Bonjour/Bonsoir tout le monde.

Une nouvelle année débute, va-t-elle être bonne ou non ? Peut-être pas pour tous...

Merci pour les reviews, les follow et les favoris. Je sais que je radote, mais en même temps, c'est important pour moi de vous le dire. Vous êtes extraordinaires ! Ce n'est pas toujours simple d'écrire, ça prend du temps et de l'énergie, alors avoir des gens qui nous soutiennes ma béta et moi ça aide à rester motivées. Vous êtes au top !

Quant à toi, guest-italien-dont-je-ne-sais-pas-le-nom : Grazie mille per i vostri commenti piacevoli. Spero che vi piaccia il resto della mia storia, nonostante le scelte del nostro Severus nazionale ! :-)

Et pour finir, avant le début de l'histoire, tout appartient à J.K Rowling bien sûr. Je ne fait que laisser libre cours à mon imagination avec un univers qui est à elle. ^^

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Chapitre 12 : Joyeux anniversaire Severus

Severus n'était rentré à Poudlard que plusieurs heures après avoir été découvert par Hermione devant chez elle. Il s'était ainsi retrouvé à entrer chez les Granger, des gens charmants qui s'étaient montrés très agréables, malgré la surprise de voir un professeur de leur fille débarquer chez eux. D'autant plus au vu de l'âge apparent de ce dernier... Hermione leur avait donc expliqué très brièvement la situation, avant de leur dire que son enseignant était ici pour mettre des protections autour de la maison. C'était fort habile de la part de la miss-je-tout qui devenait, visiblement, de plus en plus Serpentard à force de trainer avec le directeur des vert et argent. Ce n'était pas pour déplaire à Rogue, qui après sa visite de courtoisie mit réellement en place des protections tout autour de la maison, sous le regard impressionné de la jeune femme qui prit mentalement en note les divers sortilèges que le sorcier employait.

Une fois de retour à l'école, Severus fût accueilli par Dobby qui lui tendit directement une tasse de thé fumante. Dumbledore avait demandé à l'elfe d'intercepter le professeur et de l'accompagner jusqu'à son bureau avec une boisson chaude. Ainsi, Rogue suivit la créature jusqu'à la destination qui l'attendait. Une fois devant l'immense gargouille de pierre, Severus n'eut qu'à prononcer le mot de passe indiqué par la créature pour avoir enfin accès au bureau de son employeur :

Sérieusement Al ? "Nutella" ! Dit Severus en voyant le vieux sorcier devant son phénix.

Bonne année à toi aussi mon garçon ! Eh oui, je t'en achèterais même si tu le souhaites. C'est une pâte à tartiner, un peu comme de la confiture, sauf qu'il s'agit de chocolat et de noisettes.

Je sais ce que c'est ! Pourquoi tout le monde oublie que j'ai grandi côté moldu au juste ? Grogna alors le jeune homme.

Peut-être parce que tu n'en parles jamais mon garçon.

Severus soupira, il avait l'impression d'avoir déjà eu cette conversation avec quelqu'un peu de temps auparavant. Il n'eut en revanche pas le temps de répliquer avec cynisme, le vieux fou lui servant d'ami reprenant avec un petit sourire en coin :

Enfin, nous ne sommes pas là pour parler sucrerie moldu n'est-ce pas ?

C'est plutôt vrai, je le déplore Al... Mais avant, peux-tu me dire pourquoi le mot de passe a changé ?

C'est ma petite habitude de début d'année. Une façon comme une autre de célébrer le nouvel an.

Albus prit ensuite un air des plus sérieux en se dirigeant derrière le bureau directorial en bois massif. Dumbledore s'assit dans son fauteuil ressemblant à un trône, pendant que Severus prit place dans l'assise plus modeste en face, surpris de voir son employeur aussi sombre. Le jeune Rogue inspira profondément et dit alors, calmement, bien que visiblement mal à l'aise :

Le nouvel an oui... D'ailleurs... Bonne année Albus. Si tant est qu'elle puisse l'être dans ces circonstances.

