Hey, buddies !

Vous êtes heureux de voir cette petite notification qui vous dit que le nouveau Chapitre est ENFIN posté ? Ouais, moi aussi !

Oui, ça fait...3 longs mois que je n'avais pas rien posté. Je sais. Pour la peine je me flagellerai avec les 7 tomes D'HP demain à 11h.

Disons que mon nouveau travail est légèrement prenant. Et que, par conséquent, j'ai moins de vitalité. MAIS, je ne lâcherai pas. JAMAIS !

Ce sera peut-être mois souvent mais je posterai. Qu'importe que le vent hurle, je ne ploierai JAMAIS devant lui !

Pour me faire pardonner, voici le Chapitre le plus looooong que j'ai jamais écrit. 10 pages words, les endives, et une scène de cul en prime, z'êtes contents ? De rien, c'est cadeau, c'est plaisir. Bon, à savoir, là nous sommes encore dans la période où je pose le décor pour pouvoir ensuite avancer dans les intrigues de Poudlard. Donc y'a pas forcément des retournements de situation de malade mental, des machinations de fous furieux, etc. Mais ça viendra. Et vous allez pleurer, c'est moi qui vous le dit. Mais pas de spoil.

Bonne lecture les endives,

Bisous sur les deux fesses !

CyberCoffee


Chapitre 38

Le silence attentif qui régnait dans la salle de classe devint assourdissant. Plus un mot, plus un chuchotement ni un seul murmure ne furent entendus -si ce n'étaient de lointains brouhahas, provenant du couloir. Chaque élève avait levé la tête et attendait que le Professeur Wyllt ouvre à nouveau la bouche. Personne ne voulait être celui ou celle qui briserait ce silence étouffant.

-Je vois que j'ai capté toute votre attention, murmura doucement mais fermement le professeur. C'est parfait !

Il s'éloigna de son bureau et se mit à déambuler dans les rangées, tournant sa tête d'un côté puis de l'autre pour dévisager chaque élève avant de retourner à sa place.

-Ne connaissant pas votre niveau, je me vois dans l'obligation de vous tester, finit-il par dire en pianotant de ses longs doigts fins les dorures de son bureau. Vous êtes tous en septième année et vous avez choisi cette matière par rapport à vos désirs de carrières. Quoiqu'en aient dit vos professeurs, je veux m'assurer que vous pourrez un jour y parvenir. C'est pourquoi, vous allez tous me commencer une potion -celle de votre choix, dans les potions de niveau cinq- durant les deux heures qui suivent.

Il y eut un hoquet de stupeur. Leur nouveau professeur leur demandait des potions de niveau cinq ? Mais le niveau cinq n'était abordé que lors d'une maîtrise de Potions, jamais en septième année !

-J'attends de vous discipline et silence ! coupa court le sorcier en faisant apparaître des manuels de potions de niveau avancé sur chaque pupitre. Ainsi que des potions maîtrisées. A la fin du cours, je vérifierai l'avancement de votre potion pour voir si les premières démarches faites sont bonnes. Si vous savez lire un manuel, vous ne devriez pas avoir de mal à confectionner une potion passable.

Sans attendre de savoir si le discours était terminé, Nathanaël Wyllt, Roxane Savage et Gabriel Garnett se dirigèrent vers les étagères et commencèrent à se servir des ingrédients qu'il leur faudrait pour confectionner leurs potions.

-Et bien, qu'attendez-vous !? siffla Salamander Wyllt au reste de la classe.

S'en suivit un concert de raclements de chaises et de murmures. Bientôt les étagères furent ensevelies par des dizaines de mains à la recherche d'ingrédients.

-Il ne rigole pas ! murmura une élève de Serpentard au teint pâle et aux cheveux noirs coupés en un carré court nommée Pansy Parkinson au garçon assit à ses côtés.

Celui-ci haussa les épaules en relevant le menton, ce qui, combiné à ses cheveux blonds presque blancs et son nez en trompette, lui donna un air hautain.

-Cela ne change pas beaucoup de ce que nous demande mon parrain, répliqua-t-il d'une voix traînante.

-C'est bien vrai ! Pour tout dire, je ne m'attendais pas vraiment à autre chose étant donnés son air sinistre et ses cicatrices, chuchota-t-elle en installant son chaudron sur le feu.

-Les apparences sont parfois trompeuses, Pansy ! lui rappela le garçon avec sagesse.

-Tu n'as pas tort.

Drago Malefoy se saisit à son tour de son chaudron et le posa délicatement sur le feu. Les flammes étaient bleues et il savait que le chaudron ne mettrait pas moins de cinq minutes et dix-huit secondes pour atteindre la température dont il avait besoin pour confectionner sa potion. Le test de ce nouveau professeur tombait à point nommé. Il avait toujours voulu s'essayer à nouveau au philtre de chance, le Felix Felicis. Son parrain, le sombre professeur Severus Rogue, le lui avait fait préparer avant le début des vacances d'été mais devant la dureté de l'exercice, Drago avait échoué. Et un Malefoy n'aimait pas perdre. Qu'importe qu'il faille six mois pour préparer le philtre en question.

