Bonjour/Bonsoir tout le monde.
Nous nous étions quitté sur un chapitre ma foi... Noir ! Celui-ci saura-t-il éclaircir vos petits coeurs ? Peut-être ! Ou pas… Pour le découvrir, je vous souhaite une "bonne lecture".
Merci encore une fois à vous, les lecteurs, commentateurs, followers etc. Et, merci à toi, ma courgette d'amour :D Tu es vraiment au top !
Ana : Merci infiniment pour ta review, ton compliment me motive vraiment beaucoup à continuer d'améliorer les chapitres suivants et d'écrire une nouvelle histoire par la suite ;)
Et pour finir, avant le début de l'histoire, tout appartient à J.K Rowling bien sûr. Je ne fait que laisser libre cours à mon imagination avec un univers qui est à elle. ^^
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Chapitre 17 : L'impasse du Tisseur
Severus était assis par terre, dos contre le mur défraîchi du salon de sa maison d'enfance. A l'image de cette demeure vétuste, le meurtrier d'Albus Dumbledore avait une impression de vide intérieur.
Après avoir fui l'école le soir de l'attaque de Poudlard, Rogue avait été accueilli en héros par un Voldemort des plus ravis. Seul le vieillissement de son serviteur le contrariait quelque peu, le sorcier sans nez s'étant apparemment imaginé pouvoir rajeunir à son tour. Narcissa Malfoy avait, quant à elle, remercié son vieil ami d'avoir épargné à son fils le lourd fardeau d'un assassinat. Elle ne l'avait pas fait aussi clairement bien entendu, mais il avait compris grâce au regard larmoyant de la mère face à lui. Elle lui serait aussi à jamais reconnaissante d'avoir permis à Drago de ne pas subir les foudres du lord noir pour un échec. Ainsi, le blondinet fut tout de même félicité d'avoir permis l'intrusion des mangemorts dans l'enceinte du château et ainsi d'avoir aidé Severus à réduire en silence le grand Dumbledore. Dès lors, l'espion de l'ordre, traître aux yeux de ceux qu'il servait pourtant, fut promu officiellement bras droit du plus monstrueux des sorciers de cette époque.
Le seul avantage de ce nouveau grade fut de permettre à Severus d'avoir une période de "repos", le seigneur des ténèbres ayant clairement des projets d'envergures pour son nouveau général. Ces vacances ne signifiaient pas que Rogue ne devait pas participer à des réunions et des raids, mais cela impliquait en revanche qu'il avait le privilège de voir sa maison vidée de toute surveillance et de tous mages noirs à héberger. Ce qui n'était pas le cas des Malfoy, dont le manoir était encore plus envahi de mangemorts qu'auparavant, et ce à longueur de temps.
Après une énième mission de destruction massive, Severus s'était d'ailleurs rendu au manoir Malfoy, où il apprit que cette diversion avait servi au kidnapping de plusieurs sorciers infidèles. Parmi les noms des prisonniers, il reconnut celui de Charity Burbage, sa collègue de Poudlard qui enseignait "l'étude des moldus". Ainsi donc la pauvre femme était dans les cachots de cette grande bâtisse, sans qu'il ne puisse aller la secourir. Merlin seul savait ce qu'elle allait devoir subir dans les prochains jours.
C'est ainsi que le jeune homme de 37 ans, une fois seul chez lui, s'était effondré contre le mur de son salon. Ainsi replié contre lui-même, il essayait de ne pas sombrer dans la mélancolie qui planait au-dessus de lui, telle l'épée de Damoclès. Dans ce moment si sombre, il sentit sa main gauche le picoter. Il regarda alors sa chevalière, voyant de ce fait le serpent de cette dernière en train de danser doucement. Severus n'avait pas pu se résoudre à retirer ce bijou, et depuis son crime, ce dernier lui indiquait que sa préfète prenait de ses nouvelles au moins une fois par jour. Cela faisait pourtant un mois qu'il l'avait attaqué et laissé derrière lui. Peut-être espérait-elle juste voir apparaître "mourant" sur son bracelet ? Du moins, c'est ce que s'imaginait le traitre, sûr de lui.
Durant ce mois, l'ancien professeur de Poudlard s'était laissé aller. Une barbe fourni qu'il n'entretenait pas lui couvrait le visage, ses cheveux étaient bien au-delà de ses épaules, et sa pâleur était plus cadavérique que jamais. Il faisait en revanche attention à se nourrir convenablement et à conserver un physique suffisamment sportif pour gérer les missions périlleuses que lui confiait le sorcier sans nez. Et puis, il n'avait de toute façon pas réellement le choix, vu la pression constante qu'il subissait de la part de sa mère. Eileen, ou plutôt Irma, veillait toujours discrètement sur son fils malgré les circonstances. Ainsi, malgré la douleur qu'était la sienne, Severus ne devait pas perdre de vue l'essentiel, il le devait bien à sa mère et à feu son père de cœur après tout.
