Chapitre 9 :
« Tu veux vraiment finir sous mes roues !, s'écria la conductrice paniquée en sortant du véhicule.
- Sakura...
Un troisième coup de tonnerre se manifesta, et si c'était le moment pour qu'il se jette à l'eau.
Elle était furieuse, un peu de plus et elle allait l'écraser, il lui avait fait peur à apparaître subitement. D'accord elle n'avait pas fait très attention à la route, mais ça il n'était pas obligé de le savoir, s'il l'apprenait il allait encore lui faire une réflexion machiste.
- Tu as l'air étonné de me voir, je vis chez toi je te rappelle,
- Je m'en souviens, je suis juste surpris de te croiser, en général tu arrives plus tard.
- En fait je pense que c'est toi qui es juste rentré plus tôt que d'habitude, je termine mes journées toujours à peu près à la même heure, souligna-t-elle
Il réalisa qu'elle avait raison, à cause de l'orage qui s'annonçait il avait dû rentrer les moutons plus tôt, et Kakuzu avait été très efficace avec les quelques uns qui avaient voulu s'échapper. Il passa sa main derrière son cou gêné de ne pas y avoir pensé, le comble pour un génie.
Sakura ne savait pas trop quoi lui dire, il était là, debout immobile, l'air songeur. Elle aurait tellement voulu qu'un des membres des ''fauteurs de troubles'' soit là, Naruto, Kiba et Choji semblaient être les seuls à pouvoir l'aider à résoudre l'énigme qu'était Shikamaru Nara. La tension de ces derniers temps renforçait ce sentiment d'être une étrangère à ses yeux.
- Sakura je...
-Oui tu, l'encouragea-t-elle
Le ton de la voix du garçon était sérieux et semblait incertain, quoi qu'il allait lui dire cela était important.
Shikamaru était à court de mots, non il avait les mots mais il ne savait pas dans quel ordre il devait les prononcer, elle le rendait nerveux à le regarder comme ça, d'aussi près. Peut-être que finalement ce n'était pas le bon moment, mais ses amis allaient lui faire la leçon s'ils l'apprenaient, et se faire sermonner par les trois autres garçons ne l'enchantait guère. Il imaginait déjà ce qu'ils allaient lui dire, et il visualisait parfaitement leur expression , c'était effrayant, pire que sa mère lorsqu'elle était furieuse contre Hidan ou lui.
- Je suis désolé, je n'ai pas été très agréable à vivre ces derniers jours, je m'en excuse, tu ne méritais pas cette froideur de ma part, se lança-t-il
Venait-il de …, non c'était impossible, elle avait du mal entendre. Il n'avait décemment pas pu s'excuser, pas lui.
Le choc sur le visage du médecin se voyait comme le nez au milieu de la figure, et cela lui fit rouler des yeux, quoi, simplement parce qu'il avait des tendances machistes il ne pouvait pas être capable de reconnaître ses torts.
- Je... Je suis touchée que tu t'en sois rendu compte, je me suis sentie mal, et je voulais faire quelque chose pour débloquer la situation mais je ne te connais pas assez bien pour savoir comment m'y prendre avec toi, lui avoua-t-elle
Il le prit comme un reproche, parce qu'au fond cela en était un. Elle lui reprochait d'être un mystère, décidément c'était le jour, après Kiba c'était au tour de la fleur de cerisier. Pourquoi est-ce que tout le monde voulait découvrir ce qu'il pensait, l'intimité ça ne leur disait donc rien ! De son ami ça ne l'étonnait guère, l' Inuzuka était curieux de nature, mais elle, elle semblait plus respectueuse des gens, alors pourquoi voulait-elle en apprendre plus sur lui ? Une petite voix lui souffla que c'était parce qu'ils étaient amis, mais il fit semblant de ne pas l'entendre.
- On oublie ?, proposa-t-il
- On oublie quoi ?, demanda-t-elle
- La tension qui régnait entre nous, j'ai paniqué par rapport à ce qui s'est passé après la partie de shogi, c'était stupide de ma part, et disproportionné,
- Je ne te le fais pas dire, confirma-t-elle
- Sans vouloir te vexer tu te n'es pas mieux comportée, fit-il remarquer
- Je te demande pardon, qu'est-ce-que tu viens de dire !, s'énerva-t-elle
Il ne manquait pas de toupet, elle n'avait fait que l'imiter, c'était lui qui avait commencé à agir bizarrement, elle n'y était pour rien elle.