Comment s'est passée ta soirée de la saint sylvestre ?

Je suppose qu'elle s'est déroulée comme une soirée normale en présence du seigneur des ténèbres...

Tu sembles en forme, c'est déjà rassurant.

Oui, en effet. J'ai été observé et passé en revue durant cette soirée. Et il semblerait que j'ai réussi le test avec brio. Voldemort m'a demandé de devenir son espion et de le tenir informé de tes faits et gestes. Ainsi que ceux de l'ordre en général bien entendu. Même si tu restes sa cible principale j'en ai peur.

N'ai pas peur pour moi mon garçon. Je saurais faire face aux événements prochains. Et, après le repas, es-tu resté avec eux ?

Non, je suis reparti le plus vite possible. J'avais besoin de m'aérer...

L'espion en herbe était de plus en plus persuadé que quelque chose clochait. Son mentor était véritablement plus sombre que la normale. Et puis, cette question concernant sa soirée après la réunion lui semblait curieuse... Se doutait-il de ce qu'il avait fait après la réunion au manoir Malfoy ? Lui en voulait-il d'être allé chez une élève ? Savait-il ce qu'il y avait entre Hermione et la terreur des cachots ? Peut-être allait-il être obligé de le virer ! Severus paniquait intérieurement tout en restant impassible de l'extérieur. Heureusement, ou pas, Rogue eut sa réponse rapidement. Albus s'adossa au fond de son trône et dit lentement, tout en regardant son protégé par-dessus ses lunettes en demi-lune :

Il semblerait que les invités de la soirée chez les Malfoy, après s'être bien amusé au manoir, aient décidé de continuer la partie ailleurs... Ainsi, je me dois de t'informer que le Terrier a été attaqué peu après minuit aujourd'hui.

Par Salazar...

Severus n'en croyait pas ses oreilles et en fût estomaqué, encore plus en se disant que sa lionne aurait pût se trouver là-bas, comme c'était si souvent le cas. Il n'osa d'ailleurs imaginer l'inquiétude que cette dernière ressentira quand elle apprendra à son tour la nouvelle... Cette fois, l'espion laissa de côté son masque d'indifférence afin de faire place à ses questions et ses inquiétudes. Après tout, il ne risquait rien face à son mentor, il pouvait bien se laisser aller. Et ce fût donc avec un débit de parole bien trop rapide qu'il demanda :

Mais, comment vont les Weasleys ? Et leurs invités ? Il devait y avoir Potter, Lupin et d'autres membres de l'ordre non ?

Calme toi Severus. Tout le monde va bien... Du moins, physiquement parlant. Molly et Arthur viennent de perdre leur demeure. Les réparations vont prendre plusieurs semaines j'en ai peur, et ils ne sont pas sûr de pouvoir tout récupérer. Leur nouvelle année ne débute pas sous les meilleurs hospices.

Et où sont-ils maintenant ?

Au quartier général de l'ordre. Harry étant officiellement le nouveau propriétaire des lieux et de son serviteur, ils ne devraient rien risquer là-bas.

A aucun moment... Vraiment aucun, ils ont parlé d'une attaque lors de la réception Al, je suis vraiment désolé. Si j'avais su, j'aurais pu...

Ne t'en veux pas pour quelque chose dont tu ne pouvais empêcher Severus. Si tu avais été mis au courant ce soir, il t'aurait de toute évidence été impossible de nous tenir informés sans attirer les soupçons sur toi. Et puis, l'important, c'est que tout le monde aille bien. Toi y compris. Je suis content de constater que ta mission s'est bien déroulée.

