Bonjour/Bonsoir tout le monde.

Pour changer, merci à mes reviewers, mes followers, mes "favoriteurs" O.o ! XD

Aujourd'hui, un nouveau chapitre dont le titre parle de lui-même il me semble. :-P Bonne lecture à vous.

Et pour finir, avant le début de l'histoire, tout appartient à J.K Rowling bien sûr. Je ne fait que laisser libre cours à mon imagination avec un univers qui est à elle. ^^

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Chapitre 14 : Jalousie

Les semaines suivantes se succédèrent ensuite, dans une nouvelle routine que Severus et Hermione avaient mis en place. Ne pouvant plus se voir comme ils le voulaient, ils n'hésitaient pas à prouver à l'autre leurs pensées tendres en employant leurs bijoux et pièces. Hermione utilisait donc toujours son bracelet et Severus se servait de la gravure, avec un nouveau code décidé à l'avance. En effet, dès qu'il mettait la date et l'heure exacte où il l'utilisait, cela signifiait juste "j'aimerais pouvoir te voir maintenant".

Durant les cours, le terrible professeur Rogue était de retour comme s'il n'avait jamais quitté l'école. Ainsi, comme avant l'accident, la justice à double vitesse pour les Serpentards et le reste de l'école fût flagrante. Ce fût bien évidement les sang et or qui en payèrent le prix le plus fort.

Du haut de ses 17 ans, il maintenait d'une main de fer le calme dans sa classe. Il n'avait de toute façon plus du tout le temps pour gérer des élèves dissipés. Aux yeux de tous, il était juste redevenu une sorte de monstre professoral, effrayant et dangereux, excepté pour Hermione et étrangement... Londubat. Bien entendu, ce dernier restait en retrait, mais il ne tremblait plus autant et se concentrait avec plus de facilité durant les cours de DCFM. Faisant fi de tout cela, le professeur Rogue faisait tout de même en sorte que tous les étudiants connaissent un maximum de choses sur la défense contre les forces du mal. Severus se donna ainsi pour nouvelle mission de permettre à chaque cornichons de se protéger efficacement pendant l'inéluctable guerre en approche.

En un mois, Severus avait de nouveau les joues plus creusées et était devenu aussi pâle que la mort. Il savait que cela inquiétait sa préfète, mais il n'avait plus le même appétit ni le même sommeil. Bien entendu, il se forçait à manger sainement, du moins un minimum, afin de pouvoir entraîner ses muscles autant que son intellect. Il n'oubliait pas la tendance psychopathique qu'avait l'homme sans nez, surtout face à ceux qui le décevait. Severus se devait donc de pouvoir supporter de potentiels sévices physiques, en plus de devoir éventuellement pouvoir se battre et se défendre dans d'autres types de circonstances. Avec tout cela et malgré l'amélioration immense de son humeur, la colère et le bouillonnement interne ayant presque totalement disparu maintenant, il n'avait donc pas réussi à se débarrasser de ses cauchemars.

Les missions successives que lui donnait Voldemort n'y étaient pas pour rien bien entendu. Chaque semaine, chaque week-end plus exactement, Severus devait participer à des réunions et des attaques diverses et variées. Tous les vendredis, l'espion avait adonc prit l'habitude de voir Albus afin de discuter tactique de guerre. Ils se mettaient ainsi d'accord sur les informations à donner et celles à taire. Ainsi le seigneur des ténèbres recevait des renseignements précis, parfois même capitaux, de la part de son "fidèle serviteur". Plus le temps passait et plus Severus retrouvait un grade élevé dans les rangs des mangemorts. Sous le regard jaloux des autres mages noirs, le membre de l'ordre prenait donc de l'importance au sein du clan ennemi.

Arriva rapidement le mois mars, et ce dernier fît une entrée pour le moins bruyante à Poudlard. Le professeur Rogue était dans ses appartements, regardant sa bague se mouvoir lentement. Il commençait à se faire tard, mais il n'était pas près de dormir. Il devait préparer les examens de fin d'années de ses différentes classes, tout en essayant de ne pas exagérer sur la difficulté de ses questions. C'était un effort mental intense à fournir. Il ne pût finir sa tâche cependant, voyant les flammes de sa cheminée virer au vert. La tête de Minerva apparue dans l'âtre, l'air terriblement effrayée :

- Severus, êtes-vous là ?

- Oui, je suis là. Mais que fait votre tête dans ma cheminée à cette heure tardive au juste ?

