Non vous ne rêvez pas, voici le 13ème chapitre pour l'anniversaire de ma Chichi adorée pour qui j'ai débuté cette histoire en 2015 . Bon anniversaire à toi ma belle.
Chapitre 13 :
Les jours suivants, l'ambiance était revenu à la normale, si on ne prenait pas en compte les regards discrets entre Sakura et Shikamaru et le hasard qui les faisaient souvent se trouver dans la même pièce au même moment. Le samedi midi le téléphona sonna, Yoshino et Shikaku rendaient visite à un oncle du fils Nara, et ce dernier fut donc contraint de répondre.
« Allô,
-Shikamaru !, s'étonna la voix au bout du fil.
-Oui Hana c'est bien moi, confirma-t-il dans un soupir.
Pourquoi est ce qu'à chaque fois qu'il décrochait, la personne avec qui il parlait semblait ne pas en revenir, il savait se servir d'un téléphone et il lui arrivait d'en utiliser, il était paresseux pas stupide. Sa réaction amusa son interlocutrice dont il entendit le rire dans le combiné, au rire succéda des aboiements de plus en plus proches.
-Comme tu peux le constater par tes propres oreilles ton monstre va bien, expliqua-t-elle.
Le monstre en question manifesta son mécontentement en aboyant très fort une dizaine de fois.
-D'accord, d'accord ne te fâche pas, je retire ce que j'ai dit, tu n'es pas un monstre tu es un adorable chien très obéissant, cela te convient.
Cette fois Hidan jappa seulement deux fois, et de manière brève, son propriétaire même s'il n'était pas avec lui il imaginait très nettement le hochement de tête du canidé qui avait dû suivre. Il était capable d'anticiper la plupart des réactions de son animal depuis le temps qu'ils se côtoyaient.
-Tu crois que tu pourrais venir le récupérer dans la journée, avant qu'il ne transforme mon cabinet en champ de bataille ?, lui demanda-t-elle sur le ton de la plaisanterie.
-Je pense que oui, d'ici une heure au plus tard tu seras débarrassée de ma boule de poils, déclara-t-il.
-Tu n'es pas obligé de te presser, je ne voudrais pas que tu te froisses un muscle à cause de moi,se moqua-t-elle.
Il leva les yeux au ciel, Hana était bel et bien une Inuzuka aucun doute là-dessus, elle possédait leur humour si particulier.
-Très drôle Hana, laisse-moi le temps de demander à Sakura si elle veut bien me conduire et j'arrive ou nous arrivons, répondit-il. »
Il raccrocha ne donnant pas l'opportunité à la brunette d'ajouter le moindre mot, il se doutait qu'elle allait commenter le fait qu'il propose à la jeune femme qui vivait chez lui de venir avec lui, les Inuzuka étaient ainsi, quand ils découvraient un os ils ne le lâchaient pas avant de l'avoir complètement rongé.
Il se mit donc en quête du médecin qu'il n'avait pas revu depuis le petit-dé inspecta chacune des pièces de la demeure sans succès, elles étaient toutes vides, même sa chambre, il avait pensé qu'elle avait pu vouloir faire une sieste... En jetant un coup d'œil par la fenêtre de la bibliothèque, il la vit, en tenue de sport, en train de faire des pompes dans leur cour de derrière, Kakuzu assit à quelques pas d'elle. Il fit demi-tour et sortit de la maison pour les rejoindre. Il ne se manifesta pas tout de suite, trop fasciné par ses mouvements. Shikamaru n'avait jamais aimé le sport, cela demandait trop d'effort pour rien, ses notes dans cette matière n'avait d'ailleurs jamais été très bonnes. Pourtant en cet instant, il regrettait presque son manque d'entrain, il l'aurait bien imitée. Le canidé détecta sa présence, et la signala à la fleur de cerisier par une série d' attira l'attention de Sakura qui arrêta sa séance et se releva, une fois qu'elle eut constaté que c'était lui.
« Le spectacle était à ton goût ?, lui demanda-t-elle sur le ton de la plaisanterie.
