Bonjour/Bonsoir tout le monde. Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de mon papa (oui, je raconte ma vie XD), mais cela aurait aussi dû être le 74ème d'Alan Rickman (/*). Du coup, avec un jour d'avance, je poste la suite.
La semaine prochaine, je ne suis pas certaine de pouvoir mettre deux chapitres. Ma courgette fait un travail monstrueux de correction pour moi et surtout pour vous, d'où le rythme soutenu depuis quelques temps. Cependant, et bien, c'est les vacances… Et je serais peut-être un chouillat moins disponible sur cette période. Donc, soyez en sûr, vous aurez un chapitre au moins par semaine, mais pas forcément deux.
Chapitre 15, en tout cas, déjà ! Ca avance, ca avance ! Pas toujours très gaiement, mais ça avance ^^'
Merci ma courgette pour la correction ^^
Et pour finir, avant le début de l'histoire, tout appartient à J.K Rowling bien sûr. Je ne fait que laisser libre cours à mon imagination avec un univers qui est à elle. ^^
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Chapitre 15 : Révélations et promesses
Severus dormit un peu plus paisiblement cette nuit-là. Peut-être parce qu'il était dans un environnement plaisant, ou alors parce que le lit était très confortable. A moins que cela ne soit le fait d'avoir la femme qu'il aimait dans ses bras. C'était même très probablement ça. Pour autant, cela ne l'empêcha pas de se réveiller en sursaut suite à un cauchemar, se prenant ainsi quelque chose de dur dans la tête. Sa complainte douloureuse fut accompagnée par celle d'une autre personne. Une fois ses yeux grands ouverts, il comprit que ce qu'il avait percuté en se redressant sur le lit était tout simplement la tête de sa préfète. Cette dernière se frottait le front énergiquement :
- Par la barbe de merlin, Severus, tu as la tête dure !
- Je suis vraiment désolé ! Je ne m'attendais pas à trouver un obstacle...
Le jeune homme s'assit plus convenablement et s'approcha d'Hermione pour vérifier qu'elle allait bien. Cette dernière regarda son partenaire, cherchant à savoir si la réciproque était vraie :
- Ça va aller ? Demanda-t-il inquiet.
- Oui ça va aller ! Tu ne m'as pas fracassé le crâne ne t'inquiète pas. Et toi ça va ?
- Je suppose que je devrais m'en remettre. J'aurais éventuellement une bosse, mais rien de plus. Dit-il en souriant amusé.
- Je voulais parler de ton cauchemar ! Tu m'as fait peur tu sais ! Tu gesticulais dans tous les sens. Tu as rêvé de... De Voldemort ?
Severus perdit son sourire et rougit en regardant sa lionne, peu fier de son mauvais rêve. Il se passa la main dans les cheveux pour les remettre en arrière et finit par dire, gêné :
- Non, pas vraiment cette fois. Il est vrai que ça m'arrive souvent cela dit, mais... Mais pas aujourd'hui. Ne t'inquiète pas.
- Bien sûr que je m'inquiète Severus. Tu ne t'es pas vu en train de bouger dans tous les sens pendant que tu dormais. Alors, de quoi as-tu rêvé ?
- Rien, je t'assure. Juste un cauchemar nul, quelques chose qui n'avait ni queue ni tête en fait. Répondit-il en soupirant.
- Vraiment ? C'est à dire ?
- Oui vraiment. Et, c'est à dire que c'était un rêve étrange, c'est tout ! Finit par s'agacer légèrement Severus.
L'espion finit par se rallonger, comme si de rien était, évitant de regarder sa compagne. Hermione, clairement intriguée, pencha sa tête sur le côté avant de sourire au jeune homme et de dire d'une voix mielleuse :
- Allez, raconte-moi s'il te plaît !
- Non !
- S'il te plaît !
- Non !
- Aller !
- J'ai dit non !
Severus se tourna de côté, dos à sa préfète, dans une vaine tentative de la faire taire :
- Et, contre un bisou ? Minauda-t-elle, clairement amusée par le comportement de la tête de mule allongée près d'elle.
