Bonjour/Bonsoir tout le monde.
Mais, par Salazar ! Deux chapitres en une semaine encore une fois ?! Vous savez qui il faut remercier pour cela :D ^^
Cependant, attention aux âmes sensibles. Passage peut être un peu difficile à lire pour certain dans ce chapitre (scène quelque peu violente, je préfère prévenir).
Merci encore et toujours pour les commentaires, les follows et les favoris ! Merci à mes fidels lecteurs :D Et bonne lecture du coup (j'espère XD).
Guest : Grazie ancora per il tuo commento. Mi comfato che tu mi lasci quasi ogni volta. Non posso rivelare il finale in questo momento, ma spero che ti piaccia quando arriva. A presto. Et, désolé pour cet italien fort probablement approximatif ^^' Mais le cœur y est !
Et pour finir, avant le début de l'histoire, tout appartient à J.K Rowling bien sûr. Je ne fait que laisser libre cours à mon imagination avec un univers qui est à elle. ^^
OoOoOoOoOoOoOoO
Chapitre 13 : Discussions importantes
Le lendemain matin Severus se réveilla, apparemment dans son lit, bien qu'il ne se souvînt pas l'avoir atteint la veille. Il regarda autour de lui et après un temps d'adaptation à la faible luminosité de la pièce, il comprit qu'il n'était pas dans ses appartements. Il était à l'infirmerie... Après un dernier coup d'œil, il remarqua aussi qu'Albus se tenait à ses côtés :
- Bonjour Severus. Comment vous sentez-vous ? Demanda Dumbledore inquiet.
- J'ai l'impression qu'un hippogriffe vient de me piétiner... Mais à part ça, tout va bien. Grogna l'espion en tentant de se redresser. Comment me suis-je retrouvé ici ?
- J'ai demandé à Dobby de s'enquérir de votre état dans la nuit. Et il vous a retrouvé inconscient sur le tapis. Je me suis donc chargé de vous faire rapatrier ici.
- Je vois...
Severus retira sa couette et s'assit sur le bord du lit, prêt à se lever, quand l'infirmière qui était non loin s'écria :
- Il en est hors de question professeur Rogue ! J'ai encore des soins et des surveillances à faire !
Le principal intéressé soupira, il n'avait pas la tête à se disputer avec Pompom, il resta donc assis et regarda son bourreau s'approcher avec des fioles :
- Je vous préviens Pomfresh, je sors d'ici dès la fin de vos investigations ! Je ne tiens pas à rester coincé à l'infirmerie. J'ai bien trop de choses à faire.
Sans prendre la peine de lui répondre, l'infirmière fît signe à Albus de la laisser avec son patient et s'occupa de ce dernier avec grande difficulté. Le jeune homme était d'une humeur exécrable et le faisait savoir sans aucune gêne. Severus voulait tout simplement être seul, au moins un moment, avant de retrouver une vie "normale".
Ainsi, une fois libre, le dimanche fût consacré à la correction des derniers devoirs qu'il avait à noter, seul dans son coin. Il avait besoin de cet isolement, c'était presque viscéral. Il ne voulait voir absolument personne et se sentait constamment en ébullition. Il était en colère, sans même comprendre pourquoi, mais il savait en revanche qu'il aurait pu détruire tout ce qui l'entourait si quelqu'un, quel qu'il soit, venait l'importuner par sa présence.
Le lundi, il s'obligea à aller donner ses cours, mais ne se rendit pas à la grande salle. Le simple fait de penser à la nourriture lui donnait la nausée. Son humeur se maintenait à un stade proche de l'explosion, si bien que dès le mardi soir, les surnoms un temps oubliés de "bâtard de cachots" et de "chauve-souris" était de retour dans tout le château. Severus savait pertinemment ce que ses cornichons disaient de lui et ses oreilles sifflaient à longueur de temps, mais il s'en fichait. Ce n'étaient tous que des crétins, incapables de réussir à se défendre convenablement. Cela avait le don de répugner leur professeur de DCFM car lui, LUI, il savait que la guerre n'épargnerait pas ces abrutis ! Même Hermione n'était pas favorisée, loin de là, et pour la première fois depuis des mois, sans le moindre humour, il lui retira même des points.
Il avait senti quotidiennement et même plusieurs fois par jour, sa main gauche picoter. Il savait qu'Hermione s'inquiétait pour lui, mais au lieu de le rassurer, il se sentait épié et s'énervait d'autant plus. Si bien qu'il décida de retirer sa chevalière et d'éviter la sang et or dès le samedi suivant. Les occasions pour la croiser était de toute façon de plus en plus réduite, le professeur Rogue ne se rendant plus du tout aux repas et corrigeant ses copies dans ses appartements afin de ne pas être importuné.
