Bonjour/Bonsoir tout le monde.

Et hop, encore un chapitre ! Vous l'aurez compris, le rythme de parution reste le même pour le moment. Le chapitre 5 était juste un petit cadeau d'anniversaire XD

Merci aux revieweuses ! Vos commentaires sont toujours une véritable joie à lire. Ils me motivent à continuer d'écrire :) Qui sait, après cette fiction, peut-être me lancerais-je dans une nouvelle histoire sur mon couple favoris :)

Merci en tout cas à ma courgette, sans qui je n'aurais pas mis ce texte en ligne. Faut peut-être que j'arête de la remercier en fait ! Elle risque d'avoir les chevilles qui enflent ! :P

Sur ce, je vous souhaite une agréable lecture à toutes et tous.

Et pour finir, avant le début de l'histoire, tout appartient à J.K Rowling bien sûr. Je ne fait que laisser libre cours à mon imagination avec un univers qui est à elle. ^^

OoOoOoOoOoOoOoO

Chapitre 6 : Retrouvailles

Albus arriva, escorté par un Dobby pour le moins effrayé. Severus faisait les cent pas, tournant en rond autour des lettres vertes qu'il avait fait apparaître plus tôt. Il se stoppa net devant le directeur, sans piper mot, se contentant d'attendre que ce dernier regarde l'anagramme flottant. Dumbledore tourna ensuite la tête vers son jeune professeur, avec intérêt, avant de dire simplement et calmement :

- Et, comment en es-tu arrivé à cela ?

- Comment ? COMMENT ?... C'EST VRAIMENT CA TA PUTAIN DE QUESTION ? TU TE FOU DE MOI LA !

- Calme-toi mon garçon. Dit Albus en prenant place dans le fauteuil face au canapé, comme si de rien était.

- Il n'y a pas de "mon garçon" qui tienne Albus ! Je veux des explications ! Est-ce que ma mère est à Poudlard oui ou non ? Severus s'époumonait face au vieux sorcier stoïque.

- Oui, elle est bien ici, à Poudlard. A cette heure, elle est probablement dans ses appartements.

- Je veux la voir ! Immédiatement ! Cria de nouveau Rogue.

- J'ai bien peur que cela ne soit pas le moment idéal pour une visite Severus.

Severus reprit son déplacement circulaire, les bras croisés sur son torse, le visage crispé par l'énervement. Il était tel une cocotte-minute, sifflante et sur le point d'exploser. Il réfléchissait à mille à l'heure, sous le regard protecteur du directeur.

Il était vrai que ce n'était pas une heure pour toquer à une porte. Il avait trainé à son bureau, puis avait pris le temps de manger, si bien que l'heure était des plus tardive. Les vêtements d'Albus en témoignaient parfaitement d'ailleurs, ce dernier étant en robe de chambre de soie violette. Rogue stoppa de nouveau son mouvement, toisant le directeur d'un air mauvais, puis son attention se reporta sur le petit être tremblant derrière le fauteuil. Comprenant que Dobby avait peur de lui et de son comportement, il se calma légèrement. Il n'avait pas pour habitude de voir une telle peur dans les yeux de quiconque, à part ceux de Londubat peut-être, mais cette fois il s'en sentit mal à l'aise. Le pauvre elfe n'avait rien demandé et le jeune professeur se rendit compte qu'il avait été gratuitement méchant envers lui, pour absolument aucune raison valable. Dobby n'était pas un de ces cornichons dangereux avec une baguette à la main et il était encore moins responsable du secret entourant Eileen Rogue.

C'est ainsi qu'il reprit, plus doucement, même si la colère était toujours autant présente :

- Tu m'as menti Albus !

- Je ne t'ai jamais menti Severus. Répondit Dumbledore en conservant son calme.

- Si, tu m'as menti à propos de ma mère ! Tu m'as dit qu'elle... Tu m'as dit…

- Oui mon garçon ? Que t'ai-je dit ?