- Tu n'as pas fais le premier pas pour améliorer l'ambiance qui régnait entre nous, si tu voulais tellement que ça change tu aurais pu essayer,
- Je viens de t'expliquer que je le voulais mais je ne suis pas assez proche de toi pour savoir comment réagir dans ce genre de situations, cria-t-elle
- Lorsque l'on veut vraiment quelque chose on se bat pour l'obtenir, rétorqua-t-il
- Et toi là tu t'excuses uniquement pour te donner bonne conscience peut-être !
- J'aurais mieux faire de me taire, soupira-t-il
- Je n'arrive pas à croire que je voulais mieux te connaître et que je pensais que tu étais quelqu'un de bien ! Au fond tu es juste un petit macho qui parce qu'il a un quotient intellectuel de plus de 200, se sent supérieur aux autres, siffla-t-elle en serrant les poings
- Pourquoi est-ce que tu m'agresses, il me semble que j'ai toujours été poli envers toi, alors tu n'es pas obligé de me crier dessus, répliqua-t-il
- Tu me reproches de n'avoir rien tenté pour nous rapprocher et après tu oses me demander pourquoi je t'agresse, normal que je sois énervée non ?,
- Cette même phrase prononcée trois ou quatre tons en dessous avait toujours le même sens, argua-t-il
Elle serrait ses poings si forts qu'elle sentait ses ongles se planter violemment dans ses paumes, mais c'était le seul moyen qu'elle avait trouver pour ne pas se rapprocher de lui et lui donner une bonne gifle à ce rustre qui voulait toujours avoir raison. Comment faisait-il pour être aussi agaçant et aussi séduisant en même temps ? La goutte d'eau qui fit déborder le vase fut le soupir qu'il lâcha involontairement.
- Tu n'es qu'un idiot, c'est à se demander comment tes amis font pour te supporter, ils doivent avoir pitié de toi pour rester avec toi. Tu passes ton temps à mettre une barrière entre toi et les autres, tu ne considères que personne n'est digne de ton amitié, mais continue ainsi et tu finiras tout seul !, s'écria-t-elle. »
Elle partit ensuite en courant, ayant besoin de se calmer et être loin de lui semblait la bonne option pour ça.
L'orage grondait toujours mais si Shikamaru se fiait au bruit du tonnerre et à la couleur du ciel elle ne risquait rien en étant dehors, l'orage n'était pas pour eux, et il pensait même qu'il ne faisait que survoler leur village.
Il se frotta les paupières, ça ne s'était pas du tout déroulé comme il l'avait espéré, et au lieu de se déclarer à elle, il lui avait fait des reproches. Comment s'était-il retrouvé dans cette situation déjà, ah oui il avait suivi un conseil de Kiba, quelle mauvaise idée cela avait été. Cela avait été trop beau pour être vrai, il aurait dû s'en douter, son ami n'était visiblement pas un bon conseiller du cœur.
Il se retourna près à se diriger vers la bergerie afin de vérifier que tout le monde était là, lorsqu'il tomba sur Hidan qui le fixait étrangement. Son chien avait l'air contrarié, et l'expression qu'il lui faisait rendit nerveux le bipède.
« Un problème Hidan ?
Le canidé aboya plusieurs fois de suite, ses yeux toujours plantés dans ceux de son maître. Il était visiblement en colère, et Shikamaru n'en revenait pas mais il était en train de se faire disputer par son chien.
-Quoi, tu trouves que j'ai été injuste envers Sakura c'est ça, comprit-il
L'animal hocha positivement la tête et reprit ses aboiements. Voilà que son chien se mêlait de ses relations sentimentales, il était temps que cette journée se termine, le jeune berger ne rêvait que d'aller se coucher jusqu' au lendemain.
- Ce n'est pas évident et tu devrais le savoir toi mieux que quiconque, alors arrête de me regarder comme ça, continua-t-il
Son quadrupède poussa un petit couinement, combla la distance qui les séparait, et se frotta contre lui, avant de partir dans la direction qu'avait emprunté auparavant Sakura.