Ses nuits, quant à elles, étaient devenues courtes et pleine de cauchemars plus horribles les uns que les autres. Il se voyait dans diverses situations, obligé de saccager et de tuer, même s'il ne le voulait pas dans son for intérieur. Il se réveillait régulièrement en criant, transpirant et même malade. Si bien qu'il décida de ne plus dormir plus que nécessaire, juste assez pour rester alerte la journée, trouvant ainsi diverses choses à faire pour s'occuper l'esprit et se tenir éveillé. Il reprit ainsi la préparation de potions avec panache, si bien qu'étant en présence constante de vapeurs de chaudrons, ses cheveux prirent une tinte brillante en se graissant avec rapidité. De ce fait, dès la semaine suivante, le terme graisseux s'ajouta rapidement aux deux autres surnoms qu'il avait pris l'habitude de réentendre dans les couloirs. Peu lui importait de toute manière, il n'était pas là pour plaire à qui que ce soit, encore moins à des morveux décérébrés.
Le samedi de la semaine suivante, Severus sentit son bras gauche bruler et comprit que le seigneur des ténèbres le demandait... Il envoya une missive à Albus pour le prévenir et se précipita hors du château, afin de transplaner au lieu de rendez-vous qui lui était apparu lors de l'appel. Durant cette première réunion, un mangemort qui n'avait pas convenablement réussi sa mission se fît torturer par le seigneur des ténèbres, devant les autres, afin d'en faire un nouvel exemple. Cela semblait être régulier, car personne n'était surpris. Certains prenaient même du plaisir à regarder la scène, durant laquelle les "doloris" fusèrent, faisant se remplir la pièce des hurlements et des pleurs du sorcier visé. Après cela, d'autres missions furent données contre le ministère et Severus dû prendre la parole afin de parler de la vie au château et de l'ordre. Il avait peu d'informations, outre le fait que les Weasley avaient enfin récupéré leur maison et que Lupin semblait s'être beaucoup rapproché de la descendante de la famille Black, Nymphadora Tonk. Cette nouvelle fît tiquer Bellatrix Lestrange, elle-même venant de cette famille et traînant une haine profonde pour les "traîtres" à son nom.
La semaine qui s'en suivit fût pour le moins identique aux deux précédentes. Severus mangeait peu, travaillait seul dans ses appartements, était horribles avec les élèves, et se sentait continuellement énervé et prêt à tout casser. Il était de plus en plus irritable et la moindre chose de travers lui donnait l'impression de pouvoir cracher du feu. Il avait toujours été insociable et facilement contrariable, mais là, même lui ne se reconnaissait pas. D'où son isolement volontaire de plus en plus poussé. Il avait la sensation de sombrer de plus en plus dans les méandres des ténèbres, se sentant aspiré dans un tourbillon de noirceur et de haine qui l'effrayait et le fascinait en même temps. Puis, le samedi suivant, de nouveau, Severus fût convoqué par le mage noir. Il savait que cela deviendrait de plus en plus régulier. Il prit donc son courage restant à deux mains et après avoir prévenu Albus, il partit.
Voldemort fût mon obséquieux envers Severus. Maintenant que ce dernier avait la marque, les politesses n'avaient plus d'intérêt. De plus, le seigneur des ténèbres, déçu des informations inutiles de la dernière fois, avait apparemment l'intention de tester le jeune homme sur le terrain. Oui, Rogue allait devoir prouver de nouveau son allégeance. Si bien qu'en ce samedi soir, pour la première fois pour le jeune homme de 17 ans, il dût participer à un "raid". Une attaque contre une famille de "sang de bourbe", dont le père qui travaillait au ministère avait eu la mauvaise idée de critiquer les sangs purs qui se pensaient supérieurs.
Lors de l'assaut, Severus se montra très actif, bien que faisant attention à ne jamais toucher ses cibles humaines. En revanche, il se surprit à apprécier la destruction des biens qui l'entourait. La rage au fond de lui s'exprimait enfin dans les dégâts qu'il causait, les débris de meubles virevoltant autour de lui tels une tornade dévastatrice.
Le retour à la réalité fût, en contrepartie, tout aussi brutal que ses actes... Severus entendit la fillette de la famille, âgée d'une dizaine d'années, hurler. Il tourna la tête et ce qu'il vît alors ne sortirait plus jamais de sa mémoire... Le mangemort qu'il connaissait sous le nom de Greyback, un loup garou heureux de sa condition, s'approcha de l'enfant sans défense et la tua de ses propres mains, sans même utiliser de magie. Le monstre souriait tout en enlevant progressivement la vie de sa victime, qui ne put rien faire d'autre que de pleurer et crier jusqu'à ce que l'anthropophage ne la fasse taire pour de bon... Jamais Rogue n'oubliera le sang se répandant autour du petit corps sans vie, qui tenait fermement une peluche qui n'avait pas suffi à la protéger.