- J'en aurais un, même si je ne te le dis pas !
- Et, contre un câlin ?
Cette fois il ne répondit pas tout de suite, réfléchissant à la question. Il ne put retenir un sourire, qu'il camoufla en restant dans sa position. Il finit par toussoter, se rendant compte qu'il commençait à abdiquer, puis grogna alors en essayant de reprendre un ton plus menaçant :
- Serait-ce du chantage Miss Granger ?
- Oui, complétement, professeur !
Hermione s'était rapprochée et lui caressait maintenant le bras délicatement. Severus soupira et secoua la tête :
- Vous êtes pire qu'une Serpentard !
- C'est sûrement pour cette raison que vous m'aimez !
Severus se remit sur le dos afin de répondre en regardant sa préfète, mais cette dernière l'embrassa tendrement. Elle le regarda ensuite dans les yeux et lui dit doucement mais sérieusement :
- Tu m'as vraiment fait peur ! Alors si tu ne veux rien me dire d'accord. Mais sache quand-même que tu pourras le faire si un jour tu le souhaites.
Devant les iris ambrés qui le fixaient avec tendresse et amour, il ne put faire autrement que d'abdiquer totalement, sans même le regretter. Alors, en murmurant presque, Severus expliqua finalement son cauchemar, sans fioritures :
- C'était vraiment un mauvais rêve stupide... J'étais à Poudlard et... Et j'ai pris tout le monde en otage ! Les aurors sont alors intervenus pour que je libère mes victimes, mais je leur disais qu'en échange de la vie des prisonniers, ils devaient faire sortir Grindelwald d'Azkaban. Pendant qu'ils cherchaient une solution pour le faire sortir, moi et un groupe de type que je ne connais même pas, on cherchait désespérément à ouvrir une pièce dans l'aile ouest du troisième étage. Je leur hurlais dessus, je voulais absolument ce qu'il y avait dedans, mais je ne sais pas ce que c'était. Puis d'un coup, certains de mes hommes se sont fait agresser, donc j'ai cherché à comprendre ce qui n'allait pas. Puis là, d'un coup, je me suis retrouvé en haut de la tour d'astronomie, et vas comprendre pourquoi, un type en marcel déchiré et sale m'a traité de sale allemand avant de me pousser dans le vide ! C'était une chute vraiment horrible...
Quand il eut fini son récit, Hermione tenta clairement de réprimer un éclat de rire. Le jeune homme, légèrement vexé, lui dit alors en soupirant :
- Je te raconte que j'ai eu l'impression de tomber du haut de la tour d'astronomie, et toi tu rigoles !
- Techniquement je n'ai pas ri ! S'exclama Hermione qui ricana finalement. Je suis vraiment désolée Severus, mais c'est juste... Tellement hollywoodien comme scénario ! Franchement, ça ferait une histoire génial pour un film d'action.
Severus se tourna de nouveau dos à sa préfète qui se colla rapidement contre lui, ricanant un peu moins :
- Oh, aller, ne boude pas ! Je t'assure que j'empêcherais toute personne habillée en marcel de t'approcher quand tu seras en hauteur !
Grognant comme seule réponse, il fallait bien avouer que le jeune Rogue était lui-même de plus en plus apte à rire de ce rêve étrange. Mais jamais il ne l'avouerait bien entendu ! Il se contenta de rester dans la même position, sans regarder sa lionne qui essayait de le forcer à se remettre sur le dos. Une fois qu'elle eut réussi son entreprise, elle se mit à cheval sur lui. Severus se tendit légèrement en la sentant nue, assise sur lui, tout aussi dévêtu qu'elle :
- Hermione, qu'est-ce que tu fais ?
- Eh bien, je respecte ma part du marché.
Elle avait dit cela en souriant amusée et avant même que Severus ne puisse réagir, ils recommencèrent la même activité qu'avant leur endormissement, la sang et or prenant cette fois les devants.