Bien évidemment, il était inquiet en constatant le ton pressé de sa collègue, mais il lui avait répondu avec le même mordant qu'en temps normal. Sans en faire cas, la sous directrice reprit rapidement :

- Nous avons besoin de vous de toute urgence à l'infirmerie. M. Weasley a été empoisonné !

Il fût à deux doigts de dire "et alors ?", son animosité envers le rouquin étant dû à la tête qu'Hermione arborait depuis que ce dernier l'ignorait totalement, préférant de loin les attentions de Miss Brown. Il était jaloux, purement et simplement, même s'il se rassurait avec le fait que le jeune homme était déjà pris. Il se leva alors, sans un mot de plus, et prit la cheminée pour se rendre à l'infirmerie.

M. Weasley était allongé dans un lit, sous les bons soins de Mme Pomfresh. Horace semblait sous le choc et le professeur Rogue apprit les circonstances de l'empoisonnement. Après que Ron eut mangé des chocolats fourrés au filtre d'amour, Potter l'avait accompagné voir leur professeur de potions. Drôle de choix vu l'incompétence de ce dernier... Bref ! Ils avaient ensuite trinqué tous ensemble pour il ne sait quelle raison obscure. Ce n'était pas digne d'un professeur d'après Severus, qui réussit cependant à se taire, de justesse. Le plus problématique dans l'histoire fût donc que la boisson utilisée pour festoyer était elle-même contaminée par un poison. Ce fût le réflexe de Potter, pour une fois judicieux, qui avait sauvé le jeune rouquin. En effet, le survivant avait donné à avaler à son ami un bezoard, capable de contrer la plupart des poisons communs. Hélas, leurs effets étaient limités (cf la troisième loi de Golpalott) et le cadet des Weasley souffrait encore, tout en comatant.

Severus fût donc réquisitionné afin de préparer l'antidote propice au prompt rétablissement du jeune homme. On lui fournit, à cet effet, la bouteille contenant le "mal" et c'est énervé qu'il se dirigeât dans son laboratoire. Bien entendu, c'était à lui de se coltiner la corvée d'antidote. Il entendait encore Albus lui dire :

- Vous êtes le spécialiste des poisons et des antidotes après tout ! Vous avez même donné des cours particuliers sur ce sujet.

Malgré l'âge, il avait une bonne mémoire le bougre ! Mais Severus ne comprit pas pourquoi Dumbledore avait ricané en disant cela... Après tout, il était vrai qu'à 17 ans, Rogue était déjà bien plus maître des poisons que son ancien professeur, Slughorn. Non pas qu'Horace était un incapable, mais il n'avait en rien la passion nécessaire pour les potions afin d'être un bon maître dans ce domaine. Non, pour ce dernier, seule la gloire était passionnante.

Là n'étant pas la question, et ne souhaitant pas avoir sur la conscience un handicap chez le jeune Weasley, il se mit donc au travail. Et dès le matin, après une nuit blanche, la concoction était prête. Quand Severus retourna à l'infirmerie, la sœur du blessé était assise sur une chaise à ses côtés. Albus, Horace et Minerva étaient aussi présents afin de s'assurer que la potion fasse bien effet. Severus s'en senti presque vexé, mais il n'avait pas la tête à cela. En effet, à son grand étonnement, sa préfète était là aussi, assise directement sur le lit du malade, à lui tenir la main.

Il ne fût pas au bout de sa peine et de sa jalousie. Il aurait aimé attraper le bras d'Hermione pour l'asseoir sur une chaise à une distance plus convenable, mais il ne pouvait pas. Ainsi, sous son masque d'indifférence, il donna à Pompom l'antidote et expliqua succinctement le type de poison qui avait été utilisé en montrant le liquide incolore de la bouteille contaminée. Suite à cela, le directeur se tourna vers son ami :

- Et d'où tenais-tu cette bouteille Horace ? Demanda doucement Albus à un Slughorn toujours aussi figé que la veille.

- On m'en avait fait cadeau par hibou... C'était une belle bouteille...

- Et sais-tu qui te l'avais envoyée ?

- Non, je ne sais pas. J'ai pensé à un ancien élève à moi, au vu du prix que coûte une telle boisson.

Severus aurait pu retorquer avec un cynisme grandiloquant "Oh mais bien sûr, l'un de vos trophées qui a réussi dans la vie ! Vous ne pouvez pas vous empêcher d'en parler !". Mais à la place, il regardait Hermione qui suivait silencieusement l'échange entre le directeur et son professeur de potion actuel :

- Et, tu ne l'as ouverte qu'hier ?

