Bonjour/Bonsoir tout le monde.

Comme toujours, merci pour les quelques reviews du dernier chapitre (ça motive toujours et, oui, je me répète ^^), merci pour toutes les mises en favoris, merci aux followers, et surtout, big up aux commentateurs réguliers hein ! ^^ Je vous répond toujours en MP quand c'est possible, mais je vous dédit ce chapitre : Zeugma412, Lia9749, Cicidee, Noumea, Emma Swan, Dydee ;-)

Aujourd'hui, il s'agit DU chapitre ! Enfin, l'un des plus importants à mes yeux en tout cas, à vous de voir après hein ? Vous me direz ! XD Mais en tout cas, il nécessite un pitit avertissement...

Avertissement : rang M en première partie de chapitre.

Sur ce... Bonne lecture à tous !

Et pour finir, avant le début de l'histoire, tout appartient à J.K Rowling bien sûr. Je ne fait que laisser libre cours à mon imagination avec un univers qui est à elle.

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Chapitre 8 : La salle sur demande

Samedi arriva rapidement et surtout sans encombre. Faire participer les élèves à la préparation d'Halloween avait eu pour effet de détendre les esprits. Mais avant le festin du soir devait avoir lieu l'entraînement de Quidditch de Gryffondor, qui s'était finalement transformé en rencontre amicale contre les Poufsouffles. Ces deux équipes étant les seules à avoir le nombre suffisant de joueurs encore présents à l'école.

Severus, lui, avait d'autre priorité qu'un match de cornichons volant après différentes baballes. Non, lui, il était à son bureau, en espérant que « sa », enfin, la préfète de Gryffondor viendrait le voir pour parler potion. Et heureusement pour lui, il n'eut pas à attendre longtemps. A l'heure du premier coup de sifflet de début de match, le professeur Rogue entendit quelqu'un toquer à sa porte. Pour une fois, il opta pour une ouverture à l'ancienne et se déplaça jusqu'à celle-ci pour inviter l'intrus à entrer. Et quel intrus ! Comme il l'avait tant espéré, Hermione était devant sa porte, avec son sac plein de livres. Mais ce n'est pas cela que Severus remarqua en premier, non. Il vit que la jeune femme avait attaché ses cheveux indomptables en un chignon simple, ne laissant que quelques mèches rebelles dépasser. Son visage était donc dégagé et le jeune homme pu constater avec plaisir qu'Hermione s'était maquillée de nouveau. Elle était, en somme, magnifique :

- Est-ce que je peux entrer ? Demanda-t-elle amusée et rougissante.

- Heu oui, bien sûr...

Severus lui laissa le passage libre et elle se dirigea directement vers le bureau de son professeur, y déposant son sac. Lui qui avait souhaité la déstabiliser en ouvrant directement, se rendit compte qu'il s'était laissé avoir.

Il la regarda s'installer, toujours aussi subjugué, comme hypnotisé par la jeune fille. Il sortit de sa stupeur quand cette dernière se tourna vers lui en souriant. Il ferma la porte de son bureau et s'approcha d'elle, sans rien dire. Il avait pourtant une question à lui poser, lui qui s'inquiétait toujours des motivations de la préfète à être ici. Dumbledore l'avait vraiment déstabilisé la dernière fois :

- Severus ? Y-a-t-il quelqu'un ? Ici Hermione pour Severus !

C'est en voyant des mains lui passer devant le visage qu'il comprit qu'il s'était encore laissé aller à la fixer sans parler :

- Oui, quoi ?

- J'ai cru que tu faisais un AVC tu sais ! Répondit la jeune femme en secouant la tête exaspérée.

- Il est possible que je fusse en train d'en faire un. Marmonna-t-il alors.

Hermione fronça les sourcils, un peu comme lui même avait l'habitude de le faire. Il trouva cela d'autant plus déstabilisant. Cela dit, cette fois, il décida de ne pas se laisser avoir et de reprendre en main la situation :

- Tu es ravissante Hermione. Est-ce que je peux savoir en quel honneur tu t'es faite aussi belle ?

- Peut-être bien que je l'aie fait pour plaire à un garçon.

