Bonjour/Bonsoir tout le monde.

Alors, bonnes ou mauvaises fêtes pour nos deux héros ?

Merci d'être encore au rendez-vous, merci pour les commentaires (pas toujours très nombreux ;-(, mais toujours si adorables ^^ LOVE), les follows et les favoris ! J'aime si tant ^^ :-D Vous êtes au TOP ! Bonne lecture ! ^^

Petite réponse à Guest : Merci pour ton nouveau commentaire qui me fait réellement plaisir. Si je l'ai bien compris, tu me demandes si l'histoire se déroulera comme nous la connaissons. Alors, sache que certains éléments resterons identiques, mais pas tous (sinon y'aurais pas d'intérêt XD). Et ceux qui resterons identiques auront une nouvelles explications par rapport au canon, vu que je change quand-même beaucoup d'éléments depuis le début de cette histoire XD En tout cas, merci encore pour avoir pris le temps de laisser une review.

Emma Swan : Je me rend compte que maintenant que je ne t'ai même pas répondu la dernière fois, honte ultime à moi ! Alors je me rattrape maintenant, pour un commentaire qui date du chapitre 8 quand-même ^^'... Merci pour ton commentaire déjà, il m'a fait plaisir comme tu t'en doute surement ! Pour Hermione et son point de vu, nous en avons quelques brides par ci par là uniquement, vu que l'histoire se centre sur Severus et ses pensées à lui. Tu as déjà du avoir quelques réponses normalement, mais d'autres sont à venir bien entendu. Sur-ce, encore merci et à bientôt j'espère :D

Et juste, encore un dernier merci, à ma courgette cette fois. Elle qui s'est surpassée pour que vous ayez deux chapitres en une semaine cette fois. LOVE. ^^

Et pour finir, avant le début de l'histoire, tout appartient à J.K Rowling bien sûr. Je ne fait que laisser libre cours à mon imagination avec un univers qui est à elle. ^^

OoOoOoOoOoOoOoO

Chapitre 11 : On vous souhaite un joyeux noël et une bonne année.

Après quelques minutes supplémentaire avec son Amortentia, Severus finit par la laisser partir. Elle devait encore terminer ses valises pour son départ le lendemain matin. Il retourna alors dans sa chambre afin d'être tranquille. Il s'installa dans son canapé et ferma les yeux, repensant au visage si joyeux d'Hermione. Finalement, Albus avait eu raison de lui rappeler que noël était parfois une période moins pire que dans ses souvenirs. Oui, "moins pire", car il s'agissait tout de même de Severus Rogue, le type le moins "noëlesque" du monde ! Il sourit amusé et se prit un livre n'ayant pas du tout sommeil pour l'heure.

Le lendemain matin, l'espion se réveilla essoufflé après une nouvelle nuit aux rêves intenses. Il savait bien que son choix d'attendre était le plus raisonnable pour la suite de leur histoire, afin d'éviter les quolibets plus tard, mais cela devenait de plus en plus difficile. Il se leva et sentit un léger picotement à sa main gauche. Il remarqua alors que sa chevalière était en mouvement. Severus comprit donc qu'Hermione était réveillée et pensait à lui, ce qui lui donna le sourire. Elle valait le coup d'attendre.

Une fois dans la grande salle, il vit rapidement arriver le trio infernal de Poudlard. Ils allaient partir tous les trois pour passer les fêtes de Noël, chez les parents d'Hermione pour cette dernière, et au Terrier pour les deux autres. Au moins sa préfète ne serait pas avec Potter pour les vacances et c'était déjà un cadeau en soi pour Rogue.

Un rapide petit déjeuner plus tard, le professeur de DCFM se dirigea vers la bibliothèque afin d'aider sa mère à ranger les livres à leur place avant les vacances. Quand il entama le rangement de l'avant dernière allée, il regarda l'heure sur la pendule la plus proche. Le départ approchait à grand pas, hélas, et il regrettait de ne pas avoir profité un peu plus longtemps de sa préfète la veille au soir. Severus ressentit encore sa main gauche picoter agréablement et avant qu'il ne puisse regarder sa main, il entendit une voix familière murmurer derrière lui :

- Nostalgique ? A quoi penses-tu pour être nostalgique ?