Après avoir parlé encore un moment, Severus racontant en détail tout le déroulement de sa première partie de soirée, les deux sorciers décidèrent qu'il était temps d'aller se reposer. Le lendemain promettait d'être une journée plus que difficile pour le directeur. Rogue quant à lui, allait devoir s'accommoder de son nouveau rôle d'agent double, plus concrètement que jamais au vu des évènements de cette dernière soirée.

La fin des vacances sonna le retour des élèves, tous plus méfiants les uns que les autres après avoir eu vent de l'attaque du terrier. La gazette du sorcier n'y était pas allée de main morte, si bien qu'une poignée de parents avaient décidé de garder leurs enfants chez eux. Cependant, les cours reprirent comme si de rien était.

Les jeunes Weasley encore présents à l'école semblaient réussir à passer à autre chose en présence de leurs amis. Surtout le rouquin du trio d'or, qui se consolait à l'aide de la charmante compagnie d'une camarade de classe. Hermione avait bien déjà parlé de Lavande à Severus, lui expliquant sa relation avec son ami, mais il ne remarqua concrètement la présence de cette dernière que depuis l'attaque. En effet, la petite amie du cadet des Weasley ne le lâchait plus d'un cheveu et s'assurait avec panache que Ronald n'ait pas de problème... Surtout avec ses amygdales... Cela avait le don de donner la nausée à la terreur des cachots ! Ne pouvaient-ils pas faire cela discrètement, dans leur coin, comme le faisait les êtres civilisés ?

Quant à la fille Weasley, c'est le jeune Potter lui-même qui semblait présent pour la réconforter. Salazar en soit loué, ils se montraient bien plus discrets que le couple précédents concernant leurs sentiments/pulsions. Quoi qu'il en fût, Severus était ravi de l'attention que manifestait le survivant et le roux à d'autres femmes que sa préfète à lui. Les deux principaux dangers qui entouraient sa relation avec sa lionne étaient maintenant obnubilés par d'autres centres d'intérêts. Oh, bien entendu, il avait confiance en Hermione, mais pas aux énergumènes qui l'entouraient. Il n'était pas jaloux bien entendu, il se montrait vigilent et légèrement sur la défensive, rien de plus !...

Plusieurs jours passèrent ainsi et Severus s'énervait déjà en corrigeant les devoirs qu'il avait récupéré de ses cornichons après les fêtes. Certains s'étaient améliorés, c'était indéniable, comme le peureux de service par exemple. Mais certains travaux écrits ne méritaient pas d'être nommés "devoirs" mais plus "torchons". Il ratura une énième ligne du parchemin du jeune Crivey quand on toqua à son bureau. Il regarda l'heure et fût surpris de constater qu'il était déjà plus de 20h. D'un coup de baguette il ouvrit son bureau et Hermione entra tranquillement :

Je peux ? Demanda-t-elle en souriant.

Vous êtes de toute façon déjà entrée. Donc, restez maintenant !

Il secoua la tête amusé et la regarda refermer la porte derrière elle. Il s'étira dans son fauteuil, se rendant compte d'une douleur lombaire qu'il avait ignoré jusque-là. La sang et or s'approcha du bureau en sautillant presque, visiblement de bonne humeur :

Lovegood aurait-elle détint sur vous Miss Granger ?

C'est possible qu'elle m'ait donné un peu de sa joie de vivre depuis la rentrée. A moins que cela ne soit les joncheruines !

Je ne veux même pas savoir de quoi vous parlez !

Hermione rit devant la tête blasée de son professeur et s'assit sur la chaise en face du bureau de ce dernier, qui se pinçait maintenant l'arête du nez :

Vous travaillez ardemment monsieur. Vous en avez même oublié le diner. Ce n'est pas très sérieux tout ça !

Ce qui n'est pas sérieux, c'est de confondre un inférie avec un zombi lorsque l'on est en cinquième année. Je crois que je vais devoir reprendre ça en cours !

Loin de moi l'idée de vous empêcher de travailler... Surtout en temps normal ! Mais aujourd'hui, ce n'est vraiment pas le moment de vous énervez avec les copies des cinquième d'années.