En disant cela, la jeune femme s'était rapprochée de Severus et postée à quelques millimètres de lui. Décidemment, il n'arrivait pas à garder son self contrôle face à la lionne. En même temps comment aurait-il pu, il semblait bien que cette dernière eût décidé de sortir les griffes pour attaquer. Est-ce qu'un Serpent avait la moindre chance face à la reine de la savane ?

- Vraiment ? Fût la seule chose de cohérente qu'il sut lui répondre.

- Oui, vraiment.

Elle s'était mise sur la pointe des pieds afin de lui chuchoter la réponse à l'oreille. Severus sentit une forte chaleur l'envahir. Tout devenait flou dans son cerveau, comme si ce dernier avait décider de se délocaliser ailleurs. Il sentait le doux parfum fleuri d'Hermione lui caresser les narines et sans perdre plus de temps en futilité, il resserra les bras autour de la jeune femme et l'embrassa avec envie.

Ses inquiétudes étaient bien loin, tout comme ses questionnements et seul son désir de ne plus lâcher sa préfète se manifestait. Elle répondit à son baiser, se collant un peu plus contre lui. Il sentait sa poitrine généreuse contre son torse, bien que cette dernière fût cachée sous des vêtements bien trop épais à son goût. Il aurait surement dû se stopper là et repousser Hermione afin de discuter, mais en avait-il réellement envie ? Souhaitait-il sincèrement parler en ce moment ? Au vu de la sensation de rétrécissement de son pantalon, il comprit facilement que non.

Il plaqua alors doucement la jeune femme contre son bureau et la souleva pour l'asseoir sur le rebord de ce dernier. Elle se laissa faire et entoura ses jambes autour du bassin de Severus qui avait ainsi libre accès à l'entrejambe de sa partenaire. L'embrassant toujours, il commença à se frotter délicatement contre elle, entrainant des gémissements timides de leurs part à tous deux. Il voulait purement et simplement la prendre, là, contre son bureau. Il plaça alors une main sous le pull de la Gryffondor et attrapa par dessus son chemisier l'un de ses seins, qu'il caressa du bout des doigts. Il fût récompensé par de nouveaux gémissements, plus fort, et un durcissement de l'extrémité de la poitrine de la jeune femme.

Hermione glissa ensuite ses mains entre eux et les dirigea vers la bosse qui était bien formée au niveau du pantalon de son "professeur". A peine eût-elle atteint son objectif que Severus la regarda avec un air surpris. Non pas que la sensation était désagréable, mais il fût soudain assailli par un frisson glacial. Tout devint étrange autour de lui et un son désagréable commença à se faire de plus en plus présent.

C'est alors que le jeune homme ouvrit les yeux et tourna la tête du côté de son réveil qui sonnait afin de le ramener à la dure réalité. D'un geste énervé, Severus prit son réveil et le balança contre le mur en face de son lit. Le petit objet rond se fracassa contre la pierre froide et finit au sol, silencieux. Severus soupira en plaçant ses mains sur son visage. Ce n'était qu'un rêve... Mais quel rêve ! Il ne se souvenait pas d'en avoir déjà fait de tel, aussi réaliste. Retirant ses mains de devant ses yeux, il souleva la couette pour constater qu'une certaine partie de son corps était bien éveillée, sûrement depuis plus longtemps que lui-même.

Il soupira, honteux de la réaction primaire de son organisme à un simple rêve. Bien sûr, cela lui était déjà arrivé plus d'une fois, mais cette fois-ci était différente. Il avait la désagréable sensation que tout ceci était mal, contre toute morale et éthique… Et pourtant, ses hormones le tiraillaient toujours, bien loin de toutes ces préoccupations. Il regarda un instant le plafond, comme tentant de se convaincre que ce dernier était passionnant à observer, avant de baisser de nouveau les yeux vers la bosse sous sa couette. Severus se sentit rougir et abdiqua finalement, confus mais bien trop excité.

Il referma alors les yeux et essaya de repenser à son rêve. Ce n'était certes pas la chose la plus digne à faire pour un professeur, mais encore une fois, ses hormones et ses désirs de jeune adulescent prirent le dessus. Repensant au peu qu'il avait vu pendant son sommeil et s'imaginant très bien le reste, il passa ses mains sous la couette, attrapa son membre durci et commença des mouvements de va et vient. Il n'avait pas vraiment l'habitude de se livrer à se genre d'exercice. Pour lui, il y a encore peu, il dormait dans un dortoir entouré par pas moins de 5 autres garçons. Mais là, dans ses quartiers privés, il était tranquille et pouvait donc laisser libre cours à son instinct.

