Helloooo !

Biim, un petit chapitre 35 tout mignon !

Je vous laisse savourer, j'ai adoré l écrire !

Laissez moi vos impressions sur les nouveaux personnages introduis ^^

Bisous sur la fesse gauche !

CyberCoffee


Chapitre 35

Mère Nature avait un sens de l'humour déplorable. Absolument rien dans le fait qu'il avait été réparti à Serpentard ne possédait une quelconque logique. Godric soupira pour la énième fois, le regard plongé dans le reflet de son visage qui miroitait dans les dorures de son assiette vide.

La plâtrée de pommes de terre qui atterrit soudainement sur son reflet le tira de ses pensées moroses.

-Arrête donc un peu de faire cette tête de trois pieds de long, ça va finir par se voir que tu ne souhaitais pas être réparti à Serpentard ! lui fit remarquer la fille assise à côté de lui en reposant dans le plat la spatule qu'elle venait d'utiliser. Il ne fait pas vraiment bon vivre ici en ce moment, alors ne montre pas trop ce que tu ressens.

-Et ce conseil gratuit m'est dû parce que… ? demanda Godric qui ne connaissait que trop bien les habitudes de Salazar : un conseil n'était jamais dispensé par pure bonté d'âme et le prix à payer vous était rapidement réclamé.

-Parce que je suis curieuse, répondit-elle avec une franchise inattendue.

-De ?

-Vous, fit-elle en le désignant puis en désignant la table des professeurs.

-Nous n'avons rien de particulier, répliqua Godric avec méfiance.

-Je ne suis pas aveugle.

-Tu as l'air de te poser trop de questions pour des broutilles.

-Laisse-moi me les poser, ça ne t'engage à rien, éluda-t-elle la question tacite.

-Certes. Mais j'aimerai tout autant connaître l'identité de la personne qui me surveille, finit-il par dire en plongeant son regard dans les yeux bleus de son interlocutrice.

-Daphné Greengrass, répondit-elle au bout d'un moment.

Godric plissa les yeux à l'entente de son nom de famille : les Greengrass étaient des Sangs-Purs bien connus pour leur position pro-Voldemort.

-Tu me connais, dit Daphné. Ton expression en dit long.

-Pas toi, ta famille.

-C'est le lot de bien des élèves de Serpentard, lui rappela-t-elle. De n'être considérés que par le nom qu'on porte plutôt que par qui on est.

-Ne t'attends pas à une quelconque pitié de ma part, la prévint Godric. Certaines personnes ont plus de courage que d'autres et ont été capables d'aller à l'encontre de leur famille pour s'affirmer. Il me semble que ton professeur de Défenses contre les Forces du mal en fait partie. Sirius Black, de la Grande et Noble Maison des Black. Ce n'est pas n'importe quelle famille, pourtant.

Daphné lui jeta un regard glacial et lui tourna le dos. La discussion était close et Godric ne venait pas de s'en faire une amie. Il soupira de lassitude : était-il idiot ? Cela devait bien être la seule personne de Serpentard qui ne lui parlerait volontairement et lui venait de l'envoyer balader !

-Tu es un imbécile, fit la personne à sa gauche.

-Penses-tu ? grogna Godric avec sarcasme.

-Et tu continues à te montrer agressif…cela ne te seras d'aucune utilité ici.

Godric releva la tête et se tourna en direction de son nouvel interlocuteur. Ses cheveux blonds cendrés lui tombaient sur le front, lui cachant le trois-quarts du visage mais ne réussissant toutefois pas à masquer le sourire moqueur qui y trônait.

-Elle t'offrait une alliance plutôt respectable. Et non des moindres.

-Ce n'était pas une alliance qu'elle voulait, c'était des renseignements ! cracha Godric en se redressant.

Le garçon sourit de plus belle en pouffant.

-Effectivement, admit-il. Mais sa curiosité cachait un désir de t'offrir sa protection sociale que tu aurais pu lui rembourser avec ta protection physique. Un échange équivalent si tu préfères.