Quand le matin arriva, bien trop rapidement au goût des tourtereaux, ils comprirent qu'il était temps de se séparer. Cependant, avant qu'ils ne sortent de leur sanctuaire, Severus prit Hermione dans ses bras et l'embrassa tendrement avant de lui caresser la joue :
- Mon Amortentia, je... Enfin je...
- Je sais. Je t'aime aussi mon Félicis ! Fini-t-elle par dire en souriant et en l'embrassant à son tour.
- Non, je... Enfin si, mais... C'est bien plus que ça en fait. Ce que je veux dire c'est...
L'espion soupira alors, comme agacé par lui-même. La sang et or le regarda intriguée avant qu'il ne reprenne doucement, tout en posant son front contre celui sa partenaire :
- Je vais de nouveau devoir jouer au sale con quand on passera cette porte... Mais je suis fou de toi tu m'entends... N'en doute jamais, quoi qu'il advienne !
- Je ne douterais jamais, murmura-t-elle alors en passant ses bras derrière la nuque de Severus. Mais, fais-en de même et ne sois plus jaloux.
- Je ferais de mon mieux pour ça.
Après un dernier baiser presque fougueux, ils se séparèrent discrètement avant que le château ne s'éveille, le professeur Rogue se dirigeant vers son bureau pendant que sa préfète allait dans son dortoir.
Avoir passé le pas fût finalement plus facile à accepter par le jeune professeur qu'il ne l'avait pensé. Il ne s'en voulait pas du tout, parce qu'il était sûr de ses sentiments envers Hermione et qu'il les acceptait, tout simplement. Le garçon sans cœur qu'il était persuadé d'être depuis des années, plus encore s'il comptait ses souvenirs oubliés, était maintenant derrière lui.
La véritable difficulté résidait dans le fait que dès les premières heures de la journée, il dut recommencer à éviter son Amortentia. Leur routine reprit donc forme et la terreur des cachots reprit, quant à lui, ses habitudes de bâtard crasseux. Non pas que cela le dérangeait, il le devait après tout. Ainsi, les jours, les semaines et les mois se succédèrent sans incidents notables. Et c'est cela, qui finit par réellement embêter et inquiéter Rogue : le calme avant la tempête...
Hélas, le vieille adage eut raison ! Le jeune Malfoy semblait de plus en plus désespéré et attirait, de ce fait, les foudres d'un Potter de plus en plus virulent à l'encontre de son ennemi. Si bien que ce qui devait arriver arriva. Après une longue après-midi à encore corriger des copies, en un samedi plutôt orageux, Severus eut la désagréable surprise de voir apparaître dans son bureau Mimi Geignarde. Cette pauvre fantôme, dépréciée par la quasi-totalité de Poudlard, avait toujours été de bonne compagnie pour le jeune, solitaire et triste Severus Rogue. Ce ne fut donc pas la présence soudaine de la pleurnicheuse, moquée de tous, qui gêna le professeur. Ce fut, en revanche, son hurlement perçant :
- ILS S'ENTRETUENT ! HARRY ET DRAGO S'ENTRETUENT DANS MES TOILETTES !
Sans plus attendre, Severus se leva et courut le plus vite possible jusqu'aux toilettes des filles du deuxième étage. Arrivant proche de la destination, il constata une inondation dans les couloirs. Sans ralentir, il arriva auprès de ses élèves, juste à temps pour voir le jeune Potter à genoux au-dessus du corps ensanglanté de Malfoy. Il n'eut besoin que de quelques secondes pour reconnaître le sortilège qu'avait employé le survivant. Son propre sortilège, le maléfice du prince de sang mêlé, à n'employer que contre ses ennemis, il l'avait noté lui-même entre parenthèse. C'était donc Potter... C'était lui qui avait récupéré son livre de cours ! Lui qu'Hermione avait promis de garder à l'œil, il y avait plusieurs mois de ça, sans grand succès visiblement.
Severus ne s'entendit même pas aboyer sur Harry. Il se mit à son tour auprès du blondinet qui perdait de plus en plus de sang. Heureusement, il avait pris le temps d'inventer le contre sort ! Ainsi, dans une litanie maîtrisée, il répéta autant de "Vulnera Sanentur" que nécessaire, pendant que le Gryffondor courut chercher de l'aide.
