triste mais tu dois accepter la décision de ton père ».

-Désolée de t'avoir déranger. Joyeux Noël Kagami ! Tu me manques !

Il raccrocha et regarda son fond d'écran d'ordinateur. Maintenant à la photo de sa mère se rajoutaient les photos de ses amis. Elles défilaient les unes après les autres dans le silence. Il se remit à pleurer lorsque la photo du Marché de Noël apparut. Ses amis lui manquaient tellement. Il aimerait tellement être avec eux. Etre avec elle. Sa Lady. Pouvait-il l'appeler ? Non elle devait certainement être avec sa famille, à préparer le repas de ce soir, à emballer les cadeaux pour ceux qu'elle aimait. Un vrai Noël en famille ! Ca doit être quelque chose de merveilleux... Il reçut une notification sur son ordinateur. Une invitation … de la Boulangerie Dupain-Cheng.

« La boulangerie Dupain-Cheng vous invite à venir déguster sa nouvelle spécialité de bûche. Quantité limitée ! Venez nombreux ! »

Une photo de la famille de Marinette venait égayer la publication. Tom et Sabine tenaient par les épaules leur fille qui portait dans ses mains la pâtisserie. Elle souriait de son plus beau sourire. En la regardant, une idée traversa l'esprit d'Adrien. Pourrait-il ?

Marinette s'affairait sur sa machine à coudre. Elle apportait les derniers détails au bustier de sa robe pour le Bal d'Hiver. Elle était vraiment fière de ce qu'elle avait créée. Depuis quelque temps elle ne cousait que pour les autres. Entre les tenues des Kitty Sections, les cadeaux d'anniversaire, les créations pour son blog elle n'avait plus trop le temps de penser à elle. C'est pour cela qu'elle avait décidé de faire elle-même sa robe pour sa première soirée en tant que lycéenne. Elle avait tellement hâte ! Elle s'imaginait déjà dansant avec ses amis, sirotant du punch, dégustant les petits fours. Une soirée où elle ne serait plus la superhéroine Ladybug mais juste Marinette.

-Wow Marinette, c'est magnifique !, la félicita Tikki en se plaçant sur son épaule.

-Merci Tikki ! J'ai encore quelques petits trucs à peaufiner sur le bustier et je pourrais enfin m'attaquer au jupon. J'espère avoir le temps de la finir …

-Tu y arriveras, Marinette ! Le bal n'est pas avant plusieurs semaines.

-Oui mais entre les akumatisations et les partiels je vais être très occupée. C'est pour ça que j'espère bien avancer avant la rentrée.

La jeune fille enchaînait entre couture à la machine, broderie, assemblage sur son mannequin à la vitesse de l'éclair. Elle devait vite finir le bustier avant de devoir rejoindre ses parents à la boulangerie. Ils avaient eu l'idée d'organiser une dégustation de bûche de Noël dont la recette avait été développée par ses parents. Elle avait hâte que tout le monde puisse y goûter. Elle savait tous les efforts qu'avaient mis ses parents dans cette bûche et en était très fière. Chaque année, les Dupain-Cheng aimaient faire un bon geste pour Noël comme par exemple apporter des pâtisseries aux nécessiteux ou organiser un Arbre de Noël remplis de cadeaux pour les enfants du quartier. C'était leur manière de remercier leur clientèle et d'apporter un peu plus de joie en cette période. « Rien de mieux qu'une pâtisserie pour réchauffer les cœurs », répétait Tom Dupain tous les ans.

-Marinette ? Tu as fini ?, appela Sabine de l'étage du dessous.

-Oui maman, j'arrive !

La chinoise était fière d'elle. Elle avait pu finir à temps. Elle rangea sa création et le bazar qu'elle avait mis dans sa chambre puis elle descendit rejoindre ses parents pour enfin commencer ce réveillon de Noël.

La boulangerie se remplissait progressivement avec beaucoup de visages familiers. Il y'avait entre autres Nadja Chamack et sa fille, Rose et ses parents, Alix et sa famille mais également d'autres clients fidèles de la boulangerie. Marinette s'occupait de servir et remerciait chaque personne d'être là. Lorsqu'elle retourna en cuisine remplir les plateaux, elle entendit la clochette de la porte annonçant un nouvel arrivant. Elle se dirigea l'acceuillir mais fut surprise de voir qui se trouvait maintenant dans la boulangerie.

-Bienv …, commença-t-elle. Adrien ?