Après plus d'une heure à se morfondre de la sorte, il se releva afin d'aller se faire un thé. Il se devait de garder la tête sur les épaules et continuer de survivre, plus que de vivre, au moins jusqu'à la chute de Voldemort. Il traversa donc le salon qui servait aussi d'entrée principale à la maison. La pièce était presque vide, ne comptant qu'un canapé, un fauteuil et une table basse, ainsi qu'une bibliothèque, qui elle, était bien remplie. Il arriva rapidement dans la cuisine, elle aussi peu meublée et n'étant équipée que d'une gazinière avec four, un frigo, un plan de travail et une table entourée de quatre chaises. D'un coup de baguette, une bouilloire se remplie d'eau avant de se poser sur la gazinière qui flambait déjà. Il allait s'assoir quand il entendit un pop, caractéristique des transplannages. Il ne s'inquiéta pas, une seule personne pouvant apparaître chez lui de la sorte. En effet, uniquement sa mère pouvait passer les protections magiques sans se faire pulvériser telle une mouche dans un raquette électrique. Las d'avoir une visite, quand bien-même fût-elle celle de la femme qui lui insufflait du courage quasi quotidiennement, il s'exclama sans bouger de sa position :
- Je suis dans la cuisine mère, mais je te préviens, je n'ai pas la tête à recevoir du monde !
Pour seule réponse, il entendit un toussotement léger à l'encadrure de la porte de la cuisine. Il se prépara à répliquer quelque chose, quand il se figea. Soit sa mère avait changé de physique, soit c'était Hermione qui se trouvait devant lui. Il prit rapidement sa baguette et la pointa sur la jeune femme, qui elle, resta statique avant de prendre la parole d'une voix douce :
- Ravie de te revoir Severus... Mais pourrais-tu abaisser ta baguette je te prie ?
Elle engagea un mouvement pour s'approcher mais Rogue, sur ses gardes, continua de la tenir en joug avant d'intimer avec force :
- Ne bouge surtout pas ! Qu'est-ce que tu fais ici ? Comment m'as-tu trouvé et comment es-tu entrée ?
Hermione se stoppa et leva doucement les mains au niveau de sa tête afin de lui montrer qu'elle n'était pas armée de sa baguette :
- Je ne suis pas là pour t'attaquer, je veux juste parler... Alors calme toi et baisse ta baguette s'il te plaît.
N'écoutant pas son ancienne élève, qui avait fini par être bien plus que cela, il reprit avec moins de force qu'il le voulait :
- Pars de chez moi, ou je... Ou je...
- Ou tu quoi ? Demanda la jeune femme agacée qui recommença finalement à s'avancer vers lui.
Mais bon sang, que le courage des Gryffondor pouvait être assommant. Il aurait pu l'attaquer, sans qu'elle n'ait la moindre chance de se défendre. Mais elle était là, devant lui, les mains en l'air et ses jambes la rapprochant de lui rapidement. Une fois juste devant son ancien professeur, Hermione poussa le vice jusqu'à coller complétement son torse contre le bout de la baguette d'ébène de Severus. Elle le regarda ensuite dans les yeux et lui dit toujours aussi doucement :
- Ou tu vas me tuer ? Eh bien, fais-le alors ! Si tu refuses de me parler, je suis prête à mourir sur le champs.
Severus lâcha purement et simplement sa baguette et ne put s'empêcher de prendre la jeune femme dans ses bras. Rapidement, il sentit les mains de sa préfète agripper sa chemise, suivi presque instantanément par les larmes de cette dernière qui traversaient sans peine le fin tissu de son vêtement. Aussi courageuse soit-elle, elle n'en restait pas moins fragile dans un sens. L'avoir contre lui était une sorte de délivrance pour le traître, qui sentait l'odeur de monoï caractéristique du shampoing de sa lionne. Cela aurait pût être un piège, il s'en moquait, il était prêt à mourir lui aussi tant que c'était dans les bras de la femme qu'il aimait.