Si mimi était arrivée une minute plus tard, même le prince de sang mêlé n'aurait rien pu faire. Quand Malfoy fût enfin hors de danger, Pomfresh l'amena rapidement jusqu'à l'infirmerie. Une fois seul avec Potter, Severus le regarda d'un air mauvais. Ce cornichon avait peut-être les yeux de Lily, mais il était finalement tout aussi stupide et impulsif que son crétin de père :
- Apportez-moi votre livre de potion dans mon bureau ! IMMEDIATEMENT POTTER !
Après avoir hurlé les dernière instructions, il se dirigea lui-même dans cette pièce. Il s'assit dans son fauteuil, se pinçant l'arête du nez. Il en voulait à Hermione pour sa négligence et se souvient soudainement qu'il n'avait pas fait mieux. Comment Potter avait-il pu tomber sur ce livre, vieux de vingt ans ? Qu'était-il arrivé dans l'esprit de son ancien lui pour avoir laissé un cornichon mettre la main sur son précieux bouquin ! Il avait clairement été irréfléchi, du haut de ses 37 balais volants, pour laisser traîner un ouvrage aussi dangereux dans une école.
Quand Potter arriva enfin, bien trop longtemps après l'ordre de son professeur, Severus sut qu'il ne récupèrerait pas son vieux livre de cours aujourd'hui. Cependant, il ne pouvait pas expliquer à son élève qu'il connaissait la vérité sur l'ouvrage de potion, sans mettre son pseudonyme sur la table. S'il faisait cela, Hermione ne mettrait pas longtemps à refaire le lien entre lui et Irma Pince... Potter avait visiblement échangé son livre avec celui du rouquin au vue du nom inscrit dedans... Cependant, il n'était pas écrit "Ronald Weasley", mais "Roonil Wazlib", Severus n'avait donc pas de preuve suffisamment forte sur l'échange standard. Oh, bien sûr il fallait être stupide pour ne pas faire le lien, mais Albus allait forcement protéger le fils de Lily des griffes du terrible professeur Rogue. Il détestait son père de cœur dans ces moment-là, quand bien même Severus savait qu'au même titre que lui, Dumbledore devait jouer son rôle jusqu'au bout.
Après avoir mis une retenue à Potter, qui ne se terminerait qu'à la fin de l'année, il resta dans son fauteuil. Il prit ensuite sa pièce et voulut donner un rendez-vous à Hermione pour le soir même, afin de pouvoir discuter. Cependant, il n'en eut pas le temps, son bureau s'ouvrant sur cette dernière moins de cinq minutes après la sortie de Harry. La préfète ferma bien la porte et se dirigea vers Severus en courant presque :
- Severus, je suis tellement désolée pour Drago ! J'avais prévenu Harry pourtant, mais il n'en a fait qu'à sa tête, je...
- Calmez-vous Granger, rugit presque le serpent, et asseyez-vous !
Choquée mais au clair avec la situation, la lionne s'assit face à son professeur. Il se pencha sur son bureau, y posa ses coudes avant de mettre son visage dans ses mains, fatigué :
- Potter doit se débarrasser du livre, aujourd'hui ! Je me moque de savoir comment, mais il ne doit plus jamais avoir accès à ce maudit bouquin !
- Je sais professeur... Je vais faire ce qu'il faut pour...
Hermione regardait ses chaussures, comme si elles étaient devenues terriblement passionnantes. Elle n'en menait pas large et Severus soupira, las :
- Ne fais pas cette tête bon sang !
La lionne resta terriblement silencieuse et figée, ne sachant visiblement pas comment elle devait se comporter face au directeur des Serpentard. Ce dernier releva les yeux vers elle et dit plus calmement, même si toujours sur les nerfs :
- Je n'aurais pas dû crier. Mais toi et tes amis, vous avez le don pour vous foutre dans des situations pas possible... Par Salazar Hermione ! Pourquoi quand il y a un problème dans ce château, il faut forcement que cela soit avec vous trois ?