Dans sa diagonale, debout devant son pupitre, Nathanaël Wyllt semblait plongé par la préparation de la même potion. Drago ne connaissait pas son niveau mais les gestes assurés qui étaient les siens lui indiquèrent qu'il serait un adversaire de taille. Par orgueil, il décida que sa potion serait meilleure que la sienne. Se saisissant du premier ingrédient, il commença à le découper en fines lamelles, toute son attention focalisée sur sa tâche.

Loin de se douter qu'il était l'objet d'un concours auquel il n'avait pas conscience de participer, Nathanaël concassait avec dextérité la noix dorée du Myanmar nécessaire pour procurer sa couleur si spécifique à la potion de chance. Contrairement à ses camarades, il n'avait nul besoin de son manuel. Il connaissait la liste des ingrédients et toutes les étapes par cœur. Cette potion, il l'avait déjà faite plusieurs fois et la dernière avait été absolument parfaite, dixit son propre père. Nathanaël secoua la tête, il n'avait pas l'habitude d'évoluer parmi autant de personnes et avait un mal fou à faire abstractions des bruits environnants. Mais les bouillonnements rassurants de sa potion l'aidèrent à se concentrer et il finit par ne plus penser à rien si ce n'étaient aux gestes à faire et aux prochaines étapes à accomplir.

Les yeux plissés, le nez froncé, Hermione Granger s'ordonnait mentalement de se concentrer sur la confection de sa potion de Polynectar. Mais ses pensées ne cessaient de se diriger vers Nathanaël Wyllt. Il était un vrai mystère. Il semblait qu'elle avait été la seule à avoir remarqué quelque chose de tout bonnement impossible durant le cours de Métamorphose. Avait-elle vraiment vu que le sort lancé par Nathanaël Wyllt avait fonctionné alors qu'il avait à peine bougé sa baguette ? Et n'avait-il pas lui-même dit au professeur qu'il n'avait pas l'habitude d'en utiliser, avant de se reprendre et de reformuler sa phrase ?

Hermione avait déjà lu maints ouvrages controversés sur l'utilisation ou plutôt la non-utilisation de la baguette magique. D'anciens écrits témoignaient de cette pratique Hugo Magens écrivait notamment dans L'Histoire de La Magie avoir trouvé un vieux journal intime dans lequel son propriétaire, qui avait vécu au XVème siècle, racontait qu'un vieil ermite vivant dans la forêt calédonienne avait été vu pratiquant d'étranges rites magiques sans aucune baguette. Mais tout ceci n'était que des racontars et des légendes. Pourtant, la plus connue de ces légendes, celle que les parents aimaient raconter aux enfants pour les endormir, contait l'histoire d'un puissant sorcier qui lançait des sorts sans jamais avoir à dégainer se baguette magique.

La légende de Merlin l'Enchanteur.

Tout le monde sait que les légendes trouvent leur souffle de vie dans les faits réels. Alors pourquoi la magie sans baguette ne serait-elle pas réellement possible pour les sorciers, après tout les gobelins la maîtrisait déjà ! Cela ne faisait même pas 24h que Nathanaël Wyllt avait débarqué à Poudlard et le mystère l'entourant lui et les siens s'épaississait à mesure que les minutes passaient.

Mais, foi d'Hermione Granger, tout cela ne resterait pas indéfiniment un mystère !

-Je vais passer dans les rangs pour vérifier votre travail, informa le professeur Wyllt quand il ne resta plus qu'une vingtaine de minutes de cours. Bien évidemment, vous continuerez tous votre travail jusqu'à ce que j'en sois à votre chaudron. Je m'occuperai personnellement de faire disparaître chaque potion afin d'éviter tout accident. Bien que voir ma femme soit toujours un réel plaisir, je préfère bénéficier de son entière attention lorsque je suis en sa présence. La pensée même de lui amener des élèves assez idiots pour avoir désobéi à une consigne simple m'agace.

Sans se préoccuper des murmures outrés des adolescents piqués dans leurs orgueils, Salamander Wyllt se dirigea vers le premier rang. Il s'approcha d'un grand garçon aux dents de devant anormalement longues et à l'air pataud. Il fixa la potion sans rien dire avant de lever la tête.

-Ton nom ? demanda-t-il au garçon de sa voix froide.

-Nev...Neville Londubat, professeur, bégaya ce dernier, déconcerté par le tutoiement.

-La base est bonne. Pas exceptionnelle mais bonne. Pour atteindre l'excellence il t'aurait fallu tourner deux fois de plus dans le sens inverse des aiguilles d'une montre et faire reposer dix secondes de moins lors de la transition à la sixième étape. Ta datte n'était pas assez fraîche mais ça, cela n'est pas de ton fait. Il y a des maladresses mais dans l'ensemble, ta potion est relativement bien exécutée. Elle ne soignera personne et rendra malade le malheureux qui la boira. Tu ne tueras personne avec, c'est déjà une bonne chose.

Neville Londubat regarda le professeur avec de grands yeux, comme la totalité du reste de la classe. Il ne sut dire s'il venait de lui faire un compliment ou s'il venait de l'humilier comme en avait l'habitude de le faire le Professeur Rogue.

-Euh, merci ? risqua-t-il, dans le doute.