Ah bon ? Et pourquoi ça Miss Granger ? Demanda-t-il en posant son regard interrogateur sur la jeune femme.

Eh bien, tout simplement parce que tout le monde a le droit à un petit moment à soi le jour de son anniversaire !

Elle sourit tendrement et sortie de sa poche un paquet que la préfète posa sur le bureau. D'un coup de baguette, le cadeau s'agrandit pour reprendre sa taille initiale. Severus fronça les sourcils en voyant la forme étrange du paquet, puis se souvint de la date. Il avait, en effet, complétement oublié son anniversaire :

Je suis presque certaine que Dumbledore va vous tirer les oreilles pour ne pas être venu ce soir. Il avait l'air contrarié en voyant votre chaise vide au repas.

Il va surement me faire la morale, comme une certaine miss-je-sais-tout. D'ailleurs, j'aimerais bien savoir comment vous avez fait pour connaître cette date !

En regardant vos papiers d'identités, tout simplement.

Pardon ? S'offusqua l'espion qui n'avait jamais fourni un telle chose à sa préfète.

Oui, une fois, pendant que vous testiez une nouvelle potion, vous aviez laissez votre veste sur le canapé et vos papiers sont tombés quand je l'ai bougé.

Quand vous l'avez une fois de plus utilisé comme oreiller... Marmonnât-il alors, plus pour lui que pour la curieuse.

Bref... Là n'est pas la question ! Allez-vous ouvrir votre cadeau où dois-je le renvoyer en boutique ?

Severus ne pût s'empêcher de sourire en constatant, une fois de plus, l'aplomb de sa préfète. Il s'assura de nouveau que la porte était bien fermée et prit le cadeaux qu'il ouvrit. Il s'agissait d'une peluche d'un chaton noir, tout droit sorti des aristochats. Severus le regarda d'un air intrigué et Hermione sourit :

Quand je l'ai vu, j'ai pensé à toi. Je sais que ce n'est pas grand-chose, mais...

Mais ça me plait assez. Je n'ai jamais eu de peluche à vrai dire, il faut une première fois à tout. En revanche, pourquoi Berlioz ?

Premièrement parce que c'est le chaton musicien, et deuxièmement parce que le noir te va mieux au teint ! Dit-elle, indéniablement fière d'elle.

C'est plutôt bien pensé, je te l'accorde.

Il se leva alors, gardant la peluche en main, et alla embrasser son Amortentia :

Merci beaucoup Hermione. Je me sentirais moins seul dans mon lit maintenant !

Tu comptes vraiment dormir avec ?

N'est-ce pas là le but de ce genre de jouet ?

Hum, si, mais j'avais plutôt imaginé que tu le poserais sur un meuble et que tu grognerais à chaque fois que tu passerais devant.

C'est mal me connaître ! Je chérie tous les cadeaux que je reçois.

Tous ?

Je n'en reçois pas beaucoup, alors oui ! Mais, surtout les tiens, bien évidemment.

Le professeur Rogue embrassa une nouvelle fois Hermione, puis se redressa. Il rétréci alors la peluche pour la mettre dans sa poche :

D'ailleurs, en parlant de cadeau. Tu ne devais pas m'expliquer ce qui tu avais trafiqué sur la pièce merlin ?

Ho c'est vrai ! Tu n'as pas trouvé alors ?

Retirez-moi ce sourire satisfait de votre visage, "professeur Granger" ! Et expliquez-moi ! Veillez éclairer mes lanternes de pauvre cornichon.

Severus sortie de son veston la petite gravure et Hermione, amusée, lui prit des mains :

Tu te souviens quand je t'ai parlé de l'AD ?

Bien sûr que je m'en souviens. Pourquoi ?

Ce que je ne t'ai pas expliqué, c'est que j'ai utilisé un sort protéiforme sur des faux galions afin de communiquer discrètement les dates et heures de rendez-vous.