- Hidan ! Hidan !, cria-t-il plusieurs fois mais sans succès
Kakuzu se rapprocha du fils de son maître lorsqu'il l'entendit crier le nom de son partenaire et eut juste le temps de l'apercevoir avant qu'il ne disparaisse au loin.
-Il reviendra, il revient toujours, n'est-ce pas Kakuzu, espéra Shikamaru »
Le canidé de son père frotta sa tête contre les mains du jeune garçon pour le rassurer, bien sûr que l'autre boule de poils allait revenir, il était beaucoup trop attaché à son propriétaire pour fuguer définitivement.
Sakura courait sans but précis, elle ne savait pas où elle allait mais elle y allait. Elle ne désirait qu'une chose et c'était de s'éloigner le plus loin possible de monsieur je-sais-tout et je n'ai besoin de personne d'autre que moi. Il n'était qu'un arrogant petit berger d'une campagne perdue, un très séduisant garçon qui pour elle ne savait quelle raison la maintenait à distance de sa vie.
Elle s'arrêta finalement à bout de souffle, dans une forêt avoisinante. L'endroit était joli, et silencieux, tout ce qu'il lui fallait pour faire redescendre la pression.
'' Les hommes aussi sont marqués par la vie, et parfois les cicatrices de leur passé les empêchent d'être ce qu'ils voudraient être''. Les mots de Kurenai lui revinrent en mémoire sans qu'elle ne sache pourquoi ils choisissaient ce moment, et si...Si Shikamaru avait un passé compliqué, un passé si lourd à porter qu'il repoussait tous ceux qui essayait de l'approcher. C'était difficilement imaginable lorsque l'on voyait le personnage, mais malgré son caractère, il restait un être humain, comme tout le monde il ressentait des émotions. Qu'avait-il bien pu vivre qui l'avait laissé aussi froid avec les autres, enfin surtout les femmes qu'il évitait comme la peste.
Cela la ramena à sa propre situation lorsqu'elle avait rompu avec Sasuke, ou plutôt lorsqu'il avait rompu avec elle. Il lui avait fallut des mois avant qu'elle ne s'en remette, des mois où elle n'avait été qu'une pâle imitation de ce qu'elle était vraiment. Heureusement elle avait pu compter sur ses amies pour la soutenir et l'aider à remonter la pente. Elle n'avait rencontré personne de nouveau à cette époque, que cela soit amical ou amoureux, du coup, elle n'avait pas eu à se protéger, mais pour Shikamaru c'était différent. Elle avait débarqué dans sa petite vie rangée, peut-être qu'il avait lui aussi eu une rupture dont il souffrait encore.
Elle se souvenait de ce qu'il lui avait dit le soir où il l'avait accompagné après qu'elle ait récupéré ses affaires à l'auberge. La manière dont il lui avait assuré qu'elle était très bien comme elle était. Cela l'avait touché, et lui avait redonné la confiance en elle auprès de la gente masculine dont elle avait cruellement besoin. Il fallait être honnête lorsque l'on se faisait larguer par un homme comme Sasuke Uchiha, on n'avait l'impression de ne pas être assez bien pour personne. Le fils Nara avait comprit sans qu'elle dise quoi que soit, simplement en l'observant il avait deviné que quelqu'un lui avait fait beaucoup de mal.
« Tout de même, Shikamaru s'isolant pour un chagrin d'amour cela paraît incroyable, aussi bien que Shikamaru amoureux. »
L'image du garçon fou d'amour et romantique la fit rire, non ce devait être autre chose. Ino et ses histoires farfelues commençaient à déteindre sur elle. Elle soupira, ce berger aurait raison de sa santé mentale, il était si complexe à comprendre que rien d'y penser elle sentait une migraine poindre.
Au fond n'était-il qu'un macho surdoué, qui en plus avait le défaut d'être paresseux ? Pour elle cela était beaucoup trop simple, il n'était pas que ça, il était aussi drôle, réconfortant, gentleman, quand il le voulait...