- Tu m'as dit... Que nous en reparlerions plus tard... Fini par dire le professeur en se laissant tomber dans son canapé.

- Tout à fait. Et, je suppose que nous pourrions considérer qu'il est temps de le faire.

Dumbledore se tourna vers Dobby et lui demanda gentiment d'apporter du thé. L'elfe s'inclina respectueusement avant de disparaître, bien trop content de pouvoir s'éclipser un instant. Il revint en revanche très rapidement, disposant une théière et deux tasses sur la table basse entre les deux hommes :

- Merci Dobby, dit Severus en regardant la créature. Je suis sincèrement désolé de t'avoir fait peur...

- Ce n'est rien Monsieur, répondit-il en s'inclinant, Dobby connaît Monsieur. Dobby ne lui en veut pas !

Severus avait en horreur la manie qu'avait les elfes de se rabaisser ainsi, mais il préféra ne pas en faire cas. Il savait que cela vexerait ce pauvre Dobby plus encore. Puis, rapidement, le jeune homme reporta son attention sur Albus, qui d'un coup de baguette venait de servir la boisson. Il décida de ne pas y aller par quatre chemins et prit la parole, de façon calme et posé cette fois-ci :

- Alors comme ça... Ma mère est bibliothécaire à Poudlard ?

- Oui, tout à fait. Elle a intégré l'école en même temps que toi. Au moment de ta prise de poste en tant que professeur j'entends.

- Et, comment ça se fait qu'elle ait décidé de venir ici avec moi à ce moment-là ?

- Quand, toi, tu as décidé de faire partie de l'ordre, tu avais peur pour la vie des personnes qui te sont chères. Et, tu m'as demandé de les protéger en échange de... Eh bien, de tes services d'espion.

Severus baissa la tête un instant. Il comprit très bien de quelles personnes parlait Albus. Il n'y en avait que deux après tout. Son cœur se serra, comme à chaque fois que ses pensées se dirigeaient vers Lily et Eileen. Bien que cette fois, il y eut une différence. Constatant le mal-être du jeune homme, Dumbledore reprit doucement :

- Je suis désolé d'avoir échoué dans l'une de ces tâches Severus.

- Non Al, tu n'as pas à t'excuser alors que tu as tout fait pour la protéger... Il y a d'autres responsables. L'un est un sale rat et l'autre est un monstre.

Albus fût très clairement soulagé que son protégé ait de nouveau employé le diminutif qu'il lui réservait depuis quelques semaines maintenant. Cependant, il semblait légèrement perplexe. Severus crût comprendre pourquoi et ne fît pas de commentaire concernant sa propre culpabilité dans cette histoire. Il était, après tout, arrivé en retard en ce terrible soir d'Halloween. Mais il n'était pas en état d'entendre des excuses bidons de la part de son employeur et... Ami ? Quoi qu'il en fût, Severus continua :

- Et donc, pour protéger ma mère, tu lui as donné un travail dans le lieu le plus sécurisé qui soit. Mais, comment ça se fait qu'elle ait accepté de venir ? Je doute que mon géniteur le lui ait autorisé !

- Eh bien, ta mère était consciente du danger. Bien plus que son mari. Ajouta alors Albus en hochant la tête de manière désolé.

- Tobias n'est pas capable de comprendre quoi que ce soit. C'est un véritable minable.

- C'était, mon garçon... C'était.

- "Eh bien", en voilà une bien mauvaise nouvelle. Dit Severus, le ton dégoulinant de sarcasme.

- Quoi qu'il en soit, reprit le directeur comme si de rien était, ta mère et son époux n'étaient pas d'accord. Et, cet énième désaccord fût celui de trop. Eileen a donc décidé de te suivre.