- A vraie dire, je comptais l'offrir à mon tour, avant de l'ouvrir finalement...

- Et à qui souhaitais-tu l'offrir ?

- A toi Albus...

C'est alors que tout le monde comprit que la cible de base avait été le directeur. Severus pensa directement à Drago et ce dernier aurait pu réussir son coup cette fois. Connaissant Slughorn, qui ne buvait pas beaucoup, il était presque certain qu'une bouteille de cette gamme aurait fait un cadeau de valeur pour le directeur. Non pas que son employeur ne soit un grand buveur, mais il était de notoriété publique que Dumbledore était un féru de boissons d'excellences. Et, même lui ne se serait pas méfié d'un cadeau de la part d'un ami comme Horace.

Personne n'eut le temps d'intervenir sur le sujet, car une blonde arriva en courant et en criant presque :

- Mon Ronron ! Oh mon dieu mon Ronron, je suis là, je suis avec toi !

La jeune femme se figea un instant en voyant son compagnon alité et en constatant qu'il avait déjà de la visite. Elle cracha alors d'un ton venimeux :

- Mais, qu'est-ce que tu fais là toi ?

C'est avec un air surpris et presque dégoûté que Lavande regardait maintenant Hermione, qui elle-même s'était levée afin de se retrouver droite comme un "i" devant le lit. Severus en était ravi, au moins, elle était éloignée maintenant. Mais la suite de la conversation entre les deux filles ne lui plut pas du tout :

- J'ai le droit d'être ici. Je suis... Je suis son amie !

- Son amie ? Laisse-moi rire ! Tu ne lui adresses plus la parole depuis des semaines !

- Et comment pourrais-je lui adresser la parole alors que sa bouche est sans arrêt employée dans une autre activité au juste ?

- Tu es juste jalouse !

Severus regardait à présent la scène en essayant de ne pas intervenir à la manière de Miss Brown, bien que cela lui parût terriblement tentant. Crier lui aurait peut-être fait du bien ! Il avait pour l'heure presque la nausée face à cette dispute surréaliste entre les deux Gryffondors. Il n'en revenait pas qu'Hermione réagisse de cette façon ! Puis, Ronald se mit à bouger et l'altercation connue une accalmie.

"Joli sens du timing Weasley..." Se dit alors Rogue en le regardant avec animosité avant de reporter son attention sur les deux lionnes en colères.

La jeune Lavande prit rapidement les mains de son petit ami, qui se mit à marmonner un prénom... Mais, pas celui qu'il aurait dû prononcer. S'il n'y avait pas eu de témoin, quand le rouquin eu prononcé pour la seconde fois "Hermione", Severus aurait pu lui refaire boire de l'alcool empoisonné sur le champ. Mais, là où il sentit son cœur se pincer pour de bon, c'est quand sa préfète sourit d'un air victorieux face à Brown, avant de reprendre sa place sur le lit de Weasley.

Dès qu'il en eut la possibilité, Severus sortit de la pièce, afin de retourner dans ses appartements. Bien entendu, ses moments d'ébullitions intenses et inexplicables avaient cessé, mais cette fois, il savait exactement pourquoi il était énervé. Du coup, une fois seul, il laissa échapper sa colère en faisant purement et simplement exploser au mur la bouteille qu'il avait gardé dans la main. Il n'en revenait pas. Comment son Hermione pouvait-elle se montrer aussi proche d'un autre, quand bien même le roux était un ami ! Et pourquoi cette joute verbale avec l'autre blonde ? Severus savait que sa lionne n'aimait pas beaucoup la "nettoyeuse d'amygdales", mais de là à se montrer presque... Jalouse... Jalouse de cette pimbèche et de sa relation avec le cornichon roux !

Après moins de cinq minutes à tourner en rond dans son salon, il sentit sa main le picoter. Au moins, Hermione aurait tout loisir de constater qu'il était énervé, grand bien lui fasse ! Mais, ce à quoi il ne s'attendait pas, c'était de ressentir sa main picoter ainsi une bonne dizaine de fois d'affilé. Elle insistait un peu trop à son goût et il finit donc par attraper la pièce. Il savait qu'ils avaient décidé de s'éviter pour leurs sécurités respectives, mais il ne pouvait en supporter plus. Et puis, elle semblait avoir quelque chose à lui dire vu son entêtement à utiliser son bijou. Peut-être avait-elle quelque chose à lui avouer ? Il soupira, agacé, et peut-être un petit peu inquiet, juste un peu, avant de finalement lui donner alors un rendez-vous le soir même. Après avoir envoyé l'information avec sa gravure de Merlin, il s'assit et attendit en regardant les flammes dans sa cheminée. Ruminant la scène qu'il avait vu un peu plus tôt, il s'énervait un peu plus chaque minutes, la marque n'y étant clairement pour rien cette fois.