« Shikamaru tu vas me rendre folle !, cria-t-elle en lançant une pierre au loin pour se défouler. »
Un cri résonna suite au mouvement de retombé de sa pierre. Quelque chose, un animal visiblement, l'avait reçu sur lui et n'avait pas apprécié. Ne désirant pas du tout savoir ce qu'elle avait touché, elle se mit à courir dans la direction opposée.
Elle courait aussi vite qu'elle en était capable, et en jetant un coup d'œil en arrière, elle eut la désagréable surprise de découvrir qu'une grosse bête la poursuivait. Elle n'en avait jamais vu de vivant de sa vie, mais elle n'eut tout de même aucun mal à identifier l'animal qui se trouvait être un ou une sanglier, le médecin n'allait pas s'arrêter pour en identifier le sexe, était très en colère, et produisait des cris assez terrifiants.
Elle même criait à l'aide, mais sans succès, les maisons les plus proches étaient trop loin, de plus, la plupart des habitants devaient encore être au travail. Elle était persuadée qu'elle n'allait jamais s'en sortir, elle ne savait par quel miracle, il ne l'avait toujours pas rattrapé. Elle finit par apercevoir une clôture et accéléra afin d'avoir suffisamment d'élan pour la survoler, c'était sa seule chance de décourager le mammifère. Cela lui rappelait les courses de haies qu'elle et les filles avaient fait lorsque Tenten leur avait montré l'entraînement intensif de monsieur Gai.
Elle sauta, mais évalua mal la distance, et si sa première jambe passa sans difficultés, la seconde se prit dans le fil barbelé, la déséquilibrant. Son genou gauche se cogna violemment contre une pierre, qui était à quelques mètres de la clôture, lui faisant très mal. Elle ne pouvait plus bouger, la douleur était trop vivace. Elle n'eut d'autre choix que de rester au sol, se frottant le genou pour le soulager. Elle allait se faire agresser par le sanglier, qui arrivait à la barrière. Elle plaça ses mains devant son visage afin de le protéger de l'animal qui franchit lui aussi l'obstacle, et alors qu'elle se croyait perdue, elle entendit des aboiements, et des grognements, et pu apercevoir un quadrupède gris se placer entre son poursuivant et elle.
« Hidan !, s'écria-t-elle
A cet instant il n'avait plus rien du toutou gaffeur et collant qu'elle connaissait. Ses crocs étaient visibles, sa posture était menaçante. Il faisait barrage entre elle et le sanglier qui n'était pas impressionné par le nouvel arrivant.
Sakura ne savait pas comment réagir, tétanisée par la peur elle n'osait pas bouger. Elle devait pourtant se ressaisir, même si les intentions d' Hidan étaient nobles, il ne faisait pas le poids.
- Hidan, vas-t-en, tu n'as aucune chance contre lui, ordonna-t-elle
Il devait être deux voire trois fois plus lourd que le canidé, le combat était inégal. Pourtant, le canidé refusait de bouger, bien déterminé à la protéger de ce monstre qui n'avait rien à faire ici. Il se faisait plus menaçant, et ses grognements plus forts. Lorsque le sanglier s'élança sur eux, Hidan bondit sur lui, afin de le faire changer de trajectoire. Il planta ses crocs acérés dans le dos de l'animal sauvage, qui hurlait de douleur, alors que celui domestique, s' accrochait du mieux qu'il pouvait avec ses griffes plantées dans la peau de son opposant. Ce dernier se débattait, mais Hidan refusait de lâcher prise, il accentuait sa pression sur le corps du sanglier, comme si sa vie en dépendait.
Le médecin regardait la scène, incapable de faire autre chose. Elle était stupéfaite, et touchée, il se battait pour elle, il cherchait à la défendre. Il l'avait d'ailleurs suivi jusqu'ici sans hésiter.
- Et si Hidan avait suivi Shikamaru le soir où je les ai rencontré tous les deux. Si Hidan n'avait pas erré comme son maître le pensait, mais si l'accompagnait pour le protéger, murmura-t-elle »
Le quadrupède de la famille Nara faisait preuve d'un immense courage, et la créature des bois avait beau se débattre et sauter partout comme une folle, rien n'y faisait. Ses cris de douleurs résonnaient, et Sakura était pratiquement sûre que le bruit s'entendait jusqu'au village. Elle se releva, la douleur de son genou ayant diminuée. Elle ne savait toujours pas quoi faire pour aider le canidé, mais sa peur du sanglier n'était plus aussi intense que lorsqu'elle était au sol.
