Chapitre 5 :
Sakura venait de terminer sa journée, sa dernière patiente, une petite mamie souffrant d'arthrose, venait de partir, et la jeune femme lâcha un profond soupir de fatigue. La grand-mère avait beau avoir mal, elle avait encore une langue bien pendue, et elle n'était pas partie qu'au bout d'une demi-heure. La médecin n'avait eu une consultation aussi longue depuis qu'elle avait quitté la faculté de médecine.
Elle écrivit quelques mots dans un dossier, compléta des feuilles sur son ordinateur, se relut minutieusement, enregistra son travail, et éteignit l'appareil. Elle se leva de sa chaise, s'étira, et expira longuement. Elle était fatiguée, ses journées étaient soient intenses, soient vides, et elle ne savait pas lequel des deux types lui prenait le plus d'énergie. Elle récupéra son sac, en sorti ses clés, et traversa son bureau, puis la salle d'attente. Elle vérifia que tout était à sa place, et une fois certaine que rien ne trainait, elle ouvrit la porte et quitta le bâtiment.
Elle crut faire une crise cardiaque lorsqu'elle tomba presque nez à nez avec Shikamaru, debout, en face d'elle.
- Tu m'as fait peur, qu'est-ce que tu fais ici ?, lui demanda-t-elle encore sous le choc.
- Je t'attends, lui répondit-il comme s'il s'agissait de la plus naturelle des évidences, un peu comme s'il lui disait que un plus un font deux.
- Ce que je voulais savoir c'était pour quelle raison tu le faisais, je me doutais bien que tu ne cherchais pas à te transformer en arbre, en restant planté là, lui expliqua-t-elle.
- Tu te souviens que je t'accompagne récupérer tes affaires à ton ancienne résidence, rappela-t-il
Elle se donna un gros coup sur le front, mais oui c'était bien sûr, elle déménageait ce soir, cela lui était complètement sorti de l'esprit.
- Je suis désolée, j'avais oublié, s'excusa-t-elle honteuse.
- Cela ne fait rien, ne perdons pas plus de temps et allons-y,
Elle lui fit un immense sourire soulagé, pendant l'espace de quelques secondes elle avait eu peur qu'il la traite d'idiote mais il n'en avait rien fait. Il la regarda, et un petit sourire prit place sur sa face. Elle était vraiment jolie quand elle souriait.
- Shikamaru, l'appela-t-elle.
Il vit qu'elle s'était éloignée sans lui, et c'était en se retournant qu'elle s'était aperçue qu'il n'avait pas bougé d'un millimètre. Il sorti de sa torpeur, et se força à marcher plus vite que son pas ordinaire pour la rattraper.
- Pardon je …, commença-t-il
- ...Tu rêvais, j'ai compris, termina-t-elle en riant.
Il haussa les épaules, il ne pouvait pas nier, et au moins elle n'était pas en colère, pas comme sa mère, qui le sermonnait dès qu'elle le découvrait la tête dans les nuages.
Ils prirent la route en direction de l'auberge où elle avait élu domicile le temps de son remplacement dans le village.
- Tu veux que je te guide ou tu te souviens du chemin, la taquina-t-il.
- Merci mais ma mémoire fonctionne parfaitement bien, répondit-elle sur le même ton.
- Oh, alors c'est ton sens de l'orientation qui est à revoir, poursuivit-il.
Le reste du voyage se déroula dans la même ambiance bonne enfant. Elle n'aurait jamais imaginé qu'il puisse avoir autant d'humour, et elle trouva que cela lui ajoutait du charme. Elle tourna la tête du côté gauche pour ne pas qu'il remarque qu'elle rougissait à la remarque qu'elle venait de se faire. Elle gara la voiture devant l'auberge dont le nom était ''Shaga'', le nom d'un iris japonais.
- Nous sommes arrivés, et je ne me suis pas trompée une seule fois !,annonça-t-elle fièrement en lui tirant la langue.
Cela n'était pas très mature, mais en cet instant précis elle n'avait pas envie de l'être, pour une fois elle voulait agir comme une petite fille. Il ne répondit rien, il se contenta simplement d'esquisser un petit sourire en coin.
