Bonjour/Bonsoir tout le monde.

Et bien voici venu le temps, des rires et des chants ! (Je me sens vieille... XD sincérement ! MDR) Non, sérieusement, voilà la suite, la fameuse soirée de Slugh !

Merci encore pour vos commentaires, vos mises en favoris et vos follow ! Mes petits trophés à moi :D

Et vous pouvez remercier ma beta grâce à qui vous avez ce chapitre un peu en avance. Et le prochain arrivera ce Week-end. Elle est gentille hein ? N'hésitez pas à lui dire :D

Et pour finir, avant le début de l'histoire, tout appartient à J.K Rowling bien sûr. Je ne fait que laisser libre cours à mon imagination avec un univers qui est à elle. ^^

OoOoOoOoOoOoOoO

Chapitre 10 : Noël avant noël

Après leur dernière dispute, Hermione avait apparemment décidé d'éviter le plus possible Severus, ce qui avait le don de l'énerver. Et Merlin savait qu'un professeur Rogue énervé était un professeur Rogue dangereux. Les élèves étaient les premiers à en faire les frais. Jamais autant de points n'avaient été retirés en si peu de temps. Et le nombre de retenues fusait tout autant. Au moins, les cornichons punis était d'une utilité toute trouvée pour Rusard, qui avait dû mal à suivre les instructions d'Albus pour les préparatifs des fêtes de fin d'années.

Le directeur d'ailleurs, il fallait en parler ! Le vieux sorcier était reparti dans des délires festifs, et demandait à tout le monde de faire plus que nécessaire afin que le château devienne une véritable boule à neige. Severus n'arrivait pas à le comprendre.

"A croire que c'est son dernier noël bon sang ! Je vais finir par le suspendre dans la tour d'astronomie, avec ces satanées guirlandes qu'il aime tant voir partout !"

- Professeur Rogue, puis-je vous demander quelques minutes de votre temps ?

Severus regarda Albus. Quand on parlait du Phoenix, il finissait par chanter. D'un coup de baguette, le jeune homme envoya une énième guirlande s'accrocher à une rambarde de la tour :

- Je ne sais pas si je vais pouvoir vous en accorder plus d'une monsieur le directeur ! Un père noël ambulant nous a donné comme mission de décorer l'entièreté d'un château sans fin, et ce, avant le début des vacances scolaires ! Vacances qui, rappelons-le, débute dans deux jours !

Albus s'approcha de son protégé d'un air amusé, et d'un simple sort informulé, la dizaine de guirlandes encore dans un carton s'installèrent sur les dernières rambardes. Severus serra le poing et les dents, tout en marmonnant afin que personne n'entende :

- Si c'est si simple pour toi, pourquoi tu ne le fais pas !

- Parce que je suis débordé mon garçon, répondit Albus qui avait donc entendu, et puis j'aime voir mes proches mettre de la vie dans ce château.

- Il y a toujours de l'effervescence à Poudlard monsieur le directeur ! Cette école est une vraie fourmilière, je ne vois pas pourquoi vous pensez que de telles frivolités soient nécessaires.

- Vous comprendrez un jour Severus, vous comprendrez.

Albus déposa une main paternelle sur l'épaule du jeune homme, et l'invita à contempler le parc enneigé. Le lac était entièrement gelé, la foret était plus blanche que verte, et des bonhommes de neiges étaient apparus çà et là, pendant que des batailles de boules de neiges avaient lieu. Severus resta près du vieux sorcier, qui donna un coup de baguette autour d'eux afin de pouvoir parler en toute franchise sans peur des oreilles indiscrètes :

- Regarde Severus, ne trouves-tu pas que Poudlard est un lieu magnifique en cette période de l'année ?

- Bien sûr que je trouve cet endroit superbe Al. Mais ce n'est pas parce que j'aime mon foyer sous la poudreuse que j'aime noël pour autant.

- Je sais que cette fête n'a pas souvent été joyeuse pour toi mon garçon, mais laisse-lui donc une chance de te surprendre pour une fois.

- Et si je ne voulais pas être surpris ? Sérieusement, j'ai demandé à ma mère, et même avec vingt ans de plus je n'aime pas noël ! Tu es le seul à m'offrir inlassablement un cadeau chaque année.

- Et tu fais l'effort incontestable de m'en offrir un en retour à chaque fois.

- Oui, Irma m'a expliqué que je t'offrais chaque fois une paire de chaussette ridicule. Tu parles !

- Et ce sont les plus beaux cadeaux que je reçois chaque année.