-Il y a encore énormément de travail à faire, répondit simplement le professeur en faisant disparaître la substance de son chaudron. A toi.

Ronald Weasley se raidit en voyant le sorcier se poster devant lui. Il déglutit en attendant son verdict.

-Que fais-tu dans ce cours ? lui demanda finalement le professeur.

-Je voudrais bien devenir Auror et...je dois maîtriser les potions pour ça, expliqua le rouquin en rougissant d'être le centre de l'attention.

-Noble métier, acquiesça sèchement l'homme, cependant tu échoueras. Ton niveau est médiocre, écoutais-tu ces six dernières années ? Contrairement à ton camarade ta potion pourrait non seulement tuer quelqu'un mais aussi décimer une forêt entière.

Ron continua de rougir, de colère cette fois. Il entendait clairement les ricanements des Serpentard qui ne manquaient rien de son humiliation.

-Tu viendras ce soir dans cette salle à 20h pour des cours particuliers, nous reverrons les bases.

Puis il se posta devant le chaudron d'Harry Potter.

-Toi aussi.

-A 20h !? s'exclama ce dernier, horrifié de devoir manquer un cours de duel avec Sirius. J'ai déjà des obligations, professeur ! Serait-il possible de décaler, s'il vous plaît ?

-Quel genre d'obligations ?

-Euh, c'est personnel, marmonna-t-il.

-Bien, alors nous nous voyons à 20h...ce soir.

-Mais… !

Le professeur Wyllt ne s'attarda pas à discuter plus encore et évaluait déjà le contenu du chaudron d'Hermione Granger qui patientait en se balançant d'un pied sur l'autre.

-C'est presque parfait, Miss… ?

-Granger ! Hermione Granger ! s'exclama-t-elle en fronçant les sourcils. Excusez-moi, mais où me suis-je trompée ?

-Tu as mélangé la poudre de corne de bicorne avec le trèfle à quatre feuilles à quatre secondes d'écart, n'est-ce pas ?

-En effet, acquiesça Hermione en hochant la tête.

-Il s'agit d'une erreur peu connue : il faut mélanger les deux ensemble, ainsi leurs composants se marient parfaitement et suppriment la douleur que l'on ressent généralement à l'absorption de la potion de Polynectar.

-Mais il n'est nulle part fait mention d'une telle technique ! protesta la sorcière.

-Il suffit de lire le Grimoire de Salazar Serpentard pour trouver nombres de secrets dévoilés sur la confection des potions, expliqua le professeur Wyllt en esquissant un léger sourire.

-C'est un recueil de magie noire ! s'écria Hermione.

-Tu as beaucoup d'à priori, jeune sorcière, répondit le professeur en pinçant les lèvres avant de faire face à l'ensemble de la classe. Vous avez pratiquement atteints l'âge adulte. Il est temps pour chacun d'entre vous de penser par vous-même. La vie est une large palette de gris, rien n'est tout blanc ou tout noir. Plus tôt vous apprendrez à déceler le vrai du faux, plus tôt vous apprendrez à vous faire votre propre opinion des événements et des gens et plus tôt vous aurez accès à des informations qui ne vous auraient jamais été livrées autrement. Cela s'appelle l'esprit critique. Par exemple, nulle part dans son grimoire, Salazar Serpentard ne fait mention de magie noire ni n'invite ses lecteurs à s'initier aux arts sombres. Il s'agit d'un simple recueil de potions comme nous en trouvons partout dans les librairies...avec, certes, un niveau bien plus avancé que ce qui se fait de nos jours !

-Mais Salazar Serpentard était un Mage Noir reconnu ! renchérit Ronald Weasley.

Le professeur Wyllt leva les yeux au ciel avant de reprendre.

-Quand bien même il avait été un mage noir, cela ne veut pas dire que toutes ses recherches ont tournées autour des arts sombres. D'ailleurs, qu'est-ce que la magie noire ? En quoi est-elle différenciée de la magie dite « blanche » ? Un Doloris vous procurera une douleur indescriptible, comme si un millier de lames vous transperçaient lentement, ce sortilège a été catégorisé dans les Sortilèges Impardonnables. Je conçois évidemment que ce sort soit interdit. Mais un innocent sortilège Aguamenti lancé dans le but de noyer quelqu'un devient aussi un sortilège meurtrier. Pour conclure, ce n'est pas tant le sort en lui-même que l'intention qu'a le lanceur qui décide que ce que vous faites est ou n'est pas de la magie noire. Une incroyable palette de gris, vous dis-je.

-Donc, si quelqu'un tente de se suicider, utiliser l'Impero pour l'en empêcher n'est pas répréhensible puisqu'une vie est sauvée ? demanda Neville Londubat.

-Parfaitement, acquiesça le professeur en hochant lentement la tête. La magie n'est pas noire, elle n'est pas blanche, ni grise, la magie n'est pas rose, verte ou bleue. La magie est juste ce qu'elle est...une énergie que Mère Nature partage avec certains êtres humains. La magie n'est ni bonne ni mauvaise, seuls les sorciers peuvent l'être.