Il se tourna vers la lionne qui était presque collée à lui. Bien sûr, la bibliothèque était vide en ce matin de départ en vacances, mais il fallait bien avoir un courage de sang et or pour être si imprudente. Severus lui fit signe de se taire et murmura à son tour :

- Chut ! On pourrait nous entendre !

- Il n'y a personne, détend toi ! Et, je voulais te dire au revoir.

- Tu es vraiment une Gryffondor toi !

- Et toi, tu n'es pas assez Serpentard !

Hermione sorti sa baguette et lança un "Assurdiato". Elle rangea ensuite cette dernière et vit le regard surpris de Severus :

- C'est un sort pour empêcher d'éventuel curieux de nous entendre, expliqua-t-elle en souriant, comme ça tu peux te détendre !

Severus connaissait bien ce sort, pour la simple et bonne raison qu'il l'avait inventé lui-même. Il ne comprenait pas d'où la jeune femme avait pu le sortir. Il essaya de retrouver son ton le plus neutre possible avant de dire d'un air dégagé :

- Et, où as-tu appris ce sort ?

- Dans un livre... Pourquoi ? Jaloux ?

- Hum... On peut dire ça... Dans quel livre au juste ?

- Pourquoi tu veux savoir ? Demanda Hermione visiblement gênée.

- Parce que j'aime lire de nouvelle chose. Alors, où l'as-tu lu ?

- Je ne m'en souviens plus.

- Tu mens Hermione... Pourquoi tu ne me dis pas la vérité tout simplement ?

Hermione semblait de plus en plus troublée et finit par soupirer. Severus ne comprenait vraiment pas ces cachoteries. Il savait dans quel livre il avait écrit la formule, mais ne savait plus où était ce bouquin de cours. Ce dernier pouvait être dangereux entre de mauvaises mains :

- Hermione ! Grogna légèrement le professeur.

- Je ne peux pas te le dire Severus, je suis désolée, j'ai fait une promesse...

- Une promesse au point de me cacher des choses à moi ? Je pensais pourtant que dans un couple, les deux parties devaient tout se dire !

- Un couple ? Demanda-t-elle en souriant grandement.

- Ne change pas de sujet ! Reprit-il en levant les yeux au ciel.

- Oui, c'est bon... Je sais qu'on ne devrait rien se cacher, et je ne te cache rien habituellement. Mais là, je ne peux rien dire. J'ai fait cette promesse avant d'avoir à tout te raconter de ma vie. Mais, je t'assure que ce n'est rien de grave.

- Cela pourrait le devenir. Je t'ordonne de me dire où tu as trouvé le livre en question !

Severus commençait à hausser le ton, même s'il n'en avait pas très envie à la base. Hermione se recula légèrement, regardant son professeur d'un air choqué et presque inquiet :

- Pourquoi est-ce que tu réagis comme ça ? Ce n'est qu'un sort banal Severus...

- Un sort banal que tu as trouvé dans un livre dont tu refuses de me parler. Alors, permet moi de m'inquiéter. Peut-être que certains sorts dans ce bouquin pourraient être dangereux.

- Je sais, fini par concéder Hermione, je suis d'accord avec toi. Mais pour le moment, je n'ai rien trouvé de dangereux dans ce livre. Je continue de surveiller son utilisateur cela dit, je t'assure que tout va bien. Et franchement, tu n'es pas le mieux placé pour te plaindre que je ne te dise pas tout !

Hermione semblait sincère, mais Severus se souvenait que trop bien de certains des sortilèges qu'il avait écrit dans cet ouvrage-là. De plus, elle n'avait pas tort concernant les cachoteries, mais là n'était pas la question. Il s'approcha d'elle et essaya de jouer la carte de l'amadouement, même s'il ne savait pas vraiment comment ça marchait :

- S'il te plaît mon Amortentia, je m'inquiète juste pour toi. Je ne sais pas où tu as trouvé ce livre, mais débarrasses t'en ! Donne-le à Albus, ou apporte-le-moi, mais ne le garde pas... Tu ne sais pas ce que le garçon qui a inventé ces sorts voulait au moment où il les a créés.