Quand l'heure du rendez-vous fût proche, n'y tenant plus, il se dirigea vers la salle vas et vient avec un peu d'avance. Et quelle fût sa surprise en voyant le jeune Malfoy en ressortir, le teint presque aussi cireux que celui de son professeur. Severus se cacha avant de n'être repéré et entendit le jeune homme murmurer pour lui-même, inquiet :

- Je peux le faire... Je suis sur le point d'y arriver... J'en suis sûr... Je dois y arriver...

Severus ne savait pas de quoi parlait le blondinet, mais il allait devoir rester un peu plus sur ses gardes. Il ne pouvait s'empêcher de ressentir de l'inquiétude et surtout de la pitié pour ce gamin complétement paumé. L'espion voulait lui venir en aide plus efficacement, mais il savait que cela n'était pas possible dans l'immédiat. Et puis, Voldemort avait apparemment de plus en plus de mal à contenir sa joie à l'idée de voir Dumbledore mourir, ce qui n'augurait absolument rien de bon. La discrétion était vraiment de rigueur.

Une fois son élève parti plus loin encore, il sortit de sa cachette et hésita un instant à le suivre. Finalement, Severus décida que non, il ne le suivrait pas. Après tout, s'il sortait de la salle sur demande, c'est qu'il avait déjà dû finir son méfais, alors autant se contenter d'attendre Hermione comme prévu. Une fois qu'ils auraient fini de discuter, il aviserait pour savoir comment trouver la pièce dont avait besoin le préfet de sa maison.

Une fois devant le mur de pierre, il pensa à son sanctuaire paisible et entra par la porte qui apparût. Il se dirigea directement vers le canapé et regarda l'heure à de multiple reprises. Arrivé à 21h, l'heure du rendez-vous, il s'impatienta en ne voyant pas arriver sa Gryffondor. A 21h10, il commença à fulminer. Puis à 21h14, elle arriva enfin :

- Je suis désolé Severus, j'ai été retardée par Harry...

- Comme c'est surprenant !

- Severus, soupira Hermione, ne recommence pas s'il te plaît !

- Je te demande pardon ? Demanda Severus d'un ton doucereux presque effrayant.

- Tu sais très bien de quoi je veux parler.

Hermione s'approcha de Severus et lui prit la main tout en s'asseyant à côté de lui :

- Je sais que tu n'aimes pas mes amis, mais tu m'avais promis de faire un effort... Et puis, aussi...

La jeune femme semblait chercher ses mots, tout en serrant la main de son professeur un peu plus fort :

- Je ne comprends pas pourquoi tu es jaloux tu sais ? Fini-t-elle par dire avec douceur.

- Je ne suis pas jaloux ! S'exclama Severus un peu trop fort à son goût.

- Tu insinues donc que le cadeau que tu m'as fait ne fonctionne pas correctement ?

Pris sur le fait, Rogue retira sa main de celle d'Hermione et se leva, afin de laisser place à une scène mémorable d'hystérie masculine :

- Tu peux m'expliquer pourquoi tu étais collée à Weasmoche tout à l'heure ? Cria-t-il, n'attendant cependant aucune réponse pour continuer. Et c'était quoi cette scène avec Brown ? Tu t'es prise pour la copine du rouquin ? Si c'est avec lui que tu veux être, faut me le dire tout de suite ! T'as l'air d'avoir toutes tes chances ! Je me demande même si tu n'étais pas encore à l'infirmerie jusqu'à maintenant ! Potter t'a retardé hein ? Ne serait-ce pas plutôt "Ronron" ?

Pendant toute sa tirade, Severus avait fait les cent pas tout en s'égosillant et en faisant de grands gestes. Bien que surprise par une telle démonstration de jalousie de la part de celui qu'elle croyait "handicapé du sentiment", Hermione ne pût retenir un rire. La terreur des cachots, prise au dépourvu, regarda sa préfète en fronçant les sourcils de colère :

- Et en plus tu te fous de ma gueule ?