-Mais le sortilège du Doloris reste tout de même un sort mortel qui n'a d'autre utilité que de faire souffrir, comment cela ne peut-il pas être considéré comme de la magie noire ? demanda Harry Potter.

Le sorcier tourna son visage couvert de cicatrices dans sa direction.

-Tout simplement parce que ce sort a été inventé par l'être humain. A la base, Mère Nature a offert une énergie neutre, c'est l'Être Humain -les sorciers en l'occurrence- qui a modelé cette énergie. A l'origine du Monde et des Hommes, aucun sort ou aucune baguette magique n'étaient nécessaires pour contrôler cette énergie. Elle était pure et les hommes étaient bien plus connectés à la nature qu'aujourd'hui. Ils n'avaient pas besoin de catalyseur pour concentrer leur magie, elle traversait leur corps entier et s'exprimait selon leurs pensées et leurs désirs. Les siècles ont passé, les hommes ont fini par s'éloigner de la nature et par conséquent par s'éloigner de leur lien avec la magie pure. La baguette magique a fait son apparition pour aider les sorciers à garder le contrôle, les sorts ont été crée ainsi que les formules et les gestes. Prenons exemple avec les Gobelins, eux sont restés extrêmement proches de Mère Nature et ce n'est un secret pour personne qu'ils savent pratiquer la magie sans baguette.

Hermione fixa le professeur avec intérêt.

-Et pensez-vous qu'il serait possible que, de nos jours, certaines personnes aient accès à ce lien avec la magie pure ?

-Pas à ma connaissance, répondit doucement le sorcier, mais il se pourrait -et je l'espère !- que cela soit possible.

-Donc vous nous dîtes que la magie sans baguette a existé et qu'il serait possible que nous y ayons encore accès ? insista la sorcière en jetant un regard en coin à Nathanaël Wyllt.

Le professeur se posta devant elle en croisant les bras devant lui.

-Non seulement la magie sans baguette mais aussi les Informulés et l'Immobilisme, Miss Granger.

Drago Malefoy, qui écoutait attentivement tout en continuant la confection de sa potion, releva la tête : sa curiosité était piquée au vif.

-Professeur ! le héla-t-il.

-Oui, Mr … ? demanda le sorcier en s'approchant de lui.

-Drago Malefoy, monsieur, répondit le garçon sans faire attention aux regards que lui jetèrent les nouveaux élèves. Que feriez-vous pour pouvoir pratiquer à nouveau la magie de cette manière ?

-Tu dois savoir que nos ancêtres priaient et festoyaient en l'honneur de Mère Nature, n'est-ce pas ? Ces rituels renforçaient leur lien avec Elle. Alors peut-être commencerai-je par m'initier à ces rituels, à ce retour aux sources. Mais je doute tout de même que le lien se rétablisse même en une vie complète. Il faudrait, je pense, un retour aux sources sur plusieurs générations avant de voir le lien se renforcer. Ce ne sont bien entendu que des suppositions.

Drago hocha la tête en le remerciant, la réponse était décevante. À quoi cela lui servait-il de s'initier à tout ceci s'il ne pourrait pas profiter du lien avec la magie pure ? L'apprentissage de la magie sans baguette lui était nécessaire aujourd'hui. Pas dans plusieurs générations.

Le professeur Wyllt s'approcha alors de son pupitre et observa la mixture qui mijotait encore dans son chaudron.

-Très bonne base, Mr Malefoy ! le félicita-t-il. Il y a encore certaines lacunes qui ne disparaîtront qu'avec de l'entrainement et de la rigueur.

Il se tourna alors en direction de son fils et l'appela.

-Nat', viens voir un instant !

Le jeune homme aux cheveux blancs s'exécuta et se planta à ses côtés.

-Qu'y a-t-il ?

-Tu as préparé la même potion que Mr Malefoy ici présent. Ton niveau est bien supérieur au sien, laisse tomber ta potion et aide-le à comprendre ses erreurs. Mr Malefoy semble tout disposé à devenir meilleur.

La bouche de Drago Malefoy s'étira en une grimace de déception. Il semblait bien qu'il venait de perdre son propre pari. Résigné, il releva la tête, dégageant son front blanc de ses cheveux. Nathanaël se pencha sur la substance bouillonnante dans son chaudron en pinçant les lèvres. Il fronça les sourcils, faisant bouger la cicatrice en forme d'éclair qui trônait sur son front.

-Que… ? s'exclama Drago avant de se taire subitement.

-Oui ? demanda Nathanaël en relevant les yeux vers lui.

Cette cicatrice ne lui semblait pas inconnue. Il ne savait plus où mais il était absolument certain de l'avoir déjà vue quelque part.

-Non, rien… marmonna le sorcier en secouant ses cheveux blonds. Alors, qu'est-ce qui ne va pas dans ma potion ?

-Tu as mal broyé ta noix.

-Et c'est tout ?

-Non. Tu as fait une erreur de dosage d'un millilitre avec le jus de pissenlit que tu aurais dû, par ailleurs, mélanger à la poudre de rognons de griffons avant de la laisser reposer trois minutes et seize secondes. Ensuite tu aurais pu mélanger la mixture dans ton chaudron et reprendre à l'étape cinq. Pourquoi ne l'as-tu pas fait ?