Kakuzu était inquiet, son compagnon avait agi bizarrement, cela ne lui ressemblait pas. Le vieux chien n'avait pas quitté le fils de son propriétaire qui faisait les cent pas dans la cour. L'humain n'avait pas non plus l'esprit tranquille, et rien que pour cela le chien eut envie de mordre Hidan.
Shikamaru ne pouvait pas rester tranquille, son chien avait eu une réaction si inhabituelle qu'il ne savait quoi en penser. En plus de la fuite de son compagnon à quatre pattes, venait s'ajouter celle de Sakura, qui, elle non plus n'était toujours pas revenue. Le pire était que si les deux avaient disparu c'était à cause de lui.
Un autre coup de tonnerre éclata, et le fils Nara sursauta, ayant complètement oublié la météo capricieuse. Au tonnerre succédèrent des cris d'animaux que le berger identifia sans difficulté, le premier était celui d'un sanglier qui souffrait, et le second était un aboiement qu'il ne reconnu que trop bien. Il l'entendait tous les jours, parfois plusieurs fois tous les jours depuis des années. Hidan, son chien, aussi doux qu'un agneau était en train d'affronter l'une des plus dangereuses bêtes sauvages des environs. Il était en danger, son fidèle ami était en danger.
Shikamaru se mit à courir sans hésiter en direction des bruits. Si son ancien professeur de sport du lycée l'aurait vu il aurait été fier de lui, jamais le brun n'avait couru aussi vite de toute sa vie. Il espérait qu'il ne soit rien arrivé à son canidé, ni à Sakura, qu'il devinait être avec lui. Malheureusement les cris semblaient provenir de partout, et il ne savait pas quelle direction prendre. Un aboiement à sa droite attira son attention, et c'est à ce moment qu'il découvrit que Kakuzu l'avait accompagné.
« Très bien Kakuzu, je te suis, mènes-moi à eux ! »
Il emboîta le pas du quadrupède qui malgré son âge avancé allait encore vite, et reniflait régulièrement en quête de l'odeur du médecin ou de son compère. Il avait beau être facilement distrait, peu enclin au travail, et particulièrement maladroit, il s'était attaché au jeune chien gris, parce qu'il rendait heureux le fils Nara, et en tant que meilleur ami de l'homme Kakuzu ne désirait que le bonheur de ses maîtres.
Ils s'en rapprochaient, guidés par le flair du vieux canidé marron, et de temps en temps, par des cris de douleur. Shikamaru avait peur, il redoutait ce qu'ils allaient trouver lorsqu'ils rejoindraient les deux autres. Hidan ne s'était jamais battu contre personne, comment pourrait-il tenir tête à un sanglier ? Il espérait que Sakura aille bien elle aussi, elle n'était pas du tout de la campagne, et elle ne devait pas se faire des faces à faces avec des animaux sauvages tous les jours. D'un naturel plus pessimiste qu'optimiste, il s'imaginait déjà le pire.
« S'il leur est arrivé quelque chose je m'en voudrais toute ma vie, après tout c'est de ma faute s'ils sont partis . »
Un cri plus fort et plus douloureux que les autres retentit dans la campagne avant de laisser sa place à un silence glacial.
Il s'arrêta, sous le regard curieux du quadrupède, il ne leur restait que quelques mètres à parcourir, pourquoi se stoppait-il maintenant ? Ses jambes refusaient de reprendre leur mouvement, il était paralysé par l'angoisse. Shikamaru avait une image trop précise de la scène à laquelle ils allaient assister pour avoir le courage de continuer.
Deux chapitres dans le mois, cela change de mon rythme habituel. Il va falloir attendre un peu pour le dixième car j'ai deux idées pour celui-ci et pour le moment je ne sais pas laquelle choisir. Une un peu plus sombre que l'autre...Enfin vous verrez bien. Merci de me suivre, et à bientôt.