A son retour au château, après avoir été félicité pour sa participation des plus active par un Voldemort fier du potentiel destructeur de son serviteur, Severus se dirigea dans sa salle de bain. Avant toute chose, il laissa enfin son estomac s'exprimer et vomit la bile qu'il contenait. Il n'avait rien avalé depuis trop longtemps pour avoir autre chose à extérioriser. Après cela, il se mit sous la douche tout habillé et s'assit à même le sol, laissant l'eau froide couler sur lui. Il voulait pleurer et crier, mais il n'y parvenait pas... Avait-il déjà participé à ce genre de chose auparavant ? Oui, c'était une certitude... Avait-il apprécié détruire comme il avait aimé le faire aujourd'hui ? Peut-être bien... Mais le jeune homme ne comprenait pas comment il avait pu survivre à ça pendant vingt longues années.
Après une bonne demi-heure sous l'eau, à moins que cela ne soit bien plus, Severus fini par éteindre sa douche et se lever. Il s'avança devant sa glace et regarda son reflet. En se voyant, il se mit à rire... Un éclat de rire hystérique, qui aurait pût lui faire peur à lui même s'il s'était entendu à ce moment-là. Il venait de prendre conscience d'une chose importante. Il n'avait pas vraiment survécu pendant ces vingt années.
Il se sentait mourir à petit feu, alors que cela ne faisait que trois semaines qu'il était marqué. C'est alors qu'il comprit bien mieux son "ancien lui", au travers des quelques souvenirs qu'il avait regardé. S'il était si sombre et solitaire, malgré Albus et sa mère, c'est simplement parce que le terrible professeur Rogue savait depuis longtemps. Et aujourd'hui, le jeune Severus savait à son tour... Il ne ressortirait pas vivant à cette guerre.
Il se sécha alors d'un coup de baguette, se changea rapidement afin d'aller faire son rapport à Albus. Il ne devait pas sombrer dans la folie, pas maintenant, il devait se reprendre. Il allait certes mourir, il en était certain, mais il se devait de le faire dignement pour sa cause. Et ce n'était pas en se faisant interner en psychiatrie qu'il y parviendrait. Une fois sa soirée racontée à son mentor, il constata que ce dernier semblait tout aussi malade que lui. Il se souvient s'être déjà fait la réflexion, concernant le vieillissement soudain de son presque père. Plus le temps passait et plus Severus se doutait que le vieux sorcier lui cachait quelque chose d'important :
- Tu peux aller te reposer mon garçon. Je pense que tu en as besoin.
- Il me semble que tu en as tout autant besoin que moi Albus ! Tu me donnes des conseils bien avisés concernant la façon dont je dois prendre soin de moi, mais les suis-tu toi-même ? Demanda Severus un peu plus virulemment qu'il ne l'aurait voulu.
- Je comprends tes interrogations Severus, mais ne t'en fais pas pour moi. Ne t'occupes pas de la santé d'un vieillard, dont le temps continue de s'écouler inexorablement.
En disant cela, le directeur avait retrouvé un sourire dégoulinant de bienveillance qui énerva un peu plus son interlocuteur :
- Albus, te rends-tu compte que je fais tout mon possible pour l'ordre ? Que je donnerais tout ce qui m'est possible afin de pouvoir t'aider dans tes plans ? Alors que toi Al, tu te bats de ton côté, seul, sans prendre la peine de m'en tenir informé ! Je suis peut-être un simple gamin pour toi, mais je ne suis pas stupide et encore moins aveugle. Tu pars de plus en plus régulièrement, sous prétexte de voyager. Tu caches tes cernes sous un sourire bien heureux. Mais j'ai des yeux, et je vois que quelque chose ne va pas !
- Tu te bas à mes côtés depuis suffisamment longtemps pour que je sois au clair avec ton intelligence mon garçon. Mais, certaines choses ne doivent pas avoir plus d'impacts qu'elles n'ont d'importances.
- Tu sais quoi ? Tu m'énerves ! Moi qui croyais être comme ton fils, je ne suis en réalité qu'un simple pion qui n'a pas plus d'importance que les autres pièces de ton échiquier géant !
Severus se leva d'un bond, faisant ainsi tomber sa chaise, sentant une nouvelle vague de colère le submerger. Il tourna les talons et se dirigea vers la porte, quand il entendit le vieillard soupirer et dire d'une voix bien plus faible que la normale :
- Je suis mourant Severus.