Godric ronchonna.

-Ne pouvait-elle pas me dire ça tout de suite au lieu de tourner autour du pot ? râla-t-il en foudroyant du regard la jeune fille qui discutait avec animation avec sa voisine.

-Il faudra t'y faire, Garnett, tous les Serpentard parlent par énigmes et par sous-entendus plus ou moins subtils, ricana le garçon en dégageant son front au teint hâlé des cheveux qui y tombaient avec une nonchalance étudiée.

Godric fit une grimace qui résumait à la perfection le fond de sa pensée concernant toutes ces nébuleuses règles politico-sociales. Rien n'était plus agréable qu'une vraie discussion toute en transparence.

-Tu m'en vois ravi, grommela-t-il. Et toi, quel est ton nom ?

-Gersende Morency.

-C'est d'origines françaises ? demanda Godric à qui les tonalités n'étaient pas sans lui rappeler la langue de Molière.

-En effet, sourit Gersende.

-Et que veux-tu de moi, toi ?

Gersende éluda la question d'un geste de la main.

-Je ne suis à la recherche d'aucune protection ni d'aucun accord tacite ou non. Tu apprendras bien vite que je suis l'électron libre de Poudlard. Ce n'est pas moi qui ait besoin des autres mais les autres de moi. Souviens-toi-en le jour où tu auras besoin de quelque chose que tu n'arrives pas à obtenir peu importe tes efforts. Je le ferai pour toi.

-Ce ne sera pas gratuit, je suppose.

-Cela va de soi.

-Et ton aide est dispensée moyennant quoi ?

-Des secrets, répondit Gersende en esquissant un sourire mutin. Sous véritasérum, évidemment.

Godric soupira de plus belle : s'il avait eu une minute d'hésitation sur ce que venait faire ce Gersende Morency à Serpentard, il n'avait désormais plus aucun doute sur la légitimité de sa Répartition.

-Êtes-vous tous aussi...comme ça dans cette maison ? marmonna-t-il en regrettant amèrement l'ambiance conviviale qui devait régner à la table des Gryffondor.

-Comme quoi ?

-Tarés, êtes-vous tous aussi tarés ? répéta Godric d'une voix désespérée.

-Nous avons tous nos particularités, oui.

Godric leva les yeux au ciel et se saisit de sa fourchette pour la planter dans ses pommes de terre d'un geste rageur. Il maudissait du plus profond de son être son foutu chapeau qui gardait rancune pour des détails sans importance ! Il était certain que tout était à cause de ce qu'il s'était passé il y avait plus de neuf cent ans. N'avait-on pas idée d'avoir une si bonne mémoire ? Et il ne pouvait même pas s'en prendre à quelqu'un d'autre puisque c'était lui-même qui avait créé ce Choixpeau et lui avait fourni ses capacités incroyables.

Le sort s'acharnait vraiment contre lui.

-Comme tu es nouveau et que tu n'as rien à faire chez les Serpentard, je vais te donner gratuitement un conseil amical en guise de bienvenue, lui offrit Gersende qui mâchait avec entrain sa côte de bœuf. Excuse-toi auprès de Daphné et accepte son offre. Cela te servira plus tard.

Godric faillit s'étouffer avec sa nourriture.

-Et pourquoi faudrait-il que je fasse une telle chose !?

-Parce que tu n'es absolument pas taillé pour ce qu'il se passe de nos jours dans cette maison, répondit Gersende avec un sourire carnassier.

-Et toi oui ? gronda Godric qui trouvait décidément que les jeunes ces jours-ci n'étaient plus du tout aussi timides que dans ses souvenirs.

-Pourquoi m'amuserai-je à collecter les secrets du Tout-Poudlard si ce n'était pas pour assurer mes arrières ? lâcha Gersende avec suffisance.

