Non non vous ne rêvez pas c'est bien (enfin) le 12ème chapitre d'urgence du cœur. Il était temps me direz-vous elle n'avait pas été avancée depuis février si j'ai bien vu. Merci de votre patience vous êtes adorables! Bonne lecture à vous, et à bientôt, enfin plus rapidement que celui-ci. Je vais essayer d'en poster le suivant pendant l'été mais je ne promets rien. PS: Un très court passage fait référence à une discussion entre Cicidy et moi je lui dédie donc ce chapitre.
Chapitre 12 :
Sakura, une fois dans sa chambre, s'allongea sur son lit, et se mit à rêvasser. Elle venait de vivre vingt-quatre heures plutôt intenses, et allait s'abandonner dans les bras de Morphée sans retenue. Avant de s'endormir, elle extirpa son téléphone portable de sa poche, et l'alluma, elle l'avait coupé lorsqu'elle avait franchi les portes de la clinique, et n'avait pas eu l'occasion de le remettre en marche avant. L'appareil sonna indiquant de nombreux SMS et appels reçus. Elle commença par écouter les appels, si quelque chose de grave s'était passé, c'était comme ça qu'on l'informerait.
« Ah non! »
Sakura esquissa un sourire amusé en reconnaissant la voix, il s'agissait de Tenten, il n'y avait qu'elle pour faire un discours aussi bref. La brunette avait une sainte horreur des boîtes vocales, et refusait catégoriquement de les utiliser. Elle avait toujours l'impression de passer pour une idiote à parler toute seule. Par contre, elle était d'accord pour écouter ceux qu'on lui laissait. La fleur de cerisier allait devoir la rappeler, et au plus vite.
Elle appuya sur la touche pour le supprimer et écouta le suivant.
« Sakura, c'est moi Ino au cas ou tu n'aurais pas reconnu ma voix, comme tu ne donnes pas de nouvelles, je viens en chercher moi-même. Je sais on dit pas de nouvelles bonnes nouvelles mais quand même j'aime bien savoir ce qui t'arrive. Sinon ici tout le monde va bien, Tenten s'entraîne dur, d'ailleurs j'ai réussi à convaincre Kankuro a venir courir avec elle et moi, trois fois par semaine. Crois-moi ce n'était pas gagné... »
« Zut, cela a coupé, je reprends, où en étais-je... Ah oui, donc Kankuro, Tenten et moi courons trois fois par semaine, mon amoureux en avait besoin sinon il allait se transformer en nounours, en gros nounours même. Je ne me souviens plus si tu étais au courant ou non mais Hinata sort avec Gaara, comme le frère de Kankuro oui. Peut-être que tu le savais déjà mais comme tu es partie depuis des siècles moi je ne m'en souviens plus. Bon je te laisse sinon ça va encore couper et j'en ai marre de recomposer ton numéro. Bisous à toi et à bientôt ! »
« Évidemment que cela avait coupé Ino, c'était une boîte vocale tu étais supposée me laisser un message assez succin dessus, pas me raconter ta vie, pensa-t-elle ».
Malgré tout elle était contente d'apprendre que tout allait bien, elle avait eu assez de sensations fortes pour un très long moment. Ino exagérait, elle ne s'était pas installée dans cette campagne, ou plutôt elle n'avait pas été mutée ici depuis des siècles, seulement quelques mois...Des mois déjà, ce que le temps s'écoulait vite. Elle était heureuse qu'Hinata soit en couple, elle le méritait, et Gaara lui avait toujours paru être un gentil garçon, moins excentrique que son frère ce qui était plus que reposant. Sakura adorait Kankuro, mais elle n'aurait pas pu supporter son humour H 24. Quelque chose lui parut anormale dans la voix de la Yamanaka, mais elle fut incapable de trouver quoi.
Elle allait devoir rappeler Ino, et assez rapidement si elle ne voulait pas se faire harceler par cette blonde qu'elle considérait comme sa meilleure amie. Elle supprima les deux messages et écouta le quatrième et dernier.
« Bonjour ou bonsoir Sakura, cela dépendra du moment où tu écouteras ce message. J'espère que tu vas bien, je venais simplement prendre de tes nouvelles. Je suppose qu'Ino a dû t'appeler plusieurs fois, et qu'elle a dû te dire que j'étais avec Gaara. Je te dis à très vite et porte-toi bien. Bisous »
Voilà, c'était ça qu'elle voulait entendre, un discours ni trop court ni trop long, un petit mot amical et agréable. Hinata était la meilleure, et elle serait la première à qui elle téléphonerait pour la récompenser de savoir laisser un message, Ino et Tenten devraient prendre exemple sur elle la prochaine fois.