Après quelques instants de ce traitement, il commença à gémir de plus en plus bruyamment. Tout n'était plus que sensations pour lui... Et quelles sensations ! Il revoyait la sang et or de son rêve, les yeux plein de désirs de sa préfète, ses lèvres pulpeuses, puis il repensa sans peine aux seins imaginaires mais durcis de la lionne. Resserrant un peu plus sa main contre son sexe, il imagina qu'il s'agissait de celle de la jeune femme. Il comprit que l'extase n'allait plus être longue à arriver quand il se sentit se crisper. Se concentrant alors un peu plus sur le plaisir qu'il ressentait à la tête de son membre, il finit par se relâcher totalement, ressentant des décharges dans tout son corps.

Après s'être remit de ses émotions plaisantes, il ne pût s'empêcher de ressentir une certaine forme de culpabilité. Il se leva, puis d'un coup de baguette fît disparaitre toutes traces de son geste avant d'envoyer son linge de lit dans la panière de linge sale. Les elfes n'avaient après tout pas à savoir ce qu'il avait fait avant ce changement de draps.

Il se dirigea vers sa salle de bain et prit une douche froide, se rassurant comme il pouvait. Après tout, ce n'était qu'un rêve, un fantasme. Il n'avait rien fait de mal. Quand bien même Hermione n'avait pas ce genre d'envie, et même si les intentions de la jeune femme étaient juste d'avoir l'approbation de son ancien professeur de potion, il n'avait rien fait d'illégal. Un simple plaisir en solitaire ne pouvait pas entacher sa réputation… Juste ses draps, tout au plus !

Severus se sécha, s'habilla et se dirigea dans la grande salle, où tout pour Halloween était prêt. Le dîner du soir promettait. Bien qu'il n'aimât pas ce genre de gaminerie, il fallait avouer que le directeur avait une joie communicative. Eh oui, même quand on s'appelait Severus Rogue et que l'on était insociable et fermé, une jolie décoration et la promesse d'un délicieux festin mettait des paillettes dans la vie !

La matinée passa rapidement, le jeune homme essayant de travailler sur une nouvelle méthode d'apprentissage. Bien que ses recherches et ses idées semblaient être infructueuses, il ne baissait pas les bras. Puis le repas de midi fût des plus bruyants. Severus regarda McGonagall qui semblait surexcitée :

- Pourquoi tant d'exaltation ? Demanda Severus perplexe.

- Vous ne savez pas ? Répliqua Minerva comme si cela coulait pourtant de source.

- Si je le savais, pensez-vous sincèrement que j'entamerais la discussion avec vous ?

- Tant de sarcasme chez un si jeune homme… Enfin, si vous vous intéressiez un peu plus à la vie du château, vous sauriez que les élèves de Gryffondor et de Poufsouffles ont décidé de faire un match amical de Quidditch cet après midi. Au lieu de s'entraîner seuls, mes élèves ont pensé qu'une animation sportive serait un bon moyen pour oublier la morosité de ces derniers jours. Ils viennent de nous en faire la demande, dans la matinée.

Severus regarda sa collègue avec un air exaspéré. Ce n'était donc que ça ? Il le savait déjà après tout. Puis, après quelques secondes, il se rendit compte qu'il n'aurait pas pu le savoir, étant donner qu'il avait passé sa mâtiné seul à son bureau. Il avala son thé de travers en repensant au début de son rêve et se mis ainsi à tousser à plusieurs reprises, sous le regard surpris de ses collègues, et le regard amusé de la plupart des élèves :

- Ça va ? S'enquit McGonagall, inquiète. Est-ce les perspectives d'un match de Quidditch qui vous met dans cet état là ?

- Non, reprit Severus une fois la quinte de toux finie, c'est le fait que vos chers élèves aient eu une idée !

Et sur cette réplique, il se leva rapidement afin de reprendre contenance loin du regard inquisiteur de la professeur de métamorphose et celui amusé d'Albus qui n'avait rien loupé de l'échange.