- Rho, mais pourquoi ce serait un garçon obligatoirement ? Comme si une fille n'est pas capable d'inventer des sortilèges ? C'est quoi cette misogynie Severus ?

L'espion ne s'attendait pas à ce résultat. Il allait devoir travailler son "charme", à n'en point douter. Cela dit, il reprit, en lui remettant une mèche de cheveux derrière l'oreille :

- Eh bien, je suppose qu'une fille comme toi serais entièrement capable d'y arriver. Mais, dans ton bouquin, il n'y a pas d'annotations qui laisserait entrevoir qui est l'inventeur ?

- Il y a juste noté qu'il appartient au "prince de sang mêlé", rien de plus. Alors, oui, prince, c'est un nom masculin, mais ça ne veut rien dire ! En plus, l'écriture est très fine, comme celle d'une fille. D'ailleurs, elle me rappelle quelque chose, même si je n'ai pas mis le doigt dessus encore.

Une écriture de fille ? Vraiment ? Severus conserva son visage impartial et regarda sa préfète dans les yeux quand elle dit avec un air très sérieux :

- Figure-toi que j'ai même cru un instant que c'était la bibliothécaire qui avait écrit ce livre. Car Irma Pince est l'anagramme parfais de "I am Prince". Mais, cela impliquerait qu'elle ait écrit dans un bouquin, et ce n'est juste pas envisageable.

Hermione rit finalement en disant cela, mais Severus pas du tout. Il essaya de rester le plus calme possible, même si son cœur battait bien plus vite. Elle était brillante, sûrement un peu trop brillante d'ailleurs. Heureusement qu'elle n'avait pas tous les éléments en mains. Sa préfète dût se rendre compte de quelque chose car son rire se stoppa et ses sourcils se froncèrent :

- Severus ? Ça ne va pas ?

- Si si, ça va. C'est juste que, vu ce que tu viens de me dire, il ne s'agit pas d'un livre de sort, mais d'annotation dans un autre bouquin. Ça m'a juste rendu perplexe.

La jeune femme fît la même tête qu'Hagrid quand il en disait trop. Severus la serra fortement contre lui afin de changer de sujet une bonne fois pour toute. Il récupérera son livre plus tard. Mais Hermione devait oublier Irma rapidement, c'était bien plus urgent. Voyant que sa préfète s'était tût et qu'elle passait ses bras autour de lui, il s'autorisa un baiser d'au revoir. Après tout, n'était-elle pas venu le retrouver pour ça ? Puis, pendant qu'il l'embrassait, une question lui vint. Comment avait-elle fait pour savoir où il se trouvait justement ? Enfin, pour l'instant, il s'en fichait. Il était juste bien et ça lui suffisait. Le nombre de question qu'il voulait poser à sa préfète mais qu'il ne posait pas augmenta de nouveau, il perdait vraiment le fil de ses pensées avec elle. Peut-être allait-il devoir se méfier ? Ou bien, devrait-il tenir un nouveau carnet pour noter ses interrogations ?

Quand le train partit de la gare, Severus était toujours dans la bibliothèque. Il venait tout juste de finir le rangement et regardait maintenant par la fenêtre le ciel nuageux. Il avait le cafard d'un coup... Puis il entendit sa mère arriver derrière lui, l'empêchant ainsi de se morfondre trop longtemps. Elle venait sûrement de fermer la bibliothèque pour les prochains jours, ordre de Dumbledore, afin qu'aucun élève ne travaille pour noël :

- Elle va revenir après les vacances tu sais ?

- Hein ? Demanda Severus en se retournant rapidement suite à cette question. De qui tu parles ?

- Ho voyons Severus, tu sais très bien de qui je parles !

- Je... Enfin... Non !

- Tsss tsss tsss... Je suis ta mère ! Penses-tu sincèrement pouvoir me cacher ce genre de chose ?