Cette fois, Severus ne ressenti pas de pincement dans la poitrine, mais une sorte de douce chaleur. Il se douta alors qu'il était simplement heureux à l'évocation du choix de sa mère. Bien sûr, elle l'avait toujours défendu quand elle le pouvait, mais elle avait toujours été attachée à l'énergumène qui lui servait de mari. Jamais son fils ne pût comprendre l'amour qu'elle portait à Tobias Rogue, cet alcoolique virulent. Il s'était renseigné sur le sujet pourtant, mais cela restait hélas assez flou pour lui. Bien souvent, il s'était imaginé qu'elle finirait par mourir sous les coups de cet homme violent.

- Elle m'a choisi alors. Marmonna Severus pour lui-même, sans s'en rendre compte.

- Cela dit, le danger restait important pour elle, même après son départ. Quand tu as commencé à espionner Voldemort pour nous, tu as dû te montrer de plus en plus... Disons, de plus en plus anti-moldu, et ce afin de parfaire ta position auprès des mangemorts. Elle restait, aux yeux des autres mages noires, l'épouse d'un "animal" impur.

- J'imagine oui. Le fait qu'une Prince ait osé souiller son "sang pur" faisait bien jaser mes camarades. Dit Severus en songeant à ses débuts difficiles chez les Serpentards.

- Tout à fait. Et c'est pour cela qu'elle devait disparaître. Si bien qu'officiellement, Eileen Prince est décédée il y a 15 ans, des suite d'une virulente dragoncelle.

- Et Tobias dans l'affaire ?

- Lui, a été victime des mangemorts. Et, avant que tu ne demandes, non, tu n'y étais pas toi-même. C'était une "surprise" de la part de Voldemort, qui souhaitait te remercier de lui avoir donné… Certaines informations capitales.

- Ho je vois... Je ne suis pas certain de savoir comment réagir à ça.

En effet, Severus jubilait presque intérieurement. Il n'arrivait pas à trouver la situation triste, mais elle lui paraissait, en tout cas, très ironique. Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom était donc responsable de la mort du bourreau de sa mère, mais aussi celle de sa Lily... Il fût sorti de ses pensées par la voix d'Albus qui parla de nouveau, d'un ton plus grave :

- Je comprends mon garçon. En tout cas, Irma a commencé à travailler ici peu de temps avant le décès de Tobias. Et, même si elle n'en a plus jamais reparlé, je ne suis pas certain qu'elle s'en soit totalement remise.

- Je vois... Enfin, en partie. En tout cas, je suis ravi qu'elle soit en vie... Et, ici, à Poudlard. Cependant...

Severus hésita, ne sachant pas vraiment comment il devait réagir devant la question qui le taraudait depuis sa découverte :

- Pourquoi ne m'a-t-elle pas rendue visite depuis mon rajeunissement ?

Albus s'attendait très clairement à la question et il sourit, de façon rassurante, au jeune homme face à lui :

- Elle est allée à l'infirmerie chaque jour durant ta convalescence, elle le faisait discrètement voila tout. Et, elle était aussi présente à la bibliothèque quand tu y allais vois-tu. Elle est venue plus d'une fois me demander de t'interdire d'écrire dans les livres que tu empruntais d'ailleurs !

Le sourire de Dumbledore se transforma en ricanement lors de cette dernière anecdote. Puis, sur un ton plus sérieux, bien que visiblement toujours amusé au vu des petites étincelles dans ses yeux, il reprit :

- Elle fait donc ce qu'une mère fait de mieux. Protéger son enfant à distance pour ne pas empiéter sur sa vie. Ce n'est pas toujours simple de vivre sous le même toit que sa mère, quand bien même ce dernier est aussi grand que Poudlard. Et depuis plus de quinze ans, Irma a pris l'habitude d'être discrète. Cela ne vous empêche pas d'avoir de bonnes relations bien sûr. Cela dit, j'ai totalement approuvé qu'elle ne court pas à ta rescousse lors de ton problème, pour la raison évidente que cela aurait été bien trop suspect. Tu dois bien comprendre qu'Eileen est décédée Severus.