Severus soupira, il savait qu'Albus ne mentait même pas et qu'il le pensait vraiment. Il était indéniable que cet homme était fou. Mais c'était aussi le père qu'il avait toujours rêvé d'avoir étant enfant. Il tourna la tête vers lui et contempla un moment ce vieux sorcier qui ressemblait au père noël avec ses long cheveux et sa longue barbe blanche. Sous ses lunettes en demi-lune, il semblait nostalgique, et en regardant de plus près, Severus eu la désagréable sensation qu'il avait vieilli prématurément. Albus tourna à son tour la tête et sourit à son protégé :

- N'oublie pas que c'est à noël que les rêves sont les plus doux Severus. Et il est important que tout le monde continue de rêver, surtout en ces temps troublés.

- Parfois Al, tu me fais peur avec tes phrases tout droit sorties de biscuits chinois !

Le directeur rit de bon cœur devant l'air perplexe du professeur Rogue. Severus sourit légèrement et regarda de nouveau le parc avant de continué :

- Quoi qu'il en soit, je te promets de faire des efforts pour mettre moins de retenues et retirer moins de points d'ici noël. Je sais que tu es venu pour ça à la base.

- Tu es perspicace mon garçon !

- J'ai eu un bon professeur Al ! Je ne suis pas certain de pouvoir faire de merveilleux rêves pour égayer cette fin d'année, mais qui ne tente rien n'a rien.

- Je suis ravi d'entendre un peu d'optimisme de ta part. Nous en aurons besoin Severus. Je crains fortement que tu ne sois bientôt contacté par le seigneur des ténèbres. Tu auras bientôt de nouveau 17 ans.

- 37 en fait, corrigea Severus avec ironie, je ne fais pas mon âge, je sais ! Oh Al, ne fait pas cette tête, c'est bientôt noël, je laisse mon sens de l'humour se développer pour te faire plaisir.

Albus sourit gentiment au jeune homme et regarda une fois de plus la propriété du château. Le vieux sorcier n'était pas dupe quant au fait que Severus savait ce qui l'attendait :

- Quand il prendra contact avec moi, je te préviendrais. Je sais que j'ai pris la marque à mes 17 ans à l'époque. Et, je recommencerais cette fois encore. Seuls mes raisons ont changé, mais ça, tu-sais-qui ne le saura pas.

- Fais bien attention à toi Severus.

Sur ces mots, dit avec inquiétude, le directeur tapota l'épaule de son espion et se tourna afin de laisser le professeur Rogue tranquille. Cependant, ce dernier interpela son employeur avant qu'il ne parte, et il se surprit lui-même en demandant, comme si de rien était :

- Al... Si j'étais ton fils... Est-ce que tu serais...

- Severus, depuis le temps j'aurais espéré que tu le sache déjà. J'ai confiance en toi. Et, je suis fier de toi et de ce que tu deviens depuis ces vingt dernières années, mon garçon.

Puis, après avoir fini sa phrase en insistant bien sur la dernière partie, Albus descendit. Severus resta encore un moment à contempler Poudlard, le cœur bien plus léger. Ce n'était pas si mal d'avoir un père finalement. Il allait partir à son tour quand son regard fût attiré par une silhouette, habillée en rouge et or, qu'il connaissait bien. Hermione, sans aucun doute possible sur l'identité de la personne au loin vers le lac, était accompagnée par ses deux acolytes de toujours. Les trois Gryffondors utilisaient la magie pour faire apparaitre un abri contre des boules de neiges lancées par trois autres personnes. Severus redouta qu'il ne s'agisse de Malfoy et ses gorilles, mais non. Au vu des couleurs qu'il percevait à peu près, cela devait être la fille Weasley, le froussard de Neuville, et la loufoque de Serdaigle. Ils devaient bien s'amuser là, en bas. Il sourit en imaginant sa lionne encore plus décoiffée, avec de la poudreuse dans sa masse capillaire. C'était bientôt noël et il se rendit compte uniquement maintenant qu'il avait une nouvelle personne à qui offrir un cadeau. Oui, il ferait un effort cette année. Même si Albus ne le saura pas... Normalement.

Le lendemain, Severus fût bien plus clément avec ses cornichons, et aucun points ni aucunes retenues ne pointèrent le bout de leurs nez. Puis, le surlendemain, dernier jour de cours avant les vacances, il n'en retira que quelques dizaines aux Gryffondors du matin. L'après-midi fût plus paisible, surtout lors du cours avec Hermione. Cette dernière évitait toujours de regarder Severus, mais elle semblait moins énervée quand-même. Si bien qu'à la fin du cours, même si elle s'empressa de ranger ses affaires, il trouva un prétexte pour qu'elle reste, et elle le fit. Elle s'approcha du bureau de son professeur de DCFM et regarda ses chaussures :

- Oui monsieur ?