Adrien se détransforma à quelques mètres de la boulangerie. Il avait pesé le pour et le contre pour savoir s'ils devaient vraiment venir ou non. Finalement le voilà devant chez Marinette. Mon père me tuera quand il verra que je me suis encore enfui mais j'en ai assez de faire tout ce qu'il veut !

En entrant il remarqua tout d'abord la foule. La boulangerie des Dupain Cheng était toujours aussi populaire même le soir de Noël. Il la vit ensuite. Marinette. Elle souriait en passant près de Nadja Chamack et Manon qui l'attrapa par la jambe. Elle avait attaché ses cheveux dans un chignon comme la fois où elle avait travaillé avec ses parents lors de l'avant-première du film sur Ladybug et Chat Noir. Elle portait sa tenue habituelle à laquelle elle avait rajouté un tablier. Ses cheveux étaient légèrement décoiffés de par ses déplacements répétitifs dans la pièce. Adrien ne put s'empêcher de la trouver resplendissante et une immense chaleur s'empara de son cœur. Il en oublia sa peine et sa déception à l'instant même où elle le regarda.

-Bonsoir Marinette !, lui dit-il en se grattant la tête.

-Qu'est-ce que tu fais là ?, lui demanda-t-elle. Non pas que je ne veux pas que tu sois là … c'est juste que … je ne m'attendais pas à te voir.

-J'ai vu votre annonce alors je me suis dis que j'allais passer goûter. Si ça ne vous dérange pas bien sûr ?

-Bien sûr que non ! En- entre !

Elle le conduisit vers le comptoir. Les parents de la jeune fille le virent et vinrent le saluer. Comme à son habitude quand il le voyait, Tom Dupain le prit dans ses bras et Sabine le pria de ne pas étouffer le pauvre garçon.

-Marinette, tu ne nous avais pas dit qu'Adrien devait venir ?, déclara la mère de la boulangère.

-Je ne savais pas …, répondit son amie en l'interrogeant du regard.

-Ah ah ! Sers-toi mon garçon ! Fais comme chez toi !, l'invita le boulanger. Marinette prépare-lui donc une assiette si tu veux bien.

-C'est gentil !, remercia le mannequin. Laisse-moi t'aider Marinette.

La jeune fille hocha la tête et le conduisit dans la cuisine. Elle prit une assiette et lui servit un bout de bûche. Adrien la fixait malgré lui. Il détaillait chacun de ses mouvements. Comment elle découpait délicatement l'énorme bûche, posait la part sur l'assiette en veillant à ce qu'elle tienne droit, la recouvrait de sucre glace. Il pouvait voir qu'elle tremblait légèrement et il se demandait si c'était à cause de lui. Si elle sentait son regard sur elle.

-Tiens Adrien !, lui tendit-elle doucement en veillant à ne pas faire tomber l'assiette.

Il la remercia et prit une bouchée de la pâtisserie. Il ferma les yeux en dégustant tellement c'était bon. On pouvait sentir toutes les saveurs qui se mélangeaient à la perfection. Un équilibre entre douceur et amertume.

-C'est délicieux !, dit Adrien entre deux bouchées.

Marinette lui sourit timidement et joua avec la pelle dont elle s'était servie pour le servir. Quelque chose la tracassait. Adrien termina sa part de bûche et reposa son assiette. Son amie la prit et la mit directement au lave-vaisselle sans dire un mot. Alors qu'elle lui servait un verre de jus, elle de décida à parler :

-Ca va Adrien ? Tu n'as pas l'air dans ton assiette ?

Comment faisait-elle pour savoir ça ? Pourtant il essayait de ne rien laisser paraître sur son visage. Il ne voulait pas l'embêter.

-Qu'est-ce que tu veux dire ?

-Tu … as un regard triste même si tu n'arrêtes pas de sourire. Tu t'es disputé avec ton père ?

Elle lui tendit le verre qu'Adrien saisit sans quitter le regard de la chinoise. Il avait envie de tout lui raconter. Elle elle comprendrait. Elle le comprenait toujours. Elle arriverait même à lui faire oublier pourquoi il en voulait à son père en premier lieu. C'était le pouvoir de Marinette. Elle savait l'écouter et le rassurer.

-Ce n'est pas grave tu sais si tu ne veux pas en parler !, dit-elle en n'entendant aucune réponse. Je ne sais pas ce qui s'est passé mais ... je suis là si tu veux parler ! Tu peux même rester ici ça ne dérangera pas mes parents.

-Je ne veux pas vous déranger ..., répondit-il sans vraiment comprendre pourquoi.