En haut de la tour d'astronomie, le soir de son crime, ses souvenirs étaient tous revenus, même ceux qu'il aurait voulu oublier. Le flash mnésique qu'il avait subi en se retrouvant face à Albus l'avait submergé avec violence, sans qu'il ne puisse rien faire à part endurer l'afflux d'informations. Malgré ce retour impromptu de sa mémoire et de ses anciens souvenirs, ceux de sa seconde jeunesse étaient restés par-dessus, lui donnant alors l'impression désagréable d'être deux personnes à la fois. Cependant, une chose était très claire pour les deux Severus, ils aimaient la lionne face à eux, et c'était d'autant plus effrayant pour l'adulte qu'il était de nouveau.
Après un moment ainsi, sans bouger ni parler, profitant juste de l'instant, Hermione finit par bouger doucement afin de regarder avec ses yeux rougis le visage de l'homme en face d'elle :
- Tu m'as tellement manqué. Dit-elle en essayant de calmer ses larmes.
- Pourquoi es-tu ici Hermione ? Demanda Rogue en essayant de son côté de remettre son masque d'indifférence en place.
- Je viens de te le dire...
- Non Hermione, ce n'est pas ça qui t'amènes ici, alors réponds-moi.
- Je, hésita la sang et or un instant, je suis venue pour comprendre... Pourquoi ?
- Pourquoi ? Répéta-t-il en s'éloignant d'elle. Pourquoi ? Eh bien, tout simplement parce que je devais le faire Hermione. Ne t'est-il jamais passé par la tête que j'étais tout simplement un mangemort ?
- Tu n'es pas un mage noir, et encore moins un assassin Severus !
- Qu'en sais-tu ? N'oublie pas que je suis un suffisamment bon acteur pour avoir trompé l'un des mages les plus puissants du monde ! Reste à savoir lequel entre Albus ou tu-sais-qui !
- Mais tu ne m'as jamais menti à moi. Tu m'as caché des choses, mais jamais tu ne m'as menti à proprement parler. Et, je sais que tu n'as jamais trahi Dumbledore.
- Je ne l'ai jamais trahi ? Aurais-tu oublié ce que ton ami Potter a hurlé ce soir-là ? Ou peut-être n'as-tu pas lu les journaux depuis plus d'un mois ?
- Je ne connais pas tes raisons, mais tu n'aurais jamais tué le directeur sans en avoir de bonnes !
Hermione avait de nouveau réponse à tout, répondant à chaque fois avec une voix douce et posée, ne doutant pas une seule seconde de la véracité des faits qu'elle énumérait. Dans un sens, Severus était touché d'avoir ainsi à ses côtés la femme la plus fidèle et loyale qu'il n'avait jamais rencontrée. D'un autre, il voulait la secouer et lui dire de partir afin de ne plus s'approcher de celui qui était considérer comme le plus horrible traître du siècle. Il était un pariât et un lâche condamné à mourir où à finir à Azkaban, ce qui revenait plus ou moins à la même chose. Il soupira alors, reprit sa baguette qui trainait au sol et la mit dans sa manche :
- Je ne veux pas débattre plus longtemps de ça. Tu es trop têtue de toute façon. Tu dois partir Hermione. Partir et m'oublier, tu m'entends ?
- Ce que j'entends, ce sont des inepties Severus, rien de plus !
- Hermione, par Salazar, mais tu ne comprends rien ! Je veux que tu me foutes la paix, que tu disparaisses de ma vie, tu as compris maintenant ? S'emporta alors la terreur des cachots.
- Et si je refuse ? Demanda la jeune femme qui semblait commencer à défaillir, sa voix devenant légèrement tremblante.
- Si tu refuses, ce serait complétement stupide de ta part ! Je me suis peut-être attaché à toi, juste un tout petit peu, mais rien de plus ! N'oublie pas que j'avais de nouveau 17 ans et qu'à cette âge, ce sont les hormones qui parlent ! Aujourd'hui, j'ai de nouveau 37 ans, et je réfléchis avec ma tête de nouveau !
- Tu es en train d'insinuer que...
- Que je ne t'aime pas, que je ne t'ai jamais réellement aimé ! J'insinue que tu étais juste plutôt jolie et disponible !
Bien entendu, ses mots faisaient autant de mal à celui qui les disait qu'à celle qui les entendait. Cependant, le prince de sang mêlé ne pouvait supporter l'idée qu'Hermione se mette en péril uniquement par loyauté et... Par amour. Déjà quand ils étaient à Poudlard et qu'il était plus jeune, il s'inquiétait du devenir de sa préfète avec lui. Aujourd'hui, il s'inquiétait de son futur tout simplement. De l'avenir de son Amortentia, qu'il était certain de ne jamais voir de toute façon. Il était d'ailleurs redevenu subitement un vieil homme aigri après avoir compris ceci, cela devait être un signe du destin, à n'en point douter. Il reprit alors sa tirade, conservant un ton des plus condescendant et mordant :
- Tu as été une distraction, tout au plus. Si je ne t'ai pas encore tué, c'est uniquement parce que je t'ai trouvé plutôt agréable avec moi !