D'un coup de baguette, Severus ferma la porte pour plus de tranquillité. Il regarda la jeune femme et dit d'une voix douce :

- Hermione... Tu m'en veux toujours ?

- Non...

- Parce que je t'assure que je peux faire plus d'efforts pour ne pas insulter tes amis et... Attends, quoi ? Non ?

- Non, je ne t'en veux plus depuis un moment déjà...

- Mais alors pourquoi est-ce que tu m'évites comme tu le fais depuis quelques jours maintenant ?

- Je ne t'évite pas... Enfin, pas vraiment... Enfin, juste un peu...

- Et, puis-je savoir pourquoi au juste ?

- Acausedecesoir. Marmonna la préfète de façon incompréhensible.

- Je n'ai pas compris !

- J'ai dit... A cause de ce soir...

- Et pourquoi tu me fuis à cause de soir ? Oh... La fête de Slugh... Attends, avec qui tu vas y aller ? Demanda-t-il alors rapidement et avec appréhension.

- Eh bien... J'y vais avec...

Hermione semblait de plus en plus gênée et semblait aussi avoir oublié comment parler. Severus était assez inquiet au vu de la réaction de la jeune femme. Cependant, il n'eut pas le temps de savoir qui était l'enfoiré qui accompagnerait sa préfète à la soirée, car la porte de sa salle de classe s'ouvrit. Il était sur le point de sortir sa baguette pour lancer un sort cuisant sur l'intrus, mais se ravisa en voyant le jeune Malfoy entrer d'un air agacé. Hermione en profita pour s'éclipser après un rapide :

- Entendu professeur. Je vous laisse.

En passant à côté du blondinet, ce dernier lui lança un regard noir qu'il ne prit pas la peine de camoufler aux yeux de son directeur de maison. Hermione quitta la pièce et Severus reporta son attention sur Drago :

- Oui Monsieur Malfoy ?

- Mon père m'a demandé de vous donner ceci professeur. Alors je le fais.

Malfoy déposa une enveloppe argentée où une écriture fine stipulait "Severus Rogue" à l'avant. Le sceau de la famille de sang pure de son élève était apposé à l'arrière pour la maintenir close :

- Eh bien, merci ! Autre chose ?

- Non monsieur, répondit Drago d'un air mécontent, rien monsieur.

Puis aussi vite qu'il était arrivé, il repartit. Severus ne comprenait pas trop pourquoi son élève était si contrarié face à lui, mais il préféra ouvrir la lettre afin d'en découvrir le contenue :

"Mon cher Severus,

Je ne t'ai pas écrit depuis fort longtemps et j'en suis désolé.

J'ai appris ton accident par Drago bien sûr, et je me suis régulièrement renseigné de ton état auprès de mon fils. C'est donc avec soulagement que j'ai pu constater que ton problème n'a pas altéré la personne que tu étais avant. Je me plais à imaginer le même Severus que lors de notre jeunesse, bien que cette dernière te soit réservée, je le déplore.

Cependant, et en souvenir de notre amitié de longue date, et dans l'espoir secret de me sentir plus jeune, je serais ravi que tu acceptes une invitation pour les fêtes.

Lors de cette soirée, j'inviterais aussi plusieurs de tes vieux amis, que tu as peut-être oublié en parti. Mais, ils seraient ravis de te revoir, et je serais extrêmement comblé de te faire renouer avec tes proches.

Ainsi, si tu es d'accord bien sûr, nous t'attendrons avec un plaisir immense pour le 31 décembre à partir de 19h.

Dans l'attente de ta réponse, que Narcissa et moi espérons positive, nous t'envoyons nos salutations les plus sincères mon ami.

Lucius Malfoy"

Severus reposa la lettre sur son bureau, s'adossa dans son fauteuil et se pinça l'arête du nez. Voilà, il y était. Sa mission débuterait pleinement d'ici cette fin d'année. Albus l'avait prévenu, mais ce retour à la réalité n'était pas des plus agréable pour autant. Il attrapa un bout de parchemin et allait écrire sa réponse, avant d'abandonner sa plume. Il devait en parler à Dumbledore avant toute chose, il l'avait promis. Il se leva donc et se dirigea vers le bureau de son employeur. Après avoir exposé les faits et montré la lettre de Lucius, Albus confirma à son espion qu'il devait accepter l'invitation.