S'il restait, son père sera furieux et en plus elle aurait également des problèmes avec le styliste. Il ne voulait pas lui attirer des ennuis mais rien que quelques minutes avec elle et il avait réussi à oublier la froideur de sa maison et l'orgueil de son père. A sa grande surprise, elle lui sourit tendrement et l'attira à l'extérieur.

-Papa, Maman, est-ce que ça vous dérange si Adrien passe le réveillon avec nous ?, demanda-t-elle à ses parents une fois de retour dans la pièce principale.

Adrien suivit la jeune fille à l'étage. Ses parents terminaient de ranger la boulangerie après le départ de leurs invités. Les deux adolescents les avaient aidés au début mais Sabine leur demanda plutôt de monter ranger la cuisine. Le jeune mannequin avait le pas lourd dans les escaliers. Il se demandait si c'était vraiment une bonne idée de rester chez son amie. Son père allait sûrement bientôt se rendre compte de son absence. Même s'il était toujours en colère contre lui, il ne voulait pas lui faire de la peine. Il savait que son père faisait des efforts. Cependant il aurait aimé avoir une famille comme celle de la boulangère. Elle semblait si proche de ses parents. Elle pouvait tout partager avec eux sans jamais craindre leur opinion. Elle n'avait pas besoin de se cacher derrière une image de fille modèle pour leur plaire.

-Adrien ?

Il se tourna vers son amie qui le fixait de ses yeux bleus. Elle semblait inquiète mais faisait un effort considérable pour ne rien laisser paraître. Bien malgré lui, il ne pouvait que sourire intérieurement en voyant quelqu'un s'inquiéter pour lui.

-Tu … tu peux m'aider à faire la vaisselle ?, bégaya-t-elle. Ou peut être mettre la table … ou même t'asseoir …

-Je veux t'aider Marinette. C'est le moins que je puisses faire.

Les deux adolescents firent la vaisselle dans le silence le plus total puis mirent la table pour le festin. Ils prirent ensuite les quelques décorations que les parents de la jeune fille avaient préparés et décorèrent la pièce. Au bout de quelques minutes, la chinoise s'arrêta et regarda son ami d'un air déterminé. Elle récupéra les bonnets de Père Noël caché au fond du carton de décoration et en plaça un sur la tête d'Adrien, surpris, puis sur la sienne. Elle mit ensuite de la musique et des chants de Noël emplirent la pièce.

-Ok on va faire un jeu Agreste, parce que je trouve que l'esprit de Noël n'a pas encore assez imprégné ton corps. Chez les Dupain-Cheng, impossible de passer Noël avec cette mine triste que tu fais depuis que tu es arrivé. Ce jeu s'appelle « termine les paroles ». Je vais mettre un minuteur et quand il sonnera le premier à récupérer la télécommande pour mettre la chanson en pause et qui saura terminé correctement la chanson aura gagné. On peut partir sur 7 chansons.

Adrien ne put que sourire face à l'enthousiasme de son amie. Elle pointait la télécommande vers lui d'une main et l'autre main sur les hanches.

-D'accord, Dupain-Cheng. Mais on gagne quoi ?

-Hum, réfléchit la jeune fille. Le gagnant aura le droit... de demander un service à l'autre et le perdant … devra se déguiser en Père Noël le jour de la rentrée.

-Ou en Mère Noël dans ton cas ! Ca marche, lui dit-il en lui serrant la main.

Ils enchaînèrent sur plusieurs chansons et plusieurs courses poursuites dans le minuscule salon de la jeune fille. Adrien ne pouvait s'empêcher de rire à chaque fois qu'il voyait son amie se précipiter à toute vitesse vers la télécommande au « ding » du minuteur. Elle était si maladroite qu'elle arrivait même à trébucher dans sa propre maison. Ce fut sur une superbe prestation vocale sur « Vive le Vent » qu'Adrien gagna la partie en remerciant son public imaginaire.

- Bon j'ai ...sous-estimé les jambes ... d'un mannequin, le félicita Marinette en même temps qu'elle reprenait son souffle. Et wow ! Tu les connais toutes par cœur, même celle en langue étrangère.

- Quand on a été enfermé toute sa vie et qu'on sait jouer du piano, on se perfectionne dans ce genre de capacités, ma L… Marinette.

Adrien se mordit la langue. Pendant un instant il a cru discuter avec Ladybug. En même temps, elle était la seule personne avec qui il pouvait autant rire. Du moins c'est ce qu'il croyait …avant ce soir.

-T'aurais pu le dire plus tôt ... avant que je ne propose ce jeu. Maintenant je vais devoir me déguiser le jour de le rentrée, bouda-t-elle.