Severus resta silencieux, figé comme s'il venait de prendre un gifle. Irma secoua la tête, visiblement très amusée :

- Je la trouve un peu trop cérébrale, mais dans le fond, elle me rappelle quelqu'un à son âge. Tu dois en revanche te montrer un peu plus prudent Severus ! N'oublie pas que tu es un professeur ici !

- Je le sais, finit par répondre le jeune homme une fois la stupeur diminuée, je suis bien au clair avec ça... Je ne ferais rien d'irréfléchi...

- Si c'était aussi simple, je te croirais sans peine. Mais quand on aime, on a tendance à oublier de réfléchir. Souviens-toi de ça Severus.

Irma offrit à son fils l'un de ses rares sourires et regarda l'heure :

- Par merlin, il serait temps que je commence l'inventaire ! Tu peux y aller, je suppose que tu as d'autre chose à faire. Je viendrais peut-être manger à la grande salle aujourd'hui vu qu'il ne reste plus grand nombre d'élève.

- D'accord... Alors à tout à l'heure.

Puis Severus partit le plus rapidement possible, fuyant simplement la bibliothèque. Il s'était fait surprendre. Heureusement qu'il ne s'agissait que de sa mère, il pouvait lui faire confiance. Mais si elle, elle le savait, qui d'autre avait pu le remarquer ? Il allait devoir se montrer bien plus prudent.

Suite à cela, Noël arriva très rapidement, avec son lot de cadeaux dans les bureaux des directeurs de maisons. Ces derniers avaient pour mission de les déposer dans leurs salles communes respectives. Severus était bien entendu ravi de jouer au père noël pour les 6 élèves de Serpentards restés à l'école... Sur le chemin, au beau milieu de la nuit, il soupira de dépit :

"Nan mais franchement, les elfes pourraient le faire sérieux... Parfois j'ai l'impression que notre père noël directorial nous prend pour ses lutins !..."

Une fois sa mission accomplie, dans la joie et la bonne humeur bien évidemment, il constata que trois paquets avaient fait leur apparitions dans ses apparentements pendant son départ. Il comprit rapidement que l'un était d'Albus, l'un de sa mère bien entendu, mais le dernier lui parut suspect. C'est n'est qu'après réflexion qu'il comprit qu'un paquet emballé de rouge avec un ruban vert ne pouvait venir que d'elle.

Il s'assit dans son canapé et ouvrit ses cadeaux. Il n'avait pas souvenir d'en avoir déjà ouvert autant. Il avait en général une carte de sa mère et une de Lily, rien de plus. Mais cette fois, il en avait trois ! Et trois cadeaux emballés en plus ! C'était assez déstabilisant, il devait bien l'avouer, mais c'était aussi assez plaisant finalement.

Ainsi, se retrouva-t-il avec un livre très ancien sur les origines des potions offert par sa mère et une nouvelle paire de chaussures en cuir, de type richelieu. Albus avait entendu parler de l'incident Mclaggen, ce qui avait valu nombre de commentaires et de blagues à l'espion. Le directeur en riait encore et toujours aujourd'hui... Severus quant à lui, ne gardait comme bon souvenir de cet incident que la tête qu'avait fait Cormac le jour de sa première retenue avec Rusard ! Il sourit en y repensant et déposa sa nouvelle paire de chaussures à côté de lui. Il prit alors le petit mot qui allait avec :

Joyeux Noël à toi mon garçon.

J'espère que ton cadeau te plaît et que tu me feras la joie de te voir les porter.

PS : J'ai opté pour une touche de couleur qui devrait t'aller à merveille.

Al

Surpris en lisant la note, il reprit alors la paire de chaussure pour les regarder de plus près, remarquant seulement maintenant que les semelles étaient rouges. Le Serpentard inspecta la paire et soupira tout en secouant la tête :

- Des Louboutin ? C'est quoi cette marque ridicule qui met du rouge en dessous ?... Enfin, peut-être pourrais-je les faire devenir verte avec un sort...

Puis, après réflexion, il se dit amusé qu'Hermione trouverait sûrement la couleur à son goût, mais il ne comprit pas pourquoi Albus avait noté que cela lui irait bien ! Probablement étais-ce de nouveau une des blagues Gryffondoriennes du directeur...