- On se pose la même question quasiment chaque jour... Marmonna-t-elle en guise de réponse.
- J'aimerais que tu fasses plus attention à toi. La guerre approche, tu ne vas pas pouvoir continuer à te mettre en danger de la sorte !
- Je suis l'amie de Harry, je suis amoureuse d'un espion et je suis... Eh bien, je suis moi, tout simplement ! Comment veux-tu que je sois en sécurité lorsque la guerre éclatera ?
- Débrouille-toi ! C'est toi qui à réponse à tout après tout !
Severus soupira de nouveau et s'adossa dans son fauteuil, regardant maintenant Hermione dans les yeux. Après un instant, il tendit la main vers elle et lui fit signe de s'approcher. Elle s'exécuta sans dire mot. Une fois qu'elle fût à côté de lui, il lui prit la main :
- Ecoutes moi bien Hermione, les temps sont graves ! Si même "l'élu" en vient à se battre dans l'enceinte de l'école, alors la tempête va bientôt débuter. Tout le monde est tendu et nous sommes en équilibre précaire sur la lame d'un rasoir. Alors quoi qu'il en soit, et même si nous sommes en danger perpétuel, je te demande de faire attention. Promet le moi s'il te plaît !
- Oui, répondit la jeune femme en serrant la main de son partenaire, je ferais le plus attention possible.
- Bien ! Maintenant dépêche-toi d'aller récupérer le livre à "ton Potter" !
Ne dissimulant pas l'agacement à l'annonciation du nom du meilleur ami de sa préfète, il lâcha la main de cette dernière. Il s'avachit ensuite dans son fauteuil, fatigué, puis ferma les yeux. Profitant de son inattention, la jeune femme lui vola un baiser très rapide avant de sortir du bureau. Le directeur des Serpentard la regarda s'en aller sans rien dire, posant délicatement son index et son majeur gauche sur ses lèvres. Elle allait le mener à sa perte. Mais pour l'heure, elle allait devoir s'occuper du livre, pendant que lui s'occuperait du directeur qui n'allait sûrement plus tarder à venir le voir.
Et ceci fût en effet le cas. Enfin, ce fût Fumseck, le phénix d'Albus qui apporta à Severus une invitation à le rejoindre dans le bureau directorial. Façon de parler bien sûr, car il s'agissait bien entendu d'un ordre, ni plus ni moins.
Une fois sur place, le professeur Rogue s'assit devant le bureau de son mentor sans attendre. Il était toujours aussi fatigué qu'après le départ d'Hermione un quart d'heure plus tôt. Albus regarda son fils et prit la parole doucement :
- Le jeune Malfoy va s'en sortir avec quelques cicatrices très fines. Tu es intervenu rapidement et tu as eu les bons réflexes mon garçon.
- Les bons réflexes ? Albus, tu sais aussi bien que moi que le "bon réflexe" aurait été de ne pas inventer ce sort ! Ne fais pas comme si tu ignorais qui l'a créé.
- Je sais que tu l'as inventé à l'époque, mais plus par dépit que par réel envie de blesser.
- Tu n'en sais rien.
- Tu devrais cesser de te croire plus mauvais que tu ne l'es. Après tout, si tu avais eu l'intention de tuer par ce sort, tu n'aurais pas pris la peine de créer le contre sortilège.
- Peut-être que j'avais tout simplement peur qu'on utilise ce maléfice contre moi. Après tout, c'est déjà arrivé avec d'autres des mes inventions ! Dit Severus en serrant les dents, repensant au "levicorpus" dont il avait été victime, avant de rajouter en marmonnant pour lui-même. Et ça aussi tu le sais.
- Oui, déjà à l'époque je le savait. Mais j'étais bien loin d'imaginer que cela avait de telles proportions. Nous en avons parlé un jour, avec ton ancien toi. Je m'étais à l'époque persuadé à tort que vos chamailleries, aux maraudeurs et toi, n'étaient rien de plus qu'une rivalité enfantine. J'aurais bien sûr réagi avec plus de force si j'avais su.