Alors qu'ils se rapprochaient de l'entrée, il accéléra son rythme, la devança, et lui ouvrit la porte, la laissant la franchir en premier.
- Merci beaucoup monsieur l'apprenti gentleman.
Cette attention, bien qu'anodine, la toucha, il n'avait fait que lui ouvrir une porte, mais c'était pour elle qu'il l'avait fait. C'était pour elle qu'il avait pris la peine de sortir de sa nonchalance habituelle, et le cœur de la fleur de cerisier se mit à battre un peu plus fort.
La salle de réception était là même que la dernière fois qu'elle l'avait traversée. Elle était baignée dans la lumière, à l'exception du comptoir qui lui était plongé dans l'ombre. Elle sentait bon les sucreries et la cire. Bien évidemment, la femme de l'accueil n'était pas là, Anko Mitarashi, n'était pas souvent à son poste, et la médecin ne voulait pas savoir ce qu'elle faisait.
Sakura ne voyant personne venir, fit quelques pas et appuya sur la sonnette placée sur le comptoir. Elle attendit quelques minutes, mais le petit tintement qui avait raisonné dans la pièce resta sans réponse. Elle posa de nouveau la main sur l'objet, et un nouveau petit bruit se fit entendre. Il n'eut pas plus de succès que le précédent, et cela l'agaçait.
Elle attendit quelques instants, après tout, la femme était peut-être occupée et ne pouvait pas venir tout de suite. Les instants se changèrent en cinq minutes, puis en dix... Non là trop c'était trop, ils n'allaient pas patienter pendant des heures et attendre qu'elle daigne venir.
Elle veut jouer avec mes nerfs, elle va voir ce qui se passe quand on me met en colère !
Elle empoigna la sonnette de toutes ses forces, et appuya dessus sans s'arrêter, de plus en plus vite. Elle ne laissait à l'instrument aucun temps de répit, et ses enchaînements de pression créaient une mélodie répétitive qui, elle l'espérait, s'entendait de loin.
Elle y mettait toute son énergie, toute ses forces, elle pouvait continuer ce petit jeu pendant longtemps, et elle était certaine de l'emporter.
- Oh du calme, c'est bon je vous ai entendu, je ne suis pas sourde ! Ce que les gens sont pressés !, cria une voix féminine.
Elle ne manque pas d'air, elle ne vient pas lorsqu'on sonne une fois ou deux et à l'entendre on dirait que c'est de ma faute ! C'est à cause de moi qu'elle ne peut pas continuer ses occupations parce que j'ose réclamer sa présence à son poste !
- Qu'est-ce-que je peux faire pour vous mademoiselle Haruno ?
Déjà cesser de me regarder comme si je venais de vous voler votre dango ce serait un bon début.
- Je vous parle, vous êtes sourde !,s'impatienta Anko en tapant du pied.
- Je viens récupérer mes affaires et régler ma note de séjour, l'informa-t-elle, le plus calmement possible.
Finalement ces leçons de self-contrôle et de relaxation avec Tenten n'auront pas été inutiles. Je vais peut-être parvenir à rester maîtresse de moi en fin de compte.
- Pourquoi, quelque chose vous a déplu ici ?, lui demanda la réceptionniste.
A part votre personnalité aussi agréable qu'un ours des cavernes qui sortirait de son hibernation vous voulez dire.
- Non, absolument pas, c'est juste que la famille Nara m'a proposée de vivre chez eux et je n'ai pas pu refuser leur hospitalité, expliqua-t-elle.
Elle s'était retenue de lui dire la vérité, cela n'aurait pas été très élégant, et si elle recroisait l'autre femme elle ne voulait pas que cela dégénère.
- Les Nara ?, répéta-t-elle en reportant son attention sur le garçon.
Ce dernier lit des prospectus pour faire passer le temps. Il sent bien le regard assassin qu'on lui lance mais cela le laisse de marbre.
- Je croyais que les Nara tenaient une ferme et pas un gîte, fait-elle remarquer méprisante.
