Le voici le voilà, le chapitre que vous n'attendiez plus. J'ai pour objectif de terminer cette histoire en 2018, il faut donc que j'avance. Merci infiniment pour votre patience, je vous adore. Le prochain devrait arriver entre Mars et Mai. Bonne lecture.


Chapitre 14 :

Le trajet jusqu'à la clinique ne fut pas long, il leur parut même plus court que lorsqu'ils avaient emmené Hidan le soir du drame. Lorsque le bâtiment fut visible, Shikamaru fut tenté d'accélérer, il ne supportait plus la distance qui le séparait de son chien. Il ne se retint que par crainte d'avoir un accident, la pire situation possible, et par peur d'effrayer Sakura. Il se gara sur le parking, et bondit hors du véhicule sans tarder sous les yeux de sa passagère qui n'en revenait pas de le voir bouger aussi rapidement. A peine avaient-ils franchi la porte d'entrée, et fait quelques pas dans la salle d'attente vide, que la porte où Hana gardait tous ses pensionnaires en observation s'ouvrit dévoilant une boule de poils qui fonça droit sur le jeune homme, le renversant.

« Hidan, doucement, doucement, lui ordonna-t-il sans le penser.

Le quadrupède lui léchait le visage frénétiquement, pendant que son maître le caressait comme il le pouvait. Ils ne se détachaient pas l'un de l'autre, ils avaient si peur de ne jamais se revoir, de ne jamais se toucher, et pourtant ils étaient là, il avait survécu, et son propriétaire ne pouvait être plus heureux.

-Merci de récupérer cet excité, j'avais du mal à le faire obéir, plaisanta le vétérinaire.

-Il vaut mieux les voir comme ça tous les deux, commenta Sakura sur le même ton.

A cet instant, le quadrupède prit conscience de la présence de la fleur de cerisier dans la pièce. Il se recula de Shikamaru et se posta devant elle. Elle n'eut pas le temps de se baisser pour le caresser qu'il se dressa sur ses pattes arrières et posa celles de devant sur les épaules de l'humaine qui était loin d'être à son aise. Certes elle avait déjà été proche de lui, mais jusqu' à aujourd'hui il avait toujours eu ses quatre pattes sur le sol, comme tous les chiens normaux, les chiens des Nara ne semblaient pas normaux, ils lui paraissaient plus intelligents et alertes que certains êtres humains qu'elle avait rencontré.

-Détends-toi Sakura, tu ne risques rien, il n'a pas l'intention de t'attaquer, la rassura Hana en la voyant crispée.

-Tu...tu en es certaine, son visage est très près du mien, s'il ouvre la mâchoire et plante ses crocs dans mon cou je ne pourrais pas faire grand chose, répondit-elle nerveuse.

-Fais-moi confiance, s'il avait voulu te trancher la gorge il l'aurait déjà fait depuis longtemps, affirma la brunette.

L'animal, comme pour l'apaiser, planta ses yeux dans ceux du médecin pendant plusieurs minutes. Elle n'y vit aucune agressivité ou hostilité, elle se trouva même ridicule d'avoir pu songer cela, Hidan avait risqué sa vie pour elle, ce n'était pas pour la lui prendre maintenant. Elle esquissa un sourire au canidé qui sembla ravi de la sentir moins sur ses gardes. Il se colla davantage à elle, et posa sa tête sur l'épaule droite de Sakura. Celle-ci glissa ses bras sous les membres antérieurs du chien, et l'encercla sous ce qui aurait été sa taille s'il avait été un homme.

-Je suis très heureuse que tu ailles mieux...Merci pour tout Hidan, sans toi je ne sais pas ce qu'il me serait arrivée, lui chuchota-t-elle pour que lui seul l'entende.

Il poussa un petit couinement qu'elle traduisit comme un « de rien », alors qu'elle se mit à lui caresser délicatement le poil.

-Je vais finir par être jaloux, commenta Shikamaru amusé.

Le quadrupède n'eut pas besoin qu'il se répète, il retira sa tête et ses pattes du docteur, il avança jusqu'à son maître qui s'était collé contre le mur près de la porte. Ce dernier écarta les bras, et son animal répéta ce qu'il avait fait avec Sakura, sauf qu'il ne posa que sa patte gauche contre le torse de Shikamaru. Le fils Nara gratta énergiquement son compagnon et colla son front contre celui d'Hidan. La complicité et l'aisance qu'ils avaient à être dans cette position démontraient très clairement que ce n'était pas la première fois qu'ils se retrouvaient ainsi. Les deux femmes admiraient la scène, attendries. La fleur de cerisier avait rarement vu une expression de tel bonheur sur le visage du fermier lui toujours l'air las de tout, comme s'il avait déjà tout vécu. Les seules fois où son visage était devenu plus expressif, et avait eu plus l'air du visage de quelqu'un d'une vingtaine d'années, était lorsqu'il avait été avec ses amis, son chien, et elle.