Cette révélation eut pour effet de stopper net le jeune homme dans son élan. Il se retourna d'un coup vers son "père", toute sensation de colère ayant disparu aussi vite qu'elle n'était apparu. Il retourna vers lui en courant presque :
- Mais, qu'est-ce que tu veux dire par là ?
- Calme-toi mon garçon. Je vais t'expliquer. Mais assit toi et avant toute chose, dit toi bien qu'il n'y a rien de grave à la finalité de mon discours.
Severus obéit, bien qu'il ne comprît pas comment Albus pouvait être si calme et posé dans les circonstances actuelles. Était-il vraiment mourant ? Dumbledore prit sa baguette et la pointa sur sa main gauche. Après un sort de révélation, Rogue se releva de nouveau et s'approcha rapidement en constatant la noirceur qui s'étendait sur la main meurtrie de son mentor :
- Qu'est-ce que...
- Assieds-toi Severus, je t'ai promis de t'expliquer et je vais le faire. Vois-tu, je me suis rendu compte que Voldemort revenait régulièrement depuis ces cinq dernières années, sous des formes différentes à chaque fois. Mais l'une de ces formes en particulier m'a posé question...
Après un bref silence, durant lequel le directeur sembla chercher les mots justes, il reprit :
- Un journal intime, appartenant à Tom Jedusor, était réapparu entre les mains de la cadette Weasley. Et, par ce dernier, Voldemort avait réussi à prendre possession de la jeune fille. Il était même à deux doigts de retrouver une forme humaine totale à ce moment-là, si Harry n'était pas intervenu.
- Et quel est le rapport avec ta main ?
- Ne sois pas si pressé, dit Albus en souriant amusé malgré la situation, tu vas comprendre. Ainsi donc, je me suis souvenu d'un terme de magie noire que j'avais entrevu dans un souvenir d'Horace. Les "Horcruxes". Je ne suis pas totalement certains de savoir ce que cela implique et notre vieil ami refuse, bien entendu, d'en entendre parler. Il me semble en tout cas, que cela a un lien avec le fameux journal intime. Et ainsi, en cherchant des souvenirs de personnes ayant côtoyé Tom avant ou après qu'il ne devienne Voldemort, je suis arrivé devant le manoir de ses ancêtres : les Gaunts. Descendants eux-mêmes de Salazar Serpentard en personne.
- Voldemort est le descendant de Serpentard ?
- Oui mon garçon, en effet. D'où son sentiment de supériorité je suppose. En tout cas, une fois arrivé là-bas, j'ai senti une aura de magie noire très importante. C'est ainsi que je suis tombé sur un coffret, caché maladroitement dans la demeure en ruine. J'aurais dû me méfier un peu plus, j'en ai peur, mais quoi qu'il en soit, j'ai ouvert le coffret et y ai trouvé une bague. A peine ai-je posé les yeux dessus que j'ai eu la sensation étrange de devoir la mettre à mon doigt. Comme je te l'ai dit, j'aurais indéniablement dû être plus prudent. Mais, toi même, tu sais à quel point les erreurs peuvent arriver rapidement et sans prévenir.
Albus ricana, comme s'il venait de faire une bonne blague. Il donna un coup de baguette en l'air et une bague vola délicatement dans sa main. Il la tendit alors à Severus :
- Ne t'en fait pas, elle n'est plus dangereuse maintenant.
Le jeune homme la regarda alors. La monture d'or était cassée et la pierre en elle-même semblait très légèrement fêlée :
- J'ai réussi à la détruire après plusieurs tentatives, mais il était déjà trop tard pour ma main. C'est toi même qui m'a soigné à mon retour Severus. Mais malgré toutes tes potions et tous tes sortilèges, je n'ai pas pu être guérit. Je vais donc mourir. Cependant, j'ai un sursis de plusieurs mois encore grâce à tes concoctions. Tu en as fais bien assez pour que la malédiction ne me tue pas sur le champ. Déjà avant cela, je connaissais ton intelligence, mais tu comprendras que je ne peux que t'admirer pour tes compétences mon garçon.
Severus reposa le bijou et regarda Albus, ne sachant que dire. S'il avait été si doué, alors il l'aurait sauvé tout court. Cette fois, il comprit que sa colère se dirigeait contre lui-même :
- Tu as été capable de bien plus que n'importe quel autre maître. Tu es le sorcier le plus prometteur de ta génération, j'en suis certain. Quand je ne serais plus là, ce sera d'ailleurs à toi de reprendre les rênes de ce que nous avons entrepris.
- Personne ne voudra d'un mangemort comme remplaçant du grand Albus Dumbledore, et tu le sais bien !