En général elle détestait les hommes qui se rinçaient les yeux sur elle avec un air pervers absolument répugnant, là, la situation était différente, ou plutôt le garçon concerné était loin, très loin d'être un pervers. Il n'y avait aucun désir dans ses iris et il était plus embarrassé qu'excité.
-J'étais surtout admiratif de ta motivation, il faudrait me payer très cher pour que je fasse des exercices, commenta-t-il.
-Alors heureusement pour toi que tu n'as pas besoin de t'entretenir, sinon cela serait l'enfer, se moqua-t-elle.
-Toi non plus tu n'en as pas besoin, fit-il remarquer.
Elle rosit sous le compliment, qui en plus était dépourvu de l'habituel « dommage que tu ne puisses pas augmenter la taille de tes seins ». Le tour de poitrine d'une femme semblait être le dernier des soucis du fils Nara.
-Tu désirais quelque chose peut-être ?, l'interrogea-t-elle pour détourner la conversation.
-Hana a appelé, Hidan est en pleine forme et elle voulait savoir si je pouvais venir le récupérer dans la journée...Voudrais-tu venir avec moi ?, proposa-t-il
-Je pense que ta véritable question est Sakura toi qui dispose d'une voiture aurais-tu l'obligeance de me conduire jusqu'à la clinique des Inuzuka pour que je puisse ramener mon compagnon à quatre pattes à la maison, rectifia-t-elle, qu'en dis-tu Kakuzu, est-ce que je me trompe ?
Le quadrupède hocha négativement sa tête, approuvant ce que l'amie du fils de son maître venait de déclarer.
-Tu n'es pas obligée de prendre le volant, j'ai le permis tu sais, tu peux simplement m'accompagner. Cela me ferait très plaisir, enfin je voulais dire que cela ferait sûrement très plaisir à Hidan, se corrigea-t-il.
Kakuzu poussa ce qui ressemblait à un couinement de désespoir, le jeune humain était irrattrapable.
Des mois de cela, Akamari leur avait raconté à Hidan et à lui que son maître Kiba, ses amis Choji et Naruto, décelant un amour potentiel entre le nouveau médecin et le dernier membre du clan Nara avaient décidé de mettre au point un plan afin de les pousser dans les bras l'un de l'autre. Sur le coup l'idée n'avait pas enchanté le quadrupède gris, la dernière compagne de son propriétaire avait été une vraie furie et il ne voulait pas revivre la même expérience. Le plus ancien du trio n'avait pas été de cet avis, certes la dernière petite-amie de Shikamaru, Tayuya n'avait pas été la meilleure personne pour aider le fils de Yoshino et Shikaku à remonter la pente, mais rien ne permettait d'affirmer qu'il en serait de même avec Sakura Haruno. Il fallait lui laisser une chance, peut-être qu'avec elle cela fonctionnerait. Dans le fond ce que craignait Hidan c'était que cette étrangère ne brise encore le cœur de son maître, il avait eu très peur lorsque son bipède avait perdu Kin, il ne voulait jamais, non plus jamais le revoir dans cet état. Cela avait été trop pénible à endurer, trop douloureux à supporter.
Aujourd'hui le quadrupède gris avait révisé son jugement sur la fleur de cerisier, et le trio maléfique Choji, Naruto et Kiba, avait décidé de ne pas tout de suite se mêler de la vie amoureuse de leur ami, bien que s'il continuait d'avancer à cette vitesse d'escargot ils finiraient bien reprendre les choses en main.
-Donne-moi dix minutes, je prends une douche et je te suis, reprit Sakura en s'éloignant à la course. »
A quelques kilomètres de là une NISSAN QASHQAI verte avec à son bord trois jeunes femmes roulait sans trop savoir où elle allait.
« Tu es sûre de toi Ino ?, demanda Hinata assise à l'arrière
-Évidemment, je fais confiance à mon GPS, assura la blonde derrière le volant.
-Tu en es certaine, insista Tenten située à côté de la conductrice, j'ai l'impression d'avoir déjà vu ce rond-point.