Après avoir envoyé un hibou postal au manoir Malfoy, le professeur Rogue retourna à ses quartiers afin de se préparer pour une autre stupide soirée. Il aurait préféré ne pas y aller, rester cloitré chez lui pour penser à ce qui allait l'attendre d'ici le réveillon de la nouvelle année. Mais, il ne pouvait pas se résigner à laisser Hermione à cette fête, avec il ne savait même pas qui. L'inquiétude de ne pas être à la hauteur en tant qu'espion fût vite balayée par celle de ne pas pouvoir surveiller sa préfète. Non pas qu'il n'avait pas confiance, mais cette dernière l'avait inquiété par son attitude à la fin du cours.

Severus se doucha donc, s'habilla et se coiffa même pour l'occasion. Ses cheveux étant largement au niveau de ses épaules maintenant et il opta pour un simple catogan. Il n'avait pas fait un effort surhumain, mais il fût satisfait de sa tenue générale pour une simple soirée avec les cornichons de Slugh. Il prit sa veste, mit sa baguette dans sa manche et regarda un paquet qu'il avait préparé pour Hermione la veille, après avoir réfléchi à ce qu'Albus lui avait dit. Il avait ainsi décidé de fêter un semblant de noël cette année, malgré son agacement et son sale caractère. Il ne savait en revanche pas comment procéder. Il le réduisit et le mit dans sa poche, au cas où. Après tout, le lendemain, elle serait dans le train qui l'éloignerait de lui.

Une fois prêt et l'heure suffisamment avancée, il se dirigea d'un pas hésitant jusqu'à la salle préparée pour l'occasion. Plus il s'approchait de l'endroit en question, plus il entendait le brouhaha des conversations et le tintement des verres qui devaient circuler autour des invités. Il se stoppa un instant, réfléchissant à une technique de survie pour la fête. Il entendit ensuite la voix d'un des cornichons de Gryffondor :

- Allez ma belle, dépêche-toi, on est déjà en retard en plus ! On dirait que tu ne veux pas être vue en ma compagnie ! Hahaha.

Quand le jeune professeur tourna la tête, il vit apparaître le fameux Mclaggen, neveu d'un membre du ministère, bien vue des hautes sphères. Un fils "de", prétentieux au possible et surtout, coureur de jupon maladif. A se demander comment il était possible qu'il n'ai pas encore mis une fille enceinte. Enfin, autant dire que Severus ne l'appréciait que très peu, pour ne pas dire pas du tout. Ce dernier s'apprêtait à se retourner pour accéder à la soirée, quand il se figea en voyant arriver à petit pas, juste derrière Cormac, la fameuse cavalière. Son cœur rata un battement en voyant Hermione arriver dans une robe rose, simple mais élégante, avec des chaussures à talons assorties et un maquillage léger. Elle était tout simplement splendide.

Puis, la réalité le rattrapa quand le fils à papa posa sa main dans le dos de sa préfète. Hermione allait dire quelque chose quand elle aperçut Severus un peu plus loin. Même dans la pénombre, la professeur Rogue fut certain qu'elle s'était mise à rougir. Cormac crût visiblement que c'était dû au contact qu'il venait d'instaurer avec elle, et arbora un sourire charmeur. Severus crut qu'un dragon venait de se réveiller en lui, et il n'aurait pas été surpris de pouvoir cracher du feu à l'instant. Il entama un geste pour attraper sa baguette, mais il fût stoppé dans son élan par Potter qui arrivait à son tour, accompagné de la gentille mais loufoque Lovegood :

- Salut 'Mione. Wow tu es ravissante ! Et... Salut Cormac...

- Bonsoir vous deux, dit Luna avec douceur avant d'ajouter rapidement, et bonsoir à vous aussi Professeur. Vous êtes vraiment très élégant !

Les regards se posèrent sur Severus, qui se contenta de soupirer et d'entrer dans la salle. Il en voulait énormément à Hermione d'avoir choisi ce sale type. N'aurait-elle pas pu y aller avec Londubat ? Ou un homo, ça aurait été mieux, il devait bien y en avoir chez les Gryffondors de cette promotion aussi. Il fût stoppé dans ses reflexions car peine arrivé, Slughorn se jeta presque sur son ancien élève :

- Ha, Severus, quel plaisir de te voir ! J'avais peur que tu ne te déplaces pas. Viens, approche ! Tu veux un verre de "Pur feu" ?