-Kiba a vraiment eu du flair, nota Hana de la fierté dans la voix et dans le regard.

-Pour une fois, nuança Shikamaru.

-Shika, je suis la seule à avoir le droit de faire ce genre de remarques à propos de mon frère, le réprimanda la brune en lui donnant une tape sur l'épaule.

-Aïe, Hana tu pouvais me le dire sans avoir recours à la violence, se plaignit-il, combien je te dois ?

-Rien du tout, lui répondit-elle, tes parents m'ont téléphoné le lendemain du combat de ton chien, ils ont déjà réglé les frais médicaux, expliqua-t-elle.

Il cligna des yeux plusieurs fois, depuis le jour où il avait reçu le canidé de la part des plus jeunes des Inuzuka ses parents avaient été clairs, c'était son chien, c'était à lui de s'en occuper, et à payer sa nourriture, ses visites chez le vétérinaire, et tout ce qu'il y avait à payer.

-Ils ont mentionné quelque chose à propos de toi qui serai devenu un homme, ajouta-t-elle en haussant brièvement les épaules, anticipant la question qu'il allait sans aucun doute lui poser.

-Merci Hana, nous allons ta laisser, déclara-t-il en se tournant vers Sakura.

-Merci pour avoir sauvé, et t'être occupée d'Hidan, la remercia-t-elle.

-Sakura, je me répète mais celle qui a véritablement sauvé ce petit démon c'est toi, la contredit-elle.

-Vous lui l'avait sauvé toutes les deux, intervint-il.

Les deux médecins se sourirent mutuellement, Shikamaru n'avait visiblement pas envie de les entendre débattre pendant des heures dans l'unique but de déterminer qui avait contribué au sauvetage de sa boule de poils.

-A bientôt, la salua la fleur de cerisier.

-Pour la santé de vos animaux j'espère que non, mais à bientôt à toi aussi. Quant à vous monsieur, dit-elle en s'adressant au canidé, je ne veux pas te revoir ici avant ton bilan de santé annuel, alors en attendant soyez gentil de ne pas vous battre contre des animaux sauvages, lui conseilla-t-elle en lui tapotant gentiment la truffe. »

Ce dernier baissa la tête, il avait une sainte horreur de cette visite de routine, et ne comprenait pas du tout comment cela ne dérangeait pas Kakuzu.

Le fils Nara, la fille Haruno, et le chien de celui-ci, partirent, laissant au vétérinaire le temps de déjeuner, et de vérifier l'état de ses malades avant sa première consultation de l'après-midi.

« Tu as eu du flair petit frère, je dois bien l'admettre, notre cerf paresseux pourrait bien avoir croisé celle qu'il lui fallait », pensa la sœur de Kiba en observant Shikamaru et Sakura rire en s'éloignant.


Ino conduisait, pendant que Tenten et Hinata jetaient des rapides coups d'œil un peu partout en quête d'un panneau. La conductrice roulait vite sous l'effet de l'espoir et de l'agacement. Cela faisait des heures qu'elles tournaient en rond, elle commençait à saturer.

« Ino, fais demi-tour, il m'a semblé entrapercevoir des gens sur la place, ils pourront sûrement nous aider, vite, vite, commanda la fille installée à sa droite.

La blonde, au lieu d'obéir, donna un coup sec sur la pédale de frein, ce qui aurait sûrement éjecté ses passagères de leur siège si elles n'avaient eu leur ceinture. Elle exécuta ensuite une marche arrière, et se gara sur le parking presque désert, le tout sous les regards de trois garçons et d'un chien surpris par autant d'agitation. Elles sortirent toutes les trois de la NISSAN et se précipitèrent vers le petit groupe qui ne se sentit pas rassuré.

« Les panneaux ça coûte trop cher ou bien est-ce que votre maire est trop radin pour en faire installer !, s'emporta la psychologue

-Ino, calme-toi, tu n'es pas obligée de les agresser, ils n'y sont pour rien, tenta de l'apaiser Hinata.

-On peut vous renseigner ?, demanda Kiba agressif.

-Kiba, ne les mords pas, intervint Choji en posant sa main sur son épaule gauche

Son ami n'était pas méchant, mais lorsqu'il se sentait menacé ou que l'on s'en prenait à ses amis, il pouvait être assez impulsif, il valait mieux faire redescendre la pression tant que cela était encore possible. Akamaru prit exemple sur le fils Akimichi et vint frotter son museau contre la jambe droite de son maître.

-Excusez-le il est un peu protecteur, signala Naruto.