- Et comme plusieurs élèves sont des proches de mangemorts et donc de tu-sais-qui, finit le jeune homme, Irma doit paraître… N'avoir rien à voir avec moi.

Après toutes ces nouvelles révélations, Albus resta un moment avec son protégé. Cela avait été, encore une fois, une longue et rude conversation. Bien que la finalité de cette dernière soit bien plus joyeuse que la fois précédente. Severus avait compris la prudence du directeur et ses cachoteries. "Al" n'avait pas menti, on ne mentait pas vraiment quand on oubliait de divulguer une information, non ? Il avait fait la même chose plus d'une fois après tout.

Cette nuit-là, le directeur de la maison Serpentard s'endormit avec difficulté, mais il fît des rêves plutôt agréables. Il se voyait en compagnie de sa mère, dans le parc proche de leur ancienne habitation. Ils étaient bien, à l'ombre d'un saule pleureur, devant un petit lac. Cela n'avait pourtant jamais été possible, du vivant de Tobias. Mais là, cette nuit, le monde de Severus était différent. Finalement, peut-être avait-il droit au bonheur, ne serait-ce qu'un peu.

Puis, sa mère se leva, souriante et lui déposa un baiser sur le front avant de partir un peu plus loin, en silence. Il la regarda s'éloigner sans bouger, serein, puis il sentit une main sur son épaule. Il tourna alors la tête et... Se réveilla.

Dans sa douche, Severus resta sous le jet pendant des très longues minutes. Il avait fini de se laver depuis longtemps, mais il ne se sentait pas de sortir hors de la chaleur rassurante de l'eau. Il n'arrêtait pas de repenser à son rêve. Il n'en avait pas fait d'aussi agréable depuis des années, même pour un jeune homme de 16 ans. Malgré tout, il avait besoin de ce moment de tranquillité. Severus revoyait sa mère, le cadre rassurant du parc qu'il avait tant aimé enfant, mais il revoyait surtout la personne qui l'avait rejoint par la suite.

Il finit tout de même par éteindre le robinet quand sa peau commença à devenir fripée. Il enroula une serviette autour de sa taille et sécha ses cheveux rapidement avant de désembuer son miroir avec sa main. Il regarda son reflet avec intérêt pour une fois. Ses cheveux noir jais avaient déjà bien poussées et commençaient à retomber devant ses yeux. Il les remit en arrière d'un simple geste et regarda ensuite son visage. Il lui semblait qu'il avait pris un peu de poids, ses joues étant un peu moins creuses. Mais sa pâleur était toujours maladive, faisant ressortir d'autant plus ses yeux sombres. Et pour finir, il fit un semblant de sourire afin de regarder ses dents, toujours aussi tordues, mais plus blanches qu'avant. Peut-être devrait-il voir un dentiste pour les remettre d'aplomb ?

Il soupira d'un coup, secouant la tête. Il était ridicule à se regarder de la sorte. Qu'espérait-il ? Que son miroir lui montre le reflet d'un Don Juan ? Non, il n'était pas mannequin, il était juste... Lui. Et Severus Rogue était banal, pour ne pas dire moche. Jamais personne ne pourrait s'intéresser à lui. Jamais ELLE ne pourrait s'intéresser à lui !

Il se mit alors une petite claque à lui-même. Il devait arrêter de penser à la jeune préfète, cela en devenait malsain. C'était certes un adolescent, mais un ado qui avait officiellement 36 ans et qui était tout aussi officiellement son professeur. Cependant, quoi qu'il fasse, il n'arrêtait pas de penser à elle, jusqu'à la voir dans ses rêves. Severus devait se ressaisir, elle avait après tout confiance en lui, suffisamment pour lui demander des cours en potion. Elle le voyait donc comme un professeur, et rien de plus. Et, comme tout bon enseignant qui se respecte, il se devait d'être professionnel et ne pas se laisser bercer par des illusions irréalisables !