Elle l'effaça et une pointe de déception la saisit lorsqu'elle réalisa que ses parents ne l'avait pas appelé. Cela ne la surprit pas, elle en avait l'habitude, mais cela la blessa malgré tout. Sa mère était probablement surchargée de travail comme tous les jours, et son père, tête en l'air comme il était, avait dû oublier. Sakura aurait voulu blâmer la vie en ville, dire que tout cela était chose courante pour les citadins, mais cela aurait été un vilain mensonge. Monsieur Yamanaka était par exemple très protecteur envers sa fille Ino, qu'il voyait encore parfois comme une enfant, son bébé. Sakura avait d'ailleurs toujours préféré la famille de sa meilleure amie à la sienne trop froide, trop carriériste. Bientôt elle ne songea plus à la déception causée par ses géniteurs puisque le sommeil vint la cueillir par surprise.
Le déjeuner allait être prêt, Shikamaru monta donc réveiller Sakura. Il frappa doucement sur la porte, et attendit une réponse qui ne vint pas. Il réessaya donnant cette fois-ci des coups plus forts, et n'obtint toujours aucune réponse. Il se décida à entrer, et fut soulagé en constatant qu'elle n'avait pas fermé la porte à clé, sinon il aurait dû aller dans sa chambre à lui, passer par la fenêtre, longer le rebord, frapper à celle de Sakura, ou la franchir si elle était ouverte. Cela aurait été un véritable parcours du combattant, et il aurait pu glisser et se blesser, ou pire se tuer...Trop dangereux pour lui.
Il s'introduisit dans la pièce sans bruit, et remarqua qu'elle dormait encore, toute habillée et sur les couvertures, elle devait être vraiment épuisée. Il se rapprocha jusqu'au niveau du lit et la scruta. Certaines mèches de ses cheveux lui masquaient le visage du côté gauche, elle avait le coude replié qui lui servait de coussin, et ses jambes étaient pliées elles aussi. Il ne sut quelle mouche le piqua mais il effleura son visage et repoussa les mèches à leur place. Le geste la fit soupirer de bien-être, sans pour autant la réveiller. La tirer des bras de Morphée allait être plus compliqué que prévu, c'était bien sa veine ! Il songea pendant un instant à la laisser récupérer dans un repos plus que mérité, mais il lui avait promit qu'il viendrait, et il était un homme de parole. La grande question était comment la réveiller en douceur ? En général lui il était tiré du lit de manière assez brutal, et il n'envisagea pas d'employer une des méthodes de Yoshino Nara, de Kiba Inuzuka, ou de Naruto Uzumaki. Celles de Choji étaient plus douces, et moins douloureuses, mais étaient-elles appropriées pour quelqu'un de qui il était proche depuis seulement quelques mois, et sur une fille en plus...Il fallait qu'il trouve et vite sinon il fallait finir par la rejoindre au pays des rêves.
Il s'assit sur le lit, et perdu dans son débat intérieur il ne remarqua pas qu'il lui caressait la joue, très délicatement comme de peur de la briser s'il mettait plus de pression dans son geste. La répétition de l'action perturba le sommeil du médecin, qui ouvrit péniblement les yeux.
-Shika...Maru,
La voix qui parvint à ses oreilles était encore endormie, et incertaine comme ne sachant pas si c'était la réalité ou toujours un rêve.
-Le déjeuner est prêt, si tu as faim c'est le moment ou jamais, l'informa-t-il dans un murmure
Il avait une sainte horreur qu'on lui hurle dans les oreilles au réveil, de manière général il détestait ça mais le plus insupportable était le matin, et il pensa qu'il en allait de même pour Sakura.