Severus se dirigea presque automatiquement jusqu'à la tour d'astronomie. Il n'y était pas aller depuis quelques semaines et ce lieu lui manquait. Une fois tout en haut, il se mit en place contre "sa" rambarde (le jeune professeur ayant tendance à s'approprier beaucoup de chose en ce moment), tout en contemplant le parc. Le lac et la forêt étaient recouverts de neige et brillaient sous la lueur du soleil qui pointait le bout de son nez. Quelque soit le moment de l'année, le professeur Rogue ne se lassait jamais de cette vue. Bien entendu, être professeur n'était pas de tout repos et ce n'était pas non plus le job de ses rêves… Cependant, cela lui permettait d'être à Poudlard, le seul lieu où il s'était senti chez lui. Bien que cela n'avait pas toujours été joyeux dans ces murs, cela avait été une véritable demeure pour lui, bien plus que la maison de son enfance, impasse du tisseur.

- Si je comprends bien, dans tout Poudlard, vous n'êtes jamais qu'à quatre endroits différents ! Il existe d'autres pièces dans le château vous savez ? Il n'y a pas que la tour d'astronomie, votre bureau, la grande salle et les cachots !

- Vous avez oublié de comptabiliser la bibliothèque et l'infirmerie Miss Granger ! J'ai l'impression d'y aller régulièrement aussi.

Severus avait répondu d'un ton amusé sans même prendre la peine de se retourner. Il avait entendu la jeune préfète arriver et avait reconnu son pas avant même qu'elle ne prenne la parole. Quelques secondes plus tard, cette dernière vînt prendre place à ses côtés, contre la rambarde. Elle regarda le parc à son tour, puis reprit avec un large sourire, malgré le sérieux dans sa voix :

- C'est vrai, vous marquez un point ! Cela dit, il faudrait peut-être que vous preniez le temps de découvrir d'autre chose non ? Vous risquez de vous lassez de Poudlard si vous vous contentez de vos lieux habituels.

- Lors de ma scolarité, je n'ai pas eu autant d'occasions que vous pour découvrir les coins et recoins de l'école. J'étais bien trop studieux pour ça, moi !

- J'ai appris à mes dépends qu'être trop studieuse était un frein à la sociabilisation, mais surtout à la vie en générale. Il faut parfois sortir des sentiers battus pour découvrir le monde et ses merveilles.

Severus tourna la tête vers elle. Elle semblait repenser à son passé avec nostalgie, tout en restant joyeuse. Il la trouvait belle, encore une fois, et pleine de vie. Puis en soupirant, il répondit tout simplement :

- Je ne suis pas sociable. Et, je ne suis pas sûr que le monde soit si merveilleux.

Hermione tourna la tête à son tour et regarda son professeur dans les yeux, une lueur triste dans le regard. Il ne comprit pas vraiment ce revirement de sentiment en elle :

- Bien sûr que le monde est merveilleux. Il n'est pas tout rose, mais c'est aussi le fait qu'il possède de nuances plus ou moins sombres qui le rend passionnant. N'avez-vous donc jamais rien trouvé de beau dans le monde qui vous entoure ?

- Je...

Severus baissa les yeux et réfléchit. Il essayait de se souvenir de quelque chose de beau, mais quand il commençait à penser au parc proche de chez lui, il revoyait aussi son géniteur qui le frappait. Quand il repensa à Poudlard, la beauté de son parc et de ses murs laissaient place aux maraudeurs et à sa Lily, perdue à jamais. Il releva alors la tête, le regard plus triste que ne l'aurait souhaité, prêt à répondre que la noirceur du monde rendait toute beauté fade à ses côtés. Puis, il tomba sur les iris ambrée de la jeune préfète :

- Si, je crois bien que j'en ai trouvé...

Hermione lui sourit alors, un sourire plus franc que jamais, qui le déstabilisa. Puis sans prévenir, la préfète attrapa la main de son professeur, qui rougit bien qu'il garda son visage neutre :

- Vous savez quoi, au lieu de parler potion cet après midi, j'aimerais vous montrer mes endroits préférés du château ! Qu'est-ce que vous en pensez ?