Hermione se leva et se plaça devant le jeune homme qui avait enfin fini de brasser l'air. Elle posa sa main sur la joue de son Félicis et dit doucement :

- Je ne me moque pas. J'ai juste une impression de déjà vu, sauf que c'est toi l'hystérique cette fois !

Puis, se mettant sur la pointe des pieds, elle l'embrassa tendrement :

- Je t'aime Severus Rogue ! Je suis désolée de t'avoir rendu jaloux. Mais franchement, on parle de Ronald Weasley ! Le mangeur compulsif qui ne s'intéresse qu'au Quidditch ! Qu'est-ce que tu peux t'imaginer franchement ?

C'est en souriant amusé en pensant à cela qu'elle continua très sérieusement :

- Je suis fille unique et Ronald tout comme Harry sont les frères que j'ai toujours rêvé d'avoir. Alors, crois bien que je ne compte pas commettre un inceste ! Si je me suis énervée, c'est parce qu'à cause de Lavande, j'ai eu l'impression de perdre un membre de ma famille... Cela fait des semaines maintenant qu'on ne se parle plus à cause d'elle...

Hermione perdit son sourire cette fois avant de poser ses mains sur le torse de Severus, continuant son discours avec plus de tristesse dans la voix :

- Et j'ai grandement besoin de ma famille en ce moment, vu que je ne peux pas avoir l'homme que j'aime constamment avec moi ! Tu comprends ?

Au vu de la sincérité flagrante de la jeune femme, Severus se sentit à la fois mieux et terriblement stupide d'avoir ainsi douté. C'est vrai que sa préfète n'avait pas grand-chose en commun avec le rouquin et il était aussi vrai qu'ils se montraient rarement plus proche que de raison. Il soupira de soulagement tout en prenant son Amortentia dans les bras. Puis, se penchant pour poser sa tête sur l'épaule de cette dernière, il dit doucement :

- Je suis désolé. Je crois bien que je vois le mal de partout...

- Le contraire serait étonnant Severus. Mais, ne t'inquiète pas, je serais toujours là pour t'ouvrir les yeux sur ce qui est encore beau dans le monde qui t'entoure ! Je l'ai déjà fait plus d'une fois...

- C'est vrai... Que ferais-je sans vous miss Granger ?

- Vous seriez probablement en train de travailler au lieu d'être dans mes bras ! S'amusa Hermione en jouant avec les cheveux de son professeur.

- Je préfère de loin être ici et avec toi.

Puis doucement, Severus dégagea la masse folle de cheveux de sa lionne afin d'avoir accès à son cou, avant d'y déposer en toute délicatesse de petits baisers :

- Severus, tu sais pertinemment que ça va dégénérer et tu vas encore t'en vouloir ! Dit Hermione, sans conviction et les yeux fermés.

- Je crois bien que ce soir, je n'en ai rien à faire. Il y encore quelques heures j'ai cru t'avoir perdu dans les bras d'un autre... Marmonna-t-il, honteux de son comportement impulsif.

- Tu ne me perdras jamais. Je te le promets.

La préfète se colla un peu plus au jeune homme qui reprit bien vite ses baisers, tout en glissant ses mains sur les fesses de sa lionne :

- Je te veux tellement Hermione !

- Alors prends-moi ! murmura-t-elle en conservant ses paupières closes.

En entendant ces mots, Rogue ne pût retenir un grognement d'excitation. Pourquoi voulait-il attendre déjà ? Était-ce véritablement plus important que leur envie mutuelle d'être ensemble ? Ne trouvant pas la force de répondre philosophiquement parlant à ses questions, Severus décida d'obéir, bonnement et simplement, à Hermione. Il serra ses mains sur la croupe de son Amortentia et la souleva rapidement pour l'accompagner jusqu'au canapé à côté. Elle n'en fût que plus souriante et s'agrippa à son compagnon tout en l'embrassant avec envie, sans rien ajouter d'autre. Le meuble habituel n'était cependant plus là... Il avait discrètement laissé place à un lit, ressemblant beaucoup à celui de l'appartement du Professeur de DCFM. C'est ainsi qu'avec un sourire amusé, Severus déposa Hermione dessus tout en murmurant à son tour :

- Tu as raison, cette salle nous fournit vraiment tout ce dont on a besoin !

- J'ai toujours raison, mais tais-toi maintenant !