Encore une fois, tu t'es montrée brillante ! Ce n'est pas un sortilège facile, encore moins pour une cinquième année !

C'est vrai, mais j'ai eu quelques difficultés au début, si cela peut te rassurer. Mais, quoi qu'il en soit, je me suis dit que ce serait une bonne idée si tu en avais un... Mais, pour communiquer uniquement avec moi !

Hermione sourit de plus belle et sorti de sa poche une pièce presque similaire, mais avec une gravure différente. Visiblement, un Nicolas Flamel, bien qu'il ne comprît pas pourquoi ce choix. Elle posa les deux l'une à côté de l'autre sur le bureau de Severus :

En gros, si tu souhaites me voir, il te suffira d'indiquer une heure et une date sur ta pièce, en faisant comme ceci.

Tout en expliquant, elle montra une manipulation à faire au professeur de DCFM. Puis, quelques secondes plus tard, l'alchimiste se mit à vibrer légèrement.

Voilà, comme ça, je saurais que tu veux me voir et que tu penses à moi.

Et toi ?

Le sortilège ne permet qu'un seul indicateur, les autres ne servent qu'à recevoir l'information. Mais, pour te montrer que je pense à toi, j'ai autre chose.

Elle tourna son bracelet et caressa l'inscription à l'intérieur. Severus regarda sa chevalière qui lui picotait doucement la main. Il sourit amoureusement, comme il en avait de plus en plus l'habitude, et regarda Hermione :

Tu es véritablement formidable. Cela dit, comment savoir où je souhaite te rencontrer ?

Eh bien, disons que tu voudras me voir dans notre pièce à nous. Cela me parait être une évidence. Non ?

Votre air moqueur ne me plaît guère professeur Granger !

Hermione ricana et se colla à Severus pour l'embrasser :

Et moi, ça me plaît quand tu m'appelle comme ça ! Ça me donne l'impression de ne plus être ton élève.

Severus passa ses bras autour d'elle et posa ses lèvres contre les siennes à son tour, avant de faire glisser son baiser dans le cou de la jeune femme. Il avait réellement de plus en plus de mal à suivre la ligne de conduite qu'il s'était lui-même imposé, sa préfète étant une terrible mais bien trop charmante tentatrice. Hermione se laissa faire, fermant les yeux pour profiter de l'instant. Moment qui fût trop court à son goût au vu du regard de cette dernière quand le professeur Rogue cessa ses attentions, murmurant alors à l'oreille de son élève :

Je suis tenté de vous écouter "professeur" Granger, cela dit... Je suis presque certain que l'un de tes amis est en approche.

Il se recula doucement, récupéra sa pièce qu'il remit dans sa poche et retourna derrière son bureau, sous le regard interrogateur d'Hermione. Puis, quelqu'un frappa virulemment à la porte :

Entrez ! Cria presque Severus.

Harry entra dans le bureau, visiblement inquiet pour la préfète. Hermione regarda le survivant d'un air surpris :

Heu désolé professeur, je cherchais Hermione... J'avais cru comprendre qu'elle était là, je ne sais pas pour quelle raison... Heu enfin, quoi qu'il en soit...

Quoi qu'il en soit, cela ne vous regarde pas Potter. Quant à vous Granger, je vous laisse repartir avec votre escorte. Et, concernant votre devoir, je ne vous mettrais pas d'optimal si je n'en ai pas envie ! Et, il est trop tard pour vouloir rajouter des informations. Alors circulez !

Oui professeur, répondit Hermione qui ne feint pas sa colère en entendant qu'elle n'aurait pas de "O" à son devoir, vient Harry, on peut y aller.