Severus aurait aimé lui hurler qu'il se sentait déjà en feu à l'intérieur, à la place de quoi il prit le verre qu'on lui tendait. Sans un mot certes, mais il trinqua tout de même avec son collègue. A la première gorgée, il crut tout simplement que sa gorge fondait. C'était donc ça du whisky ? Le jeune homme trouvait cette boisson légèrement trop agressive, mais ne voulant pas perdre la face devant ses élèves et son collègue, il ne laissa rien paraitre et prit une nouvelle gorgée. Après tout, cela ne lui ferait pas de mal, un peu d'alcool fort !

Plus la soirée passait, plus il se sentait léger, malgré son énervement quand il apercevait Hermione avec l'autre ahuri. Après un moment de plus, il vit Hermione partir rapidement, loin de son cavalier qui tentait de prendre une coupe de mousseux sur un plateau. Mais pourquoi allait-elle dans cette direction ? Il lui sembla la voir disparaitre derrière un grand rideau et décida donc d'aller la voir. Cependant, ce fût Potter qui arriva en premier vers la lionne, le jeune professeur se faisant alpaguer par un élève, une lettre à la main pour lui. Il envoya ce dernier balader et lu la missive rapidement. C'était Albus qui lui signifiait qu'il devait partir ce soir même, et priait Severus de prévenir Harry pour lui. Il insistait aussi sur le fait que Severus devait lui envoyer une lettre si quelque chose se produisait d'anormal dans le château.

D'un coup de baguette, le jeune homme fit disparaitre le courrier. Au moins, son mentor lui avait donné une bonne excuse pour aller déranger Potter derrière le rideau. Il s'approcha rapidement, se demandant ce qu'il allait trouver dans cette cachette. L'espace d'un instant, son cœur se serra en imaginant sa lionne trop proche du survivant. Cela aurait eu un goût très désagréable de déjà-vu. Cependant, quand il tira enfin le rideau, il se trouva nez à nez avec... Cormac ? Il semblait très pâle et sans prévenir, ce dernier vomi directement sur les chaussures de Severus :

- Vous venez de gagner un mois de retenues avec Rusard, monsieur Mclaggen ! Dégagez de là imbécile ! Grogna le professeur en se retenant d'exploser.

Ce dernier parti en courant, sans rien dire, et Severus regarda le survivant, qui se retenait de rire de la situation :

- Vous trouvez ça drôle Potter ?

- Oh non monsieur ! Pas le moins du monde.

D'un coup de baguette, Severus nettoya le carnage et reporta son attention sur Harry, seul dans sa cachette maintenant :

- Je ne sais pas ce que vous maniganciez ici, Potter, mais faites bien attention !

- Je ne faisais rien professeur, j'attendais juste... Heu...

- Hum, passons ! Le coupa alors l'espion. Le directeur tenait à vous faire savoir qu'il doit s'absenter dès ce soir. Il vous passe donc ses meilleurs vœux.

- Vraiment ? Et, où va-t-il ?

Severus ne répondit rien et se contenta de tourner les talons, dans un tourbillon de cape, comme il aimait les faires depuis quelques temps. Il s'apprêtait à recommencer son "chercher Hermione" quand Rusard apparu avec un Drago, visiblement pris la main dans le sac lors d'une bêtise. Mais qu'avait encore bien pu faire ce garnement ? Se souvenant de la promesse faite à Albus, il prit la décision de s'occuper du blondinet. Il s'expliquerait avec Hermione plus tard. Après tout, sa soirée à elle ne semblait pas se passer si bien que ça. Bien fait pour elle !

Il attrapa le jeune homme par le bras et l'entraina dans une salle de classe vide plus loin. Il le poussa à l'intérieur et s'écria :

- Mais bon sang, qu'est-ce que vous faisiez à trainer dans les parages encore ?

- J'avais des choses importantes à faire, et vous n'avez rien à redire là-dessus.

- Oh que si, j'ai mon mot à dire ! Je vous signale que je suis censé vous protéger jeune imbécile ! Et si vous continuez de vous faire attraper de la sorte, que pensez-vous que je vais pouvoir faire ?

- Vous n'avez qu'à me mettre en retenue si cela vous fait plaisir !

- Cela me ferait plaisir, mais ce serais inutile pour notre cause, idiot ! Alors au lieu de jouer les cornichons, dites-moi ce que vous faisiez ! Je suis là pour vous aider Drago ! Je vois bien que vous avez peur, et...

- Non, vous ne voyez rien ! Vous voulez juste la gloire, MA GLOIRE, pour être de nouveau dans les papiers du maître ! Mais vous n'aurez pas ce privilège... Il m'a fait confiance... Bien plus jeune qu'il ne vous a fait confiance à vous... Je serais... JE serais... JE SERAIS PLUS IMPORTANT QUE VOUS.