- D'accord...merci...j'arrive, répondit-elle en se frottant les yeux »
Elle puisa au plus profond d'elle-même pour trouver le courage nécessaire pour se lever. Ses paupières étaient encore lourdes et son esprit flottait dans le brouillard. Cette sieste lui avait parut trop courte et elle eut le sentiment que la journée allait tourner au ralenti, traînant en longueur. Elle posa un pied puis l'autre sur le parquet en bois. Elle s'assit, et l'épaule de Shikamaru qui était installé à sa droite lui apparaissait comme un excellent coussin contre lequel elle se serait bien volontiers, calée. Ayant dû remarquer sa tentation de repartir dans les bras de Morphée contre lui, le garçon se leva non sans lui avoir au préalablement prit la main, l'entraînant avec lui. Cela eut l'effet escompté puisque cela la sortie de sa torpeur. Elle le suivit docilement jusqu'à la salle à manger à l'étage inférieur, et ce sans louper la moindre marche, ce qui fut un miracle. Yoshino lui demanda comment elle allait, sincèrement concernée par son état, ce qui la toucha, cette femme l'avait accueillie chez elle, la nourrissait, la logeait, la blanchissait et se souciait de son bien être sans rien lui demander en échange. Elle n'avait pas à faire cela, elle ne lui devait rien, et pourtant madame Nara s'occupait d'elle comme une mère, celle que Sakura aurait voulu avoir. La fleur de cerisier lui fit un sourire en signe de gratitude et ils s'installèrent tous à table, bientôt rejoint par Shikaku.
Au cours du reste de la journée, une tornade semblait avoir frappé la ferme, mettant la maison sens dessus dessous Shikamaru était hyperactif, accomplissant ses corvées du jour avec entrain, et une énergie dont il manquait cruellement à l'accoutumée, alors que Sakura peinait à faire un pas après l'autre. Elle avait essayé de l'aider du mieux qu'elle pouvait mais avait bien vite réalisé qu'elle le ralentissait plus qu'autre chose.
Le soir, à la nuit tombée, Shikaku et son épouse étaient partis se coucher, mais leur fils n'y arrivait pas, il était dehors, dans la cour,assit sur les escaliers, l'air songeur, caressant Kakuzu qui avait posé sa tête sur ses genoux. Sakura l'observait depuis la fenêtre de sa chambre, à présent qu'elle pouvait dormir elle n'y arrivait plus. Elle se décida à le rejoindre, c'était mieux que de s'ennuyer toute seule ici. Elle enfila ses chaussures, ouvrit sa porte, et traversa le couloir le plus silencieusement possible, ensuite elle descendit les marches, lentement pour ne pas s'entraver dans l'une d'entre elles et finit par atteindre la porte d'entrée.
« Shikamaru, ça va ?,
Il tourna la tête dans sa direction, elle avait prit place à sa gauche, et ses yeux brillaient,éclairés par la lumière de la lune.
- Aussi incroyable que celui puisse paraître, je n'ai pas sommeil, lui confia-t-il avec un petit sourire amusé
-Même après tous les efforts que tu as dû fournir aujourd'hui, je ne t'avais jamais vu te déplacer aussi vite, répondit-elle sur le ton de la plaisanterie
- Tu peux parler mademoiselle l'escargot, la taquina-t-il
Elle lui donna un petit coup de poing sur l'épaule, faussement vexée de sa remarque, trop heureuse de le voir ainsi pour être fâchée.
- A quoi tu pensais avant que je n'arrive ?, lui demanda-t-elle curieuse
Ses yeux quittèrent ceux du médecin, et vinrent se poser sur la niche inoccupée d'Hidan.
- Je m'imaginais ce qu'aurait été ma vie s'il n'avait pas survécu à son affrontement contre ce sanglier.
-Shikamaru, tu te fais du mal pour rien.
-Il obéit une fois sur quatre, il ne tient jamais en place, il est toujours le premier dès qu'il y a une bêtise à faire, il est facilement distrait, il est gourmand, il déteste travailler, il met ma mère dans tous ses états, il est collant, mais il est aussi affectueux, il sait toujours me remonter le moral, et il m'a aidé comme personne lorsque j'allais mal. S'il est comme ça c'est probablement de ma faute, je n'ai pas su être le maître qu'il lui fallait, mais c'est mon chien, à moi, c'est le premier qui m'appartient rien qu'à moi. Nous nous sommes attachés l'un à l'autre à l'instant même où Kiba me l'a fourré dans les bras. Je ne pourrais pas supporter de le perdre, même si je sais pertinemment qu'il s'en ira un jour...C'est mon chien et je l'aime, même si comme je l'ai dit je ne le mérite pas,
Elle l'écouta monologuer sur son animal de compagnie et elle le trouva émouvant. Il était indéniable que le lien qui les unissait était très profond et il en parlait avec tellement d'amour, de tendresse, comme si Hidan était son enfant. Sakura comprenait et partageait ce sentiment, elle adorait le canidé, à qui elle devait la vie, le quadrupède était adorable, gaffeur mais cela faisait partie de son charme et en plus il semblait bien l'aimer.