Et les deux Gryffondor s'en allèrent alors, sous le regard neutre d'un Severus pourtant perplexe face à l'entrée magistrale du jeune Potter. Comment avait-il pu savoir qu'Hermione était là ? Ce n'était pas la première fois qu'il se demandait comment le trio devinait les positions des personnes dans l'école. Il devait vraiment se pencher sur la question. Mais pour l'heure, ce que se demandait surtout Severus, c'était pourquoi Potter avait l'air si pressé et inquiet ?

Après avoir fini la correction du devoir de Crivey, Severus alla dans ses appartements où un Albus amusé et une Irma exaspérée l'attendaient dans le canapé du salon. Dumbledore n'eut pas à disputer son protégé car ce dernier se fît remonter les bretelles par sa mère :

Travailler c'est bien, mais tu ne dois pas exagérer pour autant ! Avait-elle déclaré en pointant son fils du doigt, sous le regard diverti du vieux sorcier.

Je suis désolé, je n'avais pas vu l'heure et je n'avais pas fait attention à la date ! Répondit Severus en s'installant dans le fauteuil face à ses squatteurs.

La bibliothécaire eu un regard surpris après avoir entendu son fils s'excuser. Elle semblait s'être préparé à une réplique cinglante visant à les faire partir, et ne trouva rien à redire face à cela. Albus retint très mal un ricanement et Severus leva les yeux au ciel jusqu'à ce que son mentor lui souhaite un joyeux anniversaire en faisant apparaître des cadeaux sur la table basse. Un livre sur les sorts de protection avancés que Severus avait regardé la dernière fois à la librairie de pré-au-lard, un veston noir aux brodures vertes ainsi qu'un pot de pâte à tartiner... Ils passèrent ensuite une partie de la soirée à manger un gâteau spécial anniversaire de la part de Dobby, tout en buvant un thé et en parlant des cours. Là encore, le jeune professeur Rogue fût agréablement surpris par son anniversaire. Il allait finir par aimer fêter des événements si ça continuait.

Cette nuit-là en revanche fût courte, les cauchemars se succédant sans interruptions. Dès que Severus s'endormait, il voyait l'homme sans nez devant lui. Il avait 17 ans, il était donc certain que les réunions de mangemorts allaient fusées d'ici peu.

Et il n'eut pas tort, car le lendemain, il reçut une missive du manoir Malfoy, l'invitant ce samedi à fêter dignement ses 17/37 ans ! Avec l'accord d'Albus, il accepta l'invitation et son cœur se pinça. La marque n'était pas apparue d'elle-même, alors, il allait sûrement devoir se la faire apposer ce week-end. En tout cas, l'idée trottait dans la tête de Severus et Dumbledore n'arriva pas à le réconforter. Oh, bien sûr, Albus lui avait proposé de tout abandonner, et de penser à lui avant tout. Mais c'était hors de question. Severus avait un but, et il se devait de tenir sa promesse jusqu'au bout. Pour la mémoire de Lily, pour le fils de cette dernière, pour lui, pour le monde, mais surtout pour "son monde"... Il devait être utile pour Hermione !

Comme toujours lorsqu'il s'inquiétait à l'approche d'une date, cette dernière arriva en courant. Le samedi apparut tel un cheval au galop et frappa Severus de plein fouet. Il s'habilla de façon solennelle, enfilant son nouveau veston et regarda son reflet dans le miroir. Il se trouvait plus pâle qu'à l'ordinaire et se sentait nauséeux. Mais comme la dernière fois, il ne devait pas écouter son estomac et faire ce qui devait être fait. Ainsi, quand l'heure du rendez-vous approcha, il se dirigea vers les grilles du château afin de transplaner au manoir Malfoy. Une fois la zone de transplannage atteinte, il sentit un picotement à sa gauche. Il regarda sa main sous son gant noir, et soupira. Il le faisait pour elle, se rappela-t-il avant de disparaître dans un "pop" sonore.