-Parce que ce n'est pas écrit dans le manuel ! se défendit Drago en soufflant. Comment sais-tu tout ça ?

Nathanaël secoua les épaules.

-Parce que j'ai déjà fait plusieurs fois cette potion. J'ai remarqué que l'interaction des éléments est à son apogée lorsque je procède ainsi. Ce qui tombe sous le sens à vrai dire. Les bases de la chimie et donc des potions s'appuient sur les interactions inter-éléments. La poudre de rognons de griffons contient des minéraux qui permettent un mélange dix fois plus fluide une fois mélangés aux éléments fibreux qu'on retrouve dans le jus de pissenlit. Comme à l'étape quatre tu as simplement de l'eau et du sucre dans ton chaudron, tu ne risques aucune réaction dangereuse. C'est tout bénef pour toi. Logique.

-Logique, en effet…marmonna Drago en dévisageant son nouveau camarade.

Oo

-Ne m'attendez pas ! s'écria Hermione à Ron et à Harry avant de s'élancer en courant dans le couloir en les laissant en plan.

-Qu'est-ce qu'elle va faire ? demanda Ron à son ami.

Harry secoua les épaules, il n'en savait pas plus que lui. Et à vrai dire, à cet instant précis, quelque chose d'autre requerrait son attention. Nathanaël Wyllt s'excusait auprès de ses deux amis en leur promettant de les retrouver plus tard. Harry fit signe à Ron afin qu'ils se mettent à le suivre à distance.

Wyllt marchait vite, il semblait pressé.

-Non Soul, je ne peux pas attendre avant d'aller les voir ! l'entendirent-ils marmonner alors qu'il n'y avait personne avec lui.

-Il est timbré ? chuchota Ron en grimaçant.

-C'est ce que je vous ai dit tout à l'heure ! lui répondit Harry du bout des lèvres. Le professeur Mir'Drust et lui parlaient à quelqu'un qui n'était pas présent ce matin.

Ron fronça les sourcils en retroussant le nez.

-Mais pourquoi doit-on toujours tomber sur des fous ? se mit-il à geindre en couinant.

-On doit les attirer ! pouffa le Survivant avant de piler brusquement.

Ron le percuta violemment et s'écrasa le nez dans son dos.

-Mais qu'est-ce qui t…. !

-Chuuuuut ! le coupa son ami en lui montrant d'un signe de tête Nathanaël Wyllt rentrer tête baissée dans le professeur Rogue.

-Il va se faire laminer...

Oo

Plongé dans ses pensées, Severus Rogue ne s'attendait nullement à être percuté de plein fouet par l'objet même de son insomnie. La venue de Nathanaël Wyllt et de sa famille à Poudlard l'avait plus perturbé qu'il ne l'avait cru de prime abord. Quand le jeune homme releva la tête en s'excusant platement de l'avoir bousculé, il ne parvînt pas à réagir. Il voyait ses lèvres fines bouger, il voyait ses sourcils blancs se tordre, et il voyait même son air gêné. Mais c'était comme être dans un rêve éveillé.

La seule chose dont il percevait vraiment l'existence était ses yeux verts. Les yeux de Lily. Contrairement à ceux de son frère, les yeux de Nathanaël Wyllt n'y ressemblaient presque plus. Les paillettes dorées qui y dansaient langoureusement teintaient ses pupilles d'un vert bien plus jaune et chaud que ceux de leur mère. L'orphelinat, l'adoption, tous ces événements avaient sensiblement éloignés Noah Potter de ses liens avec sa famille biologique. Les gens se construisent en fonction de leurs expériences et non en fonction de leurs gênes, après tout.

-Euh…Professeur ? appela le garçon d'une voix inquiète.

-Oui, Mr Wyllt ? réagit-il enfin en secouant la tête pour chasser ses pensées.

-Vous allez bien ?

-Évidemment.

-Vous êtes sûr ? Ça fait un moment que vous êtes figé.

-Je réfléchissais, balaya Severus d'un geste de la main, agacé contre lui-même.

-Ah, très bien. Bonne journée, professeur.

Nathanaël commençait à le contourner pour continuer son chemin mais fut arrêté par Severus qui se surprit lui-même en lui demandant comment se passait sa première journée à Poudlard.

-Elle se passe bien, répondit-il en lui souriant. J'adore Poudlard ! Tout le château est fabuleux et je sens que je vais rapidement me faire à l'idée de vivre une année entière entre ces murs. J'ai toujours rêvé d'y étudier.

-Et qu'est-ce qui vous empêchait d'y venir plus tôt ? le questionna Severus, réellement curieux.

-Mes parents sont assez instruits et pédagogues pour me faire cours à La Citadelle…c'est le nom de ma maison, expliqua-t-il. J'avais des choses importantes à apprendre que je n'aurais jamais pu apprendre en entrant à Poudlard. Je suis désolé, Professeur...mais je ne me souviens plus de votre nom ni de la matière que vous enseignez.

-Je suis le Professeur Severus Rogue, je partage l'enseignement des Potions avec votre père désormais.