Le garçon était non seulement très intelligent mais aussi dangereux. La lueur qui brillait dans ses yeux indiquait à Godric qu'il s'amusait comme un fou. Il comprenait mieux pourquoi il était un « électron libre ». Gersende Morency s'était arrangé pour être intouchable d'une part et irremplaçable de l'autre. C'était très finement joué, digne de Salazar lui-même.

Godric ne put s'empêcher de sourire.

Il allait finalement s'amuser un peu à Serpentard.

Il se tourna vers Daphné Greengrass et lui servit un verre de jus de citrouille en guise de cessez-le-feu. Elle le dévisagea un moment puis lui tendit une tranche de pain aux noix.

L'accord tacite conclut par cet échange ne passa pas inaperçu au sein des élèves de Serpentard.

Alors que toutes les têtes se tournaient vers les protagonistes de l'alliance nouvellement célébrée, Gersende Morency sourit en se tournant quant-à-lui vers la table des Poufsouffle pour observer Nathanaël Wyllt discuter avec Ernie MacMillan.

Oo

-Tout ceci est trop étrange, marmonna Hermione qui n'avait toujours pas touché aux mets pourtant délicieux qui étaient apparus quelques minutes plus tôt sur la table des Gryffondor.

-Qu'est-ce qui est étrange ? demanda Harry avec un intérêt plus poli qu'intéressé.

-Les nouveaux professeurs, les nouveaux élèves et leurs connexions.

-Ce ne sont certainement que des réfugiés suite aux attaques dans l'est de l'Angleterre, parvînt à dire Ron entre deux mâchouillements. Rien d'incroyable.

Hermione pinça les lèvres et plissa les yeux.

-Ça c'est ce que Dumbledore veut nous faire croire, réfuta-t-elle. Ne trouvez-vous donc pas étrange que toute une famille vienne ainsi à Poudlard ? Quand bien même une attaque de Mangemorts ait détruis leur maison, que viendraient-ils faire ici ? Qu'est-ce qui justifie que Dumbledore les aient accueillis ? Même si l'on considère qu'il veuille rendre service à son ancien Maître d'Apprentissage, n'est-ce pas bien arrangeant que Mr et Mrs Wyllt soient justement respectivement professeur de Potions et Infirmière ? Et je n'ai pas encore parlé des trois nouveaux élèves ! Que ce Nathanaël Wyllt suive ses parents est une chose mais qui sont ces deux autres personnes pour que Dumbledore les accueillent aussi ? Et par Merlin, suis-je la seule à avoir remarqué qu'ils ont transplanés dans l'enceinte du château ?

Harry dût reconnaître que cela faisait beaucoup de coïncidence en bien trop peu de temps. Mais Dumbledore devait avoir des raisons bien à lui pour offrir l'asile à tous ces gens.

-Certes, c'est étrange, acquiesça-t-il. Mais je suis certain que ces personnes sont dignes de confiance.

Il ne put s'empêcher de repenser à ce sentiment fugace qui l'avait frappé à l'arrivée de Nathanaël Wyllt. Cette sensation trop floue pour pouvoir mettre un nom dessus qui lui murmurait qu'il ne lui était pas étranger alors que c'était bien la première fois de sa vie qu'il le voyait. Il voulut en toucher deux mots à Hermione et Ron mais, après avoir jeté un rapide coup d'œil autour de lui, il décida qu'il y avait beaucoup trop d'oreilles indiscrètes pour évoquer de telles choses.

-Mauvais argument ! contra Ron en essuyant ses mains sur la serviette d'Hermione, la sienne étant déjà toute graisseuse. Quirell était prof et cela ne l'a pas empêché de se trimballer avec Voldemort à l'arrière du crâne.

-Tu marques un point, concéda Harry en fronçant le nez pour faire remonter ses lunettes. Mais il a justement dû prendre ses précautions concernant ce genre de problèmes. Et je suppose que s'ils sont avec son Maître d'Apprentissage c'est qu'ils doivent être blanchis de tout soupçon.