- Le grand Albus Dumbledore qui avoue un tort, j'aurais tout entendu ! Mais, là n'es pas la question. Je ne t'en veux pas à toi de ne pas avoir agi plus rudement à l'époque de toute façon. J'en veux à Potter et ses acolytes d'avoir été des petits cons prétentieux. Et encore, le karma a fini par faire son œuvre... Cela dit, cela ne change rien au fait que mon ancien moi, et donc moi tout court, nous avons fait l'erreur de laisser trainer un livre dangereux dans l'enceinte même de cette école. Et tu vas maintenant faire l'erreur de jouer à la sourde oreille, je le sais ! Aussi bien par rapport à mon bouquin que vis à vis de l'utilisation de ce dernier par Harry !
- Te virer et renvoyer le jeune Potter n'apporterais rien de bon pour l'école, tu le sais aussi bien que moi. Nous avons besoin de vous deux ici.
Albus se leva et se dirigea vers l'une des fenêtres de son bureau. Regardant dehors, il semblait hésiter à divulguer une information. Severus le regardait sans mot dire, attendant simplement que son père ne se décide à parler :
- Tu te souviens de ce que je t'ai dit à propos des "Horcruxes" mon garçon ?
- Oui, je n'ai pas de problème de mémoire ! Enfin… Pas depuis les vingt années que j'ai oubliées j'entends ! Répondit le jeune homme avec ironie.
- Je ne sais pas encore avec certitude de quoi il en retourne. Mais, si ce que j'ai pu en déduire par mes recherches est exact, cette magie des plus noires permet de placer un morceau d'âme dans un réceptacle. Je ne sais pas comment, je ne sais pas totalement pourquoi, mais je suppose que le but recherché...
- Est la vie éternelle. Finit le professeur Rogue en réfléchissant à haute voix. Si c'est le cas, c'est plutôt mauvais signe... Cela signifierait qu'il va falloir à Potter plus de temps que prévu pour exterminer l'homme reptile...
- Oui, j'en ai peur en effet. La tâche qui incombe à Harry est bien plus ardue encore que je ne le craignais.
- Il va devoir détruire ces réceptacles s'il veut avoir une chance de tuer Voldemort ! Faut-il encore savoir combien il y en a ! Et où ils sont ! Et à quoi il ressemble ! Un réel jeu d'enfant en somme !
Severus se pinça l'arête du nez, ne comprenant même pas comment ils pouvaient imaginer remporter la guerre, malgré ce qu'ils présumaient en ce moment même. Albus, toujours le dos tourné par rapport à son protégé reprit en soupirant :
- Là est une partie du problème, je te l'accorde. Mais je pense que notre jeune élève est sur le point de trouver des réponses à certains de ces mystères.
- Et le fait de n'avoir des réponses qu'à une partie seulement de nos questions n'est "qu'une partie du problème" ? Je n'ose imaginer quel est le problème principal du coup !
- Ce dernier réside dans l'une des hypothèses que j'ai. Et j'ai beau retourner la question dans tous les sens, j'en conclu pourtant toujours la même chose.
- Et, qu'elle est cette supposition sur laquelle tu as tant travaillé et qui est le pierre angulaire de nos ennuis ?
Albus se retourna vers Severus et le professeur Rogue frissonna en voyant l'expression désespéré de son mentor. Les yeux triste et éteint, les lèvres pincées et la voix lasse, il dit tout simplement :
- Harry lui-même est un horcruxe.
Il fallut quelques secondes pour que l'espion ressorte de sa stupeur suite à cette annonce. Il se leva d'un bond de son fauteuil, faisant tomber ce dernier au sol. Puis, cédant peu à peu à une certaine panique, il s'indigna :
- Pardon ? Tu... Tu penses que Potter est une partie de Voldemort ? Serais-tu en train de me dire de façon détournée que tu penses qu'il faut tuer Harry une fois sa mission terminée ?
- Je pense en effet qu'il ne pourra pas survivre à la fin de cette guerre, si nous voulons la disparition totale de Voldemort.