Le silence qui répond à cette phrase, fait enrager Anko. Elle n'apprécie pas qu'on lui vole ses clients, c'est à elle qu'on a confié la jeune femme aux cheveux roses, pas à cette famille de génie ! Sa réputation est en jeu et elle refuse de perdre aussi facilement, et surtout face à ce paresseux.
- Les deux ne sont pas incompatibles, et une maison reste une maison peu importe qu'elle soit une auberge ou une ferme, intervint Sakura.
La femme la fusilla du regard, et cela fit frissonner le médecin, heureusement pour elle que les yeux ne pouvaient pas tuer ou elle serait déjà morte. Apparemment mademoiselle Mitarashi n'avait pas apprécié qu'elle compare son auberge à une simple ferme.
- Je peux récupérer mes affaires, et payer ce que je vous dois, demanda-t-elle.
La propriétaire des lieux ne l'entendait déjà plus, trop occupée à murmurer des phrases loin d'être amicales à propos de la famille de Shikamaru.
Ce dernier reposa la brochure qu'il avait entre les mains, se rapprocha du comptoir et se mit à taper sur celui-ci avec son index à une cadence soutenue. Le bruit que cela faisait était similaire à celui que Sakura avait fait peu avant avec la sonnette.
- Mon amie vous a demandé quelque chose il me semble, et j'aimerai beaucoup que vous ne la fassiez pas patienter toute la journée. De plus nous sommes civilisés, nous n'allons pas la mettre à la rue, les fermiers ont des principes, siffla-t-il.
Sakura ne saurait dire si elle était choquée, étonnée, surprise ou flattée qu'il prenne sa défense. Elle ne lui avait encore jamais entendu ce ton, même pas avec Hidan lorsqu'il commettait des bêtises.
Personne n'a jamais agit comme ça pour moi auparavant...Sasuke a été mon petit-ami, et jamais il ne s'est interposé lorsque quelqu'un me manquait de respect.
Les deux autres se fixaient, ils n'avaient pas cligné des yeux depuis un petit moment, et refusaient de les baisser. C'était une question d'honneur pour Anko, et peut-être un défi pour Shikamaru. Elle ne comprenait pas trop pourquoi il était comme cela, mais Sakura préféra ne pas se mêler de ce duel.
- Très bien, allez faire vos bagages, je vous prépare votre facture, céda finalement la réceptionniste.
Le docteur la remercia, prit la clé qu'elle lui tendait et se précipita vers les escaliers avant que l'autre femme ne change d'avis. Son ami lui indiqua qu'il restait ici, et qu'elle pouvait prendre son temps. Elle le gratifia d'un sourire avant de monter les marches. Elle entra dans son ancienne chambre, et fut momentanément aveuglée par l'obscurité de la pièce.
Elle se dirigea à tâton jusqu' à la fenêtre, et une fois la main sur la poignée, l'ouvrit. Elle écarta les volets afin de donner un peu de lumière au lieu. Elle commença ensuite par se rendre jusqu' à l'armoire où se trouvait sa valise, elle l'en extirpa, et la déposa sur son lit. Elle l'ouvrit, et inspecta les affaires qu'elle y avait laissée. Elle retira les vêtements des cintres où ils pendaient, les plia, et les mit dans le bagage.
Elle fit le tour de la chambre, puis de la salle de bains, vérifiant trois fois si elle n'oubliait rien. Elle ne voulait avoir à revenir et devoir de nouveau affronter Anko. Cela lui fait bizarre de quitter cet endroit qui avait sa maison lors de ses premiers jours. Maison n'était pas le mot approprié, demeure était plus juste. Sakura n'avait pas de problèmes avec l'auberge en elle-même mais avec la propriétaire.
Sakura avait toujours eu l'impression d'être une charge pour elle, et qu'Anko aurait préféré qu'on donne un autre toit plutôt que son auberge au jeune médecin. Elle n'avait jamais rien fait pour l'offenser mais apparemment sa seule présence la dérangeait.