La lionne avait visiblement très peu envie de parler ou de débattre ce soir. Et le serpent s'en réjouit, car cette fois, il n'avait pas l'intention de s'interrompre pour une énième discussion sur ce qui était bien ou mal.

Il s'allongea doucement sur elle pour capturer une nouvelle fois ses lèvres. Tout en l'embrassant avec envie, il ouvrit la veste de la jeune femme pour l'en débarrasser. S'en suivit le pull de cette dernière avant qu'il n'atteigne enfin son chemisier. Il le déboutonna lentement, profitant de l'ouverture progressive du vêtement pour déposer ses lèvres sur la délicate peau de sa préfète. Hermione se laissait faire, les yeux fermés et les mains jouant avec les cheveux long de Severus. Une fois le tissu complétement ouvert, l'espion prit un temps pour observer la jeune femme qui le regarda avec envie, légèrement rougissante. Son soutien-gorge était rouge vif et maintenait parfaitement la poitrine ferme d'Hermione. Bien entendu, la couleur était Gryffondorienne, mais le vert et argent dut bien admettre que cela lui allait à merveille :

- Tu es tellement belle...

Sans prendre la peine de lui retirer son sous vêtement, il commença à caresser l'un des seins de sa compagne par-dessus la dentelle, tout en glissant de nouveau ses lèvres le long du cou de la jeune femme. Cette dernière le récompensa par de légers gémissements, tout en s'agrippant à la veste que Severus portait toujours.

Il sentait son pantalon devenir de plus en plus étroit, puis releva dans un geste doux le soutien-gorge d'Hermione sans le lui dégrafer. Il pût ainsi embrasser ce qui se trouvait sous le tissu sans avoir à s'embêter. Sa partenaire se laissait faire, tout en se crispant de plaisir à chaque coup de langue sur ses pointes durcies. C'était entièrement grisant pour l'espion, qui savourait ce moment autant qu'elle. Puis, quand Severus glissa ensuite sa main sous la jupe de sa préfète afin d'y trouver la seconde partie des sous-vêtement de cette dernière, Hermione ne pût retenir un petit cri de surprise :

- Ça va ? Demanda le jeune homme en relevant la tête, inquiet à l'idée de l'avoir brusqué.

- Oui, continue je t'en supplie ! Répondit-elle, les yeux fermés et la tête légèrement en arrière.

Rassuré de constater que le bruit émis par la jeune femme était lié à l'excitation, il commença de léger mouvement des doigts, de haut en bas, contre le bout de tissu de plus en plus humide. Rapidement, Hermione se crispa de nouveau et gémit de plus belle, se tortillant de plaisir sous Severus. Il fût plus que satisfait de l'effet qu'il produisait et se décida donc à retirer le bouts de tissu encombrant qui lui gênait encore l'accès. Toujours dans un geste le plus délicat possible, il fît ainsi glisser la culotte, assortie à la dentelle supérieure, de la sang et or. Il avait maintenant une vue imprenable sur le corps de sa partenaire, qui rougissait de plus belle. Il se remit en place pour pouvoir l'embrasser tendrement et lui dit alors, d'une voix pas aussi assurée qu'il l'aurait souhaité :

- Tu sais que tu peux m'arrêter si tu le veux hein ?...

- J'ai confiance en toi Severus.

Vu le ton qu'elle venait d'employer, il sût qu'il pouvait continuer. Ainsi, il remit sa main sous la jupe de la jeune femme et toucha enfin sa partie mise à nue. Bien qu'elle ferma de nouveau les yeux et qu'il l'embrassa avec encore plus d'envie, il surveilla chaque gestes de sa partenaire afin de s'assurer de ne pas la braquer. Il lui caressa délicatement son bourgeon de chair, ce qui la fît réagir de la plus agréable des façons. Severus continua ainsi, allant même jusqu'à introduire un doigt en elle, jusqu'à ce qu'Hermione se crispe en resserrant dans ses mains la veste de son homme, lui démontrant de cette façon qu'elle était proche de l'extase. Il se pencha alors vers son oreille et murmura de sa voix rauque et emplie de désir :

- Laisse-toi aller... Tu peux jouir Hermione.

Il n'en fallut pas plus à la jeune femme pour se laisser sombrer dans les affres du plaisir, non sans gémir le prénom de son amant. Après un instant, Hermione se remit de son orgasme et marmonna en regardant les yeux onyx de Severus :

- J'en veux plus... S'il te plait !

