Hello !
Je publie un jour en avance parce que je me suis dit que ça serait plus logique de publier le jour d'Halloween puisqu'une partie du chapitre est consacrée à la fête (haha). Concernant celle-ci, elle n'a aucune répercussion, je me suis juste amusée lol. Je vous conseille d'ailleurs de lire L'étrange vie de Nobody Owens si vous en avez la possibilité car c'est une pure merveille ! (pour résumer, l'histoire met en scène un enfant élevé par des fantômes).
Merci encore pour vos reviews, ça me fait toujours très plaisir de lire vos avis, vos commentaires et vos idées quant à la suite. Je m'excuse d'ailleurs de ne pas avoir répondu à celles du chapitre précédent, j'ai complètement oublié... (mais je le fais quand même du coup, même si je suis en retard !)
Voilà, c'est tout ce que j'ai à dire. Comme d'habitude, on se retrouve en bas pour plus de détails.
Bonne lecture !
« La danse accéléra, et les danseurs avec. Bod était à bout de souffle, mais il n'imaginait pas que le bal pût un jour s'arrêter : la Danse Macabre, la danse des vivants et des morts, la danse avec la Mort. »
L'étrange vie de Nobody Owens, Neil Gaiman.
Chapitre 11 : La Danse Macabre
Lorsqu'il se réveilla, Harry n'ouvrit pas tout de suite les yeux.
Il ne se trouvait plus dans son lit, la surface où il était couché était dure et humide et il sentait ses cheveux indisciplinés chatouiller sa joue.
« Où suis-je ?... » pensa-t-il, méfiant, tandis qu'une petite brise se levait et soulevait les bords de sa chemise noire.
L'adolescent ouvrit lentement les yeux puis se leva tout en observant l'endroit où il se trouvait.
« Le parc du manoir ? » songea-t-il en détaillant le grande terrain d'herbe verte, la petite marre, le saule pleureur et enfin le manoir. « Non… » se dit-il en observant plus chose clochait. L'herbe n'était pas censée être de cette couleur-là, le saule pleureur était beaucoup plus petit et le manoir semblait parfaitement entretenu, contrairement à ce que le Survivant avait pu en voir lors de ses sorties dans le parc.
Harry regarda alors tout autour de lui d'un air perdu. Où se trouvait-il ? Cela ressemblait fortement au manoir Jédusor pourtant… rien n'était pareil. La grande bâtisse au lieu d'avoir sa façade recouverte de lierre était vierge, et les fenêtres qui normalement étaient brisées au deuxième étage ne l'étaient plus. Le parc également, semblait ne plus être le même. L'herbe était verte et tondue, les quelques buissons autour de la marre parfaitement alignés et droits et le petit chemin pavé qui rejoignait le plan d'eau semblait être en parfait état. De plus, une fumée grise s'élevait doucement vers le ciel terne et dépourvu de tout nuage depuis les quelques cheminées du manoir, ce qui était absurde puisque l'on était en été…
Mais l'adolescent, droit et immobile au milieu du terrain d'herbe, où aucun bruit n'était audible et où aucune chose ne bougeait exceptée la fumée qui s'élevait lentement vers le ciel gris, douta alors de cette pensée.
« Est-ce un rêve ? » pensa-t-il immédiatement en observant attentivement ses mains, ses vêtements noirs puis ses pieds nus sur l'herbe humide. « Tout paraît si réel mais en même temps si… »
Un vent frais fit frémir les branches des arbres du parc, détruisant le calme plat du paysage.
« ... irréel. » compléta-t-il en observait le saule pleureur qui balançait doucement ses branches au gré du vent.
L'adolescent, sans trop savoir pourquoi, se dirigea alors vers lui. De ses pieds nus, il atteignit la petite marre à l'eau stagnante, fit le tour de celle-ci en observant vaguement le petit banc en bois qui trônait à son extrémité et arriva devant l'arbre.
S'il était plus petit que dans ses souvenirs, l'arbre était tout de même imposant. Son tronc, où partait de nombreuses branches toujours plus longues et plus fines à leurs extrémités, était énorme et ses feuilles, qui par endroit touchaient presque le sol, se balançaient doucement au vent.
L'adolescent se promena alors en dessous d'un air distrait, effleura de sa mains quelques branches tombantes, fit le tour de l'arbre puis observa les nénuphars qui flottaient sur l'eau paisible de la marre.
« Oui, c'est un rêve… » pensa-t-il alors tandis que les branches du saule étaient à nouveau traversées par une brise légère, faisant doucement frémir les feuilles et le garçon. Car tout était beaucoup trop calme et paisible pour que ce ne soit vrai. Il n'y avait pas un oiseau, pas un poisson dans l'eau, pas une abeille ou autres insectes qui ne butinent les quelques fleurs autour de la marre. Seules les branches du saule bougeaient avec le vent et le garçon, qui était en dessous et qui n'était pourtant pas très habillé, n'avait même pas froid.
Soudain, un bruit nouveau s'éleva dans le silence du parc.
« Qu'est-ce que c'est ? » pensa-t-il alors.
L'adolescent se dirigea au bord de l'eau et regarda en direction du manoir. Il avait du mal à entendre, mais il était certain d'entendre comme une musique lente et aux tons graves.
Harry s'éloigna alors du saule pleureur d'un air intrigué, marcha sur le chemin pavé de ses pieds nus et se dirigea en direction de la mélodie. Il passa entre une longue haie parfaitement droite et une rangée de hauts arbres aux branches fines et courte, prit à gauche lors de la première intersection et continua de marcher en direction de la musique.
Plus il se rapprochait et plus celle-ci était distincte. Son rythme était lent, calme et presque triste.
Puis, lorsque l'adolescent vit enfin ce qui devait être la source de la musique, il marcha en sa direction et observa le kiosque qui était maintenant devant lui. Il était de taille moyenne, avait un toit en ardoise soutenu par des petits piliers en bois et était recouvert d'une peinture blanche.
Harry s'approcha alors et vit en son centre une forme floue et indistincte qu'il identifia comme un fantôme lorsqu'il se rapprocha un peu plus. Celui-ci était dos à lui, jouait de son violon la mélodie aux airs graves et au rythme lent qui flottait dans l'air et ne semblait pas l'avoir remarqué.
« Excusez-moi ? » tenta l'adolescent à l'entrée du kiosque. « Qui êtes-vous ? »
Cependant, celui-ci continua de jouer et ne se retourna pas. « Peut-être ne m'a-t-il pas entendu ? » se dit Harry en s'aventurant sous le kiosque.
L'adolescent détailla alors le fantôme. C'était un homme aux cheveux mi-longs, attachés en une petite queue de cheval, de taille moyenne et habillé d'une longue veste trouée par endroit qui tombait pratiquement en bas de ses genoux. Il n'avait toujours pas remarqué le garçon et jouait toujours sa mélodie lente et triste, son archet caressant les cordes de son instrument.
« Excusez-moi ? » retenta Harry en faisant le tour du kiosque et en arrivant finalement en face du fantôme.
Mais celui-ci, dont le visage était recouvert de cicatrices et dont les yeux étaient fermés ne lui répondit pas.
« Qui est-ce ? » pensa l'adolescent en détailla ses vêtements qui semblaient tout droit sortis du XVIIIème siècle. Il portait en effet un pantalon qui s'arrêtait jusqu'en bas des genoux, un collant et des petites chaussures à talons. Sa longue veste était ouverte sur une chemise aux boutons alignés et son cou caché par un grand col fait de tissu plié.