De toute façon, il avait le temps, il ne la verrait pas avant la sortie à Pré-Au-Lard, soit trois jours plus tard. Aujourd'hui, il avait d'autre Minerva à fouetter ! Il hâtât de s'habiller et se coiffer un minimum. Il avait prévu de manger un bout rapide à la grande salle, avant d'aller à la bibliothèque pour l'ouverture. A tous les coups, Severus arriverait en retard à la réunion des enseignants du week-end, mais il s'en fichait. Il n'avait jamais eu de retard, que ce soit en tant qu'élève ou que professionnel, alors pour une fois, il n'allait pas se priver. D'autant plus que le jeune homme doutait sincèrement recevoir un blâme de la part d'Albus, qui pour sa part se doutait probablement des intentions de son espion.

Une fois l'estomac à peu près remplit, Severus s'éclipsa de la table du petit déjeuner afin de se rendre, comme convenu, à la bibliothèque. Les portes étaient encore fermées, il avait dix minutes d'avance. Et si, comme il le pensait, "Irma" était toujours comme un certain membre de sa famille, elle n'aurait pas de retard mais de l'avance.

A peine quelques secondes plus tard, il entendit un "clic" et les portes s'ouvrirent de l'intérieur. Et après une attente bien trop longue, Severus se retrouva face à la bibliothécaire insociable. Heureusement pour cette dernière que personne ne fût présent, en cette heure si matinale, pour voir un sourire apparaître sur son visage habituellement si froid. Le cœur de Severus manqua un battement lorsqu'il prit totalement conscience qu'il se trouvait face à la femme la plus importante pour lui. S'ils n'avaient pas tous deux été autant sur la défensive à l'idée qu'un élève ne décide, pour une fois, d'étudier de bonne heure, ils se seraient peut-être sautés dans les bras l'un de l'autre. Cependant, Severus se contenta d'un léger sourire discret en entendant la voix familière de sa mère :

- Bonjour Monsieur Rogue.

- Bonjour Mme Pince. Je suis ravi de vous voir en si bonne forme.

Severus s'approcha doucement, comme effrayé à l'idée que la bibliothécaire ne disparaisse. Elle était assez grande pour une femme, bien que son fils ne la dépassât déjà de quelques centimètres. Elle était maigre, plutôt pâle, et avait la malchance d'avoir un nez imposant en forme de bec. Severus savait de qui il tenait le sien. Ses cheveux étaient bien plus clairs que dans ses souvenirs et mieux entretenus aussi, attachés en un chignon strict, sous un chapeau pointu vert foncé. Ses vêtements étaient assortis à ce dernier, mais étaient surtout à sa taille. Elle aussi avait fière allure dans des habits de bonnes factures. Aux yeux de son fils, elle était toujours aussi belle, bien que terriblement moins expressive qu'avant. Son visage était tiré et son léger sourire avait disparu rapidement. Cela dit, il voyait dans les yeux marrons de sa mère une petite lumière qui ne le trompait pas quant à la joie qu'elle ressentait en cet instant. Severus reprit lui aussi un visage le plus neutre possible, quand Irma dit d'un ton incertain :

- N'êtes-vous pas censé être en réunion professorale à cette heure ?

- Si, je devrais y être. Mais, voyez-vous, j'avais un besoin urgent de vous emprunter un livre.

- N'en avez-vous pas déjà un dans vos quartiers Professeur ?

- Si... Répondit alors Severus un peu gêné cette fois en repensant à la couverture de ce dernier. Mais, je vous le rendrais plus tard... J'ai eu un contre temps.

- Tant que ce contre temps n'est pas en lien avec une plume et un encrier, cela ne devrait pas être ennuyeux.