- Parfois Severus, il faut agir dans l'ombre pour diriger un groupe tout entier. Ne doute jamais de tes capacités mon garçon. Quoi qu'il en soit, je ne serais plus là dans quelques mois, tout au plus.
- Voldemort ne semble pas connaître ton état, mais il est persuadé que tu mourras bientôt. Je ne comprends pas vraiment. Les tentatives de Drago sont pourtant de plus en plus ridicules.
- Je pense que le jeune Malfoy se rapproche petit à petit d'une solution à son problème. D'où son état de plus en plus inquiétant. Drago n'est pas un tueur et je compte sur toi pour qu'il ne le devienne pas. Tu n'as qu'à le retenir suffisamment longtemps pour que mon état ne se dégrade seul. Il sera possible de mettre ceci sur le compte d'un empoisonnement réussi par ce pauvre enfant.
- Et si jamais il trouvait une solution plus rapidement que prévu Al ?
- Alors, je trouverais le moyen de l'en empêcher.
- Tu sembles en avoir déjà trouvé un !
- J'en avais un en effet, mais il se trouve que cette solution n'était pas si bonne que ça. Cependant, je te prierais de me faire confiance, une fois de plus.
Albus se leva et posa sa main droite sur l'épaule de Severus, dans ce geste paternant qu'il faisait régulièrement :
- Tu as déjà bien assez à faire de ton côté mon garçon. Je t'en ai demandé beaucoup et tu as toujours tout accepté, même quand cela était difficile pour toi. Je ne te demanderais plus rien que tu ne saches gérer Severus.
Le directeur fît une pause, regardant son protégé directement dans les yeux. Il semblait vouloir y lire quelque chose, ou trouver une information importante. Et, il dût y parvenir, car avec sérieux, il reprit son discours :
- La colère en toi vient de la magie noire qui prend possession de ton bras et de ton être, petit à petit. Cependant, il existe une magie plus puissante encore qui pourra t'aider. Et, je suis certain que tu le sais déjà, au fond de toi. Ai confiance en moi, oui, mais ai aussi confiance en toi. Et, ne perds pas de vue que tu n'es pas seul. Ne t'éloigne pas de tes proches, malgré tes craintes. Nous ne sommes rien sans le soutien de ceux que l'on aime.
- Je ne suis pas certain de pouvoir aimer sincèrement Albus ! Répondit Severus en déviant son regard.
- Je suis pourtant intimement persuadé du contraire... Aller, vas donc te reposer. Tu en as besoin. A moins que tu ne préfères manger avant ! Tu en as surement encore plus besoin que de dormir.
Albus sourit encore et Severus se leva pour sortir. Avant qu'il n'atteigne la porte, le directeur ajouta une dernière chose en regardant le jeune garçon par-dessus ses lunettes en demi-lune :
- Oh, en fait Severus, tu devrais remettre ta chevalière. Elle t'allait vraiment bien.
Et le jeune homme ressorti, avec une nouvelle fois la sensation que son "père" venait de parler dans un langage codé très perturbant. Il préféra ne pas y penser et retourna dans ses appartements, un peu plus léger qu'avant. Il s'installa dans son canapé et demanda à Dobby de lui apporter un sandwich, en insistant bien sur le fait qu'il ne mangerait rien d'autre. L'elfe lui en fît alors un, avec tout de même quelques biscuits et du thé. Après avoir mangé, il se dirigea dans sa chambre et regarda le plafond un moment en repensant à ce qu'Albus lui avait annoncé.
Dumbledore, le plus grand sorcier des temps modernes, avait confiance en lui et en sa force. Bien qu'il en doutât encore personnellement, il se devait de donner raison à son mentor. Bientôt, Albus ne serait plus là et il se retrouverait un peu plus seul. Il allait devoir se montrer fort et combatif, et ce, jusqu'à la fin. Puis, la petite voix dans sa tête lui cria qu'il n'était pas tout seul et ne le serait jamais. Ses pensées se tournèrent vers Hermione. Il l'avait-elle... Enfin, il n'était pas sûr de l'avoir encore, après s'être comporté comme un connard depuis presque un mois...
Il avait tant envie de pleurer, mais là encore, les larmes ne vinrent pas. Il resta donc figé dans son lit, se passionnant pour les pierres grises du plafond. Il essayait de réfléchir, sans que cela ne soit très brillant. Il s'endormit ainsi, le cerveau embrouillé par des idées flous.
Cette nuit-là, il rêva d'Albus, mourant à petit feu, le suppliant de l'achever avant que la malédiction ne soit trop avancée. Puis, son père de cœur se transforma en une Hermione pleurante, qui suppliait Severus de ne pas la quitter. Pour finir, il revît la fillette morte sous ses yeux sans qu'il ne fasse rien. Il se réveilla donc, transpirant et nauséeux, la bile brûlant sa gorge de nouveau.