Sa figure, quant à elle, était striée de cicatrices. Du sang coulait de l'une d'elle et formait comme une larme sur la joue de l'homme qui jouait toujours sa mélodie.
« Monsieur ? » lança le garçon en se postant devant lui.
Celui-ci ouvrit alors les yeux et posa son regard blanc et terne sur l'adolescent, faisant légèrement frémir celui-ci. Le fantôme n'avait pas l'air agressif, mais sa figure pâle et son expression figée faisait un peu peur au Survivant.
Cependant, celui-ci, dont l'archet ne caressait plus les cordes du violon, sembla ne pas voir le garçon et reprit aussitôt de jouer. La mélodie, différente de l'autre, avait des tons plus aigus et semblait être le prélude d'un nouvel événement.
« Heu… » tenta Harry d'un air perdu.
Il agita ses mains devant le fantôme, tenta de le toucher mais comme prévu pour un fantôme, sa main traversa la matière grise qu'il formait et celui-ci ne le remarqua pas.
« Il ne me voit vraiment pas ? » pensa l'adolescent.
Soudain, il entendit des bribes de conversations non loin du kiosque et se retourna en direction de la petite terrasse de pierre, entourée de buisson et de petits arbustes.
Harry, tout en lançant un dernier regard intrigué au fantôme, quitta alors le kiosque et se dirigea vers la terrasse en passant cette fois par l'herbe et non par le chemin pavé. Ses pieds nus foulèrent ensuite plus rapidement le sol lorsqu'il entendit des rires et des voix d'hommes et de femmes.
Puis, il arriva devant la terrasse et observa d'un air effrayé les fantômes qui discutaient . Deux femmes ainsi qu'une plus jeune fille, habillées de longues robes déchirées et de chapeaux troués, étaient à côté d'une grande et haute jardinière de fleurs tandis que trois hommes aux yeux totalement blancs et figés discutaient et fumaient des cigares autour d'une grande table.
Ravalant sa peur, Harry monta alors les quelques marches de la terrasse et se joignit à la scène irréelle qui se tenait devant lui.
« Cette année, le bal sera grandiose. » dit l'un des hommes au visage squelettique, coiffé d'un chapeau haute forme et dont une moustache cachait la moitié de ses lèvres.
« Certainement. » répondit un autre d'une voix polie tandis qu'il regardait sa montre à gousset et la rangeait dans sa veste de sa main à moitié coupée.
Harry, qui était resté en retrait, s'avança alors vers eux et demanda :
« Quel bal ? »
Cependant, tout comme le fantôme du kiosque, aucun ne sembla l'entendre ni même le voir.
« La grande Dame sera-t-elle présente ? » s'enquit le troisième homme en faisant tomber les mégots de son cigare dans un cendrier en verre.
« Cela serait merveilleux ! » lança une des femmes en venant vers la table tandis que l'adolescent remarquait en grimaçant qu'il lui manquait un bras et que son os ainsi que tout le reste était visible.
« Hélas, personne ne le sait. » répondit d'un air désolé le premier homme tandis qu'il déboutonnait sa veste et épongeait distraitement le sang qui coulait d'une énorme blessure au niveau de son torse et laissait voir sa chair.
L'adolescent, devant ce tableau quelque peu macabre, pensa alors que les fantômes qu'il avait rencontré à Poudlard - la plupart gentils et entiers, ne ressemblaient en rien à ceux-ci. Car avec leurs membres squelettiques, leurs visages trop pâles et leurs os apparents, le Survivant devait avouer qu'ils faisaient un peu peur.
Soudain, la musique que jouait le musicien du kiosque s'arrêta et les fantômes levèrent tous la tête en direction du parc, tandis que l'adolescent les regardait à présent d'un air intrigué.
« Cela va commencer. » dit alors l'un des hommes en se levant, bientôt suivi par les autres.
« Hâtons-nous ! » lança l'une des femmes à qui le crâne semblait avait été transpercé par une balle.
Les fantômes passèrent ensuite devant Harry et quittèrent la terrasse pour emprunter le chemin pavé tandis que celui-ci décidait de les suivre. Après tout, ils ne pouvaient ni le voir, ni l'entendre… il ne risquait donc pas grand-chose.
Ils passèrent devant la grande rangée de haie en silence, l'adolescent juste derrière eux, quand une phrase s'éleva soudain, comme sortie de partout et de nulle part à la fois :
Venez, approchez, la Danse Macabre va commencer
Harry se retourna alors, regarda dans tous les sens pour voir qui avait prononcé ces mots mais ne vit personne.
« La Danse Macabre ? » murmura-t-il en suivant toujours les fantômes.
Tandis qu'il marchait sur le chemin pavé, Harry vit au bout d'une intersection un petit bassin d'eau traversé par un pont de bois où deux fantômes, un homme et une femme, discutaient. L'homme, dont un œil pendait de son globe oculaire, semblait flirter avec la femme qui cachait son sourire derrière un éventail troué.
Enfin, ils arrivèrent devant une grande estrade en bois entourée de chaise et de petites tables où une trentaine de fantômes bavardaient. Certains, aux visages squelettiques et aux regards figés, semblaient attendre quelque chose tandis que d'autres, aux membres déchirés, aux blessures ouvertes et même à la tête manquante – Harry grimaça devant le spectacle – regardaient en direction de l'estrade.
Sur celle-ci, le fantôme du kiosque au visage recouvert de cicatrice accordait son instrument parmi neuf ou dix autres musiciens, dont l'un avait la peau de ses joues pendante, déchirée et laissait voir ses dents, dont un autre n'avait plus d'œil du tout et dont deux avaient les vêtements en lambeaux et où du sang coulait de leurs blessures.
Soudain, la voix résonna à nouveau dans la tête de l'adolescent :
Choisissez votre cavalier, la Danse Macabre va débuter
Les fantômes assis sur des chaises se mirent alors debout tandis que les femmes se faisaient inviter par les hommes et qu'ils montaient sur l'estrade en se tenant la main.
Harry, qui s'était rapproché des marches de l'estrade, vit alors défiler devant lui la moitié des fantômes et observa d'un air effrayé, parfois dégoûté, leurs corps meurtris, squelettiques et ensanglantés.
Certains avaient des vêtements complètement déchirés, comme s'ils sortaient tout droit de la guerre, d'autres n'avait plus de peau à certains endroits et Harry vit même un fantôme dont il manquait tout le bas du corps et qui se promenait tranquillement autour de l'estrade, dans une sorte de petite caisse à roulette.
Puis, une fois que plus de la moitié des fantômes furent montés sur l'estrade, le silence se fit et plus aucun ne bougea.
Les musiciens, qui avaient suspendus leurs gestes, semblaient attendre quelque chose avant de commencer à jouer de leur instruments. Ceux-ci, tous plus variés les uns que les autres, certains à vents ou à cordes, n'auraient même pas pu être nommés par l'adolescent.
Soudain, le fantôme au violon commença, une mélodie lente s'éleva parmi les fantômes et la voix résonna à nouveau dans la tête du Survivant :
Ecoutez le musicien jouer, la Danse Macabre a commencé
Alors, les fantômes se mirent lentement en mouvement tandis que les autres musiciens se joignaient à leur tour au violon, et la danse commença.