-Mais non, c'est juste que les gens d'ici ne varient pas leurs ronds-points c'est tout, répondit-elle
Les deux autres filles échangèrent un regard par l'intermédiaire du rétroviseur, ni l'une ni l'autre n'étaient convaincues par l'optimisme de leur amie mais préférèrent ne rien dire et espérer qu'elle avait raison. La fille Yamanaka suivait les indications de son GPS tout en sifflotant l'air de la chanson à la radio, tapotant de temps en temps sur le volant pour s'accompagner.
-Ino on tourne en rond, j'en suis sûre et certaine, et ne me sors pas ton couplet sur la non originalité des paysages parce que sinon je te jure que je te fais avaler l'allume cigare, s'agaça Tenten.
-Parce que tu ne crois pas que je le sais déjà, j'essayais simplement de voir les choses du bon côté, mais toi bien sûr il faut que tu me fasses remarquer qu'on fait le même chemin depuis des heures, rétorqua-t-elle.
-Si tu le savais pourquoi tu n'as rien dit, ce n'est pas en roulant sur la même route qu'on va retrouver notre chemin comme par magie, argua Tenten.
-Puisque tu es si maligne dis-moi ce qu'on doit faire, allez Tenten, toi qui est plus intelligente que les autres où va-t-on, quelle direction est que je dois prendre ?
-Tu n'as qu'à poser la question à ton GPS puisqu'il est soit disant « le meilleur sur le marché », rappela-t-elle sarcastiquement.
-Les filles ne vous disputez pas, intervint Hinata sans grande réussite.
-Ne mêle pas mon appareil à tout ça, moi au moins j'ai prit ma voiture pour venir rendre visite à Sakura, si on ne devait compter sur toi pour nous y conduire on pourrait patienter encore pendant un siècle !, s'emporta la blonde.
-Si c'est pour avoir une conductrice aussi catastrophique et stupide que toi je préférerais avoir une taupe comme chauffeur !
-Putain de pays de merde quand même, elle ne pouvait pas se faire muter dans un endroit mieux indiqué elle aussi, non bien sûr que non, il fallait qu'elle atterrisse dans une campagne paumée au milieu de nul part.
-Ino elle n'a pas choisit, elle a été là où on lui a demandé de se rendre, lui rappela la fille Hyuga.
-Je m'en fous Hina, je m'en fous royalement, ce genre de choses ne lui arrivent qu'à elle, elle aurait pu se retrouver n'importe où, près d'une plage, sur une île déserte...mais non, il a fallut qu'elle aille à « plus perdu que moi comme endroit cela n'existe pas sur Terre », reprit la fille aux yeux bleus de plus en plus agacée.
-Si Sakura t'entendait elle serait ravie, commenta la fille à sa droite toujours énervée contre la blonde.
-Si elle pouvait m'entendre je te jure qu'elle passerait un très mais alors très mauvais quart d'heure. Vous allez voir qu'avec la chance qu'on a on va voir sortir un ours d'un moment à l'autre qui va nous avaler toutes crûes, ou alors sur des barbares qui vont nous voler et après nous tuer, déclara la chauffeuse.
-Ce n'est pas l'habitat naturel des ours, et les barbares ne sont plus une menace pour qui que ce soit depuis des siècles, la contredit la femme à l'arrière.
-En plus d'être stupide tu deviens paranoïaque, cela ne s'arrange pas, ce sera quoi après des petits hommes verts débarqueront pour nous enlever dans leur soucoupe volante, se moqua la brunette.
La dispute se poursuivit mais Hinata n'écoutait plus, ce n'était pas la peine, elles avaient oublié qu'elle était là. Elle posa sa tête contre la vitre et se mit à admirer le paysage, tout en tentant de faire abstraction du bruit dans le véhicule. Soudain, quelque chose l'intrigua et elle fronça les sourcils, les deux filles à l'avant se chamaillaient encore, elles n'avaient encore donc rien constaté.
-Les filles... les appela-t-elle.
Les deux concernées ne l'avaient pas entendu trop obnubilées par leur conflit.
-Les filles !, cria-t-elle
-Doucement Hinata, lui répondit Tenten.
-Tu n'as pas besoin de hurler comme une poissonnière sur le marché, nous ne sommes pas sourdes, ajouta la dernière.
-Je crois que si mais passons, vous reconnaissez où nous sommes ?, leur demanda-t-elle.