- Pour une fois que je peux gagner à un jeu contre toi, je n'allais pas te parler de mon avantage. Et puis je n'avais pas autant ri depuis longtemps.

Les deux amis rirent en cœur en repensant à la pirouette qu'avait faite la jeune fille en sautant par-dessus le canapé. A ce moment-là, Tom et Sabine entrèrent.

-Eh bien, eh bien, on s'amuse sans nous !, s'exclama Tom avant de sauter sur sa fille pour la chatouiller qui ne put s'enfuir à temps.

Ca doit être à ça que ressemble une vraie famille, pensa Adrien.

La suite de la soirée se déroula dans la même ambiance. Sabine montra à Adrien comment plier des mini-croissants au fromage pour l'apéritif. En attendant que le repas soit cuit, Tom, Marinette et Adrien firent une partie de jeux vidéos que le jeune fille remporta sans problème. Ils discutèrent à table tout en savourant leur délicieux repas de fête. Adrien était habitué à manger de la grande cuisine préparée par leur chef étoilé. Il ne pouvait cependant pas nier le goût différent de celui-ci. Bien plus savoureux, bien plus chaleureux que tous les plus grands mets du monde. Ils mangèrent le reste de la bûche de la boulangerie devant un film de Noël en attendant minuit. Cependant, Adrien avait du mal à se concentrer sur ce qu'ils regardaient car son téléphone n'arrêtait pas de vibrer dans sa poche. Son père l'appelait pour la vingtième fois et il commençait à avoir peur de ce qui pouvait suivre s'il continuait à ignorer ses appels. Bon au moins il s'inquiète …c'est rassurant d'une certaine façon !

Quelques minutes plus tard, ce fut au téléphone des Dupain-Cheng de sonner à son tour. La mère de famille se leva pour aller répondre et Adrien ferma les yeux sachant qui serait à l'autre bout du fil.

-Allô ! Ah, bonsoir Monsieur Agreste ! Adrien ? Oui?, s'interrogea Sabine en se tournant vers l'interpellé.

Ce dernier se résigna et récupéra le téléphone des mains de la mère de son amie.

-Oui, Père ?

-Adrien, pourquoi ne réponds-tu pas à mes appels ? J'envois Nathalie te chercher immédiatement chez les Dupain-Cheng. Ton comportement est tout bonnement …

-Père, Marinette et ses parents ont eu la gentillesse de m'inviter chez eux pour le réveillon. Vous pouvez venir me chercher si bon vous semble mais je ne partirai pas avant minuit, question de politesse.

-Adrien, je comprends que tu sois faché mais de là à oser me défier ?, s'indigna le styliste.

-Il n'en est rien Père ! Mais j'estime que le mieux que je puisses faire pour les remercier est d'honorer leur invitation jusqu'au bout. Je vous préviendrai lorsque je serais prêt à ce qu'on vienne me chercher. Bon réveillon Père !

Il raccrocha et retourna à sa place sous le regard ébahi de ses hôtes.

-Ca va, Adrien ?, demanda son amie d'un air inquiet.

-Oui tout va bien! Je suis exactement où je veux être.

A la fin du film et pendant que Tom et Sabine rangeait la cuisine, Adrien et Marinette montèrent sur le balcon de la jeune fille. Il ne restait que quelques minutes avant les douze coups de minuit. Ils contemplaient en silence Paris dans toute sa splendeur. Le jeune homme avait remarqué depuis plusieurs minutes la voiture de son garde du corps garée juste devant la boulangerie mais personne n'en était sorti pour l'instant. Son père l'avait écouté pour une fois. Il entendit son amie soupirer dans sa contemplation des toits de Paris et décida de briser le silence.

-Merci pour cette soirée, Marinette . Je n'avais pas passé un Noël aussi chaleureux depuis longtemps.

-Je t'en prie, c'était un plaisir de t'avoir. Notre porte te sera toujours ouverte, Adrien.

Il lui sourit et reposa son regard au loin.

-Adrien, tu ... peux me dire ce qui s'est passé avec ton père si tu veux …, le supplia Marinette.

-Je devais passer les fêtes chez ma tante Amélie et mon cousin cette année comme tu le sais. Mon père a tout annulé au dernier moment et sans m'en parler au préalable. Alors au lieu de déprimer seul dans ma chambre, je suis venu ici …

-Tu as bien fait !, lui dit-elle en lui prenant l'épaule. Je suis désolée … ton père est …

-Egoïste ? Froid? Insensible?