Les couples de fantômes évoluèrent d'abord lentement, faisant parfois tourner les femmes et se déplaçant silencieusement sur l'estrade tandis que la mélodie que jouaient les musiciens s'accordait sur leurs pas légers. Les robes des femmes tournoyaient doucement, dévoilant parfois leurs chevilles nues et leurs chaussures à petits talons, quelques autres fantômes restés sur le côté se joignirent eux aussi à la valse et l'adolescent regarda d'un air presque hypnotisé la scène irréelle qui se déroulait devant lui.
C'était comme un bal costumé pour les fantômes. Certains semblait déguisés tant leurs blessures étaient trop importantes pour être vraies et tant leurs vêtements étaient criblés de trous. Pourtant leurs habits, témoignant tous d'une époque révolue, étaient vrais et chaque fantôme qui évoluait maintenant sur la piste de dance devait sûrement être mort depuis très longtemps.
Puis, la musique changea et prit des airs plus joyeux et rythmés. La valse lente et tranquille fut alors remplacée par des pas de danse rapides et la voix résonna encore :
En avant, changez de partenaire, la Danse Macabre s'accélère
Soudain, la main de Harry fut prise par celle d'un fantôme resté en bas de l'estrade et il fut tiré bien malgré lui jusqu'aux marches de l'estrade.
« Je ne sais pas danser ! » s'exclama l'adolescent en direction de la jeune femme qui tenait sa main.
Celle-ci lorsqu'elle arriva sur l'estrade accompagnée du Survivant lui fit un simple sourire, souleva légèrement sa robe trouée pour l'attacher à son poignet afin qu'elle ne traîne pas par terre, puis attira Harry dans la danse.
« Tout le monde sait danser la Danse Macabre. » répondit-elle en riant tandis qu'elle mettait une main de l'adolescent sur son épaule et l'autre sur son bassin.
Harry fut alors bien malgré lui entraîné dans la danse rapide et évolua sur l'estrade avec le fantôme d'un air perdu.
Au début en effet, le Survivant se contenta d'imiter maladroitement les pas des autres danseurs et fut complètement désemparé. Puis, à mesure que la musique prenait un tournant plus rapide, l'adolescent se prit au jeu et ne se soucia plus de rien.
Il changea plusieurs fois de partenaires, dansa avec une femme dont la moitié du visage semblait avoir été brûlé, une autre à qui il manquait un bras, et eut même pour partenaire un homme avec un chapeau haut de forme recouvert de toiles d'araignées.
Puis, la mélodie entraînante et joyeuse s'accéléra une nouvelle fois.
Tournez, reculez, la Danse Macabre est loin d'être terminée
La danse prit alors un tournant différent et les couples se séparèrent pour former de grands groupes de fantômes, des rondes se créèrent, les pieds tapèrent sur l'estrade au rythme de la musique, les robes des femmes tournoyèrent et les hommes perdirent leurs chapeaux. Les partenaires s'échangeaient en tapant dans les mains et en tournant et bientôt, Harry, qui avait d'abord été réticent, dansa comme si sa vie en dépendait.
Car la musique, à la cadence rapide et aux tons harmonieux, emplissait le cœur de l'adolescent d'une joie extraordinaire. Ses pieds tapaient, tournaient et s'agitaient furieusement sur l'estrade comme s'ils connaissaient déjà les pas, comme s'ils savaient danser la Danse Macabre depuis toujours.
Très vite, les musiciens se joignirent eux aussi à la fête et laissèrent leurs instruments en suspens tandis que les archets se déplaçaient d'eux même sur les cordes et que de l'air s'engouffrait de lui-même dans les flûtes et les trompettes.
Tout le monde se mit alors à danser, plus personne ne resta sur le côté et l'estrade en bois fut martelée des pas des danseurs. Les jambes se levaient et retombaient en rythme, les robes se soulevaient jusqu'à voir les cuisses, tout le monde riait et dansait jusqu'à en perdre le souffle quand soudain, tout s'arrêta.
Les instruments cessèrent de jouer, les fantômes s'immobilisèrent sur la piste de dance et regardèrent tous dans la même direction tandis que l'adolescent se demandait ce qui se passait.
C'est alors qu'il vit sur les marches de l'estrade une femme habillée d'une longue robe blanche, aux cheveux ondulés noirs de jais et aux yeux gris glacés. Les fantômes, une fois qu'elle fut sur la piste de dance, s'inclinèrent tous profondément tandis que la femme à la robe d'une blancheur immaculée s'avançait vers le Survivant.
« Ce n'est pas un fantôme… » pensa alors l'adolescent en la regardant, presque hypnotisé par sa beauté.
Elle arriva à la hauteur de Harry et lui fit un petit sourire tandis que celui-ci s'inclinait maladroitement devant elle. Le Survivant vit alors que le bas de sa longue robe était faite de toiles d'araignées et que sa chevelure corbeau tombait en cascade jusqu'à sa taille fine et délicate.
Puis, la femme proposa sa main pâle au sorcier tandis qu'elle souriait toujours et que ses yeux argentés étaient plongés dans l'émeraude de l'adolescent.
Harry, sans même s'en apercevoir prit alors sa main et la musique recommença, d'abord lente et aux tons graves, puis s'accéléra soudain et reprit de son entrain.
Dame Peverell guide nos pas, la Danse Macabre ne s'arrête pas là
Tous les fantômes firent une ronde, se donnèrent la main et entraînèrent l'adolescent et sa partenaire, puis formèrent une ligne, reculèrent, avancèrent et tournèrent en rythme avec la musique, leurs pieds tapant furieusement sur l'estrade. Harry changea plusieurs fois de cavalières, grimaça puis ria devant les visages parfois affreux des fantômes, dansa à en perdre le souffle et revient une nouvelle fois vers la femme à la longue chevelure corbeau.
Même encore maintenant, il n'en croyait pas ses yeux, ni ses oreilles. Autour de lui, les fantômes dansaient avec une véhémence enflammée, riant de leurs voix lointaine et tournoyant sur eux-même au rythme de la musique, à une vitesse folle, parfois étourdissante. L'entrain de la dance avait depuis longtemps gagné le cœur de l'adolescent, le faisait rire aux éclats, envoyant une gigantesque onde de chaleur dans tout son corps et faisant pratiquement bouger ses membres tout seuls.
Soudain, les lampes à pétroles disposées en hauteur et tout autour de l'estrade s'allumèrent en même temps, éclairant de leurs lumières pâles la piste de dance et faisant briller les corps transparents des fantômes.
« Dernière danse ! » cria quelqu'un.
Alors, la musique ralentit, reprit un rythme modéré, ralentit encore, devint lente, puis prit un air grave et final.
Des couples se reformèrent et Harry dansa avec la femme à la robe blanche, ses yeux émeraudes ne pouvant se détacher de son regard argenté et de son sourire que formaient ses lèvres carmins. Le garçon tout vêtu de noir dansa alors avec la femme toute vêtue de blanc, et ils évoluèrent lentement sur la piste de danse, se souriant et tourbillonnant ensemble.
« Qui êtes-vous ? » lui demanda ensuite Harry.
Elle ria, d'une voix cristalline et joyeuse puis lui répondit simplement :
« Cela n'a pas d'importance. »
Puis, ils tournoyèrent ensemble parmi les couples de fantômes, sa longue robe blanche se soulevant et créant des flammes glacées à ses pieds, sa chevelure corbeau ondulant avec elle et contrastant avec sa peau pâle et son habit de givre.