Severus aurait pu rire à cette réflexion s'il n'avait pas été un Rogue, tout simplement. Il se contenta juste de hausser les épaules et de dire avec ironie, comme il savait si bien le faire :

- Je n'utilise JAMAIS d'encre pendant mes lectures, ce ne serait certainement pas un comportement responsable Mme Pince. Demandez donc à Albus, il vous dira que je suis quelqu'un de confiance, j'en suis certain.

Il entra pour de bon dans la bibliothèque quand il entendit des bruits de pas. Finalement, un groupe de trois Serdaigles semblaient vouloir s'instruire matinalement pendant leur vacances. Irma les toisa avec un œil mauvais qui ne pouvait vouloir que dire "je vous surveille, faites attention à mes livres bandes de cornichons". Elle reporta ensuite son attention sur son fils :

- Quel livre cherchez-vous ?

- Un livre sur les antidotes, répondit-il sans y réfléchir vraiment, vous devez bien avoir ça dans la réserve ?

- J'ai en effet ça. Cependant, je vous prierais de rejoindre vos collègues. Un professeur se doit de donner l'exemple Monsieur Rogue ! Je vous prépare tout ceci, vous viendrez les récupérer à midi.

Comprenant très bien qu'il venait de se faire remonter les bretelles, il n'eut pas à feindre son regard noir, bien que ce dernier ne voulût pas dire ce que les Serdaigles présent pensèrent y voir. Severus n'en voulait pas à sa mère de lui rappeler les règles de bienséance, malgré ses 16 ans, mais il aurait aimé rester plus longtemps avec elle. Mais, lorsqu'on est l'espion d'Albus Dumbledore, on se doit de l'être jusqu'au bout. Il salua donc sa mère poliment avant de prendre la direction de la salle des professeurs. La matinée promettait d'être longue.

Quand midi sonna, ce fût autant un soulagement pour lui que pour ses collègues. Les vacances ne signifiaient pas "repos" quand on travaillait à Poudlard. Une fois les mises au point faites pour les sorties au village magique proche de l'école, ils avaient parlé d'Halloween. Albus voulait, comme chaque année, prévoir un grand festin de fête, sans oublier les décorations qui allaient aller avec. Cela signifiait en clair qu'il attendait un participation active de chacun de ses employés.

Une fois la réunion terminée, il aurait voulu courir jusqu'à la bibliothèque, mais se contenta d'y aller en marchant comme si de rien était. Une fois arrivé là-bas, il vit Hermione sortir de la destination où il se rendait. Elle portait un sac plein à craquer de livres et de parchemins. Elle sursauta quand Severus lui dit, clairement amusé :

- Ca alors Miss Granger, vous n'êtes pas en compagnie de vos deux gardes du corps ?

- Vous m'avez fait peur professeur ! Dit-elle en soupirant, las de sursauter devant Severus. Et non, comme vous le voyez, je suis seule. J'ai, contrairement à mes "gardes du corps", un objectif bien précis de date à laquelle finir mes devoirs.

- Il doit surement s'agir d'un objectif fort important, à n'en point douter.

- A mes yeux oui, il l'est beaucoup, répondit-elle en haussant les épaules, et vous professeur ? Que venez-vous faire à la bibliothèque à cette heure ? Mme Pince va fermer pour le repas d'un instant à...

Pour la seconde fois en peu de temps, Hermione sursauta en se laissant surprendre par une voix. Irma avait le même dont que Severus en ce qui concernait les approches discrètes :

- Que faites-vous encore ici Miss Granger ? Je vous ai déjà dit que je ne vous laisserais pas accéder à la bibliothèque pendant les temps de fermeture !

- Je sais Mme Pince, je m'en allais ne vous en faites pas.

Puis c'est après un regard à Severus, qu'il prit pour un "bon courage !", qu'Hermione partie rapidement. Il ne pût retenir un très léger sourire amusé avant de reporter son attention sur Irma, qui regardait son fils avec intérêt :

- Eh bien Professeur, vous avez l'intention de rester dans le couloir ? Demanda-t-elle d'une voix neutre.