- TU MENS SEVERUS ! Hurla d'un coup la jeune femme.
Sur le coup de l'inquiétude, et d'une colère irrationnelle face à tant d'amour, il était peut-être aller trop loin. C'était vrai qu'il voulait qu'elle parte de chez lui et qu'elle refasse sa vie, avec quelqu'un qui avait un avenir, mais il s'en voulut légèrement d'avoir été si rude. Cependant le mal était fait et il n'était pas homme à s'excuser de sa rudesse. De plus, cela avait au moins eu le mérite de la faire enfin réagir négativement et de la faire reculer d'un pas. En revanche, quand il la vit tourner son bracelet pour lui prouver qu'il mentait, il paniqua et retira simplement sa chevalière. En voyant cela, Hermione arrêta instantanément de pleurer, comme trop sidérée pour dire quoi que ce soit. Mais au fond de ses yeux, Severus vît une lueur qu'il ne connaissait pas et qui lui donna des frissons dans le dos. Elle était effrayante de détermination. Elle ne dit rien durant un moment, puis retira simplement sa gourmette à son tour. Toujours muette, elle la déposa sur la table de la cuisine avant d'y rajouter sa pièce. Après cela elle essuya ses yeux, encore humides d'avoir pleuré, d'un revers de la manche et dit d'une voix calme :
- J'ai compris "Monsieur"... Vous ne mentez pas et donc je m'excuse d'être venue vous importuner.
Severus aurait pu recevoir une claque à cet instant que la douleur aurait été la même. Elle était repassée au vouvoiement comme si de rien était, un masque impassible devant le visage tel... Eh bien, lui-même. Puis aussi rapidement qu'un claquement de doigt, il eut l'impression de se retrouver devant l'élève cordiale qu'il avait connue depuis la première année de cette dernière à Poudlard. Il allait dire quelque chose quand la jeune femme reprit, toujours aussi cordiale que se devait de l'être une élève devant un simple professeur :
- Auriez-vous l'obligeance de m'oublietter Monsieur ?
- De faire quoi ?! S'exclama Severus choqué.
- De m'oublietter, répéta-t-elle simplement. Je le ferais bien moi-même, mais vous n'êtes pas sans savoir que ceci est aussi dangereux que de vouloir dormir dans un nid de crabe de feu. J'ai cependant besoin d'être en mesure d'aider Harry et Ronald dans la quête qui nous incombe. Ainsi, je vous demande donc de bien vouloir me faire oublier tout ce que j'ai vécu avec vous depuis septembre dernier. Sinon, ces souvenirs vont uniquement me parasiter et me rendre faible.
- Tu es tombée sur la tête Her...
- Miss Granger ! Rectifia vigoureusement Hermione. Mon nom est Granger, Monsieur Rogue ! Seul mes amis peuvent s'enorgueillir de m'appeler par mon prénom. Alors, acceptez-vous de m'oublietter ou dois-je demander ceci à Mme Pince ?
Cette fois, s'en fut trop. Severus se doutait que cette comédie n'avait pour but que de le faire réagir et il se promit de ne pas tomber dans ce piège grossier :
- Je ne le ferais pas "miss Granger". Et, je doute que la bibliothécaire de l'école accepte de vous aider. Vous devrez vous débrouiller avec vos amis ! "Eux" ils sont là pour vous depuis vos 11 ans, n'est-ce pas ?
- Il me semble pouvoir affirmer qu'Irma est devenue une bonne amie à moi, surtout durant ces dernières semaines. Je suppose qu'elle acceptera de m'aider. Sur ce, je vous dis adieu Monsieur !
Sa mère et Hermione, amies ? Cela expliquerait comment la Gryffondor avait réussi à entrer. Il s'était donc fait trahir par sa propre mère ? Il allait devoir avoir une conversation sérieuse avec cette dernière. Mais il n'eut pas le temps de s'énerver plus, la sang et or se préparant visiblement à transplaner. Il réagit alors par reflexe et se maudit lui-même pour ça. Il était hors de question qu'elle parte ainsi !
Il attrapa donc la main de sa préfète et sans prendre le temps de la réflexion, Severus la serra contre lui afin de l'embrasser. Hermione : 1, Severus : 0. Comment pouvait-il se laisser manipuler de la sorte ? Oh, il connaissait pertinemment la réponse, car sa mère l'avait prévenu : en amour, on cesse de réfléchir.