Une fois chez son hôte, il fût escorté dans la même salle que la dernière fois. Là, se trouvait une dizaine de mangemorts, tous arborant le masque blanc et la cape noire typique de leur "ordre" démoniaque. Le serpent était encore là lui aussi, regardant avec insistance Severus, comme s'il s'agissait d'une souris. Et, en parlant de rongeur, Rogue constata la présence d'un rat qu'il avait envie de tuer sur le champ. Peter Pettigrow était là, pitoyable au côté du reptile, regardant Severus en tremblant. C'était lui, le traitre qui avait divulgué l'endroit où trouver les Potter le soir d'Halloween 1981. Lui, le traitre qui avait vendu ses "amis" pour plus de pouvoir et de gloire. Mais, le moment n'était hélas pas encore venu.

Severus sentit ensuite un courant d'air glacial et vit que Lucius avait fait apparaître sur lui son masque et sa tenue noire. Rapidement après, la voix sifflante du seigneur des ténèbres se fît entendre :

Mon fidèle Severus, que je suis heureux de te revoir aujourd'hui.

Severus s'agenouilla devant l'homme reptile quand il fît son apparition devant lui :

Bonsoir, maître. Je crains que le plaisir ne soit pour moi. C'est un tel honneur de vous voir.

Je n'aurais pour rien au monde raté une fête donnée pour la seconde majorité d'un allié de taille. Sais-tu pourquoi j'ai demandé aux autres de venir aussi cordialement habillés Severus ?

Non mon maître.

Que tu es humble ! Je sens pourtant au fond de toi une certaine excitation. Qu'espère-tu aujourd'hui ?

Si je pouvais formuler un souhait my Lord, je demanderais sans aucune hésitation à faire partie officiellement des vôtres... De nouveau j'entends.

Voilà, j'aime la sincérité ! Relève-toi et regarde-moi Severus !

Sans qu'on ait à le lui demander deux fois, il s'exécuta et porta un regard neutre au monstre qui lui faisait face. Voldemort eut un sourire inhumain et s'approcha de Rogue qui ne bougea pas d'un millimètre :

Je peux exhausser ton souhait dès ce soir.

J'en serais ravis my Lord. Rien n'a plus de d'importance pour moi que de faire pleinement partie de la cause noble que vous avez entreprise.

Tends-moi ton bras gauche Severus !

Ce n'était pas tant une demande qu'un véritable ordre. Severus s'exécuta alors, empli de doute, mais le geste franc. Tous les autres mangemorts s'étaient levés et se trouvaient maintenant autour de lui et du seigneur des ténèbres. Ce dernier, d'ailleurs, attrapa le poignet de Severus après avoir relevé la manche de l'espion d'un coup de baguette.

Severus regarda son bras, pour la dernière fois vierge de toute marque, il le savait. Bientôt, il arborerait un tatouage morbide et lourd de sens. Mais il le faisait pour de bonnes raisons cette fois. Ce n'était pas une envie égoïste de pouvoir et de vengeance envers son père. Non, il le faisait pour une cause noble, et un autre type de vengeance :

Severus Rogue, es-tu prêt à rejoindre une nouvelle famille ? Demanda la voix sifflante de Voldemort, qui choisissait des mots parlant pour son interlocuteur.

Oui maître.

Severus Rogue, es-tu prêt à gagner en puissance en apprenant des recoins de la magie que tu n'aurais jamais imaginés dans tes rêves les plus fous ?

Oui maître.

Severus Rogue, es-tu prêt à obéir à n'importe lesquels de mes ordres afin d'obtenir ce pouvoir ?

Oui maître.

Severus Rogue, es-tu prêt à mourir pour ma cause si cela s'avérait nécessaire ?

Oui maître. Sans la moindre hésitation.

Le seigneur des ténèbres se mit à rire et ce son machiavélique fît se glacer le sang du jeune homme qui resta figé :

Alors, mon fidèle serviteur, sois de nouveau le bienvenu chez toi !