Ses deux amies observèrent les alentours et s'aperçurent à leur tour qu'elles n'avaient pas encore vu cet endroit. Dans leur dispute Ino n'avait pas réalisé qu'elle avait prit une autre route que celle qu'elles parcouraient depuis une éternité. Gagnée par un nouvel espoir, la conductrice accéléra, bien décidée à voir où elles allaient atterrir.
-Vous dépassez la vitesse limite autorisée, annonça la voix robotique masculine du GPS.
-Kakashi la ferme, quand tu seras efficace pour me conduire jusqu'à l'endroit indiqué je respecterais les limitations de vitesse, pour l'instant tu la ferme !, s'emporta la propriétaire de la voiture.
-Il va falloir qu'on songe à se calmer, sinon on risque de lui faire peur, conseilla Tenten. »
De retour à la ferme des Nara:
« Me voici Shika, désolée pour le retard je ne trouvais pas une paire de chaussettes, je suis vraiment trop désordonnée, râla-t-elle contre elle-même.
-Ne t'en fais pas ce n'est rien, c'est plutôt moi qui devrais m'excuser de te faire mettre un terme à ta séance de sport.
-Hidan est bien plus important que du sport, il me manque cette boule de poils, j'ai envie de le revoir, déclara-t-elle.
-Tu dois sûrement également beaucoup lui manquer, il va être fou de joie de te revoir. Tu pourrais me donner tes clés ?
-Tu étais sérieux quand tu me disais que tu allais prendre le volant !, s'exclama-t-elle surprise.
-Aurais-tu peur que je conduise ta voiture mieux que toi ?, la taquina-t-il.
-Méchant, tu vas forcément conduire mieux que moi puisque tu connais ces routes comme ta poche, mais si nous étions en ville chez moi tu ferais moins le malin, bouda-t-elle.
Elle lui tendit tout de même le trousseau de clés qu'il prit. Il fit le tour du véhicule et alla ouvrir la porte côté passager. Elle arqua un sourcil, avait-il changé d'avis, trop fatigué à l'idée de devoir conduire.
-Si mademoiselle Haruno veut bien prendre la peine de venir prendre place, proposa-t-il en s'inclinant respectueusement près de la portière.
Sakura piqua un fard, il se comportait comme pendant son déménagement de l'auberge, en gentleman, et c'était loin de lui déplaire. Il avait été prit d'une pulsion, il avait imaginé les voix de ses amis lui ordonner d'agir en homme bien éduqué, et lui il avait obéit à des voix imaginaires, il était temps qu'il se pose des questions sur sa santé mentale.
-Je vous remercie, lui dit-elle avec un petite sourire en s'asseyant sur le siège prévu à cet effet.
Il referma la porte, après avoir vérifié qu'elle avait tous ses membres à l'intérieur du véhicule, puis fit le trajet en sens inverse, ouvrit sa portière à lui, s'installa, referma la porte, inséra la clé, et démarra l'appareil.
-Où mademoiselle désire-t-elle que je la conduise ?, lui demanda-t-il en se prenant pour un chauffeur.
-A la clinique vétérinaire des Inuzuka s'il vous plaît Shikamaru, je dois récupérer mon petit Hidan qui semble-t-il est en parfaite santé, répondit-elle en jouant le jeu.
-Très bien mademoiselle, nous partons immédiatement, l'informa-t-il. »
Ils se regardèrent quelques secondes, avant d'éclater de rire. Rire à cœur joie, tous les deux eurent l'impression qu'ils ne l'avaient pas fait depuis des siècles. Pendant une fraction de seconde elle crut qu'il allait rapprocher son visage du sien pour l'embraser, mais il n'en fit rien. Il détourna le visage gêné, et roula pour rejoindre la clinique. La fleur de cerisier fut déçue mais ne montra rien, après tout elle s'était peut-être simplement fait un film, ce n'était pas parce qu'elle rêvait de l'embrasser que c'était également son cas. C'était dans ces moments-là que les filles lui manquaient le plus, elles auraient su la conseiller et lui changer les idées. Ce garçon allait lui faire perdre la tête si cela continuait.