- Vous n'allez pas encourager votre équipe ? L'entraînement s'est transformé en match il semblerait.

- Je ne m'intéresse qu'au match officiel vous savez. Et encore, je m'y intéresse uniquement dans le but de comptabiliser les points pour la coupe des quatre maisons. D'ailleurs, vous devriez faire attention professeur, nous sommes sur les talons de vos chers vert et argent. Il va falloir retirer plus de points à Gryffondor si vous voulez conserver votre avance.

- Vous avez raison Miss Granger. Je devrais peut-être commencer par vous retirer dix points pour avoir douté de ma maison !

- Faites donc professeur. Au pire, je les récupèrerais auprès du professeur McGonagall, ou Flitwick, ou Chourave, ou...

- J'ai compris !

Severus leva les yeux au ciel, mais se souvint d'un coup de ce qu'Albus avait dit. Les dires de la préfètes à ce moment précis en était une illustration parfaite. Seul le terrible professeur Rogue osait retirer des points à la miss-je-sais-tout de Poudlard. Il allait rebondir là-dessus, quand Hermione reprit plus rapidement que lui, sur un ton des plus sincères :

- Vous savez, vous êtes le seul professeur, dans toute ma scolarité, à ne pas agir avec moi comme si mes bons résultats n'étaient qu'une évidence. Vous avez toujours eu un œil critique sur mon travail... Parfois même un peu rude...

Elle sourit, légèrement amusée, mais continua sa tirade avec aplomb :

- J'aurais tout donné pour que vous me mettiez un simple "optimal" à un devoir. Mais finalement, je crois que vous attendiez tout simplement plus qu'un devoir parfait. Vous vouliez un travail qui vienne de moi, et pas uniquement des livres que j'apprenais. Et je vous en suis reconnaissante professeur. C'est pour ça qu'à partir d'aujourd'hui, je veux pouvoir comprendre au delà des manuels scolaires. Je vous en serais très probablement éternellement reconnaissante même.

Severus la regardait débiter son discours, si touchant et semblant si sincère. Se pouvait-il qu'elle ne recherche pas son approbation, mais qu'elle veuille juste s'améliorer pour elle seule ? Si tel était le cas, il pouvait s'enorgueillir d'avoir au moins réussi à apprendre quelque chose de constructif à une élève. Cela dit, ce qu'elle venait de dire le confortait dans l'idée qu'elle ne voyait en lui qu'un simple professeur, en qui elle pouvait avoir confiance pour s'améliorer. Puis, Severus se rappela, ironiquement, que c'est ce qu'il était après tout ! Un simple professeur de Poudlard… Et il ne devait en aucun cas oublier ceci, au même titre que son but ultime pour l'ordre. Il n'avait pas de temps à perdre en rêveries, il devait se montrer efficace sur tous les plans, un point c'était tout. Il sourit légèrement, d'un sourire franc mais amer, pensant totalement ce qu'il allait dire malgré son constat précédent :

- Vous n'avez pas à me remercier. Vous êtes simplement une élève douée. Une vraie miss-je-sais-tout, à l'instar de ce que j'étais à mon époque. A la différence que vous, vous avez réussi à ne pas perdre de vue que la vie ne se vivait pas au travers de bouquins. Vous êtes une élève brillante et vous deviendrez une sorcière exceptionnelle. Probablement même la meilleure. Et je suis assez fier d'être vote professeur, surtout si j'ai pu contribuer à ça.

Hermione ne pût retenir une larme, qui coula le long de sa joue. Severus ne comprit pas ce qu'il se passait. Avait-il dit quelque chose de travers de nouveau ? Les filles étaient vraiment... Il ne pût finir sa réflexion profonde, la jeune préfète posant délicatement sa tête contre le torse de Severus, qui se raidit alors, n'osant plus bouger :

- Si vous saviez... Comme j'aurais aimé entendre ça il y a encore quelques mois !

Il y avait quelques mois ? Parce qu'elle n'était pas contente de l'entendre aujourd'hui ? C'était pourtant un compliment, et même pour lui dire à elle, cela avait été difficile de le faire sortir de la bouche de la terreur des cachots ! Il baissa légèrement la tête et se retrouva face à la masse de cheveux brun incoiffable. Ils sentaient si bon le monoï, une odeur particulière pour une jeune femme particulière :

- Puis-je savoir pourquoi vous semblez triste que je vous le dise aujourd'hui ?