Tout en repensant à sa préfète, Severus regarda ensuite le dernier paquet et sourit bêtement en le fixant. Il prit son temps pour l'ouvrit, et découvrit enfin ce que le père noël lui avait apporté de la part de sa lionne. Il y avait une écharpe faite main, verte et argent, ainsi qu'une paire de gant noir. Il trouva aussi une petite enveloppe, qu'il s'empressa d'ouvrir, si bien qu'il en fît tomber une partie de son contenu. Il ramassa alors une pièce souvenir, comme dans les musés, avec une représentation de merlin. Une représentation d'un Serpentard offert au directeur des Serpentards : un cadeau digne d'une Gryffondor bien sûr. Il sourit encore plus et sortit la lettre qui accompagnait le présent. Hermione l'avait écrite en s'appliquant, mais ce qui plût le plus au prince de sang mêlé, ce fût l'odeur de la missive. La sang et or avait dû y mettre une touche de son parfum :

Mon très chère Yves,

Voici quelques cadeaux modestes pour noël. J'aurais aimé pouvoir t'offrir quelque chose d'aussi beau que ce que tu m'as offert toi-même... Mais sache que j'ai mis tout mon cœur dans l'ouvrage, afin que tu ais chaud pour le reste de l'hiver.

Et, j'ai trouvé cette pièce lors d'un marché avec mes parents. J'ai tout de suite reconnu la gravure sur cette dernière et j'ai immédiatement pensé à toi. Un Serpentard illustre pour tenir compagnie à un véritable héros de cette même maison.

J'ai apporté une légère modification sur ce dernier en revanche. Je te laisse essayer de la découvrir. Et si tu ne trouves pas avant mon retour, alors, je me ferais une joie de jouer au professeur avec toi.

Encore une fois joyeux noël en tout cas.

Je t'aime.

Hermione.

Severus relu la lettre plusieurs fois, arborant toujours le même sourire qui finit par lui donner une crampe aux joues. Il devrait penser à s'entrainer à sourire plus souvent... Ou pas ! Il regarda ensuite la gravure, mais il ne trouva rien de particulier. Cela l'agaça suffisamment pour qu'il perde toute trace de satisfaction sur le visage. Après un moment, il finit par mettre la pièce dans la poche de son veston. Il verrait plus tard. Pour l'heure, il s'allongea en conservant sur lui l'écharpe et les gants. C'était finalement un excellent noël, mais de toute évidence, il ne le dira jamais à Albus.

Rapidement, ce fût au tour du réveillon de la saint Sylvestre d'arriver. Severus s'était préparé à plusieurs scénarii possibles. C'est donc avec une appréhension modérée qu'il partit rejoindre le manoir Malfoy en ce 31 décembre. Il avait mis un costume neuf, sortant tout droit de chez Mme Guipure, la meilleure couturière du monde sorcier d'après le jeune homme. Une fois arrivé devant la demeure de la famille de sang pur, il regarda autour de lui. Tout n'était que luxe et m'as-tu-vu... Mais c'était aussi extrêmement lugubre à la fois, la magie noire étant présente de partout dans les parages. Il fût accompagné à la porte par un elfe à l'air terrorisé, qui disparut dans un pop caractéristique à l'instant où le propriétaire du manoir apparût en personne :

- Severus, mon ami, quelle joie de te recevoir ce soir.

- Bonsoir Lucius, je suis content de revoir un visage amical.

Severus serra la main de son hôte, le grand et imposant Lucius Malfoy. Grand par son influence, et sa taille, les cheveux blonds presque blancs, les yeux gris et une prestance que beaucoup lui enviait. Cependant, il semblait bien plus fatigué et pâle que dans ses souvenirs, un peu à l'instar de son fils. Le seigneur des ténèbres ne devait pas être tendre avec sa famille en ce moment. Lucius le fît entrer dans le manoir, d'où les autres invités mangeaient déjà des toasts et autre gourmandises raffinées. Plusieurs regards se tournèrent sur lui lors de son entrée. Severus reconnu la plupart des mangemorts présents. Il les avait soit côtoyé à Poudlard, soit vu dans les dossiers qu'Albus avait préparés pour l'occasion.