-C'est donc vous le plus jeune sorcier à avoir été promu Maître des Potions !? C'est impressionnant ! s'extasia Nathanaël en le regardant avec une franche admiration. Papa m'a parlé de vous lors de mon premier cours de Potions. Il m'a dit que l'art de la confection de Potion est un art difficile et rigoureux, et que seuls certains sorciers, les plus travailleurs d'entre tous, avaient réussi à obtenir le titre de Maître Potionniste et que vous aviez été un chamboulement dans la société sorcière en l'obtenant aussi jeune. Vous êtes un génie ! Je suis honoré de vous rencontrer.

Severus Rogue cligna des yeux. Plusieurs fois. Personne n'avait été réellement « honoré » de le rencontrer une seule fois dans sa vie. Les autres Maîtres avaient été jaloux, Dumbledore y avait vu un atout dans sa guerre et Lord Voldemort une arme dans la sienne, les autres étaient tout simplement trop bêtes pour comprendre ce que son statut impliquait. Voilà qui rendait Salamander Wyllt beaucoup plus affable. Cet homme semblait être un très bon Professeur de Potions qui savait reconnaître le talent quand il en voyait. Poudlard manquait cruellement de ce genre de personnes !

-Eh bien…je voudrais bien vous retourner le compliment, Mr Wyllt, mais je ne sais pas encore de quoi vous êtes capable, finit-il par répondre, restant fidèle à lui-même.

-C'est un défi, M'sieur ? lança Nathanaël en riant. Faites attention, je n'ai jamais perdu un seul des défis auquel on m'a convié !

-Voyez-vous ça…vous attisez ma curiosité, susurra le sombre professeur en esquissant le quart d'un sourire.

-Il paraît que vous voulez vous pencher sur de nouvelles créations, soumettez-moi une de vos problématiques, certaines de mes connaissances pourraient peut-être vous aider dans vos recherches ! proposa le garçon en souriant de plus belle.

-Vous êtes bien présomptueux, Mr Wyllt, grinça Severus, amusé toutefois par son culot. Mais soit, je vous l'enverrai ce soir par hiboux.

-Topez-là ! s'écria Nathanaël en avançant la paume de sa main vers Severus qui ne comprit pas ce qu'il lui voulait.

L'adolescent se saisit du poignet de son professeur sans remarquer l'expression stupéfaite de ce dernier, lui ouvrit la paume de la main et fit claquer les deux paumes l'une contre l'autre.

-Voilà, c'est comme ça qu'on conclut un deal de nos jours ! Bonne journée, M'sieur !

Et il s'enfuit en courant, laissant le sombre Professeur Severus Rogue fixer sa main, la bouche entrouverte.

Oo

-Tu n'as plus le temps d'aller voir Helga et Lailoken, le prévînt Soul tandis que la sonnerie annonçant la reprise des cours retentissait dans les couloirs.

-Tu te rends compte ? Le Maître des Potions Severus Rogue a besoin de moi pour ses recherches ! s'extasiait Nathanaël qui avait l'air d'avoir complètement oublié sa mission première, au grand soulagement de Soul.

-Ce n'est pas exactement ce qui a été dit, Nat'.

-Tu l'as bien entendu, non ? Il va m'envoyer une de ces problématiques. Je vais savoir en exclusivité sur quel sujet travaille le célèbre professeur !

-Tu lui as quand même un peu forcé la main…

-Mais pas du tout ! Quand Sal va savoir ça !

-En attendant, tu es en retard pour le cours d'Histoire de la Magie, lui fit remarquer Soul d'un ton ennuyé. Les couloirs sont vides.

Nathanaël parut enfin remarquer qu'il ne restait en effet plus que lui dans les couloirs du château. Il se mit à courir à travers leur dédale afin de rejoindre la salle de classe dont la porte était déjà fermée. Il abaissa la poignée délicatement, espérant ne faire aucun bruit, il s'était après tout déjà assez fait remarquer. La porte n'eut pas l'air de vouloir lui faciliter les choses car elle grinça comme une vieille porte de manoir hanté et toutes les têtes se tournèrent vers lui. Seul le professeur, un ectoplasme voûté à la voix tremblotante, ne parut pas s'apercevoir du vacarme et continua d'expliquer avec monotonie les tenants et les aboutissants de la révolte des Gobelins.

-Pssst, Moustique !

Rowena lui faisait signe assise à son pupitre, placé en hauteur. Gravissant les escaliers qui le menèrent à sa tante et son oncle, Nathanaël essaya de faire abstraction des regards qui pesaient sur son dos.

-Tu n'as rien manqué, lui fit Godric en réprimant un bâillement. Ce professeur est d'un ennui...mortel. Il a répété déjà six fois que la révolte du 18ème siècle avait eu lieue à cause d'une chaussette trouée.

-Tu ne risques pas de l'oublier comme ça !

-J'y étais...chuchota Godric en levant ses yeux au ciel. Je l'ai vécu une fois, je n'ai pas vraiment envie de la revivre encore et encore. Tu étais parti faire quoi ?

-Ah ! s'exclama Nathanaël en remarquant qu'il avait oublié d'aller voir sa mère et Lailoken. Je devais aller voir Maman pour lui demander quelque chose mais j'ai croisé le Professeur Rogue dans les couloirs. Tu sais, le célèbre Maître Potionniste. J'ai discuté un peu avec lui et il va m'envoyer un hibou ce soir pour me soumettre une des problématiques sur lesquelles il travaille !