Elle fit le même trajet en sens inverse, et en arrivant au rez-de-chaussée, elle découvrit Shikamaru, qui comme il le lui avait promis était toujours là. Elle se dirigea une dernière fois vers le comptoir, consulta la facture qui y était dessus. Elle sortit ensuite la somme qu'elle devait de son porte-monnaie, posa les billets et les pièces dans l'endroit prévu à cet effet. Elle signa sa facture, et la récupéra. Elle salua respectueusement Anko et quitta le lieu sans délai.
Une fois à l'extérieur elle expira un grand coup, elle n'avait pas remarqué qu'elle avait retenu sa respiration depuis si longtemps. Elle était soulagée, elle n'aurait plus à revenir ici. Le poids de sa valise qu'elle tirait lui fut soudainement retiré par Shikamaru qui la lui vola.
- On va dire qu'aujourd'hui je suis un gentleman, mais ne t'y habitues pas trop, je ne ferais pas ça tous les jours, même si ce n'est pas aussi pénible que je le pensais, la prévint-il.
- Cela risquerait de vous demander trop d'efforts monsieur le paresseux, rit-elle.
Depuis quand n'avait-elle pas ri de bon cœur, cela remontait à si loin, elle avait parfois l'impression que cela datait d'une autre vie. Avait-elle vraiment vécu avant son arrivée ici ? Elle en doutait, elle avait eu de bons moments avec ses parents, ses amies, ou même, elle n'en revenait pas de penser cela, et avec Sasuke, mais rien d'extraordinaire.
Elle avait toujours espéré quelque chose de plus que la vie, l'événement qui bouleverserait tout et qui la ferait vibrer. Elle avait cru que son entrée dans le clan Uchicha serait cette chose qu'elle recherchait, mais elle avait finit par réaliser que cela n'avait été qu'une déception.
La fin de sa relation avec le cadet de cette richissime famille n'était pas la seule claque qu'elle s'était prise en plein visage. Elle ne serait jamais comme eux, malgré tous ses efforts, malgré son parcours scolaire irréprochable. Elle n'était que Sakura Haruno, elle n'était personne, elle n'était rien. Pas assez jolie, pas assez normale avec ses cheveux roses, pas assez de poitrine comme Hinata Hyuga. Était-ce sa faute si elle la couleur de sa chevelure se remarquait de loin, si sa poitrine était quasi inexistante ?
Elle, elle était juste la fille qui avait été sérieuse dans ses études, qui avait réalisé son rêve d'être médecin, et qui pouvait parfois s'enflammer pour un rien. Ne méritait-elle pas le bonheur ? Le simple plaisir d'être avec quelqu'un qui l'aimerait pour ce qu'elle était ?
Shikamaru vit son visage s'assombrir, ce à quoi elle pensait devait la faire énormément souffrir s'il se fait à l'expression qu'elle avait. Il n'aimait pas la savoir malheureuse, et il ne savait pas comment lui remonter le moral, en général c'était Naruto ou Kiba qui faisaient les idiots lorsque quelque chose n'allait pas, mais là , tout de suite ils n'étaient pas avec eux. Il allait devoir se débrouiller tout seul, il était un génie, autant que cela lui serve.
Il se rapprocha lentement d'elle et posa sa main gauche sur son épaule en signe de soutien. Ce simple geste vit revenir la jeune femme du pays des souvenirs. Lorsqu'elle plongea ses yeux dans les siens il y lu de la gratitude et de la curiosité.
-Je ne suis pas un gentleman et pour faire rire les gens je ne suis pas très doué, mais si tu as besoin de parler je suis là, même de gens que je ne connais pas, à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit.
-Shikamaru...
- Tu es très bien tel que tu es, quiconque te diras le contraire est un imbécile.
Sakura ne su quoi lui répondre, il avait trouvé les mots pour lui faire du bien. Il n'avait pas à le faire, il ne lui devait rien, c'était même le contraire. Il avait toujours faire attention à elle il n'avait pas dit qu'elle l'avait percuté, il l'avait fait dormir chez lui, présenté ses amis, attendu ce soir, aidé lorsqu' Anko ne l'écoutait pas... Etait-il réellement un homme ou un extraterrestre ? Il était à part, et mystérieux, et cela intriguait la jeune fille.