« Vous êtes vivante n'est-ce pas ? » continua l'adolescent.
« Comme chacun l'a été, je le fût également. » dit-elle en prenant les mains du Survivant.
Ils s'arrêtèrent alors de danser tandis que le temps semblait s'arrêter pour eux et qu'autour dansaient toujours les couples de fantômes.
« Alors, vous êtes morte ? » reprit Harry d'une voix curieuse.
« Je n'ai pas dit cela. » répondit-elle en souriant. « Je suis encore vivante. » continua-t-elle en levant sa main longue et fine vers le Survivant.
Soudain, la musique prit des tons plus graves et bientôt, tous les instruments s'arrêtèrent de jouer. Seul le violon, qui continuait sa mélodie funèbre, se faisait entendre.
« Ici. » acheva doucement la femme en plaçant sa main sur la poitrine du sorcier.
Puis la musique s'acheva sur une note lente et définitive et tous les fantômes, qui accompagnaient de leurs pas le musicien s'arrêtèrent.
Saluez, applaudissez, la Danse Macabre s'est achevée.
Les danseurs saluèrent alors leur partenaire puis applaudirent les musiciens tandis que Harry et la femme en blanc se saluaient eux aussi.
« Au revoir, Harry. » dit-elle en lui souriant une dernière fois.
Puis, les masses grises et transparentes que formaient les fantômes s'évaporèrent doucement puis filèrent vers le ciel étoilé, et la femme à la chevelure corbeau disparue devant l'adolescent tandis que celui-ci fermait lentement les yeux.
Les morts et les vivants l'ont célébrée, la Danse Macabre est terminée.
Et soudain, Harry rouvrit les yeux.
De son regard encore embrumé, il fit le tour de la chambre et étouffa un bâillement tandis que des bribes de son rêve lui revenaient en mémoire.
« Quel rêve étrange… » pensa-t-il vaguement.
Quelques secondes plus tard cependant, lorsqu'il se leva en grimaçant de douleur, il n'y pensa plus.
Plus tard, sous la douche, l'adolescent remarqua les hématomes violacés qu'il avait sur tout le côté droit de son corps, là où il était tombé après avoir reçu le sortilège du Mangemort, et se mit à maudire celui-ci. Dire qu'il avait cru qu'il était différent des autres… encore une fois, le Survivant n'aurait pas pu mieux se tromper.
La matinée passa lentement.
Harry toucha à peine à son déjeune, alla s'asseoir comme à son habitude à la fenêtre et repensa vaguement à l'entrevue qu'il avait eu avec Voldemort le jour précédent. Il se détestait de s'être montré si faible. Lorsqu'il avait vu le mage noir, le Survivant s'était tout de suite remémoré la torture qu'il lui avait fait subir quelques jours plus tôt et malgré sa volonté de contrôler sa peur, celle-ci était montée en lui et s'était installée profondément dans son esprit comme un parasite qui détruirait toutes autres émotions sur son passage.
Mais le pire avait sans doute été de voir que Snape était présent. Car celui-ci, qui s'était simplement contenté de regarder la scène sans un mot, avait absolument tout vu. Il avait vu à quel point le Survivant avait été terrifié et surtout, il avait vu que Harry Potter n'avait pas été capable de résister à Voldemort. Pourtant, l'adolescent avait déjà résisté au sortilège de l'Imperium lancé par le mage noir lors de la triste nuit au cimetière de Little Hangleton... mais pour une raison qu'il ignorait, Harry n'avait pas été capable de faire de même le jour précédent, et cela l'angoissait.
Lorsque midi arriva, Sam vint apporter à manger au Survivant qui se contenta de refuser la nourriture d'un air morose. L'elfe de maison lui proposa alors une potion nutritive que l'adolescent prit sans trop de conviction.
Puis, environ deux heures plus tard, tandis que Harry dessinait sur son carnet, Alexandre vint dans la chambre.
Harry, à la vue de celui-ci, se figea et se leva lentement du rebord de la fenêtre tout en regardant d'un air méfiant le Mangemort. Celui-ci allait-il lui reprocher son attitude du jour précédent ? L'adolescent allait-il avoir des représailles de sa part ?
Heureusement pour le Survivant, rien de tout cela n'arriva. Tout en lui lançant un coup d'œil intrigué, le mage noir lui fit signe d'aller s'asseoir au bureau et le cours commença comme s'il ne s'était rien passé.
« Avez-vous lu les chapitres quatre et cinq des Fondements de la Magie ? » lui demanda-t-il d'une voix neutre.
Aussitôt, Harry grimaça. Il avait complètement oublié. L'adolescent lança un coup d'œil au mage noir qui n'affichait aucune expression puis répondit simplement après quelque secondes de silence :
« Non. »
Après tout, c'était de sa faute. Il pouvait bien s'énerver, l'adolescent s'en fichait - du moins tant qu'il ne le punissait pas avec la magie pour cela. Car avec les événements du jour précédent, Harry n'avait pas vraiment eu la tête à cela. Il espérait cependant que le Mangemort se montrerait compréhensif...
« Vous avez une demi-heure pour le faire. Je vous interrogerais ensuite sur votre lecture. » dit alors simplement celui-ci.
De sa baguette, il fit léviter le livre vers le bureau où était assis l'adolescent puis alla se poster à la fenêtre tandis que Harry le regardait d'un air perdu. Il ne s'était pas attendu à ce que le mage noir réagisse ainsi, ou du moins qu'il ne réagisse pas tout court.
« Commencez. » ordonna Alexandre en regardant toujours par la fenêtre.
En fait, Harry se serait plutôt attendu à ce que le Mangemort change de comportement envers lui et devienne plus froid voire cruel, comme tout Mangemort qui se respecte. Heureusement pour lui, ce ne fut pas le cas. Pourquoi d'ailleurs ?... C'était une très bonne question.
« Et que cela ne se reproduise pas. » ajouta le mage noir en plantant cette fois-ci son regard bleu nuit dans celui du garçon.
« Sinon quoi ? » pensa aussitôt le concerné.
Il se retint cependant de demander et se contenta d'ouvrir le livre pour arriver à la bonne page. Il avait eu assez d'ennui comme ça, il n'avait pas besoin d'en rajouter, même si il lui brûlait de répliquer.
Sur la première page, il lut donc : « Chapitre 4 : De l'Antiquité au Moyen-Âge. »
Harry retint un soupir, lança un coup d'œil au Mangemort qui le regardait attentivement puis commença bien malgré lui sa lecture.