-As-tu bien regardé l'expression de Lailoken Wyllt quand Dumbledore l'a présenté ? souligna Hermione. Il avait l'air dégoûté.

-Mais dégoûté de quoi ? demanda Ron qui se servait une pinte de Bièraubeurre.

-Je ne sais pas, admit Hermione en fronçant les sourcils, mais cela prouve tout de même que quelque chose cloche chez cet homme.

-Plus que ses yeux ? ironisa Ron.

-Mis à part ce…détail, il a ce je-ne-sais-quoi qui affole ma curiosité, continua Hermione en levant les yeux au ciel. Il cache des choses, tout comme le reste de sa famille et leurs amis.

-Cela m'aurait étonné que ta curiosité légendaire ne soit pas titillée…railla Ron.

Toute cette conversation poussait Harry à vouloir leur avouer ce qu'il s'était passé lors de l'arrivée de Nathanaël Wyllt. Il ne pouvait pas leur cacher cela plus longtemps, il était désormais certain que cela aurait une importance. Il lui faudrait pourtant patienter jusqu'à ce qu'ils soient à l'abri dans leur salle commune.

D'un geste machinal de la tête, il fit signe à Hermione de regarder Ron qui s'était affublé d'une belle moustache en mousse et qui ne semblait pas s'en être aperçu. La jeune fille se saisit de sa baguette et lança un « Récurvite !» ennuyé en secouant la tête de lassitude. Le rouquin rougit immédiatement et Harry soupira. Ses deux idiots d'amis étaient aveugles à ce qui se passait entre eux depuis bien des années. Que Ron ne s'aperçoive pas qu'Hermione partageait les même sentiments que lui à son égard ne l'étonnait pas plus que ça mais que cette dernière ne se l'admette pas était plus déstabilisant quand l'on considérait ses capacités de déductions hors-normes. Il était d'ailleurs intimement persuadé qu'elle savait pertinemment ce qu'elle ressentait mais qu'elle attendait un timing qu'elle seule connaissait -et ce pour une raison qui le dépassait- aussi faisait-il semblant de ne rien voir et tout le monde semblait y trouver son compte.

A peine le dessert englouti et la chanson de Poudlard braillée à tue-tête, le Trio d'Or -comme s'amusaient à les surnommer les autres Gryffondor- s'engouffrait par la porte de la Grande Salle pour retourner dans leur salle commune. Ce n'est qu'en passant devant une salle de classe vide qui servait aujourd'hui de débarras que Harry fit signe à ses amis d'y entrer.

Une fois à l'intérieur, il sortit sa baguette magique et murmura un « Assurdiato !» afin que quiconque les ait suivi ne puisse surprendre leur conversation. Comme le lui avait répété cent fois Fol'Oeil, vigilance constante !

-Que se passe-t-il ? s'enquerra Hermione avec un air inquiet tandis que Ron le fixait avec de grands yeux.

-Il faut que je vous dise quelque chose, commença Harry, c'est à propos des nouveaux. Je ne pouvais pas le dire dans la Grande Salle, c'est trop...étrange.

-Qu'est-ce qui t'arrive ? le pressa Ron en se rapprochant de lui.

-Quand les deux garçons sont arrivés...enfin, non, pour être exact c'était quand ce Nathanaël Wyllt s'est mit à parler. J'ai eu une sensation que je ne parviens pas à expliquer. Comme si...comme si je le connaissais, finit par avouer Harry d'une voix soucieuse.

-Tu veux dire...comme pour Voldemort ? demanda Hermione en fronçant les sourcils. Ta cicatrice te démange aussi en le voyant ?

Harry releva les mains et les secoua.

-Non, non ! Cela n'a rien à voir ! C'est plutôt en moi, dans mon cœur, dans mon... âme ? C'était bref, très, très bref. Comme un déjà-vu. Peut-être que je me suis fait des idées, ce ne serait pas la première fois que ça m'arrive. Je voulais juste vous prévenir, c'est sûrement rien. La fatigue, peut-être ?