-Non c'est à vous de nous de vous demander pardon pour son comportement à elle, le contredit Tenten.

-Nous nous sommes perdues, et cela l'a agacée, mais cela n'a rien à voir avec vous, ajouta Hinata.

-Cela ne fait rien, on comprend ne vous en faîtes pas, assura Naruto avec un sourire amical.

La fille aux yeux clairs, lui sourit en remerciement. Hinata avait horreur des conflits, et ne voulait pas que son amie leur attire des ennuis à cause de sa colère passagère.

-Ino, excuse-toi, commanda Tenten

-...

-Ino, répéta-t-elle

-Hors de question, refusa-t-elle,si ce pays de ploucs avait eu des panneaux nous n'aurions pas tourné en rond pendant des heures.

-Oh la pauvre petite princesse de la ville ne sait pas se repérer avec une carte ou un GPS, se moqua le fils Inuzuka.

-Tu me traites d'idiote, parce que tu te crois malin avec tes triangles rouges sur les joues, tu as quel âge pour jouer aux indiens, six ans !, se moqua-t-elle à son tour.

-Ino !, s'exclama Tenten.

Elle aussi avait remarqué les tatouages sur les joues des trois garçons mais contrairement à son amie qui semblait éprouver du mépris, elle était curieuse de connaître l'histoire de ces marques. Elle n'avait jamais été une fille particulièrement soigneuse de son apparence, il suffisait d'ouvrir sa garde-robe et avait même développé une certaine fascination pour ceux qui ne rentraient pas dans la norme. Après tout ses meilleurs amis Neji Hyuga et Rock Lee étaient tous sauf « normaux », le premier avait des iris presque blanc, quant au second il avait d'abondants sourcils, son amie Hinata avait des cheveux d'un bleu sombre, et des yeux couleur lavende et Sakura avait des cheveux roses.

-Retire-ça tout de suite espèce de poupée Barbie !, s'écria Kiba.

-Kiba, n'en rajoute pas, le supplia Naruto.

-Quoi, tu voudrais que je me laisse insulter par ça !, hurla-t-il outré.

-Ne rentre pas dans son jeu, lui conseilla Choji en le tirant par le bras.

-Tu veux te battre, allez viens, viens tu ne me fais pas peur, le provoqua la Yamanaka.

-N'ajoute pas de l'huile sur le feu, la supplia la fille Hyuga extrêmement gênée.

-INO YAMANAKA !, hurla une voix féminine.

Tous se tournèrent en direction de la voix, et leur regard tombèrent sur une Sakura Harune passablement énervée, un Shikamaru qui ne comprenait rien à ce qu'il se passait, et un Hidan qui fixait le petit groupe avec des yeux curieux.

-Sakura !, s'exclamèrent ses amies, contentes de la revoir.

-On peut savoir ce qu'il se passe ici ?, demanda Shikamaru.

-Rien, un simple malentendu, rien de grave, assura Choji.

-Ce n'est pas ce que j'ai entendu, le contredit le médecin toujours en colère.

-Je me suis peut-être légèrement emportée sans raison, confessa Ino.

-Légèrement, légèrement, non mais tu plaisantes, tu te moquais de ses tatouages, non mais pour qui tu te prends, cracha-t-elle.

-Sakura, répondit cette dernière choquée.

-Tu prends les gens de haut Ino, tu l'as toujours fait, je t'adore, tu es ma meilleure amie et je le répète, je t'adore mais tu regardes les personnes qui sont différentes de toi comme si elles ne méritaient pas de vivre. J'ai les cheveux roses, et Hinata les yeux lavandes, cela n'a rien de « normal » et pourtant cela fait partie de notre charme. Tu estimes qu'ils sont ridicules parce qu'ils ont des tatouages sur les joues, parce que cela ne rentre pas dans ta catégorie beauté et alors, qui es-tu pour décider ce qui est beau et ce qui ne l'est pas. Alors je t'en supplie pour une fois Ino, range tes préjugés de petite princesse de la ville et laisse les gens vivre !, termina-t-elle à bout de souffle.

La blonde avait honteusement baissé la tête, rêvant d'un trou de souris dans lequel elle pourrait se cacher pendant quelques instants. Ce n'était pas la première dispute qu'elle avait avec Sakura, en revanche c'était la première fois qu'elle la remettait ainsi à sa place. Tout le monde était abasourdi par le discours de la fleur de cerisier, qui était la première surprise. Il y avait quelques mois de cela elle avait les mêmes a priori, mais aujourd'hui cela n'était plus le cas, les quatre garçons qu'elle avait rencontré avait modifié sa vision des choses et de la vie à la campagne.

-Kiba n'était pas non plus obligé de l'insulter de poupée Barbie, souligna Shikamaru.