- Heu, non, désolé.

Puis il entra rapidement pendant que sa mère referma les portes de son sanctuaire sur eux. Ils étaient enfin seuls et la bibliothécaire sembla se détendre enfin :

- J'ai prévenu Albus par hibou que nous mangerions ensemble dans mon bureau. Et je t'ai préparé deux ou trois livres qui devraient t'intéresser concernant les antidotes. Bien que je sois persuadée que tu n'en as pas grandes utilités.

- Ils me seront très utiles j'en suis certain, merci.

Ils se dirigèrent ensuite tous deux dans une alcôve qui servait de bureau et probablement de réfectoire à "anciennement" Eileen. Quand ils furent installés devant plusieurs plats apportés par des elfes, elle dit d'un air interrogateur, démontrant une grande curiosité :

- J'espère ne pas t'avoir dérangé tout à l'heure quand je suis venue fermer la porte. J'étais persuadée que Miss Granger cherchait, de nouveau, un laisser passer pour rester ici aux horaires de fermetures.

- Non ne t'en fais pas. Répondit Severus un peu plus sur la défensive qu'il ne l'aurait souhaité. Nous parlions de ses devoirs, tout simplement. Rien de plus.

- Hum, je vois.

Puis c'est sur un sourire entendu que la femme en vert regarda son fils qui changea de sujet abruptement :

- Je suis content de savoir que tu es à Poudlard. Et, je trouve que travailler avec les livres te correspond parfaitement.

- Il est vrai que j'ai de la chance, mais j'en aurais encore plus si les cornichons qui servent d'élèves à cette école étaient plus respectueux envers les livres ! Soupira-t-elle, pleine de désespoir. Enfin, il y a d'autres avantages. Comme celui de pouvoir lire autant que je le souhaite, d'avoir un toit au-dessus de la tête et surtout de pouvoir garder un œil sur une certaine personne en particulier.

- Cette personne a un don pour se mettre dans des situations incongrues, j'en ai peur. Dit Severus d'un air amusé. Tu dois en voir de toutes les couleurs !

- Certes, mais ça en vaut la peine, crois-moi.

Par la suite, le repas se déroula dans le calme, entre eux uniquement. Eileen expliqua son changement d'identité et son changement de vie radicale, sans jamais parler de son défunt mari. C'était apparemment un sujet sensible, mais vu ce qu'en pensait Severus, ce n'était pas si mal que ce dernier ne vienne pas sur la table. Non, le déjeuner se passa dans la bonne humeur et la sérénité. Moins de 24h auparavant, Severus voyait la vie en noire, s'imaginant mourir seul, misérablement. Aujourd'hui, même s'il n'envisageait pas un avenir radieux, il s'autorisa un peu d'optimisme. Il lui restait un semblant de famille, petite certes, mais il avait sa mère.

Plus tard, Severus retourna à son bureau afin de finir ses corrections et être plus ou moins tranquille pour les prochains jours. Pour la première fois depuis longtemps, il se sentait bien, au point de n'être pas agacé par les festivités à venir, et surtout au point d'être pressé que les jours passent. Il avait après tout, des choses de prévues.

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NOTE DE FIN

Merci d'avoir lu ce chapitre.

J'espère que l'histoire vous plais toujours autant.

Au prochain chapitre, il se peut que les choses commence à avancer un peu plus pour Severus et "sa" préfète.

Enfin, peut-être ! Qui sait ? (Moi ? :P)

BONUS

Les commentaires de courgette et me réponses :

Il devait arrêter de penser à la jeune préfète, cela en devenait malsain. (Il ne put se retenir de s'a******* le p****** à la pensée de cette belle lionne) Non, finalement, c'est ma béta qui est malsaine je crois MDR Halalala, je t'aime si tant ^^