-Je n'aime pas trop donner une raison à Mione d'enquêter et de fouiller dans le passé des gens que nous ne connaissons pas mais je dois reconnaître que tout ceci n'est pas net ! s'exclama Ron qui s'était assis sur un des pupitres poussiéreux qui avaient été stockés là.

-Tu apprendras à toujours me donner raison, Ronald ! fit la sorcière en croisant les bras sous sa poitrine. Je continue de dire que ces gens cachent des choses et ce sont peut-être des secrets qui pourraient mettre en péril Poudlard ! N'avez-vous donc pas écouté ce qu'à dit le Choixpeau ?

Ron et Harry se regardèrent dans le blanc des yeux et soupirèrent dans un bel ensemble.

-Non...avouèrent-ils simultanément.

Hermione souffla par le nez et remonta son menton comme elle savait si bien le faire quand elle les sermonnait.

-Vous savez pourtant que le Choixpeau nous indique ce qu'il se passera au cours de l'année ! s'écria-t-elle.

-Mais tu sais aussi bien que moi que je ne comprends jamais rien à ses énigmes ! geint Ron. Et puis...je préfère nettement quand c'est toi qui m'expliques ce qu'il a dit, tu as toujours des théories siii intéressantes à nous partager !

Bien joué ! ricana intérieurement Harry. Flatter l'ego d'Hermione était encore la meilleure des façons de calmer la furie qui venait de s'éveiller en elle. Le sourcil que releva la sorcière d'un air peu convaincu leur indiqua qu'elle n'était pourtant pas dupe.

-Bien entendu, Ronald, c'est tellement plus simple d'attendre qu'on fasse à ta place plutôt que d'utiliser deux minutes la gélatine qui te sert de cervelle ! persiffla-t-elle en posant ses poings sur ses hanches.

Sentant la dispute pointer le bout de son nez, Harry s'interposa entre ses deux amis.

-Ron voulait simplement dire que tu étais la meilleure pour ce genre de déductions et qu'il préférait entendre tes hypothèses plutôt que les siennes qui auraient été complètement fausses, tempéra-t-il. Que voulais-tu nous dire au juste ?

Hermione émit un petit couinement agacé et fila s'asseoir à son tour sur un pupitre, non sans l'avoir débarrassé de toute sa poussière auparavant.

-Le Choixpeau a été très clair concernant l'année à venir : beaucoup d'événements décisifs auront lieux au cours des prochains mois. Il a prédit de nouveaux alliés comme de nouveaux ennemis. Je me demande simplement de quel bord les Wyllt et leurs amis sont. Le Choixpeau a parlé d'unité mais aussi de trahisons, que les amis étaient parfois des ennemis déguisés et que les ennemis n'étaient pas toujours aussi campés sur leurs positions que ce qu'on pouvait bien penser. Pour résumé, il nous a prévenu que les apparences étaient souvent trompeuses. C'est pourquoi je préfère me méfier des Wyllt même si ce Lailoken était le Maître d'Apprentissage de Dumbledore. Il aurait très bien pu retourner sa veste ! Mieux vaut prévenir que guérir, non ?

Les paroles d'Hermione résonnèrent dans le crâne d'Harry. Elle avait sûrement raison, le sentiment qu'il avait ressenti était certainement du même acabit que les démangeaisons et les brûlures que lui infligeait Voldemort à travers sa cicatrice. Probablement un avertissement de mauvais augure. Il étouffa la petite voix dans sa tête qui lui soufflait que Nathanaël Wyllt n'était pas une menace et fit face à ses amis.

-Il faut qu'on puisse être certains que toutes ces personnes ne sont pas du mauvais côté, avança-t-il, il y a déjà tellement d'élèves qui sont à la solde de Voldemort et de ses mangemorts, nous ne pouvons pas nous laisser submerger par une nouvelle vague de ses sbires ! Il va falloir fouiller. Mione, le Choixpeau a-t-il dit autre chose concernant les événements à venir ?