Et sur ces dernières paroles, Drago reparti. Severus soupira, exaspéré par le jeune Malfoy qui semblait de plus en plus perdu. Il devait commencer à se rendre compte de ce que son choix impliquait. Rogue savait pertinemment ce que le gamin ressentait. Il se devait de l'empêcher de faire cette erreur. De toute manière, personne ne pouvait faire ce que Voldemort avait demandé à ce garçon. Personne ne pouvait venir à bout du grand Albus Dumbledore. Si Grindelwald n'avait pas réussi, ce n'est pas un garçonnet qui allait réussir. Si Drago essayait cependant encore, il finirait soit à Azkaban, la pire des prisons au monde, soit au cimetière, pour avoir simplement échoué. Il aurait aimé pouvoir donner une gifle à son élève pour lui remettre les idées en places, mais après tout, il avait lui-même fait des mauvais choix à l'époque... Des erreurs qu'il avait commises, au même titre que Drago, parce qu'il se sentait seul et impuissant. Le seigneur des ténèbres savait trouver les mots pour donner l'impression qu'un avenir radieux attendait ses mangemorts.

Tout en soupirant et méditant sur sa vie passée et celle qu'elle aurait pu être, il s'assit sur l'un des bureaux d'élèves de la salle de classe où il se trouvait. C'était celle d'histoire de la magie, si sa mémoire était bonne. Il avait toujours eu horreur des cours du professeur Binns, le seul fantôme à travailler malgré son état. Il regarda autour de lui, se souvenant de l'époque où il était lui-même étudiant. Epoque qui lui semblait être proche, car il avait l'impression d'avoir quitté les banc de l'école à peine 3 mois et demi plus tôt. Sa vie aurait été tellement différente s'il avait grandi ici et maintenant...

- Je ne suis vraiment pas né à la bonne époque...

Severus posa le front contre le bureau face à lui, après s'être plaint à haute voix. Puis, il sursauta en entendant la voix douce et posée d'Hermione :

- Moi, je trouve que tu es né exactement quand il le fallait Severus !

Il se tourna vers elle, tout en restant assit. Elle était maintenant aussi douée que lui pour faire son apparition discrètement. Il lui déteignait clairement dessus, et il ne savait pas s'il fallait s'en amuser ou s'en inquiéter. Severus regarda Hermione s'approcher de lui lentement, comme si elle avait peur qu'il ne s'énerve. Mais il ne bougea pas :

- Ha oui, tu trouves ? Demanda-t-il d'un ton neutre.

- Oui, je trouve... Car, si tu n'étais pas né en 1960, tu n'aurais pas été professeur en 1991, et Quirell aurait tué Harry, laissant la voie libre à Voldemort.

Hermione fit un pas en avant de nouveau après avoir dit cela, regardant Severus dans les yeux. Elle semblait chercher ses mots et reprit :

- Si tu n'étais pas né en 1960, tu n'aurais pas non plus été professeur en 1992, et qui sait combien de temps je serais restée pétrifiée avant qu'un maître en potion n'accepte de se déplacer pour les victimes du basilic.

Encore un pas en avant, et toujours très sérieuse elle continua :

- Si tu n'étais pas né en 1960, tu n'aurais pas été professeur en 1993, et je serais devenu un loup garou... Ou je serais morte...

Le même schéma se produisit encore :

- Si tu n'étais pas né en 1960, tu n'aurais pas été professeur en 1994, et personne n'aurait été en mesure de retourner auprès de Voldemort pour connaître ses intentions. Ton rôle était et est encore aujourd'hui, primordial.

Cette fois-ci, Hermione était juste devant son professeur :

- Si tu n'étais pas né en 1960, tu n'aurais pas été professeur en 1995, et personne n'aurait pu prévenir nos alliés pour nous porter mains forte au ministère... Et je serais sûrement morte des mains de Dolohov.

Elle s'approcha encore et prit Severus dans ses bras :

- Et pour finir, si tu n'avais pas été là en début d'année, mon meilleur ami aurait tout simplement disparu comme s'il n'était pas né... Et moi... Je n'aurais pas eu la chance d'être avec l'homme que j'aime.