-Il est mignon ? demanda Rowena sans vraiment écouter ce que disait son protégé.

Ce dernier fit une grimace.

-Je ne dirais pas ça comme ça, non.

-Je vais finir vieille fille, sans aucun homme pour me satisfaire sexue….

-Roxane ! la coupa Godric en couvrant sa bouche de ses mains. Pas devant les enfants !

-Je suis assez grand pour savoir de quoi vous parlez, marmonna Nathanaël en sortant de sa sacoche un parchemin et son stylo à bille. Je pratique régulièrement, si vous voyez ce que je veux dire !

-Ne nous donne pas autant de détails, par pitié ! râla Godric en grimaçant.

-Ne fais pas le prude, fit Nathanaël en faisant signe à son oncle de se taire pour le laisser suivre le cours.

Comme l'avait dit ce dernier, Nathanaël assista à l'explication de la Révolte des Gobelins la plus assommante qui lui fut donné d'écouter. Il faillit s'endormir plus d'une fois et les deux heures lui parurent interminables. Ce fut un réel soulagement d'entendre résonner la sonnerie qui annonça la fin de ce calvaire.

-Je suis épuisé ! se plaint-il en s'asseyant à côté de Godric à la table des Serpentard pour le souper.

-Je plussoie, fit le sorcier roux en bâillant à s'en décrocher la mâchoire. Je ne me souvenais pas que de rester sur une chaise toute la journée pouvait être aussi fatigant.

-Que fais-tu à cette table ?

Nathanaël se retourna en direction de la voix froide pour découvrir un jeune homme au teint basané qui le regardait avec méchanceté.

-J'attends le souper.

-Tu n'as pas compris ce que je viens de dire. Que fait un Poufsouffle à la table des Serpentard ? continua le garçon.

-Hmm, je m'intègre socialement ?

-Va t'intégrer dans ta propre maison, ici nous ne nous mélangeons pas ! Et toi, Garnett, tu devras vite comprendre que les Serpentard ne traînent pas avec des Poufsouffle ou des Gryffondor ! Ils sont la lie de notre école !

Godric tourna la tête dans sa direction et releva le coin de la lèvre en ricanant. Il se leva. Il dépassait de trois têtes le garçon. Il n'eut pas le temps de faire quoique ce soit car le Professeur Rogue se posta derrière celui-ci en croisant les bras.

-Monsieur Zabini, retournez immédiatement à votre place, susurra-t-il de sa voix glaciale. Je dois m'entretenir avec Monsieur Wyllt.

Le nommé Zabini jeta un dernier regard rempli de promesses aux deux nouveaux avant d'obtempérer et d'aller s'asseoir aux côtés de Pansy Parkinson et de Drago Malefoy.

-Tu es un idiot Blaise, lui lança ce dernier. Être un Poufsouffle ne veut pas dire qu'il n'a pas de potentiel. Tu l'aurais deviné en l'observant plus longtemps au lieu de réagir comme un vulgaire Gryffondor.

-Ne m'insulte pas ! grogna le garçon. Il s'installe ici sans aucune crainte, sans aucune peur. Si nous les laissons faire, ce sera l'anarchie !

-Si tu avais observé plus longtemps comme je te l'ai dit, tu aurais vu que certaines personnes s'intéressent à lui. Certaines personnes de pouvoir. Tu ne devrais pas t'en mêler.

-Comme qui ?

-Morency, pour n'en citer qu'un seul.

-Aïe.

-Comme tu dis. Et mon parrain semble l'apprécier, fit-il en lui montrant d'un signe de la tête l'échange qui se tenait à quelques mètres.

-Tenez, Monsieur Wyllt, disait le Professeur Rogue en lui tendant une liasse de parchemins. J'attends votre retour dans...un mois, disons.

-Merci, M'sieur ! s'exclama ce Nathanaël en fixant les feuilles jaunies comme s'il s'agissait d'un trésor. Vous n'allez pas le regretter, vous verrez !

-Qu'est-ce qu'il lui donne ? demanda Blaise.

-Aucune idée.

-L'école est toute chamboulée depuis leur arrivée, observa Pansy d'un air songeur. Depuis quand ton parrain apprécie un élève ? Et depuis quand un élève apprécie ton parrain ?

Les plats garnis de mets succulents firent leur apparition sur toutes les tables et Drago préféra se servir plutôt que de répondre à cette question qui ne nécessitait pas vraiment de réponse.

Oo

Nathanaël frappa deux coups secs sur la porte en chêne de la chambre qu'occupait Chiridirelle, située dans l'aile est du château, non loin des salles de bain. La porte s'ouvrit pratiquement instantanément et une main le saisit par le col pour l'entraîner sans attendre dans la pièce.