Severus su immédiatement qu'il avait eu raison de penser à un piège, car Hermione répondait à ses baisers sans la moindre retenue, comme si de rien était. Il la plaqua doucement contre la table de la cuisine, faisant totalement abstraction de la bouilloire qui sifflait de plus en plus fort. Il assit alors sa préfète sur le meuble, se plaçant entre ses jambes qu'il écarta avec vigueur tout en continuant de l'embrasser. Il commença à frotter son entrejambe contre celui de sa lionne qui se laissait totalement aller. Son désir à lui était de plus en plus visible et prenait de plus en plus de place dans ses vêtements. S'il avait laissé la jeune femme parler, il était persuadé qu'elle lui parlerait de la localisation de son cerveau, même à presque 40 ans. Puis après de longues secondes Hermione finit par trouver le moyen de s'exprimer tout de même, essoufflée, non pas pour narguer son amant mais pour le supplier :
- Severus, je veux plus que ça s'il te plaît !
Sur ces bonnes paroles et sans plus attendre, l'ancien professeur souleva de nouveau son ancienne élève afin de la monter à l'étage. Sans même prendre la peine d'arrêter d'embrasser l'homme qu'elle aimait, Hermione attrapa sa baguette et éteignit le feu sous la bouilloire à l'aide d'un sort informulé qui impressionna Severus.
Rapidement, ils atteignirent l'étage, sans jamais rompre leur baiser, comme si leurs vies en dépendaient. Severus se dirigea vers une porte qu'il ouvrit avec quelques difficultés, puis entra dans une chambre qui n'avait très clairement pas été utilisée depuis longtemps. Il attrapa la baguette de sa lionne que cette dernière avait encore dans la main et changea les draps du lit sans prononcer de formule, ce qui força cette fois le respect de la jeune femme. Comme quoi, il était important de s'entrainer à cette exercice, car certaines situations nécessitaient que l'on garde sa bouche occupée.
Une fois vers le lit, Severus allongea sa partenaire tout en se mettant au-dessus. Ainsi installé, il dû se résoudre à relâcher les lèvres de sa dulcinée afin de lui retirer son tee-shirt. Lui qui aimait habituellement le froid était finalement bien content qu'il fasse chaud aujourd'hui, afin de trouver plus rapidement la peau de sa partenaire. Sans plus attendre il releva ensuite le soutien-gorge de cette dernière, sans prendre le temps de le dégrafer, puis commença à embrasser la poitrine qui se dressait devant lui. Il en fut gratifié par des gémissements de la part de la jeune femme. Tout en faisant cela, il reprit ses frottements, mimant le geste qu'il comptait bien effectuer après ces préliminaires. Il sentait son excitation croître de façon exponentielle à chacun de ses mouvements, mais il était bien décidé à prendre son temps malgré tout. Doucement mais surement, il déboutonna le jean de son Amortentia, qui gesticulait de plus en plus, désirant vraisemblablement passer au niveau supérieur rapidement. Severus se pencha vers l'oreille d'Hermione et lui dit doucement :
- J'ai la nette impression de m'être fait manipuler.
- C'est peut-être la cas, ou peut-être pas ! Répondit-elle en glissant ses mains sur le torse de son partenaire.
- Te rends-tu compte à quel point c'est stupide ?
- Oui ! Mais je m'en moque. Je t'aime, un point c'est tout !
- Tu aimais l'adolescent que j'étais...
- Je t'aime toi, tout court ! Et puis, tu es le même à 17 ans qu'à 37.
- C'est stupide ce que tu dis...
- Severus...
- Quoi ?
- Vas-tu enfin te taire ? Fini-t-elle par dire en souriant, avant de l'embrasser et de lui déboutonner la chemise.
Rogue soupira, vaincu mais pas aussi agacé qu'il aurait voulu l'être :
- Je vais me taire, mais d'abord je veux que tu me promettes de m'arrêter si tu te rends compte que je ne suis plus le même.
- Je te le promets, mais par merlin Severus, pourquoi les seuls moment où tu es bavard c'est quand j'aimerais que tu te taises ? Demanda Hermione en levant les yeux au ciel, tout en souriant amusée. Tu es pire que toi-même adolescent !
Le prince de sang mêlé se redressa, mi-amusé mi-exaspéré, mais elle avait raison sur ce coup. C'était un comble pour lui de se montrer aussi peu sûr de lui et aussi bavard face à quelqu'un. C'était sans doute à cause de ces satanés papillons qu'il avait au cœur et qui lui brouillaient l'esprit dès qu'il était avec son Amortentia. Il regarda Hermione dans les yeux et lui retira finalement son pantalon et sa culotte sans plus attendre, avant de s'agenouiller devant le lit. Après avoir contemplé la jeune femme, il eut un rictus amusé en la voyant rougir silencieusement, puis il ordonna d'un ton décidé :
- Ecartes tes jambes !