- Donc si je comprends bien, nous nous battons depuis des années afin de le maintenir en vie jusqu'au jour où sa mort sera utile ? Tel un porc que l'on envoie à l'abattoir !
- On dirait presque que tu t'es attaché à ce jeune garçon. Répondit simplement Albus avec surprise et tristesse mélangées.
- C'EST SON FILS ALBUS ! LE FILS DE LILY ! JE ME BAS POUR QUE SON FILS VIVE ALORS QU'IL DOIT MOURIR !
Severus s'était tout simplement mis à crier, la vérité qui le frappait en plein cœur lui faisant terriblement mal. S'il en avait été capable, il aurait pleuré. Mais ses larmes de rages ne vinrent pas. Albus s'approcha de son fils et posa sa main sur l'épaule de ce dernier :
- Nous nous battons pour que les sacrifices de nos proches ne soient pas vains Severus. Pour donner un avenir à nos familles, à nos amis, aux personnes que l'on aime...
- Et à quoi bon se battre si ces personnes n'ont pas d'avenir ? S'ils doivent mourir pour cette cause ? Répondit Rogue en se calmant face au geste paternant du directeur.
- Ils ne mourront pas tous mon garçon. En revanche, si nous ne faisons rien, ils périront pour être simplement ce qu'ils sont. Les nés moldus en premier lieu...
- C'est injuste Al... C'est tout bonnement injuste et dégueulasse !
- La guerre est cruelle, c'est un fait. C'est pourquoi nous ne pouvons la laisser assombrir ce qu'il y a de beau en ce monde.
Severus serra les poings si fort que ses phalanges en blanchirent. Il pensait mourir à la fin de cette ignominie, mais il se rassurait à l'époque en imaginant sa mère sous la protection d'Albus, et Hermione sous la surveillance de son frère de cœur. Mais tous ses plans s'écroulaient. Son mentor était mourant et le fils de Lily était voué à se sacrifier lui-même :
- Quoi qu'il advienne dans le futur mon garçon, aussi préjudiciables que soient nos missions, nous ne devons pas perdre de vue nos objectifs. Tu es en mesure de le comprendre et je sais que tu peux réussir à te battre pour ceci, jusqu'au bout. Tu dois cependant me promettre de ne parler de notre conversation à personne. Et aussi de ne pas désespérer. Après tout, même dans les moments les plus sombres...
- Il suffit d'allumer la lumière, finit Severus en posant sa main sur celle de Dumbledore, je sais... Tu m'avais pourtant dit que tu ne me ferais plus rien promettre que je ne saurais gérer !
Puis, lui retirant la main de son épaule, le jeune Rogue se dirigea vers la porte. Une fois devant cette dernière, il se retourna pour regarder son mentor dans les yeux et dit dans un souffle douloureux :
- Je te promets de continuer à obéir à tes ordres Al... Mais je ne pourrais pas garder cette informations jusqu'à ma mort ! Harry devra savoir. Il a le droit de savoir.
- D'accord mon garçon, mais le plus tard sera le mieux.
- D'accord.
Et sur ce dernier mot, Severus sorti du bureau, le cœur lourd et la tête pleine. Il tiendrait ses promesses, mais il redoutait de plus en plus ce qu'elles allaient impliquées dans le futur. Il eût, à ce moment-là, la terrible impression de n'être qu'un enfant qui ne pouvait rien faire pour protéger son entourage et leurs avenirs.
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Notes :
L'ascenseur émotionnel n'est pas encore au beau fixe,
Mais j'espère que cela vous plaît toujours.
Attention cependant à la chute libre,
Parfois y'a des ascenseur qui peuvent lâcher (DISNEYLAND YOUHOUUUUU).
A très vite.
Commentaires de ma courgette et mes réponses :
Severus, tu as la tête dure ! (UN PEU COMME MA….Hem)Je te reconnais bien là ma courgette XD Toi aussi tu es dure comme... Un légume ! XD
un type en marcel déchiré et sale m'a traité de sale allemand avant de me pousser dans le vide (WTF ?) OMG ! MA COURGETTE N'A PAS LA REF ! Vous l'avez-vous ? ^^'