Toujours aussi perdu, il se leva pour reprendre une douche, comme si l'eau pouvait laver les idées noires qu'il ressassait.
Une fois habillé, il regarde l'heure. Le petit déjeuner allait débuter dans une heure et il se dit qu'il devrait vraiment se rendre dans la grande salle cette fois. Malgré ses états-d'âmes, ses peurs et ses culpabilités, il prit la décision de devenir plus fort, afin de suivre les instructions de son mentor. Il lui devait bien cela après tout. Il se battrait la tête haute jusqu'à la mort, quand bien même cette dernière surviendrait prématurément. Il ne pouvait décemment pas laisser la folie et la crainte le vaincre, pas maintenant, pas encore.
Il se rendit jusqu'à son canapé, quand il vît sa chevalière posée sur sa table basse. Il était pourtant persuadé ne pas l'avoir laissé là. Il la prit dans sa main, soupira en pensant à sa préfète et remit la bague. A peine fut-elle à son doigt qu'il ressenti sa main picoter et vit le serpent gesticuler. Après tout ce temps, Hermione utilisait encore le bracelet ! Il n'arrivait pas à en croire ses yeux et pour la première fois depuis qu'il eut pris sa marque, il se sentit calme et apaisé. La colère et la crainte s'étaient dissipées, même si ce n'était probablement que passager. Il caressa la chevalière et s'assit sur son canapé, hésita un instant, puis attrapa finalement la pièce merlin qui était toujours sur lui. Il l'observa un instant et finit par donner rendez-vous à Hermione dans l'après-midi, pendant que les Poufsouffles et les Serdaigles allaient disputer un match de Quidditch. Il remit ensuite la pièce dans sa poche et se dirigea vers la grande salle pour manger.
Au réfectoire, Severus se força à manger, sous le regard ravi d'Albus et celui surpris de ses collègues qui ne l'avaient pas beaucoup vu non plus ces derniers temps. Il était mal à l'aise, mais comme toujours, il ne le montra pas. Son masque d'indifférence était un véritable bouclier qui l'aidait à surmonter ce genre de difficultés. Le bâtard des cachots faisait bien attention à ne pas trop regarder les élèves, se concentrant sur son toast. Il savait qu'Hermione était là et lui lançait quelques regards.
Dans la matinée, il se rendit à son bureau pour travailler dans cette pièce qu'il avait délaissé trop longtemps. Il repensait toujours à son rôle dans la guerre, à ses responsabilités et surtout à ses objectifs. Ce n'était qu'un début, les choses allaient empirer, mais il se tiendrait prêt. S'il avait réussi à le faire à l'époque, il y arriverait encore mieux cette fois, il se le promit. Puis, l'après-midi arriva et l'heure du rendez-vous aussi. Une fois que la quasi-totalité des élèves fût sorti pour aller à la rencontre sportive, Severus prit la direction de la salle sur demande. Il était arrivé le premier et se surpris à avoir peur qu'Hermione ne vienne pas.
Il n'eut pas longtemps à attendre, heureusement. La préfète passant la porte cinq minutes à peine après lui. Elle le regarda de loin, comme cherchant à savoir si elle devait rester ou partir en courant. Severus quant à lui, était agacé par ce comportement qu'il trouvait pourtant normal :
- Salut Hermione. Tu peux approcher, je ne vais pas te mordre !
- Qu'est-ce que tu voulais me dire ? Demanda-t-elle sur la défensive, restant vers la porte close.
- Je voulais juste te voir. Et t'expliquer certaines choses. Si tu le veux bien.
Toujours visiblement hésitante, elle finit par s'approcher afin de s'assoir sur le canapé au côté de Severus, conservant tout de même une certaine distance. Elle regardait la flambée dans la cheminée, sans rien dire. Sa colère qui, décidemment, jouait au yo-yo, s'estompa à l'approche de sa préfète :
- Je suis désolé tu sais. Finit par se lancer le jeune homme, mal à l'aise.
- Qu'est-ce que j'ai fait Severus ?
- Hein ? Mais, rien voyons ! C'est moi qui te présente mes excuses là.
- Pourquoi tu m'as ignoré du jour au lendemain ? Pourquoi tu as retiré ta bague ? Pourquoi tu m'as abandonné comme tu l'as fait ?
Severus sentit son cœur se serrer dans sa poitrine. C'était pourtant des questions légitimes, et elle avait le droit de le savoir :
- Je... J'ai eu une période difficile... Tu n'y es pour rien, je t'assure... J'ai juste été stupide, et égoïste. Et, sur le coup, j'ai cru que t'éloigner de moi serais une bonne idée. Mais, je me suis sûrement trompé.