-Non, enfin je ne sais pas, je pense qu'il est dépassé par tout ça. Il ...n'arrive pas à analyser les sentiments. Il veut te garder rien que pour lui…

-C'est stupide ! Il n'y arrivera jamais. Un jour je partirai et il prend le risque en agissant ainsi que je ne revienne jamais …

-Dis pas ça …

-Marinette, c'est gentil de le défendre mais pas ce soir s'il te plait.

La jeune fille se tut et fixa les étoiles dans le ciel.

-Si j'ai un dernier conseil à te donner, ne garde pas ça dans ton cœur. Discutes-en avec lui !

La garçon haussa les épaules et regarda ses pieds. Il posa ensuite les yeux sur la jeune fille dont le regard étincelait sous les étoiles. Une légère brise lui passa dans les cheveux et le jeune homme ne put s'empêcher de replacer une mèche de cheveux derrière son oreille. Marinette le regarda surprise par le geste du jeune homme. Il ne la quittait pas des yeux et à chaque seconde qui passait son cœur s'accélérait. Ils redescendirent sur Terre au son de Notre-Dame annonçant minuit. Dans les rues, les gens hurlaient « Joyeux Noël » et les rires des Parisiens bien au chaud chez eux résonnèrent tout autour d'eux. Marinette s'éloigna d'Adrien et se dirigea vers sa chambre.

-Oh, attends ! Ton cadeau !, dit-elle en laissant le mannequin seul avec ses pensées.

Elle revint rapidement avec un joli paquet qu'elle lui tendit immédiatement.

-Ce n'est pas grand-chose ! J'ai été un peu débordé ces derniers temps.

Adrien ne tarda pas à l'ouvrir et découvrit un album photo emballé dans une pochette cousu main par son amie où était brodé dessus « Toujours là avec toi ». A l'intérieur, il y trouva plusieurs photos de ses amis, de sa classe, de ses meilleurs moments depuis son arrivée au collège jusqu'à maintenant. A la fin, ses amis avaient écrits quelques mots gentils qu'il avait hâte de lire.

-Comme tu vois j'ai été un peu aidé et …

Elle fut interrompue par l'accolade du jeune homme qui n'en croyait pas ses yeux. Lui qui s'était senti si seul toute la journée ne le sera plus jamais car il aura toujours une part de ses amis avec lui.

-Merci je l'adore ! Et ... j'ai aussi un cadeau pour toi. Je n'allais pas venir les mains vides ...

Il sortit une boîte de la poche de son manteau et le tendit à la jeune fille. Quand elle déballa le paquet elle trouva un petit bocal en verre ressemblant à un terrarium. A l'intérieur il y'avait une bougie posée sur un lit de mousse blanche rappelant la douce neige d'hiver. A coté de la bougie un petit cactus apportait de la couleur à l'ensemble. La jeune fille tourna légèrement le bocal et qu'elle ne fut sa surprise en découvrant un petite figurine de hamster portant un chapeau melon sur la tête. L'ensemble était décorée par un magnifique ruban rouge accrochée à clochette et sur lequel on pouvait lire « Ladybug du quotidien ».

-Wow Adrien c'est … , ne sut que dire la jeune fille qui en avait presque les larmes aux yeux tellement c'était beau.

-J'ai fait de mon mieux mais j'ai un peu demandé de l'aide aussi. Nathalie a imprimé le petit Hasmter sur une imprimante 3D. Nathaniel et Alix m'ont aidé à la peindre. La confection de la bougie senteur cannelle était un peu plus compliqué mais heureusement que j'avais trouvé un kit au Marché de Noël. Et la broderie n'est pas aussi propre que la tienne mais j'ai fait de mon mieux et sans perdre un doigt. Juste quelques piqûres. Fort heureusement, pour mes derniers shootings j'avais les mains dans mes poches. Je sais que j'ai dit que tu étais notre « Ladybug du quoitidien » à tous mais j'ai plus l'impression que tu es la mienne. Tu es toujours là pour me sauver des mes pensées noires et pour cela je voulais te faire un cadeau à la hauteur de tout ce que tu fais pour moi.

Ce fut au tour de Marinette de se jeter à son cou. Il referma son étreinte et lui murmura à l'oreille.

-Merci d'être une aussi bonne amie, Marinette. Joyeux Noël !

Elle le repoussa légèrement et en le regardant avec un large sourire sur les lèvres et les yeux humides lui répondit :

-Joyeux Noël à toi aussi, Adrien !

Voilà! Un chapitre un peu long mais qui aura son importance!

A bientôt! Et n'oubliez pas de soutenir la série en regardant les épisodes à la TV :)