Le premier chapitre qu'il eut à lire traitait, comme son titre l'indiquait, de la magie dans l'Antiquité et du passage au Moyen-Âge. L'adolescent lut donc des choses que le Mangemort lui avait déjà dites auparavant, comme le fait qu'à cette époque-là, les sorciers étaient très intégrés dans les sociétés, et qu'ils avaient souvent proposés leurs services à des civilisations telles que l'Egypte Ancienne, où ils ensorcelaient les tombes et aidaient parfois à construire les pyramides. Il vit des dates comme 476 après Jésus Christ ; la chute de l'Empire Romain, l'invention du balai magique, la création de Poudlard…
Soudain plus intéressé, Harry lut attentivement les lignes qui suivaient :
« En 990 environ, Poudlard fut fondé par Godric Gryffondor, Rowena Serdaigle, Helga Poufsouffle et Salazar Serpentard afin de créer une école où les jeunes sorciers pourraient apprendre en toute sécurité. Car la méfiance des Moldus, au fil des siècles, était de plus en plus prononcée et se transformait lentement en haine. »
Puis, sans même s'en rendre compte, Harry arriva au chapitre cinq : « Le Moyen-Âge et le monde magique. »
L'adolescent, au fil de sa lecture apprit alors que durant cette longue période, les sorciers et sorcières furent persécutés par les Moldus qui avaient peur d'eux et dont leur religion leur dictaient qu'ils étaient ''impures''. Selon eux, la magie était une abomination et allait à l'encontre de la volonté de leur Dieu. Les chasses aux sorcières étaient donc très fréquentes durant le Moyen-Âge. Puis, au XIème siècle, l'Inquisition médiévale fut créée et fut chargée de lutter contre toutes hérésies, la magie étant bien évidemment incluse puisqu'elle était vue comme une forme de culte du diable. Les persécutions, les arrestations et les condamnations aux bûchers furent donc monnaie courante pour les sorciers et sorcières de cette époque qui décidèrent définitivement de se cacher aux yeux du monde Moldu.
Finalement, l'adolescent, sans même s'en apercevoir, arriva à la fin du chapitre. Il releva ensuite la tête et vit Alexandre assit sur le fauteuil vert de la chambre, lisant lui aussi un livre. Ses yeux étaient plissés et le mage noir semblait être concentré sur sa lecture. Harry, en profita alors pour l'observer discrètement. Comme n'importe quel Mangemort, il portait une robe noire, contrastant avec sa peau pâle, serrée à la taille par une ceinture de la même couleur et avait au pied des bottes de cuir marron. Ses cheveux châtains clairs étaient comme d'habitude légèrement en désordre et il portait toujours une barbe de quelques jours sur ses joues.
Vu ainsi, l'homme n'avait pas vraiment l'air d'un Mangemort. Il paraissait jeune, beaucoup plus que tous les autres et Harry ne lui donnait même pas trente ans. Sous ses airs détachés et tranquilles, l'adolescent se demandait quelle avait été sa motivation pour rejoindre le terrible mage noir. Sa peau pâle prouvait peut-être que c'était un Sang-Pur tout comme les Malfoy, même si elle n'était pas aussi blanche qu'eux, et il était plutôt puissant – Harry en avait fait les frais, il avait mal un peu partout à cause de lui… mais pourquoi avait-il rejoint Voldemort ? Parce qu'il détestait les Moldus ? Ce n'était en tout cas pas ce qu'il lui avait montré.
Durant ses cours en effet, le mage noir s'était simplement contenté d'en parler comme un sujet banal et non pas comme une peste noire sans nom… était-ce alors parce qu'il supportait la cause des Sang-Pur ? Lors du précédent cours, il avait effectivement parlé des motivations des Sang-Pur, la raison pour laquelle ils ne voulaient pas se mélanger avec les Moldus, et avait plutôt eu l'air renseigné sur le sujet.
« Ou est-ce parce qu'il est sans doute un peu fêlé ? » pensa soudain Harry tandis qu'il remarquait que le Mangemort le fixait attentivement, comme s'il était une créature tout à fait fascinante.
En effet, le mage noir, qui n'avait plus les yeux sur son livre, détaillait à présent le Survivant de son regard bleu profond, mettant presque mal à l'aise le Survivant.
« Heu… j'ai quelque chose sur le visage ? » tenta-t-il d'une voix gênée.
« Vous avez mauvaise mine. » répondit simplement le mage noir en faisant disparaître son livre et en se levant.
Le Survivant fronça alors les sourcils, surpris. Il voulut dire quelque chose, ses pensées s'embrouillèrent, et il se tut finalement en se contentant de fixer le mage noir. En fait, il ne savait même pas quoi répondre tant les paroles du Mangemort étaient… comment pouvait-il les qualifier d'ailleurs ? Le Survivant n'en avait aucune idée.
Alors il ne répondit rien. Après tout, c'était – un peu – de sa faute si il avait ''mauvaise mine''. Il avait très peu dormi suite à l'entrevue avec Voldemort, n'avait presque rien mangé de la journée tant son estomac était noué et n'avait pas arrêté de réfléchir sur sa misérable condition, sans parler du fait qu'il s'était levé avec des courbatures partout et des hématomes gros comme des poings sur son bras droit, son bassin et sa cuisse. Alors oui, il avait peut-être ''mauvaise mine'', mais à qui la faute ?
Soudain agacé, Harry croisa les bras et répondit vaguement aux questions que lui posa le Mangemort quant à sa lecture. Peut-être celui-ci avait-il vu clair dans le jeu du Survivant, peut-être était-il un peu simplet… en tout cas, il ne fit aucune remarque quant à l'attitude de l'adolescent, et après avoir posé une énième question sur le Moyen-Âge, changea de sujet.
« Nous allons aujourd'hui travailler sur l'étude des sorts. » dit-il tranquillement. « Vous devez savoir qu'il y a plusieurs catégories magiques, pouvez-vous me les citer ? » demanda-t-il ensuite au Survivant.
« La magie blanche et la magie noire. » répondit aussitôt celui-ci.
Le mage noir poussa alors un bref soupir et lâcha :
« Par Merlin, que vous ont-ils appris à Poudlard ? »
Le Survivant haussa les épaules d'un air désintéressé.
« La magie noire et la magie blanche ne sont en soit pas des catégories mais caractérisent les sortilèges que l'on lance de par leurs intentions. » expliqua le mage noir. « Comprenez-vous ? » demanda-t-il ensuite à l'adolescent.
Celui-ci fut tenté de répondre non mais se contenta de hocher la tête. Les propos du Mangemort ne l'avaient plus intéressé dès qu'il avait été question de magie noire. Cette magie était mauvaise, tout le monde le savait. C'était la première chose que l'on apprenait à Poudlard, lorsque l'on citait des noms de puissants sorciers qui avaient dégénérés, et ce n'était certainement pas une coïncidence si celle-ci avait été interdite par le Ministère de la Magie.
Et dire que le Mangemort lui avait fait apprendre un sortilège de magie noire... À cette pensée, l'adolescent grimaça.
« Dois-je vous rappeler que la magie noire n'est pas forcément mauvaise ? » lança alors Alexandre d'une voix presque agacée.
Harry, surpris que le mage noir eut suivi son raisonnement - il n'avait pourtant pas pensé tout haut, croisa les bras.
« Ce n'est pas ce qu'on m'a appris. » répondit l'adolescent d'un ton catégorique.
Le mage noir espérait-il lui faire changer d'avis ? Harry fut presque tenter de rire... mais étant donné que sa colère était plus forte, il n'en fit rien.
« Ce que l'on vous a appris est indéniablement faux. » contra le Mangemort.
« Facile à dire pour vous, vous êtes un mage noir ! » s'emporta le Survivant.
Après l'épisode du jour précédent, Harry avait décidé de se tenir tranquille et de ne simplement pas prendre en compte ce que l'on lui disait. Malheureusement, il était très difficile pour lui de garder son calme, surtout lorsque le mage noir insultait Poudlard. Indirectement, certes, mais il le faisait quand même, et cela ne plaisait pas du tout à l'adolescent.
Les deux sorciers se fixèrent alors en silence, les yeux émeraudes du garçon teintés de colères contre ceux, parfaitement neutres, de son interlocuteur.