- Sûrement ?... Hum... Je vois...
Hermione se releva alors, sans rien dire de plus, sans pleurer, sans crier, sans émotions apparentes et se tourna en direction de la porte :
- Hermione, attends. Je dois vraiment t'expliquer, je t'en supplie, écoute-moi jusqu'au bout.
Severus s'était levé aussi et lui avait attrapé la main, doucement :
- Je vais avoir beaucoup de chose à te dire et j'aimerais que tu m'écoutes jusqu'au bout avant de partir. Tu auras même le droit de t'énerver contre moi. J'accepterais toutes les insultes et même des baffes si tu le souhaites, mais écoute-moi, ne te contente pas de m'ignorer comme je l'ai fait moi-même. Je t'en supplie, vraiment !
La lionne se retourna donc et sans prévenir envoya une claque bruyante directement contre le visage du jeune Rogue qui regrettait ce qu'il venait de dire. Hermione se rassit, sans un mot, pendant que Severus mettait sa propre main sur la trace rouge de sa joue. Il n'avait plus reçu de claque depuis qu'il évitait soigneusement son géniteur et la colère le repris brutalement. Il dût inspirer profondément pour ne pas laisser le tsunami qui l'envahissait sortir dans un torrent d'insultes. Il regarda la préfète des lions et approcha une chaise face au canapé pour voir Hermione tout en lui parlant :
- On va dire que je l'ai bien mérité… Siffla-t-il entre ses dents.
- Tu peux le dire ! Marmonna-t-elle en croisant les bras sur son torse.
- Bien... Au moins tu m'écoutes... Depuis quelques semaines, je suis de nouveau en contact avec les mangemorts... Non, dit le jeune homme en voyant la jeune fille choquée prête à intervenir, ne m'interromps pas s'il te plaît. Depuis cette période, je suis donc officiellement redevenu un espion actif, tu t'en doutes... Mais voilà, la situation est très compliquée, bien plus que je ne l'avais imaginé... Alors, je comprendrais que tu m'en veuilles à jamais et même mes excuses me paraissent fades, mais je t'assure que je n'ai rien contre toi. Je suis juste... Dépassé par les évènements...
Après un court silence, durant lequel Severus essayait de savoir ce que pensait Hermione, cette dernière prit la parole, l'air perdue :
- Pourquoi tu ne m'en as pas parlé ?
- Parce que je n'étais pas en mesure de parler... Pas même à toi... Et puis, tu dois bien comprendre que c'est arrivé très vite ! Je me suis juste, disons... Rapidement retrouvé perdu ! Tu as le droit de me détester, je ne t'obligerais pas à me pardonner, mais tu devais savoir. Je te devais bien ça.
- Je ne te déteste pas idiot... Je t'aime, et ça, tu devrais le savoir...
En disant cela, la jeune femme mit sa main délicatement sur la joue qu'elle avait frappée peu de temps avant, visiblement penaude :
- Je suis désolée pour la gifle, vraiment.
- Non, tu avais raison de le faire... Mais s'il te plait... Ne le refait plus jamais...
- Je te le promet Severus. Mais, toi, promets moi de ne plus m'ignorer comme ça !
- Je ne peux pas te le promettre Hermione. Je vais devoir jouer un rôle et je vais devoir être convainquant auprès de mes élèves. Surtout ceux qui sont proches des mangemorts. Sans compter que je ne serais pas dans le château aussi souvent qu'avant, on se croisera moins... En d'autres termes... Le mieux serait de...
- Non, s'écria presque Hermione, je t'interdis de finir le fond de ta pensé ! Je refuse de rompre ! Enfin... Si c'est ce que tu allais dire.
Hermione rougit, se rendant compte de la réaction spontanée qu'elle venait d'avoir. Severus la trouvait si belle dans ces moments-là. Mais oui, il avait bien eu l'intention de rompre :
- Tu n'as aucun avenir avec un mangemort Hermione. Fini-t-il par dire doucement.
- Tu n'en ai pas vraiment un !
- Aux yeux du monde, si ! Et, je vais devoir faire des choses terribles... J'ai déjà fait des choses horribles... Pas plus tard qu'hier...
- Mais tu ne l'as pas fait par plaisir Severus, tu l'as fait par devoir...
- Et si je te disais que j'avais pris plaisir à certaines de mes actions ?
- Alors, je te trouverais très honnête. Et ça me prouverais que tu n'es pas mauvais comme les mangemorts que tu côtois. Et puis, tu n'as tué personne j'en suis sûr. A la limite, tu as détruit des biens matériels, sous la pression des autres !
- J'ai causé la mort d'innocents en n'intervenant pas Hermione. Dit alors Severus en se sentant de nouveau nauséeux et tendu.