- Et si c'était le contraire,
-Le contraire, comment ça ?, lui demanda-t-il
-Et si Hidan était ainsi parce que tu étais le maître idéal pour lui, tu l'aimes pour ce qu'il est, tu ne l'as pas éduqué et pourtant il t'es loyal et il ne cherche qu'à faire ton bonheur, il ne serait pas comme ça si tu n'étais pas celui qui lui convenait. Toi et lui vous faîtes la paire, vous vous comprenez à la perfection et vous ne forcez pas l'autre à être quelqu'un qu'il ne voudrait pas être.
Cette réponse lui fit penser à ce qu'elle avait vécu avec Sasuke, et le mal qu'elle s'était fait pour se transformer en la parfaite petite Uchiha. Elle avait faillit se perdre en route, mais Sakura Haruno, cette jeune femme au fort caractère, qui savait s'imposer quand les circonstances l'imposaient, ne serait jamais une épouse docile et soumise, autant dire qu'il n'avait pas dû l'aimer pour ce qu'elle était vraiment puisqu'il l'avait quitté sans remords.
C'est ce moment que choisit Kakuzu pour lever la tête, et hocher positivement cette dernière sous le regard incrédule du médecin.
-Shikamaru je te jure parfois j'ai l'impression que tes chiens comprennent tout ce qu'on dit, lui dit-elle se sentant un peu ridicule
- Bien entendu qu'ils comprennent tout ce qu'on raconte, ce sont des chiens pas des poissons rouges, affirma-t-il
- Tu te moques de moi, n'est-ce pas ?
-Pas du tout, Kakuzu et moi allons te faire une petite démonstration pour te le prouver, proposa-t-il
-J'attends de voir ça !
-Kakuzu comme mes parents dorment tu ne vas pas pouvoir aboyer, à la place tu vas me dire combien font 2+2 en me tapant dans la main avec ta patte,
Sakura n'en crut pas ses yeux lorsqu'elle vit la patte du vieux canidé venir taper quatre fois dans celle du fils de son propriétaire et ce dernier le féliciter par une caresse entre les deux oreilles.
-Tu vois je te l'avait dit,
- Tu as triché, tu lui as seulement apprit cette addition c'est pour ça qu'il connaissait la solution, rétorqua-t-elle
-Tu peux essayer si tu veux, mais donnes lui un calcul simple tout de même, la défia-t-il
-Très bien, on va voir ça tout de suite, je suis certaine d'avoir raison,
Sakura était un médecin, une scientifique, elle aimait tout comprendre et pouvoir tout expliquer par la science, et ça ce n'était pas scientifique du tout.
- Kakuzu, tu vas me dire combien font 1+4+2, lui demanda-t-elle
Shikamaru ne pourrait pas dire qu'elle lui avait donné un exercice compliqué, ce n'était pas comme si elle voulait savoir combien faisait 75+98. Elle tendit la main, confiante, sûre qu'il ne frapperait pas, ou alors pas le bon chiffre. Sa bouche s'ouvrit en grand, et ses yeux s'écarquillèrent lorsque la patte du chien rencontra sept fois sa main. Ça ce n'était définitivement pas scientifique. Le garçon ne pu s'empêcher d'éclater de rire en la voyant stupéfaite.
- Heureusement que tu n'as pas parié parce que tu aurais perdu, bien joué Kakuzu, le félicita-t-il à nouveau.
L'animal bailla et reposa sa tête sur les genoux du jeune fermier, il commençait à se faire tard, et d'habitude à cette heure-ci il dormait déjà, mais ce soir il était hors de question qu'il s'endorme avant que le maître d'Hidan et son amie ne soient rentrés dans la maison. Il jouait le rôle de protecteur par intérim puisque l'autre canidé n'était pas là pour s'en charger.
- D'accord, je l'admets, tes chiens sont très intelligents, à moins que tout ceci ne soit qu'un rêve et que d'une minute à l'autre, il se mette à parler,
-Non je te rassure ça il ne le peut pas, et tu es bien éveillé, la contredit-il en la pinçant pour confirmer ses dires
-Aie, tu n'étais pas obligé d'être aussi brutal, tu pouvais utiliser une autre méthode, râla-t-elle
-Comme quoi ?,
Elle se mordit la langue avant qu'il ne soit trop tard, car la réponse qu'elle allait lui donner, en l'occurrence un baiser, n'était pas très appropriée, même si elle en avait très très envie, il était un peu tôt pour ça. Elle ne savait même pas ce qu'il ressentait pour elle.