Alors, Alexandre, après quelques secondes, reprit la parole et dit simplement d'une voix amusée :
« C'est vrai, vous avez raison. »
Surpris par sa réponse, Harry ne trouva rien à redire. Il avait raison ? Un Mangemort venait-il d'admettre qu'il avait eu tort ? Et… « Quoi ? » se dit l'adolescent, perdu. Il s'était énervé contre lui et lui avait - presque - manqué de respect, et c'était tout ce qu'il trouvait à dire ?...
Le Survivant lança un coup d'œil au mage noir, repensa à la façon dont il lui avait répondu puis le regarda à nouveau en se disant qu'il était définitivement lunatique.
Puis, sans plus de cérémonie, le mage noir continua son cours tandis que Harry se demandait ce qu'il venait de se passer…
Il écouta vaguement Alexandre expliquer qu'il y avait différentes catégories magiques telles que la magie de mouvement, la magie de disparition, de la métamorphose, de l'attaque et de la défense, des éléments ou encore de la divination et de l'esprit, répondit à deux ou trois questions pour la forme puis décrocha complétement.
Le mage noir continua alors de débiter son savoir à l'adolescent qui hochait parfois la tête d'un air intéressé et ne fit encore une fois aucune remarque sur son comportement, même si Harry se doutait qu'il avait remarqué son petit jeu.
Enfin, le cours se termina et le Mangemort quitta la chambre, laissant le sorcier seul avec lui-même.
Ne sachant pas quoi faire pour s'occuper, le Survivant reprit son carnet, alla s'asseoir à la fenêtre et entreprit de reprendre le résumé des jours qu'il passait au manoir tandis que dehors le ciel se remplissait de nuages gris.
« Jour 17, un Mangemort a admis avoir tort. Ou du moins, que j'avais raison. Je suspecte cet Alexandre d'être lunatique et légèrement fou, ce qui expliquerait qu'il ait rejoint les rangs de Voldemort. » écrivit-t-il sur son carnet d'un air amusé.
Cependant, alors qu'une pluie fine s'abattait soudain sur la colline, Harry perdit son sourire et réalisa amèrement que si rien de tout cela n'était arrivé, il serait dans le Poudlard Express avec ses amis et participerait bientôt au banquet de la rentrée.
Au 12 Grimmauld Place, la tempête était passée.
Désormais, la maison - en dépit des quelques cris et disputes de ses occupants, était relativement calme et profitait de son court moment de répit.
Car trois jours auparavant, le QG de L'Ordre du Phoenix avait en effet connu un événement tragique. Un soir, lorsque les quelques membres de la famille Weasley ainsi que Hermione dînait dans la cuisine, deux membres avaient transplané en trombe dans la rue, faisant un bruit à en réveiller un mort. Très vite, Molly s'était levée puis était allée accueillir les nouveaux arrivants. Et ce qu'elle vit ce jour-là l'effraya plus qu'elle ne l'était déjà.
Minerva McGonagall, ainsi que Dedalus Diggle avaient été attaqués par des Mangemorts.
Avant qu'ils ne soient transportés en urgence à l'hôpital Ste Mangouste, Dedalus avait rapidement expliqué la situation à Sirius et à Molly - qui tentait de renvoyer les ''enfants'' dans leurs chambres. À Great Hangleton, là où ils avaient été envoyés pour chercher Harry Potter, des Mangemorts sortis de nulle part les avaient attaqués. Au début, ils n'avaient été que trois face à eux et les membres de l'Ordre avaient su les combattre. Cependant, quelques minutes plus tard, deux autres mages noirs étaient apparus, brisant ainsi tout espoir de victoire.
Bien vite dépassés par la puissance des cinq Mangemorts, les membres de l'Ordre avaient été obligés de fuir en transplanant directement ici. Cependant, dans leur hâte, Hestia Jones n'avait pas pu les suivre et s'était faite capturée par les mages noirs.
« Contactez Dumbledore.» avait ordonné la vieille sorcière, encore essoufflée. « Miss Jones devrait avoir un portauloin sur elle qui la transporterait à Poudlard. »
Cependant, la jeune femme n'était pas à Poudlard. Ce n'est que deux jours plus tard, lors d'une réunion de l'Ordre, que la nouvelle macabre avait été annoncée : Hestia Jones était morte.
« En êtes-vous sûr ? » avait demandé Sturgis, accablé.
« Hélas, oui. » avait répondu le directeur de Poudlard d'une voix où perçait sa tristesse.
Cependant, derrière cette nouvelle affligeante s'en trouvait une autre : Harry Potter avait été retrouvé. Ou du moins, grâce à la lettre de Severus que Dumbledore avait reçu dans la journée, le vieux sorcier savait désormais où il était.
« Est-ce qu'il va bien ? » l'avait immédiatement interrogée Molly Weasley.
Malheureusement, l'état de santé du Survivant n'avait été que vaguement précisé dans la lettre. Selon l'espion, il se portait plutôt bien.
« Il faut organiser une attaque et aller le chercher. » avait déclaré Sirius.
« Nous devons attendre que Dedalus et Minerva soient rétablis. » avait répondu le directeur de Poudlard d'une voix sombre. « Cela prendra quatre ou cinq jours, tout au plus. Afin de sauver Harry, nous devons faire preuve d'intelligence et de patience. »
Evidemment, la moitié de l'assemblée n'avait pas été très d'accord avec les propos du sorcier. Cependant, en prenant en compte la mort de Hestia, la convalescence de Dedalus et Minerva et le fait que Maugrey et Mondingus se trouvaient à l'étranger, il avait bien fallu admettre que l'Ordre était en sous nombre.
« Selon la lettre de Severus, la vie de Harry n'est pas menacée. Nous avons donc un peu de répit. » avait annoncé Dumbledore.
Ainsi, le jour de la rentrée, tandis que les enfants se préparaient pour aller à la gare, Minerva et Dedalus étaient presque rétablis et l'Ordre avait un plan d'attaque.
« Tu n'aurais pas vu mon grimoire de sortilèges ? » demanda soudain Ron à la jeune sorcière, la faisant sortir de ses pensées.
Dans le fouillis qu'était devenue la chambre du rouquin, il était en effet difficile de trouver quoi que ce soit.
« Non. » répondit Hermione en soupirant. « Si tu avais fait tes valises hier soir, tu n'en serais pas là. » ajouta-t-elle en s'asseyant sur le lit.
Ron, qui chercha derrière le bureau puis dans le grand coffre en bois rempli de babioles en tout genre, dit alors :
« Mais je suis bête ! »
Il sortit sa baguette sous le regard consterné de la sorcière puis prononça :
« Accio grimoire de sortilèges ! »
Aussitôt, un grondement se fit entendre et le vieux plancher de la chambre fut éventré par le livre qui partit immédiatement en direction du rouquin et le percuta de plein fouet, tandis que la sorcière roulait des yeux.
« FRED ! » hurla Ron lorsqu'il se releva, légèrement sonné.
Avant que les deux jumeaux ne viennent dans la chambre, Hermione soupira une nouvelle fois puis sortit un livre de son sac.
« Tu m'as appelé frangin ? » demanda le dit Fred en entrant dans la pièce.
« Non, c'est moi qu'il a appelé. » dit l'autre Fred d'une voix catégorique.
« C'est reparti… » pensa la sorcière en grimaçant.