Hermione ne bougea pas, gardant sa tête sur le torse de son professeur. Elle sembla hésiter et fini par dire dans un murmure :

- Parce qu'il y à quelques mois, vous étiez juste le professeur Rogue.

Puis, elle se recula légèrement et essuya rapidement les dernières larmes qui coulaient discrètement sur ses joues. Severus ne comprit toujours pas ce qu'elle avait voulu dire et haussa donc les sourcils avec son air perplexe habituel. Hermione ne pût retenir un léger sourire amusé :

- Désolée, dit-elle en se reprenant totalement, je comprendrais si vous vouliez me retirer les dix points pour de bon… Et aussi si vous préféreriez ne plus passer du temps avec...

- Je vous en retire vingt ! La coupa-t-il, fier que ce soit lui qui ait cette opportunité cette fois. Dix pour vous êtres mouché sur ma cape et dix de plus pour avoir espéré vous débarrasser de moi cet après-midi. Je vous rappelle qu'en tant que préfète, vous vous devez de guider les cornichons perdus.

Il ne la comprenait peut-être pas vraiment, mais il ne se comprit pas mieux lui-même. Il aurait dû profiter de ce moment étrange pour prendre ses distances. Au lieu de ça, il avait de nouveau fait en sorte d'avoir un temps privilégié avec elle. Hermione le regarda, visiblement soulagée malgré la perte de points :

- S'il y à bien quelqu'un ici qui n'est pas un cornichon, répondit-elle en rougissant, c'est bien vous professeur. Je... Je vais me rafraîchir un peu et me changer. Je vous retrouve à votre bureau dans une demi-heure ? Ou ailleurs ?

- Ça ira parfaitement. Je vous attendrais là bas. A tout de suite Miss Granger.

Elle partie en courant presque, pendant que Severus retournait à son bureau afin de l'attendre là bas. Il repensa à tout ce qu'il venait de se passer. Il y avait quelques mois, il était "juste le professeur Rogue" ? Parce qu'il ne l'était plus aujourd'hui ? Il se promit de lui poser la question plus tard, quand elle serait moins perturbée.

Un peu plus de trente minutes plus tard, Hermione entra dans son bureau sans frapper :

- Je suis prête. Désolé du retard.

- Je vous retire dix points pour votre retard, et dix supplémentaire pour être entré sans frapper !

Hermione la toisa avec un air surpris et presque révolté quand Severus haussa les épaules, ajoutant d'un ton clairement amusé :

- Vous les récupérerez bien auprès de mes collègues. Bon, où avez-vous prévu de m'accompagner ? Où se cachent les fabuleuses merveilles de Poudlard que je ne saurais voir ?

La préfète, une fois remise de ses émotions, regarda Severus en mettant ses points sur ses hanches en disant amusée :

- Nous devrions en premier lieu chercher où se trouve votre sens de la justice. Vous semblez l'avoir perdu quelque part ! Mais bon, il est peut-être préférable que je vous montre la salle sur demande.

Severus aurait pu lui tirer la langue à ce moment là, s'il n'avait pas un eu un bon self contrôle. Il se surpris à regretter de ne pas pouvoir jouer aux enfantillages. Cependant, les dires de la lionne l'étonnèrent grandement :

- La salle va-et-vient ? Mais, ce n'est qu'un mythe !

- Alors laissez moi vous faire un cours sur les mythes et légendes de Poudlard si vous le voulez bien.

Puis, après un clin d'œil entendu, Hermione ouvrit la porte et attendit Severus dans le couloir, avant de se retourner vers lui :

- Sauf si vous préférez vraiment que l'on retrouve votre...

- Si vous finissez votre phrase, je vous retire cinquante points d'un coup !

La sang et or se tût alors, mais ne pût finalement pas retenir un rire. C'était un son cristallin que Severus souhaitait, d'un coup, entendre plus souvent. Il se mit une baffe mentale, recommençant de nouveau à penser à des choses inappropriées.