Toujours aussi rouge, mais de plus en plus excitée elle aussi, elle s'exécuta lentement. Severus passa les genoux d'Hermione sur ses épaules tout en embrassant délicatement l'intérieur de ses cuisses. Il s'approchait de plus en plus de l'entrejambe de sa partenaire dont la respiration se fît plus saccadée par l'envie. Quand il atteignit enfin la zone souhaitée, il posa doucement ses lèvres dessus et commença à jouer de sa langue sur le bout de chaire sensible de sa partenaire. La lionne ronronna alors :
- Oh par Merlin Severus... Oui... Continue...
C'était exactement ce qu'il comptait faire, accentuant même son jeu et ajoutant à cela de tendre caresse du bout des doigts, ce qui lui permit d'entendre la jeune femme gémir encore et encore. Hermione posa ses mains dans les cheveux noirs de son ancien professeur, se sentant visiblement proche de la jouissance. Puis après un énième mouvement de langue et de main, il se crispa légèrement au moment où sa préfète fût prise de "décharges électriques", la faisant crier le prénom de son amant.
Il se redressa alors, s'essuyant du revers de la manche le visage et la barbe, en affichant un air satisfait. Hermione le regarda dans les yeux, attendant la suite avec, elle aussi, un visage radieux. Elle sourit et dit sur un ton dégoulinant d'ironie, d'une façon très Roguienne :
- Comptez-vous rester là à me regarder "Monsieur" ? Ou alors puis-je espérer que vous vous mettiez au travail ?
- Vous avez la langue bien trop pendue Granger !
- Il m'a pourtant semblé que c'était la vôtre qui l'était...
- Je vais me faire un plaisir de vous faire taire ! Fini-t-il par dire en secouant la tête, amusé et excité.
Severus retira son pantalon et son boxer pour de bon et se remit en place sur la jeune femme. Il l'embrassa ensuite en lui enlevant son soutien-gorge, dans les règles de l'art cette fois-ci. Dans le même temps, Hermione termina le déboutonnage de la chemise de son homme :
- C'est tellement plus simple quand tu n'as pas un million de couches de vêtements. Dit-elle en souriant.
- C'est tellement plus simple quand tu te tais !
- Sainte mangouste qui...
- Se fout de la charité, je sais !
Il sourit amusé, pour la première fois depuis longtemps, d'autant plus quand Hermione lui tira la langue. Cependant, son amusement se transforma en plénitude quand la langue de la jeune femme se mit à glisser sur son torse qui était de plus en plus découvert par l'ouverture de sa chemise. Profitant de la faiblesse passagère de l'homme au-dessus d'elle, la lionne le poussa afin de prendre le dessus. Ne disant plus un seul mot, elle embrassa le torse de Severus et commença à descendre ses baisers de plus en plus bas. Se laissant faire, il sentit son excitation prendre une nouvelle ampleur, jusqu'à ce que les lèvres de sa préfète n'atteignent son membre ultrasensible :
- Oh par Salazar Hermione... C'est... Si bon !
Severus se laissait faire sous les baisers et les coups de langues timides de sa lionne inexpérimentée, qui apprenait cependant très vite quel que soit le domaine. Après un instant de ce traitement de choc, Rogue se sentit défaillir :
- Mmmm, mon Amortentia... Si tu ne t'arrêtes pas... Je... Je ne pourrais pas me retenir... Arrêtes toi...
- Tu es sûr ? Demanda-t-elle en relevant la tête amusée. Pourtant, j'étais en train de me taire !
Sans prendre la peine de répondre, il tira Hermione sur lui afin de la mettre à califourchon sur lui. Elle se mit en place convenablement et Severus plaça son basilic à l'entrée de la chambre des secrets de sa Gryffondor. En un coup de rein, il fut enfin en elle et Rogue indiqua un rythme à sa partenaire. Très rapidement, sous les mouvements de la jeune femme, les deux amants finirent par se laisser aller dans un ballet de gémissements, jusqu'au grand final.
Hermione se rallongea aux côtés de Severus et posa sa tête contre le torse de celui-ci. Délicatement, il se mit à caresser le dos de sa lionne qui se prélassait contre lui. En même temps, il regarda plus en détail la pièce dans laquelle ils étaient. Il s'agissait de son ancienne chambre, dans laquelle il n'avait pas remis les pieds depuis qu'il avait quitté cette maison une première fois, à ses "réels" 17 ans.