Les festivités se passèrent tranquillement et sans encombre. Severus faisait des efforts de sociabilisation important, et cela semblait porter ses fruits, au vu des regards approbateurs que lançaient ses divers interlocuteurs à un Lucius qui semblait rassuré. Après plusieurs heures, et une demi-heure avant minuit, l'hôte de la soirée s'approcha du jeune professeur :

- Je constate que tu es toujours toi-même mon ami et je suis ravi de pouvoir constater que le côté pur de ton sang, celui des Princes, est toujours aussi présent.

- Merci Lucius, c'est un honneur pour moi d'entendre ceci de la part du chef de la famille la plus noble de grande bretagne.

La flatterie semblait toujours aussi efficace sur le blond, même si vingt ans auraient dû apprendre au corbeau à se méfier du renard. L'espion lui, n'était pas dupe. Jamais il n'avait été un véritable "ami" aux yeux du chef des lieux, mais plutôt un faire-valoir grâce au côté Prince de son sang, sans pour autant que personne n'oublie jamais le côté Rogue bien entendu. Severus stoppa le cours de ses pensées quand Lucius reprit d'un air assuré :

- Je sais que tu n'as encore que 16 ans pour toi, mais vois-tu, il me semble voir en toi le même potentiel qu'à tes 36 ans. Et après tout ce que mon fils a pu me dire sur toi, il nous a semblé bon de te faire participer à une petite réunion. Si tu es d'accord bien entendu !

- Voyons Lucius, je serais prêt à accepter n'importe quoi si c'est pour soutenir une cause pure. Et si cela vient de toi, je ne doute pas que cette réunion en fasse partie.

- Alors viens, suis moi Severus. Quelqu'un a très envie de te voir.

Au vu du sourire carnassier du chef de la demeure, aucun doute n'était permis quant à l'identité de ce "quelqu'un". Severus regroupa, le plus possible, tout le courage qu'il avait en lui et suivit Malfoy jusqu'à une immense salle plus loin dans le manoir. Là s'était regroupé tous les mangemorts, sans leurs femmes si ces dernières ne portaient pas la marque. Une fois de plus, le jeune homme se sentit observé sous toutes les coutures, mais ce sont deux yeux jaunes qui attirèrent le plus son attention. Un immense serpent était dans un coin de la salle et le regardait avec envie. Cette créature était effrayante, mais Severus resta stoïque. Lucius l'accompagna au centre de la pièce :

- Reste ici Severus. Notre maître à tous souhaite te parler de vive voix.

Se contentant d'obéir, il resta immobile là où Lucius lui avait indiqué. Et très rapidement, un sentiment d'oppression fit son apparition dans le crâne du jeune Rogue. Quelqu'un était entré dans sa tête et avait bien l'intention de fouiller le moindre de ses souvenirs. S'étant préparé à cet éventualité, et excellent dans l'art de l'occlumentie, Severus réussit à se protéger discrètement, laissant son assaillant voir des souvenirs anodins ou ceux à son avantage. Après quelques secondes, qui semblèrent durer des heures, l'étau se desserra et Severus rouvrit les yeux sur le visage décharné de ce qui avait été un homme à une époque.

Voldemort était pâle comme un mort, et les seuls couleur visibles sur lui était le bleu de ses veines. Il n'avait ni cheveux, ni sourcil, ni aucun poils nulle part sur les parties visibles de son corps. Une autre chose était manquante : son nez ! Cela devait être bien plus complexant que d'en avoir un proéminant, se dit alors Severus en essayant de se détendre. Il avait dû réussir le teste au vu du sourire morbide que lui montra l'homme reptile. D'une voix sifflante, le Lord s'adressa alors à son ancien disciple :

- Je suis ravi de te revoir en aussi bonne forme Severus. Regarde-toi ! Jeune et fringuant. Je n'aurais jamais imaginé que le plan de notre ami Drago prenne ce tournant aussi... Inattendu !