- Tes désirs sont des ordres Hermione !

Elle sembla satisfaite de la réponse et fût apparemment encore plus décidée à en connaître davantage sur son professeur. Elle se redressa pour l'embrasser avec fougue et passion, puis elle commença à déboutonner la redingote de son partenaire. Severus en profita pour retirer complétement le chemisier de la jeune femme ainsi que son sous-vêtement, mais il ne put retenir un ricanement en la voyant rencontrer quelques difficultés de son côté. Il stoppa donc ses attentions afin d'aider sa préfète à le dévêtir. Rougissante, elle sourit amoureusement et demanda amusée, pour se détendre un peu :

- Ma parole, mais il y à combien de boutons là-dessus ? Qui porte des vêtements aussi difficile à retirer ?

- Eh bien moi, de toute évidence ! Mais, tu devrais te réjouir que je porte des vêtements faits pour ne pas être retirés ! Au moins, tu seras la seule à pouvoir voir ce qu'il y à dessous !

- Ça à intérêt d'en valoir la peine ! Rajouta la jeune femme en lui tirant malicieusement la langue.

- Ce sera à toi d'en juger !

Il ne pût réprimer un sourire amusé, appréciant cette légèreté avec son Amortentia, lui qui avait eu si peur de la brusquer. Puis, capturant rapidement la langue de sa partenaire, il finit par retirer enfin sa redingote. Son veston et sa chemise finirent par terre peu de temps après. Hermione en profita alors pour observer Severus, maintenant torse nu au-dessus d'elle. Vu son air agréablement surpris, il était apparemment plus musclé que ce qu'elle avait imaginé. Avec tendresse, elle glissa ensuite ses mains sur le torse imberbe de son futur amant. Elle stoppa cependant ses caresses en rencontrant quelques cicatrices, avant d'embrasser le jeune homme qui se réjouit qu'elle ne lui demande pas d'où elles provenaient. Il la sentit ensuite s'atteler à sa ceinture, qu'elle défit avec plus de facilité que les boutons de son pantalon. Il l'aida de nouveau, en silence, bien trop occupé à l'embrasser pour pouvoir refaire une réflexion sur la dextérité inexistante de sa préfète concernant le déboutonnage de vêtements. Severus finit par se redresser afin de terminer une bonne fois pour toute de se mettre, lui, en tenue d'Adam et elle, d'Eve. Là encore, la jeune femme rougit en le contemplant de haut en bas, et Severus s'inquiéta de savoir si c'était bon ou mauvais signe :

- Je crois bien que ça en vaut vraiment la peine ! Fini-t-elle par dire en souriant.

Clairement rassuré, il reprit sa place au-dessus de la jeune femme et frotta délicatement son membre contre sa cavité humide, embrassant de nouveau la poitrine de sa préfète. S'il n'avait pas une si bonne maîtrise de lui, il serait déjà entré avec force en elle, mais il se retint pour vraiment profiter du moment. Après un instant, il finit par la regarder dans les yeux et lui demanda doucement :

- Dis-moi... Est-ce que tu as déjà...

- Jamais...

- Je m'en doutais un peu. Avoua-t-il à mi mot, sans cacher son anxiété.

- Quelque chose ne va pas ? Demanda-t-elle légèrement inquiète.

- Si, tout va bien, c'est juste... Ça risque de ne pas être agréable pour toi tu sais !

- Je m'en doute un peu. Répondit-elle en souriant tout de même, avant de l'embrasser et de l'inviter à reprendre.

- Et, est-ce que tu as besoin d'une potion de...

- Je prends la pilule moldu depuis quelques temps maintenant.

- Oh... Très bien ! Mais, si jamais tu as trop mal, arrête-moi ! N'hésite pas, tu entends ?

- Severus...

- Oui ?

- Tais-toi !

Il leva les yeux au ciel face à la mine amusée de sa partenaire. Il semblait clair qu'il s'inquiétait bien plus qu'elle-même pour sa première fois, à moins qu'elle ne sût juste cacher son jeu. Severus se mit en tout cas en place, le plus délicatement possible, puis il entra doucement en elle jusqu'à sentir un obstacle. Quand il passa la fine membrane bloquant le passage, comme ils s'en doutaient, ce ne fût pas le moment le plus agréable pour sa préfète. Mais l'espion prenait son temps et Hermione sembla rapidement s'accommoder à la sensation, ainsi Severus commença des mouvements de va et vient légers.