Hermione lui fit visiter le château en passant tout d'abord par certains passages secrets très utiles proches de son bureau. Il lui en fut reconnaissant, il pourrait ainsi gagner du temps dans ses déplacements. Puis elle lui indiqua certaines salles peu fréquentées qu'elle aimait pour leur tranquillité. Ce ne fût qu'après s'être persuadé qu'elle lui avait menti à propos de la salle sur demande, qu'Hermione s'arrêta devant un mur de pierre vierges :

- Et le clou du spectacle ! La salle va-et-vient !

- Non Miss Granger, ça, ça s'appelle un mur ! Mais bien tenté !

Hermione rit et, s'assurant que personne n'était dans les parages, pris la main du jeune Rogue avant de le placer devant les pierres blanches, face à une tapisserie représentant un drôle de type tentant de faire danser des trolls. Elle dit alors :

- Fermez les yeux et pensez à ce dont vous avez envie ou besoin ! Pensez-y très fort et environ trois fois d'affilées !

Severus la regarda d'un air interrogateur, comme effrayé à l'idée que cela ne soit une blague de mauvais goût. Il n'aimait pas du tout fermer les yeux de la sorte, au beau milieu d'un couloir qui plus est. Cependant, devant le regard insistant des iris ambre qu'il avait appris à apprécier, il s'exécuta en soupirant. Il essaya de se concentrer. De quoi avait-il envie ? Ou de quoi avait-il besoin ? Il ne savait pas lui-même. Il allait faire part de son incapacité à trouver une idée quand Hermione lui tira sur la manche :

- Tadaaaaaaa, et voilà.

Rogue rouvrit les yeux et ne pût retenir une expression de surprise sur son visage en constatant que le mur avait fait place à une porte en bois. Il ouvrit la bouche sans rien pouvoir dire. La lionne, de toute les façon, pris la parole rapidement :

- Vous avez pensé à quoi alors ?

- Heu... Bin, je ne sais pas trop en fait !

Hermione le regarda en haussant simplement les épaules :

- Alors allons voir ça !

Elle se précipita devant la porte qui venait d'apparaitre et l'ouvrit, puis resta sans bouger dans l'encadrure, comme surprise par ce qu'elle vit. Severus s'approcha alors, soudainement très inquiet :

- Quoi ? J'ai pensé à quelque chose de glauque ?

Hermione lui prit la main et le tira à l'intérieur de la pièce avant de fermer la porte. C'était une salle immense, diviser en trois parties. D'un côté un espace laboratoire, avec tout le nécessaire à la préparation de potion dont pouvait rêver un maître en la matière, de l'autre un coin salon avec un grand canapé douillet. Le meuble était posé sur un tapis, le tous d'une belle couleur verte et disposé devant une grande cheminé. Pour finir, au centre, une bibliothèque était posée là, avec des livres de toutes tailles, de toutes formes et d'apparences plus ou moins abimés, comme s'ils avaient été abandonnés là depuis des siècles pour certains :

- C'est magnifique Severus !

Severus regardait lui aussi la pièce avec de grands yeux écarquillés. C'est vrai qu'il avait pensé rapidement à un laboratoire, ou un endroit calme pour lire, ou tout simplement pour se poser. Il était donc véritablement dans la salle sur demande, elle existait bel et bien ! Il ne pût retenir un sourire, franc et sans ironie, qui ne passa pas inaperçu auprès d'Hermione. Il porta son regard sur elle après un moment :

- Vous aviez raison miss Granger, Poudlard recèle des pièces merveilleuses...

- On est seuls tu sais, je préfère que tu m'appelles Hermione dans ces moments là, répondit la jeune fille en souriant tendrement.

Le Serpentard regarda son interlocutrice en rougissant légèrement. L'entendre le tutoyer de nouveau aujourd'hui, dans cette pièce où ils étaient seuls au monde, lui semblait encore plus magique que Poudlard tout entier. Il avait l'impression d'être sur un petit nuage et il lui paraissait bien difficile de garder un esprit critique sur son rôle de professeur. Puis la sang et or porta son regard au-dessus de Severus avant de se mettre à rire doucement, comme simplement et terriblement heureuse. Le jeune homme releva la tête à son tour, intrigué par ce comportement, puis il vit une fleur pousser lentement sous ses yeux :

- Du gui ? Mais je ne pense pas à du gui !