- Si tu avais agi autrement, tu serais mort aujourd'hui. Et mort, tu n'espionnerais plus personne pour aider l'ordre !
- Mais bon sang Hermione, cria presque le jeune Rogue, tu as réponse à tout ou quoi ?
- Je suis ta miss-je-sais-tout... Bien sûr que j'ai réponse à tout. Tu t'attendais à quoi ?
Ceci eut le mérite de stopper Severus dans son énervement grandissant. Elle avait le don de l'apaiser rien qu'en lançant gentiment des petites piques. Mais, Hermione ne pouvait pas avoir le dernier mot cette fois ci, c'était trop risqué pour elle :
- Je vais te mettre en danger Hermione. Si jamais quelqu'un remarquait quelques choses, nous serions tous les deux en danger !
- Tu es un espion pour Dumbledore, tu es déjà en danger. Et je suis la meilleure amie de Harry, tout en étant une née moldue. Je suis déjà en danger moi aussi.
- Tu ne comprends pas Hermione. Soupira alors Severus.
- C'est toi qui ne comprends pas, je t'aime et je ne te laisserais jamais gérer ça tout seul ! Je suis d'accord pour ne plus te voir aussi souvent, je suis même prête à pleurer quand tu me retireras des points ! Je suis prête à tout pour te soutenir dans l'ombre, du moment que tu me promets de ne plus m'ignorer comme ça...
- Si nous continuons ensemble, je serais contraint de t'ignorer chaque jour !
- Mais moi, je saurais que tu... Tiens à moi ! A moins que tu n'aies plus du tout de sentiment pour moi... Et que tu ne sois juste en train de chercher un prétexte pour...
- Ne dit pas d'ânerie. Soupira Severus, agacé. Bien sûr que je tiens à toi Hermione. Je t'aime, espèce d'idiote !
Severus ne se rendit pas immédiatement compte de ce qu'il venait de dire. C'est face au visage ému de sa préfète qu'il comprit. Il avait extériorisé les trois petits mots qui lui faisant tant peur depuis toujours… En même tant qu'une insulte, certes, mais il avait réussit à le dire pour la première fois de sa vie. Il avait ainsi, par la même occasion, commis une nouvelle erreur. Oui, car plus jamais Hermione ne voudrait prendre ses distances maintenant, quand bien même il le fallait.
Mais finalement, tout de suite après cette "bévue", il sentit comme un poids disparaître dans tout son être. Il n'avait plus la moindre once de colère en lui. Et même le fait de se dire qu'Albus avait encore une fois eu raison ne l'énerva pas. Il se contenta de s'approcher de la femme qu'il aimait et de l'embrasser tendrement, se sentant enfin léger et serein.
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Notes :
En espérant que votre lecture eut été agréable.
Agréable malgré les circonstances décrites quoi !
Les montagnes russes commencent à peine ^^'
Je vous dit à bientôt, afin de voir comment les choses vont évoluer.
Commentaires de ma courgette et mes réponses :
"chauve-souris" (ou « chibre ardent ») Non mais, enfermez là par Salazar ! XD
Jamais il n'oubliera le sang se répandant autour du petit corps sans vie, qui tenait fermement une peluche qui n'avait pas suffi à la protéger. (C'est horrible D:) Oui... J'avais un peu prévenu quand-même ^^'
Il préféra ne pas y penser et retourna dans ses appartements, un peu plus léger qu'avant. (Aaah il va enfin claquer le vieux barbu) Heu... Je vois pas les choses de la même façon ! Comment une béta qui peut faire d'aussi belle correction peut-elle être aussi... Cruelle ? (Hein ? Quoi ? Non, ce n'est pas une référence cachée ! XD)
La lionne se retourna donc, et sans prévenir envoya une claque bruyante directement contre le visage du jeune Rogue qui regrettait ce qu'il venait de dire. (MDR, je sais pas si Hermione ferait ça en vrai, mais c'est drôle)En tout cas, moi, ça m'a fait rire ! XD
Mais oui, il avait bien eu l'intention de rompre (non c'est pas possible il reste 12 chapitres LOL) Mais, quelle perspicacité ma courgette ! MDR
Mais tu ne l'as pas fait par plaisir Severus, tu l'as fait par devoir...(Eh pi je l'aimais pas cette gosse) Je t'aime ma courgette, tu le sais hein ? Mais tu es vraiment une psychopathe XD
Je t'aime espèce d'idiote (c'est pas très sympa !) C'est ce que j'appel de l'amour vache XD
Il se contenta de s'approcher de la femme qu'il aimait et de l'embrasser.(Ils baisèrent ensuite comme des bonobos)Nope, tu extrapoles là MDR