Les jumeaux se dirigèrent ensuite vers leur jeune frère et se mirent à rire.
« Eh bien quoi ? J'ai quelque chose sur le visage ? » s'enquit Ron d'un ton furieux.
« C'est peu dire. » répondit George.
« Une marque bien rouge. » précisa Fred.
« Vous l'avez fait exprès ! » s'exclama le plus jeune après avoir rangé son grimoire dans sa malle.
Les jumeaux se regardèrent alors, outrés, et levèrent en même temps leurs paumes de leurs mains devant eux d'un air innocent.
« Je n'aurais jamais eu l'idée de blesser mon jeune frère. » dit Fred.
« Moi si, mais pas de cette façon. » ajouta George.
Ron, dont la joue avait été marqué par le livre, serra alors les poings et s'apprêta à répliquer quand la voix de Molly Weasley se fit entendre dans toute la maison :
« Départ dans cinq minutes ! »
« Oh par Merlin ! » s'exclama Ron en entassant à nouveau des tonnes de choses dans sa malle d'un air paniqué tandis que ses frères riaient et que la sorcière, toujours assise sur le lit, regardait en grimaçant le trou dans le sol.
Les jumeaux quittèrent ensuite la chambre et Hermione lâcha un soupir de soulagement.
« Pourquoi prendre le train puisqu'on pourrait aller à Poudlard par cheminette ? » demanda le rouquin après avoir enfin refermé sa grosse valise. « C'est stupide ! »
« C'est un passage à utiliser seulement en urgence. » lui rappela la sorcière. « Tu as bien entendu ce que Dumbledore a dit. » ajouta-t-elle en rangeant son livre.
Lors de la soirée où le professeur McGonagall et Dedalus Diggle étaient revenus, le directeur avait en effet créé un passage entre la cheminée de la cuisine et celle de son bureau, à Poudlard. Il avait précisé qu'elle n'était à utiliser qu'en cas d'urgence et serait un moyen de le prévenir de tout problème éventuel, à défaut de faire à chaque fois appel à un elfe de maison pour qu'il transplane à Poudlard et prévienne le vieux sorcier. En temps normal bien sûr, personne à part les elfes et le directeur ne pouvaient transplaner à Poudlard et aucune cheminée ne permettait d'entrer ou de sortir du château.
« Mais si on rate le train, c'est un peu considéré comme un gros problème non ? » lâcha le rouquin tandis que la sorcière roulait une nouvelle fois des yeux d'un air presque amusé.
Puis, Ron mit un peu d'ordre dans la chambre de sa baguette et le silence se fit. Dans la maison, la voix de Ginny qui appelait les jumeaux résonna et on entendit Pattenrond gratter à la porte de la chambre. Cependant, ignoré par les deux adolescent, il miaula d'un air outré et s'en alla. Car chacun des deux, à présent plongés dans leur pensées n'était d'humeur à jouer avec le chat.
« Finalement, il n'assistera pas à la rentrée. » lâcha soudain Ron en regardant la sorcière.
Celle-ci ferma brièvement les yeux et répondit simplement :
« Tant qu'il revient en bonne santé, ce n'est pas grave. »
Un petit silence se fit à nouveau et les deux adolescents se regardèrent tristement.
« On lui gardera des sucreries. » lança cependant le rouquin en souriant.
Hermione, qui était tout comme son ami très perturbé par l'enlèvement de Harry, se permit alors de sourire également.
Sirius les informait régulièrement de ce qui se disait dans les réunions de l'Ordre – car Molly Weasley les trouvait trop jeune pour y participer – et les avait en effet prévenu que Harry serait bientôt sauvé. L'Ordre du Phoenix, qui s'était légèrement agrandi depuis quelques jours avec l'arrivée de deux nouveaux membres, passerait bientôt à l'attaque. Du moins selon Sirius.
« Je lui prendrai les cours. » ajouta alors la sorcière, faisant soupirer son ami.
Puis, un craquement se fit entendre. Quelqu'un venait de transplaner dans la rue Grimmauld.
« Qui est-ce ? » demanda Ron en voyant la sorcière se diriger vers la fenêtre.
Celle-ci, après avoir identifié les nouveaux arrivants, haleta de terreur.
« C'est Dumbledore ? » s'enquit le rouquin en allant lui aussi voir.
Soudain, Hermione, après avoir vu un éclair noir filer en direction de la fenêtre, hurla en se levant brusquement :
« RON COUCHES-TOI ! »
Sans même qu'il n'y comprenne quoi que ce soit, le rouquin ainsi que la jeune sorcière furent envoyés à l'autre bout de la chambre tandis que la fenêtre puis le mur tout entier explosait et qu'un fracas monstrueux se faisait entendre.
Que venait-il de se passer ? Pourquoi... comment était-ce possible ?...
Une fumée noire se dispersa alors dans la chambre et les adolescents, hébétés et les oreilles sifflantes, se relevèrent tant bien que mal tandis que la sorcière agrippait le bras de Ron.
« Ne respire pas ça ! » lui siffla-t-elle difficilement tandis qu'il se dirigeait vers la porte.
Ils passèrent au-dessus du lit à moitié brisés en deux, soufflé par l'explosion, évitèrent des débris de verres et quittèrent la chambre en toussant.
« Dépêchez-vous ! » leur ordonna Fred tandis qu'il refermait la porte sur eux et que son expression d'habitude amusée et maligne avait fait place à un air alarmé. « Allez à la cuisine ! »
« Que se passe-t-il ?! » s'exclama Ron tandis que Hermione le tirait pour descendre les escaliers.
Celle-ci, qui failli rater une marche tant elle descendait vite lâcha à l'intention de son ami d'une voix terrifiée :
« Des Mangemorts ! »
« LES ENFANTS ! » hurla Molly Weasley dans toute la maison, faisant grimacer les deux adolescents tant sa voix était forte. « DESCENDEZ, VITE ! »
« Co… Comment… » balbutia le rouquin à la sorcière.
« MAMAN ! » cria Ginny en haut des escaliers.
Une fois que les deux adolescents furent en bas, Molly les traîna pratiquement jusqu'à la cuisine et leur ordonna rapidement :
« Utilisez la cheminée, direction bureau de Dumbledore, Poudlard. »
« Mais... Ginny, Fred et-… » tenta Ron, perdu.
« FAITES CE QUE JE VOUS DIS ! » le coupa-t-elle brusquement, faisant frémir les deux adolescents.
Puis, sans plus de cérémonie, elle repartit en trombe de la cuisine et laissa son fils et Hermione seuls et encore sonnés par ce qu'il venait de se passer.
« V-viens. » lança ensuite Ron en agrippant la main de son amie.
Ils contournèrent rapidement la table, le souffle court, légèrement tremblants et tandis qu'un autre bruit d'explosion se faisait entendre et que le plafond de la cuisine grondait dangereusement, puis arrivèrent devant la cheminée.
« GINNY ! » hurla quelque part dans la maison Mrs Weasley.
« Nous… nous devrions attendre… » bredouilla Hermione en regardant le rouquin.
Cependant, à peine disait-elle cela que Ginny, qui portait une sorte de grosse boule orange dans ses bras suivie de Fred et de George, surgit dans la cuisine et courut vers eux.
« Je… il était dans le couloir… » dit-elle en donnant la boule de poils à Hermione, qui était en fait son chat Pattenrond.