Avant même qu'il n'ait pu exprimer un seul mot, Chiridirelle l'embrassa en le plaquant contre le mur froid. Il n'eut que le temps d'apercevoir un âtre et deux fauteuils avant que les yeux violets de son amie ne le capturent et qu'il n'arrive plus à réfléchir. Comme si leurs corps obéissaient à une chorégraphie qu'eux seuls connaissaient, ils se retrouvèrent nus sur le tapis moelleux du salon, s'embrassant sans discontinuer. Nathanaël connaissait désormais chaque parcelle du corps parfait de son amante. Ses mains caressèrent avec fougue la courbe bombée de ses fesses. L'espace d'une seconde, il se demanda comment il n'était jamais tombé amoureux de l'elfe noire. Elle avait pourtant tout pour elle. Mais les soupirs de contentement que celle-ci émettait le poussèrent à plonger le visage dans le creux de son cou pour mordiller sa peau tendre.

-Hmm...Nat'…murmura-t-elle en dirigeant de ses mains la tête de son partenaire entre ses seins.

Nathanaël ne se fit pas prier et se saisit à pleines mains des deux offrandes qu'elle lui faisait. Goulûment, il se mit à lécher et à mordiller avec applications chacun de ses tétons. A peine les eut-il humidifié qu'il invoqua sans même penser à la difficulté de l'exercice un Élémentaire d'Air qu'il réfrigéra. La brise fraîche caressa sensuellement les monts. La réaction ne se fit pas attendre : les tétons violets de Chiridirelle se dressèrent et tout son corps fut parcouru d'un intense frisson de plaisir. Avisant un oreiller sur le canapé du salon, il le fit léviter jusqu'à lui et sans arrêter d'infliger une douce torture à Chiridirelle, éventra magiquement le coussin pour en extraire une plume d'oie dont il doubla la taille. Il s'en saisit et dessina des cercles autour des tétons sensibles de la jeune femme. Laissant la plume faire son travail, il parsema de baiser le ventre de sa partenaire, suivant une ligne imaginaire qui l'amena à la toison blanche qui l'avait fait rougir des années auparavant lorsqu'il l'avait vue pour la première fois. D'un geste habile, il fit passer ses deux bras sous les cuisses fermes de Chiridirelle et se servit de ses pouces pour écarter les chairs moites qui semblaient l'appeler. Le gémissement que son amante poussa à ce moment-là fut le signal qui le fit plonger son visage dans son Mont de Vénus.

Chiridirelle, qui agrippait de ses mains un instant auparavant le tapis moelleux, plongea ses doigts dans les cheveux du sorcier et pressa son visage entre ses cuisses. Le désir, puissant, la rendait pantelante. Nathanaël libéra un de ses bras pour utiliser ses doigts à bon escient, il titilla avec malice son clitoris, envoyant des décharges de plaisir dans tout le corps de Chiridirelle. Elle s'enflammait, le feu se transforma en brasier et lorsque Nathanaël lui prodigua une caressa de plus, tout son être tressauta et ses cuisses se refermèrent automatiquement autour de sa tête. Nathanaël remonta le long de son corps en dessinant de la pointe de sa langue une ligne transparente.

Ses esprits retrouvés, Chiridirelle bascula et les positions s'inversèrent. Elle immobilisa Nathanaël en souriant d'un air mutin. Elle préférait avoir le contrôle. Se penchant vers l'avant, elle embrassa les lèvres de son amant, les mordilla, les lécha. Son bassin ondulait sur celui de Nathanaël, attisant le désir de son membre gonflé. Ce dernier approcha sa main de ses cuisses pour la caresser mais elle attrapa son poignet et lui fit comprendre qu'il n'avait pas le droit de la toucher jusqu'à ce qu'elle l'y autorise. Plongeant à son tour entre les cuisses musclées du sorcier, elle déposa une série de baiser sur son membre turgescent. Il se dressa aussitôt encore plus haut, comme un appel à la gourmandise. Chiridirelle sourit et l'ignora. Elle approcha ses lèvres à l'intérieure de la cuisse gauche de Nathanaël et le mordit doucement. Elle infligea la même torture à la cuisse droite. Et seulement, lécha sur toute la longueur le membre quémandeur de son partenaire qui souffrait le martyre. Il soupira de soulagement. S'en saisissant à pleine bouche, elle fit tourner sa langue tout autour avant de l'aspirer pour mieux le délaisser. Il ne fallut que quelques minutes de ce traitement pour que Nathanaël n'atteigne l'extase.

D'un regard, les deux amants surent quelle position serait à l'honneur de la première danse de la soirée. Chiridirelle s'allongea sur le ventre, relevant le buste et Nathanaël vint se positionner sur elle. Tout en caressant et en embrassant ses épaules, il s'inséra entre ses cuisses. Ils gémirent de concert. Leurs bassins ondulèrent en rythme. Nathanaël plongea son visage dans le creux du cou de Chiridirelle et celle-ci en profita pour mordiller son oreille. Comme à chaque fois, leur corps à corps était un mélange de douceur, de passion et de malice.

Bientôt, la première danse se termina pour mieux laisser la place aux nombreuses suivantes.

La nuit entière ne leur suffit pas à atténuer le désir qu'ils avaient l'un pour l'autre et c'est avec résignation qu'ils furent obliger de mettre un terme à leurs corps à corps quand l'aube se leva et qu'il leur fallut rejoindre Godric prêt du lac.