-Ne lui en veux pas Shika, tu sais comment il est, il démarre vite et il dit des choses qu'il ne pense pas, le défendit Naruto.

-Je suis désolé, je n'aurais pas dû dire ça, s'excusa le concerné plus calme qu'auparavant.

-Il s'est excusé, c'est à ton tour maintenant Ino, déclara Tenten.

-J' m'excuse, maugréa-t-elle.

-Pardon, tu peux répéter je n'ai pas entendu, mentit l'Inuzuka.

-Toi n'exagère pas, tu devrais plutôt remercier Sakura d'être intervenu, lui conseilla le fils Nara.

-Merci beaucoup d'être venu à ma rescousse Saku, répondit-il.

-A présent que plus personne n'est en colère ou n'a envie de s'entre tuer nous pourrions peut-être nous présenter ?, suggéra Choji.

-Excellente idée, approuva Naruto, je commence. Je m'appelle Naruto Namikaze, enchanté de vous rencontrer mesdemoiselles.

-Moi c'est Kiba Inuzuka, enchaîna-t-il, et lui c'est Akamaru, indiqua en caressant son chien.

L'animal aboya joyeusement deux fois en remuant vigoureusement la queue.

-Je me nomme Choji Akimichi.

-Il ne reste donc que moi, je m'appelle Shikamaru Nara, et la boule de poils à côté de moi répond au prénom d'Hidan, termina-t-il.

Tout comme l'autre canidé il aboya joyeusement, avant de faire plusieurs tours sur lui-même.

-N'en fais pas trop, tu sors de chez le vétérinaire, lui rappela son propriétaire.

-Maintenant c'est à notre tour, comprit une des filles. Je suis Hinata Hyuga, enchantée de faire votre connaissance, se présenta-t-elle en inclinant respectueusement la tête.

-Je suis Tenten Xiuying, salua-t-elle.

-J'en étais sûr, s'exclama Naruto, j'étais certain que j'avais déjà vu ce visage quelque part. Tu es la championne de judo, tu as remporté le dernier tournoi national, poursuivit-il en souriant tout excité.

-Je ne pensais pas croiser un fan ici, comme quoi même perdu au milieu de nul part on a toujours des surprises. Je l'aime bien, annonça-t-elle.

-Évidemment, je m'en serais doutée, toi dès que quelqu'un te reconnais tu l'adores, répondit Sakura.

-Pardonnez-moi d'interrompre cette petite discussion tout à fait charmante, et passionnante à propos de l'affection de Tenten pour ses supporters, mais je tiens à vous faire remarquer que je ne me suis toujours pas présentée, les coupa la psychologue vexée.

-Vas-y, vas-y, râla la judoka.

-Trop aimable de ta part, rétorqua-t-elle sarcastiquement. Je m'appelle Ino Yamanaka, et je tiens une fois de plus à m'excuser pour mon comportement de toute à l'heure.

-C'est déjà oublié, assura Choji, nous avons nous aussi un spécimen assez impulsif.

-Tu sais ce qu'il te dit le spécimen impulsif, siffla Kiba.

-Non, ne recommencez pas, il y a déjà assez eu de conflits pour aujourd'hui, coupa Shikamaru d'un ton las.

-Maintenant que tout le monde connaît tout le monde, et que l'orage est terminé, vous pourriez venir me serrer dans vos m'avez manqué mes chipies !, admit la fleur de cerisier en ouvrant les bras.

Ses trois amies n'eurent pas besoin qu'elle ajoute quoi que ce soit, et foncèrent sur elle pour l'étreindre. Hidan ne comprit pas pourquoi elles agissaient ainsi, il leva les yeux vers son compagnon humain en quête d'une réponse.

-Laisse tomber Hidan, c'est un truc de filles, lui répondit-il en haussant les épaules, l'air aussi confus que lui.

L'animal hocha positivement la tête en observant une dernière fois cette scène plus qu'étrange. Ils se dirigèrent ensuite vers les garçons, où le quadrupède eut le droit à de nombreuses caresses de la part des amis de Shikamaru, ravis de le voir en forme. Les deux chiens se mirent ensuite à jouer ensemble, comme ils le faisaient dès qu'ils se voyaient.

Le groupe masculin discutait de tout et de rien, s'occupant pendant que les filles bavardaient de leur côté. Shikamaru jeta plusieurs coups d'œil en direction de Sakura, elle souriait, et elle riait, le vert de ses iris brillaient plus qu'à l'accoutumée, elle irradiait dans la lumière de ce début d'après-midi. Perdu dans ses rêveries il ne vit pas les regards amusés que se lancèrent ses trois amis, ni le sourire timide du médecin lorsqu'elle croisa ses yeux.