- Hum...je ne sais pas...mais quelque chose de moins violent, je suis une femme, il faut me traiter avec délicatesse, se défendit-elle
-Dit-elle alors qu'elle m'a giflée de toutes ses forces il n'y a pas si longtemps, rappela-t-il
Le rouge lui monta aux joues à la suite de sa remarque, elle était encore terriblement gênée d'avoir fait ça.
- A propos de cette gifle, je suis désolée, je n'aurais pas du te la donner, je ne sais pas ce qui m'a prit,
Il l'interrompit en posant son doigt contre ses lèvres, l'empêchant de continuer ses excuses qu'elle avait déjà prononcé la veille.
-Sakura tu as fait ce qu'il fallait pour me faire réagir, si tu ne m'avais pas secoué et si tu n'avais pas eu le réflexe de ralentir l'écoulement du sang, mon chien serait mort aujourd'hui. Je te dois la vie d'Hidan, alors ne t'excuses surtout pas,
Il n'avait toujours pas retiré son doigt, et les joues de la fleur de cerisier montaient en température. Elle avait plongé ses yeux dans les siens, ou bien c'était lui qui avait plongé les siens dans les siens à elle, elle ne savait plus qui l'avait fait en premier, elle ne savait plus rien. Il retira finalement son doigt, aussi vite qu'il s'était prit une décharge de deux cents volts, et la chaleur de son corps redescendit très rapidement.
-Mais n'en abuse pas, je ne suis pas un punching-ball vivant d'accord.
Il appuya sa requête par un petit clin d'œil si caractéristique. Le contraste entre ce Shikamaru et celui d'hier était impressionnant, elle préférait celui qui lui faisait face, il était si mignon avec ce petit air moqueur. Pourtant, une ombre passa dans son regard, et l'ambiance devint pesante.
-Sakura...commença-t-il d'une petite voix peu assurée
La douleur était si vive dans ses iris qu'elle la ressentait elle aussi, ce qu'il voulait lui dire, lui était pénible et semblait le consumer.
-Shikamaru, le coupa-t-elle à son tour, quoi que tu veuilles me raconter, tu n'as pas à le faire ce soir. Je peux attendre que tu sois prêt, je suis là, et je serai là quand tu te sentiras apte à me dévoiler ce secret. »
Avec Ino, elle avait apprit qu'il était très important pour leur rétablissement qu'ils se confient à leur rythme, les brusquer pouvait avoir des conséquences néfastes sur leur santé mentale. Là , il était tout sauf en état de s'ouvrir à elle.
Après cela, ils se mirent à bavarder de choses et d'autres de cinéma, de musique, du chant des grillons...A un moment, il lui posa une question, mais comme il n'obtint pas de réponse, il baissa le regard, et constata qu'elle s'était assoupie, la tête appuyée contre son épaule et en tournant la tête vers Kakuzu il remarqua que ce dernier luttait contre le sommeil, bien installé sur les genoux du garçon. Il se leva ce qui réveilla le canidé, et il attrapa Sakura avant qu'elle ne s'écroule et ne se fasse mal.
« Il est l'heure d'aller se coucher Kakuzu, je vais la porter jusqu' à sa chambre, au moins elle ne pourra pas dire que je n'ai pas fait preuve de délicatesse. Bonne nuit mon vieux toutou »
Le quadrupède lui fit un signe de tête en guise de bonne nuit, et le fils Nara le vit aller se recoucher dans la niche de l'autre chien de la maison, rassuré de savoir qu'il le reverrait bientôt.
« A toi aussi il manque cet idiot »
Le brun réussit à ouvrir la porte et à la refermer avec Sakura qu'il tenait comme une jeune mariée. Elle dormait toujours, pas le moins du monder perturbée par le trajet, sur le sol, ni l'escalade de l'escalier. Elle état fatiguée pour ne pas s'apercevoir qu'elle avançait ou plutôt qu'elle était transportée. Dans le couloir du premier étage, il espéra que ses parents ne se réveillent pas pour aller aux toilettes ou boire un verre d'eau, il aurait eu l'air malin lui avec la fille aux cheveux roses contre lui. Il franchit la porte de la chambre du médecin l'allongea sur son lit, lui retira ses chaussures et la glissa sous les couvertures. Il déposa sans réfléchir un baiser sur son front, et quitta la pièce sur la pointe des pieds. Il rejoignit sa chambre, un sourire idiot sur le visage.