En effet, à la mort de son géniteur, quand il eut hérité de la bâtisse de l'impasse du tisseur, il avait décidé de prendre place dans la chambre de ce dernier. Severus avait de nombreux mauvais souvenirs dans cet endroit, tous liés à l'alcoolique qui avait servi de mari à sa mère. Afin de pouvoir continuer de vivre dans ce lieu malgré cela, il avait donc décidé de faire comme si son géniteur n'avait jamais existé, prenant donc symboliquement sa place de maître des lieux, tout simplement. Il laissait cependant sa mère venir ici quand elle le souhaitait et bien qu'elle y fît régulièrement une apparition, elle ne dormait jamais dans son ancienne maison. Elle se contentait de passer du temps avec son fils, à parler de tout et de rien, s'assurant qu'il mange convenablement pendant les vacances et faisant même le ménage. Combien de fois Severus s'était-il énervé contre la bibliothécaire qui le voyait encore comme un enfant ? Bien trop souvent pour l'adulte qu'il était devenu.
Depuis une vingtaine d'année, donc, cette chambre était restée telle quelle était aux premiers 17 ans de Severus, ce dernier n'y entrant jamais. Pourtant, il était là, dans ce lit qui avait connu tant de fois les pleurs d'un enfant solitaire et les colères d'un adolescent, trop faible pour se défendre. Tout avait changé maintenant et c'était grâce à la femme qui partageait ce lit avec lui aujourd'hui. Celle qui lui avait fait aimer l'adolescence, d'une certaine façon, et qui le rajeunissait malgré les apparences.
Son regard balaya la pièce et il ne put retenir un sourire en revoyant sa décoration mural. La tapisserie criarde était couverte de plusieurs posters moldus, la plupart dissimulant des trous de coups de poing. Rien de magique dans cette pièce, à part peut-être les quelques affaires scolaires qui étaient bien rangées sur le petit bureau dans un recoin. Devant lui, une banderole de "AC/DC" commençait à se décoller du mur et sur l'intérieur de la porte trônait une affiche du grand "Freddy Mercury". Sur son armoire, il vit avec nostalgie le poster d'un film qu'il avait dû voir des milliers de fois, chez sa meilleure amie Lily qui avait la chance de posséder à l'époque un magnétoscope : "Mary Poppins". Puis, il sentit Hermione ricaner contre son torse :
- Dalida ? Sérieusement ? Demanda-t-elle, le regard pointé en direction d'une autre affichette au côté du lit.
- Ne t'avise même pas de critiquer Iolanda Gigliotti devant moi ! Répondit Severus en tournant la tête vers Hermione.
- Ouh, Monsieur Rogue serait-il amoureux d'une chanteuse moldu ?
- Peut-être l'ai-je été fut un temps ! Mais dites-moi, serait-ce de la jalousie que j'entends Miss Granger ?
Hermione se mit sur le ventre et se redressa sur ses coudes pour regarder Severus tout en souriant :
- Cela se pourrait bien, en effet !... En tout cas, je ne t'aurais jamais imaginé en train d'écouter ce genre de musique !
- Ma mère écoutait tout le temps les chansons de Dalida quand j'étais enfant. J'ai appris à apprécier sa voix et ses textes. Les paroles de ses chansons sont belles après tout.
Severus passa délicatement sa main sur le visage d'Hermione et sourit :
- Et regarde, aujourd'hui je vis même l'une d'elle ! J'ai une jeune femme, au creux d'un lit improvisé, qui me fait oublier que j'ai deux fois 18 ans.
- Techniquement, je dirais plutôt que je suis la "Bambina" qui te harcèle ! Dit Hermione en déposant un baiser sur la main de son amant. Car même si tu n'essaies pas de me retenir, je compte bien rester à tes côtés. Quitte à ne pas te lâcher d'une semelle.
La lionne regarda le serpent et lui fît signe de se taire avant qu'il ne réplique quoi que ce soit :
- Non, je ne veux pas t'entendre. Je sais déjà que tu veux que je m'éloigne de toi pour ma sécurité, et patati et patata. Mais, je sais surtout que toi, comme moi, nous ne pouvons-nous passer l'un de l'autre. Alors, je vais partir demain matin, mais ce sera pour mieux revenir après. Même si je dois attendre la fin de la guerre pour ça !
- Je ne survivrais pas à cette guerre, répondit Severus très sérieusement, et je suis certain que tu le sais.