Et sans crier gare, Voldemort enfonça sa baguette dans l'avant-bras gauche de Severus. Le monde autour du jeune Rogue se mit à tanguer et la noirceur l'envahi. Ses entrailles étaient comme tordues dans tous les sens, ses os broyés, son sang gelé, et son âme... Il sentit son âme se briser en lui. Une larme solitaire coula le long de sa joue, sur son visage pourtant impartial. Tout le monde semblait attendre des hurlements qui ne vinrent jamais.

Quand la mage noir retira sa baguette, Severus ne bougea pas. Il remarqua à peine le seigneur des ténèbres s'extasier devant son chef d'œuvre et n'entendit même pas les acclamations des partisans de Voldemort, qui exaltaient devant la force hors du commun qu'avait fait preuve le gamin devant eux. Car oui, Severus avait l'impression de n'être qu'un enfant à cet instant précis. Il aurait voulu s'allonger, se mettre en boule et pleurer. Il voulait crier, hurler sa douleur et sa peine. Intérieurement, il était le jeune garçon qui s'asseyait au sol, dans la pénombre, après avoir été frappé par son géniteur. Il se sentait tout simplement brisé... Il se sentait mort...

C'est la main de Lucius lui serrant la sienne qui le réveilla de sa torpeur. Conservant son visage neutre, il répondit à la poignée de main de son "confrère" qui le félicitait. Severus reprit totalement pied dans la réalité et serra par la suite de nombreuses mains, avant de s'assoir autour de la grande table afin de festoyer autour d'un gâteau et de whisky, comme s'il s'agissait d'un anniversaire banal. S'en suivit un discours anti-moldu des plus vide de sens, et une succession de plans d'actions pour renverser le pouvoir au ministère. Mais ce qui marqua le plus Severus, ce fût le fait que la mort d'Albus Dumbledore semblait proche au regard des paroles employées par Voldemort lui-même.

Une fois de retour au château, Severus alla au bureau directorial avec la compagnie de Dobby, mais il n'accepta pas le thé et ne parla pas de tout le trajet. Une fois face à Albus, il se contenta de lui résumer la soirée, d'une voix quasiment robotique, sous le regard attristé de celui qu'il considérait comme son père.

Tout semblait lui passait au-dessus, comme un fantôme qui ne pouvait plus toucher ce qu'il croisait. Une fois dans ses appartements, Severus retira sa cape, sa veste, puis son veston, et termina sa besogne en retirant sa chemise. Ce n'est qu'une fois torse nu, qu'il porta son regard sur son avant-bras gauche. La marque était bien là... Un crâne d'où un serpent sortait, donnant l'impression d'un tatouage vivant et mouvant. C'est alors que Severus entendit un cri... Il lui fallut une seconde pour se rendre compte que c'était son propre hurlement. Le professeur Rogue s'effondra à genou sur son tapis, attrapa son bras douloureux et extériorisa enfin ce qui lui parût être sa propre mort.

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Note :

Merci, oui je sais, je radote une nouvelle fois.

Cette fois, le chapitre était un peu moins rose et mignon j'en ai peur.

Cela sera le cas encore à certain moment...

J'espère ne pas avoir perdu trop de gens en route ^^'

A très bientôt !

Severus vas avoir pas mal de chose à gérer.

Commentaires de ma courgette et mes réponses :

Puis, quelques secondes plus tard, (le gode dans le derrière de) l'alchimiste se mit à vibrer légèrement. Et voila qu'elle recommence XD

Severus s'agenouilla devant l'homme reptile (et lui tailla la pipe du siècle) Nan, toujours pas le bon parring ma courgette !

Severus Rogue, (veux-tu m'épouser ?) Nope, toujours pas, encore une fois ! XD

Le professeur Rogue s'effondra à genou sur son tapis, attrapa son bras douloureux et extériorisa enfin ce qui lui parût être sa propre mort. ( ) Oui, c'est bien résumé, j'avoue...