En ville, elle n'avait jamais rencontré un garçon comme lui, ils étaient tous casse-cou, arrogant, énergique...Bref, des garçons à l'adolescence. D'accord Shikamaru n'était plus un adolescent mais il n'était pas si vieux que cela, et pourtant il possédait déjà une grande sagesse et maturité.
La dernière phrase qu'il avait prononcé lui revint en mémoire, et elle ne su pourquoi mais l'imaginer le dire à Sasuke la fit éclater de rire. Personne de son vivant n'avait dû traiter Sasuke Uchiha d'imbécile. Elle aurait payé cher pour voir ça, et à cet instant penser à lui ne la fit pas souffrir, c'était comme s'il n'était plus rien à ses yeux.
Cela lui fit bizarre, quelques minutes auparavant elle avait mal, et là, consolée par les mots du fils Nara, ça ne lui faisait plus rien...
Shikamaru fut soulagé de constater que ses paroles avaient fait effet, et il ne pu retenir le sourire qui apparut en entendant le rire de sa nouvelle amie. Ce son, pas encore familier à ses oreilles, à quelque chose de plaisant que le génie n'aurait su expliquer. Il savait juste que c'était agréable et délicieux à percevoir, peut-être parce que cette sonorité était synonyme de joie dans le cœur de celle qui le produisait.
Il ne bougeait plus, il profitait de ce moment, il devinait qu'elle n'avait pas été légère depuis longtemps et elle méritait de goûter à un instant de paix elle aussi. Il n'était pas pressé, bien au contraire, il aimait vivre en prenant son temps.
- Tu peux me donner les clés de ta voiture ?, lui demanda-t-il lorsqu'elle fut calmée.
- Pourquoi faire ?, lui demanda-t-elle à son tour.
- Pour conduire, je ne peux pas démarrer ton véhicule si je n'insère pas la clé dans le contact.
- Non ma question en fait c'était pourquoi tu veux prendre le volant ?, précisa-t-elle.
Pour un garçon avec un quotient intellectuel dépassant les 200 il a du mal à comprendre ce que je lui dis.
- Disons que ce sera ma dernière bonne action de la journée, ou alors on peut dire que c'est tout simplement parce que te connaissant un peu maintenant, je sais que tu risques de te tromper de chemin et que je n'ai pas du tout, mais alors pas du tout envie de me faire engueuler par ma mère parce que nous serons en retard pour dîner, raconta-t-il.
-Si tu me le permets je vais choisir la première option, elle est beaucoup plus chevaleresque que la seconde et là au moins je n'ai pas l'impression d'être un poids pour toi. En plus tu exagères je me suis améliorée, j'ai même repéré quelques endroits qui pourraient me servir de référence, affirma-t-elle en lui tirant la langue.
Il se rendit du côté passager de la voiture, ouvrit la porte pour qu'elle monte à l'intérieur, ce qu'elle fit sans tarder. Il la referma ensuite, il ouvrit le coffre, y déposa la valise, cela aurait été stupide de l'oublier sur le parking de l'auberge. Il le ferma, et ouvrit la porte du côté chauffeur cette fois-ci, et prit place à bord de l'automobile.
Il démarra sans attendre, et ils s'éloignèrent de la maison et de son horrible propriétaire. Shikamaru n'avait pas complètement dit la vérité sur ses raisons de vouloir être le chauffeur. Il estimait qu'elle avait eu une grosse journée et qu'elle avait besoin de souffler un peu. Le trajet étant assez long, elle finit par s'endormir, portée par sa conduite fluide à vitesse moyenne.
Quand elle dort aussi elle est mignonne, ce qui la troublait toute à l'heure semble avoir disparu. Tant mieux, j'espère avoir pu un peu l'aider. Maman ne pourra pas me reprocher de ne jamais rentrer à l'heure. Sakura tu commences à me donner de bonnes habitudes on dirait.
Cela faisait longtemps que je n'avais rien posté, alors comme c'est le printemps j'ai décidé de remédier à cela. J'espère que vous avez apprécié ce chapitre et je vous dis au mois prochain pour le suivant.