- Je sais que tu penses ça. Nous en avons longuement débattu ta mère et moi. Nous en sommes venues à la conclusion que tu te vois soit mort, soit à Azkaban à la fin de la guerre. Mais, tu oublies que nous sommes là pour te défendre, tout autant que tu es là pour notre avenir. Alors cesses de jouer au jeu du "je t'aime, moi non plus" ! J'ai l'impression de vivre dans un mauvais soap opéra avec tes sautes d'humeurs et tes états-d'âmes.
Sous le choc aussi bien par les révélations de sa préfète que par ses injonctions, il ouvrit la bouche plusieurs fois sans qu'aucun sons n'en sorte. Elle se releva un peu plus et l'embrassa avant de se rallonger, la tête contre son torse :
- Oui, je suis au courant pour ta mère. Dès que Harry m'a dit ton surnom, j'ai rapidement fait le lien entre celui-ci et ma première théorie. En plus, tu m'as demandé d'aller me cacher dans la bibliothèque, tu avais forcément une bonne raison pour ça. En bref, j'ai fait ce que je sais faire de mieux. J'ai été une vraie miss-je-sais-tout. Depuis, je suis en contact régulier avec Irma, et de fil en aiguille, je l'ai persuadé de me donner l'accès à ton antre pour te harceler comme il se doit.
Hermione se resserra un peu plus contre l'homme qu'elle aimait :
- On s'inquiète pour toi. Ne t'en déplaise, je suis folle de toi. Et je sais que tu m'aimes et que tu es fidèle à l'ordre, malgré le retour de tes souvenirs. Ton cadeau ne me mentirait pas, je le sais ! Tu n'aurais pas été "dévasté" après la mort d'Albus et encore moins "brisé" après m'avoir lancé un sort si tu avais été un mangemort sans cœur. C'est pour cela que je te prierais d'arrêter de me repousser maintenant, vu que tu finiras inéluctablement par retomber dans mes bras par la suite. Tu n'es qu'un serpent au griffe d'une lionne après tout !
- Je... Je...
Severus en avait perdu ses mots. A moins que cela ne fut lié au fait qu'il n'avait aucun argument pour contrer la tirade de la jeune femme. Il la sentit bailler pendant qu'elle se blottissait un peu plus contre lui, puis elle marmonna amusée avant de s'endormir :
- J'aime bien quand tu te tais.
Il porta son regard sur elle, mi admiratif devant ce bout de femme, mi agacé devant sa propre incapacité à trouver de quoi répliquer face à la sang et or. Puis il se souvint de ce qu'il avait appris étant enfant, grâce à Walter Disney, avec Lily. Oui, il se rappela ce qu'il fallait dire, dans ce cas précis, quand l'on ne savait justement pas quoi dire. C'est donc finalement avec un rictus résigné mais amusé qu'il murmura à sa belle endormie :
- "Supercalifragilisticexpialidocious", espèce de miss-je-sais-tout !
OoOoOoOoOoOoOoO
Notes :
Alors j'espère que cela vous aura aidé à ne plus vouloir ma mort XD
J'ai encore pas mal de chose à vous raconter dans les prochains chapitres après tout !
Merci d'avoir lu jusque là.
N'hésitez pas à poster vos impressions, ça fait toujours plaisir.
A très bientôt ! ^^
Commentaires de ma courgette :
Severus lâcha purement et simplement sa baguette et ne put s'empêcher de prendre la jeune femme dans ses bras. (qui lui enfonça un poignard entre les omoplates Lolilol) THE END ! MDR
elle n'en restait pas moins fragile dans un sens. (En même temps…c'est pas des circonstances faciles !) Oui, j'avoue ^^'
Hermione attrapa sa baguette et éteignit le feu sous la bouilloire à l'aide d'un sort informulé qui impressionna Severus. (Ah merde j'aurais bien voulu un incendie et l'arrivée des pompiers) Pas besoin, l'ambiance est déjà très chaude Mouhahahaha XD
Il se redressa alors, s'essuyant du revers de la manche le visage et la barbe, en affichant un air satisfait. (mdr j'avais oublié la barbe, c'est un peu dégueu mdr) Tout de suite les grands mots XD
Elle se mit en place convenablement et Severus plaça son basilic à l'entrée de la chambre des secrets de sa Gryffondor(Mdr tu n'as pas osé ? XD) Visiblement... Si ! XD
Supercalifragilisticexpialidocious, espèce de miss-je-sais-tout ! (Je n'ai pas la référence là !) Bon, désolé mais là, tu es virée courgette ! MDR Dites moi que vous, vous l'aviez, je vous en supplies !