Quand il rabaissa la tête, la lionne s'était rapprochée de lui, l'air toujours autant amusé mais surtout avec le regard pétillant. Elle dit alors d'une voix douce :

- La salle sur demande ne fait pas apparaitre que ce que nous voulons à première vue... Mais aussi ce dont on a besoin, pour nos pensées plus profondes… Et… Il semblerait que nous ayons besoin de cette fleur.

Severus rougit face à la proximité de la jeune femme, mais il ne bougea pas. Il eut la désagréable sensation de s'être fait avoir… A moins que cela ne lui parût plaisant finalement, Rogue n'était plus véritablement sûr de le savoir. Une seule chose lui semblait certaine, la lionne savait que ce genre de chose pouvait se produire ici et elle semblait ainsi vouloir démontrer, une fois de plus, que le courage des Gryffondors n'était pas qu'une simple légende.

Un sourire mince fini par apparaître sur le visage du jeune homme qui passa machinalement ses bras autour de la taille d'Hermione. Elle se mit alors lentement sur la pointe des pieds avant, d'enfin, déposer un tendre baiser sur ses lèvres.

Bon, d'accord, il devait bien l'avouer… Finalement, se faire avoir était clairement agréable dans ce cas-là. Et surtout, il devait admettre avoir maintenant une envie profonde de voir apparaître plus de gui.

OoOoOoOoOoOoOoO

Notes :

Merci d'avoir lu ce chapitre, encore une fois.

Désolé, je radote, j'en suis bien au clair MDR.

J'espère en tout cas qu'il vous à plu, au moins autant que j'ai apprécié l'écrire ! Même si vous vous attendiez à autre chose peut-être :-)

A bientôt pour la suite

Les commentaires de ma courgette (Dégantée ! Vous êtes prévenus !) et mes réponses :

Il sortit (son sexe) Mais, que d'impatience ! XD

En disant cela, la jeune femme s'était rapprochée de Severus et postée à quelques millimètres de lui. (Il pouvait sentir le souffle fétide de son haleine) Hum... Faut vraiment qu'on parle XD

la moindre chance face à la reine de la savane (Papi Brossard) Miam ! Ps : non, je ne suis pas sponsorisée mdr

Il plaqua (Oooooooooh) Bin voui hein ! J'était obligé d'employer ce terme ! XD Mais, c'est pas contre un mur, désolé ma courgette MDR

Elle se laissa faire et entoura ses jambes autour du bassin de Severus qui avait ainsi libre accès à l'entrejambe de sa partenaire (mon dieu c'est rapide, ils n'ont pas eu de 1er date !) T'es sérieuse là ? Ca, ça te choque ? Et tes commentaires tendancieux précédents ? XD MDR

C'est alors que le jeune homme ouvrit les yeux et tourna la tête du côté de son réveil qui sonnait afin de le ramener à la dure réalité. (MDRRR je me disais bien que c'était très rapide) Bin voui hein ? Moi, je suis pas comme ça hein ? XD :P

ses hormones et ses désirs de jeune adulescent prirent le dessus (ce n'est pas un prêtre non plus !) Ho, on sais jamais :P XD

Après s'être remit de ses émotions plaisantes (Mdr, ah ça fait du bien lalalilalou) J'ai tellement eu l'air con en plein magasin en lisant ce commentaire ! Plus jamais j'ouvre tes corrections sur mon téléphone en publique ! XD

Juste ses draps, tout au plus ! (Mdr) Je suis fière de cette blague, j'avoue MDR

mettait des paillettes dans la vie ! (des paillettes roses wouiiii) Et je veux des moulures au plafond ! MDR Oui ! J'assume d'avoir placé ça là ! XD

Ils viennent de nous en faire la demande, dans la matinée. (Était-ce un rêve prémonitoire ?) Qui sait ? Moi oui ! Et toi, vu que tu as fini de lire maintenant que je te répond ! XD

c'est le fait que vos chers élèves aient eu une idée ! (XD) Niark niark niark

Vous risquez de vous lassez de Poudlard si vous vous contentez de vos lieux habituels. (ben maintenant qu'on en parle, j'aimerais visiter ta culotte)Et là alors ? Le premier date ? XD

Je vais me rafraîchir (le c*) Et là aussi ? XD