Il fallut un peu de temps à la jeune femme pour commencer à apprécier un minimum ce frottement, mais elle finit par se détendre complétement, apparemment surprise de la douceur dont faisait preuve son amant. Et, à vrai dire, il se surprit lui-même de la chose. Il n'avait pas beaucoup d'expérience dans ce domaine, mais il n'avait jamais autant pris son temps. Ses autres fois avaient été uniquement physique, sans sentiments autre que le désir. Cette fois était différente et il appréciait bien plus ce moment, savourant chaque seconde passée avec son Amortentia, jusqu'à la délivrance, enfin.

Il s'allongea ensuite à côté d'elle, essoufflé, le cœur essayant vainement de sortir de sa poitrine. Hermione posa sa tête contre le torse de son homme et écouta attentivement les battements cardiaques de ce dernier, fermant délicatement les yeux. Severus attrapa sa baguette qu'il avait laissée à porter de main en se déshabillant, et d'un simple sort, il se couvrit tous deux à l'aide d'une couette que la salle leur avait fourni avec le lit. Il sourit amusé à cette idée et regarda sa préfète qui s'était déjà endormie contre lui. Il la serra un peu plus avant de fermer les yeux à son tour. Demain serait un autre jour. Demain, il redeviendrait le professeur Rogue et elle serait de nouveau la miss-je-sais-tout agaçante des Gryffondors. Demain, ils allaient de nouveau devoir s'éviter. Mais pour l'heure, ils étaient un couple normal, qui s'aimaient et qui voulait que ce moment dure pour toujours.

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Note :

Merci d'avoir pris le temps de me lire une fois encore.

J'espère que ce chapitre vous a enjaillé :D ^^

Il était peut-être temps non ? XD

Sur les conseils de ma courgette, je n'ai pas averti au début pour laisser plus de "surprise". J'espère que ça vous va ainsi !

Enfin, est-ce que cela va changer quelque chose pour nos deux protagonistes à votre avis ?

Commentaires de ma courgette et mes réponses :

excepté pour Hermione et étrangement... Londubat (qu'il bécotait goulument entre les cours) Non, non et non, pas ce parring là non plus ! XD

Ce n'était pas digne d'un professeur d'après Severus (il est mal placé mdr) Alors oui, certes, mais y'a pas de preuves lui au moins ! XD

seule la gloire était passionnante (et il l'emprisonnait dans des bouteilles) Je ne suis pas certaine qu'il arrive à enfermer ses glorieux élèves dans des flacons ! Enfin, tout de moins sans que cela ne soit visible à la longue MDR

ne souhaitant pas avoir sur la conscience un handicap (une couille en moins) Heu... Ce poison avait un effet très particulier dit donc XD

au vu du prix que coûte une telle boisson. (Mais quel abruti) C'est pas faux !

Oh mon dieu mon Ronron, je suis là, je suis avec toi ! (MDR) Commentaire simple, mais très clair ! Je valide le MDR de la situation !

Et comment pourrais-je lui adresser la parole alors que sa bouche est sans arrêt employée dans une autre activité au juste ? (à sucer Hagrid dans la Forêt Interdite !) Un nouveau parring étrange dit donc ^^' XD

Severus aurait pût lui refaire boire de l'alcool empoisonné sur le champ. (XD et hop, ni vu ni connu) Le seul hic finalement, c'est que tout le monde sait que c'est lui qui à la bouteille MDR

Il pût ainsi embrasser ce qui se trouvait sous le tissu sans avoir à s'embêter (mais quelle feignasse) Ouais, j'avoue XD

en tenue d'Adam et elle, d'Eve (ils se font bien chier alors qu'ils ont des baguettes magiques qui pourraient régler ça en 1 seconde mdr) Tssss mais quel manque de sensualité voyons ! Tu es trop préssée XD

Je prends la pilule moldu depuis quelques temps maintenant. (ça protège pas des maladies sexuellement transmissible, ni du sida de la chauve-souris, que Severus a attrapé un soir de morne solitude et où il n'avait que ça à s'enfiler) Alors non, Sevy n'a pas ce genre de maladie, cela dit, ce moment prévention est une bonne idée ! SORTEZ COUVERT ! On ne sait jamais ! Là, c'est une histoire, je décide que leurs analyses sanguines sont parfaites, mais dans la vraie vie, on ne sait jamais. Et un "je te jure" n'est pas une preuve. Voila voila... Protégez-vous ^^