Severus se raidit un instant. Il avait été touché par la tirade de sa préfète, mais ne s'était pas attendu à cette finalité. Il aurait pu mourir de joie sur l'instant, tant il n'avait pas l'habitude de ressentir ça. Il aurait aimé sauter partout, et même lui retourner ces trois simples mots. Il n'était pas certain de savoir ce que signifiait être amoureux, mais il était vraiment très attaché à sa préfète sans savoir comment le lui avouer. Il savait tout simplement qu'il n'y parviendrait jamais par les mots, mais avait déjà décidé de lui faire comprendre par ses actions... Il se contenta de passer ses bras autour de la taille d'Hermione et la serra autant qu'il le put. Après un moment, il releva la tête et l'embrassa :

- A t'entendre, je suis l'homme idéal. Loin du bâtard graisseux des cachots décrit habituellement.

- Je ne sais pas où tu as entendu ce surnom, mais ceux qui l'emploient sont juste idiots. Moi, je vois depuis mes 14 ans un véritable héros quand je te regarde.

- Depuis tes 14 ans, vraiment ?

Hermione rougit et regarda un instant ailleurs :

- En même temps, tu m'avais sauvé la vie face à un loup garou...

- Je n'aurais jamais pensé qu'une jeune fille comme toi puisse avoir des vues sur un type vieux et aigri sous prétexte qu'il t'a sauvé du gros méchant loup.

- Aigri oui, indubitablement ! Mais vieux, tu exagères. Chez les sorciers, vingt ans d'écart c'est presque insignifiant. Et puis, tu étais le seul à me pousser dans mes retranchements. Je trouvais ça fascinant !

- Vous êtes tellement bizarre Miss Granger !

Severus ricana et se releva, sans relâcher la lionne pour autant. La regardant de toute sa hauteur, il reprit d'un ton un peu plus sérieux :

- Peut-être que je suis né quand il le fallait finalement. J'en suis ravi. Cela dit, j'attends toujours des explications concernant votre choix de cavalier jeune fille !

- Jeune fille ? Tu sais que je suis plus vieille que toi actuellement ?

- Pas d'après nos papiers d'identités respectifs Miss Granger ! Et, ne change pas de sujet. Répond à ma question !

- Oui, oui, c'est bon... Eh bien disons que... J'ai essayé de trouver le pire des accompagnants, afin de te faire regretter ton interdiction que j'y aille avec Harry ou Ronald... Mais... Je crois que ça s'est retourné contre moi. Ce type est pire que le calamar géant... Heureusement que tu as fini par le faire fuir pour de bon ! Luna m'a raconté.

- Je ne suis pas sûr de savoir si je dois t'en vouloir ou non.

- J'ai déjà eu ce que je méritais non ?

- De toute évidence !

- En revanche, ça ne se serait pas passé ainsi si tu ne m'avais pas imposé des règles stupides tu sais...

- Disons que nous sommes quittes alors. Ton plan a fonctionné après tout. Tu as juste eu un retour de karma dans la figure !

Le jeune homme caressa la joue d'Hermione délicatement pour qu'elle ne réponde pas, et après un moment d'hésitation, il sortit de sa poche le paquet qu'il avait récupéré pour elle. La préfète fût intriguée par le présent, se demandant pourquoi il avait ça sur lui. Elle allait le lui demander quand il lui tendit le cadeau emballé de vert avec un nœud rouge :

- Je tenais à te l'offrir avant ton départ... C'est vrai que ce n'est pas encore noël, mais je ne suis pas fan de cette fête... Alors si tu l'ouvres maintenant, ce sera un peu comme si c'était un cadeau normal...

Hermione le regarda avec les yeux pétillants et prit délicatement le cadeau, n'osant pas l'ouvrir :

- Je t'assure qu'il y a quelque chose dedans, je ne t'ai pas juste acheté une boite vide tu sais !

Après lui avoir tiré la langue comme seule réponse, elle ouvrit le paquet et resta figée devant le présent. L'espace d'un instant, Severus crut qu'il avait mal choisi, jusqu'à ce que la jeune femme sorte de l'écrin le bracelet argenté :

- Il est... Il est tellement... C'est magnifique... Tu n'aurais pas...

Severus la fît taire en lui attrapant doucement le poignet pour lui mettre le bijou. C'était un bracelet en or blanc, de style gourmette, où il avait fait graver dessus "Amortentia" en lettres fines. Le "i" donnait l'impression d'être une rose, dont les pétales étaient représentés par de petits rubis. En choisissant le cadeau, Severus s'était dit que la meilleure des manières pour faire passer une idée sans mots, c'était le langage universel des potions et des fleurs. Il se sentait cependant un peu ridicule devant le fait accompli. Hermione, quant à elle, semblait hypnotisée par le bijou.