Hermione hocha la tête.

-Effectivement, il a été plutôt bavard. Il a aussi prédit que Mère Nature elle-même était concernée par ce qui allait se passer dans les prochains mois à venir et qu'elle ne restait pas sans rien faire. Si j'ai bien compris, il a parlé de balance. Quelque chose à voir avec l'équilibre des balances. Je n'ai pas vraiment compris cette partie-là. Ça avait l'air vraiment important cela dit, les balance doivent être maintenues sinon le monde en pâtira. Je vais creuser ça, je vous tiendrais au courant.

-D'ailleurs, c'est bien la première fois que je vois le Choixpeau ouvrir la bouche pour parler d'autres choses que des Quatre Maisons, intervînt Ron. Je crois bien que c'est ça qui m'a le plus perturbé…

-Oh, tu sais, quand j'étais sur le tabouret, le Choixpeau m'a parlé de chacune des qualités des Gryffondor et des Serpentard, le contredit Harry en se souvenant de sa propre Répartition.

-Toujours est-il que cela avait un rapport avec ta Répartition ! soutînt Ron. Tout à l'heure, il a engueulé Garnett quand il a contesté son verdict ! Du jamais vu ! Je ne savais même pas qu'il pouvait dire autre chose que « Gryffondor ! », « Serdaigle ! », « Poufsouffle ! » ou « Serpentard ! ».

-Je l'ajoute à la longue liste des faits bizarres, annonça Hermione. Elle s'allonge à chaque seconde…

-J'admets que cela fait beaucoup trop de coïncidences en quelques heures, capitula Harry. Soyons vigilants !

Ron sauta à pieds joints du pupitre sur lequel il était perché et prêta son bras à Hermione afin qu'elle s'y appuie pour descendre de son propre pupitre. Une fois sur le sol, elle épousseta inutilement l'arrière de son jean. Ron passa devant elle, une trace de poussière soulignant les courbes de ses fesses. Elle esquissa un petit sourire tendre et lança discrètement un sort de nettoyage avant de s'apercevoir qu'Harry ne perdait pas une seule miette de ses agissements. Elle le toisa, le défiant de faire un commentaire. Harry haussa les épaules et suivit Ron qui était déjà à côté de la porte, prêt à l'ouvrir.

-Juste une dernière petite chose ! les interpella la sorcière avant que Ron n'abaisse la poignée. Le Choixpeau a fini sa chanson en prophétisant que Poudlard serait ébranlée au plus profond d'elle, jusque dans ses fondations.

-Voilà qui nous rassure sur l'année à venir ! fit Ron avec sarcasme avant de sortir de la salle de classe désaffectée, suivi par Harry.

Hermione les rejoins peu après, la tête toujours plongée dans de profondes réflexions. Une des paroles de la chanson du Choixpeau la perturbait véritablement : si elle avait traduis par fondations, elle était pourtant quasiment certaine d'avoir entendu fondateurs.

Devant l'absurdité de ces pensées, elle secoua la tête et leva les yeux au ciel. Ce qu'elle pouvait être idiote, parfois ! C'était évidemment des fondations qu'il était question !

-Mione ! appela la voix de Ron. Tu viens ?

-J'arrive, j'arrive !

-Tu as une nouvelle hypothèse ? demanda-t-il, curieux.

La sorcière secoua la tête en souriant.

-Absolument aucune.

Oo

« Poudlard la Magnifique, Poudlard l'Incandescente,

Brûleras-tu de feu ou de joie ?

Seras-tu parée de ta plus belle cape de Lumière ou d'Ombre ?

Si l'avenir est incertain, une chose l'est moins,

Tu ne sortiras pas indemne de cette Bataille,

Ébranlée, tu le seras jusque dans tes Fondateurs. »