« Merci… » murmura la sorcière en serrant fort son chat dans ses bras qui miaula d'une voix étranglée.
« Ginny, tu commences. » annonça George en prenant un peu de poudre de cheminette dans ses mains et en la versant dans celles de sa petite sœur. « Ensuite Hermione, Ron, Fred et moi. » ajouta-t-il d'une voix pressée.
« Nous pourrions les aider… » tenta Ron d'une petite voix.
« Que veux-tu qu'on fasse ?! Sirius est là, Tonks et le professeur Lupin aussi ! » s'exclama Geroge, du sang coulant de sa joue et ses cheveux roux étant couverts de poussière. « Il faut qu'on aille prévenir Dumbledore ! » cria-t-il presque en poussant sa sœur vers la cheminée.
Ginny, dont les yeux étaient légèrement humides, lança alors la poudre dans la cheminé et prononça après être rentrée dedans :
« Bureau de Dumbledore, Poudlard ! »
Aussitôt, des flammes vertes l'enveloppèrent et elle disparue.
Hermione qui tenait toujours son chat s'avança alors, prit un peu de poudre dans le pot que lui tendait l'un des jumeaux et disparue à son tour.
En arrivant, elle trébucha et atterrit à genoux sur le sol en pierre de la pièce tandis que devant elle, son chat fuyait en feulant et Ginny criait dans tous les sens :
« Professeur, Professeur Dumbledore ! »
Derrière Hermione, Ron apparu lui aussi dans le bureau tandis que le vieux sorcier, qui sortit comme de nulle part, s'avançait rapidement vers eux et demandait :
« Que se passe-t-il mes enfants ? »
« On… on a été… » tenta de répondre Ginny. « Ils... »
« Des Mangemorts... » lâcha Ron après s'être relevé et avoir aidé son amie.
Fred apparu à son tour dans le bureau et le vieux sorcier, qui prit aussitôt une expression sombre, leur dit alors rapidement :
« Allez à l'infirmerie, madame Pomfresh vous soignera. »
Puis, sans plus de cérémonie, il disparut dans un craquement sourd et George sortit de la cheminée.
« Tout le monde est là ? » demanda-t-il alors, à bout de souffle.
« Oui. On... on doit descendre à l'infirmerie. » l'informa son frère jumeau en prenant la main de sa sœur.
George hocha alors la tête et intima d'un geste Hermione et Ron de les suivre.
Sous les petits reniflements de Ginny, ils descendirent les escaliers qui menaient au bureau du directeur et quittèrent la tour pour arriver dans les couloirs du château. La marche se fit en silence, tandis que leurs pas résonnaient dans les couloirs vides. Afin d'atteindre l'infirmerie, ils passèrent à côté de la cour, se dirigèrent vers le hall principal, empruntèrent les escaliers de marbres pour monter au troisième étage et arrivèrent enfin devant les grandes portes, tandis que Hermione sortait lentement de sa torpeur.
« Madame Pomfresh ? » lança immédiatement Fred en arrivant dans la grande pièce lumineuse et pleine de lits alignés.
La concernée, qui était dans une petite réserve adjacente, sortit alors et s'exclama :
« Que faites-vous ici ?! »
D'un pas rapide, elle s'avança vers les cinq adolescents puis leur montra d'un geste d'aller s'asseoir sur les lits tandis que Hermione était plongée dans ses pensées.
« Dumbledore nous envoie... » expliqua Ron. « Nous… nous avons été attaqués par des Mangemorts. » ajouta-t-il, faisant haleter de surprise l'infirmière.
D'un air sombre, elle agita sa baguette en direction des adolescents afin d'avoir un aperçu de leurs blessures puis alla chercher le nécessaire pour les soigner tandis que Hermione, qui ne disait toujours rien, réfléchissait à ce qu'il venait de se passer. « Comment ont-ils trouvés la maison ? » se dit-elle alors que l'infirmière revenait et leur donnait à chacun une petite potion calmante. « Elle était pourtant placée sous le sortilège de Fidélitas… »
« Tu crois que maman va bien ? Et le professeur Lupin, Sirius… » lança Ron aux jumeaux d'une voix inquiète.
« Alors, comment-ils font fait pour… » pensa Hermione.
« Bien sûr, tu connais maman. » le rassura Fred.
« Et puis, Dumbledore est avec eux. » ajouta George tandis que l'infirmière lui mettait de la pommade sur sa joue blessée.
« Ont-ils trouvés un moyen de contourner le sort ?... » se dit la jeune sorcière en buvant distraitement la potion qu'elle tenait dans les mains.
Soudain, sans même qu'elle ne le voit arriver, Ron s'assis à côté d'elle et lui demanda, inquiet :
« Tu vas bien ? »
Celle-ci, qui regarda d'abord son ami d'un air perdu, sortit ensuite de ses pensées et répondit simplement :
« Oui je... je vais bien. »
Elle détailla alors son ami qui avait de la poussière dans les cheveux et sur ses vêtements puis regarda Ginny, qui fixait silencieusement le sol et qui était toute décoiffée, Fred dont le pantalon était déchiré aux genoux et laissait voir une coupure et George, qui grimaçait tandis que l'infirmière le soignait.
Puis, Hermione réalisa alors que son bras droit lui faisait mal et remarqua qu'elle avait du sang sur sa manche.
« Tu as une idée de comment ils ont pu trouver la planque de l'Ordre ? » demanda le rouquin, qui savait que la sorcière réfléchissait sur le sujet.
Celle-ci secoua faiblement la tête. Elle ne le savait pas et cela lui faisait peur. Car c'était bien la fenêtre de la chambre que l'un des Mangemort avait visé. Il avait donc été capable de voir la maison, ce qui était normalement impossible sous le sortilège du Fidélitas.
De plus, la sorcière avait juré avoir vu au moins cinq mage noir dans la rue Grimmauld, ce qui était catastrophique. Les adultes là bas s'en tireraient-ils vivants ? Dumbledore allait-il pouvoir y faire quelque chose ?
« Au moins, on est à Poudlard... » tenta Ron.
La sorcière, les lèvres pincées ne répondit cependant rien et se contenta de faire un maigre sourire à son ami.
Au moins, ils étaient à Poudlard…
Hop, un énième chapitre de bouclé !
J'ai pris un risque énorme concernant l'attaque du QG de l'Ordre, j'en suis consciente mais selon moi c'était nécessaire car sinon la suite aurait été un peu bancale (à mes yeux du moins). Bien sûr, tout sera expliqué dans les prochains chapitres... pour fixer un peu les choses j'ai totalement inventé la manière dont les Mangemorts s'y sont prit pour trouver la maison et j'espère que j'arriverais à vous convaincre que c'est possible.
Concernant le rêve de Harry, je le redis encore une fois : ça n'aura aucune répercussion sur la suite. Et d'ailleurs Harry en se réveillant avait déjà oublié son rêve. Pour ce qui est de la dame Peverell (inventée par mes soins), j'ai pensé que ça serait pas mal de mettre en jeu une ancêtre de Harry... et puis étant donné que les Peverell ont été étroitement liés avec la Mort (cf les Reliques de la Mort), je me suis dit que ça serait sympa de reprendre l'idée.
Sur ce je vous fais de gros bisous à tous et je vous dis à mercredi ! (et si vous avez le temps, mettez une petite review ça fait toujours plaisir !)
À bientôt ! Et Joyeux Halloween ;)