- Je voulais que tu penses à moi, même quand je ne serais pas là... C'est un cadeau purement égoïste tu sais. Préféra-t-il ajouter.

- Mais oui, bien entendu. Répondit la jeune femme qui ne le croyait visiblement pas du tout.

- Et... Ce n'est pas tout... Regarde de l'autre côté...

Hermione tourna la gourmette et vit une inscription à l'intérieur :

- "Félicis" ?

- Oui... Tu sais, Severus rougit de plus belle, comme tu m'as dit que j'étais un peu la chance de ta vie. J'ai trouvé ça amusant. Et... Enfin, si tu passes ton doigt dessus...

Severus lui montra sa main gauche. Il arborait à son index une chevalière qu'Hermione n'avait pas encore vue. De la même couleur que le bracelet, représentant un serpent formant la lettre S sur le dessus, avec une rose discrète sur le pourtour. Hermione ne comprit pas tout de suite, mais passa délicatement son doigt sur l'intérieur de son propre bijou. Le "Félicis" dont le S était aussi un petit serpent, à l'œil émeraude, se mis à bouger. Bientôt, les deux serpents des deux bijoux gesticulèrent et celui de la gourmette fît apparaître une nouvelle inscription petit à petit :

- Quand tu penseras à moi, il suffira que tu passes ton doigt sur l'inscription à l'intérieur afin qu'apparaisse mon "humeur" du moment...

- C'est une idée brillante Severus, et c'est tellement romantique.

Hermione était aux anges, les yeux brillants d'une multitude d'étoiles. Elle regarda son bracelet de nouveau :

- Alors voyons voir, comment es-tu aujourd'hui ?... Apparemment tu es...

La lionne se figea alors en regardant ce qui était écrit. Severus haussa un sourcil :

- Oui, je suis ? Demanda-t-il perplexe face au visage surprit de la jeune femme.

- Amoureux ?

Severus regarda le bracelet, c'était bien ce qui était inscris maintenant et qui disparaissait petit à petit afin de revenir à l'inscription de base. Il ne savait pas quoi dire, ni quoi faire. Mais en même temps, il avait acheté ce cadeau afin de faire passer un message à Hermione. Ça avait le mérite d'être plus clair qu'il ne l'espérait, c'est tout. Sans un mot de plus, la sang et or embrassa son Serpentard. Elle avait, en effet, bien compris le message.

OoOoOoOoOoOoOoO

Note de moi-même :

Merci d'avoir lu ce nouveau chapitre !

J'espère qu'une fois de plus il vous à plus.

N'hésitez pas à me donner vos avis ^^

A très bientôt, pour savoir ce qu'il vas se passer pour leur nouvelle année.

Commentaires de ma courgette, et mes réponses :

A croire que c'est son dernier noël bon sang ! (Hé oui ! est c'est même toi qui vas le finir à coup de canif rouillé !) Mais que de violence ! XD

Je vais finir par le suspendre dans la tour d'astronomie avec ces satanées guirlandes qu'il aime tant voir partout !" (MDR tu crois pas si bien dire !) On pourra lire sur sa tombe "il s'est fait enguirlandé à mort " XD Oui, je suis fière de ma blague de merde MDR

Quand on parlait du Phoenix, il finissait par chanter. (XD magnifique proverbe) Bon, j'avoue que j'en étais fière... Jusqu'à ton commentaire MDR

Regarde Severus, ne trouves-tu pas que Poudlard est un lieu magnifique en cette période de l'année ? (Maintenant achèves moi en haut de la tour stp) Pauvre Al... Tu l'aime pas toi XD

Ce n'était pas si mal d'avoir un père finalement.(Mais ça va pas durer hahahaa) Mais, tu es une psychopathe ! MDR LOVE

Ou un homo, ça aurait été mieux, il devait bien y en avoir chez les Gryffondors de cette promotion aussi (Oui c'est Harry ! Et il est amoureux d'un certain blondinet lolilol). Bon, promis, la prochaine fois, je met se parring ! XD

comme il aimait les faires depuis quelques temps (MDR) Fashionista ! MDR

Il le poussa à l'intérieur(et le plaqua contre un mur) Pas sûr que ce soit très bien pour la suite de l'histoire avec Hermione ! Hum...

Je n'aurais jamais pensé qu'une jeune fille comme toi puisse avoir des vues sur un type vieux et aigri sous prétexte qu'il t'a sauvé du gros méchant loup. (et qu'il va te montrer son loup !) AHOUUUUUUUU

il sortit (sa bite) JOYEUX NOEL ! XD