Alors ainsi, c'était Drago qui avait envoyé le rappel-tout maudit à Harry ? Drôle d'idée... Cela dit, Severus ne répondit rien et se contenta de se mettre à genoux, devant celui qui pensait être son maître.

- Si jeune de nouveau et pourtant si dévoué, encore et toujours. Tu as toujours eu un extrême potentiel Severus. Et je constate avec joie que tu ne gâches pas ce dernier malgré les difficultés que tu rencontres. Tu dois avoir des questions, non ?

- Je suis là pour vous servir my Lord, mes questions sont sans importances face à votre grandeur.

C'est un rire effrayant qui lui répondit, avant que la voix ne reprenne en s'adressant aux voyeurs :

- Avez-vous entendu vous tous ? Regardez donc ! Regardez et apprenez de ce jeune garçon, qui se montre plus sage et brillant que les plus anciens d'entre vous. Relève toi Severus, et regarde donc ton maître.

Severus s'exécuta et regarda l'homme sans nez, tout en conservant son air le plus neutre. Il aurait bien eu envie de vomir, mais ce n'était pas le moment d'écouter son estomac. Le presque zombie face à lui reprit :

- Je suis navré que cet accident te soit arrivé. Vois-tu, le sable aurait dû entrer en contact avec le jeune Potter, afin de le faire redevenir un bébé. J'aurais ainsi pu prendre ma revanche face au nourrisson qui avait survécu à l'époque. Bambin qui serait mort à l'heure qu'il est, vu que sa sang de bourbe de mère n'est plus là pour le protéger aujourd'hui.

La ton dégouté que prenait Voldemort en parlant de son amie Lily donna des frissons de haine à Severus qui réussit, par il ne sait quel miracle, à rester toujours aussi impassible :

- Quoi qu'il en soit, la malédiction n'a pas touché la bonne cible. Et plus surprenant encore, au lieu de perdre 15 ans, tu en a clairement perdu plus, n'est-ce pas ?

- Une vingtaine, maître... Répondit-il simplement.

- Le sable magique avait pourtant été ensorcelé pour une quinzaine d'année, c'est fort étrange.

- J'ai apparemment fait tomber l'objet qui contenait la matière, et ce, avant de le toucher mon maître. Peut-être ceci a-t-il eu un effet sur le maléfice au moment où cela à abimé le rappel tout en lui-même.

Severus avait beaucoup réfléchi à la question de son côté. Ce fût cette hypothèse-là qui lui avait semblé la plus plausible, d'après les éléments que lui avait rapporté Albus, Minerva, Pomfresh et même Hermione. Voldemort ricana légèrement :

- Je vois que tu es toujours aussi cérébral. Parfait... Mais j'ose espérer que ton nouvel état ne te pose pas trop de problème, à toi, mon fidèle serviteur.

- Je m'y accommode parfaitement maître. Ma seule inquiétude est de ne pas pouvoir vous être suffisamment utile dans cette condition.

- Oh, ne t'en fais pas pour cela. Même à cet âge tu es déjà bien plus utile que certains de tes partenaires. Et qui sait, peut-être retrouveras-tu ta forme adulte. Qu'en pense ton employeur Severus ?

En parlant de Dumbledore, Voldemort fît preuve d'un dédain tel que certains mangemorts ricanèrent à leur tour :

- Il pense que mon état est maintenant permanent. Il se laissait un trimestre pour voir comment évoluerait la situation, mais je n'ai toujours pas vieilli plus vite que la normale.

- Je vois... Ta situation est forte enviable pour l'instant. Si tu me le permets, je souhaiterais suivre l'évolution de ton vieillissement de près à partir d'aujourd'hui.

- Bien sûr maître, tout ce que vous souhaiterez mon Lord.

- Tu auras bientôt de nouveau 17 ans Severus. Tu seras ainsi de nouveau majeur aussi bien mentalement que légalement. Je serais ravi de te voir plus régulièrement à partir de ce moment-là. Qu'en dis-tu ? Serais-tu prêt à reprendre du service ? Serais-tu prêt à espionner le vieux fou pour moi ?

- Je n'aurais pu espérer plus belle proposition mon Lord. J'en serais honoré.

- Alors soit, qu'il en soit ainsi !

Voldemort tendit sa main inhumaine vers le jeune Rogue qui s'empressa de la lui baiser solennellement. Il en sera ainsi, Severus allait de nouveau pouvoir être utile à l'ordre.

Après cela, la réunion se termina. Juste à temps pour que les hommes rejoignent leurs compagnes pour les douze coups de minuits. Ainsi la fête reprit son cours. Severus s'éclipsa très peu de temps après, prétextant un mal de crâne. Ce qui n'était pas un mensonge en quelques sorte. Lucius sachant pertinemment la douleur que l'on pouvait ressentir lors d'une fouille mentale compatit et laissa son invité partir.

Le jeune homme aurait pu, et même aurait surement dû, transplaner directement à Poudlard afin de faire un compte rendu de la soirée à Albus. Cependant, ses pensées le menèrent directement devant une petite maison d'une bourgade moldue que Severus n'avait vu qu'en photo. Hermione lui avait un jour parlé de ses parents et de sa maison d'enfance, lui montrant quelques clichés. Les Grangers étaient apparemment en train de fêter le nouvel an comme il se devait. De la musique joyeuse sortait des murs de la demeure. Severus resta quelques minutes là, sans bouger, avant de se décider à partir. C'était sans compter sur une boule de poil orange et blanche de neige qui vint miauler à ses pieds :

- Pattenrond ! S'exclama Rogue, surprit. Salut toi. Et bonne année. Qu'est-ce que tu fais dehors au lieu d'être posé devant la cheminé ?

Pour toute réponse, le chat posa au pied de professeur Rogue le cadavre d'un rat :

- Oh, tu t'entraines à ce que je voie ? Tu as bien raison. On aura surement besoin de tes services à un moment ou à un autre.

Severus sourit en imaginant un autre rongeur mort à la place de celui-ci et s'accroupit afin de câliner le chat qui se mit à ronronner :

- Allez, file te mettre au chaud sale bête !

Tout en finissant ses caresses, le jeune homme ressentit un léger fourmillement à sa main gauche. Hermione pensait une nouvelle fois à lui. Il sourit en regardant son gant gauche et se releva en entendant une porte s'ouvrir. A l'entrée de la maison se tenait une Hermione, en jean et pull de Noël ridicule, qui appela alors :

- Pattenrond, tu es là ? Il est temps de rentrer.

Le chat miaula bruyamment, ce qui attira l'attention de sa maîtresse qui se figea en voyant la silhouette de l'homme qu'elle aimait. Severus se leva en pestant contre la boule de poil pour l'avoir fait voir. Il ne put en revanche qu'ouvrir grand ses bras en voyant la jeune imprudente courir pieds nus dans la neige et lui sauter dessus. Hermione serra Severus contre elle avec une force qu'il ne lui connaissait pas. Il ne savait pas trop quoi dire ni quoi faire. Il décida donc de se laisser aller et embrassa délicatement le dessus de sa tête avant de juste murmurer à l'oreille de sa préfète :

- Bonne et heureuse année mon Amortentia.

- Elle est déjà joyeuse, vu que la chance est devant ma porte.

OoOoOoOoOoOoOoO

Note de moi-même :

Merci d'avoir lu ce nouveau chapitre et de me suivre dans cette aventure !

N'hésitez pas à me faire savoir vos ressentis vis-à-vis de l'histoire.

Sur ce, à très bientôt, pour voir comment sera le reste de l'année de nos tourteraux...

Commentaires de ma courgette et mes réponses :

C'est quoi cette misogynie Severus ? (elle est con ou bien ? mdr) L'amour rend aveugle hein ? XD

une nouvelle paire de chaussures (à talons aiguille d'un goût douteux) Avec des bas résilles ! LOVE MDR

Quelqu'un a très envie de te voir (il a le zizi tout dur). Oui enfin, tu sais ce qu'on dit sur les mec qui n'ont pas de nez... XD